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  1. Au Cœur de la Normandie, dans la Manche (50 ) entre Cherbourg et les marais de Carentan ce situe un petit village qui fut l'un des premiers acteurs de la libération, l'une des premières phase de ce qui allait être le débarquement de Normandie, le 5 juin dans la nuit les parachutistes de la 82e airborne US sautèrent sur Sainte Mère Église. Le film " Le jour le plus long " immortalisa John Steele qui dériva et resta accroché sur le cloché de l'église. Devenu le symbole du village, un mannequin est suspendu chaque année sur le cloché. ( Pour la petite histoire, John Steele n'est pas tombé exactement là où ce trouve le mannequin mais de l'autre coté du cloché, coté nord peu visible des visiteurs ). Qu'est-il vraiment arrivé au fameux parachutiste américain resté accroché au toit de l'église de Sainte-Mère, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944? L'Express retrace le parcours de ce personnage haut en couleur. De la Normandie aux Etats-Unis, où il est décédé en 1969. Son nom est Steele, John Steele. "John gros cul", pour ses compagnons d'armes. C'était un gaillard de l'Illinois, un fort en gueule porté sur la rigolade et la bière fraîche, qui adorait la pêche à la mouche et le jazz Nouvelle-Orléans. Ses lettres aux Normands regorgeaient de mots chaleureux pour cette terre lointaine qu'il avait d'abord vue du ciel, une nuit de juin 1944, et foulée ensuite à plusieurs reprises. Dans l'un de ses courriers, joliment signé "John "du clocher" Steele", il disait combien leur reconnaissance l'avait touché, et jurait d'en préserver le souvenir jusqu'à son dernier souffle. Les années ont passé. Quarante-cinq depuis sa mort, soixantedix depuis le jour J. Mais les 1654 habitants de Sainte-Mère-Eglise (Manche) ne l'ont pas oublié, eux non plus. John Steele (1912-1969) demeurera à jamais le sauveur resté accroché au toit de Notre-Dame-de-l'Assomption au soir de l'offensive décisive. Après tout, si plus de 200000 visiteurs débarquent chaque année dans ce gros village devenu l'épicentre symbolique de la France libérée, c'est un peu grâce à lui. l'entrée en guerre des Etats-Unis, à la fin de 1941, lui impose un destin moins paisible : tandis que l'un de ses frères, James, opte pour la marine et un autre, Norman, pour l'armée de terre, il s'engage, à 29 ans, chez les parachutistes. Au printemps 1943, John Marvin Steele découvre ainsi l'Afrique du Nord au sein de la 82e division aéroportée. Très vite, les missions s'enchaînent, avec un premier saut de combat sur la Sicile, au cours duquel il se casse une jambe, puis un deuxième sur la région de Naples, sans dégât cette fois. Steele et ses camarades de la compagnie F prennent ensuite le bateau pour la Grande-Bretagne, où les forces alliées préparent un débarquement sur les côtes françaises. Le p'tit gars de Metro -polis séjourne d'abord en Irlande du Nord, la terre de ses ancêtres, puis du côté de Leicester, en Angleterre. Arrive la soirée du 5 juin. L'état-major lance l'opération Overlord, en mobilisant notamment de 12000 à 13000 paras. Steele, comme des centaines d'autres, découvre sa mission : sauter aux abords de Sainte-Mère et en prendre le contrôle afin de faciliter l'offensive prévue à l'aube sur la côte, à 10 kilomètres de là. Dans la foulée, il grimpe à bord d'un C-47, avec une quinzaine de gars harnachés façon commando, le visage grimé de noir. "A l'intérieur, tout était silencieux, racontera-t-il, certains s'assoupissaient. Nous savions que nous allions à un endroit où ce serait un peu chaud." Pour la plupart des 900 avions, l'assaut se passe plus ou moins comme prévu. Pas pour celui de Steele : le pilote, inexpérimenté, monte trop haut par crainte de la riposte adverse et largue ses paras au coeur de Sainte-Mère et non aux alentours. Quand ils se présentent au-dessus du village, ça mitraille déjà à tout-va, quelques combattants de la 101e division, descendus en éclaireurs, affrontent les Allemands. Plusieurs membres de la compagnie F sont tués avant d'atteindre le sol. "Tirés comme des canards", témoignera un rescapé. John, lui, est blessé au pied gauche, probablement par un éclat métallique, mais poursuit sa descente vers la place centrale où une ferme est en feu. En essayant d'éviter le brasier, il s'écrase sur l'église, un bel édifice du XIIe siècle. Son parachute s'accroche à l'une des sculptures érigées à la base du clocher et le laisse en suspension à une douzaine de mètres du sol. Il tente de sectionner les liens, mais son couteau lui échappe et tombe le long du mur. Le voilà plus impuissant que jamais, simple pantin à la merci des tirs ennemis, contraint de faire le mort, les yeux entrouverts, et de prier, c'est bien l'endroit, pour qu'on vienne le secourir. Les heures passent. Bientôt trois. Toujours pas de soutien en vue. Finalement, ce sont deux Allemands positionnés dans le clocher, Rudolf May et Rudi Escher, qui le repèrent. "Des mecs réglo", confiera-t-il après guerre. Ils coupent les suspentes du parachute. Une fois au sol, Steele est fait prisonnier et conduit, avec six autres Américains, vers un poste de commandement ennemi. Il ne sera pas maltraité, ni retenu trop longtemps : quatre jours plus tard, il s'évade en se faufilant par une fenêtre. La débandade allemande est telle, dans la campagne normande, qu'il parvient à rejoindre les rangs alliés avant d'être évacué vers la Grande-Bretagne. Sitôt rétabli de sa blessure au pied, il filera se battre aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, et finira par un séjour dans un camp américain des environs de Marseille. A son retour au pays, en septembre 1945, John a des médailles plein sa besace, mais parle peu de la guerre. Comme ses proches, il pleure surtout son frère Norman, tué en Allemagne en avril. Seuls quelques initiés connaissent alors l'anecdote de l'église, secondaire au regard de ses autres faits d'armes. John Steele en juin 1964. Vers 1957, une lettre étonnante lui parvient. Un journaliste d'origine irlandaise, Cornelius Ryan, prépare un livre sur le 6 juin 1944 et sollicite l'aide de centaines de survivants de ces heures mémorables. Tous reçoivent des questionnaires types. A charge pour eux, s'ils le souhaitent, de fournir des éléments biographiques et des souvenirs personnels. A la question "où étiez-vous le 5 juin 1944 à minuit ?" l'ex-para répond en lettres capitales : "Suspendu au clocher, sous la corniche de l'église de Sainte-Mère." ( Source : L'Expresse ) C'est donc le début de la longue marche vers Berlin et la libération de l'Europe de