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  1. Le conflit ukrainien Ce pays d'Europe de l'Est est engagé dans un conflit meurtrier avec la Russie depuis 2014, année où Moscou a annexé la Crimée. Les violences perdurent dans l'Est séparatiste pendant que le pouvoir à Kiev se rapproche toujours plus de l'Europe. La crise russo-ukrainienne de 2021-2022 est un affrontement militaire et une crise internationale entre la Russie et l'Ukraine qui a débuté fin mars 2021. La crise a provoqué des tensions internationales, impliquant également l'OTAN, l'Union européenne, le Triangle de Lublin, l'État de l'Union, la Communauté des États indépendants et l'OTSC. L'aggravation des relations russo-ukrainiennes s'est produite entre fin octobre et début novembre et a été provoquée par la première utilisation au combat du drone ukrainien Bayraktar TB2 contre les formations de la république populaire de Donetsk. Le message sur l'utilisation des drones est apparu presque simultanément avec la nouvelle de l'occupation du village de Staromarievka sur la ligne de contact des parties, dans laquelle vivent 37 citoyens russes ayant reçu un passeport dans le cadre du programme simplifié. S'exprimant lors d'une réunion liée à la défense le 2 novembre, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie surveillait de près l'utilisation des drones "près des frontières de la Russie" et devrait analyser attentivement la situation à cet égard. Selon les observateurs de l'OSCE, le régime de cessez-le-feu a commencé à être violé deux fois plus souvent qu'en 2020 (au cours de la période allant du soir du 29 octobre au soir du 31 octobre, le régime de cessez-le-feu dans la région de Donetsk a été violé 988 fois, et à Louhansk 471 fois). Les observateurs du SMM de l'OSCE ont signalé le mouvement de matériel militaire des Forces armées ukrainiennes, ainsi que des tentatives répétées d'étouffer le signal de ses drones, qui sont utilisés pour surveiller le terrain. Dans le même temps, des publications sont apparues dans les médias occidentaux selon lesquelles la Russie envoyait à nouveau des troupes à la frontière ukrainienne. Des photos satellites de véhicules blindés russes ont été citées comme preuves. Les 2 et 3 novembre, le chef de la CIA, William Burns, est venu à Moscou et y a rencontré de hauts responsables du renseignement russe. Selon CNN, le but du voyage était de transmettre au Kremlin l'inquiétude de Joe Biden concernant la situation à la frontière avec l'Ukraine. Des sources de la chaîne de télévision ont rapporté qu'après le voyage, Burns s'est entretenu par téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky afin d'apaiser les tensions entre Moscou et Kiev. Dans le même but, un haut responsable du département d'État américain a été envoyé en Ukraine le 4 novembre. L'aggravation militaire s'est accompagnée d'une aggravation dans le champ politique ukrainien. Le 2 novembre, Dmitry Yarosh, l'ancien chef de l'organisation Secteur droit, a été nommé conseiller du commandant en chef des forces armées ukrainiennes (en) Valery Zaluzhny. Le 4 novembre, un nouveau ministre de la Défense a été approuvé, l'ancien vice-Premier ministre, ministre de la Réintégration des territoires temporairement occupés par Alexey Reznikov, qui a participé aux réunions du Groupe de contact trilatéral au nom de l'Ukraine. En novembre 2021, le ministère russe de la Défense a qualifié le déploiement des navires de guerre américains en mer Noire de "menace pour la sécurité régionale et la stabilité stratégique". Le ministère a déclaré dans un communiqué : "Le véritable objectif des activités américaines dans la région de la mer Noire est d'explorer le théâtre d'opérations en cas de tentatives de Kiev de régler le conflit dans le sud-est par la force". Le 13 novembre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que la Russie avait à nouveau amassé 100 000 soldats dans la zone frontalière15. Début novembre, des informations faisant état de renforcements militaires russes ont incité les responsables américains à avertir l'UE que la Russie pourrait planifier une invasion potentielle de l'Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a nié les allégations selon lesquelles la Russie se