Akkianite

Le couple Rafale-Meteor, un «game-changer»

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Bonjour,

Dans une interview accordée le 4 janvier à Air&Cosmos, le Général Éric Charpentier, commandant de la Brigade Aérienne de l'Aviation de Chasse, donne son point de vue sur la prochaine arrivée du missile Meteor, missile air-air de nouvelle génération (juillet 2016), au sein de l'aviation de chasse française : 

Il y dit que les capacités et aptitudes de combat de tout chasseur doivent être maintenues, malgré le fait que les opérations extérieures actuelles (Chammal et Barkhane) se révèlent «assez permissive» et peu dangereuses sur le plan aérien. Il précise que l'on a observé plusieurs contacts entre les chasses Russe et Américaines, «qui auraient pu déboucher sur une action de feu». Il est donc nécessaire de maintenir la supériorité aérienne des chasseurs français, même sur ces terrains.

D'après le Général, l'arrivée du Meteor devrait changer radicalement l'emploi des forces qui en seront dotées : «Les performances du Rafale/Meteor sont telles qu'il en deviendra un "game-changer" comme fut le Mirage2000/Mica en son temps». Les capacités du Meteor, dont la présence devra être redoutée sur chaque Rafale, devrait nous accorder une supériorité importante pour encore de nombreuses années. La très longue portée du missile nous permettra "d'entrer en premier" dans tous les combats aériens, et d'augmenter la capacité de destruction de cibles à heure valeur ajoutée, comme un AWACS, ou un ravitailleur. 

Toute l'interview ici : 

http://www.air-cosmos.com/le-couple-rafale-meteor-deviendra-un-game-changer-105357

Mais alors, qu'est-ce que le Meteor ?

Comme dit plus haut, le Meteor est un missile tout neuf, mis en service en juillet 2016 et dont le production générale revient à MBDA. Son principal avantage est de posséder une Zone d'Interception Assurée (ou NEZ, pour No Escape Zone) environ trois fois supérieure aux autres missiles air-air, et notamment au AIM-120. Cette NEZ de soixante kilomètres, permet une capacité de neutralisation initiale (au cours d'un combat), assez époustouflante, mais n'est que partie de la portée maximale de 100 kilomètres, ce qui en fait un des rares missiles BVRAAM (très longue portée). Le Meteor est propulsé par un statoréacteur, un moteur de fusée. La combustion de poudre au démarrage permet d'atteindre rapidement une vitesse suffisante pour utiliser la propulsion à propergol solide du statoréacteur. Le missile atteint ainsi une vitesse supérieure à Mach 4. La traque de sa cible est assurée par une liaison de données avec le tireur, puis la «phase finale» par un radar d'appoint. Il ne pèse pas moins de 185kg pour 3,6 mètres de long et 0,2 mètres de large. 

UnRafale, toutes versions confondues, devrait emporter jusqu'à deux missiles Meteor, soutenus par quatre MICA-EM (?) et deux MICA-IR (Infrarouge) pour les engagements de 50 kilomètres à 500 mètres, tout en disposant d'un tank de carburant de 1250 litres.

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Bonjour,

Un article très instructif ! :super:

Il y a 1 heure, Akkianite a dit :

Un Rafale, toutes versions confondues, devrait emporter jusqu'à deux missiles Meteor

Toutefois Il me semble que seuls les Rafale bénéficiant de la dernière évolution du standard F3 pourront utiliser les Meteor, et non pas toutes versions confondues. Mais les appareils étant mis systématiquement au dernier standard en date, le résultat est le même : tous nos Rafale seront prochainement aptes à emporter - et à tirer - des Meteor.

Il y a 1 heure, Akkianite a dit :

 soutenus par quatre MICA-EM (?) et deux MICA-IR (Infrarouge) 

Je ne sais pas si c'est bien cette question que tu te poses, mais "EM" signifie "électromagnétique". Le MICA-EM est un missile presque identique au MICA-IR, si ce n'est qu'il possède un autodirecteur électromagnétique actif (autodirecteur infrarouge pour le MICA-IR) et que son tir est annoncé par "Fox three" (contre "Fox two" pour des missiles à guidage IR); on dira alors "Fox three kill" lorsque le missile a atteint sa cible.

