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  1. La guerre d'Algérie est toujours un sujet sensible, notamment pour les familles ayant des appelés ou des rappelés en leurs sein. Longtemps considéré comme du maintien de l'ordre (dans une colonie ou un département) il fallût beaucoup de temps pour que la France reconnaisse ce conflit et ose enfin l'appelé "guerre d'Algérie". Cette guerre a marquée nombre de militaires, par l'abandon des supplétifs, appelé "Harkis", la majorité resté sur le sol algérien fut assassiné cruellement, les autres rapatrié en métropole furent parqué dans des camps sans aucune reconnaissance. Ce jeudi, les députés ont entamé l'examen du projet de loi qui vise à reconnaître et à indemniser cette communauté longtemps stigmatisée. © afp.com/GERARD JULIEN Des anciens combattants harkis participent à une cérémonie officielle devant le monument aux morts de Mas-Thibert à Arles, le 25 septembre 2011, lors de la Journée nationale d'hommage aux harkis Il s'agit de "dépasser dénis et tabous", a martelé la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants Geneviève Darrieussecq. Les députés ont débuté jeudi l'examen d'un projet de loi pour demander "pardon" aux harkis et à leurs familles. Leur histoire tragique a parfois suscité l'émotion à l'Assemblée nationale, où planent encore les fantômes de la guerre d'Algérie. Près de 130 amendements ont été déposés sur le texte qui se veut la traduction législative d'un discours d'Emmanuel Macron le 20 septembre à l'Elysée devant les représentants de cette communauté. Près de soixante ans après la fin de la guerre d'Algérie, le texte vise à allier dimension mémorielle et indemnisation. C'est un "tournant historique dans la reconnaissance", s'est félicitée la ministre déléguée. Le projet de loi jongle avec le symbolique et le concret. Il reconnaît les "services rendus en Algérie par les anciens membres des formations supplétives qui ont servi la France et qu'elle a délaissés lors du processus d'indépendance de ce pays". Jusqu'à 200 000 harkis avaient été recrutés comme auxiliaires de l'armée française pendant le conflit entre 1954 et 1962. Mais après les accords d'Evian le 18 mars 1962 consacrant la défaite française en Algérie, le gouvernement français refuse leur rapatriement massif. Seuls quelque 42 000 harkis sont évacués en France par l'armée vers des camps aux conditions de vie difficiles. D'autres y parviennent clandestinement et au total environ 90 000 personnes arrivent en France, pour la majorité entre 1962 et 1965. Le texte reconnaît également "les conditions indignes de l'accueil" qui leur a été réservé. Près de la moitié d'entre eux ont été relégués dans des camps et des hameaux de forestage. Le projet de loi prévoit aussi la "réparation" du préjudice avec, à la clef, une somme forfaitaire tenant compte de la durée du séjour dans ces structures. D'ores et déjà, cinquante millions d'euros ont été inscrits dans le projet de budget 2022 pour abonder le fonds d'indemnisation. A gauche ou à droite, les oppositions demandent que les mesures de réparation touchent tous les harkis, et pas seulement ceux qui ont "transité par ces camps", selon le communiste André Chassaigne. De son côté, Julien Aubert (LR) a demandé à ne "pas trier" les harkis ni "hiérarchiser leurs souffrances". Le projet de loi "n'a pas vocation à dire l'Histoire ou à décrire les souffrances", a ajouté la ministre déléguée. Selon elle, "la réparation ne peut pas tout, elle n'efface pas les souvenirs douloureux". "Malheur à ceux qui réactivent sans celle les termes du conflit" Sous le regard de représentants de la communauté harkie présents en tribune, plusieurs orateurs des groupes politiques, dont certains sont des descendants de rapatriés d'Algérie, ont laissé percer leur émotion telle la rapporteure LREM Patricia Mirallès. Emotion également partagée par des