la joue Nazi. Sainte mère Église lors des commémorations du débarquement. AIRBORNE MUSEUM Installé en face de la fameuse église de Sainte-Mère, l'Airborne Museum rend hommage aux parachutistes américains des 82e et 101e divisions aéroportées : leur courage et leur sacrifice valurent à cette petite commune d'entrer dans l'histoire dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, en devenant la première commune libérée de France par les parachutistes américains. Le musée, inauguré en 1964, était initialement composé d'un bâtiment à l'architecture originale, puisque représentant un parachute ouvert. Dans celui-ci, vous trouverez un véritable planeur Waco, dont la contribution à la libération fut si grande, ainsi que de nombreux documents d'époque. Plus loin dans le parc du musée, le Douglas C-47 Argonia, qui a largué de nombreux libérateurs il y a plus de soixante-dix ans. Parmi les plus récentes parties de l'ensemble, " Opération Neptune ". Dans ce bâtiment en forme d'aile, le visiteur devient acteur puisqu'il embarque dans un de ces fameux C-47 en Angleterre, et se retrouve largué - virtuellement, cela va sans dire - sur les vertes campagnes normandes. Impressionnante, la muséographie, soigneusement étudiée, vous laissera un incroyable souvenir, pour longtemps. Notez également qu'en 2016 fut inauguré le centre de conférences Ronald Reagan. Parmi la multitude de musées existants, celui-ci apparaît dans la très courte liste des incontournables. Preuve de son dynamisme, l'Airborne Museum proposera dès mai 2018 l'Histopad : grâce aux graphismes hyperréalistes d'une tablette tactile, vous serez transportés en 1944 et serez les témoins de batailles décisives autour de Sainte-Mère-Eglise ! Immersion garantie. Informations et horaires sur AIRBORNE MUSEUM Qualité Tourisme. Fermé en décembre et janvier (sauf vacances scolaires). Fermé les 24, 25 et 31 décembre et le 1er janvier. Ouvert tous les jours. De mai à août : de 9h à 19h. D'avril à septembre : de 9h30 à 18h30. D'octobre à mars : de 10h à 18h. Gratuit jusqu'à 6 ans. Adulte : 9,90 €. Enfant (de 6 à 16 ans) : 6 €. Groupe (15 personnes) : 6 €. Pass Airborne Ambassadeur : 17 € par adulte (accès illimité au Airborne Museum pendant 1 an + une réduction de 1€ pour tous les accompagnants (limité à 4 accompagnants par jour). Pass famille (2 adultes et 2 enfants) : 28 €. Chèque Vacances. Accessible pour les PMR mais non labellisé. Accueil enfants (livrets pédagogiques). Boutique. Animations. Animaux interdits sauf dans un sac de transport fermé. Message du propriétaire de AIRBORNE MUSEUM En 50 ans d’existence, l'Airborne Museum est devenu le plus grand musée d’Europe consacré aux Parachutistes Américains des 82ème et 101ème divisions aéroportées engagés lors du Débarquement en Normandie en 1944. Le Musée Airborne est situé au cœur de Sainte-Mère-Eglise, face au clocher sur lequel John Steele est resté suspendu. Le musée vous propose un parcours vous permettant de comprendre et ressentir les événements du Jour-J et l’assaut des troupes aéroportées. Découvrez des objets historiques, offerts par des vétérans Américains, un authentique planeur et un avion C-47 ayant participé au Jour-J. Dans le bâtiment "Opération Neptune", préparez-vous à vivre les parachutages du 6 juin 1944 ! Embarquez de nuit dans un C-47 en Angleterre, puis atterrissez sur la place de Sainte-Mère-Eglise au milieu des combats et prenez part aux opérations qui suivirent. Guide de visite enfants Différents niveaux scolaires sont disponibles : • CP à CE2 (6 à 9 ans) • CM1 à 6ème (9 à 12 ans) • 5ème à 3ème (13 à 15 ans) Téléchargement gratuit sur www.airborne-museum.org ou achat sur place : +1€/ enfant Remontez le temps avec l’Histopad ! Grâce à la Réalité augmentée, l’interactivité et aux graphismes hyperréalistes de la tablette Histopad, vous serez transporté au coeur de la Normandie de 1944 et vivrez les temps forts du Débarquement.Immersion garantie !Etre témoin de l’occupation allemande, Assister à l’atterrissage des planeurs, manipuler des armes et du matériel pour en comprendre le fonctionnement, faire la rencontre de destins qui ont marqué l’Histoire… tout ceci est dorénavant possible grâce à la haute technologie de l’histopad !Scènes immersives et objets 3D, visites augmentées, voyage dans le temps, interactivité des objets de collection, chasse aux reliques pour petits et grands, Histomaton...+ Disponible en Français, Anglais, Néerlandais et AllemandCompris dans le prix d’entrée. ( Source : Petit Futé ) SAINTE-MERE-EGLISE 14 rue Eisenhower SAINTE-MERE-EGLISE 50480 SAINTE-MERE-EGLISE Tél : 02 33 41 41 35 infos@airborne-museum.org http://www.airborne-museum.org Ouverture : Du 22/12/2018 au 06/01/2019 fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances scolaires. Du 01/02/2019 au 31/03/2019 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances de Noël. Attention : musée fermé les 24, 25, 31 décembre ainsi que le 1er janvier. Du 01/04/2019 au 30/04/2019 en avril, tous les jours de 9h30 à 18h30. Du 01/05/2019 au 31/08/2019 de mai à août, tous les jours de 9h à 19h. Du 01/09/2019 au 30/09/2019 en septembre, tous les jours de 9h30 à 18h30. Du 01/10/2019 au 30/11/2019 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Du 21/12/2019 au 23/12/2019 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances de Noël. Attention : musée fermé les 24, 25, 31 décembre ainsi que le 1er janvier. Du 26/12/2019 au 30/12/2019 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances de Noël. Attention : musée fermé les 24, 25, 31 décembre ainsi que le 1er janvier. Du 02/01/2020 au 05/01/2020 d'octobre à mars, tous les jours de 10h à 18h. Fermé en décembre et janvier sauf pendant les vacances de Noël. Attention : musée fermé les 24, 25, 31 décembre ainsi que le 1er janvier. Je vous recommande de vous y rendre hors saison, afin de visiter cet exceptionnel musée et faire le tour du village qui n'est qu'un bourg. Sinon pour les passionnés et si vous voulez être dans l’ambiance, le mois de juin est pour vous mais attention de bien vous organiser, pour y stationner.
