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Bouchon-Gras 49

Les médailles commémoratives française.

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Apparues sous le second Empire, les médailles commémoratives ont pour but de souligner la participation du militaire à un conflit.

En 1991 fut crée la médaille commémorative française où une ou plusieurs agrafes indiquent le ou les différents conflits, mettant fin ( ou en sommeil ) à la la création d' une nouvelle et supplémentaire médaille à chaque nouveau conflit.

 

La médaille de Sainte-Hélène a été créée sous le Second Empire, le . Elle est considérée comme la première « médaille commémorative » française.

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Avant cette date, la France ne possédait pas de médaille remise à tous les participants d'une campagne donnée. Pendant la guerre de Crimée, les médailles commémoratives britanniques pour la campagne de Crimée et l'expédition en mer Baltique furent attribuées aux militaires français, avec l'autorisation de l'empereur Napoléon III. Depuis lors, les différents régimes politiques de la France ont créé de nombreuses médailles commémoratives à l'occasion des expéditions militaires et des guerres de la fin du XIXe et du XXe siècle.

Création

Le 15 avril 1821, lors de son exil à Sainte-Hélène, Napoléon dicte un testament comportant trois parties. La troisième est un acte de reconnaissance à l'égard de ceux qui, de 1792 à 1815, avaient combattu « pour la gloire et l'indépendance de la France ». Dans ce but, il lègue la moitié de son patrimoine privé, qu'il estime alors à deux cents millions de francs.

Louis-Napoléon Bonaparte « voulant honorer par une disposition spéciale les militaires qui ont combattu sous les drapeaux de la France dans les grandes guerres de 1792 à 1815 »2, une médaille commémorative fut accordée à tous les survivants. Il appela cette nouvelle décoration « Médaille de Sainte-Hélène »3.

La médaille fut créée par décret le  ; c'est le sculpteur Désiré-Albert Barre qui la dessina et la réalisa.

À l'avers se trouve le profil de l'empereur Napoléon Ier, et au revers ce texte : « Campagnes de 1792 à 1815. À ses compagnons de gloire, sa dernière pensée, Ste Hélène 5 mai 1821 ».

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Elle était présentée dans une boîte de carton au couvercle recouvert d'un papier blanc glacé portant en relief l'Aigle impérial et l'inscription « Aux compagnons de gloire de Napoléon 1er - Décret du 12 août 1857 ».

Cette médaille de bronze est portée à la boutonnière, suspendue à un ruban vert et rouge à raies très étroites. En raison de la patine du bronze, elle est surnommée « la médaille en chocolat».

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On estime qu’environ quatre cent cinq mille soldats de la Grande Armée de Napoléon (Français, Belges, Polonais, Danois, Irlandais, etc.) en bénéficièrent.

La première distribution eut lieu le 15 août 1857. Ce jour-là, à treize heures, l'empereur Napoléon III remit lui-même la Médaille à Jérôme Bonaparte alors âgé de 75 ans. Les maréchaux Vaillant (ministre de la Guerre), Magnan, Pelissier, Baraguey d'Hilliers, l'amiral Hamelin (ministre de la Marine) sont parmi les tout premiers médaillés.

 

Médaille de Crimée

La médaille de Crimée est une médaille commémorative britannique, décernée par la reine Victoria, aux officiers, sous-officiers, soldats et marins de tous grades ayant participé à la guerre de Crimée du 14 septembre 1854 au 8 septembre 1855.

La reine Victoria, avait fait connaitre son intention dès le 2 décembre 1854, de créer une médaille commémorative pour la Guerre de Crimée. La médaille de Crimée est instituée le 29 janvier 1856. Le nom du récipiendaire était gravé sur la tranche ( comme c' est de tradition chez nos voisins Britanniques ), souvent avec indications du grade et unité d'appartenance.

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La France ne possédait pas à cette date de médaille commémorative de campagne. Aussi, la médaille de Crimée britannique, fut-elle reconnue par le gouvernement français par décret du 26 avril 1856. Elle a été attribuée à tous les militaires français ayant participé à cette campagne, et son port autorisé. Le nom du récipiendaire peut être gravé sur la tranche, souvent avec indications du grade et unité d'appartenance.

Agrafes françaises

Les militaires français firent réaliser des agrafes spécifiques à certains de leurs théâtres d'opérations, jugées non officielles, il s'agit des agrafes :

  • Kinburnn,
  • Malakof,
  • Mamelon vert,
  • Mer d'Azoff,
  • Ste Cécile,
  • Tchernaïa,
  • Traktir,

 

Médaille commémorative de la campagne d'Italie (1859)

La médaille commémorative de la campagne d'Italie de 1859 est une médaille accordée par l'empereur Napoléon III aux militaires français ayant participé à la campagne d'Italie (1859).

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C'est une médaille en argent portant la légende Campagne d'Italie 1859 et la liste des batailles livrées : Montebello, Palestro, Turbigo, Magenta, Marignan, Solférino.

La médaille fut accordée pour la première fois par Napoléon III directement sur le champ de bataille italien le 11 août 1859. Puis elle fut assignée à tous ces officiers et personnel de troupe qui eurent activement pris part au service de l'armée française pendant le début de la seconde guerre d'indépendance italienne. La médaille était accordée aux soldats français seulement, mais il survint des cas très rares pour lesquels elle fut remise à des soldats piémontais qui furent distingués pour mérites spéciaux envers l'armée française.

La médaille consiste en un disque d'argent avec le visage de Napoléon III tourné vers la gauche, entouré par une couronne de laurier. Sous le cou de l'empereur se trouve la signature du graveur « BARRE » (Albert Désiré Barre, 1818 – 1878). Au revers se trouve la légende « Campagne d'Italie » et dessous la date « 1859 » dans une bande circulaire, au centre de laquelle se trouvent le nom des batailles de 1859 : les batailles de Montebello, Palestro, Turbigo, Magenta, Marignan, Solférino,

 

Médaille commémorative de l'expédition de Chine (1860)

Napoléon III et le Royaume-Uni ont mené deux actions militaires en Chine durant la seconde guerre de l'opium pour ouvrir ce pays au commerce étranger. La première intervention, en 1857, aboutit à la prise de Canton et au traité de Tien-Tsin. La seconde, en 1860, s'acheva par le sac du palais d'été, à Pékin, et un nouveau traité imposa aux Chinois l'ouverture de onze ports au commerce.

C'est pour commémorer cette dernière intervention que fut créée la médaille commémorative de l'expédition de Chine, par un décret du .

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Le ruban est jaune avec l'inscription bleue en chinois du mot « Pékin » (京北).

À l'avers, au centre, l'effigie de Napoléon III couronné de lauriers et l'inscription « Napoléon III Empereur ». Au revers, les inscriptions des batailles de Ta-kou, Chang-Kia wan, Pa-li-kiao, Pe-king.

