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  1. Au Cœur de la Normandie, dans la Manche (50 ) entre Cherbourg et les marais de Carentan ce situe un petit village qui fut l'un des premiers acteurs de la libération, l'une des premières phase de ce qui allait être le débarquement de Normandie, le 5 juin dans la nuit les parachutistes de la 82e airborne US sautèrent sur Sainte Mère Église. Le film " Le jour le plus long " immortalisa John Steele qui dériva et resta accroché sur le cloché de l'église. Devenu le symbole du village, un mannequin est suspendu chaque année sur le cloché. ( Pour la petite histoire, John Steele n'est pas tombé exactement là où ce trouve le mannequin mais de l'autre coté du cloché, coté nord peu visible des visiteurs ). Qu'est-il vraiment arrivé au fameux parachutiste américain resté accroché au toit de l'église de Sainte-Mère, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944? L'Express retrace le parcours de ce personnage haut en couleur. De la Normandie aux Etats-Unis, où il est décédé en 1969. Son nom est Steele, John Steele. "John gros cul", pour ses compagnons d'armes. C'était un gaillard de l'Illinois, un fort en gueule porté sur la rigolade et la bière fraîche, qui adorait la pêche à la mouche et le jazz Nouvelle-Orléans. Ses lettres aux Normands regorgeaient de mots chaleureux pour cette terre lointaine qu'il avait d'abord vue du ciel, une nuit de juin 1944, et foulée ensuite à plusieurs reprises. Dans l'un de ses courriers, joliment signé "John "du clocher" Steele", il disait combien leur reconnaissance l'avait touché, et jurait d'en préserver le souvenir jusqu'à son dernier souffle. Les années ont passé. Quarante-cinq depuis sa mort, soixantedix depuis le jour J. Mais les 1654 habitants de Sainte-Mère-Eglise (Manche) ne l'ont pas oublié, eux non plus. John Steele (1912-1969) demeurera à jamais le sauveur resté accroché au toit de Notre-Dame-de-l'Assomption au soir de l'offensive décisive. Après tout, si plus de 200000 visiteurs débarquent chaque année dans ce gros village devenu l'épicentre symbolique de la France libérée, c'est un peu grâce à lui. l'entrée en guerre des Etats-Unis, à la fin de 1941, lui impose un destin moins paisible : tandis que l'un de ses frères, James, opte pour la marine et un autre, Norman, pour l'armée de terre, il s'engage, à 29 ans, chez les parachutistes. Au printemps 1943, John Marvin Steele découvre ainsi l'Afrique du Nord au sein de la 82e division aéroportée. Très vite, les missions s'enchaînent, avec un premier saut de combat sur la Sicile, au cours duquel il se casse une jambe, puis un deuxième sur la région de Naples, sans dégât cette fois. Steele et ses camarades de la compagnie F prennent ensuite le bateau pour la Grande-Bretagne, où les forces alliées préparent un débarquement sur les côtes françaises. Le p'tit gars de Metro -polis séjourne d'abord en Irlande du Nord, la terre de ses ancêtres, puis du côté de Leicester, en Angleterre. Arrive la soirée du 5 juin. L'état-major lance l'opération Overlord, en mobilisant notamment de 12000 à 13000 paras. Steele, comme des centaines d'autres, découvre sa mission : sauter aux abords de Sainte-Mère et en prendre le contrôle afin de faciliter l'offensive prévue à l'aube sur la côte, à 10 kilomètres de là. Dans la foulée, il grimpe à bord d'un C-47, avec une quinzaine de gars harnachés façon commando, le visage grimé de noir. "A l'intérieur, tout était silencieux, racontera-t-il, certains s'assoupissaient. Nous savions que nous allions à un endroit où ce serait un peu chaud." Pour la plupart des 900 avions, l'assaut se passe plus ou moins comme prévu. Pas pour celui de Steele : le pilote, inexpérimenté, monte trop haut par crainte de la riposte adverse et largue ses paras au coeur de Sainte-Mère et non aux alentours. Quand ils se présentent au-dessus du village, ça mitraille déjà à tout-va, quelques combattants de la 101e division, descendus en éclaireurs, affrontent les Allemands. Plusieurs membres de la compagnie F sont tués avant d'atteindre le sol. "Tirés comme des canards", témoignera