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  1. Aujourd'hui je vous propose d'aborder une décoration civile mais qui peut être attribué à des militaires à titre militaire ou civil ( engagement avec des responsabilités, dans un club ou depuis 2013 dans une association ). La médaille de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif instaurée par le décret no 69-942 du 14 octobre 1969 — sous le nom de médaille de la jeunesse et des sports — en remplacement de l'ordre du Mérite sportif et de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports (1956-1969), est destinée à récompenser les personnes qui se sont distinguées d'une manière particulièrement honorable au service de l'éducation physique, des sports, des mouvements de jeunesse, des activités socio-éducatives, des centres de vacances et de loisirs, des œuvres de plein air, des associations et de toutes les activités s'y rattachant. Un peu d' histoire : L'ORDRE DU MÉRITE SPORTIF : L’ordre du Mérite sportif est créé par décret, le 6 juillet 1956, le même jour que la Médaille d’honneur de la Jeunesse et des Sports. Ces deux distinctions se substituent, à compter de cette date, à la Médaille de l’éducation physique et des sports créée en 1946 en remplacement de la Médaille d’honneur de l’éducation physique et des Sports de 1929. Lors de la constitution de l’ordre, les titulaires de la Médaille de l’éducation physique et des sports sont reclassés de la manière suivante : les titulaires de l’échelon bronze deviennent titulaires de la médaille d’honneur de la jeunesse et des sports ; les titulaires de l’échelon argent deviennent chevaliers du mérite sportif ; les titulaires de l’échelon or deviennent officiers du mérite sportif. Cet ordre est administré par le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports puis par le secrétaire d’État aux sports assisté par un conseil de l’ordre. Le décret du 3 décembre 1963, portant création de l'ordre national du Mérite, supprime l’Ordre du mérite sportif. La médaille de la jeunesse et des sports est décernée aux personnes justifiant des conditions d'ancienneté suivantes : 8 ans de service pour obtenir la médaille de bronze, 12 ans de service pour la médaille d'argent et 20 ans de service pour la médaille d'or. Le décret n° 2013-1191 du 18 décembre 2013 remplace les termes et de la vie associative par et de l'engagement associatif dans le titre de la médaille et modifie les conditions d'ancienneté pour l'attribution des différents échelons : Médaille de bronze : 6 ans de service ; Médaille d'argent : 10 ans de service ; Médaille d'or : 15 ans de service. Par décret du 18 décembre 2013, le bénéfice de la Médaille de la Jeunesse et des Sports, qui existait depuis 1969, est élargi à la valorisation de tout engagement bénévole en faveur de l’intérêt général. Intitulée dorénavant Médaille de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement Associatif, elle ouvre la possibilité de récompenser le travail remarquable et trop souvent sous-estimé de ces nombreux bénévoles engagés dans les associations partenaires de nos politiques publiques. A la différence de l'ancienne " médaille de la jeunesse et des sports ", la médaille de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif comporte au revers un cartouche permettant éventuellement de graver le nom du récipiendaire. Ressentie par les bénéficiaires comme étant une réelle reconnaissance de leur mérite et un encouragement à poursuivre leur engagement, cette distinction honorifique est un geste fort de l’Etat en faveur d’une mobilisation exemplaire pour le mieux vivre ensemble. Une attention particulière est portée à la valorisation de l’engagement des femmes, avec comme objectif de tendre vers la parité dans les deux promotions annuelles de médaillés. La médaille de la jeunesse et des sports est attribuée chaque année à l'occasion des promotions du 1er janvier et du 14 juillet. Les dossiers de demandes de médailles de bronze sont traités par les comités régionaux ou départementaux de la Fédération française des Médaillés de la Jeunesse, des Sports et de l'Engagement Associatif (FFMJSEA), les médailles étant attribuées par la préfecture de la région ou du département. Pour les médailles d'argent et d'or ces mêmes comités instruisent les dossiers concomitamment avec la direction régionale ou la direction départementale correspondante qui les transmet au ministère de la Jeunesse et des Sports pour attribution des médailles. Insigne de boutonnière pour vestons civil et Dixmudes pour uniformes. ( Source : Wikipédia / ddsc.Paris.gouv.fr ) https://www.legifrance.gouv.fr/affichSarde.do;jsessionid=DD8E668DA112653CA4FCAEDEF4445E7C.tplgfr32s_1?reprise=true&page=1&idSarde=SARDOBJT000007104649&ordre=null&nature=null&g=ls
  2. Bouchon-Gras 49

    La médaille de l' aéronautique.

    Décoration très couru chez nos camarades volants, la médaille de l' aéronautique. Le ministère de l'Air reprend le projet non abouti en 1939, d'un ordre du mérite aérien français pour récompenser le personnel militaire et civil, navigant et non navigant. C'est ainsi que, peu de temps avant la fin du second conflit mondial, le décret du 14 février 1945 permit la création de la médaille de l’Aéronautique, dont l’attribution est contrôlée par un conseil. Ce conseil était alors, présidé par un membre du cabinet du secrétaire d'État aux Forces armées (air), et comprenait : le chef d'état-major général des forces armées (air) ; le directeur du corps du contrôle de l'administration de l'aéronautique ; le directeur technique et industriel au secrétariat d'État aux forces armées (air) ; un membre nommé par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme pour représenter ce département ; un représentant des compagnies de navigation aérienne nommé pour deux ans par arrêté du ministre des Travaux publics, des transports et du tourisme ; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique et nommée pour deux ans par arrêté du secrétaire d'État aux forces armées (air). En cas d'empêchement, un membre ès qualités est remplacé par l'intérimaire ; tout autre membre, par une personnalité désignée par l'arrêté nommant le titulaire. Le conseil a, en outre, compétence pour proposer le retrait de la décoration et des prérogatives y attachées, à l'encontre d'un membre de l'ordre ayant failli gravement à l'honneur. En 1949, le décret cité précédemment a été abrogé par le décret du 16 mai 1949. Il a été modifié par le décret 2015-582 du 28 mai 2015 pour permettre l'attribution exceptionnelle aux "personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées". Pour toute proposition faite au titre de la valeur professionnelle des personnels civils et militaires, des conditions d’âge et d’ancienneté de services, respectivement 35 ans et 15 ans, sont exigées des candidats pour faire l’objet d’une proposition à titre normal. Pour toute proposition faite au titre des mérites acquis dans le développement des activités aéronautiques, les conditions d’âge et d’ancienneté pour les propositions à titre normal sont fixées respectivement à 40 et 20 années. La médaille de l’Aéronautique récompense toute personne physique qui contribue, au moment de son attribution, à l'essor ou au prestige de l'aviation civile ou militaire, du domaine spatial civil ou militaire, de la sécurité des transports aériens, des sports aériens, des aérodromes et des entreprises de l'aéronautique ou du domaine spatial. Elle récompense aussi exceptionnellement la contribution décisive qu'on apporté des personnes morales, organismes publics ou privés non commerciaux, services, formations ou unités des administrations publiques ou des armées au développement de l'aéronautique et de l'espace civil ou militaire pendant une période significative dans les domaines industriels, de la recherche, des essais, de la formation des personnels, des transports aériens et de leur sécurité. La médaille de l’Aéronautique peut être décernée à titre posthume et à titre étranger. Son attribution est toujours proposé par un conseil de la médaille institué auprès du ministre de la Défense est composé: du délégué général de l'armement; du chef-d'état-major de l'armée de l'air; un membre nommé par arrêté du ministre chargé des transports; un représentant des compagnies de navigation aérienne; une personnalité comptant des services exceptionnels en matière d'aéronautique. Le contingent annuel est de 275 médailles pour les personnes physiques et de 2 médailles pour les personnes morales, remises deux fois par an, le 1er janvier et le 14 juillet. Des attributions particulières de médailles peuvent toutefois être faites à une date quelconque, soit à l’occasion de cérémonie concernant l’aéronautique, soit en dehors de toute manifestation. Toute personne décorée de la médaille de l’Aéronautique, reçoit un diplôme signé du ministre et une carte spéciale lui permettant de bénéficier de la gratuité pour l’accès aux expositions et manifestations organisées aux frais de l’État et touchant au domaine aéronautique civil et militaire. Au 1er janvier 2003, 18 000 médailles ont été décernées, dont certaines à des personnalités étrangères. La médaille se présente sous forme d'une plaquette rectangulaire en bronze doré de 33 mm de hauteur et 27 mm de largeur. Sur l’avers : l’effigie de la République coiffée du bonnet phrygien sur fond d’émail rouge surmonte la devise « HONNEUR ET PATRIE » gravée en relief. Sur le revers : l’inscription « MÉDAILLE DE L’AÉRONAUTIQUE 1945 » en relief. La bélière est formée d’une charnière en métal doré de 4 mm de hauteur faite de deux ailes horizontales séparées par une étoile de 38 mm de largeur. Ces ailes sont portées sur le ruban lorsque la médaille est portée en barrette. Le ruban est de couleur bleu roi. ( Source : Wikipédia ) Le général de division aérienne Michel Fritsch, commandant en second les forces aériennes stratégiques, a remis le 15 avril la médaille de l’aéronautique à l’IRBA pour sa contribution à la sécurité des vols et à la protection du personnel navigant. En médecine aéronautique et spatiale, l’IRBA est l’héritier des laboratoires d'études médicales de l'aéronautique (1921) et de médecine aérospatiale (1957), des centres d'études de biologie aéronautique (1945) et de recherche en médecine aéronautique (1955), et enfin de l'institut de médecine aérospatiale du service de santé des armées (1993). Afin de protéger le personnel navigant contre les effets de l'altitude, leurs travaux ont débouché sur la mise au point d'inhalateurs d'oxygène toujours mieux adaptés aux besoins opérationnels, puis à la combinaison pressurisée pour les pilotes de chasse, permettant de dépasser les 30 000 mètres d'altitude. Les effets sur l'homme de l'hypoxie, des accélérations, des vibrations, des contraintes bioclimatiques et de leurs effets combinés, restent étudiés à l'IRBA Les missions de longue durée et le déploiement des forces françaises sur de multiples théâtres d'opérations font de la fatigue un sujet d'actualité en recherche. L'étude de situations opérationnelles comportant en particulier une privation de sommeil, un décalage horaire, une perturbation du rythme veille-sommeil a abouti à la mise au point de stratégies de gestion pharmacologique de la vigilance appliquées en OPEX. Aujourd'hui encore, pour valider les conditions d'emploi de l'avion de transport A400M, les chercheurs de l’IRBA accompagnent les équipages de l'armée de l'Air sur des missions qui bouclent le tour du monde. Créateur et propagateur de savoirs, le centre d'enseignement de l’IRBA a formé des centaines de médecins et des milliers de navigants de toutes les armées françaises, de l'aéronautique d'État et de nombreuses forces étrangères. Les contributions de l'IRBA au développement et à la diffusion des connaissances dans le domaine aéronautique sont reconnues tant sur le plan national qu'international. ( Source : Service de santé des armées )
  3. Bouchon-Gras 49

    L' orde du mérite maritime.