  2. Entre Caen et Vire, le musée de la Percée du Bocage vous fait découvrir l'histoire des combattants du Bocage suite au débarquement en Normandie. Le musée est composé de 8 espaces muséographiques avec où sont reconstituées des scènes de la vie des soldats et de nombreux objets leur ayant appartenu. La visite audio guidée vous conte pas à pas le destin émouvant de ces soldats. Durée de la visite audioguidée en français ou en anglais : 45 min. Exposition d'un moteur d'avion P51 Mustang découvert à Saint-Martin-Don. Le musée raconte l'histoire de la percée du bocage par l'armée britannique, commencée le 30 juillet 1944 par la 11e division blindée et l'infantrie de la 15e division écossaise. L'opération fut contrée par la 21. Panzerdivision, et plus tard par les forces allemandes les plus puissantes à l'ouest : 9. SS-Panzer Hohenstaufen et 10. SS-Panzer Frundsberg. L'opération Bluecoat, la prise de la Cote 309, la libération de Saint-Martin-des-Besaces, puis la percée vers Falaise, sont racontées dans cet espace au travers de l'histoire des hommes, civils et militaires, qui ont permis la réussite de cette opération décisive de la bataille de Normandie. D’une présentation originale, ce musée est né de la reconnaissance que son fondateur, Jean Ménard, témoigne à ceux qui ont fait l’histoire de cette période. A travers huit espaces muséographiques et un diorama, la visite guidée son et lumière fait découvrir l’étonnante aventure des combattants dans le Bocage. Des recherches passionnées ont permis de retrouver et d’accueillir ces hommes qui témoignent de leur combat, et de leur destin parfois exceptionnel, souvent émouvant. Leurs visites enrichissent le musée d’attachants souvenirs dont l’histoire complète cette évocation. Tarifs Tarif de base - Adulte Plein tarif : 6,00€ Tarif enfant : 2,00€ jusqu'à 18 ans Gratuité : jusqu'à 6 ans Tarif groupe adulte : 4,00€ Tarif groupe scolaire : 2,00€ (Gratuit pour les écoles de Souleuvre en Bocage) https://www.laperceedubocage.fr/ Voici un petit musée très complet, comme je les aime, je vous le recommande vivement. Des objets témoins de cette période, de qualité et bien mis en valeur. Les explications sont bien faite et claire, la grande maquette est explicite. Il y a également des expositions temporaires ( pour ma visite la bataille de Villers Bocage ). Accueil très chaleureux ( je suis arrivé un peu juste sur les horaires mais accepté et accueilli par deux jeunes sans problème, la visite a débordé sur l'horaire ), le musée est également doté d'une station de radioamateur : Depuis mars 2017, le Musée de La Percée du Bocage s'est doté d'une station radioamateur dont l'indicatif officiel est F4KKE. La station, qui fonctionne en émission et en réception sur les bandes de fréquences réservées au Services d'Amateur et d'Amateur par Satellite, a pour objet "l'instruction individuelle, l'intercommunication et les études techniques, effectué par des amateurs, c'est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s'intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire" (définition de l'Union internationale des télécommunications (ITU ; une branche de l'ONU). Une personne dûment autorisée est un opérateur possédant certaines qualifications techniques et opérationnelles pour assurer l’exploitation correcte d’une station radio (règles élémentaires de sécurité électrique, connaissance de la radioélectricité, électronique...). Chaque radioamateur passe donc un examen d'Etat avant d'obtenir sa licence d'émission. Dans l'expression "radioamateur", le mot amateur doit être compris dans son sens premier : "celui qui a un goût vif pour une chose". Le qualificatif "amateur" n'est pas une appréciation péjorative de la qualité des opérateurs qui ont souvent un niveau de technicité et de savoir-faire très élevé. D'autre part, il sous-entend que les communications se font à titre privé et ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'une quelconque rémunération. L'Union internationale des télécommunications recommande : - que les administrations prennent les mesures qu'elles estiment nécessaires pour vérifier les qualifications techniques et opérationnelles des personnes qui souhaitent exploiter une station d’amateur, - que toute personne souhaitant obtenir une licence d’exploitation d’une station d’amateur fasse la démonstration de ses connaissances théoriques. En France, les examens sont organisés par l'Agence nationale des fréquences (ANFR). La réussite de l'examen conduit à l'obtention d'un certificat d'opérateur qui permet l'obtention d'une licence individuelle. Le radio-club du musée est actif de manière régulière sur les ondes : - Chaque jour d'ouverture du musée (les visiteurs possédant une licence peuvent utiliser la station) ; - Dans le cadre de concours internationaux ; - Des indicatifs spéciaux sont utilisés à l'occasion d'événements particuliers en lien avec le thème du musée ; Le radio-club du musée propose également toute l'année des cours afin de préparer l'examen radioamateur (sur inscription) et anime des ateliers avec les enfants et les scolaires (initiation à la radioélectricité, démystifier le fonctionnement du téléphone portable, du WiFi (qui ne fonctionneraient pas sans radio), construction de postes à galène qui fonctionnent sans énergie, etc.). Enfin, le radio-club récupère des équipements radio de la Seconde guerre mondiale afin des les remettre en état et de les utiliser.
  3. Massacre d'Oradour-sur-Glane Le massacre d’Oradour-sur-Glane est la destruction, le 10 juin 1944, de ce village de la Haute-Vienne, situé à environ vingt kilomètres au nord-ouest de Limoges, et le massacre de sa population (642 victimes), par un détachement du 1er bataillon du 4e régiment de Panzergrenadier « Der Führer » appartenant à la Panzerdivision « Das Reich » de la Waffen-SS. Il s'agit du plus grand massacre de civils commis en France par les armées allemandes Situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Limoges, Oradour n'est en cette première moitié du XXe siècle qu'un bourg, un village de marché. Le samedi, de nombreux habitants de Limoges viennent y faire leurs provisions, en empruntant le tramway de Limoges dont le trajet dure un peu plus d'une heure. En 1936, le territoire de la commune compte 1 574 habitants, dont 330 dans le village même. « Qu'est-ce donc que cet Oradour qui baigne paisiblement dans sa campagne verdoyante ? Simplement un village de moyenne importance. Il est modeste et vit sans bruit, sans éclat ». De 1939 à 1944, la population d'Oradour augmente en raison de l'arrivée de réfugiés, en trois vagues successives, puis de manière diffuse. Début 1939, arrivent des républicains espagnols, vaincus du franquisme, anarchistes, communistes ou socialistes, dont 22 sont encore présents fin 1943. En septembre 1939, c'est au tour des populations évacuées d'Alsace pour les préserver des combats, mais elles sont plutôt mal accueillies et prennent en majorité le chemin du retour à l'été 1940. La troisième vague, en août 1940, est constituée d'environ 80 