un rescapé. John, lui, est blessé au pied gauche, probablement par un éclat métallique, mais poursuit sa descente vers la place centrale où une ferme est en feu. En essayant d'éviter le brasier, il s'écrase sur l'église, un bel édifice du XIIe siècle. Son parachute s'accroche à l'une des sculptures érigées à la base du clocher et le laisse en suspension à une douzaine de mètres du sol. Il tente de sectionner les liens, mais son couteau lui échappe et tombe le long du mur. Le voilà plus impuissant que jamais, simple pantin à la merci des tirs ennemis, contraint de faire le mort, les yeux entrouverts, et de prier, c'est bien l'endroit, pour qu'on vienne le secourir. Les heures passent. Bientôt trois. Toujours pas de soutien en vue. Finalement, ce sont deux Allemands positionnés dans le clocher, Rudolf May et Rudi Escher, qui le repèrent. "Des mecs réglo", confiera-t-il après guerre. Ils coupent les suspentes du parachute. Une fois au sol, Steele est fait prisonnier et conduit, avec six autres Américains, vers un poste de commandement ennemi. Il ne sera pas maltraité, ni retenu trop longtemps : quatre jours plus tard, il s'évade en se faufilant par une fenêtre. La débandade allemande est telle, dans la campagne normande, qu'il parvient à rejoindre les rangs alliés avant d'être évacué vers la Grande-Bretagne. Sitôt rétabli de sa blessure au pied, il filera se battre aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, et finira par un séjour dans un camp américain des environs de Marseille. A son retour au pays, en septembre 1945, John a des médailles plein sa besace, mais parle peu de la guerre. Comme ses proches, il pleure surtout son frère Norman, tué en Allemagne en avril. Seuls quelques initiés connaissent alors l'anecdote de l'église, secondaire au regard de ses autres faits d'armes. John Steele en juin 1964. Vers 1957, une lettre étonnante lui parvient. Un journaliste d'origine irlandaise, Cornelius Ryan, prépare un livre sur le 6 juin 1944 et sollicite l'aide de centaines de survivants de ces heures mémorables. Tous reçoivent des questionnaires types. A charge pour eux, s'ils le souhaitent, de fournir des éléments biographiques et des souvenirs personnels. A la question "où étiez-vous le 5 juin 1944 à minuit ?" l'ex-para répond en lettres capitales : "Suspendu au clocher, sous la corniche de l'église de Sainte-Mère." ( Source : L'Expresse ) C'est donc le début de la longue marche vers Berlin et la libération de l'Europe de la joue Nazi. Sainte mère Église lors des commémorations du débarquement. AIRBORNE MUSEUM Installé en face de la fameuse église de Sainte-Mère, l'Airborne Museum rend hommage aux parachutistes américains des 82e et 101e divisions aéroportées : leur courage et leur sacrifice valurent à cette petite commune d'entrer dans l'histoire dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, en devenant la première commune libérée de France par les parachutistes américains. Le musée, inauguré en 1964, était initialement composé d'un bâtiment à l'architecture originale, puisque représentant un parachute ouvert. Dans celui-ci, vous trouverez un véritable planeur Waco, dont la contribution à la libération fut si grande, ainsi que de nombreux documents d'époque. Plus loin dans le parc du musée, le Douglas C-47 Argonia, qui a largué de nombreux libérateurs il y a plus de soixante-dix ans. Parmi les plus récentes parties de l'ensemble, " Opération Neptune ". Dans ce bâtiment en forme d'aile, le visiteur devient acteur puisqu'il embarque dans un de ces fameux C-47 en Angleterre, et se retrouve largué - virtuellement, cela va sans dire - sur les vertes campagnes normandes. Impressionnante, la muséographie, soigneusement étudiée, vous laissera un incroyable souvenir, pour longtemps. Notez également qu'en 2016 fut inauguré le centre de conférences Ronald Reagan. Parmi la multitude de musées existants, celui-ci apparaît dans la très courte liste des incontournables. Preuve de son dynamisme, l'Airborne Museum proposera dès mai 2018 l'Histopad : grâce aux graphismes hyperréalistes d'une tablette