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  1. J'ai appris il y a peu la disparition du colonel Jacques Allaire que j'avais eu la chance de rencontrer lors de "Saumur en Uniformes" en 2013. Il s'est éteint dans sa 98e année. Lui qui avait rejoint la Résistance dans la Sarthe, qui s'était engagé dans la France Libre, qui avait été parachuté au-dessus de Dien Bien Phu avec le bataillon Bigeard, qui avait survécu aux camps de prisonniers d'Indochine et qui avait combattu en Algérie. Jacques Allaire est né le 8 mars 1924. Pourtant malade (poliomyélite), Jacques va passer sa vie à combattre. Alors qu'il a tout juste 20 ans et qu'il est libraire, il quitte tout et rejoint la lutte armée. Il combat avec les Forces françaises de l'intérieur dans la Sarthe, participant à la libération du Mans. Après la Libération de Paris, il décide de rejoindre l'armée régulière, au sein du 9e régiment de zouaves. Volontaire pour rejoindre le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, on l'affecte en aout 1945 dans un bataillon de transmissions en Indochine. Mais la capitulation japonaise met fin à ce déploiement. Rapatrié, il est envoyé au 4e régiment d'infanterie coloniale. Il est breveté para le 15 octobre 1947. Il est renvoyé en Indochine le 15 novembre 1947 avec le 2e bataillon parachutiste de choc. Il multiplie les engagements, étant décoré comme sergent. Il rentre en France le 30 mars 1950 et rejoint Saint-Maixent comme Élève officier de réserve. Affecté au 5e bataillon parachutistes d'infanterie coloniale, il repart une 3e fois en Indochine et combat lors des terribles affrontements de Na San. Il est cité pour une seconde fois et reçoit la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec étoile d'argent. Sa carrière prend un tournant lorsque le sous-lieutenant Allaire est affecté au célèbre 6e bataillon de parachutistes coloniaux commandé par Bigeard. Il y dirige la section de mortiers. Lors de l'opération Castor (novembre 1953), il est parachuté sur le camp retranché de Dien Bien Phu. Une fois le camp sécurisé, les paras repartent sur Hanoï. Il saute à nouveau sur la cuvette le 16 mars 1954, cette fois au soutien des forces retranchées. Après la chute de Dien Bien Phu, Jacques est fait prisonnier. Malgré son handicap, il va marcher les 700 km pour rejoindre les camps de rééducation ennemis. Il est alors l'un des soldats les plus décorés de l'armée, avec 5 citations. Il est libéré, avec les autres soldats français, en juillet 1954 à la suite des accords de Genève. Il obtient la Légion d’honneur à son retour. Mais sa carrière n'est pas terminée. Jacques participe aux opérations au canal de Suez en 1956 avant de retourner en Algérie, où il a été déployé précédemment. Il participe à la Bataille d’Alger. Il est finalement libéré de l'armée quelques temps après. Il devient le conseiller militaire du président du Bénin Mathieu Kérékou. Il retournera plusieurs fois en Indochine, notamment comme conseiller du réalisateur Pierre Schoendoerffer pour son film Diên Biên Phu. En Novembre 2018, Jacques accompagne le premier ministre Édouard Philippe à Diên Biên Phu. Ses funérailles sont célébrées le 6 avril 2022 dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides en présence d’Édouard Philippe (Source : Ouest-France & Roger VANDENBERGHE (Facebook) Wikipédia)