personnes expulsées de Lorraine, dont une partie a été annexée au Reich. En outre, à partir de la défaite française (juin 1940), et jusqu'en juin 1944, arrivent peu à peu des réfugiés du Nord et du Pas-de-Calais, de Montpellier et d'Avignon, des Juifs de la région parisienne, de Meurthe-et-Moselle ou de Bayonne. En juin 1944, le village compte un millier d'habitants, essentiellement à la suite de ces afflux de réfugiés. La présence allemande dans la région ne date que de 1942, après l'occupation de la zone libre, au printemps 1944, l'occupation n'y semble toujours pas pesante : « Autour de nous proprement dit, pas grand-chose, pas grand-chose. On ne voit rien à part ce 11 novembre. Je crois que c'est en 1942, où les Allemands […] ont envahi la zone libre. On ne les a pas tellement vus, les Allemands à Oradour. On ne les a jamais vus, à part le 10 juin ». « La commune n'a pas vu le sang couler et, somme toute, l’occupant ne lui a pas infligé de souffrances directes ». À son arrivée en France, la « Das Reich » possède les caractéristiques communes aux unités responsables de massacre sur le front de l'Est : ses membres sont imprégnés par l'idéologie nationale-socialiste, elle a combattu sur le front de l'Est, se perçoit comme une unité militaire d'élite et a déjà participé à des opérations de lutte contre les partisans. Ses soldats « ont traversé « l'univers moral » de la guerre à l'Est, fait de cruauté envers la population et de brutalités exercées par les officiers sur les hommes de troupe ; peines collectives, massacre de populations, destruction d'habitations et incendie de villages faisaient partie des moyens considérés comme « normaux » de la répression appliquée aux maquis ». Le lendemain du débarquement, 7 juin 1944, la « Das Reich » reçoit deux ordres contradictoires du commandement suprême à l'Ouest : le premier lui donne instruction de rejoindre la Normandie, le second d'intervenir contre la Résistance dans la zone de Tulle-Limoges. Cette ambiguïté est levée par deux ordres reçus le 8 et 9 juin, qui précisent que l'essentiel de la division doit être retiré des engagements en cours avant le 11 juin à 12 h pour rejoindre le front de Normandie. LE MASSACRE : Un kilomètre avant l'arrivée au village, la colonne s'arrête pour la distribution des ordres aux officiers et sous-officiers. Un premier groupe de cinq à huit véhicules entre dans le village par l'est, en empruntant le pont de la Glane, vers 13 h 45 : à ce moment, l'encerclement du village est déjà effectué par 120 hommes environ. Selon un des témoins, Clément Boussardier, qui assiste au passage des camions et des automitrailleuses à chenilles, « les hommes étaient tous armés soit de mousquetons, de fusils mitrailleurs ou de mitraillettes. Ils dirigeaient leurs armes en direction des maisons. […] Les Allemands étaient en tenue bariolée et leur attitude de tireur, prêt à faire feu, avait impressionné ». Ce déploiement de forces ne suscite aucune panique, ni appréhension particulière : si le pharmacien et d'autres commerçants baissent leurs stores métalliques, le coiffeur va s'acheter du tabac pendant que son commis s'occupe d'un client. Les habitants du bourg, qui n'avaient pratiquement jamais vu d'Allemands, regardaient arriver les SS sans plaisir, certes, mais avec plus de curiosité que de crainte. Cependant, « de nombreux habitants tentèrent de s'enfuir ou de se cacher », entre 130 et 150, ce qui dénote un courage certain car « il fallait avoir une expérience de la peur et une motivation forte pour ne pas obéir aux ordres SS ». Convoqué par le commandant Adolf Diekmann, le docteur Desourteaux, président de la délégation spéciale désigné par le régime de Vichy qui fait office de maire, fait appel au crieur public pour ordonner aux habitants et aux personnes de passage au bourg, particulièrement nombreuses en raison d'une distribution de viande et de tabac, de rejoindre le champ de foire ; la majorité de la population obéit aux ordres persuadée qu'il s'agit d'un contrôle de routine. Les SS forcent les habitants de la périphérie à aller vers le centre en direction de la place du champ de foire. Le rabattage est systématique et concerne tous les habitants. La rafle inclut également les quatre écoles de la commune, soit 191 enfants, 2 instituteurs et 5 institutrices : bien que l'on soit un samedi après-midi, les enfants sont rassemblés dans les écoles, en raison d'une visite médicale ; elle concerne également les habitants des fermes et maisons situées à l'extérieur du bourg. Le rassemblement des habitants achevé vers 14 h 45, Vers 15 h, les femmes et les enfants sont conduits dans l'église après des scènes d'adieux déchirantes. Après une heure d'attente, les hommes sont conduits dans divers locaux repérés par les SS. Vers 15 h 40, une motrice de tramway en essai arrive de Limoges, avec trois employés à bord, et stoppe peu avant le pont sur la Glane. Une cale doit être placée afin de maintenir l'engin immobile. L'un d'eux descend au moment où passe un groupe d'hommes raflés dans les hameaux alentour, groupe encadré par quelques soldats. Cet employé qui est descendu est immédiatement abattu et son corps jeté dans la rivière. Les deux autres sont emmenés auprès d'un officier qui, après examen de leurs papiers, leur ordonne de rejoindre leur machine et de retourner à Limoges Les 180 hommes et jeunes gens de plus de quatorze ans sont répartis dans six lieux d'exécution, par groupes d'une trentaine de personnes. « Pendant que, toujours tenus sous la menace des fusils, les hommes devaient vider chacun de ces locaux de tous les objets qu'ils contenaient, un SS balayait soigneusement un large espace devant la porte, puis y installait une mitrailleuse et la mettait en batterie face au local » . Le tir des mitrailleuses en batterie devant les lieux de rétention des hommes se déclenche vers 16 heures. Les SS qui ne participent pas aux meurtres, soit quatre à cinq hommes de chaque peloton, parcourent le village en se livrant au pillage, emportant argent et bijoux, tissus et produits alimentaires, instruments de musique et bicyclettes, mais aussi volailles, porcs, moutons et veaux. Au fur et à mesure du pillage, les bâtiments sont systématiquement incendiés, ce qui nécessite de multiples départs de feu. Débusqués par les pillards ou chassés de leur cachette par les incendies, de nombreux habitants qui avaient échappé à la rafle sont massacrés isolément ou en petits groupes, hommes, femmes et enfants confondus. En entendant la fusillade et constatant que les enfants ne sont pas rentrés de l'école, des