tactile, vous serez transportés en 1944 et serez les témoins de batailles décisives autour de Sainte-Mère-Eglise ! Immersion garantie. Informations et horaires sur AIRBORNE MUSEUM Qualité Tourisme. Fermé en décembre et janvier (sauf vacances scolaires). Fermé les 24, 25 et 31 décembre et le 1er janvier. Ouvert tous les jours. De mai à août : de 9h à 19h. D'avril à septembre : de 9h30 à 18h30. D'octobre à mars : de 10h à 18h. Gratuit jusqu'à 6 ans. Adulte : 9,90 €. Enfant (de 6 à 16 ans) : 6 €. Groupe (15 personnes) : 6 €. Pass Airborne Ambassadeur : 17 € par adulte (accès illimité au Airborne Museum pendant 1 an + une réduction de 1€ pour tous les accompagnants (limité à 4 accompagnants par jour). Pass famille (2 adultes et 2 enfants) : 28 €. Chèque Vacances. Accessible pour les PMR mais non labellisé. Accueil enfants (livrets pédagogiques). Boutique. Animations. Animaux interdits sauf dans un sac de transport fermé. Message du propriétaire de AIRBORNE MUSEUM En 50 ans d’existence, l'Airborne Museum est devenu le plus grand musée d’Europe consacré aux Parachutistes Américains des 82ème et 101ème divisions aéroportées engagés lors du Débarquement en Normandie en 1944. Le Musée Airborne est situé au cœur de Sainte-Mère-Eglise, face au clocher sur lequel John Steele est resté suspendu. Le musée vous propose un parcours vous permettant de comprendre et ressentir les événements du Jour-J et l’assaut des troupes aéroportées. Découvrez des objets historiques, offerts par des vétérans Américains, un authentique planeur et un avion C-47 ayant participé au Jour-J. Dans le bâtiment "Opération Neptune", préparez-vous à vivre les parachutages du 6 juin 1944 ! Embarquez de nuit dans un C-47 en Angleterre, puis atterrissez sur la place de Sainte-Mère-Eglise au milieu des combats et prenez part aux opérations qui suivirent. Guide de visite enfants Différents niveaux scolaires sont disponibles : • CP à CE2 (6 à 9 ans) • CM1 à 6ème (9 à 12 ans) • 5ème à 3ème (13 à 15 ans) Téléchargement gratuit sur www.airborne-museum.org ou achat sur place : +1€/ enfant Remontez le temps avec l’Histopad ! Grâce à la Réalité augmentée, l’interactivité et aux graphismes hyperréalistes de la tablette Histopad, vous serez transporté au coeur de la Normandie de 1944 et vivrez les temps forts du Débarquement.Immersion garantie !Etre témoin de l’occupation allemande, Assister à l’atterrissage des planeurs, manipuler des armes et du matériel pour en comprendre le fonctionnement, faire la rencontre de destins qui ont marqué l’Histoire… tout ceci est dorénavant possible grâce à la haute technologie de l’histopad !Scènes immersives et objets 3D, visites augmentées, voyage dans le temps, interactivité des objets de collection, chasse aux reliques pour petits et grands, Histomaton...+ Disponible en Français, Anglais, Néerlandais et AllemandCompris dans le prix d’entrée. ( Source : Petit Futé ) SAINTE-MERE-EGLISE 14 rue Eisenhower SAINTE-MERE-EGLISE 50480 SAINTE-MERE-EGLISE Tél : 02 33 41 41 35 infos@airborne-museum.org http://www.airborne-museum.org Ouverture : Du 22/12/2018 au 06/01/2019 fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances scolaires. Du 01/02/2019 au 31/03/2019 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances de Noël. Attention : musée fermé les 24, 25, 31 décembre ainsi que le 1er janvier. Du 01/04/2019 au 30/04/2019 en avril, tous les jours de 9h30 à 18h30. Du 01/05/2019 au 31/08/2019 de mai à août, tous les jours de 9h à 19h. Du 01/09/2019 au 30/09/2019 en septembre, tous les jours de 9h30 à 18h30. Du 01/10/2019 au 30/11/2019 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Du 21/12/2019 au 23/12/2019 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances de Noël. Attention : musée fermé les 24, 25, 31 décembre ainsi que le 1er janvier. Du 26/12/2019 au 30/12/2019 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances de Noël. Attention : musée fermé les 24, 25, 31 décembre ainsi que le 1er janvier. Du 02/01/2020 au 05/01/2020 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances de Noël. Attention : musée fermé les 24, 25, 31 décembre ainsi que le 1er janvier. Je vous recommande de vous y rendre hors saison, afin de visiter cet exceptionnel musée et faire le tour du village qui n'est qu'un bourg. Sinon pour les passionnés et si vous voulez être dans l’ambiance, le mois de juin est pour vous mais attention de bien vous organiser, pour y stationner.