députés comme David Habib (PS) ou Alexis Corbière (LFI) dont les circonscriptions comptent de nombreux descendants de ces Algériens qui ont combattu aux côtés de l'armée française avant de débarquer en métropole dans "des conditions indignes". "La guerre est finie et malheur à ceux qui réactivent sans cesse les termes du conflit", a déclaré Alexis Corbière, visant implicitement le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour. Les harkis et leurs descendants formeraient aujourd'hui une communauté de plusieurs centaines de milliers de personnes. Depuis 1974, plusieurs de leurs enfants ont mené des grèves de la faim et manifesté pour obtenir la reconnaissance de leur drame. Leurs parents ont connu une intégration difficile en France, à la fois assimilés à des immigrés et rejetés par les immigrés. En 2000, le président algérien Abdelaziz Bouteflika les avait qualifiés de "collaborateurs", excluant leur retour en Algérie. Pour la première fois en 2016, le président français François Hollande reconnaît les "responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil inhumaines des familles transférées dans les camps en France". Avec ce projet de loi, le président Macron va plus loin que ses prédécesseurs depuis Jacques Chirac, en reconnaissant une "dette" envers ces hommes, mais aussi leurs familles. En 2018, un "plan harkis" est lancé et permet de débloquer 40 millions d'euros sur quatre ans pour revaloriser les pensions des anciens combattants et aider leurs descendants. La même année, le Conseil d'Etat condamne la France à indemniser un fils de harki ayant subi des "séquelles" d'une vie aux conditions "indignes" dans les camps. Le 20 septembre dernier, le président Emmanuel Macron leur demande "pardon" au nom de la France pour leur "tragédie" vécue et promet "réparation". (source : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/guerre-d-algérie-ce-que-contient-le-projet-de-loi-pour-demander-pardon-aux-harkis/ar-AAQRMRn?ocid=msedgntp )
  2. Résistant et pilote d'hélicoptère, Thomas Geffroy n'est plus Sa discrétion était inversement proportionnelle à ses états de service. Résistant et pilote d'hélicoptère Thomas Geffroy a été porté en terre à Lanmeur par ses pairs parachutistes. Très jeune résistant, devenu parachutiste puis pilote d’hélicoptère et instructeur, le capitaine Thomas Geffroy, homme discret, s’en est allé. Jeudi 30 septembre à Lanmeur, c’est une figure des anciens combattants du secteur qui a été portée en terre en présence de son épouse, de sa famille et de ses frères d’armes : un détachement en armes du 1er Régiment de chasseurs parachutistes venu de Pamiers, une trentaine de bérets rouges de l’Union nationale des parachutistes du Finistère, une délégation de l’Alat portant béret bleu mais aussi vingt drapeaux d’associations patriotiques du Trégor. Un biniou a entamé Amazing Grace et, conformément au souhait du défunt, c’est à gorge déployée que la quarantaine de parachutistes présents ont entonné un chant bien connu chez les troupes aéroportées, Debout les paras. Résistant à 17 ans Né le 19 décembre 1927 à Plouégat-Guérand, Thomas Geoffroy n’avait pas 15 ans, en 1942, lorsqu’il a intégré l’école des Pupilles de la Marine, alors basée à Saint-Mandrier près de Toulon. Deux ans plus tard, en juin 1944, il rejoignait le Bataillon FFI du maquis du Lot, au sein du 2e Régiment d’infanterie. ll participera à la Libération de la ville de Cahors et de Toulouse, puis s’engagera pour la durée de la guerre, en octobre 1944, avec la ferme volonté de libérer la France. En avril 1945, lors des combats pour la réduction de la poche allemande de la Pointe de Grave, Thomas Geffroy sera blessé par balle. Parachutiste Un temps en Allemagne, il se portera volontaire au sein du corps expéditionnaire en Extrême Orient. Par la suite volontaire pour servir à la 25e division aéroportée, il rejoindra