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  1. Suite à un documentaire / reportage en deux parties diffusé sur RMC Découverte, j'ai pu découvrir une page de notre Histoire passé au second rang, voir totalement omis. L'armée d'Afrique et l'armée coloniale : deux corps militaires distincts Quelles différences entre les tirailleurs de l'armée d'Afrique, essentiellement d'origine maghrébine et les tirailleurs de l'armée coloniale, venus des quatre coins de l'empire français ? Bien souvent, on confond les deux alors qu'il s'agit de deux entités dont les recrutements, les lieux de stationnement et les traditions militaires sont bien distincts. L'armée d'Afrique C'est le nom donné au corps expéditionnaire français d'Alger en 1830. Il s'applique ensuite aux troupes qui ont conquis le territoire. Avec l’occupation de l’Algérie, la France se dote de ses premières unités dites indigènes : tirailleurs (fantassins), spahis (cavaliers), zouaves (peu à peu composés d’Européens) et diverses formations de supplétifs. Après les protectorats imposés à la Tunisie (1881) et au Maroc (1912) et avec les régiments de la Légion étrangère, de chasseurs d’Afrique et des bataillons d’infanterie légère d’Afrique, toutes ces unités constituent l’armée d’Afrique stationnant essentiellement au Maghreb. Ne l'oublions pas : de 1848 à 1962, l'Algérie est partie intégrante du territoire français et est subdivisée au début de son administration, en 3 départements et 6 «Territoires du Sud». L'armée d'Afrique a donc la configuration d'une armée nationale soumise cependant au code de l'indigénat. Repères Selon le code de l'indigénat, les colonisés sont sujets de l'empire. Seule une minorité, et dans des circonstances très particulières, a accès à la citoyenneté française. Cependant, cette accession, qui soumet les colonisés aux lois républicaines, en particulier sur le plan religieux et juridique, est difficilement acceptable pour nombre d'entre eux, en particulier les musulmans (transmissions d'héritage, polygamie, etc). Les tableaux d'effectifs répartissent les militaires au sein des différentes unités coloniales entre «Européens» et «Indigènes»- officiers, sous-officiers, caporaux, soldats supérieurs et troupe-, s'y ajoutent dans certains régiments, les «Originaires» (citoyens français de pleins droits nés dans une des Quatre communes du Sénégal. En revanche, de nombreux tableaux consultés, en particulier ceux établissant les pertes après les combats de 1940, distinguent rarement entre «Européens» et «Indigènes». E.D. et A.C. L'armée d'Afrique a été dissoute en 1962. Seules quelques unités maintiennent aujourd’hui la tradition au sein de l’armée de terre française : légion étrangère, 1er régiment de tirailleurs (Épinal), 1er régiment de chasseurs d’Afrique (Canjuers), 1er régiment de spahis (Valence) et quelques autres unités du train ou de l’artillerie. Le mémorial national de l’armée d’Afrique à été implanté à Saint-Raphaël (Var) à l’initiative du général Callies, président fondateur de l’association nationale Souvenir de l’armée d’Afrique. Il a été inauguré le 15 août 1975, boulevard du général de Gaulle, sur le front de mer. L'armée coloniale Les tirailleurs sénégalais sont créés en 1857. Avec l’extension des conquêtes, apparaissent des tirailleurs indochinois, malgaches, somalis. Ces unités dites coloniales, alignant Européens et indigènes (soumis au code de l’indigénat), servent en Indochine, en Afrique noire, sur la côte des Somalis, à Madagascar, aux Antilles, à la Réunion, au Levant et dans le Pacifique. Tous ces tirailleurs appartiennent aux troupes de marine ou coloniales. Bien entraînés et encadrés au sein de solides régiments d’active, les combattants de l’empire serviront de troupes de couverture et de manœuvre dans la future guerre mécanique, aérienne et totale où les blindés, les armes lourdes, l’artillerie, l’aviation tiendront une place déterminante. À l’issue de la Grande Guerre, pour honorer les tirailleurs africains et à l’initiative du comité d’assistance aux troupes noires présidé par le général de division Archinard, ancien commandant supérieur du Soudan français, un monument Aux Héros de l’Armée Noire est élevé à Bamako. Œuvre du sculpteur