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De la cuirasse au gilet pare balle, il n' y a qu' un pas.


Bouchon-Gras 49

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  • Administrateur

Au fur à mesure de l' évolution des armes, l' homme à cherché à se protéger le corps des divers projectiles.

La cuirasse (bas latin coriaceus, du latin classique corium, cuir) est une pièce d'armure formée d'une ou de plusieurs pièces de métal ou de matériau rigide, destinée à protéger la poitrine (depuis les épaules jusqu'à la ceinture), constituée d'un plastron (protégeant le torse) et d'une dossière (haut du dos), le plus souvent portée par un soldat.

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Protection en cuir d' un guerrier Celte.

 

Dès la préhistoire, les hommes se protègent par un plastron en cuir (généralement bouilli, et donc moulé pour avoir la forme voulue), voire en peaux, écaille de tortue, bois ou plaquettes d’os.

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Cuirasse en cuir.

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Cuirasse en bronze Romaine.

La musculature du tronc masculin a été idéalisée au cours de l'époque hellénistique et romaine sous la forme de la cuirasse musculaire et parfois embellie avec une représentation symbolique en relief, comme dans la sculpture romaine Auguste de Prima Porta. L'équipement militaire de l'Antiquité classique est habituellement constitué de cuirasses et corselets en bronze, fer ou toute autre substance rigide. Ainsi les hoplites portent des cuirasses en bronze mais aussi en lin (linothorax). Après le désastre de la prise de Rome (environ -350) les légions romaines abandonnent les cuirasses de bronze au profit des Lorica squamata ou Lorica segmentata.

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Cuirasse articulée en acier.

 

Au Moyen Âge, se développent les broignes puis les armure de plates dont le matériau principal est le fer. Le déclin de l'armure au XVIIe siècle n'entraîne pas la disparition de la cuirasse en tant que protection militaire, comme en témoigne leur utilisation chez les cuirassiers dont des régiments blindés gardent encore le nom au XXIe siècle.

LE MOYEN AGE :

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Cottes de mailles.

 

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La cuirasse venant se placer par-dessus la cote de maille.

 

LA RENAISSANCE :

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Cuirasse finement ciselée de la période Renaissance.

 

Ier EMPIRE :

Alors que depuis longtemps les hommes d’arme se sont délestés de leurs armures, du fait de leur lourdeur surtout et parce qu’elles tendent à faire passer leurs porteurs pour des pleutres, quelques rares troupes continuent néanmoins de porter une cuirasse au début du XIXe, en premier lieu les bien nommés « cuirassiers ». L’effet psychologique du cavalier blindé défonçant tout sur son passage décide l’Etat-Major à mettre sur pied un nouveau régiment cuirassé le 10 octobre 1801, mais c’est en 1803, le 24 septembre, que l’arme des cuirassiers est vraiment créée. Quatre modèles de cuirasse ont existé et ont été utilisées entre 1801 et 1815.

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Un cuirassier est un cavalier militaire lourdement équipé et armé. Les cuirassiers étaient protégés par une cuirasse, ce qui leur a donné leur nom. La première mention du terme de cuirassiers remonte à 1484 en référence à une unité autrichienne d'une centaine d'hommes servant au sein de l'armée de l'empereur Maximilien Ier. Les cuirassiers firent leur première apparition en France en 1665.

Les nouvelles tactiques de l'infanterie, comme celles mises en œuvre par l'infanterie suisse pendant la Renaissance, ainsi que le développement des armes à feu, vont amener à reconsidérer le rôle de la cavalerie : la mort du chevalier Bayard, tué par un arquebusier dans l'une des dernières charges d'une bataille perdue, est à ce propos particulièrement emblématique.

