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Bouchon-Gras 49

Décès de Claude Raoul-Duval, compagnon de la Libération.

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Claude Raoul-Duval, compagnon de la Libération, pilote de la Force Aérienne de la France Libre est décédè à l'age de 98 ans.

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Le président de la République a la grande tristesse de faire part de la disparition de monsieur Claude RAOUL-DUVAL, Compagnon de la Libération, survenue le 10 mai 2018, à l’âge de 98 ans. Grand Officier de la Légion d’honneur, il était le dernier représentant des Forces aériennes françaises libres parmi les Compagnons de la Libération.

Claude Raoul-Duval est né le 22 octobre 1919 à Paris. Bachelier, il reçoit une formation militaire à l'École de l'Air en 1939.

Promu sous-lieutenant en mars 1940, il refuse immédiatement la défaite mais il ne peut embarquer à Bordeaux sur le Massilia qui renonce finalement, en appareillant, à emmener les pilotes de l'École de l'Air en Afrique du Nord. Avec un camarade, Frédéric de Pelleport, Claude Raoul-Duval décide alors de gagner l'Angleterre et, conduit par son père, il s'embarque au Verdon sur un bateau hollandais, le Nettie, qui atteint Falmouth le 22 juin 1940.

Engagé dans la France libre, il est affecté comme pilote aux Forces aériennes françaises libres avant de suivre un entraînement d’un an dans les écoles de la Royal Air Force. Volontaire pour le Moyen-Orient, il rejoint, après deux mois de traversée en bateau, le groupe de chasse Alsace dès sa formation au Liban en septembre 1941. Rapidement, il prend part aux opérations en Libye au cours desquelles il accomplit brillamment 50 missions.

Claude Raoul-Duval est rapatrié en Grande-Bretagne par bateau avec son unité qui s'installe en Ecosse début janvier 1943 et multiplie les missions sur le front occidental, notamment au-dessus de la France occupée.

Le 17 avril 1943, il est abattu en combat aérien par la chasse ennemie au-dessus du Havre. Blessé aux jambes par des éclats d'obus, il parvient cependant à sauter en parachute et, ayant atterri dans un arbre, à se soustraire aux recherches. Pendant six mois, après avoir repris contact à Paris avec son père qui œuvre dans le réseau d’évasion Comète, il participe également activement à la Résistance, servant de convoyeur pour les réseaux Comète et Bourgogne, faisant évader plusieurs aviateurs alliés abattus.

Il revient lui-même en Grande-Bretagne en novembre 1943 grâce à une difficile évasion commencée en août 1943, qui l'oblige à traverser à pied les Pyrénées et une partie de l'Espagne, en ramenant avec lui quatre aviateurs américains, deux officiers français ainsi que sa femme,qu’il a épousée à son arrivée à Paris en mai précédent.

Réaffecté immédiatement au groupe Alsace, il y retrouve ses camarades qui le croyaient mort. Il reprend le combat et participe à toutes les opérations de l'année 1944 sur l'Angleterre d'abord, la France, la Belgique et les Pays-Bas ensuite. Au cours de cette même année, il effectue soixante-seize sorties offensives au-dessus du territoire ennemi dont deux le 6 juin 1944 lors du débarquement allié en Normandie. Au total, le capitaine Raoul-Duval a accompli 160 missions, totalisant 220 heures de vol de guerre.

Rendu à la vie civile après la guerre, il mènera sa vie professionnelle dans le commerce puis dans la banque, au Congo, au Nigéria, en Algérie, au Brésil, puis enfin à Paris à partir de 1969 avant de prendre sa retraite en 1995.

Le Président de la République exprime à nouveau la gratitude de la Nation pour ces actes d’héroïsme et présente à la famille, aux proches et aux camarades de Claude Raoul-Duval toutes ses condoléances.

 

( Source : Élysée communication )

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Claude Raoul-Duval est né le 22 octobre 1919 à Paris d'un père négociant en import-export et d'une mère sculpteur.

Bachelier, il reçoit une formation militaire à l'École de l'Air en 1939.

Promu sous-lieutenant en mars 1940, écoeuré par l’annonce de l’armistice, il refuse immédiatement la défaite mais il ne peut embarquer à Bordeaux sur le Massilia qui renonce finalement, en appareillant, à emmener les pilotes de l'École de l'Air en Afrique du Nord.