Moreau-Vauthier, il est inauguré le 3 janvier 1924. Pour souligner la fraternité d’armes entre poilus et tirailleurs, il est prévu qu’une ville de France située dans la zone des combats accueille également une réplique du monument. Reims est choisie, sans doute en raison du rôle des troupes coloniales dans la défense du secteur au printemps 1918. Le monument est inauguré à Reims le 13 juillet 1924. En 1940, les Allemands détruisent le monument de Reims. À Reims ne subsiste plus qu’un modeste monument substitutif portant l’inscription : «L’occupant détruisit par haine raciale le monument aux Noirs en septembre 1940» La guerre de 1914-1918 En Algérie, 172000 musulmans, dont 85000 engagés volontaires, sont mobilisés en 1914, soit 3,6 % de la population. À leurs côtés, 93000 Français d'Afrique du Nord et 39000 Tunisiens sont appelés, et 14000 Marocains sont mobilisés, dont les trois quarts sont engagés sur les fronts de France ou d'Orient. Au Maroc, Moulay Youssef et les grands caïds lèvent des auxiliaires et des contingents dans les tribus, ce qui permet au général Lyautey d'envoyer trente-sept bataillons en métropole. Les soldats originaires d'Afrique du Nord se sont dans l'ensemble bien battus. Décimés par le feu en 1914, les vieux tirailleurs furent d'abord remplacés par des recrues inexpérimentées, dont certaines paniquèrent et refusèrent d'obéir. Le commandement réagit parfois de manière expéditive, par exemple, en décimant une compagnie tunisienne en décembre 1914. À partir du printemps 1915, ces troupes misérables se transmutent en troupes d'assaut, aptes à manier des engins modernes et à prendre des initiatives. Les tirailleurs marocains se distinguent en mai 1916 pour la reprise du fort de Douaumont. Sur le front d'Orient en 1918, la 1re brigade de tirailleurs marocains, renforcée de deux escadrons de spahis, attaque de flanc l'armée de von Kluck et fait prisonnier le maréchal von Mackensen, commandant en chef du frond sud-oriental (raid d'Uskub). Dix bataillons coloniaux sont engagés sur le front français en 1914, ils sont quarante-deux en 1918, plus vingt-trois dans l'armée d'Orient. Les Français d'AFN ont de 12000 à 20000 tués,et les Maghrébins 36000 tués et disparus dont 9800 Tunisiens et 25000 Algériens. Les prisonniers, regroupés à Zossen, résistent à la propagande allemande ; 5 à 8 % d'entre eux cependant s'engagent dans l'armée turque. Aucune mutinerie n'est imputable aux régiments de tirailleurs en 1917. Ils participent à toutes les opérations et, pour les décorations, les tirailleurs viennent juste après le RICM et le 2e Étranger. Les drapeaux du 4e régiment de tirailleurs sont décorés de la Légion d'honneur, leurs pertes sont supérieures à celles des autres unités d'infanterie. Les Maghrébins furent heureusement surpris de l'accueil réservé par les civils français, et en retirèrent l'image d'une France accueillante et solidaire dans le malheur. L'armée fut à son insu un melting-pot entre Kabyles, Arabes, Noirs d'Afrique et Indochinois. L'institution militaire devient ainsi un modèle d'intégration et donc d'évolution future. S'ils se sont bien intégrés dans l'armée, ils ne furent cependant pas considérés comme l'égal des Français. Clemenceau accorde alors des avantages aux combattants, il supprime certains impôts et augmente le nombre des représentants musulmans. En 1927, le Code de l'indigénat sera aboli. Les successeurs de cette armée servent ensuite dans les unités régulières de tirailleurs, spahis ou chasseurs d'Afrique, en métropole et au Maghreb. En 1953, une trentaine de bataillons nord-africains combattent en Indochine. En réalité nous découvrons que sous l’influence d'un général, le général Mangin ( qui se disait " comprendre l'indigène " et qui avait remarqué que ces hommes étaient de fiers guerriers ) permet de lever des troupes dont les cadres sont toujours des " blancs ". Au début des volontaires puis au fur à mesure des pertes les colonies ont obligation de fournir des hommes. Ces hommes, formidables combattants, souffriront, tout d'abord d'avoir à porter des souliers rigides ( brodequins ) puis du froid, si bien que durant certaines périodes on relève ces troupes pour leurs permettre de récupérer et de se