  2. Par décret du 8 novembre 2021, le président de la République a promu au grade de commandeur dans l’ordre national de la Légion d’honneur la sous-lieutenant Odile de Vasselot de Régné. Odile de Vasselot a souhaité que le général de division (2S) Christian Baptiste, délégué national de l’Ordre de la Libération lui remette cet insigne. La cérémonie s’est déroulée le vendredi 28 janvier 2022 à l’Ordre de la Libération en présence de la famille de la récipiendaire. Le délégué national, au cours de son discours, a rappelé notamment le parcours résistant d’Odile de Vasselot de Régné qui a célébré son centenaire le 6 janvier dernier. (Source : Ordre de la Libération) Qui est Odile de Vasselot de Régné : Odile de Vasselot de Régné est fille et petite-fille de militaires. En 1940, alors dans le donjon du château familial du Poitou, elle écoute l'appel du 18 Juin du général de Gaulle. Son père est fait prisonnier de guerre à Nuremberg. Elle ment à sa mère pour entrer dans la Résistance, comme agent de renseignements pour le réseau Comète. Ce réseau s'est donné pour mission d'exfiltrer les aviateurs alliés tombés en zone occupée3. Odile de Vasselot a pour pseudonymes « Danièle » puis « Jeanne ». Après la Libération, Odile de Vasselot poursuit ses études. Ayant obtenu une licence d'histoire à la Sorbonne, elle devient enseignante dans le secondaire à Sainte-Marie de Neuilly, collège fondé par Madeleine Daniélou, puis dirige le collège Sainte-Marie du Trocadéro, depuis transféré à Rueil-Malmaison et renommé Centre Madeleine-Daniélou. Odile de Vasselot s'engage au sein de la communauté apostolique Saint-François-Xavier en 1947. Madame Daniélou voulait créer un collège hors de France. Après avoir envisagé le Japon puis le Cameroun, la Communauté apostolique Saint-François-Xavier envoie en 1959 Odile de Vasselot fonder le collège Sainte-Marie d'Abidjan. Ce projet rejoignait le souhait du président Félix Houphouët-Boigny d'éduquer les femmes ivoiriennes. Le collège ouvre ses portes en 1962 à Adjamé puis s'installe 5 ans plus tard en 1967 dans ses locaux définitifs de Cocody, et devient lycée en 1970. Ce lycée accueille dès l'origine des jeunes filles ivoiriennes aussi bien qu'étrangères. Cela donne à Mlle de Vasselot l'occasion de fréquents contacts avec des personnalités, parmi lesquelles le président Félix Houphouët-Boigny, dont la résidence se trouvait à côté de l'établissement. Revenue en France en 1988, outre ses interventions dans des établissements scolaires pour raconter son parcours durant la guerre, elle distribue des repas aux personnes dans le besoin via la Banque alimentaire. Elle passe ensuite sa retraite avec d'autres religieuses à Paris. Décorations : Commandeur de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-19452 Médaille de la Résistance française (Source : Wikipédia)
  3. Il s'était engagé aux côtés des résistants dans la Double en 1944. Albert Laborie dit " Theo" a été honoré dimanche 25 juillet 2021. Albert Laborie décoré pour son passé de résistant © Radio France - Valérie Déjean Il faut savoir être patient. Cette maxime est sans doute devenue la devise d'Albert Laborie. Car ce n'est que 77 ans après son engagement dans la résistance que l'état l'a remercié en lui remettant la légion d'honneur. La cérémonie s'est déroulée à Saint Etienne de Puycorbier, là même ou se dresse le mémorial de la résistance, près du lieu où furent massacrés 29 jeunes maquisards le 27 juillet 1944 durant la seconde guerre mondiale. Albert Laborie dit " Théo" a reçu la légion d'honneur © Radio France - Valérie Déjean Albert Laborie, alors âgé de 20 ans avait rejoint la résistance pour ne pas être envoyé en camp de travail, comme beaucoup d'autres jeunes de la Double. Celui qui était présenté comme un " petit paysan doublaud" va alors s'engager en 1944 et participer à de nombreux faits d'armes contre l'ennemi allemand. " Il y avait pas mal de parents puis des cousins qui étaient partis, et qui n'étaient pas revenus. Et j'entendais mon père qui racontait la guerre de 14 qu'il a fait lui aussi, alors ça me donnait un peu plus de courage. " explique Albert Laborie dit "Théo". Albert Laborie 97 ans avec son frère Robert 94 ans, à Saint Etienne du Puycorbier © Radio France - Valérie Déjean Il a accueilli cette distinction avec plaisir, mais n'oublie pas ceux qui n'en sont pas revenus et a souhaité partager cet honneur avec eux. (source : France Bleu)