Avec un camarade, Frédéric de Pelleport, Claude Raoul-Duval décide alors de gagner l'Angleterre et, conduit par son père, il s'embarque au Verdon sur un bateau hollandais, le Nettie, qui atteint Falmouth le 22 juin 1940.

Engagé dans la France libre, il est affecté comme pilote aux Forces aériennes françaises libres avant de suivre un entraînement d’un an dans les écoles de la Royal Air Force.

Volontaire pour le Moyen-Orient, il rejoint, après deux mois de traversée en bateau, le groupe de chasse Alsace dès sa formation au Liban en septembre 1941. Rapidement, il prend part aux opérations en Libye au cours desquelles il accomplit brillamment 50 missions, sur Morane 406 puis sur Hurricane, avec un matériel nettement inférieur à celui de l'ennemi.

Claude Raoul-Duval est rapatrié en Grande-Bretagne par bateau avec son unité qui s'installe en Ecosse début janvier 1943 et multiplie les missions sur le front occidental, notamment au-dessus de la France occupée.

Le 17 avril 1943, il est abattu en combat aérien par la chasse ennemie au-dessus du Havre. Blessé aux jambes par des éclats d'obus, il parvient cependant à sauter en parachute et, ayant atterri dans un arbre, à se soustraire aux recherches. Pendant six mois, après avoir repris contact à Paris avec son père qui œuvre dans le réseau d’évasion Comète, il participe également activement à la Résistance, servant de convoyeur pour les réseaux Comète et Bourgogne, faisant évader plusieurs aviateurs alliés abattus.

Il revient lui-même en Grande-Bretagne en novembre 1943 grâce à une difficile évasion commencée en août 1943, qui l'oblige à traverser à pied les Pyrénées et une partie de l'Espagne, en ramenant avec lui quatre aviateurs américains, deux officiers français ainsi que sa femme Josette qu’il a épousée à son arrivée à Paris en mai précédent.

Réaffecté immédiatement au groupe Alsace, il y retrouve ses camarades qui le croyaient mort. Il reprend le combat et participe à toutes les opérations de l'année 1944 sur l'Angleterre d'abord, la France, la Belgique et les Pays-Bas ensuite. Au cours de cette année, il effectue soixante-seize sorties offensives au-dessus du territoire ennemi dont deux le 6 juin 1944 lors du débarquement allié en Normandie.

Au total, le capitaine Raoul-Duval a accompli 160 missions, totalisant 220 heures de vol de guerre.

Rendu à la vie civile après la guerre, il devient employé de commerce avant de s'installer, de 1958 à 1962, au Congo en qualité de directeur technique de la société S.C.K.N.

En 1962, il devient directeur régional des automobiles Berliet à Lagos au Nigeria. De 1964 à 1966, il est directeur général de Berliet Algérie à Alger, puis, de 1966 à 1969, directeur général de J.A. Goldschmidt do Brazil à Sao Paulo.

Il travaille ensuite au département étranger du Crédit Lyonnais (1969-1978) puis comme représentant de la Banca Populare di Novera à Paris (1979-1995) avant de prendre sa retraite.

Claude Raoul-Duval est décédé le 10 mai 2018 à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne. Il était le dernier représentant des pilotes des Forces aériennes françaises libres parmi les compagnons de la Libération.


• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 16 octobre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafe "Libye"
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Distinguished Flying Cross (GB)
• Medal of Freedom (GB)
• Air Medal (USA)

 

( Source https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/807/claude-raoul-duval  )

 

 

 

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    • Par Bouchon-Gras 49
      Le mardi 25 septembre 2018, une cérémonie en hommage au vice-amiral Józef Unrug, figure clef de la constitution de la Marine polonaise après l’indépendance de la Pologne en 1918, et à son épouse s’est tenue à la base navale de Brest.
      L’amiral Unrug et son épouse avaient été enterrés dans le cimetière de Montrésor en 1973. Quarante-cinq ans plus tard, c’est à bord de la frégate polonaise Generał Tadeusz Kościuszko que les dépouilles du vice-amiral Józef Unrug et de son épouse ont été rapatriées en Pologne, répondant ainsi aux dernières volontés de l’officier polonais.
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      Pour la petite histoire :
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      ( Source : Marine Nationale )
       