reformer. C'est aussi à cette période que la France édite des manuels pour " parler " à ces troupes, le fameux " petit négre ". Le petit-nègre : un enseignement de l’armée Dès 1815, la France conquiert de nombreuses colonies, dans ce qui sera nommé le second empire colonial français. Au Sénégal, Louis Faidherbe est nommé gouverneur en 1854 et les premières unités permanentes de soldats africains, nommés tirailleurs sénégalais, sont créées dès 1857. Un demi-siècle plus tard, l’effectif maintenu en Afrique occidentale française avoisine les 12 000 hommes. “Peu avant la guerre, le général Mangin, qui publie en 1910 son ouvrage célèbre ‘La Force noire’, développe un projet d’armée noire propre à s’engager dans les conflits extérieurs et on décide la création d’une "réserve indigène" dans chaque colonie prête à répondre à l’urgence” le français "petit-nègre" résultait réellement d’une bonne volonté d’apprendre la langue française, restée imparfaite, alors même qu'il s’agit en réalité d’une construction de l’empire colonial français. “Le terme apparaît à la fin du XIXe siècle et indique une double disqualification : il s’agit de parler français comme un “nègre” (= mal) et comme un "enfant" (=mal). Son occurrence la plus célèbre a longtemps été affichée sur une boîte de chocolat en poudre : le slogan “Y'a bon Banania” est la représentation la plus connue du français “petit-nègre”. Ce terme indique une manière de parler approximative, faute d’une connaissance de la langue, des Noirs des colonies françaises en Afrique. Finalement, en 1927, le Règlement provisoire du 7 juillet 1926 pour l'enseignement du français aux militaires indigènes stipule qu’"il est formellement interdit de parler sabir (ou petit-nègre)", qualifiant cet usage d’"errements anciens". Il souligne notamment qu'il est moins difficile de dire : "balaie la chambre" plutôt que "toi y en a balayer la chambre"... Affiche Allemande, représentant l'envahisseur Français ( les troupes noirs ) soutenu par le juif. Lorsque les Troupes Française d'occupation sont entrée en Allemagne après la signature du traité de Versailles. CHARLES NTCHORERE est né à Glass au Gabon en 1896 et mort pour la France en 1940. Il fait ses études à "l'école MONTFORT des Frères de Saint-Gabriel, de 1904 à 1912.Il est de retour à Libreville en 1914.En 1926 il est promu lieutenant et naturalisé français. En 1939 il prend le commandement d'une troupe de volontaires. 5 Juin 1940, Airaines (Picardie) - Agé de 45 ans, engagé volontaire gabonais, officier depuis 1927 du fait de ses états de service (fait rare, à l’époque, pour un soldat dórigine africaine), le capitaine NTCHORERE , est fait prisonnier après plusieurs jours de résistance, dans un village complètement anéanti. Officier Gabonais du 1/53° R.I.C.M.S (Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais), commandant la 5ème compagnie, le Capitaine N’CHORERE a opposé une résistance efficace à l’assaut des panzers allemands sur la position d’Airaines, tenue par son bataillon. Le 7 Juin, alors que les rescapés de son bataillon se replient et quittent la position d’Airaines, le capitaine NTCHORERE et ses hommes choisissent de rester sur place pour protéger la manœuvre de leurs camarades. Après une journée entière de combats, suscitant même l’admiration de l’ennemi, leur résistance est brisée par des assauts au lance-flammes , et ils sont fait prisonniers par la Wermarcht. Gardant en mémoire les faits d’armes de la force Noire lors de la Première Guerre Mondiale, les troupes allemandes séparent les soldats européens des soldats africains. Informé des atrocités commises par les troupes allemandes contre les troupes africaines de l’Armée française, le capitaine NTCHORERE proteste. Pour l’idéologie raciste des SS encadrant les troupes allemandes, le simple fait qu’un africain porte des galons d’officier est intolérable. NTCHORERE est poussé contre un mur et fusillé sans autre forme de procès. Le parcours d’un cadre exemplaire Né le 15 Novembre 1896 dans une famille de notable des Libreville (Gabon), Charles NTCHORERE s’engage en 1916 dans les Tirailleurs Sénégalais, et termine la Première Guerre Mondiale avec le grade de Sergent. Restant militaire après la fin