  2. Le Musée n° 4 Commando, situé face au casino, est le seul musée concernant la participation des Français aux événements du 6 juin 1944. De nombreux documents et armes témoignent de l'action des 177 commandos français placés sous les ordres du commandant Philippe Kieffer. Ces fusiliers marins formés en Écosse, étaient intégrés aux forces britanniques. Leur mission était d'ouvrir la voie vers Ouistreham. En débarquant, ils prirent d'assaut les importantes défenses du casino et de la plage. Ce musée s'adresse à tous et, en particulier, aux jeunes générations. On dit que la Liberté n'a pas de prix. Pour ces 177 héros, il fut exorbitant. Une maquette retrace la mission du Commandant Kieffer à Ouistreham, et un film montre les combats. Ces images ont été tournées par un correspondant militaire qui accompagnait cette unité d'élites. De plus, toutes les pièces exposées conservent les stigmates de ces terribles événements : les vêtements ont été portés, les armes et les objets de la vie quotidienne utilisés. Peut-être aurez-vous la chance de croiser, Léon Gautier (badge 98) qui compta parmi les commandos qui débarquèrent sur Sword Beach. Figure emblématique, à 97 ans, il reste LA mémoire vivante des opérations du Jour J qu'il raconte, encore, volontiers. Saison 2019 : ouvert tous les jours du 30 mars au dimanche 14 octobre inclus. Ouvert tous les jours de 10h30 à 13h et de 13h30 à 18h30. Gratuit jusqu'à 10 ans (et personnes handicapées). Adulte : 5 €. Enfant (de 10 à 18 ans) : 3 € (même tarif pour les étudiants). Groupe (10 personnes) : 4 €. Visite guidée. Un petit musée mais remplis de souvenirs et d'objets des commandos français du commandant Kieffer, le musée est à 100 mètres du casino. Personnellement je n'ai jamais eu la chance de tomber sur Léon Gautier mais qui sait peut être aurez vous cette chance.
  3. Entre Omaha Beach et Utah Beach, la pointe du Hoc fait partie des incontournables à visiter sur les plages du débarquement en Normandie. Point stratégique du Mur de l'Atlantique, le site de la pointe du Hoc fut prise d'assaut le matin du 6 juin, le DDay, par les Rangers du Colonel Rudder. Ce fut l'une des batailles les plus difficiles du débarquement : au final, sur les 225 Rangers, seuls 90 d'entre eux étaient encore en état de poursuivre la libération. Aujourd'hui, les stigmates de la bataille sont toujours visibles. Lors de votre visite, vous pouvez découvrir ce qu’était une batterie d’artillerie avec son poste de direction de tir, ses casemates, ses abris… Panneaux d'information sur site. La pointe du Hoc se compose d'une falaise de 25 à 30 mètres de haut précédée d'une aiguille qui s'avance dans la mer et elle surplombe une plage de galets d'une dizaine de mètres de large à ses pieds. La pointe se trouve sur la commune de Cricqueville-en-Bessin. Elle fut le théâtre d'une des opérations du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944. Située entre les plages d'Utah Beach (à l’ouest) et d' Omaha Beach (à l'est), la pointe avait été fortifiée par les Allemands (WN 751) et, selon les reconnaissances aériennes alliées, était équipée de pièces d'artillerie lourde dont la portée menaçait les deux plages voisines. Il avait été jugé primordial, pour la réussite du débarquement, que les pièces d'artillerie soient mises hors service le plus rapidement possible. Cette mission fut confiée au 2e bataillon de Rangers américain qui réussit à prendre le contrôle du site au prix de lourdes pertes. Par la suite, les pièces d'artillerie se révèleront avoir été déplacées par les Allemands peu de temps auparavant et installées 1,3 km en arrière, à l'intérieur des terres. Avant le débarquement du 2e bataillon de rangers prévu le 6 juin à 6 h 30, l'aviation et la