On peut aisément différencier les MICA-IR et EM :

mica-0003.jpg.43a93bbfe2f9ddf00cada95125b5bd6b.jpg

Pour le reste, difficile de dire si on verra un jour un Rafale tirer un Meteor sur cible réelle... Peut-être dans un prochain "wargame" du forum ? :)

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Bonjour,

Il y a 2 heures, Cne Caesar a dit :

Un article très instructif !

Merci beaucoup.

Il y a 2 heures, Cne Caesar a dit :

mais "EM" signifie "électromagnétique". Le MICA-EM

Ah, merci. J'y avais pensé mais écarté cette possibilité parcequ'il me semble que la "traque" devrait donc être moins précise, du fait de la passivité de l'électromagnétisme, que l'autodirection infrarouge. D'ailleurs, l'EM est plus effilé que l'IR. Pour rattraper son retard par rapport à celui-ci peut-être.

En revanche, je crois qu'il est impossible de "dégager" un missile à verrouillage électromagnétique.

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Il y a des contre mesures Électromagnétique (et autre) appelé leurres
Il y a plusieurs types = contre les missiles à guidage infra-rouge, guidage RADAR et guidage Électromagnétique. Ce type de guidage n'est pas nouveau et fut testé depuis assez longtemps maintenant.

Au Vietnam, ce furent les "Intruder" de l'aéronavale US qui utilisèrent ces contre mesure et missiles anti-radiation (RADAR) et les destructions des missiles anti-aérien "SAM" tirés contre ces mêmes "Intruder" dont c'étaient l'une des missions principales à savoir se faire détecter et détruire les SAM tirés contre eux ainsi que le RADAR qui téléguidés les "SAM" sur le premier parcours avant que le missile soit autonome avec son auto-directeur actif.

Il y a 8 heures, Akkianite a dit :

D'ailleurs, l'EM est plus effilé que l'IR. Pour rattraper son retard par rapport à celui-ci peut-être.

Que veut dire "éffilé" ? Les spectres d'émission des EM et IR (la courbe de réponse d'émission) n'ont jamais été communiqués dans la presse même spécialisée et pour cause car la parade en serait plus aisée.

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Il y a 12 heures, Akkianite a dit :

Le Meteor est propulsé par un statoréacteur, un moteur de fusée.

 

1° - Non. Une fusée est à propulsion solide (poudre) ou liquide (un Carburant avec un comburant). Voir les V2 (Allemand )  ou les missiles des arsenaux militaires.

2° - Le statoréacteur est tout autre chose. Un avion à volé en France avec ce type de propulsion, le LEDUC dans les années 60. C'est tout simplement une buse d'air avec une couronne à l'intérieur alimenté par du kérosène  par exemple. Le problème est que ce type de moteur appelé "Statoréacteur" est qu'il  lui faut une vitesse d'eau moins 600 km/h pour "démarrer" et prendre sa vitesse  et qu'il est apte aux grands nombres de Mach (2, 3 ou 4 fois la vitesse du son) et qu'il lui faut donc un  réacteur (pour un avion) ou un booster (à poudre) pour un missile pour les phases initiaux de vol.

3° - Le "Météor" est un missile à très longue portée effectivement avec pour mission probable de neutraliser les appareils porteurs de l'arme atomique comme, jadis, les missiles  montés sur les Grumman F-15 de l'US Navy pour le combat anti-bombardier Soviétique porteur de l'arme atomique à  longue distance qui pourrait s'en prendre à la flotte US.

1° - A cette fin, il est vraisemblablement équipé d'une "petite" tête nucléaire. En effet, une explosion atomique provoque une émission considérable de radiations (neutrons enter autre) qui détruisent les circuits transistorisés et donc les ordinateurs des avions. Cela permet de lutter contre plusieurs appareils simultanément. Ils sont neutralisés ainsi que les systèmes de mise à feu électronique des bombe nucléaires qu'ils portent.