  4. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/319213066.jpg Le colonel Jacques Gindrey est mort. Son décès a été annoncé ce mardi dans le carnet du Figaro. Après un parcours parfois terrible, où Jacques Gindrey frôla la mort de près, le chirurgien, natif de Côte-d'Or, mit sa vie au service des patients de la clinique de Vire (Calvados). A plusieurs reprises, il a raconté sa carrière de médecin militaire (qui s'est terminée en 1971) et en particulier sa bataille de Dien Bien Phu dans les colonnes de Ouest-France. Extrait d'un article de 2014: "En 1940, mon père a pleuré en voyant arriver les Boches". Jacques a 13 ans. Il est enfant de troupe cette année-là. En 1942, le bon élève intègre l'école d'Autun. "C'était militaire, mais civilisé, s'amuse-t-il. On y était surtout anti-Allemands." Il va rejoindre la Résistance et s'illustre à plusieurs reprises. "J'étais très jeune, on m'a surnommé "bébé". Il sera toutefois grièvement blessé le 11 juillet 1944 dans l'Ain, et fait prisonnier. Mais il en réchappera. Il passe son bac en juin 1945, puis part au Prytanée de La Flèche (Sarthe) où il prépare la première année de médecine. Cursus qu'il achève à l'École de santé de Lyon. En 1952, à 25 ans, ce brillant élève est docteur en médecine. Officier dans la Coloniale, il se retrouve en Indochine, au coeur des combats de Dien Bien Phu, en 1954. "La défaite fut terrible, témoigne celui qui fut là-bas chirurgien de guerre. Sur 10 000 captifs, les trois quarts ne reviendront pas." Il en réchappera. Encore une fois. Rendu à la vie civile, Jacques Gindrey rejoint Vire en 1971. Il exerce jusqu'en 1989 comme traumatologue orthopédiste. "J'ai bien dû installer 2 000 prothèses de hanche", rappelle modestement le père de quatre enfants, aujourd'hui veuf. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/3520212793.jpg Autre extrait, d'un article de 2004, où il parle de l'Indochine: "Nous sommes arrivés, ma femme et moi, à Saïgon, à l'automne 1953 pour travailler à l'hôpital Grall. Je venais de me marier et de terminer mes études médicales à Lyon. Après un passage à l'hôpital d'Hanoï, où l'on recevait 120 blessés de guerre par jour, Chippaux, médecin-colonel, un patron très respecté, me demande de constituer l'antenne chirurgicale 44 avec anesthésiste et infirmiers. On me précisera plus tard, en y mettant les formes, que c'est pour partir à Dien Bien... Je suis parachuté le 20 février 1954 sur Dien Bien, une cuvette dénudée, entourée de collines où se planquent les Viets. Ma première impression est défavorable. L'antenne est mal placée, au lieu géométrique d'arrivée des obus, trop petite avec 42 lits, mal protégée. Seul le toit de la salle d'opération est solidement couvert. Avec mon collègue Grauwin, on organise l'antenne, à côté du PC. On se repose dans des abris de fortune, un serpent se balade au-dessus de nos têtes. Le 14 mars, Béatrice tombe. Les fortins avaient des noms féminins. D'une violence inouïe. L'afflux de blessés est immédiat. L'antenne est submergée. Les avions tant qu'il y en a sont remplis au sprint. Pendant deux semaines, on jongle avec les extrêmes urgences : les blessés sont de trois types. Les blessés des membres arrivent mal garrottés avec du fil téléphonique, la seule solution est l'amputation. C'est terrible. Les blessés du thorax, on ferme la plaie. Les plus graves sont les blessés du ventre. Un abdomen opéré, c'est quatre à cinq fracas de membres qui ne le sont pas. Par manque de temps, il faut choisir. Les grands blessés me disaient : "Et moi, et moi, mon lieutenant..." L'anesthésiste les aidait à dormir. J'ai opéré non stop durant cinquante-sept jours, de sept heures du matin à minuit le soir. J'étais là pour ça. Je ne me posais pas de questions. J'étais automatisé, craignant seulement de m'écrouler de fatigue. Le 18 mars, j'ai échappé à la mort à la seconde près, sous la tente où l'on triait les blessés. Un obus de mortier de 120 massacre tout. Quinze personnes sont tuées sur le coup, dont notre caporal infirmier, Bong, foudroyé la seringue à la main. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/347058610.jpg Mon amie Geneviève de Galard arrive le 28 mars, une femme d'un très grand dévouement. Mourir avec une femme qui vous tient la main, ce n'est pas la même chose. Le plus difficile furent les premiers quinze jours, il fallut tout organiser sous le feu. Vers la mi-avril, la mousson. Il pleut de la boue dans les plaies ouvertes. On lave à grand coup de sérum. Le 7 mai, mon dernier opéré sera le capitaine Le Boudec, du sixième bataillon de parachutistes commandé par Bigeard. Il a des pièces de bouchon-artilleur dans l'avant-bras. Je l'endors libre, il se réveille prisonnier. Comme moi. On a pleuré tous les deux. Nous avons marché le long de la route vers le camp n° 1 à la frontière de la Chine. Malade comme un chien, je suis sauvé grâce à des comprimés discrètement mis dans mon sac. Le 2 septembre, à l'hôpital d'Hanoï, je souris à une silhouette. C'était ma femme. Elle me croyait disparu. Partis à 10 000, nous sommes revenus à 2 500. La guerre est une ignominie. La pire des choses. À Dien Bien, j'ai rencontré des héros inconnus. Si on avait un peu plus réfléchi, on ne serait pas allés faire cette guerre. Sorti de cet enfer, de retour en France, j'ai passé ma vie à bosser pour ne pas ressasser cette histoire." ( Source Ligne de Défense ) Pour en savoir plus : https://clarolineconnect.univ-lyon1.fr/resource/open/file/1698547
  5. En ce " beau " jour de juin, souvenons nous de l' appel que fit un général, alors inconnu du plus grand nombre et qui restera encré dans l' Histoire comme le début de la lutte, de la résistance... à l' envahisseur nazi en France. Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle : texte et circonstances Depuis Londres, le général de Gaulle prononce, le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite et à combattre. Celui-ci n'a pas été enregistré, les techniciens de la BBC étant alors trop occupés à préparer l'enregistrement du discours de Winston Churchill, Premier ministre britannique. Retrouvez ci-dessous les circonstances et le texte exact du discours du 18 juin 1940 du général de Gaulle. Le contexte Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l'Angleterre afin de poursuivre le combat. Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s'installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place. Il y rédige le texte de l'Appel qu'il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l'Appel. « La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s'offrait pour cela. Dès l'après-midi du 17 juin, j'exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l'Angleterre qu'aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l'utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l'armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu'il l'avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l'on connaît. » Texte de l'appel du 18 juin "Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Affiche ayant suivi l'appel du 18 juin 1940 L'affiche "à tous les français" placardée sur les murs de Londres Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres." ( source : Charles de Gaulle. org )