 

 

Médaille commémorative de l'expédition du Mexique

La médaille commémorative de l'expédition du Mexique 1862 a été instaurée par un décret du . Cette décoration fut accordée à tous ceux qui participèrent à l'opération entreprise par Napoléon III au Mexique, pour tenter d'y créer, en contrepoids des États-Unis, une nation d'inspiration européenne et mettre en place un souverain, Maximilien d'Autriche.

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Couleur ivoire avec une croix de Saint-André avec une bande rouge et une bande verte et en surimpression l'aigle aztèque tenant un serpent dans son bec et ses serres.

Le jeton réalisée par le sculpteur Barre, identique à celles d'Italie et de Chine, mais au revers les inscriptions des batailles de Cumbres, Cerro, Borrego, San-Lorenzo, Puebla, Mexico.

 

Médaille commémorative de l'expédition de Chine (1901)

La médaille commémorative de l'expédition de Chine (1901) récompensait les officiers, marins et soldats ayant pris part à l’expédition française de Chine contre les Boxers, en 1900 - 1901, ainsi que les Français qui, à titre civil, prirent part à la défense des légations de Pékin.

À la mi-mai 1900, un soulèvement s’étendant à toute la Chine du Nord menaça les intérêts des nations ayant établi des concessions (légations) dans les grandes villes et obtenu des territoires à bail dans l’empire de Chine. Cette hostilité contre ces puissances, fut principalement animé par une société secrète, nationaliste et xénophobe, appelée « le poing de la concorde et de la justice », d’où le nom anglais de « Boxers » donné à ses membres.

Pour secourir les légations de Pékin assiégées et mater la révolte dans les provinces, il fut décidé par huit états (Allemagne, Autriche, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie) de constituer une armée internationale de 150 000 hommes placés sous le commandement suprême du feld-maréchal allemand comte Alfred von Waldersee.

Le , les troupes Russes du corps expéditionnaire international pénétraient dans Pékin. Ce conflit, auquel 18 000 soldats français avaient participé, se terminait par des négociations aboutissant à la signature, le , d’un traité de paix avec la Chine.

L’Empereur d’Allemagne Guillaume II, proposa aux diverses puissances la création d’une médaille commémorative commune pour cette campagne de Chine, mais cette idée échoua par suite de l’opposition de la France et de la Grande-Bretagne.

Les huit nations participantes, à l’exception de l’Autriche, créèrent chacune leur propre médaille. Ainsi, ce fut par la loi du que la France institua la Médaille commémorative de Chine, attribuée à plus de 34 500 titulaires. Elle était décernée par le Président de la République, sur proposition des ministres de la Guerre, de la Marine et des Affaires Étrangères, et remise avec un diplôme.

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  • Ruban : Ce ruban, identique à celui de la Médaille commémorative du Tonkin, est jaune coupé par quatre raies verticales vertes de 4 mm.
  • Agrafe : Une agrafe de style oriental en argent ou métal argenté avec l’inscription : 1900 CHINE 1901.

 

Médaille commémorative du Maroc

La médaille commémorative du Maroc a été créée par la loi du 22 juillet 1909, en vue de récompenser les troupes qui, aux ordres du futur maréchal Louis Lyautey, furent engagées dans les opérations de pacification effectuées de 1907 au 30 mars 1912, date de la promulgation du traité de Fès.

Elle fut remise à 63 200 titulaires.

Remarque : les opérations effectuées en 1915, puis de 1925 à 1926 pour écraser dans le massif du Rif la révolte des tribus conduites par le chef nationaliste Abdelkrim El Khattabi, furent récompensées par l’attribution de la Médaille coloniale avec les agrafes « Maroc 1915 » et « Maroc 1925-1926 »

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Caractéristiques

Largeur de 36 mm.

  • Ruban : vert avec trois raies verticales blanches, de 7 mm pour la centrale et de 2 mm pour les latérales.
  • Agrafes : quatre agrafes en argent, de style oriental :
    • Casablanca décernée aux marins et soldats embarqués à destination de cette ville du 5 août 1907 au 15 juin 1909 ;
    • Oudjda décernée pour les opérations effectuées entre le 29 mars 1907 et le 1er janvier 1909 ;
    • Haut-Guir décernée pour les opérations effectuées entre le 6 mars et le 10 juin 1908 et celles menées du 15 août au 7 octobre 1908 ;
    • Maroc décernée pour les opérations postérieures à 1912.

Médaille : L'avers est analogue à la médaille commémorative de Syrie-Cilicie, œuvre du graveur Georges Lemaire. Au revers, sur le drapeau, sont rappelés les noms de Casablanca, Haut-Guir, Oudjda.

 

Médaille commémorative de la guerre 1870-1871

La médaille commémorative de la guerre 1870-1871 est une médaille créée par la loi du 9 novembre 1911 décernée aux combattants de la guerre de 1870-1871 qui justifiaient de leur présence sous les drapeaux, en France ou en Algérie, entre les mois de juillet 1870 et de février 1871 inclus.

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C'est une médaille en bronze, gravée par Georges Lemaire, dont l'avers représente le profil de Marianne casquée sous les traits de mademoiselle Fernande Dubois, artiste de l’Opéra-comique et le revers portant la légende « Aux défenseurs de la Patrie » et le millésime « 1870-1871 ». On en rencontre parfois des réalisations en bronze argenté.

Le ruban associe symboliquement le noir du deuil de la défaite et le vert de l'espérance du retour de l'Alsace-Lorraine à la France. Les engagés volontaires peuvent en outre porter sur le ruban une barrette argentée.

 

Médaille commémorative de la guerre 1914-1918

C'est dans l'esprit de récompenser tous les participants au conflit que pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs initiatives gouvernementales et parlementaires apparurent afin de créer « une marque tangible de participation à l'immense lutte », à côté « des décorations proprement dites, que tous les soldats n'ont pu acquérir ». Alexandre Millerand, ministre de la Guerre, déposa en ce sens un projet de loi dès septembre 1915. Mais il fallut attendre le projet de loi déposé le 11 juin 1919 par le gouvernement, adopté par la Chambre et le Sénat, pour que fut créée la Médaille Commémorative de 1914-1918 (loi du 23 juin 1920). Elle est accordée à tout militaire ou présent sous les drapeaux ou à bord des bâtiments entre le 2 août 1914 et 11 novembre 1918. Elle est également accordée aux civils ayant servi entre ces mêmes dates aux armées ou à l’intérieur.

Un concours monétaire avait été ouvert par le ministre de l'Instruction Publique et des beaux-arts aux nombreux graveurs de l’époque, et 73 maquettes ont été présentées au jury. C’est le modèle du graveur Pierre-Alexandre Morlon qui sera finalement adopté. L'événement eut un certain retentissement puisque L'Illustration, revue de grand prestige, illustra son article du 29 janvier 1921 des photos des six maquettes retenues.