Sétif, en Algérie, affecté au 2e Régiment de chasseurs parachutistes à compter d’avril 1946, puis au 1er Régiment de choc, « En pointe toujours ». C’est ensuite en Indochine qu’il sera breveté parachutiste, en avril 1947. Nommé sergent en 1948, il sera déjà titulaire de deux citations et de croix de Guerre des Théâtres d’opérations extérieures. Pilote d’hélico et instructeur Le 15 octobre 1954, à 26 ans, Thomas Geoffroy s’engagera dans un troisième grand conflit, la guerre d’Algérie. En 1957, il quitte les parachutistes pour devenir pilote d’hélicoptère avec le grade d’adjudant-chef, breveté sur Bell en 1957, puis sur Sikorsky en 1959 et enfin sur Vertol (surnommé la banane) en 1960 avec la qualification Vol sans visibilité en 1961. Pendant quatre années, jusqu’au cessez-le-feu de mars 1962, il aura souvent l’occasion d’héliporter en opération ses anciens camarades du 1er Régiment de chasseurs parachutistes. De multiples décorations Cité à nouveau à quatre reprises et décoré de la croix de la Valeur militaire, il rentrera en France et sera affecté à la base-école de l’Aviation légère de l’Armée de terre (Alat) à Dax, où il passera la qualification de moniteur pilote d’hélicoptère et sera promu au grade de sous-lieutenant. Officier instructeur durant neuf années, soucieux de faire de ses élèves d’excellents pilotes d’hélicoptère, il quittera l’armée en 1977 avec le grade de capitaine. Thomas Geffroy était commandeur de la Légion d’honneur, médaillé militaire, chevalier de l’Ordre national du Mérite, croix de Guerre des TOE avec 2 citations, croix de la Valeur militaire avec 4 citations, croix du Combattant volontaire, médaillé de l’Aéronautique (pour 93 sauts en parachute et 6 000 heures de vol comme pilote hélicoptère), et titulaire de la Médaille coloniale. La médaille d’honneur du Service de santé des armées lui avait été décernée pour avoir, durant la guerre d’Algérie, évacué en hélicoptère cargo 166 blessés en 115 évacuations sanitaires, dont 28 de nuit. (Source : https://actu.fr/bretagne/lanmeur_29113/lanmeur-resistant-et-pilote-d-helicoptere-thomas-geffroy-n-est-plus_45540120.html )
  3. nous avons appris de décès de l'adjudant-chef (ER) Ernest Frouart, le 18 juillet 2021, à l'âge de 94 ans. On les nomme les "Maréchaux de la Légion étrangère" Engagé en 1946, à l’âge de 19 ans, il participe à la campagne d’Indochine avec le 3e Régiment étranger d'infanterie puis sert au Cambodge. Caporal en 1948, sergent en 1950, il est volontaire pour le 3ème BEP puis le 2ème BEP au sein duquel il fait deux séjours en Indochine. Sergent-chef en 1952, deux fois cité, il fait un troisième séjour en Indochine avant de se retrouver en AFN en 1955. C’est alors pour lui la Campagne d’Algérie avec le 2e REP - 2ème Régiment étranger de parachutistes. Adjudant en 1956, une nouvelle citation et il nommé au grade de chevalier dans l'ordre de la Légion d’honneur, marque de la reconnaissance de la Nation pour un soldat d'exception. En 1959, L’adjudant/chef Frouart rejoint le 1er Régiment étranger et prend sa retraite en 1964. Il était Commandeur de la Légion d'honneur, médaillé militaire, blessé totalisant huit citations dont deux à l'ordre de l'Armée. Il été autorisé à porter, à titre individuellement, la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. Source : https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Fwww.legionetrangere.fr%2F79-infos-fsale%2F833-la-mort-au-combat-d-un-heros.html%3Ffbclid%3DIwAR1vK5PTFzH2Or87v-cdEff5M5qVLTAluNuC1wPU03un02DsC8-_z74HMP8&h=AT1P_t9si24PET7-s0wClWWXFleu2W_HBdI9FapcJo6UuzQIQCtX5tRx6MBixLdf7_1jJyJPGqq6jGA-F4bPIjGwODifGB8HuAeFcked5l3OZFqVFbsNp85mL6humVMAQqFp&__tn__=-UK-R&c[0]=AT3A7Nkhvhsl6nDKfzO2TTQ4m9Ynb4sL0Lv2vsrUauFdbTx99L1tCrJLo_fnh1o93axJcv63KPRjWP7z6awPMPpVYK7shriCwuD2UxE8o0I2gOV-ZJFdJtViu2Xpq0WCiktdeRDkR-i5NThlAZe_wAjT6MvyAwgQxp9COfETYREItkQ