du conflit, celui qui fut un bon élève des Pères Monfortins enchaînes les formations, avant d’accéder au grade de Lieutenant en 1927. Un rapport lui est d’ailleurs demandé par sa hiérarchie sur la promotion sociale des cadres militaires africains. Poursuivant sa carrière dans le Soudan Français (actuel Mali), NTCHORERE termine sa carrière militaire en 1937 en occupant une position d’encadrement à l’Ecole des Enfants de Troupe de Saint-Louis du Sénégal. Engagé volontaire au début de la Seconde Guerre Mondiale, on le retrouve commandant une compagnie d’Infanterie Coloniale Mixte, mêlant soldats français de l’Hexagone et soldats de l’Empire colonial français en Afrique. Un monument au Capitaine NTCHORERE a été dressé à AIRAINES (80) en 1965, une des artères du village portant son nom. Son corps n'a jamais été retrouvé ! Le capitaine CHARLES NTCHORERE est mort en digne soldat et en héros !!! ( Source : http://rapondawalker.free.fr/CHARLES NTCHORERE.htm ) Les mobilisations de 1939-1945 Dès septembre 1939, l'armée d'Afrique met sur pied deux divisions marocaines et douze divisions d'infanterie d'Afrique sur son propre sol, plus sept divisions d'infanterie nordafricaine en métropole, soit au total 73 000 Français et 176000 musulmans. Sur les 400000 hommes de l'armée de Terre en AFN, 170000 sont engagés en métropole ou au Levant. Les pertes sont de 5400 Maghrébins, et 2700 Européens tués. C'est dire que les capacités de résistance de l'Afrique du Nord en juin 1940 étaient très amoindries, et que la poursuite de la lutte en AFN était une vue de l'esprit. Cette armée est pauvre en blindés, en avions, en armes anti-chars et anti-aériennes et son matériel est vétuste. En 1939, dix divisions d'infanterie coloniale (DIC) sont sur pied, et en novembre 1943, 80000 Africains sont engagés sur les théâtres d'opérations, au prix de 17500 tués... Après la défaite de 1940, le général Weygand est nommé délégué général et commandant en chef en AFN. Il prépare clandestinement la revanche en exaltant le moral des troupes et en menant deux actions conjuguées : - officiellement, négociation avec la Commission italienne d'armistice en vue d'accroître les effectifs militaires (passant de 100000 à 135000); - clandestinement, camouflage de matériels, de matériaux, de personnels spécialisés ou non (35000 supplétifs et travailleurs), préparation clandestine de la mobilisation, entraves à la surveillance des commissions de contrôle. Il s'oppose enfin aux protocoles de Paris négociés par Darlan avec la Wehrmacht. Il est relevé en novembre 1941 à la demande des Allemands; le général Juin lui succède comme commandant en chef et poursuit son action de rénovation de l'Armée d'Afrique; il remanie en particulier le plan de défense de la Tunisie. Surpris par le débarquement américain du 8 novembre 1942, il convainc l'amiral Darlan, qui se trouve, par hasard, en Algérie, d'ordonner un cessez-le-feu aux troupes du Maroc et d'Algérie. Il faut rappeler en effet qu'afin d'éviter l'occupation de la zone libre, les forces françaises d'AFN avaient pour mission de s'opposer à tout envahisseur. Seuls quelques conjurés avaient été prévenus (groupe des 5). Arrivé le 9 novembre, le général Giraud est nommé commandant en chef, il prépare avec Juin l'intervention en Tunisie où les Allemands sont en train de débarquer. 240000 hommes sont mobilisés (16 % des Français d'Algérie, 2 % des musulmans). En même temps, il donne ses directives au général Frère pour créer l'Organisation de résistance de l'armée (ORA) en métropole. Après avoir pris contact avec le général Barré (commandant des troupes de Tunisie) et avec le Britannique Andersen à la frontière tunisienne, il conclut avec le général Marshall le plan d'Anfa, destiné au réarmement de huit DI, trois DB et quatre QG d'armée et de corps d'armée, et la livraison de 1000 avions. La première tranche du réarmement arrive à Alger le 13 avril. Le plan d'Anfa, interrompu en novembre 1943 pour des raisons politiques, et par manque de spécialistes, est réduit de huit à cinq divisions d'infanterie. Sans le soutien américain, et sans en référer au général De Gaulle, Giraud organise la libération de la Corse en septembre 1943, avant d'être éliminé, en novembre 