C'est la raison pour laquelle les Soviétiques ont longtemps gardés les "tubes électroniques" (les lampes radio) dans leurs systèmes aéroportés , qui sont insensible aux radiations reçues (neutrons).

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Merci pour ces précisions supplémentaires, Janmary.

Je signale juste une petite erreur :

il y a 43 minutes, Janmary a dit :

3° - Le "Météor" est un missile à très longue portée effectivement avec pour mission probable de neutraliser les appareils porteurs de l'arme atomique comme, jadis, les missiles  montés sur les Grumman F-15 de l'US Navy pour le combat anti-bombardier Soviétique porteur de l'arme atomique à  longue distance qui pourrait s'en prendre à la flotte US.

Il s'agit plus vraisemblablement du Grumman F-14 "Tomcat" : le chasseur F-15 "Eagle" est construit par McDonnell Douglas (société rachetée par Boeing en 1997) et, comme il n'est pas navalisable, l'US Navy ne s'en est jamais dotée.

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Il y a 14 heures, Cne Caesar a dit :

Rafale bénéficiant de la dernière évolution du standard F3 pourront utiliser les Meteor, et non pas toutes versions

J'ai oublié de répondre à ça. Quand je parle de versions (j'emploie peut-être le mauvais terme), je parle des différents avions : Armée de l'Air, Aéronavale...

Il y a 2 heures, Janmary a dit :

Non. Une fusée est à propulsion solide (poudre) ou liquide (un Carburant avec un comburant)

Le METEOR utilise le propergol solide comme carburant, et l'air ambiant comme comburant.

Il y a 3 heures, Janmary a dit :

un booster (à poudre) pour un missile pour les phases initiaux de vol.

C'est la méthode utilisée par le Meteor.

Il y a 3 heures, Janmary a dit :

Que veut dire "éffilé"

Sur la photo de Cne Caesar, on voit que l'EM est plus aérodynamique que l'IR, ce qui lui confère sûrement une plus grande vitesse.

 

Il y a 3 heures, Janmary a dit :

Il y a des contre mesures Électromagnétique (et autre) appelé leurres
Il y a plusieurs types = contre les missiles à guidage infra-rouge, guidage RADAR et guidage Électromagnétique. Ce type de guidage n'est pas nouveau et fut testé depuis assez longtemps maintenant.

 

Les ECM (Electronic Counter-Measures), fonctionnent sur les missiles ? Ils me semblait que les paillettes, leurres, et brouillage ne fonctionnaient que sur le radar de l'avion tireur. Seul le "decoy" peut attirer le missile une fois que l'autodirecteur est activé (et que l'avion ne l'a pas semé). De plus, les "chaff" (paillettes) brouillent ne brouillent pas un missile, même EM, mais seulement l'avion.

Il y a 3 heures, Janmary a dit :

A cette fin, il est vraisemblablement équipé d'une "petite" tête

On ne risque pas une réaction en chaîne ?

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il y a 3 minutes, Akkianite a dit :

J'ai oublié de répondre à ça. Quand je parle de versions (j'emploie peut-être le mauvais terme), je parle des différents avions : Armée de l'Air, Aéronavale...

Oui, j'avais mal interprété le mot "version". On est d'accord là-dessus !

il y a 7 minutes, Akkianite a dit :

Les ECM (Electronic Counter-Measures), fonctionnent sur les missiles ? Ils me semblait que les paillettes, leurres, et brouillage ne fonctionnaient que sur le radar de l'avion tireur. Seul le "decoy" peut attirer le missile une fois que l'autodirecteur est activé (et que l'avion ne l'a pas semé). De plus, les "chaff" (paillettes) brouillent ne brouillent pas un missile, même EM, mais seulement l'avion.

Si, les chaffs permettent aussi d'échapper aux missiles EM. En fait, le nuage de paillettes est interprété par le missile comme un seul objet, plus imposant que la cible initiale et donc plus intéressant. 

Mais ça marche quand même moins bien que les "flares" (leurres infrarouges) pour les missiles IR. En général, la PK ("Probability of Kill") est plus élevée pour un missile EM que pour un IR.