    Bien que maritime, cet ordre peu décerné en comparaison de d' autres et très recherché par les marins à qui elle est décernée essentiellement aux plongeurs démineurs, aux officiers et chefs de centres des CROSS... Rappelons c' est avant tout un ordre civil qui peut être décerné pour récompensé des actions militaires au profit de la mer. L’ordre du Mérite maritime, ordre honorifique français créé le 9 février 1930 à l'instigation de Louis Rollin, ministre de la Marine marchande, est destiné à récompenser la valeur professionnelle des marins et le mérite de citoyens qui se sont distingués par des services particuliers pour le développement et le rayonnement des activités maritimes. Institué en 1930 en France, après plus de 20 ans de débats au Parlement, l'ordre du Mérite maritime voulait distinguer les risques encourus et les services rendus par les gens de mer ; il soulignait de plus l’importance du rôle économique de la marine marchande pour le pays. Cet ordre fut réorganisé en 1948 une première fois, puis une nouvelle fois par décret le 17 janvier 2002. Le nombre de croix de chevalier du Mérite maritime est très réduit par rapport aux trois autres ordres ministériels existants, récompensant ainsi des compétences maritimes exceptionnelles: seules 130 personnes sont faites chevalier chaque année, contre 450 pour l'ordre des Arts et lettres, 1 340 pour les Palmes académiques et 2 400 chevaliers pour l'ordre du Mérite agricole. Le premier maitre Thirry, chef de quart au CROSS Jobourg ( prés de Cherbourg ). Parmi les personnes distinguées figurent notamment l'explorateur Jacques-Yves Cousteau, les navigateurs Eric Tabarly, Gérard d'Aboville, Olivier de Kersauson, Michel Desjoyeaux, Catherine Chabaud, Isabelle Autissier et Titouan Lamazou, le résistant et homme d'Etat René Pleven ou encore le prince Albert de Monaco. Le Prince Albert de Monaco, qui est également capitaine de frégate de réserve dans la Marine Nationale. Les croix sont réparties en trois contingents : contingent A - personnel navigant de la marine marchande, des administrations civiles de l'État, et les équipages des canots de sauvetage ; contingent B - personnel militaire du ministère de la Défense ; contingent C - personnes s'étant distinguées dans le domaine maritime. Pour être nommé chevalier, il faut relever de l'un de ces trois contingents et justifier de quinze ans au moins de services ou d'activités. La durée des services accomplis dans la marine nationale est comprise dans le calcul de ces quinze années. Les services exceptionnels nettement caractérisés dans le domaine maritime, en particulier les actes d'héroïsme et de dévouement accomplis en mer, peuvent dispenser des conditions de durée de services, sous la réserve expresse de ne franchir aucun grade. La croix du Mérite maritime peut être conférée à titre posthume. Enfin, par dérogation, peut être nommée ou promue dans l'ordre à titre exceptionnel et hors contingent une personne décédée ou grièvement blessée en mer dès lors que son décès ou ses blessures sont en lien direct avec l'accomplissement d'une mission de service public, un acte d'assistance ou de sauvetage ou l'exercice d'une activité professionnelle. Le ministre chargé de la mer et le ministre chargé de la pêche maritime sont commandeurs du Mérite maritime de plein droit, à leur prise de fonctions. Le conseil de l'Ordre comprend : le ministre chargé de la mer, président ; le ministre chargé de la pêche maritime ; un membre du conseil de l'Ordre de la Légion d'honneur, vice-président, proposé par le grand chancelier ; un conseiller d'État, proposé par le vice-président du Conseil d'État ; un officier général de la marine nationale, proposé par le ministre de la défense ; l'inspecteur général des affaires maritimes ; un directeur d'administration centrale au ministère chargé de la mer. Le chef du bureau du cabinet du ministre chargé de la mer assure le secrétariat du conseil de l'Ordre. L'insigne se présente sous la forme d'une rose des vents à seize branches, sur laquelle est appliquée une ancre et dont les huit branches principales sont ornées d'émail blanc. À l'avers, une effigie de la République est représentée entourée un cercle d'émail bleu et portant les inscriptions « République française » tandis que le revers porte la mention « Mérite maritime ». Le ruban est bleu avec deux bandes vertes plus fines sur les côtés dans le sens de la longueur. ( Source : Wikipédia )
  4. Voici une décoration relativement recherchée par le personnel du SSA, LA MÉDAILLE D' HONNEUR DU SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES. La Médaille d’honneur du Service de Santé des Armées a été créée par le décret du 30 août 1962, en remplacement des médailles d’honneur suivantes : ¨ la Médaille d’honneur des Épidémies du ministère de la Guerre ( décret du 15 avril 1892 ) ; ¨ la Médaille d’honneur des Épidémies du ministère de la Marine ( décret du 30 septembre 1909 ) ; ¨ la Médaille d’honneur du Service de Santé Militaire ( décret du 27 juin 1931 ) de l’Armée de Terre ; ¨ la Médaille d’honneur du Service de Santé de la Marine ( décret du 18 juillet 1947 ) ; ¨ la Médaille d’honneur du Service de Santé de l’Air ( décret du 18 mai 1948 ). Les titulaires de ces décorations peuvent être proposés pour la médaille d’honneur actuelle à un échelon supérieur à celui qu’ils détiennent. Cette dernière est d’une structure à quatre échelons pouvant être décernés à titre posthume : ¨ la Médaille de Bronze pour 10 ans de services ; ¨ la Médaille d’Argent pour 15 ans de services et la Médaille de Bronze ; ¨ la Médaille de Vermeil pour 20 ans de services et la Médaille d’Argent ; ¨ la Médaille d’Or qui n’est attribué que dans des cas exceptionnels. A l’occasion de circonstances exceptionnelles, notamment lors de périodes épidémiques, des propositions peuvent être faites pour des personnes ne réunissant pas les conditions fixées. Nul ne peut être proposé pour la concession d’une médaille s’il n’est déjà titulaire de celle de l’échelon inférieur. Toutefois, les membres de l’Ordre de la Légion d’honneur sont proposables directement pour les échelons Argent ou Vermeil. Le titulaire reçoit un diplôme rappelant que celle-ci lui a été décernée pour les services rendus ou le dévouement dont il a fait preuve. La Médaille d’honneur du Service de Santé des Armées est attribuée, sauf cas exceptionnel, deux fois par an, le 1er janvier et le 14 juillet. Candidatures et propositions auprès de la direction centrale du service de santé des Armées, pour transmission au cabinet du ministre de la Défense, bureau des décorations. Ruban : Largeur de 36 mm. Blanc portant, au centre, une raie rouge de 6 mm encadrée, de part et d’autre, par une raie blanche de 4 mm et une raie bleue de 4 mm. Médaille ronde en bronze, argent, vermeil ou or suivant l’échelon et du module de 27 mm. Gravure de Hubert PONSCARME. Sur l’avers : la légende REPVBLIQVE FRANÇAISE entoure l’effigie de la République ailée. Sur le revers : un cartouche nominatif rectangulaire, surmonté d’un caducée et d’une palme, est entouré de l’inscription : MINISTÈRE DE LA DEFENSE , avec sur le bas, le mot et l’inscription : DEVOVEMENT - SERVICE DE SANTE DES ARMEES Les barrettes de décoration des Médailles d’Argent, de Vermeil et d’Or portent : - pour la Médaille d’Argent, une petite rosette bleu, blanc et rouge ; - pour la Médaille de Vermeil, une petite rosette bleu, blanc et rouge posée sur un canapé argent de 6 mm sur 15 mm ; - pour la Médaille d’Or, une petite rosette bleu, blanc et rouge posée sur un canapé or de 6 mm sur 15 mm. Bélière : En bronze, argent, vermeil ou or suivant l'échelon. ( Source : Bureau des internes et assistants du Val de Grace )
  5. Médaille bien connu des pompiers, entre autres... La médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement a été décernée et organisée le 2 mars 1820 sous Louis XVIII. Elle est décernée pour des actes de dévouement et faits de sauvetage. Outre la lettre de félicitations et la mention honorable, il existe cinq degrés de récompense : bronze : décernée lorsque le sauveteur a réellement risqué sa vie, ou lorsque, s’il a couru des risques moindres, il est déjà titulaire d’une lettre de félicitations ou d’une mention honorable ; argent de 2e classe : la médaille d’argent est décernée exclusivement aux titulaires de la médaille de bronze qui ont, à nouveau, fait preuve de courage et d’abnégation ; argent de 1re classe ; vermeil : est décernée, avec une grande réserve, pour les actes d’une grande intrépidité, ainsi qu’aux titulaires d’au moins deux médailles d’argent ; or : est attribuée aux personnes ayant rendu, à plusieurs reprises, des services exceptionnels à ses concitoyens. Elle n’est cependant généralement accordée qu’à titre posthume. En 1833, la médaille était décernée par trois ministères : l'intérieur ; la marine ; les travaux publics. Actuellement, l'attribution de cette médaille est régie par l'instruction no 3918 du 18 septembre 1956 et la circulaire du 14 avril 1970. Le dossier est constitué d'un procès-verbal d'enquête établi par la police ou la gendarmerie, qui comprend les divers témoignages recueillis, mais également l'extrait no 2 du casier judiciaire. Il comporte également un avis des chefs hiérarchiques, lorsque le sauveteur appartient à une administration publique. Selon le ministère d'origine, trois médailles distinctes sont attribuées : Ministère de l’Intérieur Ruban : C'est un ruban tricolore bleu, blanc et rouge de 30 mm dont les bandes sont verticales et égales de 10 mm, avec une rosette tricolore de 20 mm sur la médaille d’or. Médaille : La médaille est ronde de 27 mm. Avers : palmes et couronnes tenues par une femme debout, entourée de trois scènes de sauvetage et surmonté du mot « DÉVOUEMENT ». Revers : cartouche rectangulaire nominatif, surmonté de « MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR » et « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ». Bélière : feuillage de chêne. Barrettes, sont ajoutées pour : la médaille d'argent de 2e classe, une étoile d'argent ; la médaille d'argent de 1re classe, deux étoiles d'argent ; la médaille de vermeil, une étoile de vermeil ; la médaille d'or, une petite rosette tricolore de 10 mm. Ministère de la Défense (Marine nationale) ( photo de Par Robert Prummel — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30734347 ) Ruban : C'est un ruban tricolore bleu, blanc et rouge de 30 mm dont les bandes sont verticales et égales de 10 mm avec ancre rouge sur la bande blanche, ainsi que rosette tricolore et ancre d'or sur la médaille d’or. Médaille : La médaille est ronde. Avers : effigie de la République regardant à gauche avec inscription « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ». Revers : attributs marins avec cartouche rectangulaire nominatif, surmonté de « MINISTÈRE DE LA MARINE » et « COURAGE ET DÉVOUEMENT ». Ministère des Transports (Marine marchande) Ruban : C'est un ruban tricolore bleu, blanc et rouge de 30 mm dont les bandes sont verticales et égales de 10 mm avec ancre rouge sur la bande blanche, ainsi que rosette tricolore et ancre d'or sur la médaille d’or. Médaille : La médaille est ronde. Avers : effigie de la République regardant à droite avec inscription « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ». Revers : attributs marins avec cartouche rectangulaire nominatif, surmonté de « MARINE MARCHANDE » et « COURAGE ET DÉVOUEMENT ». Unités militaires La médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement a été attribuée aux unités militaires suivantes : Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) Unités d'instruction et d'intervention de la sécurité civile n° 1, 5 et 7 (UIISC) 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) État-major des formations militaires de la sécurité civile Centres opérationnels et états-majors de zone Centre opérationnel de gestion interministérielle de crises Particularités Contrairement à la règle générale concernant le port des médailles, les différents échelons de la médaille d'acte de courage et de dévouement sont portés simultanément. Comme on peut le voir sur la poitrine de ses pompiers Ou sur le " placard " du général gaëtan poncelin de raucourt, secrétaire général de la Garde nationale et ancien commandant de la brigade des sapeurs pompiers de Paris ( 2013 - 2015 ). ( Source : Wikipédia )
  6. Bouchon-Gras 49

    La médaille de la sécurité intérieur.

    Dans le cadre du forum cette décoration concerne essentiellement nos camarades de la Gendarmerie, les pompiers de Paris, la sécurité civile et les marins pompiers mais pas seulement... La médaille de la sécurité intérieure est une décoration civile et militaire française créée par le décret no 2012-424 du 28 mars 2012. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025592575&dateTexte=&categorieLien=id Elle est décernée (et éventuellement retirée) par le ministère de l'Intérieur, sans condition d'ancienneté, lors de deux promotions (1er janvier et 14 juillet). Les attributions sont examinées par un comité de huit membres, comprenant le directeur du cabinet du ministre, le secrétaire général du ministère de l'Intérieur, le directeur général des collectivités locales, le directeur général de la Police nationale, le directeur général de la Gendarmerie nationale, la direction générale de la Sécurité intérieure, le directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises et le secrétaire général à l'immigration et à l'intégration. Elle comporte trois échelons (bronze, argent, or) et ces trente-trois agrafes : Secrétariat général Administration préfectorale Fonction publique territoriale Élu Police nationale Gendarmerie nationale Sécurité civile Police municipale Sécurité routière Associations Engagement citoyen Action humanitaire Sapeurs-pompiers Direction générale des étrangers en France GIPN 40e anniversaire Engagement volontariat 2013 Philippines 2013 70e anniversaire du débarquement Cyclone Béjisa 2014 Accident vol AH 5017 Ouagadougou-Alger Suède 2014 Guinée 2014 Attentats janvier 2015 Crash Germanwings Népal Attentats novembre 2015 Équateur 2016 Euro 2016 Inondations 2016 Feux de forêt 2016 Attentats 2016 Feux de forêt 2017 Ouragans 2017 Sont éligibles : l'ensemble des personnels relevant du ministère de l'Intérieur ; les personnels civils et militaires, professionnels ou volontaires, placés pour emploi sous l'autorité du ministère de l'Intérieur ; les policiers municipaux ; les volontaires ou bénévoles qui œuvrent dans des associations pour des missions relevant de la sécurité intérieure ; toute personne, française ou étrangère, s'étant distinguée par une action relevant de la sécurité intérieure. Les missions peuvent avoir eu lieu en France ou à l'étranger (par exemple après une catastrophe naturelle majeure, telle qu'un séisme). La première médaille de la sécurité intérieure a été remise le 14 avril 2012 au coéquipier du commandant de police Cédric Pappatico, tué en service commandé, percuté par le véhicule de cambrioleurs en fuite, durant la nuit du 10 au 11 avril 2012, à Saint-Alban-Leysse. ( Source : Wikipédia )
  7. C' est la toute dernière médaille militaire ; Cette récompense est destinée à distinguer les militaires qui ont participé à des missions de protections menées sur le territoire national français. Elle fut créée par le décret no 2015-853 du 13 juillet 2015 ( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030885605 ) à l’initiative du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et du président de la République François Hollande. Pour chaque opération, le ministre de la Défense détermine par arrêté les missions ouvrant droit à la médaille de la protection militaire du territoire avec l'agrafe correspondante, les dates de début et de fin des périodes prises en compte pour son attribution ainsi que la durée de participation minimale exigée. Elle peut également être attribuée, sans condition de durée, aux militaires tués, blessés ou cités avec attribution de la médaille d'or de la défense nationale, à l'occasion de l'une de ces opérations. La première remise de 30 décorations s'est déroulée au Fort neuf de Vincennes le 4 novembre 2015 et a été effectuée par le Ministre de la Défense. ( médaille officielle ( Monnaie de Paris ) deuxième version. Sur le revers en bas on peut y distinguer le poinçon du bronze florentin ) La gravure du jeton a fait polémique quand à l' esthétique de la Marianne, ce qui a développé divers modèles officiels et privés. Médaille : ronde de 30 mm, l'avers présente l'effigie de la République avec les mots « République française » tandis que le revers présente l'inscription « Médaille de la protection militaire du territoire »; Rubans : une bande rouge de 5 mm suivie d'une bande blanche de 8 millimètres de part et d'autre d'une bande centrale bleu de 14 mm Agrafes : la médaille comporte des agrafes en bronze qui prennent place sur le ruban. Les inscriptions sur les agrafes correspondent au nom des opérations pour lesquelles la décoration a été remise. On peut y mettre cinq agrafes : ÉGIDE : depuis le 1er juillet 2013 ( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032371945&dateTexte=&categorieLien=id ), pour : trente mois d'affectations au sein d'unités dont la mission principale est la participation de manière effective sur le territoire national, à la protection des emprises militaires, des bâtiments publics de l’État, des organisations internationales et des missions diplomatiques et consulaires. soixante jours de participation de manière effective aux missions décrites ci-dessus. vingt vols de surveillance. HARPIE : depuis le 1er mars 2008 ( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031601075&dateTexte=&categorieLien=id ), pour 30 jours de présence continus ou non, sur le territoire de la Guyane française, dans le cadre de l'opération Harpie (lutte contre l'orpaillage illégal). ( médaille version privée ) JUPITER : depuis le 1er juillet 2013 ( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032371954&dateTexte=&categorieLien=id ), pour : trente mois d'affectations au sein d'unités dont la mission principale est la participation de manière effective aux missions de sûreté et de sécurité menées au profit des forces stratégiques sur le territoire national ; soixante jours de participation de manière effective aux missions décrites ci-dessus ; vingt vols de surveillance. SENTINELLE : depuis le 7 janvier 2015 ( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030885614&dateTexte=&categorieLien=id ), pour soixante jours de présence continus ou non. ( médaille officielle, ( Monnaie de Paris ) première version ) TRIDENT : depuis le 1er juillet 2013 ( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032371963&dateTexte=&categorieLien=id ), pour : trente mois d'affectations au sein d'unités dont la mission principale est la participation de manière effective aux missions de surveillance et de protection militaires des espaces aériens, maritimes et terrestres, sur le territoire national ; soixante jours de participation de manière effective aux missions décrites ci-dessus ; vingt vols de surveillance. ( Source : Wikipédia )
  8. Bouchon-Gras 49

    Médaille de la défense nationale.