habitants des faubourgs se rendent à Oradour où ils sont abattus : « Oradour est un gouffre dont on ne revient pas. » Les femmes et les enfants Parmi les 350 femmes et enfants enfermés dans l'église, seule Marguerite Rouffanche, âgée de 47 ans, parvient à s'échapper ; son mari, son fils, ses deux filles et son petit-fils âgé de sept mois font partie des victimes. Son témoignage est unique. « Entassés dans le lieu saint, nous attendîmes, de plus en plus inquiets, la fin des préparatifs auxquels nous assistions. Vers 16 h, des soldats âgés d'une vingtaine d'années placèrent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons qu'ils laissèrent traîner sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu fut communiqué à l'engin dans lequel une forte explosion se produisit et d'où une épaisse fumée noire et suffocante se dégagea. Les femmes et les enfants à demi asphyxiés et hurlant d'épouvante affluèrent vers les parties de l'église où l'air était encore respirable. C'est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la poussée irrésistible d'un groupe épouvanté. J'y pénétrai à la suite et, résignée, je m'assis sur une marche d'escalier. Ma fille vint m'y rejoindre. Les Allemands, s'étant aperçus que cette pièce était envahie, abattirent sauvagement ceux qui venaient y chercher refuge. Ma fille fut tuée près de moi d'un coup de feu tiré de l'extérieur. Je dus la vie à l'idée de fermer les yeux et de simuler la mort. Une fusillade éclata dans l'église. Puis de la paille, des fagots, des chaises furent jetés pêle-mêle sur les corps qui gisaient sur les dalles. Ayant échappé à la tuerie et n'ayant reçu aucune blessure, je profitai d'un nuage de fumée pour me glisser derrière le maître-autel. Il existe dans cette partie de l'église trois fenêtres. Je me dirigeai vers la plus grande qui est celle du milieu et, à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges, je tentai de l'atteindre. Je ne sais alors comment j'ai fait, mais mes forces étaient décuplées. Je me suis hissée jusqu'à elle, comme j'ai pu. Le vitrail était brisé, je me suis précipitée par l'ouverture qui s'offrait à moi. J'ai fait un saut de plus de trois mètres, puis je me suis enfuie jusqu'au jardin du presbytère. Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j'avais été suivie dans mon escalade par une femme qui, du haut de la fenêtre, me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi. Les Allemands, alertés par les cris de l'enfant, nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin. » Selon les dépositions de plusieurs participants au massacre, la charge explosive qui doit faire s'effondrer l'église n'est pas suffisante pour atteindre son objectif. « La destruction de la voûte de l'église échoua. La suite du massacre releva-t-elle d'un ordre ou d'une initiative de sous-officiers SS ? Vraisemblablement de la conjonction d'un ordre et d'initiatives individuelles : les récits des exécuteurs décrivent quelque chose proche d'un délire du champ de bataille, lorsque des hommes libèrent toute leur violence, avec l'autorisation de leur hiérarchie. Mais il n'y a pas eu de bataille ». Toujours selon les dépositions des assassins, après l'explosion de la charge, des SS « entrent à l'intérieur de l'église où ils ont tiré des rafales de mitraillettes, tandis que d'autres SS ont lancé des grenades à main à l'intérieur du même édifice, sans aucun doute pour achever la population » ; « au moment où le feu a été mis à l'église, on entendait toujours des cris à l'intérieur, mais moins qu'au début, ce qui prouve que, lorsqu'on y a mis le feu, des personnes étaient encore vivantes ou agonisantes ». L’arrêt des tueries et le départ des Allemands Après 18 heures, un ingénieur des chemins de fer, Jean Pallier, arrive en camion en vue du village. Il raconte : « Au sommet d'une côte, nous avons pu apercevoir le bourg qui n'était plus qu'un immense brasier ». Il est arrêté avec ses compagnons de voyage à trois cents mètres de l'entrée du village et autorisé à rester sur place après une fouille. Il est ensuite rejoint par les passagers du tramway parti de Limoges habitant Oradour ou s'y rendant. En tentant de rejoindre le bourg à travers champs, J. Pallier constate que la localité est complètement cernée par un cordon de troupes en armes. Le groupe d'une quinzaine de personnes est arrêté vers 20 h et, après plusieurs vérifications d'identité, relâché avec ordre de s'éloigner du village ; un sous-officier parlant correctement le français déclare aux membres de la petite troupe : « Vous pouvez dire que vous avez de la chance ». Le massacre est terminé. À l'exception d'une section de garde, les SS quittent Oradour entre 21 h et 22 h 30. Les SS passent la nuit dans la maison Dupic, dans laquelle seront retrouvées plusieurs centaines de bouteilles de vins vieux et de champagne récemment vidées. Selon un témoin qui voit passer les Allemands, « dans cette colonne allemande, j'ai remarqué plusieurs automobiles conduite intérieure. […] Parmi les camions militaires se trouvait l'auto appartenant à M. Dupic, marchand et négociant en tissus à Oradour. […] Il y avait la camionnette du marchand de vins. […] Sur l'un des camions, un Allemand jouait de l'accordéon. Il était juché sur le haut du véhicule qui était très chargé. Il y avait des sacs, des ballots ». Le 11, puis le 12 juin, des groupes de SS reviennent à Oradour pour enterrer les cadavres et rendre leur identification impossible, reproduisant une pratique usuelle sur le front de l'Est. Dans sa déposition relative au 11 juin, le sergent Boos explique : « J'ai personnellement déblayé l'église. […] je portais des gants pour cette besogne. Je prenais les cadavres et les restes, les sortais de l'église et les mettais dans un tombeau creusé à cet effet. Pendant ce travail, une ligne de sentinelles était en position […] et tirait sur les civils qui s'approchaient de la forêt ». Un autre SS déclare : « Le lendemain, nous sommes revenus pour enterrer les morts. […] J'étais dans l'église pour sortir les cadavres, en nombre inconnu tant ils étaient brûlés, cadavres de femmes et d'enfants. Nous les avons enterrés derrière l'église et nous sommes partis». Oradour après le massacre Après la destruction du village, les familles survivantes vivent dans des baraquements en bois, puis dès 1953, dans une vingtaine des deux cents maisons construites à quelques centaines de mètres des ruines, le « nouveau bourg », dont seule la rue conduisant de la place principale aux ruines porte un nom, « l’avenue du 10-Juin », les six autres rues ne recevant un