marine alliée doivent au préalable bombarder la pointe afin de neutraliser la garnison en place, à savoir 125 fantassins et 80 artilleurs allemands. Pour ce faire, le 15 avril 1944, une puissante formation de bombardiers alliés venant de la terre avait survolé la pointe du Hoc en trois vagues successives. Les premières bombes touchèrent l'importante ferme Guelinel qui n'était plus occupée que par les Allemands, la famille Guelinel ayant dû évacuer les lieux auparavant. Tous les bâtiments furent détruits, y compris les baraquements de la cantine construite en annexe ainsi que les étables et la plupart des chevaux chargés de tracter les batteries de canons. Selon des soldats allemands (Benno Müller, Emil Kaufman), au cours de cette action deux encuvements furent détruits, et trois des six canons à long tube furent gravement endommagés ou rendus inutilisables. Dans la nuit du 25 au 26 avril les pièces intactes furent déplacées vers l'intérieur des terres, 1 300 mètres en amont, dans un chemin creux où elles étaient prêtes à tirer. Pour donner le change aux futurs vols de reconnaissances alliés, le commandant de la batterie fit construire à la hâte des canons factices dans les encuvements inoccupés, ainsi que des poteaux télégraphiques. L'organisation Todt cessa d'ailleurs à partir de cette date toute nouvelle construction sur le site considéré à risques3. Le dernier bombardement dit de préparation pour le Jour J y eut lieu le 4 juin avec 85 Douglas A-20 Havoc qui déversèrent près de 100 tonnes de bombes sur la pointe. Le résultat fut jugé satisfaisant. Puis ce furent les bombardiers lourds de l'opération Flashlamp, 35 Boeing B-17, qui pilonnèrent de nouveau le site au matin du 5 juin avec de nouveau 100 tonnes de bombes déversées, détruisant un canon et un bunker de munitions. Endommageant à peine, malgré des coups directs, trois bunkers à l'épreuve des bombes où étaient stationné du personnel. Ceci malgré les matériels employés, notamment des bombes de 500 livres hautement explosives qui furent insuffisantes pour percer les abris conçus pour résister à des bombes de 1 000 livres. Avant le Jour J proprement dit, environ 380 tonnes de bombes furent larguées sur la pointe du Hoc. À 4 h 30, dix LCA (Landing Craft Assault) ainsi que quatre DUKW doivent être mis à l’eau. Deux des DUKW emmènent chacun une échelle de pompier de 33 mètres de haut empruntée aux pompiers de Londres, alors que les LCA sont équipés de lance-fusées qui enverront des cordes et des échelles de cordes au sommet de la falaise, ainsi que des échelles extensibles qui seront assemblées sur place. À 6 h 30, les 225 hommes de James Earl Rudder doivent débarquer sur la plage puis escalader la falaise pour détruire l'artillerie allemande. Les compagnies E et F doivent débarquer à l’est de la pointe, alors que la compagnie D débarquera à l’ouest. Une fois la zone maîtrisée, ils doivent tirer une fusée éclairante signifiant la réussite de leur mission afin de recevoir des renforts (les 225 rangers du 5e bataillon), en attendant d’être rejoints par le 116e régiment d’infanterie américain débarquant à Omaha Beach. Si à 7 h aucune fusée n’est tirée, leur mission étant considérée comme ayant échoué, les renforts seront détournés sur Omaha Beach dans le secteur Charlie. Le bombardement naval préliminaire débuta à 5 h 50, tiré par les USS Texas, USS Satterlee et HMS Talybont, suivi par une vague de 19 Martin B-26 Marauder de la 9e Air Force. L’opération commence par la perte du LCA 860 peu après la mise à l’eau ; dans ce bateau se trouvait le commandant de la compagnie D, le capitaine Slater ; celui-ci rejoindra ses camarades le 9 juin. À cause du courant et de la fumée du bombardement, les barges furent déportées vers la pointe de la Percée à deux kilomètres à l’est du lieu de débarquement prévu. Cette erreur de navigation entraîna un retard de quarante minutes et la perte d’un DUKW. Le bataillon de rangers débarquera à 7 h 10 à l'endroit prévu. Aucune fusée éclairante n'ayant été tirée à 7 h, les renforts prévus furent déployés sur Omaha Beach. Le retard pris