Accordée par la loi du 23 juin 1920 dans une plus large mesure :

  • aux militaires et marins français et étrangers présents sous les drapeaux entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918 ;
  • aux infirmiers, infirmières, médecins, pharmaciens, et administrateurs ayant servi dans les informations sanitaires françaises, aux armées ou à l'intérieur, à titre bénévole, entre ces mêmes dates ;
  • aux personnes ayant servi, pendant la même période, dans les œuvres ci-dessous désignées, accréditées auprès du haut commandement français, à condition qu'elles aient rempli leurs fonctions au moins 6 mois dans la zone des armées :
    • œuvres diverses : foyers du soldat, cantines de gare, etc. ;
    • chevaliers de Colomb ;
    • Croix-Rouge américaine ;
    • sections sanitaires automobiles des Croix-Rouges française et étrangères aux armées françaises.

La médaille est également accordée :

  • aux dames françaises ou étrangères employées, pendant une période minimum de six mois, entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918, comme automobilistes, téléphonistes et secrétaires dans les formations organiques des armées ;
  • aux gardes civils, agents de police et, sapeurs-pompiers des villes bombardées, ayant rempli leurs fonctions au cours des bombardements ;
  • aux travailleurs coloniaux ayant été employés aux travaux de la Défense nationale en France ;
  • aux militaires français à l'étranger qui, n'ayant pu servir dans l'armée française, se sont enrôlés durant la guerre dans les armées alliées. Les étrangers doivent produire, à l'appui de leur demande, l'autorisation de leur gouvernement.

Une instruction du 20 janvier 1921 reprend dans le détail les nombreuses catégories possibles de postulants, y compris les étrangers. La barrette « Engagé volontaire » est réservée à ceux qui, dégagés de tous les services militaires ou non susceptibles d'appel dans les deux ans, se sont engagés au cours de la Grande Guerre.

Pour porter la médaille, aucune autorisation n'est nécessaire ; il suffit pour les intéressés de pouvoir justifier, au besoin, les droits acquis au port de la médaille par une pièce faisant ressortir leurs titres comme : le livret militaire, extrait de citation, titre de pension, carnet de notes, certificat ou ordre de service, etc.

Ceux qui ne possèdent aucune des pièces indiquées (soldat étrangers, civils, etc.) doivent faire une demande et l'adresser au cabinet du ministre de la Défense (bureau des décorations).

Instruction ministérielle Du 20 janvier 1921 relative à l’application de la loi du 23 juin 1920 instituant une médaille dite « Médaille commémorative française de la grande guerre ».

Article 2 : Les intéressés visés à l’article 1er ci-dessus pourront porter immédiatement le ruban en attendant la confection de la médaille. Ils devront justifier leurs droits au port de la médaille par une pièce militaire faisant ressortir leurs titres, livret militaire, extrait de citation, titre de pension, carnet de notes, certificat ou ordre de service, etc.

Il n'existe donc pas de diplôme officiel pour accompagner cette décoration (une pièce justifiant de la participation au conflit tenant lieu de diplôme) malgré cela l'on peut rencontrer plusieurs modèles de diplôme non officiel édité par diverses organismes (ex. : le journal des mutilés et combattants).

Les seules pièces officielles que l'on peut rencontrer sont des autorisations de port établies par le ministère de guerre ou par un régiment pour des soldats n'ayant plus leurs pièces justificatives, des soldats d'armées étrangères ou des civiles ayant participé au conflit (infirmières, secrétaires, etc.).

La quasi-totalité des soldats sous les drapeaux entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918 ont été décorés de cette médaille, qu'ils l'aient su ou non et que cela soit ou non marqué sur leur états de services militaire.

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Le ruban est coupé dans le sens de la longueur de onze raies blanches et rouge clair alternées : six blanches et cinq rouges.

La médaille est ronde, en bronze, d'un diamètre de 33 mm.

Sur l’envers, une effigie symbolique, un profil d’un relief jeune, énergique et grave représente la France casquée de la bourguignotte, (c'est-à-dire du casque utilisé pendant la guerre de 1914-1918), une minerve moderne, la main gauche tenant un glaive antique au-dessous de la garde en croix. Appuyé à la ligne d’épaule, un faisceau de branches de laurier qui montent pour mettre comme une discrète broderie de gloire sur le métal du casque. Ce sont également des feuilles de laurier mêlées à des feuilles de chêne qui, au sommet, joignent la médaille à la bélière qui doit recevoir le ruban.

Au revers, l'inscription « République Française » entoure les mots : « Grande Guerre 1914-1918 ».

 

Médaille commémorative d'Orient

Ce sont les unités de l’Armée d’Orient (1916-1918) qui, aux ordres du général d’armée Louis Franchet d'Espèrey, provoquèrent en septembre 1918 l’effondrement du front germano-bulgare, la défaite de la Bulgarie, reconquirent la Serbie et la Roumanie, puis envahirent l’Autriche-Hongrie.

Et c'est pour commémorer cette expédition que le député Girod demanda l'attribution de la médaille coloniale avec barrettes spécifiques et que les députés Bureau et Dariac demandèrent la création d'une médaille commémorative d'Orient datée du 26 juin 1917.

Le gouvernement français refusa la première formule qui détourne la médaille Coloniale de son but initial et rejeta également la création d'une nouvelle décoration particulière. Cependant, la venue de la médaille commémorative de la Grande Guerre (1920) et de la médaille de la Victoire (1922) qui couvrent tous les théâtres d'opérations d'un même conflit mondial relancent le débat.

La loi du 15 juin 1926 institue la médaille commémorative d'Orient et des Dardanelles destinée à tout personnel, militaire ou civil ayant fait partie des unités du corps expéditionnaire franco-britannique des Dardanelles, placé sous les ordres du général anglais Ian Hamilron.

Et, le 8 juillet de la même année, un décret définissait les caractéristiques de son ruban. Elle récompense le personnel militaire et civil embarqué avant le 11 novembre 1918 et relevant du corps expéditionnaire des Dardanelles ou de l'armée française d'Orient et les marins de ces expéditions.

La médaille commémorative d’Orient récompense, sans condition de durée de séjour :

  • les personnels militaires et civils qui ont été embarqués :
    • entre le 22 février et le 4 octobre 1915 inclus, à destination du corps expéditionnaire d’Orient ;
    • entre le 3 octobre 1915 et le 10 août 1916 inclus, à destination de l’armée d’Orient ;
    • entre le 11 août 1916 et le 11 novembre 1918, à destination de l’armée française d’Orient y compris les formations françaises stationnées à Mytilène, à Corfou, ainsi que les missions militaires et éléments français détachés auprès des armées britannique, italienne, russe, serbe, hellénique et du contingent albanais ;
    • entre le 28 octobre et le 11 novembre inclus, à destination de l’armée du Danube ;
    • entre le 5 février 1915 et le 11 novembre 1918 inclus, à destination des troupes françaises du Levant.
  • les personnels français ayant fait partie de l’état-major du commandement en chef des armées alliées d’Orient, entre le 11 août 1916 et le 11 novembre 1918 inclus.
  • les personnels des missions militaires françaises en Égypte, y compris la base de Suez et les éléments détachés au Hedjaz.
  • les personnels des détachements français de Palestine et de Palestine-Syrie, de la légion d’Orient et de la base de Port-Saïd.
  • les marins ayant participé, à l’Est du 21e degré de longitude, à des opérations sur mer ou sur terre se rattachant à celles effectuées par l’armée d’Orient.