prépare à une éventuelle invasion de l'Ukraine. Il a accusé l'Ukraine de "planifier des actions agressives contre le Donbass". Peskov a exhorté l'OTAN à cesser "de concentrer un poing militaire" près des frontières de la Russie et à cesser d'armer l'Ukraine avec des armes modernes. Le 16 novembre, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a appelé l'Occident à envoyer à la Russie "un signal clair appelant à réduire les tensions, en évitant toute escalade en l'Ukraine et les alentours". Stoltenberg a ajouté que l'alliance enregistre une "concentration inhabituelle" de forces russes près de la frontière ukrainienne. Le 15 novembre, le ministre allemand des Affaires étrangères par intérim Heiko Maas et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a exprimé son inquiétude dans un communiqué conjoint concernant "les mouvements des forces russes et du matériel militaire près de l'Ukraine", appelant les deux parties à "faire preuve de retenue". Dans le même temps, l'attaché de presse du Pentagone, John Kirby, a confirmé que les États-Unis continuaient d'observer une "activité militaire inhabituelle" de la Fédération de Russie près des frontières de l'Ukraine, et le chef du département d'État Antony Blinken a discuté des informations faisant état d'une "activité militaire russe" dans la région avec Jean-Yves Le Drian. Il a été rapporté que les États-Unis discutaient de sanctions avec des alliés européens en cas d'"invasion russe". Début novembre, les services de renseignement ukrainiens ont déclaré que les informations sur le transfert de troupes russes supplémentaires vers les frontières ukrainiennes n'étaient rien de plus qu'"un élément de pression psychologique". Cependant, une semaine plus tard, le bureau du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a reconnu que la Fédération de Russie renforçait des "groupes spécifiques de troupes" près de la frontière. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitri Kuleba, a exhorté les gouvernements français et allemand à se préparer à un éventuel "scénario militaire" des actions de la Russie dans le sens ukrainien. Dans ce contexte, l'Ukraine a fortement intensifié ses efforts diplomatiques. Le 15 novembre, Volodymyr Zelensky et le chef du Conseil européen Charles Michel ont évoqué "la situation sécuritaire le long des frontières de l'Ukraine". Le même jour, Dmitry Kuleba s'est entretenu sur les mêmes sujets à Bruxelles. Le nouveau chef du ministère de la Défense, Alexey Reznikov, s'est rendu à Washington, où il a rencontré le 18 novembre le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin. Le 16 novembre, le ministre britannique de la Défense Ben Wallace s'est rendu à Kiev. Selon le tabloïd The Mirror, une unité d'intervention rapide consolidée d'environ 600 combattants a été formée au Royaume-Uni pour être transférée en Ukraine. Le 28 décembre, les États-Unis et la Russie ont annoncé que des pourparlers bilatéraux auraient lieu à Genève le 10 janvier 2022, pour discuter des préoccupations concernant leurs activités militaires respectives et pour faire face aux tensions croissantes concernant l'Ukraine. Les pourparlers ("la réunion extraordinaire du dialogue sur la stabilité stratégique") étaient dirigés par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, et la sous-secrétaire d'État américaine, Wendy Sherman. La réunion de Genève a été suivie d'une réunion du Conseil OTAN-Russie à Bruxelles le 12 janvier 2022, qui a réuni les 30 membres de l'OTAN et la Russie pour discuter, selon le communiqué officiel publié par l'OTAN, "de la situation en Ukraine et autour de celle-ci, et les implications pour la sécurité européenne" ; la déclaration du ministère russe de la Défense à l'issue de la réunion a été: "[La Russie] a apporté des évaluations russes de l'état actuel dans le domaine de l'euro-sécurité, et a également donné des explications sur les aspects militaires du projet d'accord russe sur les garanties de sécurité." Les pourparlers ont été jugés par la Russie comme infructueux. Le 21 novembre, le chef de la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine, Kirill Budanov, a rapporté que la Russie aurait concentré plus de 92 000 soldats et des systèmes de missiles