 

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Les têtes explosives de beaucoup de missiles actuels se déclenchent non pas à l'impact mais à proximité de la cible, pour éviter de passer à un mètre de l'avion sans lui faire de dégâts.

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L'explosion est donc décidée via microprocesseur (qu'il est facile de leurrer). Je pensais qu'ils utilisaient un capteur de proximité, pour exploser uniquement à l'approche de la cible, pas du signal qu'elle émet.

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il y a 46 minutes, Akkianite a dit :

L'explosion est donc décidée via microprocesseur (qu'il est facile de leurrer). Je pensais qu'ils utilisaient un capteur de proximité, pour exploser uniquement à l'approche de la cible, pas du signal qu'elle émet.

Je n'ai pas compris la nuance : c'est bien un capteur de proximité qui déclenche l'explosion. Mais il n'est pas capable de faire la différence entre un avion et un nuage de paillettes.

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Il y a 22 heures, Cne Caesar a dit :

Grumman F-15 de l'US Navy

Oui, autant pour moi. Erreur d'écriture. Merci de l'avoir souligné.

 

Il y a 20 heures, Akkianite a dit :

Le METEOR utilise le propergol solide comme carburant, et l'air ambiant comme comburant.

C'est ce que j'ai expliqué. C'est un statoréacteur. Lisez bien ce que j'écris avant de commenter. Chaque mot est important. Merci.

 

Il y a 20 heures, Akkianite a dit :

On ne risque pas une réaction en chaîne ?

C'est une petite charge nucléaire qui explose bien entendu (de l'ordre de la kilo-tonne pour donner une idée).. Et les rayonnements de neutrons principalement font des dégâts considérables sur les circuits électronique solide (silicium, germanium, etc; donc transistorisés).

 

Il y a 20 heures, Akkianite a dit :

Sur la photo de Cne Caesar, on voit que l'EM est plus aérodynamique que l'IR, ce qui lui confère sûrement une plus grande vitesse.

Ce n'est pas le but essentiel. Il s'agit de conception de deux systèmes différents et donc de deux configurations physiques différente.

 

Il y a 20 heures, Cne Caesar a dit :

Les ECM (Electronic Counter-Measures), fonctionnent sur les missiles ?

Bien évidemment. Que le missile soit autoguidés, voir téléguidé.

 

Il y a 18 heures, Cne Caesar a dit :

Je n'ai pas compris la nuance : c'est bien un capteur de proximité qui déclenche l'explosion. Mais il n'est pas capable de faire la différence entre un avion et un nuage de paillettes.

Ce n'est pas un capteur. "Le capteur" de proximité en question est un RADAR fonctionnant par effet Doppler-Fizeau. Écoutez un train qui arrive en gare, passe la gare et s'éloigne. Les sons sont différents. C'est le principe de ce type de RADAR expérimenté et utilisés lors des tirs de V1 Allemands sur Londres en 1945;  Ces RADAR - miniaturisé,  un exploit pour l'époque qui a vu la naissance des circuits imprimés - étaient montés sur des obus -fusées  de DCA de 120 mm. Par la suite sur les obus de 127 mm de l'artillerie anti-aérienne de l'US Navy entre autre contre les avions kamikazé (prononcez ka-mi-ka-zé). Dès que l'obus s'éloigne de sa cible, ce RADAR  fait exploser l'obus.

Etc.Etc.

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Bonjour, 

Il y a 6 heures, Janmary a dit :

Lisez bien ce que j'écris avant de commenter. Chaque mot est important. Merci.

Je vous cite : «Non. Un moteur de fusée est à propulsion solide (poudre)». Le statoréacteur utilise du propergol solide et de la poudre. C'est donc bien un moteur de fusée (sauf si la différence se trouve ailleurs que dans le carburant).

Il y a 6 heures, Janmary a dit :

Dès que l'obus s'éloigne de sa cible, ce RADAR  fait exploser l'obus

S'éloigne ? Il faut donc attendre que l'obus se rapproche, puis commence sa phase descendante pour qu'il explose ?

 

D'où le leurre ! Merci.

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Merci pour ces précisions supplémentaires.