odonyme qu'en 1992. Jusqu’au début des années soixante, les habitants observent un deuil permanent et Oradour est une ville morte, où ne sont célébrés ni communion, ni baptême, ni mariage, sans aucune activité festive et où la seule vie associative est constituée par les activités organisées par l’Association nationale des Familles des Martyrs d’Oradour. Le deuil permanent se révèle être un lourd fardeau pour les habitants, et particulièrement pour les jeunes. Amélie Lebau, qui avait quinze ans en 1944, ne peut porter des vêtements de couleur qu'après son mariage « Les commerçants ne devaient pas avoir d'enseigne. Les femmes se vêtirent de noir. On ne jouait plus aux cartes, les bals étaient interdits ». Avec le temps et l'arrivée de nouveaux habitants, la vie sociale reprend peu à peu, même si les interdits restent nombreux, En 1991, le retour à une vie normale se traduit par la plantation d'arbres le long de l'avenue du 10-Juin et le placement de bacs à fleurs à l'intersection principale Les ruines du village martyr et le mémorial d'Oradour En janvier 1945, le gouvernement français décide le classement parmi les monuments historiques de l'église conservée dans l'état où elle se trouvait après l'incendie et celui des ruines du village parmi les sites historiques Un projet de mémorial a été présenté à la fin des années 1980 sous l'impulsion de la région et en accord avec l'Association nationale des Familles des Martyrs d'Oradour-sur-Glane. Un bâtiment d'architecture novatrice fut construit pour abriter une exposition permanente, ainsi que des projets temporaires. Le 16 juillet 1999, le Centre de la mémoire fut inauguré par Jacques Chirac et la ministre de la Culture de l'époque, Catherine Trautmann. Il est géré par le conseil départemental de la Haute-Vienne. Dès 2002, plus de 300 000 visiteurs ont visité le musée. Le centre travaille activement avec le service autrichien de la Mémoire. ( Source et pour en savoir plus : Wikipédia ) Dates et horaires d’ouverture Le centre de la mémoire est ouvert 7 jours sur 7 du 1er février au 15 décembre inclus. Du 1er février au 28 février : de 9h à 16h Du 1er mars au 15 mai : de 9h à 17h Du 16 mai au 15 septembre : de 9h à 18h Du 16 septembre au 31 octobre : de 9h à 17h Du 1er novembre au 15 décembre : de 9h à 16h Fermeture du site 1 heure après le dernier accès. Fermeture annuelle du 16 décembre au 31 janvier inclus. Parking sous vidéo-surveillance. Les animaux sont interdits dans le village martyr et dans le centre de la mémoire. Accessibilité Un ascenseur permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder aisément aux différents niveaux du centre et au village martyr. Le centre de la mémoire est le portail d’entrée au village martyr d’Oradour-sur-Glane. Depuis l’accueil, le visiteur pourra effecteur le « parcours de mémoire » présentant l’histoire du drame, pour ensuite se rendre au village martyr, ou bien accéder directement et gratuitement aux ruines. Exposition permanente : Comprendre Oradour • Tarif individuel : 7.80 euros* • Forfait famille (2 adultes + 2 enfants ou plus) : 22 euros • Tarif réduit : 5.20 euros sur présentation d'un justificatif - étudiants - jeunes de 10 à 18 ans - accompagnateur de personne handicapée - anciens combattants et victimes de guerre - pupilles de la Nation • Entrée gratuite : sur présentation d'un justificatif - moins de 10 ans - demandeurs d’emploi - handicapés - journalistes - membres ICOM - chauffeurs de bus accompagnant un groupe • Tarif groupe : afin d’organiser votre visite en tant que groupe veuillez-vous reporter à la rubrique réservations groupes Peu de chose à dire, lorsque l'on entre dans ce village, on ce sent tout petit devant la cruauté de l’être humain. Je l'ai visité deux fois, la première avec mes parents dans les années 80, nous en sommes ressorti... La deuxième fois il y a deux ans, ayant grandi je voulais me refaire une opinion et faire découvrir ce lieu à mon épouse qui ne connaissait hormis par la médiatique visite du Président. Nous avons fait les ruines du village en premier, il crachinait. Puis nous avons fait le mémorial ( lors de ma première visite, il n'existait pas ), la première partie explique la montée du nazisme, la guerre puis le massacre du village, là ça change tout, on se fait une idée du drame. Une seconde salle dans lequel sont mis à disposition du visiteur des albums comportant tous les habitants du village de l'époque, leurs photos, leurs biographie, leurs vies. En simultané sur les murs sont projeté les photos des martyrs et une voie annonce le nom et l'age... - Jean XXX 96 ans - Marthe YYY 47 ans - Louisette LLL 2 mois... Difficile de rester insensible à ça et même là en écrivant ça, j'ai la larme à l’œil. Mais il faut voir ce lieu une fois dans sa vie pour se rendre compte de la connerie humaine, de la bestialité de l'homme en guerre. Je vous conseil de commencer par le mémorial puis le village, ce qui vous donnera une plus grande visibilité et une meilleur compréhension.
  4. Si vous passez par Toulon, outre son marché Provence, et la visite de la rade, prenez l’après midi, installez vous dans le téléphérique ( pour ceux qui ont le vertige, il y a la route, en voiture ou à pieds ) destination le mont Faron. Le mémorial du débarquement et de la libération de Provence est situé sur les hauteurs nord de Toulon, sur le mont Faron dans le Var (France). Propriété de l’État, le mémorial du Mont Faron est consacré au débarquement allié du 15 août 1944 et à la libération de la Provence. La réouverture est prévue pour le mois d'avril 2017. Il est l’un des neuf « Hauts lieux de la mémoire nationale » du ministère de la Défense, dont l’entretien et la valorisation sont placés sous la responsabilité de la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), et mis en œuvre par l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG). Le mémorial du Mont-Faron commémore le débarquement allié en Provence le 15 août 1944, l'opération Anvil Dragoon. En 1963, pour en choisir l'emplacement, Jean Sainteny, ministre des Anciens Combattants, proposa la ville de Toulon, dont la prise avait une importance capitale pour la libération de la Provence. Sur le mont, face à la rade, se trouvait la tour Beaumont, petit fortin militaire destiné à la surveillance du littoral érigée en 1845. Afin de réaliser le mémorial, l'architecte Pascalet en a utilisé les locaux, y appuyant une série de bâtiments bas. L'ensemble fut inauguré le 15 août 1964 par le général de Gaulle. Dès 1958, la Tour Beaumont, au sommet du Mont-Faron, est aménagée en Musée des