balistiques à courte portée Iskander près des frontières ukrainiennes. Budanov a déclaré que la Russie était à l'origine des manifestations contre la vaccination contre le COVID-19 à Kiev et d'autres rassemblements en Ukraine, il s'agit de la préparation d'une invasion militaire à grande échelle. Selon Boudanov, la Russie a besoin des manifestations pour que la population ukrainienne ne lui résiste pas lors de l'opération militaire, estimant que les autorités ukrainiennes l'ont trahie : "Ils veulent organiser des rassemblements et des manifestations pour montrer que les gens sont contre le gouvernement", a-t-il déclaré dans une interview au Military Times. "Ils essaient de prouver que notre gouvernement trahit le peuple." Selon le chef des services secrets ukrainiens Budanov, des actions actives devraient être attendues en janvier-février 2022. Moscou, à son tour, accuse l'Ukraine d'actions agressives. La représentante officielle du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré le 25 novembre que les autorités ukrainiennes exacerbaient les tensions dans le Donbass et y mènent des actions offensives dans certaines régions : "Les têtes brûlées du régime de Kiev, se sentant apparemment en toute impunité, prônent une solution énergique à la crise interne ukrainienne. La situation dans la zone de conflit s'aggrave. Des informations continuent d'être reçues sur l'utilisation d'armes interdites par le paquet de mesures de Minsk, qui sont fournies à l'Ukraine par les pays de l'OTAN." Elle pense qu'en agissant ainsi, les dirigeants ukrainiens tentent de "détourner l'attention de la dégradation de la situation socio-économique et politique dans le pays [...] et de porter cette attention sur certaines menaces temporaires de l'extérieur". Les déclarations dures de Kiev et de Moscou sonnent dans le contexte d'une impasse sur toutes les plates-formes de négociation existantes. Il n'y a pas de contacts au sein du Format Normandie et ne sont attendus à aucun niveau : il n'y aura pas de sommet, les ministres des Affaires étrangères n'ont pas encore pu coordonner une réunion, et les conseillers politiques n'ont pas communiqué depuis septembre. Au sein du Groupe de contact trilatéral, les négociations se réduisent à discuter de la question de savoir si la Russie est partie au conflit. Le 15 novembre, Vladimir Poutine a signé un décret sur la fourniture d'un soutien humanitaire à la population de certains districts des régions de Donetsk et de Louhansk en Ukraine. Le 1er décembre, la Russie a accusé l'Ukraine d'avoir déployé la moitié de son armée (environ 125 000 soldats) dans le Donbass pour affronter les séparatistes pro-russes. Le 3 décembre, le président Poutine a critiqué l'Ukraine pour avoir utilisé un drone Bayraktar TB2 de fabrication turque contre des séparatistes pro-russes dans le Donbass, affirmant que cette décision violait les accords de paix de Minsk. Le 3 décembre, le ministre de la Défense de l'Ukraine Alexeï Reznikov, s'adressant aux députés de la Verkhovna Rada, a déclaré : "Il y a une possibilité d'une escalade à grande échelle de la part de la Russie. Le moment le plus probable pour y parvenir la préparation à l'escalade sera fin janvier." Le 9 décembre, la Russie a accusé l'Ukraine d'avoir déplacé de l'artillerie lourde vers la ligne de front où les séparatistes combattent avec les forces ukrainiennes. Le chef d'état-major général russe, Valéri Guérassimov, a déclaré que "les livraisons d'hélicoptères, de véhicules aériens sans pilote et d'avions [de l'OTAN] à l'Ukraine poussent les autorités ukrainiennes à prendre des mesures brutales et dangereuses. Toute provocation des autorités ukrainiennes par la voie d'un règlement forcé des problèmes du Donbass sera supprimé." Le 31 décembre 2021, après un appel téléphonique entre le président américain Biden et le président russe Poutine, Poutine a déclaré que si les États-Unis les sanctionnaient, ce serait "une erreur fatale". Le 10 janvier 2022, le gouvernement ukrainien a annoncé qu'il avait arrêté un agent du renseignement militaire russe présumé qui tentait d'en recruter d'autres pour mener des attaques dans la ville ukrainienne d'Odessa. Plus tard, le 14 janvier, l'Ukraine a été frappée par une cyberattaque dont les auteurs étaient soupçonnés d'être des pirates informatiques russes. Le même jour, les services de renseignement militaires ukrainiens ont déclaré que des services spéciaux de la Russie préparaient des "provocations" contre des soldats russes stationnés en Transnistrie, un État séparatiste non reconnu internationalement considéré comme faisant partie de la Moldavie, pour créer un prétexte à une invasion russe de l'Ukraine. (Source : ici radio canada - Wikipédia) Situation en Ukraine : la position de la France Entamé en 2014, le conflit entre l’Ukraine et la Fédération de Russie perdure en 2019. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme, le conflit a fait plus de 13 300 morts et 25 000 blessés depuis 2014. 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur lieu de résidence vers les autres régions d’Ukraine et environ 1 million de réfugiés a rejoint les États frontaliers. Le Donbass est devenu l’une des zones les plus minées du monde avec l’Afghanistan et l’Irak. L’origine du conflit Le conflit entre l’Ukraine et la Fédération de Russie éclate à la faveur de la crise politique que connaît l’Ukraine fin novembre 2013. La décision du président Ianoukovitch de suspendre le processus devant conduire à la signature de l’Accord d’association avec l’Union européenne déclenche la « Révolution de la dignité » (« Euromaïdan »). En Crimée, des soldats russes cagoulés et sans insignes lancent une prise de contrôle de l’ensemble des points stratégiques de la région. Le 16 mars 2014, un « référendum » d’indépendance et de rattachement à la Fédération de Russie est organisé. Cette annexion n’a pas été reconnue par la communauté internationale. Au même moment débute à l’Est de l’Ukraine une opération de déstabilisation. Des groupes armés sans insignes sous contrôle russe appuient des manifestants appelant à l’indépendance de ces régions. Le 11 mai, les entités de facto de la « République populaire de Donetsk » (RPD) et de la « République populaire de Louhansk » (RPL) proclament leur indépendance à la suite d’un « référendum ». Ce vote, organisé en dehors du cadre fixé par la législation ukrainienne et entaché de nombreuses irrégularités, est jugé illégal par l’Ukraine et n’est pas reconnu par la communauté internationale (y compris la Fédération de Russie). La France a soutenu l’adoption par l’Union européenne de sanctions en réponse à l’annexion illégale de la Crimée et à la déstabilisation de l’Ukraine. Les Accords de Minsk pour mettre un terme au conflit Dès juin 2014, les pourparlers diplomatiques s’engagent. Les commémorations du Débarquement du 6 juin 1944 sont l’occasion d’ouvrir une séquence diplomatique entre les présidents ukrainien et russe sous les auspices du Président de la République française et de la Chancelière fédérale allemande, dans le format dit « de Normandie » ou « N4 ». Des négociations s’engagent également à Minsk au sein du Groupe de contact trilatéral, composé de représentants ukrainien, russe, de la présidence en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ainsi que des séparatistes (représentants de « certaines régions des oblasts de Louhansk et Donetsk »). Le 5 septembre 2014, les parties présentes au Groupe de contact trilatéral signent le Protocole de Minsk : 13 mesures d’ordre sécuritaire et politique qui visent à mettre fin au conflit. Les 11 et 12 février 2015, le sommet des chefs d’État ou de gouvernement en format « Normandie » est réuni à Minsk. Les parties au Groupe de contact trilatéral signent le « Paquet de mesures pour la mise en œuvre des Accords de Minsk » (« Minsk II »). Celui-ci fixe les étapes opérationnelles pour la mise en œuvre du protocole de Minsk et en vue du règlement du conflit. L’esprit de cet accord est de faire avancer conjointement, sans logique de préalables, la situation sécuritaire sur le terrain et le processus politique. In fine l’objectif est de permettre de réintégrer les zones sous contrôle séparatiste dans le cadre de la souveraineté ukrainienne selon une organisation décentralisée. La résolution 2202 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, adoptée le 17 février 2015, endosse le Paquet de mesures et appelle à sa pleine mise en œuvre. Où en est-on