L’évolution principale est l’apparition d’un nouveau corps de cavalerie, équipé et combattant de façon innovante, les cuirassiers. Le cuirassier est équipé d’arme à feu (pistolet) ; il est moins lourdement défendu que le chevalier armé d’une lance. L’usage de l’arme à feu impose une nouvelle tactique de combat : la charge au galop, ou même au trot, interdit le tir. Étant donné l’imprécision des armes à feu de l’époque, la seule allure adoptable est le pas. La tactique de la caracole est mise au point pour tenir compte de cette contrainte : les cuirassiers sont disposés sur plusieurs rangs ; le premier rang, arrivé à portée de tir, tourne à gauche et fait feu sur l’ennemi, puis se replie derrière en dernier rang. Les rangs suivants font de même1. Cette tactique, qui ne requiert pas d’allure rapide, exécutée par des cavaliers moins lourdement armés que les lanciers, permet d’équiper les cuirassiers de chevaux moins coûteux, et ainsi d’augmenter leurs effectifs.

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Issus de la grosse cavalerie de l’Ancien régime, et de la cavalerie de bataille de la Révolution française, les premiers régiments de cuirassiers sont véritablement créés en France en 1801, sous le Consulat. Loin de procéder d’une quelconque mode militaire, ce nouveau type de cavalerie constitue véritablement l’un des bras armés de la tactique napoléonienne.

Bonaparte vient d’accéder au pouvoir à la fin de l’année 1799. Tirant les enseignements de sa victorieuse campagne de 1800 en Italie, il profite des trois années de paix qui s’en suivent pour réorganiser complètement son armée et notamment ses troupes à cheval. Rationalisant leur composition, le Premier Consul crée progressivement, entre octobre 1801 et septembre 1803, une nouvelle subdivision : les cuirassiers. Tirant leur nom du port d’un plastron et d’une dossière en fer appelés cuirasse dont l’usage est alors tombé en désuétude dans la cavalerie française depuis près d’un demi-siècle, ces régiments vont être regroupés en brigades et en divisions et constituer les fameux corps de réserve de cavalerie de la Grande Armée. Douze puis bientôt quatorze régiments seront ainsi créés pour participer à toutes les campagnes et illustrer brillamment les grands principes de la tactique napoléonienne depuis leur éclatant succès sur le plateau de Pratzen, lors de la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805, jusqu’à leur évanouissement dans les charges désespérées sur les pentes de Mont Saint-Jean, lors de la bataille de Waterloo le 18 juin 1815.

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Cuirasse du carabinier Fauveau à Waterloo : http://www.musee-armee.fr/fileadmin-cru-1511517017/user_upload/Documents/Support-Visite-Fiches-Objets/Fiches-periode-napoleon/MA_fiche-objet-cuirasse-fauveau.pdf

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Cuirasse et casque d' un officier de carabinier sous le 1er Empire.

 

LA RESTAURATION :

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Cuirasse de cuirassier de la Garde Royale modèle 1825 ( remarquez les fleurs de Lys, symbole de la Royauté ).

 

SECOND EMPIRE :

 

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Cuirasse d' un cuirassier, période second Empire, remarquez la disposition d' accrochage de la Légion d' Honneur.

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Au premier plan un carabinier ( reconnaissable à sa " chenille " sur son casque ), derrière un cuirassier ( voir au dessus ).

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Cuirasse de carabinier second Empire.

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Photographie du capitaine Jacques-Emmanuel de Cools, affecté au 1er régiment de cuirassiers de la garde impériale de 1854 à 1864.
Né en 1827, élève de St-Cyr en 1845, lieutenant au 3è dragons (1850-1852), et nommé plus tard chef d'escadron au 1er dragons (1864). Retraité en 1868.
( Source : "la garde impériale" de Delpérier. )

 

IIIeme RÉPUBLIQUE :

A la veille de la grande guerre,

L'armée française comporte plusieurs types d'unités de cavalerie, dont le nom, l'armement et l'uniforme sont des héritages. Les cuirassiers et les dragons forment la cavalerie lourde, tandis que les chasseurs à cheval et les hussards appartiennent à la cavalerie légère ; s'y ajoutent les chasseurs d'Afrique et les spahis, qui sont les cavaliers légers de l'armée d'Afrique. Entre la cavalerie lourde et la légère, les différences concernent les chevaux (respectivement d'une part des anglo-normands et d'autre part des anglo-arabes ou des barbes), la taille des cavaliers (grands dans la lourde, petits dans la légère) et le service attendu (la lourde est censée affronter la cavalerie adverse lors des batailles rangées, tandis que la légère se charge de la petite guerre).