  6. Il y a quelques dizaines de jours les cérémonies du 75eme anniversaire du débarquement de Normandie débutaient par une cérémonie devant la prison de Caen. J'avais déjà eu l'occasion de raconter ces événements, natif d'une petite commune du Calvados, mes parents avaient un ami, jeune frère d'un des fusiliers de la prison de Caen. Certaines rues portent le nom de résistant de la commune ayant disparus lors de ce drame, tel-que Jean Caby. CABY Jean, François, Noël Né le 8 décembre 1911 à Paris (IVe arr.), exécuté sommairement le 6 juin 1944 à Caen (Calvados) ; radio-électricien ; résistant du réseau SR Alliance. Jean Caby était le fils de Ludovic Raoul, garde républicain, âgé de 31 ans et de Émilie Jeanne Gabrielle Auvray, couturière, âgée de 27 ans. Il se maria le 3 juin 1935 à Villy-Bocage (Calvados) avec Marcelle Louise Victorine Marie dont il eut deux enfants. Radio amateur breveté, il exerçait la profession d’artisan radio-électricien. Il fut mobilisé dans les transmissions au 8e régiment du génie de Versailles, du 11 septembre 1939 au 12 août 1940 et obtint la Croix de guerre 1939-1945 et la Légion d’honneur. Il entra dans la Résistance en mars 1942 comme agent du réseau de renseignements militaires "Alliance", avec le pseudonyme "Émouchet" et le matricule "F 34". Compte tenu de sa spécialisation il devint dépanneur radio à Villers-Bocage (Calvados), où il s’occupa de la cellule locale avec 8 autres agents. Il travaillait en collaboration avec Robert Douin. Il était également spécialisé dans le relevé de plans. Il fut arrêté à son domicile le 17 mars 1944 par les auxiliaires français de la Gestapo et interné à la maison d’arrêt de Caen. Le jour du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 et suite au bombardement de la gare de Caen, le chef du SD de Caen, Harald Heynz décida d’éliminer la plupart des prisonniers afin qu’ils ne soient pas libérés par les troupes alliées. Jean Caby fut sorti de sa cellule et conduit ainsi que 86 autres résistants dans une courette du chemin de ronde de la prison où il fut abattu d’une rafale dans la nuque. Les corps des victimes furent inhumés provisoirement dans une cour de la prison. Dès le lendemain 7 juin, les britanniques donnaient le premier assaut à la ville. Le 30 juin devant l’imminence de la prise de la ville, les allemands exhumèrent les corps pour les faire disparaître sans laisser de traces. Ceux-ci furent transportés en camion en un autre lieu à l’ouest de la ville, probablement dans des carrières de calcaire. Selon certains témoignages, ils auraient pu être emmenés près de Rouen, dans la forêt de La Londe, à l’entrée de laquelle une stèle "À la mémoire des victimes du nazisme dans la forêt de La Londe 1940-1944" a été érigée et incinérés dans une carrière en contrebas. Les corps n’ont donc pas été retrouvés pour être identifiés. Des bûcherons ont vu à cet endroit des camions et des soldats allemands, ainsi qu’une épaisse fumée. En même temps, il y avait une odeur de corps qui brûlent. Cela dura deux jours. S’agissait-il des fusillés de Caen ? Le mystère demeure. Jean Caby obtint la mention "Mort pour la France" le 15août 1946. Son nom figure sur le monument commémoratif des fusillés du 6 juin 1944, à Caen et sur le monument aux morts, à Villers-Bocage (Calvados). Une plaque apposée sur le mur d’entrée de la prison de Caen porte l’inscription suivante : « À la mémoire des prisonniers fusillés par les allemands le 6 juin 1944. L’oppresseur en les tuant a cru les faire mourir, il les a immortalisés ». ( Source : http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article195117 ) Exécutions à la prison de Caen Dès l'annonce des débarquements du Jour J en Normandie, le chef de la Gestapo décide d'exécuter tous les prisonniers alliés détenus à la prison de Caen. 87 d'entre eux seront fusillés dans la cour de la prison tout au long de la journée du 6 juin 1944. Leurs corps n'ont jamais été retrouvés. À partir de décembre 1943, la répression allemande en Normandie s'intensifie. En six mois, plus de 200 résistants sont arrêtés par la Gestapo, la police secrète allemande. En apprenant la nouvelle des débarquements alliés, le commandant allemand de la prison décide d'appliquer