1943, de la coprésidence du Comité français de Libération. ( Source : https://blogs.mediapart.fr/enavant/blog/020416/armee-dafrique-armee-coloniale-des-origines-1945 ) Les effectifs mobilisés le 10 janvier 1940 (tous les chiffres sont des estimations) Armée d'Afrique 302 000 mobilisés sur une population de 15 millions de personnes dont 204 000 en Afrique française du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie), 19 000 au Levant (Syrie-Liban actuels) et 79 000 en France métropolitaine. Troupes coloniales 275 000 mobilisés dont 122 300 en Afrique occidentale française, 15 500 en Afrique équatoriale française, 34 000 à Madagascar, 88 900 en Indochine, 7 900 en Côte française des Somalis, 4 000 aux Antilles, 1 600 en Chine et 2 500 dans le Pacifique. 146 000 mobilisés en France, en Afrique française du Nord, et au Levant dont 63 000 Africains, 14 000 Malgaches, 15 000 Indochinois. Les pertes de la Seconde Guerre mondiale (tous les chiffres sont des estimations) Armée d'Afrique 2 200 «Indigènes» (ou 5 400 «Indigènes») et 2 700 «Européens» tués, 8 800 blessés et 64 700 prisonniers ou disparus sur 80 000 hommes engagés dans les combats. Troupes coloniales 4 500 tués, 25 500 blessés et disparus, 49 000 prisonniers dont 28 000 Africains, 12 000 Indochinois et 9 000 Malgaches sur environ 105 000 hommes engagés dans les combats. E.D. et A.C. ( Source : http://www.rfi.fr/contenu/20100524-armee-afrique-armee-coloniale-deux-corps-militaires-distincts ) L'Histoire nous révèle que des les premières captures de troupes indigènes, les Allemands les abattent puis roulent sur les corps avec leurs chars. En 1940, de 1.500 à 3.000 soldats africains ont été tués par les nazis. http://www.slate.fr/story/115275/soldats-noirs-nazisme Le 18 juin 1940, un général appel TOUS les Français... Une fois de plus la France ( Libre ) fait appelle aux troupes coloniales notamment pour combattre Rommel en Afrique puis pour débarquer en Italie, en Corse et en Provence. Les goums, regroupés en tabors, ont été parmi les meilleures compagnies de l’armée d’Afrique. Après la campagne d’Italie, ces redoutables troupes marocaines débarquent en Provence... https://theatrum-belli.com/73e-anniversaire-du-debarquement-de-provence-les-goums-marocains-se-battent-pour-marseille/ Mais pour le Débarquement de Normandie la 2e DB fut " blanchie " les Américains ne voulant pas de noirs combattants lors de cette expédition. Les Anglais étaient également réticent mais pour des raisons " secondaire " ( du fait que les troupes avant de débarquer, seraient cantonnées en Grande Bretagne ). Libération de Paris : pourquoi il n'y a (presque) pas de Noirs sur les photos https://www.liberation.fr/photographie/2014/08/20/paris-libere-uniquement-par-des-soldats-blancs_1083150 On constate ainsi qu’après la libération de Toulon, Marseille... et la remontée du Rhône que très rapidement cette armée de troupes aguerries noirs et magrébines sont remplacés par des résistants ( FFI ) inexpérimentés, car cette armée doit être " blanchie " avant d'arrivée en Allemagne. Rappel: Le blanchiment des troupes coloniales consiste au retrait des troupes coloniales des premières lignes, des défilés de victoires voire leur rapatriement en Afrique après qu’elles ont participé à la campagnes d’Afrique et à la Libération de la France durant la Seconde Guerre mondiale. Mémorial de l'Armée Noire Fréjus. Ce monument de Fréjus 83600, est l'œuvre du sculpteur Yvon Guidez, fondu en Pologne, a été érigé en 1994 L’adjudant Bourama Dieme (1919-1999), originaire de Casamance, est un héros de la Seconde Guerre mondiale. Commandeur de la Légion d'honneur, il est célébré au Sénégal où les griots chantent encore ses exploits. Engagé à l'âge de 20 ans, Bourama Dieme a «mis son pied partout» dans les campagnes de l'armée française et au service de l'armée sénégalaise. Il aurait pu être le héros d’un film de guerre. Il a été un héros tout court. Pourtant, rien ne l’y prédestinait. Né en 1919 dans un village de Casamance, Bourama Dieme s’engage dans l’armée française le 5 janvier 1939. Comme beaucoup d’autres jeunes, conscients de la menace que représente la montée du IIIe Reich.
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