en 2020 ? L’adoption en février 2015 du "paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk" a contribué à une réduction sensible du nombre de victimes, les 3/4 des près de 13 300 victimes que le conflit a occasionnées étant antérieures à sa signature. Mais la crise s’enlise faute de volonté politique des parties de mettre en œuvre leurs engagements. Des tensions régulières continuent d’alimenter le conflit russo-ukrainien. En Crimée, l’Ukraine n’a pas recouvré le plein rétablissement de sa souveraineté et de son intégrité territoriale dans ses frontières internationalement reconnues. Dans l’Est de l’Ukraine, les violations répétées du cessez-le-feu menacent directement les populations civiles et la situation humanitaire demeure très dégradée, en particulier concernant la situation des personnes les plus vulnérables (personnes âgées). L’année 2019 a été marquée par l’élection de Volodymyr Zelensky comme président de l’Ukraine. Élu avec plus de 73% des voix, il a fait du règlement du conflit la priorité de son mandat. Depuis l’élection du président Zelensky, plusieurs avancées ont été obtenues sur le terrain : Le cessez-le-feu obtenu le 21 juillet 2019 a permis une baisse inédite de la violence ; le désengagement a été mené à bien dans 3 zones pilotes (Stanitsa-Loujanska, Petrivske, et Zolote) ; le pont de Stanitsa-Louhanska a été reconstruit permettant permettant un meilleur transit des civils au niveau de la ligne de contact ; En décembre 2019 puis en avril 2020, 2 échanges de prisonniers liés au conflit ont permis la libération de 239 personnes âgées au total de part et d’autre. Par ailleurs, la Russie et l’Ukraine ont procédé à l’échange de soixante-dix prisonniers politiques (distincts des détenus liés au conflit depuis 2014) dont le réalisateur Oleg Sentsov et les 24 marins ukrainiens détenus depuis le 25 novembre 2018 à la suite du grave incident naval survenu au Sud du détroit de Kertch. Quelle est la position de la France ? La France ne reconnaît ni ne reconnaîtra l’annexion illégale de la Crimée : la remise en cause par la force des frontières est contraire au droit international, ainsi qu’aux engagements souscrits par la Fédération de Russie. Elle déplore par ailleurs la détérioration de la situation des droits de l’Homme dans la péninsule, affectant notamment les Tatars de Crimée. Elle en appelle à la libération de toutes les personnes détenues en violation du droit international. La France mène une politique de fermeté et de dialogue, pour aller vers un règlement politique du conflit. La France a été à l’initiative des échanges diplomatiques de juin 2014. La France a accueilli le 9 décembre 2019, un sommet des chefs d’États et de gouvernement en format de « Normandie », après le dernier sommet d’octobre 2016 à Berlin. Ce sommet a permis d’atteindre des avancées substantielles dans la mise en œuvre des accords de Minsk, qu’il s’agisse de la consolidation du cessez le feu, des progrès sur le déminage, de l’ouverture de nouveaux points de passage, de l’identification de nouvelles zones de désengagement, ou enfin d’un échange de prisonniers liés au conflit. Les parties ont également rappelé leur attachement à ce que des progrès soient obtenus sur tous les aspects juridiques lié au volet politique des accords de Minsk. Une réunion ministérielle du format Normandie s’est tenue par visioconférence le 30 avril 2020. Cet entretien a permis de faire le point sur la mise en œuvre des conclusions agréées du sommet de Paris et d’évoquer les mesures urgentes rendues nécessaires par la propagation de l’épidémie de covid-19 dans l’Est de l’Ukraine. Solidarité française à l’égard de l’Ukraine La France apporte son assistance à l’Ukraine depuis 2014 dans plusieurs domaines : aide humanitaire et médicale d’urgence, assistance aux déplacés, soutien à la mise en œuvre des réformes. Elle est pleinement engagée dans le soutien à l’Ukraine apporté dans le cadre européen. En 2018, elle a apporté une aide humanitaire de 600 000 euros, qui a permis la rénovation d’infrastructures critiques dans l’Est de l’Ukraine et d’apporter une assistance aux personnes les plus vulnérables. Afin de contribuer à l’amélioration de la situation concernant la production et la distribution