  4. De 1940 dans la Méditerranée à 1982 dans l'océan Atlantique. De Mers el-Kébir aux Malouines. «Messieurs les Anglais, tirez les premiers !» L’ignominie de Mers el-Kébir doit être comprise à la fois comme l’un des derniers épisodes de la grande rivalité impériale et maritime anglo-française... ...Dernier avatar de la guerre éternelle de ces anciens géants devenus nains : le 4 mai 1982, deux pilotes argentins, sur Super-Étendard, coulaient le HMS Sheffield, tirant leur Exocet AM39, de fabrication française : 22 marins furent tués, 26 au moins blessés. Combats pour des poussières d’empire… Des techniciens français se trouvaient à Buenos Aires au moment des faits. On sait qu’ils n’y faisaient pas du tourisme. https://www.bvoltaire.fr/de-mers-el-kebir-aux-malouines-messieurs-les-anglais-tirez-les-premiers/
  5. Yatagan - Tempête. Dans l'histoire des commandos marine, l'histoire oublie les commandos Yatagan et Tempête. Le commando YATAGAN fut une unité de contre-guérilla constituée de volontaires algériens ( réguliers et harkis) pour la recherche du renseignement et son exploitation éventuelle sur le secteur de la D B F M. Sa création officielle date de Novembre 1956. Il fut tout d'abord désigné administrativement sous le titre de 80 ème G M P R (Groupe mobile de protection rurale ). Il fut placé sous le commandement du capitaine Delayen, un marsouin de "choc" qui avait déjà commandé des supplétifs en Indochine. le Capitaine Delayen présente son Commando constitué de musulmans encadrés par des fusiliers-marins-commandos Il a formé ce Commando à Nemours en novembre 1956. Il en prend le commandement le 1er juillet 1957 . le Capitaine Delayen. En mars 1955, à l’issue du vote favorable du parlement, le gouvernement décrète l'état d'urgence en Algérie. Un an plus tard, le 16 mars 1956, les pouvoirs spéciaux sont donnés aux forces armées ; et les décrets relatifs à organisation territoriale et à l'envoi des appelés du contingent en Algérie pour assurer le « maintien de l'ordre », sont publiés. En outre, le parlement vote la loi sur l'allongement de la durée du service militaire. Avec ces dispositions, la Marine Nationale, disposant d’un sureffectif, décide en avril 1956 la création d’une demi-brigade de fusiliers marins (DBFM), commandée par un capitaine de vaisseau, et formée d’un état-major, de trois bataillons d’infanterie et de cinq compagnies de combat. La DBFM se voit confier le sous secteur de Nemours, dans l’ouest oranais ; sa zone d’action s’étendant d’Honaïne à l’est, jusqu’à la frontière marocaine à l’ouest, et du littoral méditerranéen jusqu’à la ville de Nédroma, au sud. La demi-brigade relevant administrativement de l’amiral, préfet maritime de la quatrième région maritime, est placée sous le commandement opérationnel du général commandant le corps d’armée d’Oran, pour toutes les opérations de maintien de l’ordre à terre, mais relève toutefois directement du préfet maritime pour les opérations de surveillance maritime dans les eaux immédiates et le cordon littoral. La DBFM dispose du concours d’autres unités de la Marine Nationale : les commandos de Marine pour la neutralisation de groupes armés rebelles interceptés, le groupement d’hélicoptères de l’aéronautique navale (GHAN) pour l’envoi des renforts et les évacuations sanitaires, les bâtiments de surveillance maritime pour des bombardements ponctuels, les avions de l’aéronautique navale pour la surveillance aérienne et les tirs d’armes automatiques. Des supplétifs algériens (harkis) sont engagés, pour former le commando « Yatagan », renommé « Tempête », ou pour former des harkas, intégrés dans les compagnies. Les officiers de l’état major, les commandants de bataillon et ceux de compagnie sont tous des officiers d’active de la spécialité fusilier, ayant l’expérience des combats en Indochine. Les chefs de section sont des enseignes de vaisseau d’active, ou de réserve, ou