    Médaille des plus courante dans nos Armées aujourd'hui, la médaille de la défense nationale, surnommée familièrement " Def-Nat " ou plus méchamment celui de " cochonou " ou médaille en chocolat. Elle reçue également le sobriquet de " Hernu cross " du nom du ministre de la Défense Charles Hernu qui signa le décret de sa création. Elle a été créée par Charles Hernu, ministre de la Défense et mise en place par le décret n°82-358 du 21 avril 1982 abrogé et remplacé par le décret no 2014-389 du 29 mars 2014. Elle récompense les services particulièrement honorables rendus par les militaires (d'active et de réserve) pour leur participation aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées et les interventions au profit des populations. Charles Hernu : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Hernu La médaille comporte trois échelons : or, argent et bronze. Elle comporte également des agrafes. Attribution Les conditions et modalités d'attribution sont fixées par l'arrêté portant délégation de pouvoirs relative à l'octroi ou au retrait de la médaille de la défense nationale, ainsi qu'à la suspension du droit à son port du 14 septembre 2014 et par l'instruction no 30650/DEF/CAB/SDBC/DECO/A4 fixant les modalités d’application du décret no 2014-3892 du 29 mars 2014 relatif à la médaille de la défense nationale du 30 décembre 2014. À titre normal La médaille est attribuée au nom du ministre de la Défense. Celui-ci donne délégation aux autorités hiérarchiques de premier et deuxième niveau pour l'échelon bronze et à un certain nombre d'autorités pour l'échelon argent (le délégué général pour l'armement, le secrétaire général pour l’administration, les chefs d’état-major de l’armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air, le directeur général de la gendarmerie nationale, les directeurs centraux du service de santé des armées, du service des essences des armées, du service du commissariat des armées et du service d'infrastructure de la défense et le directeur de la poste interarmées). Les militaires à l'occasion de leur participation aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées, notamment les manœuvres, exercices, services en campagne, ainsi que les interventions au profit des populations accumulent un certain nombre de points qui leur permet d'obtenir successivement les trois échelons. Sachant que la moitié des points est perdue lors de l'obtention d'un échelon. Les conditions d'attributions pour les différents échelons sont : pour l'échelon bronze : un an de service et quatre-vingt-dix points ; pour l'échelon argent : cinq ans de service (deux ans minimum dans l'échelon bronze) et six cents points ; pour l'échelon or : dix ans de service (deux ans minimum dans l'échelon argent) et huit cents points. Le fait d'entrer dans les conditions d'attribution ne donne pas automatiquement droit à l'échelon concerné étant donné que les échelons argent et or sont contingentés par décision ministérielle. L'attribution de la médaille de la défense nationale ne donne droit qu'à une agrafe de spécialité, éventuellement complétée par une agrafe géographique. En cas de promotion, la ou les agrafes obtenues dans les échelons précédents peuvent être conservées sur le ruban de la nouvelle médaille. Le nombre maximum d'agrafes à conserver est fixé à trois. À titre exceptionnel La médaille de la défense nationale peut être attribuée, à titre exceptionnel, à l'un des trois échelons aux : personnel militaire d'active ou de la réserve et aux civils de la défense tués ou blessés dans l'accomplissement de leur devoir ; militaires d'active ou de la réserve qui se sont signalés par la qualités des services rendus ; civils français et étrangers militaires ou civils ayant rendu des services particulièrement honorables à la défense de la France. Cette attribution comporte également l'attribution d'une agrafe de spécialité, éventuellement complétée par une agrafe géographique. Décorations Ruban : rouge foncé, partagé par une bande centrale bleu outre-mer. En bordure, de chaque côté, un liseré blanc pour la médaille d'argent ou jaune pour la médaille d'or. Médaille : ronde, en bronze, avec à l'avers l'effigie de la Marseillaise de Rude et la mention « République française ». Au revers, bonnet phrygien et l'inscription « Armée-Nation » et « Défense Nationale ». Agrafes : la médaille comporte des agrafes en métal blanc qui prennent place sur le ruban. Les inscriptions sur les agrafes correspondent à l'arme d'appartenance et aux lieux géographiques particuliers où le récipiendaire a servi. Attributs : comme les croix de guerre et la croix de la valeur militaire, le ruban de la médaille, échelon or, peut recevoir des attributs exprimant des citations : respectivement une étoile de bronze pour une citation à l'ordre du régiment ou de la brigade, une étoile d'argent pour une citation à l'ordre de la division, une de vermeil pour le corps d'armée et une palme de bronze pour une citation à l'ordre de l'armée, une silhouette de SNLE classe Triomphant de couleur anthracite pour une citation à l'ordre de l'unité ou de l'escadrille de sous-marin, une silhouette de SNLE de type Triomphant de couleur bronze pour une citation à l'ordre de l'escadre ou de la flottille, une silhouette de SNLE classe Triomphant de couleur argent pour une citation à l'ordre de la force maritime ou une silhouette de SNLE classe Triomphant de couleur or pour une citation à l'ordre de la marine nationale. Barème des points Les points sont obtenus à raison d'un barème commun : Par année de service effectif/personnel d'active → 15 points ; Par année de service sous ESR (engagement à servir dans la réserve) → 15 points ; Mission opérationnelle à l'étranger ou sur le territoire national, à caractère humanitaire ou de maintien de la paix (OPEX, OPINT, plan VIGIPIRATE, MCD) → 3 points par jour ; Journée défense et citoyenneté → 1 point par jour ; Journée d'instruction pour la préparation militaire → 1 point par jour ; Activités dans la réserve opérationnelle → 1 point par jour ; Préparation opérationnelle, de manœuvres, d'exercices, d'action de sécurité civile. → 1 point par jour ; Garde ou permanence → 1 point par jour ; Journée à la mer, bâtiment de surface → 1 point par jour ; Journée à la mer, sous marin → 2 points par jour ; Vol sur aéronef de combat (avec fonction à bord) → 1 point par heure ; Vol sur autre aéronef (avec fonction à bord et troupes aéroportées) → 1 point toutes les 3 heures ; Saut en parachute → 1 point par saut ; Plongée autonome → 1 point par heure ; Treuillage ou hélitreuillage → 1 point ; Intervention sur sinistre → 1 point ; Journée en haute montagne (2 500 mètres) → 1 point par jour ; Mission de déminage → 1 point ; Éloignement : présence aux îles Éparses et aux Terres australes et antarctiques françaises (toute durée égale ou supérieure à 15 jours comptant pour un mois) → 10 points par mois ; Certificats de langues étrangère : de 10 à 40 points ; Citations avec ou sans croix, témoignages de satisfactions et lettres de félicitations : de 1 à 40 points. Pour les échelons or et argent, des barèmes spécifiques à chaque armée ou service commun permettent d'obtenir des points, en plus des points obtenus sur le barème commun dans la limite de 100 points. Listes des agrafes Agrafes géographiques : Corps européen ; Force océanique stratégique ; Missions d'opérations extérieures ; Missions d'opérations intérieures ; Mururoa-Hao ; Terres australes et antarctiques ; Forces françaises stationnées en Allemagne (plus décernée selon le BOC/PP-29 mars 2004 no 14) ; Missions d'assistance extérieure (plus décernée selon le BOC/PP-3 février 2012 no 6). Agrafes de spécialités : Armée de l'Air ; Défense aérienne ; Soutien des forces aériennes ; Forces aériennes ; Force aérienne stratégique ; Génie de l'air ; Service d'infrastructure de la défense ; Interarmées ; Service du commissariat des armées ; Journée défense et citoyenneté ; Armée de terre ; Arme blindée et cavalerie ; Artillerie ; Aviation légère ; Génie ; Infanterie ; Légion étrangère ; Troupes de marine ; Matériel ; Sapeurs-pompiers ; Sécurité civile ; Transmissions ; Train ; Troupes aéroportées ; Troupes de montagne ; Armement ; Défense ; État-Major ; Gendarmerie nationale ; Écoles de gendarmerie ; Formations aériennes de la gendarmerie ; Garde républicaine ; Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires ; Gendarmerie de l'air ; Gendarmerie de l'armement ; Gendarmerie départementale ; Gendarmerie des transports aériens ; Gendarmerie d'outre-mer ; Gendarmerie maritime ; Gendarmerie mobile ; Justice militaire ; Marine nationale ; Aéronautique navale ; Bâtiments de combat ; Fusiliers marins ; Marins pompiers ; Nageurs de combat ; Plongeurs démineurs ; Sous-marins ; Poste interarmées ; Service de santé ; Service des essences ; Cyber. Plus décernée selon le BOC/PP-3 février 2012 no 6 Commissariat de l'Armée de Terre Force aérienne de combat Force aérienne de projection Commandement air des systèmes de surveillance, d'information et de communication Fusiliers commandos de l'air Commandement des écoles de l'Armée de l'air Forces de protection et de sécurité de l'armée de l'air Incompatibilité Le personnel nommé dans l'ordre de la Légion d'honneur ou dans l'ordre du Mérite national ou titulaire de la médaille militaire ne peut obtenir la médaille de la Défense nationale, sauf à titre posthume ou pour une citation sans croix. Citation sans croix La médaille de la défense nationale, échelon or sans agrafe est décernée pour une citation sans croix lorsque : un militaire s'est distingué à l'occasion d'une action comportant un risque aggravé. Son ruban est alors agrémenté, selon le degré de la citation, d'une étoile de bronze, d'argent ou de vermeil ou d'une palme de bronze ; un membre d'équipages des SNLE s'est distingué à l'occasion d'une action en service sous-marin à la mer au sein de la force océanique stratégique. Son ruban est alors agrémenté, selon le degré de la citation, d'une silhouette de SNLE type le Triomphant anthracite, bronze, argent ou or. Celle-ci se porte en plus de la médaille de la défense nationale attribuée à titre normal ou exceptionnel et juste avant celle-ci. Pour plus de détails sur les citations je vous invite à consulter ce sujet : http://www.forum-militaire.fr/topic/6097-la-croix-de-guerre-1418-3945-toe/ ( Source : Wikipédia )
  9. CROIX DU COMBATTANT : Les Poilus de la Grande Guerre ont voulu faire reconnaître par la nation, un statut particulier à ceux qui avaient participé aux durs combats de 1914-1918. La loi du 19 décembre 1926 a créé la carte du combattant pour ceux de 1914-1918, mais également pour ceux de 1870-1871 et des guerres coloniales antérieures à la Première Guerre mondiale. La décoration ne fut créée que trois ans plus tard par la loi du 28 juin 1930. Le projet retenu par le jury est l'œuvre de M. Doumenc, ancien combattant. Il a la forme d'une croix pattée aux branches reliées par une couronne de lauriers. Le médaillon central porte la mention République française avec une effigie de la République coiffée d'un casque lauré. Au revers un glaive est surmonté de rayons avec la mention croix du combattant. Le ruban de 36 mm de large, est bleu horizon avec sept raies verticales rouge garance de 1,5 mm. Le 28 mars 1941, l’État français créa une Croix du Combattant 1939-1940 spécifique : l'insigne était rigoureusement le même que celui de la Grande Guerre, mais avec ajout des dates « 1939-1940 » au revers. Le ruban présentait le même fond bleu horizon, mais avec 5 bandes verticales noires (2 de 4,5 mm sur les bords et 3 de 2 mm au centre). Il est à noter qu'il aurait existé une première version différente du ruban : bleu horizon avec 7 raies verticales noires régulières de 1,5 mm. Par ordonnance du 7 janvier 1944, le port de la Croix du Combattant 1939-1940 fut interdit. Un décret du 29 janvier 1948 énonça que les dispositions de la loi de 1930 relatives à l'attribution de la carte de combattant et à la croix du combattant étaient applicables aux participants de la guerre 1939-1945. La loi du 18 juillet 1952 étendit le bénéfice de l'attribution de la croix du combattant à l'Indochine et la Corée. La loi du 9 décembre 1974 a étendu l'attribution de la croix du combattant aux opérations d'Afrique du Nord entre le 1er janvier 1952 et le 2 juillet 1962. Un arrêté du 12 janvier 1994 a ouvert le droit à la carte de combattant (donc à la croix du combattant) à ceux qui participèrent aux opérations d'Afghanistan, Cambodge, Cameroun, Golfe, Liban, Madagascar, Suez, Somalie, République centrafricaine, Tchad, Yougoslavie, Zaïre. Le 30 octobre 2014 l'assemblée nationale a voté , dans le cadre du projet de loi de finances 2015, un texte élargissant l'attribution de la carte du combattant donnant droit au port de la croix du combattant. Tous les personnels ayant participé à une OPEX de 120 jours (consécutifs ou non) peuvent se faire attribuer cette carte du combattant depuis le 1° octobre 2015. Voir le site officiel de l'ONAC : http://www.onac-vg.fr/fr/missions/obtenir-carte-combattant/ http://www.defense.gouv.fr/actualites/memoire-et-culture/nouvelles-conditions-d-attribution-de-la-croix-du-combattant LA CROIX DU COMBATTANT VOLONTAIRE : - Croix du combattant volontaire 14-18 : Lors de la création de la Médaille commémorative de la guerre 1914-1918, il avait été prévu que les engagés volontaires porteraient une agrafe particulière en bronze avec la mention « Engagé Volontaire ». Cette agrafe n'eut pas une vie bien longue, car le parlement demanda l'institution d'un insigne spécial destiné à distinguer les mérites de cette catégorie de combattant. La loi du 4 juillet 1935 créa la croix du combattant volontaire, destinée aux engagés volontaires de la grande guerre qui ont été volontaires pour servir au front dans une unité combattante. Croix à quatre branches en bronze, du module de 36 mm. Sur l'avers: un médaillon central rond, avec la légende REPUBLIQUE FRANCAISE entourant : l'effigie d'un Poilu casqué, repose sur une épée dressée verticalement sur les branches de la croix qui sont chargées de feuilles de laurier et de chêne formant relief. Sur le revers: à l'intérieur du médaillon central, une branche de laurier est entourée par l'inscription : COMBATTANT VOLONTAIRE 1914-1918. Les branches de la croix sont chargées de feuilles de laurier et de chêne formant relief. Un modèle spécial fut réalisé, pour les combattants volontaires de la guerre de 1870-1871 avec les dates 1870-1871 remplaçant sur le revers celles de 1914-1918. La croix du combattant volontaire de la guerre 1914-1918 est considérée comme un titre de guerre lors de l'examen des dossiers de candidature à un grade dans la légion d'honneur, la médaille militaire ou l'ordre national du Mérite. - Croix du combattant volontaire 39-45 : Cette décoration est l'équivalent de celle dont bénéficiaient les combattants de la première Guerre mondiale. C'est à la demande des associations d'Anciens combattants que l'État fixe par une loi du 4 février 1953, assortie d'un décret d'application du 19 novembre 1955, l'attribution de la croix du combattant volontaire 1939-1945. Ruban : de couleur rouge (rappel du ruban de l'Ordre national de la Légion d'Honneur), avec une bande médiane verte et deux bandes latérales jaune (rappel du ruban de la Médaille militaire). Croix : à l'avers "RÉPUBLIQUE FRANÇAISE" et au revers les dates "1939-1945". - Croix du combattant volontaire : Le décret no 81-844 du 8 septembre 1981 a créé la croix du combattant volontaire. Il supprime la croix du combattant volontaire 1939-1945. Les dispositions concernant la croix du combattant volontaire ont été codifiées par le décret n° 2016-1903 du 28 décembre 2016 relatif à la partie réglementaire du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG). Depuis le 1er janvier 2017, ces dispositions font l'objet des articles R352-2 et D352-3 à D352-12 de ce code. La médaille est composée d'une croix portant sur l'avers l'inscription "RÉPUBLIQUE FRANÇAISE" et sur le revers "CROIX DU COMBATTANT VOLONTAIRE" suspendu à un ruban identique à celui de la croix du combattant volontaire 1939-1945. Les opérations auxquelles ont participé l'ayant droit sont inscrites sur une agrafe de métal blanc dont voici la liste : Guerre 1939-1945; Indochine; Corée; Afrique du Nord; Missions extérieures. Dans ce cas, la croix ne peut être attribuée qu'à des appelés du contingent s'étant portés volontaires pendant la durée légale de leur service militaire ou d'un volontariat service long (VSL) pour participer à une opération extérieure ou à des réservistes ayant participé à l'opération sur acte de volontariat. Les engagés (volontaires par définition) sont écartés de l'attribution de cette décoration. Dans tous les cas, le postulant à la croix du combattant volontaire doit être préalablement titulaire d'une carte du combattant (qui donne droit au port de la croix du combattant) délivrée au titre du conflit ou de l'opération concerné, ainsi que de la médaille d'Outre-mer afférente avec la barrette correspondante, ou la médaille commémorative afférente avec la barrette correspondante. À l'instar de la médaille de la Résistance française, de la médaille des évadés et de la médaille commémorative des services volontaires dans la France libre, la croix du combattant volontaire constitue un titre de guerre et est considérée comme une référence privilégiée dans l'étude des dossiers de proposition aux ordres nationaux (ordre national de la Légion d'honneur et ordre national du mérite et pour la médaille militaire. De par la faible population susceptible d'être éligible à cette décoration (anciens appelés du contingent et réservistes), la Croix du combattant volontaire est rare et recherchée. Les demandeurs se voient souvent opposer un rejet de leur dossier compte-tenu de la difficulté à matérialiser la réalité de l'acte de volontariat. Ce qui permet à la Croix du combattant volontaire de conserver toute sa valeur, considérant qu'elle possède un peu des trois valeurs de la Légion d'honneur (le rouge du ruban), de la médaille militaire (le jaune et le vert) et de la croix de guerre (le motif de l'épée figurant sur le module et sa qualité de croix). Dans le but de maintenir ces exigences qualitatives, les dossiers de demande comportent un mémoire à rédiger par le demandeur, qui doit être très bien étayé, en plus des pièces et justificatifs fournis. Les dossiers sont filtrés successivement par deux autorités administratives chargées de les étudier : Le Centre des archives du personnel militaire [archive]4 (CAPM, anciennement Bureau central des archives militaires), situé à Pau : il étudie en première instance les pièces fournies, vérifie leur concordance avec le dossier militaire individuel et évalue en première intention le bien-fondé de la demande. Le bureau des décorations des services centraux du ministère de la Défense : il reprend le dossier que le CAPM a jugé suffisamment solide pour lui être communiqué et l'étudie en commission. Il s'agit du même bureau qui traite les propositions de nomination pour les ordres nationaux et la Médaille militaire. Si la décision est positive, le nom du demandeur est ajouté à l'arrêté ministériel portant attribution qui est soumis au ministre de la Défense pour signature. Le récipiendaire se voit informé par courrier et il reçoit ensuite son diplôme. ( Source : Wikipédia, pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_du_combattant_volontaire ) - Croix du combattant volontaire de la résistance : C'est la loi du 25 mars 1949, portant statut des combattants volontaires de la Résistance qui a prévu une médaille commémorative les concernant. Mais c'est finalement la loi du 15 avril 1954 qui a créé cette nouvelle décoration. Pour être autorisé à porter cette décoration, il faut avoir appartenu pendant trois mois au moins, avant le 6 juin 1944, dans une zone occupée par l'ennemi, soit aux Forces françaises de l'intérieur (FFI) soit aux forces combattantes ou à une organisation de résistance homologuée. Elle est également attribuable aux membres des Forces françaises libres (FFL) ayant servi trois mois au moins dans une unité combattante. Le Code des pensions militaires et des victimes de guerre en vigueur au 1er janvier 2017 traite également dans sa partie réglementaire à l'article R352-1 de la Croix du combattant volontaire de la Résistance. Si cette décoration peut dans certaines conditions s’assimiler à un titre de guerre lors de l’étude des dossiers de candidature à l’un des ordres nationaux — Légion d’honneur et Ordre national du mérite — ainsi qu’à la Médaille militaire, elle n’en possède toutefois pas la nature. Ce point a été précisé et éclairci dans une réponse du ministère de la Défense publiée dans le Journal officiel du Sénat du 18 novembre 1993, page 2204, suite à la question écrite n° 03321 de M. Pierre Mauroy, ancien premier ministre et alors sénateur socialiste du Nord, publiée dans le Journal officiel du Sénat du 21 octobre 1993, page 1928) : « Le décret n° 90-1104 du 6 décembre 1990 fixant les contingents de croix de la Légion d'honneur pour la période du 1er janvier 1991 au 31 décembre 1993 assimile la croix du combattant volontaire de la Résistance à un titre de guerre dans l'appréciation des conditions que les anciens combattants de la guerre 1939-1945 doivent réunir pour pouvoir solliciter l'attribution du grade de chevalier de la Légion d'honneur au titre du second conflit mondial. En effet, ce décret précise que les anciens combattants de la guerre de 1939-1945, médaillés militaires, doivent être titulaires soit de plus de trois blessures ou citations, soit de trois blessures ou citations accompagnées notamment de la croix du combattant volontaire de la Résistance. Ainsi est justement prise en compte l'attitude courageuse ou déterminante de certains de nos compatriotes dans le second conflit mondial. Toutefois, la décoration qui leur est attribuée par le ministère des anciens combattants et victimes de guerre au vu de simples témoignages ne peut constituer un titre de guerre que sont ou des citations récompensant des actions d'état caractérisées, ou des blessures de guerre, ou la croix du combattant volontaire attribuée à la suite d'un engagement dans une unité définie comme combattante. Il est à noter que pour la période de référence, le contingent de croix de la Légion d'honneur mis à la disposition du ministre de la défense peut, dans la limite de 20 p. 100, permettre de récompenser d'anciens résistants particulièrement valeureux. » Le ruban d'une largeur de 36 mm et de couleur noire, avec à chaque extrémité une bande rouge, est traversé verticalement de quatre bandes vertes dont deux placées au milieu, les deux autres vers le bord. La médaille est une croix en bronze doré de 36 mm, avec d'un côté une croix de Lorraine en relief et de l'autre l'inscription « Combattant volontaire de la Résistance ». ( Source : Wikipédia )
  10. Voici deux décorations donc l' une a succédé à l' autre. Médaille de reconnaissance de la Nation Elle a été créée par décret du 12 avril 2002 de Jacques Chirac, président de la République. Elle est décernée à tous les militaires et à tous les civils s'étant vu attribuer le titre de reconnaissance de la Nation. Le titre de reconnaissance de la Nation a été créé par l'article 77 loi n° 67-1114 du 21 décembre 1967 portant loi de finances pour 19681 afin de récompenser les militaires ayant pris part, pendant 90 jours aux opérations en Afrique du Nord entre 1952 et 1962. Ce titre a été étendu aux civils et aux opérations menées par l'armée française depuis le début de la Première guerre mondiale3 tout en gardant la condition d'avoir participé pendant au moins 90 jours aux opérations Pour accompagner ce titre de reconnaissance de la Nation, il a été décidé de créer, en 1997, une décoration appelé médaille d'Afrique du Nord afin de récompenser ceux l'ayant reçu pour les opérations d'Afrique du Nord. Cette médaille a été remplacée par la médaille de reconnaissance de la Nation, le 12 avril 2002, afin de récompenser tous les titulaires du titre de reconnaissance de la Nation. Les conflits, opérations ou missions ouvrant le droit à l'attribution du titre de reconnaissance de la Nation sont les suivants : la Première Guerre mondiale ; les opérations menées entre 1918 et 1939 ; la Seconde Guerre mondiale ; la guerre d'Indochine ; la guerre de Corée ; les combats en Tunisie entre le 1er janvier 1952 et le 2 juillet 1962 ; les combats au Maroc entre le 1er juin 1953 et le 2 juillet 1962 ; la guerre d'Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 2 juillet 1962 ; les opérations militaires sur le territoire de l'Algérie entre le 3 juillet 1962 et le 1er juillet 1964 ; les conflits armés et opérations et missions menées conformément aux obligations et engagements internationaux de la France depuis 1945 dont la liste est donnée par l'arrêté modifié du 12 janvier 1994. Médaille : ronde de 34 mm, en bronze doré, avec à l'avers l'effigie de la République entouré par la mention « République française ». Au revers, l'inscription « Médaille de reconnaissance de la Nation » surmontant un bouquet de feuilles de chênes; Ruban: sable comprenant des chevrons bleu indigo de 3 mm de largeur. La barrette comprend elle trois chevrons de largeur 2mm. Ce ruban est orné d'agrafes en métal blanc portant l'indication du conflit, des opérations ou missions; Agrafes : la médaille peut recevoir cinq agrafes qui prennent place sur le ruban6 : « 1914-1918 » pour la Première Guerre mondiale et les opérations menées entre 1918 et 1939; « 1939-1945 » pour la Seconde Guerre mondiale ; « Indochine » la guerre d'Indochine et la guerre de Corée ; « Afrique du Nord » pour les combats en Afrique du nord entre le 1er janvier 1952 et le 1er juillet 1964 ; « Opérations extérieures » pour les opérations depuis 1962. Le titre de reconnaissance de la Nation qui permet d'attribuer la médaille de reconnaissance de la Nation offre certains avantages aux titulaires, tels que : possibilité de constitution d'une retraite mutualiste du combattant majorée et revalorisée par l’État et affectée d'avantages fiscaux (loi de finance du 29 décembre 1971) ; lors du décès, possibilité de recouvrir le cercueil du drapeau tricolore. Médaille d'Afrique du Nord Elle a été créée par Jacques Chirac, président de la République et mise en place par le décret du 29 avril 1997. Elle était décernée à tous les militaires et à tous les civils s'étant vu attribuer le titre de reconnaissance de la Nation, jusqu'à son remplacement. Ruban: sable comprenant des chevrons bleu indigo de 3 mm de largeur. La barrette comprend trois chevrons de largeur 2 mm. Médaille : ronde de 34 mm, en bronze doré, avec à l'avers la croix du sud entouré par la mention « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ». Au revers, un bouquet de feuilles de chêne, surmonté de l'inscription « MÉDAILLE D’AFRIQUE DU NORD ». Le titre de reconnaissance de la Nation qui permet d'attribuer la médaille de reconnaissance de la Nation offre certains avantages aux titulaires, tels que : possibilité de constitution d'une retraite mutualiste du combattant majorée et revalorisée par l’État et affectée d'avantages fiscaux (loi de finance du 29 décembre 1971) ; lors du décès, possibilité de recouvrir le cercueil du drapeau tricolore. Dans l'article 3 de l'arrêté d'attribution, il est précisé : « Nul ne pourra porter cette décoration s’il a été condamné pour crime ou à une peine de prison sans sursis égale ou supérieure à un an. » ( Source : Wikipédia )
  11. Bouchon-Gras 49