Je complète cette discussion sur les missiles avec un document que je trouve assez bien réalisé (source Wikipédia) :

Missile_homing.jpg.89ee13f3edfb9b73e0c67b7d80bc7080.jpg

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Bonjour,

Merci Caesar, mais je tiens à préciser que ce schéma illustre le mode de fonctionnement du radar semi-actif, et non du radar actif présent dans l'autoguideur du METEOR.

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il y a une heure, Akkianite a dit :

Merci Caesar, mais je tiens à préciser que ce schéma illustre le mode de fonctionnement du radar semi-actif, et non du radar actif présent dans l'autoguideur du METEOR.

Exactement ! Et d'ailleurs je n'ai pas prétendu le contraire. Mais le débat s'étant rapidement transformé en discussion autour des missiles en général et non plus centrée sur le Meteor (même si c'était le sujet initial, je l'admets), j'ai cru opportun d'apporter une illustration.

Mais merci de signaler la nuance pour ceux à qui ça aurait échappé !

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Bien sûr ! Mais comme tout le monde ne sait pas forcément où tu as trouvé le schéma, et que la légende ne précisait pas...

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J'ai indiqué "source Wikipédia" mais tu as raison, le lien direct sera plus pratique :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Guidage_de_missile 

Je précise aussi que l'article de Wikipédia explique en détails le fonctionnement du guidage (mais c'est à réserver aux plus matheux). C'est assez intéressant de voir comment les notions que l'on voit au lycée voire en post-bac sont réinvesties dans la vie quotidienne (celle des pilotes de chasse et des ingénieurs de l'armement).

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Il y a 2 heures, Cne Caesar a dit :

J'ai indiqué "source Wikipédia" mais tu as raison, le lien direct sera plus pratique :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Guidage_de_missile 

Je précise aussi que l'article de Wikipédia explique en détails le fonctionnement du guidage (mais c'est à réserver aux plus matheux). C'est assez intéressant de voir comment les notions que l'on voit au lycée voire en post-bac sont réinvesties dans la vie quotidienne (celle des pilotes de chasse et des ingénieurs de l'armement).

Très bon exercice de SI avec asservissement de la position et exo de physique mécanique avec un repère ''mouvant'' amour je prendrai le temps de refaire le raisonnement dimanche si j'ai le temps amour

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Il y a 17 heures, Akkianite a dit :

Je vous cite : «Non. Un moteur de fusée est à propulsion solide (poudre)». Le statoréacteur utilise du propergol solide et de la poudre. C'est donc bien un moteur de fusée (sauf si la différence se trouve ailleurs que dans le carburant).

J'ai écris =

1° - Non. Une fusée est à propulsion solide (poudre) ou liquide (un Carburant avec un comburant). Voir les V2 (Allemand )  ou les missiles des arsenaux militaires.

2° - Le statoréacteur est tout autre chose. Un avion à volé en France avec ce type de propulsion, le LEDUC dans les années 60. C'est tout simplement une buse d'air avec une couronne à l'intérieur alimenté par du kérosène  par exemple. Le problème est que ce type de moteur appelé "Statoréacteur" est qu'il  lui faut une vitesse d'eau moins 600 km/h pour "démarrer" et prendre sa vitesse  et qu'il est apte aux grands nombres de Mach (2, 3 ou 4 fois la vitesse du son) et qu'il lui faut donc un  réacteur (pour un avion) ou un booster (à poudre) pour un missile pour les phases initiaux de vol.

Le Statoréacteur utilise donc un carburant liquide (kérosène ou autre) et le comburant est l'air.

Un statoréacteur ne peut pas voler si il n'y a pas de comburant à savoir l'air, alors qu'une fusée amène son carburant (gaz-oil par exemple) et son comburant (acide nitrique par exemple) sur les anciennes fusées Française "Véronique"  et se déplace hors atmosphère. Les V2 allemandes utilisaient l’oxygène liquide et du méthanol + eau.

 

Il y a 17 heures, Akkianite a dit :

S'éloigne ? Il faut donc attendre que l'obus se rapproche, puis commence sa phase descendante pour qu'il explose ?