Nul ne peut prétendre au port de cette médaille s’il a été l’objet d’une condamnation, sans sursis, au cours de la campagne, pour faits qualifiés « crimes » par le code de justice militaire ou maritime. La médaille est attribuée sans diplôme ; un certificat, délivré sur la demande des ayants droit ou de leur famille, en tient lieu. Les demandes d’attestations autorisant le port de cette médaille se font auprès du bureau des décorations au ministère de la Défense.

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 Ruban bleu clair avec trois raies verticales jaunes de 7 mm au centre et 2 mm sur les côtés. La raie centrale étant la plus large.

Médaille 

De modèle identique à la médaille commémorative du Maroc et créée par la loi du 22 juillet 1909. Concernant les opérations de pacification menées dans le pays entre 1907 et 1909. Due au même graveur que la Médaille du Maroc Georges Lemaire, elle est en bronze au lieu d'argent.

La gravure représente l'effigie d'une « République guerrière » coiffée d'un casque où sont fixées des feuilles de chêne avec les mots « République française » et la signature de l'artiste. Cette avers est identique à la médaille commémorative des Dardanelles.

Au revers, une composition associe les symboliques de l'armée de terre et de mer (fusil, hallebarde, drapeaux), ainsi que les dates « 1915-1918 ».

Les modèles peuvent sur l'un des deux drapeaux porter l'inscription « Honneur et Patrie – 1915-1918 ».

Bélière 

En bronze, formée de deux palmes et d'un croissant.

Certaines médailles possèdent sur le ruban une agrafe en métal doré de forme orientale avec l'inscription « Dardanelles ». Il s'agit là d'élément de fabrication privée et non réglementaire.

La médaille e se porte après la médaille commémorative de la guerre 1914-1918 et avant médaille commémorative de Syrie-Cilicie .

Les deux rubans peuvent être portés par les récipiendaires (Orient et Dardanelles). Cette décoration n'exclut pas le port de la médaille commémorative de la Grande Guerre et de la médaille de la Victoire.

 

Médaille commémorative des Dardanelles

La campagne des Dardanelles est entreprise par Churchill pour obliger l'empire Ottoman, allié aux Allemands à ouvrir le détroit des Dardanelles, afin de rétablir la liaison avec la Russie et assurer définitivement la sécurité du canal de Suez.

Après un débarquement dans des conditions difficiles dans la presqu’île de Gallipoli, le corps expéditionnaire des Dardanelles, 80 000 hommes (4 divisions britanniques et 1 division française - celle du Général D'Amade) aidés des forces navales a combattu du 26 avril au 20 décembre 1915 les troupes turques appuyées par des Allemands.

La demande des députés Bureau et Dariac de création d'une médaille commémorative date de juin 1917.

Les conditions climatiques difficiles, lourdes pertes (combats et maladies tropicales, enfer de Gallipoli, enfer de Salonique), faisaient similitudes avec les expéditions coloniales. Le député Girod demande l'attribution de la Médaille Coloniale avec barrettes spécifiques. Les députés Bureau et Dariac exigent la création le 26 juin 1917 de la Médaille d'Orient.

Le gouvernement français refuse la première formule qui détourne la Médaille Coloniale de son but initial. Rejet également de la création d'une nouvelle décoration particulière. Cependant la venue de la Médaille Commémorative de la Grande Guerre (1920) et de la Médaille de la Victoire (1922) qui couvrent tous les théâtres d'opérations d'un même conflit mondial relancent le débat.

La loi du 15 juin 1926 institue la médaille commémorative d'Orient et des Dardanelles destinée à tout personnel, militaire ou civil ayant fait partie des unités du Corps Expéditionnaire Franco-Britannique des Dardanelles, placé sous les ordres du général anglais Ian Hamilton.

Le 8 juillet de la même année, un décret définissait les caractéristiques de son ruban. Elle récompense le personnel militaire et civil embarqué avant le 11 novembre 1918 et relevant du corps expéditionnaire des Dardanelles ou de l'armée française d'Orient et les marins de ces expéditions.

La médaille commémorative des Dardanelles récompense, sans condition de durée de séjour :

  • les personnels militaires des états-majors, corps et services, ainsi que le personnel civil relevant directement desdits corps et services, qui, après avoir été embarqués entre le 22 février 1915 et le 5 janvier 1916 inclus, à destination du corps expéditionnaire d’Orient ou des Dardanelles, ont pris une part effective aux opérations des Dardanelles (tentative de forcement des Dardanelles, affaires de Kumkale, Sedd-Ul-Bahr, Krithia, etc.).
  • les marins ayant pris part à l’expédition des Dardanelles.

Nul ne peut prétendre au port de cette médaille s’il a été l’objet d’une condamnation, sans sursis, au cours de la campagne, pour faits qualifiés « crimes » par le code de justice militaire ou maritime.

La médaille est attribuée sans diplôme ; un certificat, délivré sur la demande des ayants droit ou de leur famille, en tient lieu. Les demandes d’attestations autorisant le port de cette médaille se font auprès du bureau des décorations au ministère de la Défense.

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Le ruban de 36 mm se compose de onze raies blanches et vert foncé (six blanches/cinq vertes). Identique à la médaille commémorative de la Grande Guerre en utilisant du vert à la place du rouge.

Médaille

De modèle identique à la médaille commémorative du Maroc et créée par la loi du 22 juillet 1909. Concernant les opérations de pacification menées dans le pays entre 1907 et 1909. Due au même graveur que la médaille du Maroc Georges Lemaire, elle est en bronze au lieu d'argent.

La gravure représente l'effigie d'une « République guerrière » coiffée d'un casque ou sont fixées des feuilles de chêne avec les mots « République française » et la signature de l'artiste. Cette avers est identique à la médaille commémorative orient. Au revers, une composition associe les symboliques de l'armée de terre et de mer (fusil, hallebarde, drapeaux), ainsi que les dates « 1915-1918 ».

Les modèles peuvent sur l'un des deux drapeaux porter l'inscription : « Honneur et Patrie – 1915-1918 ».

Bélière

En bronze, formée de deux palmes et d'un croissant.

Certaines médailles possèdent sur le ruban une agrafe en métal doré de forme orientale avec l'inscription « Dardanelles ». Il s'agit là d'élément de fabrication privée et non réglementaire.

 

Médaille interalliée 1914-1918

Cette médaille interalliée commémorative de la Première Guerre mondiale, dite « Médaille de la Victoire » a été créée par la loi du 20 juillet 1922.