Libérateurs de Toulon autour de deux figures historiques de la région : Napoléon Bonaparte et le général de Lattre de Tassigny, commandant de l’armée B. Inauguré en 1959, pour la mise en service du téléphérique, ce lieu est confié pendant 32 ans au Centre culturel et touristique du Faron, association sous la présidence du général Magnan, commandant en 1944 de la 9e DIC qui libéra Toulon. En automne 1963, le gouvernement du général de Gaulle décide la création d’un musée commémoratif du débarquement de Provence entre Menton et Marseille. Pour en choisir l’emplacement, M. Sainteny, ministre des anciens combattants, propose Toulon dont la prise a eu une importance capitale pour la libération de la Provence. Bien qu’isolé, le Mont Faron séduit par l’étendue de son panorama. À cet effet, la tour Beaumont et son terrain sont cédés, par le ministère de la Marine, au ministère des Anciens Combattants. La ville de Toulon, consciente de l’impact touristique, concède gratuitement une parcelle alentour de 2,720 m2. Afin de réaliser le mémorial, les architectes Pierre Pascalet et François Carpentier, aidés dans leur mission par le Comité du Mémorial, ont utilisé les locaux existants notamment la Tour Beaumont, y adjoignant une série de bâtiments bas. A l’occasion du 20ème anniversaire du débarquement de Provence, le 15 août 1964, le Général de Gaulle inaugure le mémorial du Mont-Faron avec l’objectif de mettre en avant la participation des forces françaises à la libération du pays et à la victoire des alliés. Le mémorial se veut être le symbole de la France libérée par elle-même et redorer le sentiment de fierté nationale. Bien que le débarquement fut majoritairement mené par les Américains, c’est l’Armée B du général de Lattre de Tassigny composé aux deux tiers des troupes de l’ancien empire colonial, mais aussi la résistance, qui libèrent Toulon et Marseille. La participation des troupes françaises dans l’effort de guerre et la vision du Général de Gaulle d’une France forte, combattante et résistante ont contribué à redonner une place au pays dans le concert des nations d’après guerre. A l’occasion du 50ème anniversaire, le 14 août 1994, la commémoration du débarquement de Provence est un moyen pour la France d’entretenir symboliquement les liens avec ses anciennes colonies devenues indépendantes. 18 pays africains représentés par 14 chefs d'Etat et 4 délégations de rang ministériel (Togo, Gabon, Djibouti, Sénégal, Cameroun, Guinée, Burkina-Faso, Tchad, Bénin, Mauritanie, Mali, Madagascar, Niger et Centrafrique) assistent aux côtés du président de la République française à la revue navale commémorant le débarquement de Provence. Le 15 août 2014, François Hollande, président de la République, a annoncé la rénovation du mémorial lors de la cérémonie de commémoration du 70e anniversaire du débarquement de Provence, souhaitant qu’il devienne « le mémorial du débarquement et de la libération de Provence ». Le mémorial rénové rend hommage à tous les combattants, qu’ils soient « Français libres, soldats venus d’Afrique, résistants et alliés ». Sa rénovation a permis d’adapter la muséographie au public du XXIe siècle afin de le rendre plus attractif, renforcer sa vocation pédagogique et l’inscrire sur son territoire. Débuté en septembre 2014, le projet de refonte est placé sous la responsabilité de la DMPA en qualité de maître d’ouvrage. L’ONAC-VG en assure la mise en œuvre en qualité de maître d’ouvrage délégué. Il s’appuie sur l’expertise d’un comité scientifique, présidé par le professeur Jean-Marie Guillon, et du service d’infrastructure de la défense (SID) pour les travaux. La restauration du mémorial a ainsi pu être achevée dix-huit mois après l’annonce présidentielle. Conformément au souhait du président de la République, la diversité des origines des combattants venus libérer la France – les soldats venus d'Afrique, les résistants et les alliés – aux côtés des Français libres et, par conséquent, la pluralité des mémoires du débarquement de Provence, sont mises en avant dans la nouvelle muséographie. La nécessité de faciliter la compréhension du sens des événements par les visiteurs, de rendre un juste hommage à l’ensemble des acteurs de l’événement et de prendre en compte les avancées de la recherche historique et des technologies muséographiques rendait indispensable la rénovation du mémorial. Au-delà d’une démarche de mise aux normes de l’infrastructure et de valorisation de ce Haut lieu de la mémoire nationale, la rénovation du mémorial a également pour objectif de renforcer la vocation pédagogique du lieu, l’esprit civique, la cohésion nationale et le lien armées-Nation. La muséographie doit permettre de faciliter la compréhension par le public des événements de l’été 1944, le débarquement du 15 août et la libération de la Provence. Ainsi, grâce aux derniers enseignements de l’historiographie, elle développe un discours scientifique renouvelé et plus adapté aux attentes des visiteurs. À cet effet, sur près de 600 m² d’espace, se déploie une muséographie moderne, utilisant l’audiovisuel pour placer les témoins au cœur de ce mémorial. Ces différents outils de médiation, tels que des bornes interactives ou des cartes dynamiques, permettent d’illustrer toutes les mémoires en s’appuyant sur de nombreux témoignages de soldats alliés, combattants de l’Armée B, résistants et civils. S’appuyant sur les principes énoncés par le Président de la République lors de son allocution du 15 août 2014 au Mont-Faron, à l’occasion du 70e anniversaire de la Libération, la muséographie du Mont-Faron doit être en mesure de mieux traduire et faciliter la compréhension de cet événement historique peu connu du grand public. La nouvelle muséographie s’articulera autour de 4 thématiques : Thématique 1 : Les préparatifs du débarquement du 15 août 1944 Présentée dans la Tour Beaumont (171 m²), cette thématique se déploie au travers de 7 salles et s’attache à décrire les forces en présence tant ennemie qu’alliée. A partir d’objets et de multiples témoignages sera décrite la diversité des forces de libération et de la Résistance dans les préparatifs de l’opération Anvil-Dragoon. Le discours historique s’attachera au respect des mémoires afin de rendre compte que cet effort a été assuré majoritairement par les Alliés, Américains en particulier et souligner le rôle essentiel tenu par les forces françaises – Armée B du général de Lattre de Tassigny et Résistants de l’intérieur. Thématique 2 : Le débarquement du 15 août 1944 Déployée sur 214m², cette séquence dédiée au Débarquement du 