      Mais revenons un peu en arrière...
      Indre-et-Loire : la dépouille du vice-amiral Józef Unrug en route pour la Pologne
      lundi 24 septembre 2018 à 16:08 Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine
      Les corps du vice-amiral Józef Unrug et de son épouse Zofia ont quitté le cimetière de Montrésor (Indre-et-Loire). Ils sont rapatriés en Pologne, à Gdynia. Józef Unrug y recevra les honneurs de la Nation, décrit comme un héros de la Pologne.
      La cérémonie à Montrésor a commencé au cimetière de la commune tourangelle © Radio France - Xavier Louvel Indre-et-Loire, France
      Après une vingtaine d'années de négociations entre la famille Unrug et la Marine polonaise, le corps de Józef Unrug va retrouver sa terre natale. Le cercueil du vice-amiral Józef Unrug a été exhumé il y a quelques jours, tout comme celui de sa femme. Ils reposaient au cimetière de Montrésor (Indre-et-Loire) depuis 35 ans pour lui, 28 ans pour elle. Une tombe quasi-anonyme, alors que Józef Unrug a fait l'histoire de la Pologne, commandant en chef de la Marine polonaise de 1925 à 1939, chef de guerre émérite et farouche opposant aux Nazis pendant la seconde guerre mondiale. Son fait d'arme : avoir défendu avec ses hommes les côtes polonaises en octobre 1939 (connue comme la Bataille de Hel) un mois après la capitulation de la Pologne. Il refusera ensuite de rejoindre la Marine Nazie, lui né prussien. Il sera fait prisonnier jusqu'en 1945. Après un périple à Londres et au Maroc, il s'installera en France. 
      Le vice-amiral Józef Unrug - Les dépouilles de Józef Unrug et sa femme vont transiter par la base navale de Brest ce mardi 25 septembre, avant de rejoindre le port de Gdynia où auront lieu des funérailles nationales le 2 octobre en présence du président polonais Andrzej Duda. Six membres de la famille Unrug vont accompagner les cercueils lors de ce voyage en bateau, dont le maire de Montrésor, petit-fils du vice-amiral. Il avait 14 ans quand son grand-père est décédé.
      L'un des héros de la Pologne
      Christophe Unrug explique avoir découvert son importance le jour de ses obsèques en 1973, avec "de très nombreux militaires, des hommes médaillés venant du monde entier, en pleurs". Jamais il n'avait parlé avec son petit-fils de son passé glorieux, de ses faits d'arme, de ses souffrances non plus. "Il était pour moi un grand-père discret et humble. Il ne racontait pas de vieilles histoires de guerre. Il me faisait découvrir la nature, me racontait de belles histoires, mais pas l'horreur de la guerre". 
       
      ( Source : France Bleu )
       
      Mais qui était le vice amiral Józef Unrug ?