    Les médailles commémoratives française.

    Apparues sous le second Empire, les médailles commémoratives ont pour but de souligner la participation du militaire à un conflit. En 1991 fut crée la médaille commémorative française où une ou plusieurs agrafes indiquent le ou les différents conflits, mettant fin ( ou en sommeil ) à la la création d' une nouvelle et supplémentaire médaille à chaque nouveau conflit. La médaille de Sainte-Hélène a été créée sous le Second Empire, le 12 août 1857. Elle est considérée comme la première « médaille commémorative » française. Avant cette date, la France ne possédait pas de médaille remise à tous les participants d'une campagne donnée. Pendant la guerre de Crimée, les médailles commémoratives britanniques pour la campagne de Crimée et l'expédition en mer Baltique furent attribuées aux militaires français, avec l'autorisation de l'empereur Napoléon III. Depuis lors, les différents régimes politiques de la France ont créé de nombreuses médailles commémoratives à l'occasion des expéditions militaires et des guerres de la fin du XIXe et du XXe siècle. Création Le 15 avril 1821, lors de son exil à Sainte-Hélène, Napoléon dicte un testament comportant trois parties. La troisième est un acte de reconnaissance à l'égard de ceux qui, de 1792 à 1815, avaient combattu « pour la gloire et l'indépendance de la France ». Dans ce but, il lègue la moitié de son patrimoine privé, qu'il estime alors à deux cents millions de francs. Louis-Napoléon Bonaparte « voulant honorer par une disposition spéciale les militaires qui ont combattu sous les drapeaux de la France dans les grandes guerres de 1792 à 1815 »2, une médaille commémorative fut accordée à tous les survivants. Il appela cette nouvelle décoration « Médaille de Sainte-Hélène »3. La médaille fut créée par décret le 12 août 1857 ; c'est le sculpteur Désiré-Albert Barre qui la dessina et la réalisa. À l'avers se trouve le profil de l'empereur Napoléon Ier, et au revers ce texte : « Campagnes de 1792 à 1815. À ses compagnons de gloire, sa dernière pensée, Ste Hélène 5 mai 1821 ». Elle était présentée dans une boîte de carton au couvercle recouvert d'un papier blanc glacé portant en relief l'Aigle impérial et l'inscription « Aux compagnons de gloire de Napoléon 1er - Décret du 12 août 1857 ». Cette médaille de bronze est portée à la boutonnière, suspendue à un ruban vert et rouge à raies très étroites. En raison de la patine du bronze, elle est surnommée « la médaille en chocolat». On estime qu’environ quatre cent cinq mille soldats de la Grande Armée de Napoléon (Français, Belges, Polonais, Danois, Irlandais, etc.) en bénéficièrent. La première distribution eut lieu le 15 août 1857. Ce jour-là, à treize heures, l'empereur Napoléon III remit lui-même la Médaille à Jérôme Bonaparte alors âgé de 75 ans. Les maréchaux Vaillant (ministre de la Guerre), Magnan, Pelissier, Baraguey d'Hilliers, l'amiral Hamelin (ministre de la Marine) sont parmi les tout premiers médaillés. Médaille de Crimée La médaille de Crimée est une médaille commémorative britannique, décernée par la reine Victoria, aux officiers, sous-officiers, soldats et marins de tous grades ayant participé à la guerre de Crimée du 14 septembre 1854 au 8 septembre 1855. La reine Victoria, avait fait connaitre son intention dès le 2 décembre 1854, de créer une médaille commémorative pour la Guerre de Crimée. La médaille de Crimée est instituée le 29 janvier 1856. Le nom du récipiendaire était gravé sur la tranche ( comme c' est de tradition chez nos voisins Britanniques ), souvent avec indications du grade et unité d'appartenance. La France ne possédait pas à cette date de médaille commémorative de campagne. Aussi, la médaille de Crimée britannique, fut-elle reconnue par le gouvernement français par décret du 26 avril 1856. Elle a été attribuée à tous les militaires français ayant participé à cette campagne, et son port autorisé. Le nom du récipiendaire peut être gravé sur la tranche, souvent avec indications du grade et unité d'appartenance. Agrafes françaises Les militaires français firent réaliser des agrafes spécifiques à certains de leurs théâtres d'opérations, jugées non officielles, il s'agit des agrafes : Kinburnn, Malakof, Mamelon vert, Mer d'Azoff, Ste Cécile, Tchernaïa, Traktir, Médaille commémorative de la campagne d'Italie (1859) La médaille commémorative de la campagne d'Italie de 1859 est une médaille accordée par l'empereur Napoléon III aux militaires français ayant participé à la campagne d'Italie (1859). C'est une médaille en argent portant la légende Campagne d'Italie 1859 et la liste des batailles livrées : Montebello, Palestro, Turbigo, Magenta, Marignan, Solférino. La médaille fut accordée pour la première fois par Napoléon III directement sur le champ de bataille italien le 11 août 1859. Puis elle fut assignée à tous ces officiers et personnel de troupe qui eurent activement pris part au service de l'armée française pendant le début de la seconde guerre d'indépendance italienne. La médaille était accordée aux soldats français seulement, mais il survint des cas très rares pour lesquels elle fut remise à des soldats piémontais qui furent distingués pour mérites spéciaux envers l'armée française. La médaille consiste en un disque d'argent avec le visage de Napoléon III tourné vers la gauche, entouré par une couronne de laurier. Sous le cou de l'empereur se trouve la signature du graveur « BARRE » (Albert Désiré Barre, 1818 – 1878). Au revers se trouve la légende « Campagne d'Italie » et dessous la date « 1859 » dans une bande circulaire, au centre de laquelle se trouvent le nom des batailles de 1859 : les batailles de Montebello, Palestro, Turbigo, Magenta, Marignan, Solférino, Médaille commémorative de l'expédition de Chine (1860) Napoléon III et le Royaume-Uni ont mené deux actions militaires en Chine durant la seconde guerre de l'opium pour ouvrir ce pays au commerce étranger. La première intervention, en 1857, aboutit à la prise de Canton et au traité de Tien-Tsin. La seconde, en 1860, s'acheva par le sac du palais d'été, à Pékin, et un nouveau traité imposa aux Chinois l'ouverture de onze ports au commerce. C'est pour commémorer cette dernière intervention que fut créée la médaille commémorative de l'expédition de Chine, par un décret du 23 janvier 1861. Le ruban est jaune avec l'inscription bleue en chinois du mot « Pékin » (京北). À l'avers, au centre, l'effigie de Napoléon III couronné de lauriers et l'inscription « Napoléon III Empereur ». Au revers, les inscriptions des batailles de Ta-kou, Chang-Kia wan, Pa-li-kiao, Pe-king. Médaille commémorative de l'expédition du Mexique La médaille commémorative de l'expédition du Mexique 1862 a été instaurée par un décret du 29 août 1863. Cette décoration fut accordée à tous ceux qui participèrent à l'opération entreprise par Napoléon III au Mexique, pour tenter d'y créer, en contrepoids des États-Unis, une nation d'inspiration européenne et mettre en place un souverain, Maximilien d'Autriche. Couleur ivoire avec une croix de Saint-André avec une bande rouge et une bande verte et en surimpression l'aigle aztèque tenant un serpent dans son bec et ses serres. Le jeton réalisée par le sculpteur Barre, identique à celles d'Italie et de Chine, mais au revers les inscriptions des batailles de Cumbres, Cerro, Borrego, San-Lorenzo, Puebla, Mexico. Médaille commémorative de l'expédition de Chine (1901) La médaille commémorative de l'expédition de Chine (1901) récompensait les officiers, marins et soldats ayant pris part à l’expédition française de Chine contre les Boxers, en 1900 - 1901, ainsi que les Français qui, à titre civil, prirent part à la défense des légations de Pékin. À la mi-mai 1900, un soulèvement s’étendant à toute la Chine du Nord menaça les intérêts des nations ayant établi des concessions (légations) dans les grandes villes et obtenu des territoires à bail dans l’empire de Chine. Cette hostilité contre ces puissances, fut principalement animé par une société secrète, nationaliste et xénophobe, appelée « le poing de la concorde et de la justice », d’où le nom anglais de « Boxers » donné à ses membres. Pour secourir les légations de Pékin assiégées et mater la révolte dans les provinces, il fut décidé par huit états (Allemagne, Autriche, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie) de constituer une armée internationale de 150 000 hommes placés sous le commandement suprême du feld-maréchal allemand comte Alfred von Waldersee. Le 14 août 1900, les troupes Russes du corps expéditionnaire international pénétraient dans Pékin. Ce conflit, auquel 18 000 soldats français avaient participé, se terminait par des négociations aboutissant à la signature, le 7 septembre 1901, d’un traité de paix avec la Chine. L’Empereur d’Allemagne Guillaume II, proposa aux diverses puissances la création d’une médaille commémorative commune pour cette campagne de Chine, mais cette idée échoua par suite de l’opposition de la France et de la Grande-Bretagne. Les huit nations participantes, à l’exception de l’Autriche, créèrent chacune leur propre médaille. Ainsi, ce fut par la loi du 15 avril 1902 que la France institua la Médaille commémorative de Chine, attribuée à plus de 34 500 titulaires. Elle était décernée par le Président de la République, sur proposition des ministres de la Guerre, de la Marine et des Affaires Étrangères, et remise avec un diplôme. Ruban : Ce ruban, identique à celui de la Médaille commémorative du Tonkin, est jaune coupé par quatre raies verticales vertes de 4 mm. Agrafe : Une agrafe de style oriental en argent ou métal argenté avec l’inscription : 1900 CHINE 1901. Médaille commémorative du Maroc La médaille commémorative du Maroc a été créée par la loi du 22 juillet 1909, en vue de récompenser les troupes qui, aux ordres du futur maréchal Louis Lyautey, furent engagées dans les opérations de pacification effectuées de 1907 au 30 mars 1912, date de la promulgation du traité de Fès. Elle fut remise à 63 200 titulaires. Remarque : les opérations effectuées en 1915, puis de 1925 à 1926 pour écraser dans le massif du Rif la révolte des tribus conduites par le chef nationaliste Abdelkrim El Khattabi, furent récompensées par l’attribution de la Médaille coloniale avec les agrafes « Maroc 1915 » et « Maroc 1925-1926 » Caractéristiques Largeur de 36 mm. Ruban : vert avec trois raies verticales blanches, de 7 mm pour la centrale et de 2 mm pour les latérales. Agrafes : quatre agrafes en argent, de style oriental : Casablanca décernée aux marins et soldats embarqués à destination de cette ville du 5 août 1907 au 15 juin 1909 ; Oudjda décernée pour les opérations effectuées entre le 29 mars 1907 et le 1er janvier 1909 ; Haut-Guir décernée pour les opérations effectuées entre le 6 mars et le 10 juin 1908 et celles menées du 15 août au 7 octobre 1908 ; Maroc décernée pour les opérations postérieures à 1912. Médaille : L'avers est analogue à la médaille commémorative de Syrie-Cilicie, œuvre du graveur Georges Lemaire. Au revers, sur le drapeau, sont rappelés les noms de Casablanca, Haut-Guir, Oudjda. Médaille commémorative de la guerre 1870-1871 La médaille commémorative de la guerre 1870-1871 est une médaille créée par la loi du 9 novembre 1911 décernée aux combattants de la guerre de 1870-1871 qui justifiaient de leur présence sous les drapeaux, en France ou en Algérie, entre les mois de juillet 1870 et de février 1871 inclus. C'est une médaille en bronze, gravée par Georges Lemaire, dont l'avers représente le profil de Marianne casquée sous les traits de mademoiselle Fernande Dubois, artiste de l’Opéra-comique et le revers portant la légende « Aux défenseurs de la Patrie » et le millésime « 1870-1871 ». On en rencontre parfois des réalisations en bronze argenté. Le ruban associe symboliquement le noir du deuil de la défaite et le vert de l'espérance du retour de l'Alsace-Lorraine à la France. Les engagés volontaires peuvent en outre porter sur le ruban une barrette argentée. Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 C'est dans l'esprit de récompenser tous les participants au conflit que pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs initiatives gouvernementales et parlementaires apparurent afin de créer « une marque tangible de participation à l'immense lutte », à côté « des décorations proprement dites, que tous les soldats n'ont pu acquérir ». Alexandre Millerand, ministre de la Guerre, déposa en ce sens un projet de loi dès septembre 1915. Mais il fallut attendre le projet de loi déposé le 11 juin 1919 par le gouvernement, adopté par la Chambre et le Sénat, pour que fut créée la Médaille Commémorative de 1914-1918 (loi du 23 juin 1920). Elle est accordée à tout militaire ou présent sous les drapeaux ou à bord des bâtiments entre le 2 août 1914 et 11 novembre 1918. Elle est également accordée aux civils ayant servi entre ces mêmes dates aux armées ou à l’intérieur. Un concours monétaire avait été ouvert par le ministre de l'Instruction Publique et des beaux-arts aux nombreux graveurs de l’époque, et 73 maquettes ont été présentées au jury. C’est le modèle du graveur Pierre-Alexandre Morlon qui sera finalement adopté. L'événement eut un certain retentissement puisque L'Illustration, revue de grand prestige, illustra son article du 29 janvier 1921 des photos des six maquettes retenues. Accordée par la loi du 23 juin 1920 dans une plus large mesure : aux militaires et marins français et étrangers présents sous les drapeaux entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918 ; aux infirmiers, infirmières, médecins, pharmaciens, et administrateurs ayant servi dans les informations sanitaires françaises, aux armées ou à l'intérieur, à titre bénévole, entre ces mêmes dates ; aux personnes ayant servi, pendant la même période, dans les œuvres ci-dessous désignées, accréditées auprès du haut commandement français, à condition qu'elles aient rempli leurs fonctions au moins 6 mois dans la zone des armées : œuvres diverses : foyers du soldat, cantines de gare, etc. ; chevaliers de Colomb ; Croix-Rouge américaine ; sections sanitaires automobiles des Croix-Rouges française et étrangères aux armées françaises. La médaille est également accordée : aux dames françaises ou étrangères employées, pendant une période minimum de six mois, entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918, comme automobilistes, téléphonistes et secrétaires dans les formations organiques des armées ; aux gardes civils, agents de police et, sapeurs-pompiers des villes bombardées, ayant rempli leurs fonctions au cours des bombardements ; aux travailleurs coloniaux ayant été employés aux travaux de la Défense nationale en France ; aux militaires français à l'étranger qui, n'ayant pu servir dans l'armée française, se sont enrôlés durant la guerre dans les armées alliées. Les étrangers doivent produire, à l'appui de leur demande, l'autorisation de leur gouvernement. Une instruction du 20 janvier 1921 reprend dans le détail les nombreuses catégories possibles de postulants, y compris les étrangers. La barrette « Engagé volontaire » est réservée à ceux qui, dégagés de tous les services militaires ou non susceptibles d'appel dans les deux ans, se sont engagés au cours de la Grande Guerre. Pour porter la médaille, aucune autorisation n'est nécessaire ; il suffit pour les intéressés de pouvoir justifier, au besoin, les droits acquis au port de la médaille par une pièce faisant ressortir leurs titres comme : le livret militaire, extrait de citation, titre de pension, carnet de notes, certificat ou ordre de service, etc. Ceux qui ne possèdent aucune des pièces indiquées (soldat étrangers, civils, etc.) doivent faire une demande et l'adresser au cabinet du ministre de la Défense (bureau des décorations). Instruction ministérielle Du 20 janvier 1921 relative à l’application de la loi du 23 juin 1920 instituant une médaille dite « Médaille commémorative française de la grande guerre ». Article 2 : Les intéressés visés à l’article 1er ci-dessus pourront porter immédiatement le ruban en attendant la confection de la médaille. Ils devront justifier leurs droits au port de la médaille par une pièce militaire faisant ressortir leurs titres, livret militaire, extrait de citation, titre de pension, carnet de notes, certificat ou ordre de service, etc. Il n'existe donc pas de diplôme officiel pour accompagner cette décoration (une pièce justifiant de la participation au conflit tenant lieu de diplôme) malgré cela l'on peut rencontrer plusieurs modèles de diplôme non officiel édité par diverses organismes (ex. : le journal des mutilés et combattants). Les seules pièces officielles que l'on peut rencontrer sont des autorisations de port établies par le ministère de guerre ou par un régiment pour des soldats n'ayant plus leurs pièces justificatives, des soldats d'armées étrangères ou des civiles ayant participé au conflit (infirmières, secrétaires, etc.). La quasi-totalité des soldats sous les drapeaux entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918 ont été décorés de cette médaille, qu'ils l'aient su ou non et que cela soit ou non marqué sur leur états de services militaire. Le ruban est coupé dans le sens de la longueur de onze raies blanches et rouge clair alternées : six blanches et cinq rouges. La médaille est ronde, en bronze, d'un diamètre de 33 mm. Sur l’envers, une effigie symbolique, un profil d’un relief jeune, énergique et grave représente la France casquée de la bourguignotte, (c'est-à-dire du casque utilisé pendant la guerre de 1914-1918), une minerve moderne, la main gauche tenant un glaive antique au-dessous de la garde en croix. Appuyé à la ligne d’épaule, un faisceau de branches de laurier qui montent pour mettre comme une discrète broderie de gloire sur le métal du casque. Ce sont également des feuilles de laurier mêlées à des feuilles de chêne qui, au sommet, joignent la médaille à la bélière qui doit recevoir le ruban. Au revers, l'inscription « République Française » entoure les mots : « Grande Guerre 1914-1918 ». Médaille commémorative d'Orient Ce sont les unités de l’Armée d’Orient (1916-1918) qui, aux ordres du général d’armée Louis Franchet d'Espèrey, provoquèrent en septembre 1918 l’effondrement du front germano-bulgare, la défaite de la Bulgarie, reconquirent la Serbie et la Roumanie, puis envahirent l’Autriche-Hongrie. Et c'est pour commémorer cette expédition que le député Girod demanda l'attribution de la médaille coloniale avec barrettes spécifiques et que les députés Bureau et Dariac demandèrent la création d'une médaille commémorative d'Orient datée du 26 juin 1917. Le gouvernement français refusa la première formule qui détourne la médaille Coloniale de son but initial et rejeta également la création d'une nouvelle décoration particulière. Cependant, la venue de la médaille commémorative de la Grande Guerre (1920) et de la médaille de la Victoire (1922) qui couvrent tous les théâtres d'opérations d'un même conflit mondial relancent le débat. La loi du 15 juin 1926 institue la médaille commémorative d'Orient et des Dardanelles destinée à tout personnel, militaire ou civil ayant fait partie des unités du corps expéditionnaire franco-britannique des Dardanelles, placé sous les ordres du général anglais Ian Hamilron. Et, le 8 juillet de la même année, un décret définissait les caractéristiques de son ruban. Elle récompense le personnel militaire et civil embarqué avant le 11 novembre 1918 et relevant du corps expéditionnaire des Dardanelles ou de l'armée française d'Orient et les marins de ces expéditions. La médaille commémorative d’Orient récompense, sans condition de durée de séjour : les personnels militaires et civils qui ont été embarqués : entre le 22 février et le 4 octobre 1915 inclus, à destination du corps expéditionnaire d’Orient ; entre le 3 octobre 1915 et le 10 août 1916 inclus, à destination de l’armée d’Orient ; entre le 11 août 1916 et le 11 novembre 1918, à destination de l’armée française d’Orient y compris les formations françaises stationnées à Mytilène, à Corfou, ainsi que les missions militaires et éléments français détachés auprès des armées britannique, italienne, russe, serbe, hellénique et du contingent albanais ; entre le 28 octobre et le 11 novembre inclus, à destination de l’armée du Danube ; entre le 5 février 1915 et le 11 novembre 1918 inclus, à destination des troupes françaises du Levant. les personnels français ayant fait partie de l’état-major du commandement en chef des armées alliées d’Orient, entre le 11 août 1916 et le 11 novembre 1918 inclus. les personnels des missions militaires françaises en Égypte, y compris la base de Suez et les éléments détachés au Hedjaz. les personnels des détachements français de Palestine et de Palestine-Syrie, de la légion d’Orient et de la base de Port-Saïd. les marins ayant participé, à l’Est du 21e degré de longitude, à des opérations sur mer ou sur terre se rattachant à celles effectuées par l’armée d’Orient. Nul ne peut prétendre au port de cette médaille s’il a été l’objet d’une condamnation, sans sursis, au cours de la campagne, pour faits qualifiés « crimes » par le code de justice militaire ou maritime. La médaille est attribuée sans diplôme ; un certificat, délivré sur la demande des ayants droit ou de leur famille, en tient lieu. Les demandes d’attestations autorisant le port de cette médaille se font auprès du bureau des décorations au ministère de la Défense. Ruban bleu clair avec trois raies verticales jaunes de 7 mm au centre et 2 mm sur les côtés. La raie centrale étant la plus large. Médaille De modèle identique à la médaille commémorative du Maroc et créée par la loi du 22 juillet 1909. Concernant les opérations de pacification menées dans le pays entre 1907 et 1909. Due au même graveur que la Médaille du Maroc Georges Lemaire, elle est en