Entre 1872 et 1913, une succession de lois modifie la durée du service militaire et le mode de recrutement, ce qui a un impact sur la formation des cavaliers : en 1872, la durée du service est fixée à cinq ans et le tirage au sort est maintenu ; en 1889, la durée est abaissée à trois ans ; enfin, la loi du 21 mars 1905 porte la durée du service à deux ans, tandis qu'est aboli le tirage au sort4. Cette dernière loi pose problème à l'encadrement de la cavalerie qui estime avoir besoin de plus de temps pour former ses cavaliers : en 1913, la loi des trois ans augmente la durée du service militaire d'un an, ce qui lui donne satisfaction5. Le recrutement de la cavalerie est traditionnellement un peu particulier : la proportion des cadres, c'est-à-dire les officiers et sous-officiers, est bien plus importante que dans l'infanterie ; une plus grande partie des effectifs est composée de militaires de carrière ; enfin s'y retrouvent nombre de descendants de l'ancienne noblesse.

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Dans la cavalerie lourde, la tête du cavalier est protégée par un casque métallique à cimier, tandis que sa nuque l'est par une crinière flottante. Les cuirassiers ont la particularité de porter la cuirasse, qui protège efficacement des armes blanches, mais pas des éclats d'obus, des shrapnels ou des balles. À partir de 1900, toute la cavalerie lourde doit porter la tunique en drap bleu foncé (le collet et les pattes de parement des cuirassiers sont garance, tandis que ceux des dragons sont blanc), le pantalon garance (passepoilé en bleu foncé) et le manteau gris de fer bleuté.

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La cavalerie française pendant la Première Guerre mondiale a une participation relativement secondaire aux événements. Les combattants à cheval se révélant très vulnérables face à la puissance de feu de l'infanterie et de l'artillerie, les différentes unités de cette arme accomplissent essentiellement des missions d'auxiliaires pendant la « Grande Guerre » (de 1914 à 1919), même si le début du conflit correspond à son apogée en termes d'effectifs montés.

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Cuirassiers chargeant lors des premiers mois de la grande guerre.

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Cuirassiers Français, aprés la bataille de St Quentin.

Principalement déployée sur le front occidental, la cavalerie française participe aux opérations de l'été 1914, assurant surtout des missions de reconnaissance et de patrouille. Rapidement, les cavaliers combattent systématiquement démontés, tirant avec leur carabine. À partir de l'automne 1914, la guerre des tranchées a pour conséquence de diminuer fortement le rôle de la cavalerie : une partie des régiments abandonne ses chevaux, forme des « divisions de cavalerie à pied » et participe aux combats en tant que fantassins. La reprise de la guerre de mouvement en 1918 redonne à la cavalerie une utilité, comme infanterie montée.

Plusieurs autres régiments de cavalerie sont envoyés sur les autres théâtres d'opérations de la Première Guerre mondiale, où ils ont parfois été beaucoup plus utiles à cheval qu'à pied : au Maghreb, dans les Balkans ou au Proche-Orient.

Enfin, cette période est aussi celle du début de la mécanisation, la cavalerie française recevant pour la première fois en dotation quelques automitrailleuses.

 

Durant la guerre 14-18, des équipements dit " moyenâgeux " font leurs apparitions, tel le casque Adrian inspiré des Bourguignottes, les fléaux d' armes, les casses têtes, mais aussi les cottes de mailles qui protégeront le visages des artilleurs spéciaux ( tankistes ).

Les Allemands ressortiront une cuirasse de protection pour leurs observateurs.

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Observateurs allemands.

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Observateurs italiens.

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Observateur français.

 

Lors de la seconde guerre mondiale, les belligérants ne développent pas ce genre d' équipement. Seules les troupes américaines équipent leurs sapeurs de chasubles de protection qui seront utilisées en Europe en 1944-45.