par les rangers leur enleva l'effet de surprise, mais l'attaque se déroula relativement bien grâce, notamment, au feu support de destroyers alliés. Une fois la falaise escaladée, les rangers prirent les bunkers allemands et découvrirent que les 6 pièces d'artillerie initiales, des canons français de 155 mm GPF modèle 19175, avaient été déplacées et remplacées par des pylônes en bois. À 8 h, la route côtière était sous le contrôle des rangers. Vers 9 h, deux rangers partis en reconnaissance à l'intérieur des terres découvrirent les pièces d’artillerie, sans aucune défense, et les détruisirent à l'aide de leurs grenades incendiaires. Les renforts ayant été détournés sur Omaha Beach, le 2e bataillon de rangers se retrouve isolé. Dans l’après-midi, le lieutenant-colonel Rudder envoya le message « Sommes à Pointe-du-Hoc — mission accomplie - munitions et renforts nécessaires - beaucoup de pertes6 » à l'USS Satterlee qui lui répondit « aucun renfort disponible - tous les rangers sont déployés ». Les seuls renforts que reçurent les rangers du 2e bataillon furent les survivants de la compagnie A du 5e bataillon de rangers qui avaient débarqué à Omaha Beach. Ces renforts amenèrent le 2e bataillon de rangers à environ 85 combattants. La situation des rangers était critique et ils subirent de nombreuses attaques dans la nuit de la part d'une compagnie du 914.IR de la 352.Infanteriedivision. Vers 3 h, la compagnie D qui couvrait le flanc ouest fut submergée, vingt rangers sous les ordres du sergent Petty restèrent en arrière afin de permettre à cinquante de leurs camarades de se replier et furent faits prisonniers. Au matin du 7 juin, seuls 90 hommes étaient encore en état de combattre. Le 7 juin dans l’après-midi, une force de secours constituée d’éléments du 5e bataillon de rangers, du 116e d’infanterie et des chars du 743e bataillon arrivèrent enfin. Ce n’est que le 8 juin au matin que les soldats américains repoussèrent les Allemands et prirent le village de Saint-Pierre-du-Mont, village le plus proche de la pointe, à 1,5 km au sud-est. Sur les 225 rangers qui débarquèrent ce jour-là, 135, au 8 juin 1944, (en comptant les hommes du LCA 860) furent tués, blessés ou disparus. Le lieutenant-colonel James Earl Rudder lui-même fut blessé par deux fois durant cette opération En janvier 1979, la France a transféré la gestion d'une partie des terrains de la pointe du Hoc aux États-Unis7. Elle abrite un monument en l'honneur du sacrifice des troupes américaines et est l'un des lieux de commémoration du débarquement. Le président Ronald Reagan y assista à une cérémonie lors des commémorations du 40e anniversaire du débarquement en juin 1984. Le président Bill Clinton y célébra le 50e anniversaire du débarquement le 6 juin 1994. De nombreux blockhaus et cratères de bombardement sont encore visibles et le site est aménagé pour la visite. Des armes ont été détruites récemment au pied des falaises (mai 2015). ( Source : Wikipédia ) Ouvert toute l'année sauf le 01/01 et 25/12, du 16/09 au 14/04 de 9h30 à 16h30 et 15/04 au 15/09 de 9h30 à 17h30. Un centre d'accueil est situé à l'entrée du site avec un film et des panneaux explicatifs. Ouvert du 16/09 au 14/04 de 9 h à 17 h. Du 15/04 au 15/09 de 9 h à 18 h. Fermé les 01/01 et 25/12. Site en visite libre et gratuite. Une appli mobile "Pointe du Hoc" est disponible (gratuit,sur iTunes et Google Play)pour vous guider pendant votre visite. Nous vous conseillons de la télécharger avant votre venue. Cette application GPS, construite autour de onze étapes de visite et sept points d'intérêt, permet de mieux découvrir le site. Les cratères de bombes encore visible sont impressionnant, la vue y est magnifique, attention tout de même de ne bas approcher trop prés le bord de la falaise. A faire absolument.
  4. Il y a 71 ans, les alliés débarquaient en Normandie, commençait là, la bataille pour la libération de l' Europe et la chute du IIIéme Reich. Quelques images pêle-mêle des cérémonies et hommages : ( Photos musée des fusiliers marins )
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