bronze au lieu d'argent. La gravure représente l'effigie d'une « République guerrière » coiffée d'un casque où sont fixées des feuilles de chêne avec les mots « République française » et la signature de l'artiste. Cette avers est identique à la médaille commémorative des Dardanelles. Au revers, une composition associe les symboliques de l'armée de terre et de mer (fusil, hallebarde, drapeaux), ainsi que les dates « 1915-1918 ». Les modèles peuvent sur l'un des deux drapeaux porter l'inscription « Honneur et Patrie – 1915-1918 ». Bélière En bronze, formée de deux palmes et d'un croissant. Certaines médailles possèdent sur le ruban une agrafe en métal doré de forme orientale avec l'inscription « Dardanelles ». Il s'agit là d'élément de fabrication privée et non réglementaire. La médaille e se porte après la médaille commémorative de la guerre 1914-1918 et avant médaille commémorative de Syrie-Cilicie . Les deux rubans peuvent être portés par les récipiendaires (Orient et Dardanelles). Cette décoration n'exclut pas le port de la médaille commémorative de la Grande Guerre et de la médaille de la Victoire. Médaille commémorative des Dardanelles La campagne des Dardanelles est entreprise par Churchill pour obliger l'empire Ottoman, allié aux Allemands à ouvrir le détroit des Dardanelles, afin de rétablir la liaison avec la Russie et assurer définitivement la sécurité du canal de Suez. Après un débarquement dans des conditions difficiles dans la presqu’île de Gallipoli, le corps expéditionnaire des Dardanelles, 80 000 hommes (4 divisions britanniques et 1 division française - celle du Général D'Amade) aidés des forces navales a combattu du 26 avril au 20 décembre 1915 les troupes turques appuyées par des Allemands. La demande des députés Bureau et Dariac de création d'une médaille commémorative date de juin 1917. Les conditions climatiques difficiles, lourdes pertes (combats et maladies tropicales, enfer de Gallipoli, enfer de Salonique), faisaient similitudes avec les expéditions coloniales. Le député Girod demande l'attribution de la Médaille Coloniale avec barrettes spécifiques. Les députés Bureau et Dariac exigent la création le 26 juin 1917 de la Médaille d'Orient. Le gouvernement français refuse la première formule qui détourne la Médaille Coloniale de son but initial. Rejet également de la création d'une nouvelle décoration particulière. Cependant la venue de la Médaille Commémorative de la Grande Guerre (1920) et de la Médaille de la Victoire (1922) qui couvrent tous les théâtres d'opérations d'un même conflit mondial relancent le débat. La loi du 15 juin 1926 institue la médaille commémorative d'Orient et des Dardanelles destinée à tout personnel, militaire ou civil ayant fait partie des unités du Corps Expéditionnaire Franco-Britannique des Dardanelles, placé sous les ordres du général anglais Ian Hamilton. Le 8 juillet de la même année, un décret définissait les caractéristiques de son ruban. Elle récompense le personnel militaire et civil embarqué avant le 11 novembre 1918 et relevant du corps expéditionnaire des Dardanelles ou de l'armée française d'Orient et les marins de ces expéditions. La médaille commémorative des Dardanelles récompense, sans condition de durée de séjour : les personnels militaires des états-majors, corps et services, ainsi que le personnel civil relevant directement desdits corps et services, qui, après avoir été embarqués entre le 22 février 1915 et le 5 janvier 1916 inclus, à destination du corps expéditionnaire d’Orient ou des Dardanelles, ont pris une part effective aux opérations des Dardanelles (tentative de forcement des Dardanelles, affaires de Kumkale, Sedd-Ul-Bahr, Krithia, etc.). les marins ayant pris part à l’expédition des Dardanelles. Nul ne peut prétendre au port de cette médaille s’il a été l’objet d’une condamnation, sans sursis, au cours de la campagne, pour faits qualifiés « crimes » par le code de justice militaire ou maritime. La médaille est attribuée sans diplôme ; un certificat, délivré sur la demande des ayants droit ou de leur famille, en tient lieu. Les demandes d’attestations autorisant le port de cette médaille se font auprès du bureau des décorations au ministère de la Défense. Le ruban de 36 mm se compose de onze raies blanches et vert foncé (six blanches/cinq vertes). Identique à la médaille commémorative de la Grande Guerre en utilisant du vert à la place du rouge. Médaille De modèle identique à la médaille commémorative du Maroc et créée par la loi du 22 juillet 1909. Concernant les opérations de pacification menées dans le pays entre 1907 et 1909. Due au même graveur que la médaille du Maroc Georges Lemaire, elle est en bronze au lieu d'argent. La gravure représente l'effigie d'une « République guerrière » coiffée d'un casque ou sont fixées des feuilles de chêne avec les mots « République française » et la signature de l'artiste. Cette avers est identique à la médaille commémorative orient. Au revers, une composition associe les symboliques de l'armée de terre et de mer (fusil, hallebarde, drapeaux), ainsi que les dates « 1915-1918 ». Les modèles peuvent sur l'un des deux drapeaux porter l'inscription : « Honneur et Patrie – 1915-1918 ». Bélière En bronze, formée de deux palmes et d'un croissant. Certaines médailles possèdent sur le ruban une agrafe en métal doré de forme orientale avec l'inscription « Dardanelles ». Il s'agit là d'élément de fabrication privée et non réglementaire. Médaille interalliée 1914-1918 Cette médaille interalliée commémorative de la Première Guerre mondiale, dite « Médaille de la Victoire » a été créée par la loi du 20 juillet 1922. Sont concernés par cette décoration tous les militaires ayant servi trois mois – consécutifs ou non – entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918 dans la zone des armées, les infirmières et infirmiers civils, les étrangers (civils ou militaires) ayant servi directement sous les ordres du commandement français, les maréchaux et généraux ayant eu un commandement pendant trois mois au moins, les prisonniers de guerre ainsi que les Alsaciens-Lorrains engagés volontaires qui ont appartenu pendant une durée quelconque à une unité combattante et à ceux qui peuvent justifier avoir déserté les rangs allemands. L'article 10 de la loi de 1920 précise que : Le droit de la médaille est également acquis aux militaires qui ont été tués à l’ennemi ou qui sont morts des suites de blessure de guerre (…) et à ceux qui sont morts de maladies ou blessures contractées en service. Cette décoration est due au maréchal Foch, commandant en chef des troupes alliées à la fin de la guerre, qui avait proposé la création d’une médaille commémorative commune à toutes les Nations belligérantes alliées. Gravée librement par chaque nation, cette décoration devait toutefois représenter à l’avers une victoire ailée1 et sur le revers l’inscription traduite dans la langue du pays « La Grande Guerre pour la Civilisation » sur un module en bronze d'un diamètre de 36 mm. Le ruban, identique pour toutes les puissances, figurait deux arcs-en-ciel juxtaposés par le rouge avec, sur chaque bord, un filet blanc. Médaille commémorative de Syrie-Cilicie Elle a été créée à la suite de la prise d’Aintab le 9 février 1921 aux Turcs. Le général de Castelnau proposa à la Chambre des députés la création d’une médaille commémorative. Elle sera instituée par la loi du 18 juillet 1922. Son attribution, très sélective, ne se fera que pour des participations aux combats énumérés par une longue suite de décrets (24 au total), pour la période de 1922 à 1939. La médaille coloniale n’a jamais été décernée pour la campagne du Levant. Seule la médaille d'outre-mer sera attribuée avec l’agrafe vermeil « Liban », et ce pour les opérations menées sur ce territoire à compter de 1979. La médaille est en bronze du module de 30 mm. D’un modèle analogue à la médaille du Maroc, elle porte à l’avers l’effigie de la République, œuvre du graveur Georges Lemaire, et au revers les attributs militaires rappelant la collaboration des troupes de la guerre et de la marine avec, en exergue le mot « Levant » et sur les drapeaux « Honneur et patrie » et « Syrie-Cilicie ». La médaille est suspendue à un ruban par une bélière en forme de croissant. Le ruban est blanc avec de petites rayures horizontales bleues de 3 mm de hauteur. Une agrafe de style oriental vient s’y fixer et porte la mention « LEVANT ». La fabrication est exclusivement réservée à la monnaie de Paris. Il existe toutefois une variante d’un diamètre de 36 mm réalisée par la maison Arthus-Bertrand. Après les dramatiques évènements du Levant qui se sont déroulés au cours de l’année 1941, une nouvelle agrafe « LEVANT 1941 » sera créée. Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945 La médaille commémorative française de la guerre 1939-1945 a été créé par le décret n°46-1217 du 21 mai 1946. Comme la médaille de la Grande Guerre, cette décoration voulait conserver la marque de la participation active durant la Seconde Guerre mondiale. Elle est attribuée à tous les combattants français et étranger appartenant à une nation en guerre contre les pays de l'Axe. Un décret du 2 août 1949 a étendu son attribution aux personnels de la Défense passive. Caractéristiques Insigne : la médaille a une forme hexagonale où sur l'avers, on trouve un coq au ailes déployées, debout devant une croix de Lorraine (symbole du gaullisme) et dressé sur une chaîne brisée. Au revers sont gravés les mots « République française » et « Guerre 1939-1945 ». Ruban :bleu clair bordé aux extrémités par une bande verte bordée par de bandes de rouge. Sur la ligne verticale médiane du ruban se trouve une suite de V rouge pour symboliser la victoire. Il comporte divers barrettes. Le ruban peut comporter un certain nombre de barrettes. On peut y mettre 12 agrafes différentes selon les phases de la campagne : « France » pour les opérations entre le 3 septembre 1939 et le 25 juin 1940 ; « Norvège » pour les opérations entre le 12 avril 1940 et le 17 juin 1940 ; « Afrique » pour les opérations entre le 25 juin 1940 et le 13 mai 1943 ; « Libération » pour les opérations en Corse et de la Campagne de France entre le 25 juin 1940 et le 8 mai 1945 ; « Allemagne » pour les opérations entre le 14 septembre 1944 et le 8 mai 1945 ; « Extrême-Orient » (y compris océans Indien et Pacifique) pour les opérations entre le 7 décembre 1941 et le 15 août 1945 ; « Grande-Bretagne » pour les opérations entre le 25 juin 1940 et le 8 mai 1945 ; « URSS » pour les opérations de l’escadrille Normandie-Niémen entre le 28 novembre 1942 et le 8 mai 1945; « Atlantique » pour les opérations maritimes effectuées dans cet océan; « Méditerranée » pour les opérations maritimes effectuées dans cette mer; « Manche » pour les opérations maritimes effectuées dans cette mer; « Mer du Nord » pour les opérations maritimes effectuées dans cette mer. À noter que la barrette Italie a été supprimée depuis la création en 1953 de la médaille commémorative de la campagne d'Italie. En plus de ces barrettes, il existe une barrette par année afin de commémorer des événements s'étant déroulés en dehors des dates et lieux ci-dessus ainsi que les barrettes « Engagé volontaire » et « Défense passive ». Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre Date d'instauration : 4 avril 1946. Elle fut proposée par le général de Larminat afin de commémorer les services rendus par les militaires et les civils, français et étrangers, qui ont contracté un engagement dans les Forces françaises libres (FFL) avant le 1er août 1943. C'était la récompense « des humbles, des petits qui ont obscurément servi et soutenus la flamme intérieure de la Résistance française ». Elle est décernée à toutes les personnes reconnues comme « Français libre » pour avoir souscrit un engagement dans les FFL entre le 18 juin 1940 et le 1er août 1943, ou pour avoir servi dans des territoires ayant rallié la cause des FFL. On compte environ 42 000 titulaires. La médaille est en métal argenté, en forme de croix de Lorraine. À l'avers, on peut y voir la mention « FRANCE LIBRE » tandis qu'au revers, on trouve les dates du 18 juin 1940 et du 8 mai 1945. Le ruban - à l'anglaise - de cette décoration est « bleu de France » coupé de rayures obliques rouges. Médaille de la France libérée La médaille de la France libérée est une décoration française créée par les décrets du 12 septembre et du 7 octobre 1947. Cette décoration fut dans un premier temps appelée « médaille de la Reconnaissance de la France libérée ». Elle prit son nom définitif avec le décret du 16 juin 1948. Elle fut établie afin de récompenser les citoyens français ou étrangers ayant apporté une contribution notable à la libération de la France. Elle était attribuée par le ministère de la Défense et des anciens combattants, lequel délivrait un diplôme. Après avoir été décernée à 13 469 personnes françaises et étrangères, elle n’est plus attribuée depuis le 7 juillet 1957. Le ruban est composé de deux arcs-en-ciel avec violet au centre et rouge sur les bords. L'insigne représente sur son avers la carte de la France marquée de l'année 1944 avec sur son pourtour une chaîne brisée au nord-ouest et au sud-est (représentants les deux débarquements). Au revers figure un faisceau de licteur coiffé d'un bonnet phrygien encadré des lettres RF, il est inscrit « LA FRANCE A SES LIBÉRATEURS » sur le pourtour. Médaille commémorative de la campagne d'Indochine La médaille commémorative de la campagne d'Indochine a été créé par le décret n°53-722 du 1er août 1953. Elle est destinée à récompenser tous les militaires français qui ont participé pendant au moins 90 jours à la campagne d'Indochine entre le 16 août 1945 et le 11 août 1954. Le personnel civil navigant qui a assuré le transports des troupes peut aussi prétendre à cette décoration. Médaille: D'un module de 36 mmn, elle comporte sur l'avers un naja à sept têtes qui supporte un cartouche portant l'inscription « Indochine » sur lequel repose un éléphant tricéphale avec en exergue l'inscription "république française". Sur le revers, on trouve l'inscription « Corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient » entouré par une couronne de feuilles de chênes et de laurier. La bélière de cette décoration est formé par un dragon qui se tord. Ruban : De 38 mm de large, le ruban est composé de sept bandes verticales jaunes et vertes. Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre La médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre a été créé par le décret n°58-241 le 11 janvier 1958. Elle vient remplacer la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord qui avait été créé le 12 octobre 1956 par le décret n°56-10322. Alors que la première était ouverte aux seuls territoires d'Afrique du Nord, la seconde permet d'entendre l'attribution aux territoires définis par arrêté. Il faut avoir participé pendant au moins 90 jours sous l'uniforme français aux opérations de sécurité et de maintien de l'ordre qui se sont déroulées dans au moins l'une des régions suivantes : en Tunisie, du 1er janvier 1952 au 2 juillet 1962 au Maroc, du 1er juin 1953 au 2 juillet 1962 en Algérie, du 31 octobre 1954 au 1er juillet 1964 au Sahara, du 28 juin 1961 au 1er juillet 1964 en Mauritanie, du 10 janvier 1957 au 1er janvier 1960 Ruban : Rayé verticalement de trois couleurs, bleu au centre, entouré de bandes rouges et blanches et liseré rouge sur l'extérieur. Médaille : Sur l'avers, gravure de Georges Lemaire, face représentant l'effigie de la République coiffée d'un casque, cerclée des mots : « République française » (la face est identique à celle de la médaille d'Outre-Mer). Sur le revers, inscription de « Médaille commémorative opérations de sécurité et maintien de l'ordre », entouré d'une couronne de chêne et d'olivier. Agrafe : Le ruban peut recevoir cinq agrafes en bronze portant l'inscription du territoire où s'est déroulée les opérations : Tunisie, Maroc, Algérie, Sahara et Mauritanie. Médaille commémorative française Cette récompense est destinée à distinguer les personnes civiles et militaires qui ont participé à des missions menées hors du territoire national français à compter du 1er mars 1991. Elle fut créée par décret à l’initiative du ministre de la défense François Léotard. Elle n'implique pas de faits de guerres individuels ou collectifs et peut être décernée aux forces de présence. La médaille est ronde de 30 mm, l'avers présente l'effigie de la République tandis que le revers présente l'inscription « Médaille commémorative française ». Le ruban présente quatre raies rouges en alternance avec trois bandes bleues (de 5 mm chacune). On peut noter aussi la présence d'un liseré vert sur la tranche latérale du ruban. On peut y mettre dix agrafes : Ex-Yougoslavie Haïti Albanie Timor oriental Afghanistan Asie du Sud-Est Géorgie Libye Jordanie Guinée Elle peut être décernée, aux étrangers militaires et civils ayant servi sous commandement français et sous réserve de l’agrément de leur propre gouvernement. ( Source : Wikipédia ) COMPLÉMENT : Rappelons que l' on peut observer des étoiles rouge sur les rubans des médailles commémoratives, elles indiquent une ou plusieurs blessures ( suivant le nombre d' étoile ) comme cela était prévu avant que l' insigne des blessés devienne médaille des blessés ( voir : http://www.forum-militaire.fr/topic/4238-médaille-des-blessés/ )
  12. Médaille bien connue des réservistes militaires : La médaille des services militaires volontaires C'est par le décret du 13 mars 1975 modifié par le décret 2004-3 du 2 janvier 2004 qu'a été créée la médaille des services militaires volontaires, destinée à récompenser les services accomplis dans les « réserves ». La structure est à trois degrés : bronze, argent, or. Ruban : Pour le bronze : bleu marine, traversé d'une raie rouge. Pour l'argent : ruban identique mais liseré blanc de chaque côté. Pour l'or : identique à l'argent mais avec une rosette en plus. Médaille : Ronde de 32 mm avec d'un côté l'effigie de la République coiffée d'un bonnet phrygien avec l'inscription « République française », et de l'autre côté, l'insigne des forces armées entouré des mots « Services Militaires Volontaires ». Modalités d'attribution À titre normal Pour le bronze : 3 années sous ESR (engagement à servir dans la réserve) ou d'agrément en réserve citoyenne ; Pour l'argent : 10 années sous ESR ou agrément ; Pour l'or : 15 années sous ESR ou agrément. À titre exceptionnel Selon l'article 4 du décret, elle peut être décernée à titre exceptionnel une seule fois, à quelconque de l'un des trois échelons, aux personnels qui se sont distingués par la qualité particulière des services rendus. Maintenant un peu d' histoire, car cette décoration datant de 1975, est la reprise et la modification d' une croix puis d' un ordre existant avant : La croix des services militaires volontaires Après la première Guerre mondiale, qui avait été une guerre de masse, les réservistes ont tenu une place importante dans le système de défense de la France. Pour récompenser leur volontariat lors des périodes d'instructions des réserves, un décret du 13 mai 1934 créa la Croix des Services Militaires Volontaires (bronze, argent, or). Les armées de mer et de l'air se distinguant par une ancre (sur le ruban) ou des ailes déployées en bélière. Le graveur de la croix fut Maurice Delannoy (1885-1972). Croix des services militaires volontaires, version de armée de l' air. Croix des services militaires volontaires " bronze ", version de l' armée de mer. Diplôme ( la croix n' est pas celle de l' armée de l' air ). L'ordre du Mérite militaire Sur une initiative de l'union nationale des officiers de réserve, un projet fut déposé pour la création d'un ordre du Mérite militaire. La loi du 22 mars 1957 créa cette distinction qui comportait trois grades, chevalier, officier et commandeur. Cet ordre fut supprimé par décret le 3 décembre 1963 (création de l'ordre national du Mérite qui supprima seize ordres nationaux et d'Outre-Mer). L’ordre du Mérite militaire, créé par la loi n°57-353 du 22 mars 1957 en France, était destiné à récompenser, en temps de paix, les activités volontaires des cadres réservistes, dans l’instruction des Réserves et la préparation de la défense nationale. Il pouvait également être décerné aux cadres d'active participant à l'instruction des réserves en dehors de leur emploi habituel. Cet ordre remplaça la croix des Services Militaires Volontaires (dont il reprit le dessin) créée en 1934. Après le placement en extinction de l’ordre à partir de 1964, remplacé par l’ordre national du Mérite, une nouvelle médaille des Services Militaires Volontaires vit le jour en 1975. L'ordre comportait trois classes : chevalier, officier et commandeur. La croix de chevalier était en argent, celle d'officier était en vermeil. La croix de commandeur était en or avec les branches émaillées de bleu et une bélière de feuilles de laurier. Cet ordre ministériel fait l'objet d'un arrêt d'attribution ou de promotion depuis le 1er janvier 1964, mais les titulaires actuels survivants des grades et dignités de cet ordre continuent à jouir des prérogatives y étant attachées et ce d'après l'article 38 du décret n°63-1196 portant création d'un Ordre National du Mérite. En foi de quoi, même si cet ordre ministériel est effectivement placé en extinction depuis 1964, il n’est pas éteint tant qu'il reste au moins un survivant dans cet ordre. De surcroît, aucun décret instituant cet ordre ministériel n'a été abrogé par aucun autre texte de loi en vigueur. Les membres survivants de cet ordre ministériel ont toujours le droit de porter leur décoration, ceci est garanti par le décret n° 63-1196 (art. 38). Insigne de commandeur de l' ordre du mérite militaire. ( Source : Wikipédia )
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    Ordre national du mérite.

