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Archerlite

Engagement, mobilisation générale et désertion

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Bonjour,

Suite à des divergences sur un premier sujet consacré à ça, je relance le débat pour partir sur de bonnes bases. 

Ma question (juste pour lancer) : quelles sont les peines pour désertion, refus de combattre ? 

Peut-on refuser une convocation pour être militarisée d'office ? 

 

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Il y a 3 heures, Archerlite a dit :

Peut-on refuser une convocation pour être militarisée d'office ? 

Les gens qui sont successible de recevoir une telle convocation :

- Pas les militaire d' active puisqu' ils sont déjà régiment.

- Les réservistes opérationnelles ( RO 1  ) sont volontaires, donc mobilisable via leurs unités.

- Les anciens militaires, ayant quittés le service actif depuis moins de cinq ans ( RO 2 ) peuvent effectivement recevoir ce type de convocation.

- Les anciens militaires de moins de cinquante cinq ans aussi peuvent être mobilisés.

et on pourrait imaginer tous les jeunes qui ont valider leurs journée d' appel de la Défense ( sachant qu' ils n' ont aucune compétence militaire et dont on ne connait pas si ils ont l' aptitude médicale requise.

Après en temps de grave conflit et donc de mobilisation générale, c' est affiché ( de nos jours je pense que ça passerai par la télévision, la radio et bien sur internet. Ensuite chacun sait ce qu' il a à faire ( je suppose que pour ceux n' ayant aucun passé militaire, l' État leurs indiquerait la marche à suivre ).

Et pour répondre à ta question, non, on ne peut pas refuser mais en pratique hors temps de guerre, lorsque l' Armée rappelle la RO2, un bon nombre ne viennent ( bien souvent parce-que leurs employeurs ne les libèrent pas ).

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Il y a 20 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Et pour répondre à ta question, non, on ne peut pas refuser mais en pratique hors temps de guerre, lorsque l' Armée rappelle la RO2, un bon nombre ne viennent ( bien souvent parce-que leurs employeurs ne les libèrent pas ).

C'est tout le problème des réserves.

Nombre d'entreprises n'acceptent pas de "libérer" les réservistes pour de multiples motifs et ceci  même pour les officiers.

Il est accepté - par exemple à la SNCF - que les réservistes soient détachées de même que certains  personnel prennent un mois  - en plus de leurs congés - afin de servir dans le cadre social (comme pour les colonies de vacances, par exelple). Mais cela devient rare.

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Le 19/03/2018 à 08:29, Janmary a dit :

Il est accepté - par exemple à la SNCF - que les réservistes soient détachées de même que certains  personnel prennent un mois  - en plus de leurs congés - afin de servir dans le cadre social (comme pour les colonies de vacances, par exelple). Mais cela devient rare.

Dans la fonction publique notamment, qui est censé montrer l' exemple mais là aussi il faut parlementer, argumenter, discuter...pour bien souvent obtenir cinq jours ( + les 5 jours du soit 10 jours sur les trente ;) ).

Les temps sont difficiles partout.

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Bonjour,

il y a 23 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

Dans la fonction publique notamment, qui est censé montrer l' exemple mais là aussi il faut parlementer, argumenter, discuter...pour bien souvent obtenir cinq jours ( + les 5 jours du soit 10 jours sur les trente ;)

C'est peut-être l'endroit où les gens sont le plus gênant s'ils partent... 

Le 19/03/2018 à 08:29, Janmary a dit :

Nombre d'entreprises n'acceptent pas de "libérer" les réservistes pour de multiples motifs et ceci  même pour les officiers.

En même temps, c'est compliqué pour un patron de se séparer d'un employé comme ça... Surtout si ça arrive au dernier moment. 

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il y a 13 minutes, Archerlite a dit :

C'est peut-être l'endroit où les gens sont le plus gênant s'ils partent... 

En général tout salarier est important, je connais peu ( pour ne pas aucune ) entreprise qui a des salarier " qui n' ont rien à faire ", quand une entreprise embauche une personne, c' est qu' il y a un travail pour elle, sinon, l' entreprise licencie.

il y a 16 minutes, Archerlite a dit :

En même temps, c'est compliqué pour un patron de se séparer d'un employé comme ça... Surtout si ça arrive au dernier moment. 

Ça ne " tombe " pas comme ça !