La guerre de Corée, qui connait de longue périodes de guerre de position, remet à l' honneur la protection balistique du soldat et l' armée américaine équipe les GI's de gilets pare éclats qui seront aussi utilisés lors de la guerre du Vietnam.

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En Algérie, les pilotes français d' avions d' appui T6 recevront le même genre d' équipement.

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Jusqu' à la première guerre du Golf, en 1991, les équipements de protection en dotation ne protègent pas contre les tirs directs d' arme d' infanterie ( 5,56mm, 7,62mm ) mais uniquement contre des tirs d' armes légères et les éclats. Les gilets pare balles modèle S1, S2 et S3, en revanche, qui équipent les troupes de l' opération Daguet...

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...puis celles engagées en ex Yougoslavie, offrent une protection contre les tirs d' arme d' infanterie grâce aux plaques de protection ( thorax, dos, cou, ensemble pelvien ) ainsi qu' une protection générale contre les éclats grâce au pack souple.

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Gilets pare éclats utilisés durant la guerre du Golf.

 

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Gilet pare éclats de l' USMC.

 

De nos jours, la protection du combattant face à toute la ferraille qui peut voler sur le champ de bataille a été sensiblement accrue. La volonté de préserver une “substance combattante” de plus en plus rare dans nos armées professionnelles, ainsi que la réactivité de l’opinion publique devant les pertes humaines, expliquent une transformation qui se lit directement dans le poids des tenues de combat actuelles. Qu’ils soient Américains, Canadiens, Britanniques, Français ou autres, les soldats de la coalition portent des casques et des gilets pare-balles dont le matériau le plus communément rencontré est le kevlar. Les gilets pare-balles et pare-éclats - qui se confondent maintenant avec le gilet d’assaut dans lequel viennent se loger les chargeurs et autres équipements - sont tissés à partir de fibres de très haute résistance comme les para-aramides (Kevlar, Twaron, Goldflex) ou les polyéthylènes (Spectra, Dyneema, Zylon). Aujourd’hui, il existe plusieurs types de gilets dont les caractéristiques de protection varient selon la vélocité des projectiles à stopper. Des poches permettent de glisser, soit devant soit derrière, des plaques de protection additionnelles en métal ou en céramique avec pour conséquence un alourdissement sensible d’un gilet déjà pesant… À l’heure actuelle, le standard de protection maximum (niveau 4) concernant les gilets pare-balles permet d’arrêter une munition d’une vélocité de 878 m/s à l’impact.

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L'Armée française utilise le gilet pare-balles réglementaire dit de série 3 d'un poids de 10,5 kg.

 

Ce renforcement de la protection ne va pas sans poser plusieurs paradoxes cependant. Le premier peut tomber sous le sens, encore faut-il le dire: le soldat étant alourdi il est plus lent donc plus vulnérable. Sa résistance dans l’effort est limitée par le poids et l’encombrement du gilet. Deuxième paradoxe, certains projectiles conservent une énergie cinétique suffisamment importante pour pénétrer le gilet sans pouvoir ressortir du corps. Cela complique l’intervention chirurgicale. Troisième paradoxe lié au renforcement de la protection, le choc de l’impact est tel - n’étant plus absorbé en partie par la pénétration - que même sans pénétrer le coup peut causer de graves blessures internes: lésions des cervicales et de la moëlle épinière, éclatement d'organes... Nous touchons ici aux limites du “protéger à tout prix” qui, s’il a incontestablement sauvé de nombreux soldats, a aussi augmenté sensiblement le nombre de paralytiques.

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Face au durcissement des engagements, l' armée française, après avoir acquis divers modèle de gilets a développé le modèle " Tigre " de l' industriel Paul Boyé qui offre une protection contre toutes les munitions d' armes d' infanterie rencontrées sur les théâtres. Fruit constant de l' innovation technologique, la conception d' un gilet performant obéit aussi à des contraintes de poids et d' encombrement mais surtout à une évolution précise et réaliste de la menace. Actuellement, seuls les référentiels des armées allemande et française définissent une menace liée à un emploi sur des théâtres extérieurs, les autres pays privilégiant les armes et les munitions en usage sur leurs territoires.