des officiers mariniers supérieurs de la spécialité fusilier. Le reste de l’encadrement est composé d’officiers mariniers de diverses spécialités. Les effectifs sont d’environ 2000 hommes. La durée de l’affectation est généralement de douze mois. Tous les deux mois un contingent est relevé, et remplacé par des marins ayant suivi le stage de formation fusilier au centre d’instruction de la réserve (CIR) du centre de Siroco, implanté au cap Matifou, près d’Alger. Le 1er juin 1956, débarquent à Nemours du B.D.C. Cheliff, les premier éléments de la D.B.F.M., comprenant l’état major, la compagnie de commandement d’appui et de soutien (CCAS), et le premier bataillon qui a pour mission d’assurer la sécurité de la ville de Nemours et de la partie est du secteur. Le deuxième bataillon arrive à Nemours le 2 juin 1956, avec pour mission de sécuriser les voies de communications et la sécurisation de la partie ouest du secteur. Il est formé au centre interarmées des opérations amphibies (CIOA) d’Arzew, avec des éléments des compagnies de protection. Le poste de commandement s’installe au village de Beghaoun à environ 10 km de Nemours, et les compagnies sont positionnées sur les plateaux. Le troisième bataillon arrive à Nemours le 15 juillet 1956, avec pour mission de garder le barrage électrifié, construit en retrait de la frontière, et d’en assurer la parfaite étanchéité. Il est formé aux dépôts des équipages de Toulon et de Cherbourg. Le poste de commandement s’installe à Bab el Assa, et les compagnies sont positionnées le long de la frontière marocaine, entre Tizza au nord, et Bled es Souani au sud. Il doit aussi assurer la sécurité dans le secteur de S’Mirda Fouaga. De 1956 à 1959, après de nombreux combats, tels ceux du Fillaoussène et du Djebel Zakri, les 1er et 2ème bataillons réussissent à pacifier complètement cette zone devenue une des plus calmes de toute l’Algérie. Après les premières années de combats acharnés, grâce à leurs patrouilles et embuscades, ils obligent les adversaires à se terrer et à fuir, tout en maintenant un contact incessant avec les populations musulmanes, leur apportant une aide dans les domaines les plus divers de l’administration, de l’enseignement et de l’aide médicale. La zone d’action de la DBFM est alors étendue vers l’est pour couvrir les djebels Tadjera, Sofiane et Gorine, et au sud jusqu’à l’oued Mouilah pour couvrir le djebel Zakri. En avril 1959, le 1er bataillon est transformé en bataillon d’intervention de fusiliers marins (BIFM). Il est détaché auprès du commandement du corps d’armée d’Oran, pour intervenir dans le secteur d’Aïn Sefra, à la porte du désert, où l’étanchéité du barrage est moins bien assurée. En juillet 1959, le bataillon d’intervention est envoyé en Kabylie, et mis à la disposition du général commandant en chef des forces armées en Algérie ; il participe alors aux grandes opérations de cette période. Une herse en patrouille Revenu en juillet 1960 dans l’ouest algérien, le premier bataillon est reconstitué. Détaché au corps d’armée d’Oran, il s’installe au bordj de Sidi Medjahed, au sud de Maghnia et participe à toutes les opérations dans ce secteur montagneux entre Maghnia, Tlemcen, et Sebdou, pour intercepter et neutraliser les groupes armés rebelles, ayant franchi le barrage électrifié, tenu par les unités de l’armée de terre, dans les monts Tlemcen. En septembre 1961, le 1er bataillon est dissout pour former le bataillon d’intervention de fusiliers marins (BIFM), qui est envoyé à Bizerte pour concourir à la défense de la base militaire française menacée. Après six ans de combats ininterrompus et un travail constant de pacification, la demi-brigade de fusiliers marins est dissoute en mars 1962. Elle aura mis hors de combat plus de 3000 rebelles armés, et récupéré un impressionnant stock d’armes ; cependant : -187 des siens sont morts au champ d’honneur. -254 