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Sont concernés par cette décoration tous les militaires ayant servi trois mois – consécutifs ou non – entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918 dans la zone des armées, les infirmières et infirmiers civils, les étrangers (civils ou militaires) ayant servi directement sous les ordres du commandement français, les maréchaux et généraux ayant eu un commandement pendant trois mois au moins, les prisonniers de guerre ainsi que les Alsaciens-Lorrains engagés volontaires qui ont appartenu pendant une durée quelconque à une unité combattante et à ceux qui peuvent justifier avoir déserté les rangs allemands. L'article 10 de la loi de 1920 précise que : Le droit de la médaille est également acquis aux militaires qui ont été tués à l’ennemi ou qui sont morts des suites de blessure de guerre (…) et à ceux qui sont morts de maladies ou blessures contractées en service.

Cette décoration est due au maréchal Foch, commandant en chef des troupes alliées à la fin de la guerre, qui avait proposé la création d’une médaille commémorative commune à toutes les Nations belligérantes alliées. Gravée librement par chaque nation, cette décoration devait toutefois représenter à l’avers une victoire ailée1 et sur le revers l’inscription traduite dans la langue du pays « La Grande Guerre pour la Civilisation » sur un module en bronze d'un diamètre de 36 mm. Le ruban, identique pour toutes les puissances, figurait deux arcs-en-ciel juxtaposés par le rouge avec, sur chaque bord, un filet blanc.

 

Médaille commémorative de Syrie-Cilicie

Elle a été créée à la suite de la prise d’Aintab le 9 février 1921 aux Turcs. Le général de Castelnau proposa à la Chambre des députés la création d’une médaille commémorative. Elle sera instituée par la loi du 18 juillet 1922. Son attribution, très sélective, ne se fera que pour des participations aux combats énumérés par une longue suite de décrets (24 au total), pour la période de 1922 à 1939.

La médaille coloniale n’a jamais été décernée pour la campagne du Levant. Seule la médaille d'outre-mer sera attribuée avec l’agrafe vermeil « Liban », et ce pour les opérations menées sur ce territoire à compter de 1979.

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La médaille est en bronze du module de 30 mm. D’un modèle analogue à la médaille du Maroc, elle porte à l’avers l’effigie de la République, œuvre du graveur Georges Lemaire, et au revers les attributs militaires rappelant la collaboration des troupes de la guerre et de la marine avec, en exergue le mot « Levant » et sur les drapeaux « Honneur et patrie » et « Syrie-Cilicie ». La médaille est suspendue à un ruban par une bélière en forme de croissant. Le ruban est blanc avec de petites rayures horizontales bleues de 3 mm de hauteur. Une agrafe de style oriental vient s’y fixer et porte la mention « LEVANT ».

La fabrication est exclusivement réservée à la monnaie de Paris. Il existe toutefois une variante d’un diamètre de 36 mm réalisée par la maison Arthus-Bertrand.

Après les dramatiques évènements du Levant qui se sont déroulés au cours de l’année 1941, une nouvelle agrafe « LEVANT 1941 » sera créée.

 

Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945

La médaille commémorative française de la guerre 1939-1945 a été créé par le décret n°46-1217 du 21 mai 1946. Comme la médaille de la Grande Guerre, cette décoration voulait conserver la marque de la participation active durant la Seconde Guerre mondiale. Elle est attribuée à tous les combattants français et étranger appartenant à une nation en guerre contre les pays de l'Axe.

Un décret du 2 août 1949 a étendu son attribution aux personnels de la Défense passive.

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Caractéristiques

  • Insigne : la médaille a une forme hexagonale où sur l'avers, on trouve un coq au ailes déployées, debout devant une croix de Lorraine (symbole du gaullisme) et dressé sur une chaîne brisée. Au revers sont gravés les mots « République française » et « Guerre 1939-1945 ».
  • Ruban :bleu clair bordé aux extrémités par une bande verte bordée par de bandes de rouge. Sur la ligne verticale médiane du ruban se trouve une suite de V rouge pour symboliser la victoire. Il comporte divers barrettes.

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Le ruban peut comporter un certain nombre de barrettes.

On peut y mettre 12 agrafes différentes selon les phases de la campagne :

  • « France » pour les opérations entre le 3 septembre 1939 et le 25 juin 1940 ;
  • « Norvège » pour les opérations entre le 12 avril 1940 et le 17 juin 1940 ;
  • « Afrique » pour les opérations entre le 25 juin 1940 et le 13 mai 1943 ;
  • « Libération » pour les opérations en Corse et de la Campagne de France entre le 25 juin 1940 et le 8 mai 1945 ;
  • « Allemagne » pour les opérations entre le 14 septembre 1944 et le 8 mai 1945 ;
  • « Extrême-Orient » (y compris océans Indien et Pacifique) pour les opérations entre le 7 décembre 1941 et le 15 août 1945 ;
  • « Grande-Bretagne » pour les opérations entre le 25 juin 1940 et le 8 mai 1945 ;
  • « URSS » pour les opérations de l’escadrille Normandie-Niémen entre le 28 novembre 1942 et le 8 mai 1945;
  • « Atlantique » pour les opérations maritimes effectuées dans cet océan;
  • « Méditerranée » pour les opérations maritimes effectuées dans cette mer;
  • « Manche » pour les opérations maritimes effectuées dans cette mer;
  • « Mer du Nord » pour les opérations maritimes effectuées dans cette mer.

À noter que la barrette Italie a été supprimée depuis la création en 1953 de la médaille commémorative de la campagne d'Italie.

En plus de ces barrettes, il existe une barrette par année afin de commémorer des événements s'étant déroulés en dehors des dates et lieux ci-dessus ainsi que les barrettes « Engagé volontaire » et « Défense passive ».

 

Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre

Date d'instauration : 4 avril 1946.

Elle fut proposée par le général de Larminat afin de commémorer les services rendus par les militaires et les civils, français et étrangers, qui ont contracté un engagement dans les Forces françaises libres (FFL) avant le 1er août 1943.

C'était la récompense « des humbles, des petits qui ont obscurément servi et soutenus la flamme intérieure de la Résistance française ».

Elle est décernée à toutes les personnes reconnues comme « Français libre » pour avoir souscrit un engagement dans les FFL entre le 18 juin 1940 et le 1er août 1943, ou pour avoir servi dans des territoires ayant rallié la cause des FFL.

On compte environ 42 000 titulaires.

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La médaille est en métal argenté, en forme de croix de Lorraine. À l'avers, on peut y voir la mention « FRANCE LIBRE » tandis qu'au revers, on trouve les dates du 18 juin 1940 et du 8 mai 1945. Le ruban - à l'anglaise - de cette décoration est « bleu de France » coupé de rayures obliques rouges.

 

Médaille de la France libérée

La médaille de la France libérée est une décoration française créée par les décrets du 12 septembre et du 7 octobre 1947.