d’eau potable dans les régions touchées par le conflit, l’Ukraine et la France ont signé en janvier 2019 un accord prévoyant entre autres la construction d’une nouvelle station de traitement de l’eau pour la ville de Marioupol. En 2019, la France a octroyé 1,5 million d’euros d’assistance humanitaire à l’Ukraine, à travers l’octroi d’une aide au CICR, au Groupe de déminage danois (DDG), aux associations Triangle génération humanitaire et à Première urgence internationale. Ces actions doivent prioritairement permettre d’améliorer la situation des centaines de milliers de personnes vivant aux abords de la ligne de contact, et qui restent les premières victimes du conflit. Cette solidarité s’exerce également dans le cadre de l’OSCE : la France a participé aux missions d’observation électorale organisées par le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE en 2014, 2015-2016 et 2019. Par ailleurs, la mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine (MSOU) compte 17 observateurs français, présents sur le terrain (dans l’Est du pays mais également dans d’autres régions) depuis le début du conflit. (Source : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/situation-en-ukraine-la-position-de-la-france/ ) Crise aux frontières de l'Ukraine: «Une guerre de haute intensité ne peut être exclue» FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors que la Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, Jean-Sylvestre Mongrenier juge plausible l'hypothèse d'une offensive russe. Celle-ci provoquerait une onde de choc qui balaierait tout le Continent, ajoute le chercheur. Professeur agrégé et docteur en géographie-géopolitique, Jean-Sylvestre Mongrenier est chercheur à l'Institut français de géopolitique (Université de Paris-VII). Il est aussi chercheur associé à l'Institut Thomas More. FIGAROVOX.- Washington accuse Moscou d'avoir posté des agents dans le pays pour mener une opération de déstabilisation. Ces accusations sont-elles fondées ? Que cherche la Russie ? Jean-Sylvestre MONGRENIER.- Ces accusations sont crédibles, ce type d'opération constituant un classique du genre : déclencher un incident qui sert de prétexte à une agression militaire plus large. Un mot-clef dans le vocabulaire militaire russe : «maskirovka». Il se traduit par «petite mascarade» ou «dissimulation». La mystification, la feinte et la désinformation relèvent de la maskirovka. Souvenons-nous des «petits hommes verts» de Crimée ! En somme, la «guerre hybride» dont on parle tant aujourd'hui n'est jamais qu'une variante des guerres «masquées» et irrégulières d'antan, aux modalités et effets démultipliés par les possibilités qu'offrent de nouvelles technologies. Cessons de s'interroger sur les objectifs poursuivis par Vladimir Poutine et les dirigeants russes, comme si l'on ne voulait pas comprendre. Qu'on se reporte à la doctrine de l'«étranger proche», énoncée au début des années 1990, aux déplorations de Vladimir Poutine sur la «catastrophe géopolitique du XXe siècle» (la fin de l'URSS), à son discours sur le «monde russe» qui pose la revendication d'un droit d'intervention militaire partout où il y a des populations russophones. Moscou cherche à imposer un nouveau Yalta pour reconstituer tout ou une partie de l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale. "En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass." (Jean-Sylvestre Mongrenier) Quant à l'Ukraine, Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas de raison d'être, l'été dernier encore, dans une longue dissertation à prétention historique. Faute d'être dans le secret des états-majors, il importe, pour anticiper la menace, de considérer les représentations et discours géopolitiques ainsi que l'impressionnant dispositif militaire déployé autour de l'Ukraine. En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass. La question est de savoir jusqu'où la Russie est prête à aller, militairement et territorialement. Évidemment, Moscou préférerait soumettre sans combattre. Par Agathe Lecoulant Publié le 20/01/2022 à 16:02, mis à jour le 20/01/2022 à 16:21 ( Source : https://www.lefigaro.fr/vox/monde/crise-aux-frontieres-de-l-ukraine-une-guerre-de-haute-intensite-ne-peut-etre-exclue-20220120 ) Un déploiement de troupes françaises en Roumanie La France pourrait déployer des troupes sur le flanc oriental de l’OTAN, alors que les craintes d’une attaque russe en Ukraine s’intensifient. Une telle action pourrait permettre de dissiper les « malentendus » créés par le Président français Emmanuel Macron lorsqu’il a récemment appelé l’UE à établir son propre pacte de sécurité avec la Russie. C’est en tout cas ce qu’affirment certains experts. Le Président français Emmanuel Macron a exprimé mercredi (19 janvier) la « disponibilité à aller plus loin. Et dans le cadre de l’Otan, à nous engager sur de nouvelles missions […] en particulier en Roumanie, si elles étaient décidées ». Cette décision a été saluée par le président roumain Klaus Iohannis, qui a indiqué jeudi sur Twitter que cela signifiait que « le partenariat stratégique Roumanie-France sera ainsi renforcé sur le flanc oriental, dans la région de la Mer Noire ». La Roumanie, membre de l’OTAN depuis 2004 et qui compte déjà environ 1 000 soldats américains présents sur son territoire, s’est également dite prête à accueillir davantage de soldats américains. La présence militaire américaine dans le pays pourrait également être renforcée après que le Président américain Joe Biden a déclaré mercredi (19 janvier) que Washington « augmenterait effectivement la présence de troupes en Pologne, en Roumanie et dans d’autres pays si [le Président russe] venait à agir, car nous avons l’obligation, en vertu de l’article 5, de défendre ces pays puisqu’ils sont membres de l’OTAN ». Le projet de déployer davantage de troupes en Roumanie et en Pologne n’est pas tout à fait surprenant. L’OTAN avait déjà renforcé sa présence sur son flanc oriental après que Vladimir Poutine a ordonné l’annexion de la Crimée en 2014. L’armée américaine possède une base militaire près de la mer Noire, et cette dernière réunit actuellement un millier de soldats. Elle est également présente dans deux autres bases militaires, l’une à Deveselu, où se trouve le seul système de défense antimissile Aegis Ashore opérationnel, ainsi que dans une base aérienne dans le centre de la Roumanie, qu’elle prévoit de moderniser. Dissiper les malentendus Certains experts estiment que cette initiative contribuera à dissiper les « malentendus » créés par M. Macron, notamment en raison de ses appels à la conclusion d’un pacte de sécurité entre l’UE et la Russie, qui ont été perçus par certains membres du bloc comme une rupture avec les appels à l’unité formulés par les États-Unis dans le cadre des efforts déployés pour mettre un terme à une éventuelle invasion russe en Ukraine. Ces décisions interviennent au moment où Paris fait pression pour unifier les 27 États membres de l’Union autour de la stratégie de défense du bloc, la future Boussole stratégique de l’UE. « Cette décision s’inscrit dans l’ensemble des mesures de réassurance et de solidarité décidés par les Alliés ces dernières semaines pour montrer à Moscou que la posture militaire de l’OTAN est robuste (…) et que si le dialogue échoue, les Alliés seront prêts à intervenir », a confié Pierre Morcos, chercheur associé au Center for Strategic and International Studies (CSIS), à EURACTIV France. Les tensions n’ont cessé de croître à la frontière ukrainienne, où la Russie a posté des dizaines de milliers de soldats, et ce en dépit d’une série de pourparlers qui ont eu lieu la semaine dernière et qui avaient pour but de désamorcer la situation, ces derniers s’étant révélés infructueux. « C’est un message que nous envoyons à la Roumanie, qui est plutôt francophile et qui entretient des relations assez difficiles avec la Russie », a expliqué à EURACTIV France Edouard Simon, directeur de recherches en sécurité et défense à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Il a également noté que cela signifierait que « les Européens s’intéressent de plus en plus aux intérêts sécuritaires des uns et des autres ». Le projet de M. Macron « n’est pas de remplacer l’OTAN ou de se détacher des États-Unis », mais de « simplement rééquilibrer » la relation, a affirmé M. Morcos. La « disponibilité » de la France à l’égard de la Roumanie ne devrait donc pas surprendre, selon M. Simon, qui rappelle que la France