Sauf lors d' une vrai mobilisation générale et encore que ce soit en 14 ou en 39 tout le monde s' y attendait.

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Bonjour,

Il y a 1 heure, Bouchon-Gras 49 a dit :

En général tout salarier est important, je connais peu ( pour ne pas aucune ) entreprise qui a des salarier " qui n' ont rien à faire ", quand une entreprise embauche une personne, c' est qu' il y a un travail pour elle, sinon, l' entreprise licencie.

Il y a 2 heures, Archerlite a dit :

Oui, enfin les grèves de secrétaires d'avocats semblent beaucoup moins bloquer la France que les grèves d'infirmiers, médecins, éboueurs... :D(avec tous mon respect pour les secrétaires d'avocats bien sûr).

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Il y a 22 heures, Archerlite a dit :

Oui, enfin les grèves de secrétaires d'avocats semblent beaucoup moins bloquer la France que les grèves d'infirmiers, médecins, éboueurs... :D(avec tous mon respect pour les secrétaires d'avocats bien sûr).

Euhhhhh, je ne comprends pas trop le rapport des gréves, des grévistes avec la réserve et les employeurs. :russian_ru:

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Le 20/03/2018 à 18:49, Bouchon-Gras 49 a dit :

En général tout salarier est important, je connais peu ( pour ne pas aucune ) entreprise qui a des salarier " qui n' ont rien à faire ", quand une entreprise embauche une personne, c' est qu' il y a un travail pour elle, sinon, l' entreprise licencie.

Ça ne " tombe " pas comme ça !

Sauf lors d' une vrai mobilisation générale et encore que ce soit en 14 ou en 39 tout le monde s' y attendait.

Alors, ça dépend clairement du cadre d'emploi, et même des départements chez nous, car en Gendarmerie les convocations peuvent tomber quelques jours avant seulement, dans mon département hors exceptions (renforts événementiels type Anzac Day...) c'est au mieux milieu de semaine précédente, voir fin de semaine précédente... D'où une réelle difficulté pour les employeurs de libérer les employés et l'impossibilité pour nous de faire valoir les jours auxquels nous avons droit... 

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il y a une heure, Mistral a dit :

Alors, ça dépend clairement du cadre d'emploi, et même des départements chez nous, car en Gendarmerie les convocations peuvent tomber quelques jours avant seulement, dans mon département hors exceptions (renforts événementiels type Anzac Day...) c'est au mieux milieu de semaine précédente, voir fin de semaine précédente... D'où une réelle difficulté pour les employeurs de libérer les employés et l'impossibilité pour nous de faire valoir les jours auxquels nous avons droit... 

On c' est mal compris ou je me suis mal exprimé, je parlais pour la RO2, le rappelle des anciens militaires ayant obligation de réserve durant cinq ans.

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Bonjour,

il y a 14 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

On c' est mal compris ou je me suis mal exprimé, je parlais pour la RO2, le rappelle des anciens militaires ayant obligation de réserve durant cinq ans.

Ah ! Je parlais des convocations de RO1.

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Tient en parlant de désertion :

En 2017, 1.544 cas de désertion ont été constatés dans les armées

 
 
 
recrues-20180418.jpg

 

Depuis la suspension de la conscription, le nombre de cas de desertion devrait être anecdotique. Avec la professionnalisation des armées, les raisons pour un soldat (aviateur ou marin) de ne pas rejoindre sa caserne ou sa base n’ont théoriquement plus lieu d’être dans la mesure où, désormais, l’état militaire n’est plus imposé comme jadis mais librement choisi. Qui plus est, chaque engagé a la possibilité de dénoncer son contrat au cours d’une période probatoire de six mois.

Mais il n’en est rien à en croire les chiffres obtenus par le quotidien Le Monde auprès de la Direction des affaires pénales militaires (DAPM). Ainsi, les désertions représentent 74% des infractions commises par les militaires durant leur temps de service. En 2017, 1.544 cas de désertion ont ainsi été constatés, soit 331 de plus par rapport à 2016.

La hausse des cas de désertions coïncide avec celle de recrutements effectués dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 actualisée par l’armée de Terre, laquelle est principalement affectée par ce phénomène. Depuis janvier 2015, cette dernière a en effet recruté 46.000 jeunes afin d’augmenter les effectifs de la Force opérationnelle terrestre, sollicitée pour l’opération intérieure Sentinelle.