Cette décoration fut dans un premier temps appelée « médaille de la Reconnaissance de la France libérée ». Elle prit son nom définitif avec le décret du 16 juin 1948. Elle fut établie afin de récompenser les citoyens français ou étrangers ayant apporté une contribution notable à la libération de la France. Elle était attribuée par le ministère de la Défense et des anciens combattants, lequel délivrait un diplôme. Après avoir été décernée à 13 469 personnes françaises et étrangères, elle n’est plus attribuée depuis le 7 juillet 1957.

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Le ruban est composé de deux arcs-en-ciel avec violet au centre et rouge sur les bords. L'insigne représente sur son avers la carte de la France marquée de l'année 1944 avec sur son pourtour une chaîne brisée au nord-ouest et au sud-est (représentants les deux débarquements). Au revers figure un faisceau de licteur coiffé d'un bonnet phrygien encadré des lettres RF, il est inscrit « LA FRANCE A SES LIBÉRATEURS » sur le pourtour.

Médaille commémorative de la campagne d'Indochine

La médaille commémorative de la campagne d'Indochine a été créé par le décret n°53-722 du 1er août 1953. Elle est destinée à récompenser tous les militaires français qui ont participé pendant au moins 90 jours à la campagne d'Indochine entre le 16 août 1945 et le 11 août 1954.

Le personnel civil navigant qui a assuré le transports des troupes peut aussi prétendre à cette décoration.

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  • Médaille: D'un module de 36 mmn, elle comporte sur l'avers un naja à sept têtes qui supporte un cartouche portant l'inscription « Indochine » sur lequel repose un éléphant tricéphale avec en exergue l'inscription "république française". Sur le revers, on trouve l'inscription « Corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient » entouré par une couronne de feuilles de chênes et de laurier. La bélière de cette décoration est formé par un dragon qui se tord.
  • Ruban : De 38 mm de large, le ruban est composé de sept bandes verticales jaunes et vertes.

 

Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre

La médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre a été créé par le décret n°58-241 le 11 janvier 1958. Elle vient remplacer la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord qui avait été créé le 12 octobre 1956 par le décret n°56-10322. Alors que la première était ouverte aux seuls territoires d'Afrique du Nord, la seconde permet d'entendre l'attribution aux territoires définis par arrêté.

Il faut avoir participé pendant au moins 90 jours sous l'uniforme français aux opérations de sécurité et de maintien de l'ordre qui se sont déroulées dans au moins l'une des régions suivantes :

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  • Ruban : Rayé verticalement de trois couleurs, bleu au centre, entouré de bandes rouges et blanches et liseré rouge sur l'extérieur.
  • Médaille : Sur l'avers, gravure de Georges Lemaire, face représentant l'effigie de la République coiffée d'un casque, cerclée des mots : « République française » (la face est identique à celle de la médaille d'Outre-Mer). Sur le revers, inscription de « Médaille commémorative opérations de sécurité et maintien de l'ordre », entouré d'une couronne de chêne et d'olivier.
  • Agrafe : Le ruban peut recevoir cinq agrafes en bronze portant l'inscription du territoire où s'est déroulée les opérations : Tunisie, Maroc, Algérie, Sahara et Mauritanie.

 

Médaille commémorative française

Cette récompense est destinée à distinguer les personnes civiles et militaires qui ont participé à des missions menées hors du territoire national français à compter du 1er mars 1991. Elle fut créée par décret à l’initiative du ministre de la défense François Léotard.

Elle n'implique pas de faits de guerres individuels ou collectifs et peut être décernée aux forces de présence.

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La médaille est ronde de 30 mm, l'avers présente l'effigie de la République tandis que le revers présente l'inscription « Médaille commémorative française ».

Le ruban présente quatre raies rouges en alternance avec trois bandes bleues (de 5 mm chacune). On peut noter aussi la présence d'un liseré vert sur la tranche latérale du ruban.

On peut y mettre dix agrafes :

Elle peut être décernée, aux étrangers militaires et civils ayant servi sous commandement français et sous réserve de l’agrément de leur propre gouvernement.

 

( Source : Wikipédia )

 

COMPLÉMENT :

Rappelons que l' on peut observer des étoiles rouge sur les rubans des médailles commémoratives, elles indiquent une ou plusieurs blessures ( suivant le nombre d' étoile ) comme cela était prévu avant que l' insigne des blessés devienne médaille des blessés ( voir : http://www.forum-militaire.fr/topic/4238-médaille-des-blessés/  )

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J' ai omis :32_(21):la médaille commémorative de la campagne d' Italie pour 1943-44.

Médaille commémorative de la campagne d'Italie (1943-1944)

La médaille commémorative de la campagne d'Italie a été créée par la loi no 53-273 du 1er avril 1953. Cette décoration vise à rappeler la résurrection de l'armée française durant la première campagne continentale pour la libération de l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale lors de la campagne d'Italie. Elle est décernée à tous les membres du corps expéditionnaire français en Italie pour les opérations du 1er décembre 1943 au 25 juillet 1944 sans condition de durée2. Sa création entraina la suppression de l'agrafe "Italie" sur la médaille commémorative française de la guerre 1939-1945.

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La médaille est en bronze argenté d'un module de 36 mm. L'avers comporte un coq gaulois de profil se tenant devant un soleil rayonnant et entouré par une couronne de laurier. L'inscription sur l'avers est : « Corps expéditionnaire français d'Italie - 1943-1944 ». Le revers comporte l'inscription : « République Française, CEF ».

Le ruban est une succession de 7 bandes rouges entre 6 bandes blanches rappelant ( voir le sujet plus haut ) ainsi le ruban de la campagne d'Italie de 1859 sous le Second Empire

 

( Source : Wikipédia )

 

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    • Par Bouchon-Gras 49
      Aujourd'hui je vous propose d'aborder une décoration civile mais qui peut être attribué à des militaires à titre militaire ou civil ( engagement avec des responsabilités, dans un club ou depuis 2013 dans une association ).

      La médaille de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif instaurée par le décret no 69-942 du 14 octobre 1969 — sous le nom de médaille de la jeunesse et des sports — en remplacement de l'ordre du Mérite sportif et de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports (1956-1969), est destinée à récompenser les personnes qui se sont distinguées d'une manière particulièrement honorable au service de l'éducation physique, des sports, des mouvements de jeunesse, des activités socio-éducatives, des centres de vacances et de loisirs, des œuvres de plein air, des associations et de toutes les activités s'y rattachant.
      Un peu d' histoire :
      L'ORDRE DU MÉRITE SPORTIF :
      L’ordre du Mérite sportif est créé par décret, le 6 juillet 1956, le même jour que la Médaille d’honneur de la Jeunesse et des Sports. Ces deux distinctions se substituent, à compter de cette date, à la Médaille de l’éducation physique et des sports créée en 1946 en remplacement de la Médaille d’honneur de l’éducation physique et des Sports de 1929.