    Quatrième dans l' ordre de port des décorations française, la médaille de l' ordre nationale du mérite n' est pas une décoration militaire mais il est possible de l' obtenir à ce titre. L’ordre national du Mérite est un ordre français qui a été institué le 3 décembre 1963 par le général de Gaulle. Il récompense les mérites distingués, militaires (d'active et de réserve) ou civils, rendus à la nation française. Il remplace d'anciens ordres ministériels et coloniaux. Sa création permet de revaloriser l'ordre national de la Légion d'honneur créé par Napoléon Bonaparte le 20 mai 1802 pour récompenser les mérites éminents. Il comprend également trois grades : chevalier, officier et commandeur ainsi que deux dignités : grand officier et grand-croix. La nomination dans l'ordre national du Mérite peut se faire par proposition ministérielle ainsi que par la procédure d'initiative citoyenne. Le décret de création de l’ordre national du Mérite a la particularité de porter les signatures de trois présidents de la République française. Il est signé du président Charles de Gaulle, de Georges Pompidou alors Premier ministre et de Valéry Giscard d'Estaing, ministre des Finances et de l'Économie de l'époque Sa vocation Comme la Légion d’honneur, l’ordre national du Mérite est un ordre universel, qui distingue des personnes issues de tous les domaines d’activité. Il s’agit du second ordre national destiné à honorer des citoyens français en complémentarité avec la Légion d’honneur Pour obtenir le ruban bleu, la durée des services demandée est moins longue (10 ans au lieu de 20 ans pour la Légion d’honneur). Avec une triple vocation : Traduire le dynamisme de la société. L’ordre national du Mérite a vocation à accueillir des générations plus jeunes dont la valeur n’attend pas le nombre des années. Il est chargé de stimuler les énergies individuelles, de fédérer toutes les volontés et de récompenser l’innovation et la participation au rayonnement de la France. Donner valeur d’exemple. L’ordre est conçu comme une forme d’émulation pour que chacun donne le meilleur de lui-même et que la communauté des récipiendaires dans son ensemble représente l’esprit civique français. Reconnaître la diversité. L’ordre du Mérite incarne enfin la diversité de la société française, ses cultures, ses origines sociales, ses nouveaux secteurs économiques (nouvelles technologies, internet, télécoms, etc). Il reconnaît l’engagement de la jeune génération. Comme pour la Légion d’honneur, l’ordre national du Mérite garantit une véritable égalité d’accès, afin que tout citoyen méritant, quelle que soit sa place dans la société, puisse être reconnu par la nation. Ses critères d’attribution Avoir rendu des « services distingués » militaires ou civils. Autrement dit, des actes de dévouement, de bravoure, de générosité, de réels mérites ou un engagement mesurable au service des autres ou de la France, ne présentant pas encore les qualifications suffisantes pour accéder à la Légion d’honneur. Pouvoir justifier d’une activité de 10 ans minimum L’accession à un grade supérieur se fait par la preuve de nouveaux mérites Il faut une durée minimale de 5 ans de plus pour être promu officier, 3 ans pour le grade de commandeur, 3 ans pour être élevé à la dignité de grand officier et de nouveau 3 ans pour grand-croix. Ordre protocolaire de port des principales décorations françaises L'ordre national du Mérite arrive en quatrième position : Ordre de la Légion d'honneur Ordre de la Libération Médaille militaire Ordre national du Mérite Ordres ministériels remplacés par l'ordre national du Mérite après 1963 Ordre du Mérite social Ordre de la Santé publique Ordre du Mérite commercial Ordre du Mérite touristique Ordre du Mérite artisanal Ordre du Mérite combattant Ordre du Mérite commercial et industriel Ordre du Mérite postal Ordre de l'Économie nationale Ordre du Mérite sportif Ordre du Mérite militaire Ordre du Mérite du travail Ordre du Mérite civil Ordre du Mérite saharien Ordre de l'Étoile noire Ordre de l'Étoile d'Anjouan Ordre du Nichan el Anouar Ces ordres ministériels font l'objet d'un arrêt d'attribution ou de promotion depuis le 1er janvier 1964, mais les titulaires actuels survivants des grades et dignités desdits ordres continuent à jouir des prérogatives y étant attachées, et ce d'après l'article 38 du décret no 63-1196 portant création d'un Ordre National du Mérite. En foi de quoi, même si ces ordres ministériels sont effectivement placés en extinction depuis 1964, ils ne sont pas éteints tant qu'il reste au moins un survivant dans chaque ordre. De surcroît, aucun décret instituant ces 17 ordres ministériels n'a été abrogé par aucun autre texte de loi en vigueur. Les membres survivants de l'un de ces ordres ont toujours le droit de porter leur décoration, ceci est garanti par le décret no 63-1196. Quatre ordres ont toutefois subsisté en raison notamment de l'ancienneté ou de circonstances particulières : Ordre des Palmes académiques Ordre du Mérite agricole Ordre du Mérite maritime Ordre des Arts et des Lettres Les insignes L'insigne, qui fut créé par le sculpteur-médailleur français Max Leognany, est une étoile à six branches doubles, émaillées de bleu, en argent pour les chevaliers, en vermeil pour les officiers. Le centre de l'étoile est entouré de feuilles de laurier entrecroisées et représente l'effigie de la République, entourée d'un cercle portant les mots : République française. Elle est surmontée d'une couronne d'attache de feuilles de chêne entrecroisées, en argent pour les chevaliers, en vermeil pour les officiers. Le revers porte deux drapeaux tricolores entrecroisés, entourés d'un cercle portant l'inscription : Ordre national du Mérite et la date de fondation de l'ordre : 3 décembre 1963. L'insigne est suspendu à un ruban en moire bleu de France. Les autres éléments distinctifs sont les suivants selon les grades : l'insigne comporte une rosette pour les officiers ; celui des commandeurs est suspendu à une cravate ; les grands officiers portent la croix d'officier mais aussi une plaque en argent sur le côté droit de la poitrine ; les grands-croix portent la même plaque, mais en vermeil, sur le côté gauche de la poitrine ; la croix « se porte en écharpe », suspendue au bas — donc à gauche — d’un large ruban bleu qui passe sur l'épaule droite. Cette photo nous permet de bien distinguer le volume de cette magnifique décoration ( chef-d’œuvre à elle toute seule ). Le président de la République française est le grand maître de l'Ordre. Le grand chancelier de la Légion d'honneur est chancelier de l'ordre national du Mérite. Depuis 1974, tous les Premiers ministres sont élevés, par le président de la République, à la dignité de grand-croix de l'ordre national du Mérite après six mois de fonction L’ordre national du Mérite en chiffres L’ordre compte aujourd’hui 187.000 membres 306.000 personnes ont été nommées ou promues depuis la création de l’ordre en 1963 4.600 personnes reçoivent l’insigne chaque année L’âge d’entrée moyen est de 54 ans 57% des membres sont décorés à titre civil, 43% à titre militaire 50% de femmes (parité appliquée pour les promotions civiles) 80% des décorés sont des chevaliers 14% des dossiers sont écartés par le conseil de l’ordre L’ordre compte 3 grades : chevalier, officier, commandeur et 2 dignités : grand officier, grand’croix ( Source : Légion d' honneur et Wikipédia ) Un petit reportage intéressant : http://www.leglobeflyer.com/reportage-2-601.html
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    La médaille militaire