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TIGRE®
Le gilet pare-balle modulable TIGRE® est la dernière génération de produits de protection du combattant issu des retours d’expériences d’Afghanistan.

Les initiales de TIGRE® signifient Tenue Intégrée de Guerre à Réseau Électronique. Cet équipement est parfaitement adapté aux combats en zone de montagnes et urbaines. L’ergonomie du gilet a été conçue afin d’apporter un confort maximal aux soldats mêmes lourdement chargés.

Totalement compatible ISTC, le TIGRE® apporte un confort de tir exceptionnel avec toutes les armes individuelles ou collectives.

Le niveau de protection est totalement modulable en fonction de la mission (statique, en tourelle ou combat débarqué) grâce à un ensemble d’éléments amovibles (cou, épaules, bras et pelvienne) qui n’entravent aucunement une libération du gilet en moins de 2 secondes.

Le gilet TIGRE® bénéficie des dernières innovations en terme de protection balistique de niveau IIIA pour le pack souple et de niveau IV pour les plaques additionnelles.

 

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( Sources : Wikipédia / maison du combattant /  Service du Commissariat des Armée / Paul Boyé )

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Bonjour,

Il y a 2 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

matériau le plus communément rencontré est le kevlar. Les gilets pare-balles et pare-éclats - qui se confondent maintenant avec le gilet d’assaut dans lequel viennent se loger les chargeurs et autres équipements - sont tissés à partir de fibres de très haute résistance comme les para-aramides (Kevlar, Twaron, Goldflex) ou les polyéthylènes (Spectra, Dyneema, Zylon).

Plus les polyéthylène, oui. Couplés à une plaque de céramique, qui permet d'inverser le sens de l'onde de choc, et de freiner le projectile.

Il y a 2 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Troisième paradoxe lié au renforcement de la protection, le choc de l’impact est tel - n’étant plus absorbé en partie par la pénétration - que même sans pénétrer le coup peut causer de graves blessures internes: lésions des cervicales et de la moëlle épinière, éclatement d'organes... Nous touchons ici aux limites du “protéger à tout prix” qui, s’il a incontestablement sauvé de nombreux soldats, a aussi augmenté sensiblement le nombre de paralytiques

On peut voir ici la psychologie américaine s'infiltrer dans l'équipement, et la raison pour laquelle nombre de forces armées des USA utilisent le calibre .45 : Une balle plus large possède une moins bonne pénétration, ainsi qu'une onde de choc plus faible, mais plus large, qui augmente la probabilité de détruire un organe vital, via tissus.

Il y a 2 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

Deuxième paradoxe, certains projectiles conservent une énergie cinétique suffisamment importante pour pénétrer le gilet sans pouvoir ressortir du corps.

La balle qui réussit à traverser le gilet ne s'est, par conséquence, pas fractionnée à l'impact. Celà, à mon sens, facilite justement l'opération chirurgicale.

Il y a 2 heures, Bouchon-Gras 49 a dit :

À l’heure actuelle, le standard de protection maximum (niveau 4) concernant les gilets pare-balles permet d’arrêter une munition d’une vélocité de 878 m/s à l’impact

Eeuuh, oui. Mais Wikipédia oublie qu'une cartouche de 9mm ou de .50 à 878m/s ne font pas tout à fait le même effet. 

Le standard NIJ IV peut arrêter une balle de 7.62mm tirée à moins de quelques centaines de mètres, soit 3275Joules. Pour comparaison, et si vous avez déjà fait une activité comme du paintball, le projectile transmet 4Joules. Si vous étiez mineurs, c'était 0,07Joules...

À terme d'exemples, je mets les liens vers deux gilets, le EPIC de TYR Tactical ainsi que le CAGE de Crye Précision, les deux marques "cador" des équipements militaires (type veste). Je ne traduis pas, pour ne pas faire de pub, mais n'hésitez pas à demander : 

http://www.tyrtactical.com/products/details/epic-male-carrier/tyr-tactical-male-enhanced-pico-integrated-carrier-epic/

https://cryeprecision.com/law_enforcement_product_profiles

Cela devrait vous donner une idée de l'armure du fantassin moderne. 