Oui. C'est le principe de l'effet Doppler-Fizeau. Tant que le RADAR constate qu'il approche de sa cible, il continue sa trajectoire et fait exploser la charge dès qu'il y a éloignement. L'explosion à ainsi lieu au plus proche.

Il à été créé une variante par la suite avec l'explosion de l'obus déterminé en fonction de la distance de l'objectif. Mais le principe de base est toujours d'actualité.

 

Le 07/01/2018 à 13:21, Akkianite a dit :

L'explosion est donc décidée via microprocesseur (qu'il est facile de leurrer). Je pensais qu'ils utilisaient un capteur de proximité, pour exploser uniquement à l'approche de la cible, pas du signal qu'elle émet.

J'aimerais savoir ce que vous appelez microprocesseur. En tant qu'ingénieur et concepteur d'ensemble électronique avec des microprocesseurs, je ne vois pas ce dernier se faire leurrer  au même titre que votre calculatrice !

Il y a la logique (binaire ou pas) câblée (les équations mathématiques sont immuables = à des entrées déterminées, les sorties sont déterminées) et la logique combinatoire et la logique floue se rapprochant de systèmes neuronaux.

La logique combinatoire utilise un microprocesseur qui répond aux sollicitations logiques en fonction de sa programmation (équations entrées - sorties). C'est une calculette ou calculatrice et c'est le cœur d'un ordinateur personnel (dit PC).

sauf que les l’électronique des missiles ne passent pas par la case décimale et utilisent intégralement les fonctions et équations Booléenne (du Mathématicien Boole).

Janmary

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Bonjour,

Il y a 8 heures, Janmary a dit :

Statoréacteur utilise donc un carburant liquide (kérosène ou autre) et le comburant est l'air.

Un statoréacteur ne peut pas voler si il n'y a pas de comburant à savoir l'air, alors qu'une fusée amène son carburant (gaz-oil par exemple) et son comburant (acide nitrique par exemple) sur les anciennes fusées Française "Véronique"  et se déplace hors atmosphère. Les V2 allemandes utilisaient l’oxygène liquide et du méthanol + eau.

 

D'accord, il y a eu méprise de ma part, désolé. Merci pour la précision.

Il y a 8 heures, Janmary a dit :

J'aimerais savoir ce que vous appelez microprocesseur. En tant qu'ingénieur et concepteur d'ensemble électronique avec des microprocesseurs

Soyez conscients qu'il y a certainement des noms (appellations) qui ont un sens très précis dans votre domaine, mais que je risque de ne pas être aussi précis, étant donné que je ne possède pas ces définitions précises.

Ce que je voulais dire, c'est que si le leurre envoie l'entrée "source de chaleur plus intéressante" au missile, il sera leurré. (Processeur)

Mais j'imagine, que si l'autodirecteur se contente de suivre l'objet initial et qu'un capteur indépendant envoie le courant électrique directement à l'amorce, il devrait être beaucoup plus difficile de le leurrer, non ?

Cette conception, trop simple pour être vraie, est due à ma non-connaissance du fonctionnement informatique. Pourriez-vous me préciser ?

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1° - Fusée (d’après le dictionnaire Français). Le dictionnaire aéronautique à une autre définition légèrement différente.

" Véhicule mu par un ou plusieurs moteurs à réaction (moteurs fusées) et pouvant se propulser hors de l'atmosphère".

Toutes ces définitions sont fondamentales dans toute les études scientifiques et techniques en particulier post- baccalauréat. Autant s'y habituer tout de suite.

D’où ma question sur "effilée" qui aurait du être "aérodynamique.

Fusée = qui vole hors de l’atmosphère terrestre. Sinon c'est un aéronef, un missile de croisière, un engin ou missile d'interception, etc. La littérature est précise sur ces sujets.

 

2° - L'étendue technique de votre question est considérable. Le processeur ou microprocesseur n'est en rien leurré puisque ce dernier exécute les instructions qui lui ont été programmé. C'est tout (et c'est beaucoup) pour lui. Comme dans votre calculatrice, ordinateur, etc.