Au regard de la justice, la désertion est susceptible d’être sévèrement punie : elle est passible d’une peine de trois ans de prison en temps de paix et de 10 ans en temps de guerre et en période d’état d’ugence, comme cela a été le cas de janvier 2015 à octobre 2017.

Si avant les attentats de 2015, les peines pour désertion étaient plutôt indulgentes, ce n’est plus le cas maintenant. « La proportion de désertions faisant l’objet d’un jugement a bondi de 35% en 2015 à 85% en 2016 et 2017 », écrit Le Monde.

D’après le quotidien, le nombre élevé de désertions « étonne jusqu’en plus haut lieu », un « haut gradé » du ministère des Armées ayant confié qu’il s’attendait à 300/400 cas par an.

Dans les grandes lignes, les déserteurs peuvent se classer selon deux catégories. Il y a ceux dont le caractère et la personnalité sont manifestement incompatibles avec la vie militaire (discipline, éloignement, sujétions). Là, il s’agit manifestement d’erreurs de « casting » que l’armée de Terre espère bien éviter en mettant en place de nouveaux outils pour le recrutement.

Puis il y a ceux qui sont déçus de la vie militaire, qu’ils avaient idéalisée avant de pousser la porte d’un Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées (CIRFA), leurs rêves d’aventures et d’actions s’étant fracassés sur le côté routinier et peu exaltant des patrouilles Sentinelle, telles qu’elles étaient organisées il n’y a pas encore si longtemps. « Faire le planton toute la journée en se faisant dévisager et dénigrer par les gensn ça ne donne pas envie de continuer », a témoigné un de ces jeunes déçus dans les colonnes du journal.


En savoir plus sur http://www.opex360.com/2018/04/18/2017-1-544-cas-de-desertion-ont-ete-constates-armees/#HUb4FvP96Ax1kVri.99

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il y a 7 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

« La proportion de désertions faisant l’objet d’un jugement a bondi de 35% en 2015 à 85% en 2016 et 2017 », écrit Le Monde.

Ca me parait être la moindre des choses.

 

il y a 8 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

« Faire le planton toute la journée en se faisant dévisager et dénigrer par les gensn ça ne donne pas envie de continuer », a témoigné un de ces jeunes déçus dans les colonnes du journal.

Est ce une raison pour déserter? Je dis non.

 

On en revient encore à cette nouvelle génération, élevé dans le "culte" de l'immédiateté et du zapping. Le je veux tout, tout de suite, sans effort, et si ça ne me plait pas, je ne fais pas non plus d'effort pour m'accrocher et je jette le tout comme un vieux jouet cassé. Et surtout je dis que c'est la faute des autres et de la société, de l'adjudant qui est un C.., du capitaine qui en est un aussi. Même comportement chez beaucoup d'apprentis et aux dires de mon gendre (36 ans) même comportement chez des titulaires de Master2 de 23/24 ans en découvrant le monde de l'entreprise. Ca ne présage rien de bon pour l'avenir.

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Je pense qu'il y a un gros problème aussi bien civil que militaire, les jeune prennent un métier ou rentre à l'Armée sans réellement savoir ce qui les attends.

Une fois sur place, le désillusion est là !

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Bonjour,

Petite rectification : 

https://www.google.fr/amp/s/www.ouest-france.fr/politique/defense/pres-de-900-desertions-en-2017-dans-l-armee-de-terre-5702701/amp

il y a 57 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

proportion de désertions faisant l’objet d’un jugement a bondi de 35% en 2015 à 85% en 2016 et 2017 », é

Et puis, il faut le temps d'organiser le jugement ! Si l'armée porte plainte en 2016, la plupart des cas seront jugés en 2017, ce sont donc ici les déserteurs d'avant la date donnée.

il y a 58 minutes, Bouchon-Gras 49 a dit :

Puis il y a ceux qui sont déçus de la vie militaire, qu’ils avaient idéalisée avant de pousser la porte d’un Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées (CIRFA), leurs rêves d’aventures et d’actions s’étant fracassés sur le côté routinier et peu exaltant des patrouilles Sentinelle, telles qu’elles étaient organisées il n’y a pas encore si longtemps.