    La Médaille militaire est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats. Elle peut être concédée en récompense de services exceptionnels aux officiers généraux. Souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier », la Médaille militaire est la troisième décoration française dans l’ordre de préséance, après l’ordre de la Légion d’honneur et l’ordre de la Libération. Ses critères d’attribution Etre engagé sous les drapeaux depuis au moins huit ans Avoir été cité à l’ordre de l’armée Avoir été blessé au combat ou en service commandé S’être signalé par un acte de courage et de dévouement De plus, toute candidature doit s’appuyer sur des mérites établis. La Médaille militaire peut être attribuée aux étrangers. Elle récompense à la fois les hommes du rang, sous-officiers, officiers mariniers et aspirants et, à titre exceptionnel, les généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi. La médaille militaire a été, depuis sa création, la récompense des campagnes du Second Empire à nos jours elle a réuni sous sa devise : « Valeur et Discipline », les soldats les plus anonymes aux héros les plus populaires tels Georges Guynemer ou Jean Moulin. Elle compte parmi ses récipiendaires des chefs militaires français tels que (les maréchaux Joffre, Foch, Pétain, Gallieni, Lyautey, Leclerc, de Lattre, Juin, etc.) et alliés (les généraux Pershing, Montgomery...) ; à titre très exceptionnel quelques civils comme le président Roosevelt (à titre posthume) et Sir Winston Churchill. Officiers généraux Elle peut aussi être concédée à titre exceptionnel aux maréchaux de France et aux généraux, grands-croix de la Légion d'honneur, qui ont exercé en temps de guerre un commandement en chef devant l'ennemi tel les généraux Nivelle, Debeney, Dufieux, ou Monclar, les maréchaux Joffre ; Foch ; Lyautey ou Pétain ; qui quand il était le chef de l'État français ne portera que cette seule décoration. L'amiral Henri Rieunier, grand-croix de la Légion d'honneur, ministre de la Marine et député fut décoré pour services éminents rendus à la Défense nationale. À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, seuls les généraux de Lattre de Tassigny, Juin, Leclerc, Monsabert, Giraud et Béthouart la reçoivent tandis que le général de Gaulle la refuse. Le général de Gaulle , Président du Conseil confère au général Raoul Salan ; la médaille militaire le 12 juillet 1958 ; le lendemain le 13 juillet, cette exceptionnelle décoration pour un officier général lui est remise par un grand mutilé d'Indochine, membre de l' ACUF. Le général Jean Simon, héros de la France libre, Compagnon de la Libération, grand-croix de la Légion d'honneur, est le dernier officier général à avoir reçu la médaille en tant que tel, et ce, par décret du 16 octobre 2002 Historique Par un coup d'État, dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, Louis-Napoléon, président de la Deuxième République, ouvre la voie à une restauration de l'Empire : l'Assemblée nationale et le Conseil d'État sont dissous, le suffrage universel est rétabli et un plébiscite est annoncé. Les 21 et 22 décembre, le pays apporte son soutien au prince-président. Le 14 janvier 1852, il promulgue une nouvelle constitution, lui donnant l'ensemble des pouvoirs pour une durée de dix ans. ( Le Prince Louis Napoléon, qui deviendra l' empeureur Napoléon III ) Huit jours après, par décret daté du 22 janvier, il institue la Médaille Militaire : elle est destinée aux non-officiers qui sont désormais privés de Légion d'Honneur (hors cas très exceptionnels) ; par cette mesure, Louis-Napoléon veut satisfaire les officiers, dont nombre n'acceptaient pas de devoir partager cette distinction avec la troupe, et obtenir leur soutien à son coup d'État. C'est sa propre effigie avec son prénom « Louis-Napoléon » qu'il utilise sur l'avers de la médaille qu'il a créée et décrite dans un décret du 29 février, lequel en fixe également les attributions. Elle est de plus surmontée de l'aigle impériale, tenant deux éclairs de foudre dans ses serres. Cette décoration venait en substitution de l'Ordre de la Couronne de fer d'Italie, institué par son oncle Napoléon Ier. La médaille militaire reprend, conformément à la tradition française, les couleurs du ruban et la dominante argent de la décoration qu'elle remplace. En créant la médaille militaire, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte entendait récompenser les mérites des meilleurs soldats et sous-officiers. Le 22 mars 1852, face au carrousel du Louvre, il s'adresse ainsi aux 48 premiers récipiendaires qui s'étaient distingués au cours des campagnes d'Algérie : « […] Soldats, combien de fois ai-je regretté de voir des soldats et des sous-officiers rentrer dans leurs foyers sans récompense, quoique par la durée de leurs services, par des blessures, par des actions dignes d’éloges, ils eussent mérité un témoignage de satisfaction de la patrie ! […] C'est pour le leur accorder que j'ai institué cette médaille […]. Elle assurera 100 francs de rente viagère ; c'est peu, certainement ; mais ce qui est beaucoup, c'est le ruban que vous porterez sur la poitrine et qui dira à vos camarades, à vos familles, à vos concitoyens que celui qui la porte est un brave. » Elle fut modifiée par deux fois, - le 08 novembre 1870 par le Gouvernement provisoire de la IIIème République, c'est le deuxième Modèle - puis le 27 février 1951 sous la IVème République, c'est à cette date que le modèle actuel (troisième Modèle) apparaît. ( la " fleur " remplace la date de 1870 ) Caractéristiques et administration La médaille est une couronne de laurier d'argent qui entoure un médaillon d'or où figure l'effigie de la République, entourée d'un cercle d'émail bleu où sont inscrits les mots : République française. Au revers, la médaille porte au centre du médaillon d'or, entouré d'un cercle bleu, la devise : Valeur et Discipline. Les feuilles et boutons de laurier sont liés de deux rubans entrecroisés en haut et en bas. Son port et sa disposition réglementaire, la placent immédiatement après la Croix de la Libération (en troisième position par rapport à la Légion d'honneur). Il reste loisible de la porter avant tout autre ordre ou distinctions. L'insigne est suspendu à un ruban jaune bordé de vert des deux côtés. Elle est administrée par la chancellerie de la Légion d'honneur. Elle ne peut être concédée que pour des services militaires exceptionnels et un minimum de huit ans de campagne. L'attribution de la médaille militaire comportait à sa création, une rente annuelle insaisissable de cent francs-or, qui assurait au récipiendaire le pain et le tabac à vie. Cette rente est en 2006 d'un montant annuel de 4,57 euros. L’acte est symbolique : les soldats les plus anonymes et les plus grands chefs de guerre sont réunis sur un pied d’égalité sous une même devise « Valeur et Discipline ». Depuis, l’histoire de la Médaille militaire se confond avec celle des grands conflits du XXème siècle : Cadre souvenir d' un ancien combattant de 14-18. 1ère Guerre mondiale : 950.000 médaillés, la plupart à titre posthume 2nde Guerre mondiale : 300.000 médaillés Guerre d’Indochine : 12 000 médaillés Guerre d’Algérie : 38000 médaillés La fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire Il s'agit d'un cordon tressé aux couleurs (jaune et verte) de la médaille militaire. Le port de cette fourragère n'est pas le privilège des régiments et unités décorées de la médaille militaire. Il est réservé aux régiments et unités formant corps qui ont été cités quatre ou cinq fois à l'ordre de l'armée. Le port de deux fourragères de la Légion d'honneur et de la médaille militaire est réservée aux régiments et unité qui ont été cités douze à quatorze fois à l'ordre de l'armée, ce qui n'est jamais arrivé au cours du même conflit ; cette fourragère n'a jamais été décernée. Les unités dont le drapeau a été décoré de la médaille militaire sont beaucoup plus rares que les unités portant la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire. La médaille militaire est la décoration collective la plus rare et partant la plus prestigieuse de l'armée française. Les Commando marine, l'unité la plus décorée de France, porte cette rare fourragère. ( Source : Cirpa Terre et Wikipédia )
  15. Bouchon-Gras 49