Wikipedia = Microprocesseur. Un microprocesseur est un processeur dont tous les composants ont été suffisamment miniaturisés pour être regroupés dans un unique boitier. Fonctionnellement, le processeur est la partie d'un ordinateur qui exécute les instructions et traite les données des programmes.

Ce n'est pas faux mais ce n'est pas suffisant pour un électronicien. Mais, acceptons cette définition.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Microprocesseur

 

il y a 44 minutes, Akkianite a dit :

Ce que je voulais dire, c'est que si le leurre envoie l'entrée "source de chaleur plus intéressante" au missile, il sera leurré. (Processeur)

Mais j'imagine, que si l'autodirecteur se contente de suivre l'objet initial et qu'un capteur indépendant envoie le courant électrique directement à l'amorce, il devrait être beaucoup plus difficile de le leurrer, non ?

Si l'on parle de chaleur, l'autodirecteur est un système d'auto-poursuite infrarouge qui se dirige vers la source de chaleur la plus proche et / ou la plus intense (qui est fonction de la programmation de l'engin).

La mise à feu du missile infrarouge se fait par contact direct avec l'engin à détruire. Et pour cause, du fait, qu'il est difficile de quantifier la chaleur émise. Voir les séquences de combat aériens au Vietnam.

Les systèmes d’auto poursuite sont complexe comme tout système embarquée (terme aéronautique actuel). Il faut que le missile soit à une certaine distance de l'avion lanceur avant de détoner (et au Vietnam, nombres d'avions n'ont pas été détruits du faut que le lanceur du missile était encore trop prés du missile et que ce dernier n'a pas effectué sa mise à feu). Même problème avec les bombes qui sont pourvus pour le passage en basse altitude de frein aérodynamique.

Les premiers missiles infrarouge d'auto-poursuite était conçu pour le tir en poursuite dans la tuyère du réacteur de l'avion poursuivi. Puis directement sur la cellule de l'avion poursuivi. Et aux Malouines, tir de face sur l'avion à intercepter.

Tout est donc dans l’électronique de bord de l'appareil et du missile et de l'informatique de gestion du tir. En effet, l'avion ciblé peut effectuer des dérobements à 90 degrés pour ce situer hors du champs de l'autodirecteur infrarouge du missile tiré par exemple.

Il faut savoir qu'un circuit intégré aujourd'hui est composé de plusieurs millions de transistors et que la surface de ce CI n'est guerre plus grande que le gros ongle de votre doigt.

Il y a beaucoup encore à dire sur ce sujet entre autre sur le sidewinter américain qui est l’archétype des missiles infrarouge.Mais vous avez l'essentiel.

Cordialement.

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Le 07/01/2018 à 14:09, Cne Caesar a dit :

Je n'ai pas compris la nuance : c'est bien un capteur de proximité qui déclenche l'explosion. Mais il n'est pas capable de faire la différence entre un avion et un nuage de paillettes.

Si et non.

Les "paillettes" ou les nuages de bandelettes d'aluminium  qui furent utilisées des  l'origine des bombardements de la RAF sur l'Allemagne pour éviter aux bombardiers de se faire localiser par les RADARS Allemands doivent avoir une géométrie  (taille) capable de leurrer la fréquence propre aux RADARS qui cherche à les localiser. C'est la raison pour laquelle il est impératif de connaitre les fréquences des RADARS à brouiller pour employer des  leurres adaptés pour chaque fréquence émises et qui ne seront pas du tout adaptés aux autres fréquences émises. Les principes sont toujours les mêmes. La fréquence ou sa longueur d'onde qui est son inverse mathématique , F (fréquence)= 1/T (ou période) du RADAR à rendre "aveugle" est égale  à la demi-longueur de la bandelette).

L'équation mathématique est donnée dans divers ouvrages dont =

Le RADAR

1904 - 2004

Histoire d'un siècle d'innovations techniques et opérationnelles

Par Yves Blanchard (qui a travaillé dans de nombreuses firmes en tant qu'ingénieur et directeur sur ce sujet - Ouvrage complet sur la question que je recommande )

Édition Thalès - Ellipse

 

 

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