blessés portent dans leur chair, la marque de leur courage. Troupe d’élite, la D.B.F.M. aura été sur cette terre d’Algérie l’un des facteurs essentiels du concours de la Marine à l’œuvre de pacification. Ce commando était en général sous les ordres du 2 ème bureau de la D B F M, dirigé alors par le LV Bastard. Le commando Yatagan était implanté dans la partie Nord de Béraoun ( 10 Km de Nemours). Son cantonnement était mitoyen de celui du 2/D B F M. En Janvier 1957, le capitaine Delayen alignait 51 volontaires encadrés par 14 gradés de la D B F M, dont le capitaine Berthout des G M P R. La plupart de ces cadres étaient des hommes de terrain ayant déjà servi en Indochine. Le fanion du commando fut brodé par Madame Delayen. Le commando sera dissout en 1959 avec les honneurs d'un ordre du jour du général de brigade COMMUNAL, commandant le 12 ème DI de la zone de l'ouest-oranais. Cependant le commando " Tempête" reprendra le flambeau avec à peu près les mêmes volontaires. Le premier exemplaire a été brodé par Mme Delayen Bilan lors de sa dissolution: près de 600 fells. l'officier aux quatre guerres, 39/45, Indochine, Algérie, Tchad. Premier officier allié à atteindre le Rhin, spécialiste des commandos de ralliés en Indochine et en Algérie, appelé en conseil par les Marines américains, promu général par Valéry Giscard d'Estaing pour son intervention décisive dans la guerre du Tchad. Voici en quelques mots le destin hors série d'un officier pas comme les autres. - Elève au Prytanée Militaire (1935/1940), il déserte de l'Ecole, s'embarque pour l'Angleterre et ... débarque au Maroc. - Sous-Lieutenant en Décembre 1944, débarquement de Provence, libération de TOULON et la marche au Rhin atteint le 20 Novembre 1944 à ROSENAU. Le lendemain, il est grièvement blessé. - Premier séjour " INDOCHINE " (1945 -1948) où il est blessé une seconde fois. - Deuxième séjour " INDOCHINE " (1949-1952). Il y forme le Commando du RICM, étant seul européen à la tête de 120 Vietnamiens. C'est la période des Commandos Nord-Vietnam. Il prend le commandement du Commando 13. - Troisième séjour " INDOCHINE " (1953-1955). Toujours aux "Commandos Nord-Vietnam", à DAI-MO puis à HAIPHONG avec diverses raids amphibies sur les fleuves et sur les côtes de la zone Viet. - Fin 1955 il rejoint l'Algérie à ARZEW où il crée le "Commando Yatagan" ( Musulmans encadrés par les Fusiliers-Marins-Commandos). Cette aventure durera 3 ans. - Puis il commander le G.C.C.A. (Groupement de Commandos de Chasse de l'Akfadou en grande Kabylie). - 1962 à 1965, il est muté dans le Pacifique. - 1965, première affectation en métropole à Lorient puis Brest. - 1972, il part au TCHAD (colonel) en l972 pour 6 ans comme conseiller du Général en chef Tchadien. - en 1977, il doit quitter le TCHAD "sur ordre" (il a été promu général). - A sa demande, il passe dans le Cadre de Réserve en Juin 1978. En octobre 2003, Jean Louis Delayen décède d'une crise cardiaque, alors qu'il se trouve aux USA. Ses obsèques ont lieu à Saint-Raphaël le 15 octobre, en présence de nombreuses personnalités et de la population qui l'appréciait pour ses qualités humaines et notamment sa grande simplicité. Les honneurs militaires lui sont rendus sur le parvis de l'église Notre-Dame de La Victoire où les bigors du 3ème RAMa entonnent pour lui, une dernière fois, Marie-Dominique, selon sa volonté. Son corps repose désormais au cimetière de Saint-Raphaël. ( Source : Patrianostra / Cdo Jaubert / histoire vrai forum / tene info / mémorial national des marins )
  6. Bonjour à tous, je me demandais si certains pouvaient m'aider à comprendre et à éclaircir cette période de l'histoire qu'est la guerre d'Algérie. Je sais qu'il y a eu des désaccords entre De Gaulle et l'armée a cette époque, une tentative de Putsch des généraux.. Quels sont les unités/régiments etc.. qui ont été dissout suite à cette guerre?