Par "déontologie", je mets aussi le lien vers le site de la société DupontdeNemours, qui a développé la fameuse fibre Kevlar pour la première fois. Peu de gens savent que ladite fibre à été développée par une femme (j'ai un article sur le sujet, post à suivre si vous le souhaitez) : 

http://www.dupontdenemours.fr

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  • Administrateur
Il y a 13 heures, Cne Caesar a dit :

Je ne crois pas que les cuirassiers aient constitué une arme à part entière; l'arme était la cavalerie, subdivision (je ne connais pas le terme exact) cuirassiers, au même titre que les hussards, dragons, lanciers, chasseurs et grenadiers à cheval.

Chaque corps de cavalerie a ( et dans le cas passé, avait ) une fonction différente lors d' une bataille :

Différents types de cavalerie.

A- La cavalerie légère.

Comme son nom l'indique, elle est constituée de troupes légèrement armées montées sur des chevaux qui dans l'idéal doivent être agiles et endurants. En effet, les multiples missions de la cavalerie légère imposent au cavalier et surtout à sa monture un rythme épuisant en campagne. Ces missions sont : découvrir l'ennemi, le reconnaître, éclairer et masquer les mouvements amis, combattre, poursuivre l'ennemi battu, couvrir la retraite amie, etc.... Lors des campagnes, les effectifs de la cavalerie légère fondent plus rapidement que ceux des autres armes en raison essentiellement de l'épuisement des chevaux. On en demande toujours plus à cette arme qui jouit de plus grand prestige au sein même de la cavalerie. Les principaux types de cavaliers légers sont, selon les nations : les chasseurs à cheval, les hussards, les chevau-légers, les dragons légers, les lanciers ou uhlans, et bien sûr les cosaques qui sont considérés par tous comme la meilleure cavalerie légère du monde.

En principe, la cavalerie légère est entraînée à manoeuvrer aussi bien en masse qu'en ordre dispersé. Le cavalier léger est armé dans la majorité des cas d'un sabre et de pistolets, souvent d'un mousqueton de cavalerie et parfois d'une lance.

B- La cavalerie de ligne.

La notion de cavalerie de ligne est une notion floue, et en fait assez peu réaliste à l'époque qui nous occupe.

Son principe est d'être située entre la cavalerie lourde et la cavalerie légère, et même en certains cas de remplir au besoin le rôle de fantassin : situation bâtarde et qui dans les faits se traduit par l'utilisation par telle ou telle nation de sa cavalerie de ligne plutôt dans le rôle de cavalerie légère ou plutôt dans celui de cavalerie lourde.

Le type principal de cavalerie de ligne est représenté par les dragons : dragons "tout-court" chez certains, dragons lourds pour d'autres. Le cavalier de ligne est généralement armé d'un sabre et de pistolets, souvent d'un mousqueton ou équivalent, et parfois d'une lance.

C- La cavalerie lourde.

La cavalerie lourde est l'arme de chocs par excellence. Elle est utilisée presque exclusivement pour le combat au corps à corps aussi bien contre la cavalerie ennemie que contre l'infanterie. Le cavalier lourd, armée d'un solide sabre et de pistolets, parfois d'un mousqueton, souvent casqué, le tronc également protégé par une cuirasse, est monté sur de grands et puissants chevaux. Il manoeuvre presque exclusivement en masse, en des charges dévastatrices bien qu'il soit néanmoins capable de remplir partiellement certaines tâches dévolues à la cavalerie légère, mais il serait quand même dommage d'épuiser son potentiel avant la bataille.

Les différents types de cavalerie lourde, selon les nations sont : les cuirassiers, les carabiniers, les gardes du corps, les grenadiers à cheval ; et souvent, les dragons et dragons lourds sont considérés comme faisant partie de la "grosse cavalerie."

D- La Garde.