les consignes prévues en cas d'alerte. Il veut envoyer tous les prisonniers de la Gestapo en Allemagne afin d'éviter qu'ils ne tombent aux mains des Alliés. D'autres détenus, en attente d'être jugés par les tribunaux de la Wehrmacht, devront être déportés vers l'Allemagne ou libérés, selon la gravité des accusations qui pèsent contre eux. La Feldkommandantur (quartier général des autorités allemandes) confirme les ordres du commandant Hoffman ; mais la gare de Caen, bombardée par les Alliés, est totalement inutilisable, et les Allemands ne possèdent ni les camions ni le personnel nécessaire pour évacuer les prisonniers en toute sécurité. Il est environ huit heures du matin lorsque Harald Heyns, chef de la Gestapo de Caen, arrive à la prison et informe Hoffman que la décision a été prise d'exécuter immédiatement les prisonniers. Du matin à la tombée de la nuit, par groupes de six, 87 prisonniers sont exécutés dans les courettes de la prison. Le quartier des femmes ne sera pas épargné. Une vingtaine de détenus sont transférés à Fresnes. Les corps des fusillés sont enterrés dans la cour dans des tranchées creusées à la hâte et recouvertes de chaux. Fin juin 1944, les Allemands reviennent sur place, exhument les corps et les emmènent dans un lieu qui n'a depuis jamais été découvert. Vue intérieure de la prison de Caen. © Mémorial de Caen Le 6 juin 1944, des prisonniers ont été fusillés dans l'une de ces courettes. © Mémorial de Caen ( Source : Libération route Europe ) Annonce Le mystère des fusillés de la prison de Caen relancé Depuis 73 ans, les historiens locaux recherchent les corps des 83 à 87 Normands fusillés le 6 juin 1944 à la prison de Caen par les Nazis. Révélation d'un témoignage resté de l'un des fossoyeurs de cette tragédie Publié le 2 Août 17 à 20:04 Jacques Pignot, l’ami et camarade de l’un des fossoyeurs de Louvigny (©emilesfouda/Liberté de Norma) « Où sont enterrés les fusillés de la prison de Caen ? Pour ne pas laisser des traces de Résistants derrière eux, ils ont été froidement abattus par les Nazis au moment du Débarquement des alliés en 1944. Ensevelis dans un premier temps dans une ou plusieurs fosses communes au cœur de la prison de Caen ». Exhumés dans un deuxième temps, le 29 juin précise Vanina Brière, chercheuse à la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, les 70 à 80 résistants – selon l’actualisation des données par la Fondation et la Direction des Anciens Combattants – ont été « enterrés » ou « jetés » quelque part, à l’ouest de la ville, dans un endroit toujours recherché, jusqu’à ce jour ». Depuis peu, un homme a décidé de révéler ce qu’il croyait savoir de cette terrible histoire de guerre, que d’aucuns qualifient même de « crime de guerre ». Il s’agirait d’une double révélation de « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme… ». Le trajet a duré 15 à 20 minutes Louvigny domaine (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Jacques Pignot, 70 ans, est cet homme. Ancien cheminot, plutôt mécanicien à la retraite, sur la ligne Cherbourg-Caen-Paris, il regardait la télévision chez lui quand un reportage sur les massacres nazis attire soudain sa mémoire. Ce Caennais se rappelle alors une histoire étonnante. Il affirme avoir recueilli les confidences d’un camarade cheminot, qui voulait « peut-être soulager sa conscience ». Cet ami, dénommé Eugène Viez, lui a raconté dans quelles conditions il aurait été réquisitionné par « les Occupants » (les Nazis) pour creuser à la hâte plusieurs tombes, qui pourraient bien être la dernière demeure des « fusillés de la prison de Caen ». Ce dont se souvient précisément Jacques Pignot est-il de nature à relancer la seule question qui vaille relative à la localisation des corps ? « Je travaillais en équipe avec mon camarade Eugène Viez à la SNCF. Un jour, il m’a dit, « il