  7. Un grand Monsieur vient de disparaitre, René Bail. 16.12.2016 Le reporter-photographe et auteur René Bail s'est éteint L'auteur de "Corsaires en béret vert" (publié en 1976) est mort, annonce l'Amicale nationale des fusiliers marins et commandos. René Bail est né en 1931 à Bar sur Aube. Photographe de la marine nationale, il a suivi les opérations en Algérie pendant 7 ans. "Engagé dans la Marine, je n’y ai effectué qu’un court passage. Embarqué pour des reportages musclés, je me suis débrouillé pour opérer avec les Bérets Verts, les Commandos-Marine, la Légion Etrangère, les Paras, puis les Commandos musulmans et les Harkis dont je revois encore certains. J’ai aussi passé un certain temps au 2ème Bureau en Algérie, pour traquer les trafiquants d’armes", expliquait-il en 2007. On lira ici ( lire plus bas ) cet entretien publié dans La Ruche n°15, de janvier 2007, par Edith Varet. Il a écrit de nombreux ouvrages d'histoire militaire, ainsi qu'une bio de Jean Gabin. Ses obsèques auront lieu demain samedi 17 décembre, à 9h30, à Neuvic sur Isle (24190). ( Source : Ligne de Défense ) Pour démarrer l’année, honneur aux Anciens, ceux dont le parcours atypique et le tempérament bien trempé ont marqué leur génération. La Ruche, par l’intermédiaire d’Edith Varet, a décidé d’interviewer René Bail, baroudeur, reporter photographe, écrivain, qui reconnaît que son passage dans l’Institution fut déterminant dans ses choix de vie. 2003 à Paris. La Ruche : René Bail, qui êtes-vous ? R.Bail : Je suis né en 1931. Photographe d’abord dans la Marine, parfois cameraman et reporter de guerre, je fus aussi journaliste en Extrême Orient. Depuis, je sévis dans l’édition où j’ai produit une trentaine d’ouvrages, albums ou livres, parfois en collaboration ou seul. Ceux-ci traitent en général de la Marine, l’aéronautique navale, les campagnes d’Indochine et d’Algérie ; toutes les guerres de la décolonisation. Je suis considéré comme étant sans détours, soucieux de l’exactitude des faits, par respect du lecteur. Je tiens à être irréprochable sur le fond et il est vrai que je ne m’embarrasse guère des formes. Je suis également sensible à certains problèmes de société , comme la protection de la faune et de la nature. La Ruche : Vous êtes un ancien élève des Dunes, quel fut votre parcours scolaire, quel enfant étiez-vous ? R.Bail : Provenant de l’école primaire de Malo Les Bains puis de celle de Saint Pol sur Mer à cause de la guerre, je suis arrivé en 1942 aux « Dunes » , avec Melle Desmidt, une femme formidable. J’étais un garçon dissipé, dilettante, souvent sauvé par sa mémoire, mais si le Français et l’Histoire-Géographie me plaisaient, les Maths, comme la discipline se dressaient comme des obstacles insurmontables ! Par obligation professionnelle de mon père, nous avons quitté la région dunkerquoise en 1948, j’avais 17 ans, pour la Moselle. La Ruche : Un personnage, professeur ou autre vous-a-t-il marqué au cours de votre scolarité ? Dans quelles circonstances ? R.Bail : La plupart étaient des hommes généreux et très consciencieux. L’abbé Deroo, dont l’accent flamand imprégnait la langue anglaise, le calme abbé Vandewalle, la grandeur en taille et en présence de l’abbé Lemaire ; son crâne dégarni lui valut d’ailleurs un surnom ! Et ce cher professeur de Maths, l’abbé Debreu, qui disait « moué » en signe d’acquiescement. Longueval, qui prépara tellement ses cours , la nuit, qu’une hémorragie cérébrale l’emporta. Le cher abbé Delva, préfet d’une discipline du cœur… L’abbé Noteau, personnage haut en couleurs, surveillant lors des récréations, qui fredonnait toujours « La chapelle au clair de lune », Mr rené Legrand, à son retour d’Allemagne, qui resta un ami. Et Mr le Supérieur, personnage d’exception, sur lequel il y aurait tant à dire. Je ne peux oublier les jeunes abbés de l’époque : Devos, Héquet, Villette et tous ceux qui nous ont donné bien plus que les 35 heures ! La Ruche : Quel fut votre meilleur ou votre pire moment aux Dunes ? R.Bail : Malgré