      Józef Unrug (né le 7 octobre 1884 à Brandebourg-sur-la-Havel dans l'Empire allemand - mort le 28 février 1973 à Lailly-en-Val) est un vice-amiral polonais, commandant en chef de la marine polonaise entre 1925 et 1939.
      Kaiserliche Marine
      Józef Michał Hubert Unrug est le fils de Tadeusz Gustaw Unrug, un generalmajor de la garde prussienne, issu de la branche polonaise de la famille Unruh et d'une comtesse saxonne Isidora von Bunau. Après avoir terminé ses études secondaires à Dresde, il entre, le 1er avril 1904 à l'école navale (Marineakademie) de Kiel. Le 27 septembre 1907 il est nommé enseigne de vaisseau de deuxième classe (Leutnant zur See), ensuite il effectue son stage sur les navires-école Stosch et Mars avant de suivre le cours d'officier torpilleur et de navigation sous-marine.
      Unrug navigue sur les croiseurs München et Niobe et le cuirassé Braunschweig. Le 21 juin 1911 il est transféré à l'Académie navale de Mürwik où il exerce la fonction d'officier d'inspection et devient aide-de-camp du commandant de l'académie. Le 25 août 1913 il embarque sur le cuirassé Friedrich der Große, tout d'abord en tant qu'officier de quart, puis chef d'une batterie d'artillerie.
      En 1915 il est affecté à la flotte sous-marine. Il commande les sous-marins suivants: UB-25, UC-11 et UC-28 avant de devenir commandant de l'école de navigation sous-marine. Il termine le service dans la marine impériale en commandant une flottille des sous-marins. Il est décoré de la Croix de fer (deuxième classe en 1913 et première classe en 1918).
      Au service de la Pologne
      Après le recouvrement de l'indépendance de la Pologne, Józef Unrug revient au pays et s'engage en 1919 dans la marine polonaise. Nommé lieutenant de vaisseau il reçoit son affectation au département de la marine à Varsovie. L'année suivante il devient le premier chef du Bureau hydrographique à Gdańsk. Il achète à Hambourg le bateau à vapeur Deutschland qui devient par la suite l'ORP Pomorzanin le premier navire de la marine polonaise. L'acquéreur officiel du navire est Józef Unrug car les Allemands ne voulaient pas le vendre directement au gouvernement polonais. Dans les années 1920-1922 il exerce la fonction du chef d'état-major de la défense côtière. En 1922 il est fait chef d'état-major de la marine polonaise. Le 21 décembre 1932, le président de la République de Pologne Ignacy Mościcki l'élève au grade de contre-amiral.
      Seconde Guerre mondiale
      Józef Unrug transfère le commandement de la marine à Hel le 21 août 1939. Bien que la côte soit coupée du reste des forces armées dès le début de la guerre, elle ne capitule que le 1er octobre. Le contre-amiral avec le reste de marins et soldats est fait prisonnier. Il a été détenu aux oflags suivants : Oflag XB de Nienburg/Weser, Oflag VIIB de Silberberg, Oflag XVIIC de Spittal an der Drau, Oflag IIC de Woldenberg, Oflag VIIB, Oflag IVC au château de Colditz, Oflag XC de Lübeck, et finalement Oflag VII-A Murnau. Il a été libéré en 1945.
      Né près de Berlin, il parle mieux allemand que polonais, mais dans les camps de prisonniers, il ne s'adresse aux Allemands que par le biais d'un interprète. Il a annoncé à sa famille qui lui a rendu visite dans le camp, que le 1er septembre 1939 il a oublié l'allemand. Pendant sa détention il a lu plus de 400 livres en anglais et français, mais aucun en allemand. Il refuse de passer dans la Kriegsmarine avec le grade d'amiral et préfère rester avec ses soldats polonais en captivité.
      En exil
      Après la libération en 1945, il s'installe tout d'abord au Royaume-Uni où il participe à la dissolution de l'Armée polonaise de l'Ouest. Le 2 septembre 1946 il est promu au grade de vice-amiral. Deux ans plus tard il part travailler au Maroc, pour s'établir en 1955 en France.
      Józef Unrug s'éteint le 28 février 1973 à la maison de retraite de Lailly-en-Val dans le Loiret. Il est inhumé au cimetière de Montrésor jusqu'au 24 septembre 2018, date à laquelle ses cendres et celles de son épouse sont exhumées pour être transférées en Pologne où une cérémonie d'obsèques nationales est célébrée le 2 octobre 2018 à Gdynia.
       
      ( Source : Wikipédia )
    • Par Bouchon-Gras 49
      La France vient de perdre un de ses héros :
       