    Ordre de la Libération.

    Pour peu que l' on regarde la page illustrée sur les décorations françaises du dictionnaire Larousse où que l' on ouvre un livre sur les décorations et ordres français, on y découvre une médaille, un ordre que l' on voit peu lors de nos cérémonies. Deuxième ordre national français après la Légion d'honneur, l'ordre de la Libération a été institué pendant la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle, chef des Français libres. L'ordonnance n°7 qui institue l'Ordre, a été signée à Brazzaville (Congo) le 16 novembre 1940. L'Ordre, destiné « à récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'oeuvre de libération de la France et de son Empire », ne comporte qu'un seul grade. Ses titulaires ont droit au titre de compagnon de la Libération. Le général de Gaulle, fondateur de l'Ordre en a été le seul grand maître. L'insigne de l'Ordre est la croix de la Libération, un écu de bronze rectangulaire portant un glaive, surchargé d'une croix de Lorraine et portant au revers la devise : "PATRIAM SERVANDO VICTORIAM TULIT" (« En servant la Patrie, il a remporté la Victoire »). Le ruban de la décoration symbolise l'état de la France en 1940 et allie le noir du deuil au vert de l'espérance. 1 059 CROIX ONT ÉTÉ DÉCERNÉES ENTRE LA DATE DE LA CRÉATION DE L'ORDRE ET LE 23 JANVIER 1946, DATE DE CESSATION D'ATTRIBUTION. A deux reprises, l'Ordre sera exceptionnellement ouvert de nouveau par le général de Gaulle, qui attribuera la croix de la Libération à Winston Churchill (1958) et au Roi d'Angleterre George VI (1960), portant ainsi le nombre définitif des personnes titulaires de cette haute distinction à 1 038. 1 038 à des hommes ou femmes. 18 à des unités militaires de l'armée de terre, de l'armée de l'air et de la marine des Forces françaises libres. 5 à des communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l'île de Sein. Parmi les 1038 membres de l'ordre de la Libération, 65 ont été tués avant le 8 mai 1945, alors qu'ils étaient déjà Compagnons, et 271 ont reçu cette distinction à titre posthume. Si bien que un peu plus de 700 seulement ont survécu à la guerre. En 1945, l'ordre de la Libération reçoit un statut inspiré de celui de la Légion d'honneur (ordonnance du 10 août 1945). L'Ordre est alors doté d'une personnalité morale et de l'autonomie financière, sous la forme d'un budget annexe du ministère de la Justice. L'Ordre, cette « chevalerie exceptionnelle créée au moment le plus grave de l'Histoire de la France, fidèle à elle-même, solidaire dans le sacrifice et dans la lutte », pourtant destinée à s'éteindre, a vu sa pérennité assurée par l'entrée en vigueur de la loi créant le Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » le 16 novembre 2012. Le délégué national, assisté du conseil d'administration, est responsable de l'Ordre et veille au bon fonctionnement de l'institution et des différentes activités de la Chancellerie, organisées et coordonnées par le cabinet du secrétaire général de l'ordre de la Libération. Depuis 1967, l'Ordre est installé à Paris dans le cadre prestigieux de l'Hôtel national des Invalides, dans l'annexe Robert de Cotte, au 51 bis, boulevard de La Tour-Maubourg, dans le 7e arrondissement. ( Source : Ordre de la Libération ) Après la bataille de Dakar le 25 septembre 1940, le général de Gaulle échoue à rallier l'Afrique-Occidentale française (à la différence de l’Afrique-Équatoriale française) et comprend que la Libération de la France sera longue. C'est dans ce contexte qu'il crée l’ordre de la Libération le 16 novembre 1940 à Brazzaville (République du Congo), pour récompenser les personnes ou collectivités qui se distingueraient pour la libération de la France. À l'origine, le général de Gaulle pensait nommer les titulaires de cette décoration « Croisés de la Libération » (il fait part de cette intention dans un télégramme du 15 novembre 1940 au colonel Fontaine). Mais, sur les conseils de René Cassin, qui souligne notamment la présence de musulmans et de juifs dans les rangs de la France libre, le terme emphatique et désuet, référence aux Croisades, fut abandonné au profit de Compagnons de la Libération. Dès le 29 janvier 1941, les cinq premiers Compagnons de la Libération sont nommés et forment ainsi le premier conseil de l'ordre. Ce sont Henri Bouquillard, Félix Éboué, Emmanuel d'Harcourt, Edmond Popieul, et Georges Thierry d'Argenlieu. Il conçoit cet ordre comme un ordre religieux, nommant comme premier chancelier de l'ordre l'amiral d'Argenlieu, ancien responsable des Carmes de Paris. Seules 1 038 personnes, 5 communes et 18 unités combattantes se sont vu attribuer cette décoration entre janvier 1941 et janvier 1946. En quittant le pouvoir en janvier 1946, le général de Gaulle signe un décret de forclusion qui met fin à l'attribution de la croix de la Libération (décret du 23 janvier 1946), car le but de la libération est atteint. Ce n'est qu'en deux occasions exceptionnelles que l’ordre sera rouvert par son grand maître, le général de Gaulle. L’une en 1958 pour Winston Churchill, Premier ministre du Royaume-Uni, et l’autre à titre posthume en 1960 pour George VI, roi du Royaume-Uni. Le poste de chancelier de l’ordre est occupé le 12 octobre 2011 par Fred Moore qui succède au professeur François Jacob nommé en octobre 2007 et il en sera le dernier titulaire jusque sa mort. L'ordre prévoit que le dernier compagnon détenteur sera enterré au mémorial du mont Valérien dans le caveau no 9. À compter du 16 novembre 2012, le Conseil national des communes « Compagnon de la Libération », établissement public créé par une loi de 1999, succède au Conseil de l'ordre dans la gestion de celui-ci. Le chancelier Fred Moore devient alors délégué national ( Source : Wikipédia ) Daniel Cordier © Sipa Press Daniel Cordier a été nommé chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération par un décret du président de la République à compter du 23 octobre. À 97 ans, Daniel Cordier, ancien secrétaire de Jean Moulin, est l’un des dix derniers compagnons de la Libération en vie, sur les 1 038 que comptait l’ordre fondé par le général de Gaulle dès novembre 1940. Devenu marchand d’art après guerre, Daniel Cordier est l’auteur de mémoires remarquées, Alias Caracalla (Gallimard, 2009). Mémorial du Mont Valérien. Daniel Cordier succède à Fred Moore, mort le 16 septembre. En réalité, l’Ordre de la Libération, installé aux Invalides, est, depuis le début de l’année, dirigé par un délégué national, le général Christian Baptiste. Cette nomination doit permettre d’assurer la pérennité de l’Ordre après la disparition inévitable du dernier Compagnon. Sauf vœu contraire de sa famille, celui-ci sera inhumé au Mémorial du Mont Valérien. La ville de Paris – elle aussi compagnon de la Libération comme quatre autres communes et 18 unités militaires – avait, à l’initiative de la maire Anne Hidalgo, avancé le nom de Bertrand Delanoë pour diriger l’ordre… sans rencontrer un grand succès dans les milieux concernés. Finalement, c’est l’ancien directeur du musée de l’Armée qui a été choisi, fort de son expérience à la tête d’une institution œuvrant pour la mémoire et l’histoire. « Les Compagnons sont l’aristocratie de la première heure » autour du général de Gaulle, explique-t-il. L’Ordre est aussi en charge des médailles de la Résistance, dont 64 300 ont été attribuées. Cette semaine, deux de ces décorations ont encore été décernées, plus de soixante-dix ans après la mort des récipiendaires. L’Ordre gère un musée, aux Invalides, petit mais d’une grande richesse. On y voit par exemple la seule tenue existante du général de Gaulle et le manteau noir de Jean Moulin, immortalisé sur la photo du chef de la Résistance – les deux « patrons » du jeune Cordier. ( Source : Secret Défense / L' Opinion ) L'insigne de l’ordre est la croix de la Libération dont le dessin est réalisé par le capitaine des Forces françaises libres Tony Mella et la maquette réalisée par la succursale londonienne du joaillier Cartier1. Elle est faite d'un écu de bronze poli rectangulaire de 33 mm de haut sur 30 mm de large, portant un glaive en pal de 60 mm de haut sur 7 mm de large, dépassant en haut et en bas, surchargé d'une croix de Lorraine noire. Les couleurs du ruban sont le noir, exprimant le deuil de la France opprimée par les envahisseurs, le vert, exprimant l'espérance de la Patrie. Il y eut deux modèles de ruban, le premier, à bandes noires placées en diagonale, à l'anglaise, fut décerné jusqu'en août-septembre 1942. Il fut remplacé ensuite par le ruban définitif à bandes verticales. Au revers de l'écu, est inscrite la devise « Patriam Servando - Victoriam Tulit » (« En servant la Patrie, il a remporté la victoire. »). Elle se porte sur la poitrine, à gauche, juste après la Légion d'honneur et avant la Médaille militaire. La maquette de la croix fut réalisée par la succursale londonienne du joaillier Cartier. Les premières croix furent fabriquées par la maison John Pinches à Londres et la Monnaie de Paris en racheta le stock en 1944. Source de variantes (quelque 26 décoration retrouvées). Les fabricants français et étrangers en fabriquèrent après la libération de la France sans omettre les modèles fabriqués sur divers lieux dans laquelle la France libre était présente (Afrique, Moyen-Orient par exemple). Cet insigne est un thème de collection. De par des recherches, il a été recensé 26 types de croix différents (collection privée contenant croix de Londres, moulages et surmoulages de cette croix ; monnaie de Paris, fabricants privés - Aubert, René, Maison Bacqueville, Mourgeon, etc. Sans omettre de signaler les éventuels fabricants étrangers ; croix avec la croix de Lorraine ni laquée, ni émaillée, ni peinte ; croix avec croix de Lorraine peinte en marron - et non noir comme ce fut la généralité, etc. Le général de Gaulle fut le seul et unique grand maître de l’ordre. Très attaché à cette distinction, il reçut le collier de grand maître, insigne de sa fonction, le 31 août 1947. Il porte le collier de grand maître de l’ordre sur sa photographie officielle de président de la République, au lieu du grand collier de la Légion d'honneur. Le 9 novembre 1970, à la mort du général de Gaulle, le conseil de l'ordre de la Libération décida qu'il n'aurait pas de successeur. De janvier 1941 à novembre 2012, huit chanceliers se sont succédé : Amiral Georges Thierry d'Argenlieu (1941-1958) Général François Ingold (1958-1962) M. Claude Hettier de Boislambert (1962-1978) Général d'armée (cr) Jean Simon (1978-2002) Général d'armée (cr) Alain de Boissieu (2002-2006) M. Pierre Messmer (2006-2007) Professeur François Jacob (2007-2011) M. Fred Moore (2011-2012 [fonction abolie]) Armée de terre Bataillon de marche n°2 13e demi-brigade de Légion étrangère Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique Régiment de marche du Tchad 2e régiment d'Infanterie colonial 1er régiment d'artillerie coloniale 1/3e régiment d'artillerie coloniale 1er régiment de marche de spahis marocains 501e régiment de chars de combat 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine : en tant qu'héritier des traditions du 2e régiment de chasseurs parachutistes , anciennement 3°SAS , créé en Grande-Bretagne (avec le 4°SAS) durant la seconde guerre mondiale.Il a droit, à ce titre, au port de la fourragère aux couleurs de l'ordre de la Libération. Marine Sous-marin Rubis Corvette Aconit 1er régiment de fusiliers marins Armée de l’Air 1re escadrille de chasse Régiment de chasse Normandie-Niémen Groupe de bombardement Lorraine Groupe de chasse Île-de-France Groupe de chasse Alsace Villes Nantes par décret du 11 novembre 1941 Grenoble par décret du 4 mai 1944 Paris par décret du 24 mars 1945 Vassieux-en-Vercors par décret du 4 août 1945 Île-de-Sein par décret du 1er janvier 1946 ( Source : Wikipédia ) Je vous invite à découvrir le musée de l' Ordre de la Libération situé au sein des Invalides.
  16. grenouille

    besoin d'aide

    bonsoir a tous , je vient demander de l'aide svp , pour avoir des réponse sur des médaille ,pucelle et écusson importent a mes yeux .merci d'avance de votre aide
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