la guerre, ce furent de bons moments. Hormis ce vendredi matin de janvier 1944 lorsque le Supérieur reçut la visite d’officiers allemands qui lui signifièrent que le collège devait quitter Dunkerque…ce fut l’épisode de Mecquignies ! La Ruche : Avec le recul, la formation dispensée vous-a-t-elle été utile ? R.Bail : Même si je n’ai pas toujours répondu aux espoirs de mes parents, je peux dire, sans restriction, que mon éducation et mon esprit volontaire m’ont été inculqués aux Dunes. Les épreuves endurées par la suite furent ainsi considérées comme des expériences profitables. La Ruche : Votre parcours professionnel est particulièrement atypique…Racontez-nous. R.Bail : Engagé dans la Marine, je n’y ai effectué qu’un court passage. Embarqué pour des reportages « musclés », je me suis débrouillé pour « opérer» avec les Bérets Verts, les Commandos-Marine, la Légion Etrangère, les Paras, puis les Commandos musulmans et les Harkis dont je revois encore certains. J’ai aussi passé un certain temps au 2ème Bureau en Algérie, pour traquer les trafiquants d’armes. Les faits les plus marquants dans mon esprit concernant cette époque restent le 13 mai 1958 et le putsch du 21 avril 1961. La Ruche : Dans cette vie trépidante, vous avez dû faire des rencontres exceptionnelles. Quelles sont celles qui vous ont le plus marqué ? R.Bail : Au cinéma des Armées, j’ai eu l’honneur d’accompagner le Général de Gaulle, M.Debré, P.Messmer etc… J’ai pu rencontrer aussi des artistes connus comme Jean Gabin, Maurice Ronet. Lors du mariage princier en Autriche de la princesse Anita de Hohenberg, nièce du Grand Duc de Luxembourg, j’ai été présenté à la comtesse Sophie de Nostitz, dernière fille vivante de l’Empereur François-Ferdinand d’Autriche. C’était en 1976. La Ruche : Qu’est ce qui vous choque dans notre monde actuel ? R.Bail : Ma vie est aussi un parcours en Afrique ou dans l’Océan Indien. J’ai très souvent photographié des animaux splendides, de toutes sortes, parfois d’un hélicoptère mais aussi presque à leur contact…Le Monde ne sait pas gérer la nature et ses bienfaits : le pire est peut-être devant nous, par l’inconscience de ceux qui nous dirigent, sans étiquette particulière : ils sont tous coupables. Prenons l’exemple des marées noires, si on ne prend pas de sanctions au niveau européen , on court à la catastrophe…mais il y a trop d’intérêts mondiaux en jeu ! La Ruche : Si c’était à refaire ? R.Bail : Je ne regrette rien, si ce n’est, peut-être d’avoir pu perdre plus de temps que je ne l’aurai voulu ou d’avoir loupé de beaux scoops ! La Ruche : Vous sentez-vous bien dans notre époque ? Qu’en attendez-vous ? Comment la jugez-vous ? R.Bail : Je passe à travers le temps et les lieux sans en être trop marqué. Je n’attends que ce que j’ai pu provoquer et si cela va mal, j’en serai en partie responsable. La Ruche : Que diriez-vous à de jeunes lycéens qui s’interrogent sur leur avenir ? R.Bail : Il faut surtout éviter de leur dire : « De mon temps… » , car rien n’est pareil aujourd’hui et nous, nous avons eu de la chance. L’avenir sera sans doute difficile et il leur faudra faire le choix d’une carrière, sinon d’une vocation…Alors, bon vent et bonne mer ! Interview de la Ruche n°15, janvier 2007: rené Bail par Edith Varet ( Source : La Ruche ) René Bail a écrit n' innombrables livres :
  8. article : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/02/07/une-cinquantaine-d-hommes-attaquent-une-caserne-en-algerie_1828828_3212.html#xtor=RSS-3208 La zone du Maghreb et d'Afrique de l'Ouest continue de faire parler. Cette attaque n'est pas que le fruit d'Algériens, on y retrouve des conséquences de la Libye, la Tunisie est de nouveau embrasé, et l'Algérie a été l'objet d'attaque terroriste d’envergure il y a peu. Comment peux on évaluer l'instabilité de cette zone Africaine alors qu'au même moment nous sommes en train de nettoyer le Mali et donc de repousser aux frontières les jihadistes et terroristes ?
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