      Lors de la constitution de l’ordre, les titulaires de la Médaille de l’éducation physique et des sports sont reclassés de la manière suivante :
      les titulaires de l’échelon bronze deviennent titulaires de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports ; les titulaires de l’échelon argent deviennent chevaliers du mérite sportif ; les titulaires de l’échelon or deviennent officiers du mérite sportif. Cet ordre est administré par le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports puis par le secrétaire d’État aux sports assisté par un conseil de l’ordre. Le décret du 3 décembre 1963, portant création de l'ordre national du Mérite, supprime l’Ordre du mérite sportif.

      La médaille de la jeunesse et des sports est décernée aux personnes justifiant des conditions d'ancienneté suivantes : 8 ans de service pour obtenir la médaille de bronze, 12 ans de service pour la médaille d'argent et 20 ans de service pour la médaille d'or.

      Le décret n° 2013-1191 du 18 décembre 2013 remplace les termes et de la vie associative par et de l'engagement associatif dans le titre de la médaille et modifie les conditions d'ancienneté pour l'attribution des différents échelons :

      Médaille de bronze : 6 ans de service  ; Médaille d'argent : 10 ans de service  ; Médaille d'or : 15 ans de service. Par décret du 18 décembre 2013, le bénéfice de la Médaille de la Jeunesse et des Sports, qui existait depuis 1969, est élargi à la valorisation de tout engagement bénévole en faveur de l’intérêt général.
      Intitulée dorénavant Médaille de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement Associatif, elle ouvre la possibilité de récompenser le travail remarquable et trop souvent sous-estimé de ces nombreux bénévoles engagés dans les associations partenaires de nos politiques publiques.

      A la différence de l'ancienne " médaille de la jeunesse et des sports ", la médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif comporte au revers un cartouche permettant éventuellement de graver le nom du récipiendaire.
       
      Ressentie par les bénéficiaires comme étant une réelle reconnaissance de leur mérite et un encouragement à poursuivre leur engagement, cette distinction honorifique est un geste fort de l’Etat en faveur d’une mobilisation exemplaire pour le mieux vivre ensemble.
      Une attention particulière est portée à la valorisation de l’engagement des femmes, avec comme objectif de tendre vers la parité dans les deux promotions annuelles de médaillés.

      La médaille de la jeunesse et des sports est attribuée chaque année à l'occasion des promotions du 1er janvier et du 14 juillet. Les dossiers de demandes de médailles de bronze sont traités par les comités régionaux ou départementaux de la Fédération française des Médaillés de la Jeunesse, des Sports et de l'Engagement Associatif (FFMJSEA), les médailles étant attribuées par la préfecture de la région ou du département. Pour les médailles d'argent et d'or ces mêmes comités instruisent les dossiers concomitamment avec la direction régionale ou la direction départementale correspondante qui les transmet au ministère de la Jeunesse et des Sports pour attribution des médailles.

      Insigne de boutonnière pour vestons civil et Dixmudes pour uniformes.
       
      ( Source : Wikipédia / ddsc.Paris.gouv.fr )
      https://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do;jsessionid=DD8E668DA112653CA4FCAEDEF4445E7C.tplgfr32s_1?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104649&ordre=null&nature=null&g=ls
       
    • Par Bouchon-Gras 49
      Décoration très couru chez nos camarades volants, la médaille de l' aéronautique.

      Le ministère de l'Air reprend le projet non abouti en 1939, d'un ordre du mérite aérien français pour récompenser le personnel militaire et civil, navigant et non navigant. C'est ainsi que, peu de temps avant la fin du second conflit mondial, le décret du 14 février 1945 permit la création de la médaille de l’Aéronautique, dont l’attribution est contrôlée par un conseil.
      Ce conseil était alors, présidé par un membre du cabinet du secrétaire d'État aux Forces armées (air), et comprenait :
      le chef d'état-major général des forces armées (air) ; le directeur du corps du contrôle de l'administration de l'aéronautique ; le directeur technique et industriel au secrétariat d'État aux forces armées (air) ; un membre nommé par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme pour représenter ce département ; un représentant des compagnies de navigation aérienne nommé pour deux ans par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme ; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique et nommée pour deux ans par arrêté du secrétaire d'État aux forces armées (air). En cas d'empêchement, un membre ès qualités est remplacé par l'intérimaire ; tout autre membre, par une personnalité désignée par l'arrêté nommant le titulaire.
      Le conseil a, en outre, compétence pour proposer le retrait de la décoration et des prérogatives y attachées, à l'encontre d'un membre de l'ordre ayant failli gravement à l'honneur.
      En 1949, le décret cité précédemment a été abrogé par le décret du 16 mai 1949. Il a été modifié par le décret 2015-582 du 28 mai 2015 pour permettre l'attribution exceptionnelle aux "personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées".

      Pour toute proposition faite au titre de la valeur professionnelle des personnels civils et militaires, des conditions d’âge et d’ancienneté de services, respectivement 35 ans et 15 ans, sont exigées des candidats pour faire l’objet d’une proposition à titre normal.
      Pour toute proposition faite au titre des mérites acquis dans le développement des activités aéronautiques, les conditions d’âge et d’ancienneté pour les propositions à titre normal sont fixées respectivement à 40 et 20 années.
      La médaille de l’Aéronautique récompense toute personne physique qui contribue, au moment de son attribution, à l'essor ou au prestige de l'aviation civile ou militaire, du domaine spatial civil ou militaire, de la sécurité des transports aériens, des sports aériens, des aérodromes et des entreprises de l'aéronautique ou du domaine spatial. Elle récompense aussi exceptionnellement la contribution décisive qu'on apporté des personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées au développement de l'aéronautique et de l'espace civil ou militaire pendant une période significative dans les domaines industriels, de la recherche, des essais, de la formation des personnels, des transports aériens et de leur sécurité.
      La médaille de l’Aéronautique peut être décernée à titre posthume et à titre étranger.

      Son attribution est toujours proposé par un conseil de la médaille institué auprès du ministre de la Défense est composé:
      du délégué général de l'armement; du chef-d'état-major de l'armée de l'air; un membre nommé par arrêté du ministre chargé des transports; un représentant des compagnies de navigation aérienne; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique. Le contingent annuel est de 275 médailles pour les personnes physiques et de 2 médailles pour les personnes morales, remises deux fois par an, le 1er janvier et le 14 juillet.
      Des attributions particulières de médailles peuvent toutefois être faites à une date quelconque, soit à l’occasion de cérémonie concernant l’aéronautique, soit en dehors de toute manifestation.
      Toute personne décorée de la médaille de l’Aéronautique, reçoit un diplôme signé du ministre et une carte spéciale lui permettant de bénéficier de la gratuité pour l’accès aux expositions et manifestations organisées aux frais de l’État et touchant au domaine aéronautique civil et militaire.
      Au 1er janvier 2003, 18 000 médailles ont été décernées, dont certaines à des personnalités étrangères.

      La médaille se présente sous forme d'une plaquette rectangulaire en bronze doré de 33 mm de hauteur et 27 mm de largeur.
      Sur l’avers : l’effigie de la République coiffée du bonnet phrygien sur fond d’émail rouge surmonte la devise « HONNEUR ET PATRIE » gravée en relief.
      Sur le revers : l’inscription « MÉDAILLE DE L’AÉRONAUTIQUE 1945 » en relief.