Comme pour l'infanterie, beaucoup de pays ont désiré créer un corps d'élite constitué de la crème de leurs cavaliers. Outil de prestige ou arme d'élite, garde prétorienne ou réserve ultime, les cavaleries de la garde ont, selon les nations joué des rôles plus ou moins importants. Encore plus que l'infanterie, les cavaliers de la garde bénéficient d'avantages et de considérations supérieures à leurs collègues de la ligne. Certaines nations se contentent pour la garde à cheval de régiment(s) de cavalerie lourde ou légère, d'autres tiennent à ce que tous les types de cavalerie présents dans la ligne soient représentés dans la garde, d'autres enfin adoptent une position intermédiaire où seuls quelques types de cavalerie de la ligne ont leur pendant dans la garde.

( source : napoléon-série.org )

Il y a 14 heures, Cne Caesar a dit :

Sinon, je crois qu'il manque une partie à la fin de l'article; il y a un vaste espace sans texte.

La suite est la description technique de la cuirasse.

Il y a 12 heures, Akkianite a dit :

Eeuuh, oui. Mais Wikipédia oublie qu'une cartouche de 9mm ou de .50 à 878m/s ne font pas tout à fait le même effet.

Article " maison du combattant ".

Il y a 12 heures, Akkianite a dit :

Peu de gens savent que ladite fibre à été développée par une femme (j'ai un article sur le sujet, post à suivre si vous le souhaitez) : 

C' est le but et le concept du forum, nul besoin d' attendre que l' on te le demande. ;)

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    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons le décès du Premier Maître fusilier Pierre-Yves LE PEUCH, combattant de la Guerre 39/45, en Indochine et en Algérie; prisonnier de guerre des japonnais en 1945, titulaire d'une citation de la Médaille Militaire et de la Légion d'Honneur, le PM LE PEUCH fut l'un dès tous premiers instructeurs de la Préparation Militaire Marine de Grenoble à l'ouverture du centre en 1971. (Source : PMM Grenoble)

    Bouchon-Gras 49

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    Vétéran du jour J et ambassadeur du Memorial Trust Britannique, Frank Baugh, titulaire de la Légion d'Honneur est décédé à l'âge de 98 ans, lundi 20 juin. Engagé auprès de l'Association des Vétérans de Normandie, il avait participé à la campagne de dons pour l'édification du Memorial. Frank Baugh, photographié lors de sa visite au Memorial, avait déclaré "qu'il était honoré de pouvoir aider "d'une certaine manière" à se souvenir des hommes et des femmes qui ne sont jamais rentrés chez eux". - Memorial trust Il avait assisté à son ouverture officielle, le 6 juin 2021 au National Memorial Arboretum, puis avait pu le visiter en octobre avec un petit groupe d'anciens combattants. Julie Verne, directrice du développement du Memorial Trust, le décrit comme "un homme chaleureux, calme et digne avec un beau sens de l'humour". En mémoire de Frank, le site du Memorial diffuse un film où il raconte son D-Day. Il y explique notamment, qu'ayant débarqué sur Sword Beach parmi les premiers de son unité, ils ont "été touchés par un obus assez lourd qui est arrivé à bâbord". Sept à huit d'entre eux furent grièvement blessés. (Source : La Manche Libre)

    Semmerade

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    Bonjour, je recherche d’où vient l’insigne sur le col de cette photo avec le numéro 3 ? Je ne retrouve pas cette forme de feuille avec la barre ailleurs. Normalement il y a une grenade ou une étoile  merci ! Photo

    Bouchon-Gras 49

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    Nous apprenons avec tristesse le décès soudain en service d’un Gendarme mobile de l’escadron 32/3 de Luçon en Guyane. Cet adjudant-chef de 50 ans, a succombé à une embolie pulmonaire le 19 juin alors qu’il était détaché en Guyane avec son unité. Mickaël Desbois était marié et père de trois enfants. (Source : la voix du gendarme)   L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances à la famille, aux proches et à ses frères d'armes.

    HernanF

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    L’escadron Normandie-Niemen fête ses 80 ans avec un Rafale C aux couleurs uniques pour marquer l’occasion.
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