faut que je te parle ». C’était au moment du Débarquement allié, qui a eu lieu dans la nuit du 5 au 6 juin et s’est poursuivi pour les Caennais jusqu’aux 9 et 19 juillet dates de la libération de Caen rive gauche puis rive droite. Rafle au Trianon Eugène VIez raconte alors qu’avec de des jeunes hommes de son âge, « ils assistaient à une séance de cinéma au Trianon – une salle de cinéma qui se trouvait en face de l’Hôtel de Ville – sur l’emplacement actuel de l’ancienne Bibliothèque municipale de Caen. « C’était en début de soirée ». Tout d’un coup, ils ont vu arriver une troupe de soldats dans le cinéma. « Tout le monde dehors, mains sur la tête ! » ordonna un officier allemand. Les jeunes s’exécutent. En ordre et sous bonne garde, ils se dirigent vers la sortie de la salle conformément aux indications de l’officier. Dehors, deux camions attendaient. Moteurs ronflants. La vingtaine ? peut-être une trentaine – de jeunes caennais, des « garçons » d’une vingtaine d’années et quelques adultes en rang, devaient monter dans les véhicules militaires, les uns derrière les autres, « sans broncher ». L’embarquement terminé, bâches des camions rabattues, le convoi s’ébranle alors dans les rues de Caen vers une destination ignorée des jeunes raflés. « Ils ne voyaient rien », précise le narrateur. Tout ce qu’ils ont pu noter, c’est le temps mis pour arriver à destination. « Il faisait déjà nuit et le trajet a duré 15 à 20 minutes ». Autour d’un château d’eau ? Une fois descendus des camions, les soldats allemands leur ont indiqué un emplacement, autour d’une structure qui semblait être un château d’eau non loin d’une bâtisse évoquant une sorte de demeure de maître. Un manoir ? Un château ? Ses dépendances ? En tout état de cause il s’agissait a minima d’une grande propriété, un domaine en bordure d’une forêt imposante. Les Allemands leur intiment alors l’ordre de creuser des trous… Des tombes en somme, disposées en demi-circulaire autour de ce château d’eau. Ils se sont vus mourir dans l’étape d’après… Angoissante manœuvre qui dura toute la nuit, jusqu’au petit matin. Combien de tombes creusées ? Combien de trous ? Jacques raconte mais ne s’en souvient plus ; si tant est qu’il ait eu cette information. Toujours est-il que, à un moment donné, les soldats allemands leur demandent de tout stopper et de s’en aller. « Allez-vous en ! Maintenant ! Allez ! ». Courir la peur au ventre, la rafale aux trousses Prison bombardée le 25 juillet 44 (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Sans attendre, ils se sont mis à courir comme des lapins, la peur au ventre, en se disant « ils vont nous tirer dans le dos ». Il fallait s’enfuir. S’enfuir, pour aller où ? Ils l’ignoraient mais couraient toujours en attendant la fameuse rafale qui finalement ne viendra pas. Courir aussi vite que possible, en direction de la forêt s’ouvrant devant eux, jusqu’à disparaître complètement leur a sauvé la vie… Eugène Viez continue son récit à son ami et camarade Jacques. Il pensait avoir reconnu ce domaine, vu un pigeonnier et pas un château d’eau. Quelques années plus tard, il se souvenait avoir pensé retrouver à Louvigny la configuration du trajet effectué à la fin de la guerre. La mémoire du narrateur flanche sur ce point. Les dates ne sont pas précises. Certains détails lui échappent. Pendant plusieurs décennies, Eugène Viez et Jacques Pignault ont enfoui dans leur mémoire cette histoire tragique traitant de l’un des massacres perpétrés par les Nazis sur les populations civiles, résistants et autres otages. Viez a eu un fils qui se souvient de cette histoire racontée par son père. À une nuance près, Pignault parle de pigeonnier à la place d’un château d’eau qui ressort de la version du fils, Michel VIEZ, aujourd’hui retraité de l’industrie, Président de la Société de Chasse communale de