      La bélière est formée d’une charnière en métal doré de 4 mm de hauteur faite de deux ailes horizontales séparées par une étoile de 38 mm de largeur. Ces ailes sont portées sur le ruban lorsque la médaille est portée en barrette.
      Le ruban est de couleur bleu roi.
       
      ( Source : Wikipédia )
       

      Le général de division aérienne Michel Fritsch, commandant en second les forces aériennes stratégiques, a remis le 15 avril la médaille de l’aéronautique à l’IRBA pour sa contribution à la sécurité des vols et à la protection du personnel navigant.
      En médecine aéronautique et spatiale, l’IRBA est l’héritier des laboratoires d'études médicales de l'aéronautique (1921) et de médecine aérospatiale (1957), des centres d'études de biologie aéronautique (1945) et de recherche en médecine aéronautique (1955), et enfin de l'institut de médecine aérospatiale du service de santé des armées (1993).
      Afin de protéger le personnel navigant contre les effets de l'altitude, leurs travaux ont débouché sur la mise au point d'inhalateurs d'oxygène toujours mieux adaptés aux besoins opérationnels, puis à la combinaison pressurisée pour les pilotes de chasse, permettant de dépasser les 30 000 mètres d'altitude.
      Les effets sur l'homme de l'hypoxie, des accélérations, des vibrations, des contraintes bioclimatiques et de leurs effets combinés, restent étudiés à l'IRBA
       
      Les missions de longue durée et le déploiement des forces françaises sur de multiples théâtres d'opérations font de la fatigue un sujet d'actualité en recherche. L'étude de situations opérationnelles comportant en particulier une privation de sommeil, un décalage horaire, une perturbation du rythme veille-sommeil a abouti à la mise au point de stratégies de gestion pharmacologique de la vigilance appliquées en OPEX.
      Aujourd'hui encore, pour valider les conditions d'emploi de l'avion de transport A400M, les chercheurs de l’IRBA accompagnent les équipages de l'armée de l'Air sur des missions qui bouclent le tour du monde.
      Créateur et propagateur de savoirs, le centre d'enseignement de l’IRBA a formé des centaines de médecins et des milliers de navigants de toutes les armées françaises, de l'aéronautique d'État et de nombreuses forces étrangères.
      Les contributions de l'IRBA au développement et à la diffusion des connaissances dans le domaine aéronautique sont reconnues tant sur le plan national qu'international.

      ( Source : Service de santé des armées )
    • Par Bouchon-Gras 49
      Bien que maritime, cet ordre peu décerné en comparaison de d' autres et très recherché par les marins à qui elle est décernée essentiellement aux plongeurs démineurs, aux officiers et chefs de centres des CROSS...
      Rappelons c' est avant tout un ordre civil qui peut être décerné pour récompensé des actions militaires au profit de la mer.

      L’ordre du Mérite maritime, ordre honorifique français créé le 9 février 1930 à l'instigation de Louis Rollin, ministre de la Marine marchande, est destiné à récompenser la valeur professionnelle des marins et le mérite de citoyens qui se sont distingués par des services particuliers pour le développement et le rayonnement des activités maritimes.
      Institué en 1930 en France, après plus de 20 ans de débats au Parlement, l'ordre du Mérite maritime voulait distinguer les risques encourus et les services rendus par les gens de mer ; il soulignait de plus l’importance du rôle économique de la marine marchande pour le pays. Cet ordre fut réorganisé en 1948 une première fois, puis une nouvelle fois par décret le 17 janvier 2002.
      Le nombre de croix de chevalier du Mérite maritime est très réduit par rapport aux trois autres ordres ministériels existants, récompensant ainsi des compétences maritimes exceptionnelles: seules 130 personnes sont faites chevalier chaque année, contre 450 pour l'ordre des Arts et lettres, 1 340 pour les Palmes académiques et 2 400 chevaliers pour l'ordre du Mérite agricole.

      Le premier maitre Thirry, chef de quart au CROSS Jobourg ( prés de Cherbourg ).
       
      Parmi les personnes distinguées figurent notamment l'explorateur Jacques-Yves Cousteau, les navigateurs Eric Tabarly, Gérard d'Aboville, Olivier de Kersauson, Michel Desjoyeaux, Catherine Chabaud, Isabelle Autissier et Titouan Lamazou, le résistant et homme d'Etat René Pleven ou encore le prince Albert de Monaco.

      Le Prince Albert de Monaco, qui est également capitaine de frégate de réserve dans la Marine Nationale.
       
      Les croix sont réparties en trois contingents :
      contingent A - personnel navigant de la marine marchande, des administrations civiles de l'État, et les équipages des canots de sauvetage ; contingent B - personnel militaire du ministère de la Défense ; contingent C - personnes s'étant distinguées dans le domaine maritime. Pour être nommé chevalier, il faut relever de l'un de ces trois contingents et justifier de quinze ans au moins de services ou d'activités. La durée des services accomplis dans la marine nationale est comprise dans le calcul de ces quinze années. Les services exceptionnels nettement caractérisés dans le domaine maritime, en particulier les actes d'héroïsme et de dévouement accomplis en mer, peuvent dispenser des conditions de durée de services, sous la réserve expresse de ne franchir aucun grade. La croix du Mérite maritime peut être conférée à titre posthume. Enfin, par dérogation, peut être nommée ou promue dans l'ordre à titre exceptionnel et hors contingent une personne décédée ou grièvement blessée en mer dès lors que son décès ou ses blessures sont en lien direct avec l'accomplissement d'une mission de service public, un acte d'assistance ou de sauvetage ou l'exercice d'une activité professionnelle.
      Le ministre chargé de la mer et le ministre chargé de la pêche maritime sont commandeurs du Mérite maritime de plein droit, à leur prise de fonctions.
      Le conseil de l'Ordre comprend :
      le ministre chargé de la mer, président ; le ministre chargé de la pêche maritime ; un membre du conseil de l'Ordre de la Légion d'honneur, vice-président, proposé par le grand chancelier ; un conseiller d'État, proposé par le vice-président du Conseil d'État ; un officier général de la marine nationale, proposé par le ministre de la défense ; l'inspecteur général des affaires maritimes ; un directeur d'administration centrale au ministère chargé de la mer. Le chef du bureau du cabinet du ministre chargé de la mer assure le secrétariat du conseil de l'Ordre.

      L'insigne se présente sous la forme d'une rose des vents à seize branches, sur laquelle est appliquée une ancre et dont les huit branches principales sont ornées d'émail blanc. À l'avers, une effigie de la République est représentée entourée un cercle d'émail bleu et portant les inscriptions « République française » tandis que le revers porte la mention « Mérite maritime ». Le ruban est bleu avec deux bandes vertes plus fines sur les côtés dans le sens de la longueur.
       
      ( Source : Wikipédia )
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