        17-02-2018 Décès de Jacques Hébert, ancien de la 2e DB et Compagnon de la Libération
      Posté dans Forces terrestres, Histoire militaire par Laurent Lagneau Le 17-02-2018        
      « Je vous mets 14. Eh bien, mon vieux, vous en avez mis du temps pour faire votre première année! », dit un jeune professeur de médecine à son élève. « J’avais une guerre à faire, monsieur », lui répondit ce dernier.
      Cet élève était Jacques Hébert. Compagnon de la Libération, ancien de la 2e Division Blindée (DB) du général Leclerc, il s’est éteint à l’âge de 97 ans, le 15 février, à Falaise, sa ville natale.
      Le 21 juin 1940, et alors que l’armistice demandé par le maréchal Pétain à l’Allemagne n’est pas encore signé, Jacques Hébert décide d’abandonner ses études de médecine et embarque, avec son frère, à bord du navire polonais MS Batory, qui doit alors appareiller de Saint-Jean-de-Luz pour rallier le Royaume-Uni.
      Arrivé à Londres, le jeune homme rejoint le général de Gaulle et s’engagé dans les Forces françaises libres en tant que 2e classe. Il est ensuite affecté à la 1ère Compagnie autonome de chars de combat. Il n’a pas 20 ans. Pourquoi avoir choisi les blindés? « Parce que que la mécanique était ce qui se rapprochait le plus de l’anatomie », dira-t-il.
      En septembre 1940, Jacques Hébert participe à l’expédition de Dakar (opération Menace), qui se soldera par un échec après des combats entre Français libres et les forces françaises obéissant à Vichy. Le jeune homme prend part ensuite à la campagne du Gabon qui permettra le ralliement de l’Afrique-Équatoriale française (AEF) à la France libre. Mais, le 23 octobre, il se blesse accidentellement à Oyem.
      Quelques mois plus tard, Jacques Hébert est affecté à la Brigade française libre d’Orient. Promu caporal, il est une nouvelle fois blessé, cette fois par un éclat d’obus, lors de combats à Néjah, près de Damas, lors de la campagne de Syrie.
      En août 1941, nommé sergent, il est sélectionné pour suivre le cours des aspirants à Damas. Trois mois plus tard, il est affecté à la 3e section de la 1ere Compagnie de chars de combat. Par la suite, il continue sa formation à l’école des chars du Middle East à Héliopolis. Puis il retrouve l’action, en Libye. En octobre 1942, il reçoit sa troisième blessure, lors de la bataille d’El Alamein.
      Une fois remis, promu sous-lieutenant, Jacques Hébert continue la guerre en Tunisie (mars/mai 1943). Puis il est affecté au 501e Régiment de chars de combat, intégré à la 2e Division blindée qui vient alors d’être créée. En avril 1944, avec son unité, il quitte l’Afrique du Nord pour l’Angleterre.
      En août de la même année, le lieutenant Hébert retrouve le sol français, après avoir débarqué Utah Beach. Au cours de la bataille de Normandie, le jeune officier s’illustre à plusieurs reprises au mépris du danger (et des tirs nourris des canons anti-chars ennemis). Les 24 et 25, il se distingue à nouveau lors de la libération de Paris, notamment à Fresnes, aux Tuileries et place de la Concorde, et parvient à assurer la liaison avec les unités de son groupements.
      En septembre, le jeune officier prend part à la bataille des Vosges et d’Alsace. Et il trouve encore l’occasion de s’illustrer à maintes reprises, grâce à son calme et son sang-froid face aux tirs nourris de l’ennemi. En 1945, nommé à la tête de la compagnie d’appui du 501e RCC, il combat en Allemagne. Dans la nuit du 4 au 5 mai, son unité reporte des succès décisifs sur la route menant au nid d’aigle d’Hitler, à Berchtesgaden. Mais il est une nouvelle fois blessé accidentellement. Cette année-là, il est fait Compagnon de la Libération.
      Après la capitulation allemande, Jacques Hébert est affecté au Secrétariat particulier du ministre de la Guerre, puis au cabinet militaire du résident général de France à Tunis. En 1946, la guerre « faite », il quitte l’uniforme pour reprendre, à 26 ans, ses études de médecine qu’il avait abandonnées alors qu’il était en première année. Spécialisé en cardiologie, il devient médecin-chef du Centre interprofessionnel de Médecine du Travail à Cherbourg, ville dont il deviendra le maire (1959-1977) et le député (1962-1973) avec l’étiquette UNR (le parti gaulliste à l’époque).
      Au Palais-Bourbon, il assurera les fonctions de vice-président de la commission de la Défense nationale entre 1968 et 1969. Il cessera ses activités professionnelles et politiques en 1982.
      Compagnon de la Libération, Jacques Hébert était aussi Grand Officier de la Légion d’Honneur et titulaire de la Croix de Guerre 39/45 (avec 4 citations), de Médaille coloniale avec agrafes « Libye » et « Tunisie », de la Presidential Unit Citation (États-Unis) et de Médaille des Services Volontaires dans la France Libre.
      « Mon engagement fut le résultat de la conjonction en moi du refus total de l’inadmissible défaite de 1940, de la volonté de résister à l’ennemi et de l’amour de la France. Nos hommes avaient une âme de feu dans un corps de fer. Nous n’avons pas été des héros, seulement des hommes libres », a écrit Jacques Hébert, dans ses mémoires. (*)
      (*) Jacques Hebert …des Hommes Libres
      image: http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=zonemili-21&l=am2&o=8&a=2355070725
      , par Jacques Hébert  

      En savoir plus sur http://www.opex360.com/2018/02/17/deces-de-jacques-hebert-ancien-de-2e-db-compagnon-de-liberation/#y3WBTc0oJcT0mIh8.99

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