J'avoue que ça ne doit pas être passionnant, et pour avoir dans une autre situation avec certains points communs, il est vrai que se dire que l'on va faire ça cinq ans sans interruption, et qu'il faudra les attendre pour que ça s'arrête est vraiment déprimant. Comment auriez-vous réagi, vous(tout le monde) si vous aviez été dans cette situation ?

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Bonjour,

Il y a 13 heures, Archerlite a dit :

J'avoue que ça ne doit pas être passionnant, et pour avoir dans une autre situation avec certains points communs, il est vrai que se dire que l'on va faire ça cinq ans sans interruption, et qu'il faudra les attendre pour que ça s'arrête est vraiment déprimant.

Oui, mais pendant les six premiers mois du contrat, le jeune engagé  la possibilité de quitter l'armée si ça ne lui plaît pas. J'ai un peu de mal à comprendre ceux qui restent et qui désertent peu de temps après...

Il y a 13 heures, Archerlite a dit :

Comment auriez-vous réagi, vous(tout le monde) si vous aviez été dans cette situation ?

C'est toujours difficile de savoir comment on pourrait réagir dans une situation donnée, car on se connaît souvent beaucoup moins bien qu'on ne le pense, mais j'estime que j'aurais fait l'effort de rester jusqu'au bout. C'est d'ailleurs un grand avantage des professions comme militaire, policier, personnel médical, ... Si au bout d'un moment, le métier ne plaît plus, il y a toujours une excellente raison de rester : être utile à son prochain.

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Bonjour,

Il y a 6 heures, Cne Caesar a dit :

, mais pendant les six premiers mois du contrat, le jeune engagé  la possibilité de quitter l'armée si ça ne lui plaît pas. J'ai un peu de mal à comprendre ceux qui restent et qui désertent peu de temps après...

Sur six mois, combien de formations ?

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Il y a 22 heures, Archerlite a dit :

J'avoue que ça ne doit pas être passionnant, et pour avoir dans une autre situation avec certains points communs, il est vrai que se dire que l'on va faire ça cinq ans sans interruption, et qu'il faudra les attendre pour que ça s'arrête est vraiment déprimant. Comment auriez-vous réagi, vous(tout le monde) si vous aviez été dans cette situation ?

Ce n'ai pas spécial à l'Armée !

Crois tu que le jeune qui rentre en cuisine s'amuse mieux, il commence par faire le grouillot.

En ébénisterie, les débutant commencer par les décapages de meuble ( pas un cadeau ) et dans certaine entreprise tu reste le nouveau jusqu'à qu'il y est une nouvelle embauche, ça peu durer des années.

Et puis avec le temps, on te confis des taches ou des missions plus intéressantes, on t’attribue des responsabilités... simplement les jeunes ( ce n'est pas d'aujourd'hui ) sont impatient...

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Il y a 2 heures, Archerlite a dit :

Sur six mois, combien de formations ?

Là, ça dépend de la catégorie du militaire et de son armée d'appartenance. Je connais mal le parcours des militaires du rang, mais dans l'AdT, la formation initiale dure douze semaines, donc trois mois, puis c'est la formation de spécialité, et là je ne connais pas la durée (plus court, je pense).

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Bonjour,

il y a 45 minutes, Cne Caesar a dit :

dans l'AdT, la formation initiale dure douze semaines, donc trois mois, puis c'est la formation de spécialité, et là je ne connais pas la durée (plus court, je pense).

Ce qui laisse trois mois pour se faire une idée, c'est peu.

il y a une heure, Bouchon-Gras 49 a dit :

Et puis avec le temps, on te confis des taches ou des missions plus intéressantes, on t’attribue des responsabilités... simplement les jeunes ( ce n'est pas d'aujourd'hui ) sont impatient...

Contrairement à la cuisine ou à l'ébénisterie, peu de gens rentrent dans l'armée (mettons de côté la Légion) dans le but d'y rester toute leur vie et de finir Général d'armée. La plupart y cherchent un métier qui les intéresse et qui les valorise, ce que les "spectateurs" de Sentinelle ne font pas toujours.

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Il y a 2 heures, Cne Caesar a dit :

puis c'est la formation de spécialité, et là je ne connais pas la durée (plus court, je pense).

Les formations de spécialité peuvent être bien plus longues parfois.

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