prend déjà part aux activités de l’OTAN dans les États baltes. (Mathieu Pollet | EURACTIV France, Bogdan Neagu | EURACTIV Roumanie, Alexandra Brzozowski | EURACTIV.com) Six navires russes en transit dans la Manche : vers un débarquement de troupes en Ukraine ? (© DR Un navire amphibie russe lors d'exercices. Six de ces bâtiments sont en transit en Manche.) Six navires de débarquement russes ont quitté la Baltique et sont vraisemblablement en route pour la mer Noire. Pourraient-ils prendre part à une opération amphibie contre l’Ukraine ? Six bâtiments russes ont quitté la Baltique ces derniers jours et font route vers le sud, via la mer du Nord. Il s’agit des Olenegorskiy Gornyak et Georgiy Pobedonosets, ainsi que du Pyotr Morgunov. Un jour plus tôt, trois autres navires de la classe Ropucha et appartenant à la Flotte de la Baltique avaient aussi été repérés : le Korolev , le Minsk, et le Kaliningrad, qui faisaient aussi route vers la mer du Nord. Navires de débarquement de chars et de troupes Particularités de ces navires : ce sont tous des navires de débarquement de chars et de troupes, comme le confirme la Bible Flottes de combat. Les trois navires de la classe Ropucha peuvent ainsi embarquer et débarquer 10 blindés et 200 soldats. Leur arrivée au large des côtes britanniques et hollandaises a suscité, mercredi, l’habituel émoi et le décollage tout aussi habituel de chasseurs Typhoon et F-16. Des avions de guet aérien E-3 Sentry ont aussi joué leur partition. Même les forces armées belges ont pris part à cet accompagnement, déployant au moins un bâtiment. Débarquer des troupes en Ukraine ? La presse britannique s’est bien sûr empressée d’expliquer que ces deux flottilles constituaient un danger potentiel mais bien réel si elles entraient en Méditerranée puis en mer Noire (lire ici par exemple le long sujet du Daily Mail ). A quelle mission seraient-elles destinées si ce n’est à débarquer des troupes dans le cas d’un éventuel conflit entre la Russie et l’Ukraine, estiment mes confrères d’outre-Manche ? Effectivement, dans le contexte actuel pour le moins tendu, le renfort des six navires de débarquement pourrait s’inscrire dans un plan d’invasion russe que Joe Biden a de nouveau dénoncé, promettant la nuit dernière une réponse sévère en cas d’attaque militaire contre l’Ukraine. « Déconfliction » française Côté français, on garde un flegme tout… britannique, rappelant que le passage de navires russes dans la Manche et au large de Brest est courant et que ces navires ont le droit de naviguer dans ces eaux tout à fait internationales. Donc circulez, y’a pas grand-chose à voir, « déconfliction » oblige… Toutefois le patrouilleur Flamand est bien allé jouer les curieux à l’entrée de la Manche. Le patrouilleur basé à Cherbourg est d’alerte pour tout type d’activités (dont le passage de migrants) ; il a donc joué les accompagnateurs dans le cadre de sa mission habituelle. Mais aucun dispositif particulier n’a été mis en place », précise-t-on du côté de la Marine. Toutefois le transit des navires russe sera certainement suivi par les forces françaises et un échange d’informations avec les alliés est en cours. Philippe CHAPLEAU (Source : Ouest France) L'Espagne envoie deux navires (Patrouille et frégate) vers la mer Noire... L'Espagne envoie un bateau de patrouille et la frégate Blas de Lezo vers la mer Noire en raison de l'escalade en Ukraine, ils enverront également des combattants de l'Eurofighter en Bulgarie, cette décision a été prise après une réunion aux États-Unis. (Source : aviation navale-Marine Nationale)
  2. Bonjour, D'après un article de Zone Militaire (http://www.opex360.com/2014/03/01/le-parlement-russe-autorise-intervention-militaire-en-ukraine/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+%28Zone+Militaire%29) Obama avait mis en garde les russes quant à l'intervention des forces russes. Cela va donc amener un conflit entre les USA et la Russie. Je me demande comment vont réagir les américains et l'otan à cette annonce et a l'éventuelle intervention des russes. Votre avis en tant que militaires m'intéresse. Les autres sont évidement les bienvenus ;-) Au plaisir de vous lire, Nicolas.
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