Fleury-sur-Orne. Les vérifications opérées auprès du cadastre à la mairie de Louvigny indiquent qu’il s’agirait bien du château de Louvigny, qui disposait, à 15 ou 20 minutes de Caen, d’une imposante forêt domaniale. Le pigeonnier y figure bien. Louvigny : le pigeonnier confondu à un château, de nuit… (©emilesfouda/Liberté de Normandie) Il en est de même du nombre de fusillés. Vanina Brière, chercheuse à la Fondation de la Mémoire de la Déportation, estime que le nombre exact devrait se situer entre 70 et 80 personnes, si l’on retire les noms de nombreux déportés qui figuraient sur la liste des fusillés. Les historiens Jean Quellien et Yves Lecouturier partageraient les mêmes incertitudes sur le nombre final des « prisonniers assassinés » Qu’importe ! Le vrai débat est ailleurs. ( Source : Emile S. Fouda. Liberté/Normandie )
  7. L'ancienne prison de Montluc : Au 4 rue Jeanne Hachette se trouve l'ancienne prison de Montluc qui héberge le Mémorial National de la prison de Montluc dont la visite est gratuite. Prison militaire du régime de Vichy de 1940 à 1943, elle est réquisitionnée par l’occupant nazi à partir de janvier 1943 et ce jusqu’au 24 août 1944. Montluc est alors à Lyon et pour toute la région, la principale porte d'entrée vers la déportation et les exécutions. Lieu d’internement de près de 10 000 hommes, femmes et enfants durant l’occupation allemande, et notamment des enfants d’Izieu, de Jean Moulin et de Marc Bloch, la prison de Montluc est un lieu emblématique des politiques de répression allemandes dans la région de Lyon. http://www.memorial-montluc.fr/ Adresse 4 rue Jeanne Hachette 69003 Lyon 04 78 53 60 41 Tarifs L’entrée et la visite du site sont gratuites. Horaires d'ouverture hebdomadaires Groupes et individuels, du mercredi au samedi de 14 h à 17 h 30. Visite guidée tous les après-midis à 15 h 30 Groupes scolaires, du mardi au vendredi de 9 h à 17 h 30 Juillet et août, du mardi au samedi de 9 h à 17 h 30 Visite guidée à 10 h 30 et 15 h 30 Durée de visite à prévoir 1h30 Fermetures annuelles Site fermé au public les jours fériés. Se
  8. Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) Aménagé symboliquement dans l’ancien siège de la Gestapo, où Klaus Barbie a sévi, le CHRD est un lieu fort et symbolique, au service de l'Histoire et de la Mémoire. Le musée invite à revisiter l'une des périodes les plus sombres de notre histoire. Soixante-dix ans ont passé depuis les événements tragiques de la Seconde guerre mondiale ; pourtant, cette histoire imprègne encore profondément notre société. Le musée de la Résistance a vocation à rendre accessible cette histoire au plus grand nombre, en délivrant des clés pour comprendre la persistance de son impact dans notre société contemporaine. En s’appuyant sur des témoignages, des objets de collections et des photographies, l'exposition permanente déroule le fil des six années de guerre, en s’attachant particulièrement à l’histoire de Lyon. Ouvertures Toute l'année. Tous les jours de 10h à 18h. Fermé lundi et mardi. Fermetures exceptionnelles les 1er janvier, Lundi de Pâques, Jeudi de l'Ascension, Lundi de Pentecôte, 1er mai, 8 mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 25 décembre. Ouvertures exceptionnelles les 08/05/2018 et 11/11/2018. Ouvert du mer. au dim. de 10h à 18h. Fermé les jours fériés sauf les 8 mai et 11 nov. Tarifs Adulte : de 4 à 6 €. Gratuit pour les moins de 18 ans. Gratuité avec la Lyon City Card. Carte annuelle des musées municipaux : 25 € valable aussi pour les expositions temporaires. Pass Cité : gratuit pour les habitants des villes jumelées. Inclus dans la Lyon City Card
  9. Il y a 75 ans, un général inconnu des plus parts des Français, lançait le 18 juin 1940 un appel, à résister et à continuer le combat contre l' ennemi.
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