15 aout constitue l’élément central du projet muséographique. S’articulant en quatre points, le discours historique retracera, au travers d’éléments dynamiques, les préparatifs, le débarquement, la libération de Toulon et Marseille. Au cœur de l’ancienne salle des Gardes, un dispositif multi-écrans synchronisé proposera d’expliquer, de manière sensible et émotionnelle, les grandes phases du débarquement de Provence. Enfin, au cœur de la partie rocheuse du Mont-Faron, espace appelant au recueillement, seront décrits quelques faits majeurs de cet épisode militaire en insistant sur le sacrifice et l’abnégation des combattants. Ces dispositifs scénographiques invitent ainsi le public à vivre une expérience de visite spécifique. Thématique 3 : En marche vers la victoire,… Dans la salle Provence, le discours historique s’attachera à développer davantage la liesse des populations provençales libérées, la reconstruction mais aussi la poursuite des combats. Il apparait essentiel de rappeler que l’Armée B poursuit son mouvement tout au long du couloir rhodanien, s’illustre à Colmar puis franchit le Rhin et le Danube, faisant de son chef, le général de Lattre de Tassigny, l’un des signataires de l’acte de capitulation de l’Allemagne nazie. Thématique 4 : Le Mont-Faron, un haut lieu de la mémoire nationale S’inscrivant sur son territoire, le mémorial du Mont-Faron est, depuis 2014, reconnu comme l’un des neuf hauts lieux de la mémoire nationale. Cette dernière séquence évoquera davantage la mémoire des faits passés, le souvenir mais aussi la transmission de valeurs citoyennes… La vocation du mémorial est donc d’être un lieu de réflexion et d’enseignement. C’est pourquoi, ce projet rénové s’appuiera aussi sur un espace dédié permettant d’accueillir des ateliers pédagogiques pour faire ressortir la diversité des acteurs de cet événement, et d’abord la diversité de l’Armée B et de la Résistance dans son action et sa composition. Le mémorial est ouvert tous les jours en juillet et août, fermé le mardi le reste de l'année. 1er avril au 30 juin : 10h-12h30 - 13h15-19h15 1er juillet au 31 août : 10h-19h15 1er septembre au 31 octobre : 10h-12h30 - 13h15-19h15 1er novembre au 31 mars : 10h-12h30 - 13h15-17h15 Fermeture annuelle du site la deuxième quinzaine de décembre (pour l’année 2017 du 14 décembre au 2 janvier 2018) Fermé le 1er mai, le 1er janvier Fermé le week end suivant les journées du patrimoine Durée du film 10 minutes, Pas de guide, visite libre uniquement, Photos et vidéos interdites dans le musée, Tél. 04 94 88 08 09 Le site est extraordinaire, avec une vue exceptionnelle sur la ville de Toulon et la rade. La conception des expositions du musée est moderne, quelques objets dans des espaces aérés. Vous l'aurez deviné je préfère les conceptions anciennes avec beaucoup d'objets sans chorégraphie, dommage que les photos soient interdites ( personnellement j'en ai fait, car rien n'indiquait le contraire, je n'était pas le seul. Je viens juste de voir que ce n'est pas autorisé. ) mais le mémorial est intéressant, ça reste à voir et le téléphérique est sympa même si durant la descente nous avons étaient bloqués à mis chemin, à cause du Mistral.
  5. Lieux incontournable lors de la visite des terrains de combats du débarquement de Normandie, le pont Pégasus bridge sur l'Orme, au nord de Caen. Pegasus Bridge (pont Pégase) est le nom qu'a reçu, après les opérations du 6 juin 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale, le pont de Bénouville en l'honneur des parachutistes britanniques dont le cheval ailé Pégase était l'emblème. Il est inauguré le 11 mars 1945. Il était situé sur le canal de Caen à la mer, en Normandie. Lors de l'opération Deadstick, élément de l'opération Tonga, le nom de code de la prise du pont était Euston . Sa prise de contrôle par un coup de main des commandos britanniques, arrivés de nuit par planeurs, est un des hauts-faits du débarquement de Normandie le Jour J. Histoire Il s'agit d'un pont basculant du type Scherzer. Initialement construit en 1935, l'original a été remplacé par un nouveau pont similaire mais plus long en 1994 (afin d'accroitre la largeur praticable du canal et de palier l'usure de l'original ; il est inauguré lors du cinquantième anniversaire du débarquement de Normandie). La longueur de la travée basculante est de 45,70 m. Le pont porte la route départementale D 514. L'ancien pont, qui avait déjà été rallongé et dont le plancher avait été retiré, reste visible au Musée de l'Aspeg Pegasus Bridge & Batterie de Merville situé entre le canal et l'Orne. Il doit ce surnom à un commando de la 6th Airborne Division (6e division aéroportée britannique) qui portait le nom et l'emblème du Pégase et qui était chargé de sa prise sous les ordres du major John Howard dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, dans la mesure où il représentait un objectif stratégique : détruit, il aurait isolé et privé de ravitaillement la division aéroportée britannique parachutée à l'est des plages du Débarquement ; resté aux mains des Allemands, il leur aurait permis de lancer une contre-attaque de chars d'assaut vers les plages. Avant l'opération, John Howard a entraîné ses hommes sur un terrain anglais à échelle réelle, avec des bandes blanches pour figurer l'Orne, le canal et plusieurs ponts. Les soldats sont transportés par trois planeurs Horsa (ce qui permet d'être silencieux et de gagner du temps lors de l'atterrissage, a contrario des parachutistes qui doivent se rassembler une fois au sol) et décollent d'Angleterre à 23h00 le 5 juin 1944. Jim Wallwork, pilote du premier planeur embarquant le major John Howard, réussit à se poser le 6 juin 1944 à 00h16 à 47 mètres du pont et sans se faire remarquer par les soldats allemands gardant le pont. Les deux autres planeurs suivent et se posent à proximité du premier respectivement à 00h17 et 00h18. Trois autres planeurs portaient un autre commando qui devait prendre le deuxième pont sur l'Orne. Chaque planeur transportait environ trente hommes. Pendant cette opération, Herbert Denham Brotheridge, fut le premier soldat allié mort au combat le jour J et quatorze furent blessés. Il s'agit des premiers soldats alliés du débarquement de Normandie à fouler le sol français. Le piper Bill Millin a participé à la prise du pont, armé de sa seule cornemuse écossaise, parmi les renforts débarqués à Sword Beach. Des soldats alliés auraient traversé le pont au son de son instrument peu après 12 h, le feu entre les soldats britanniques et allemands cessant, puis reprenant à son passage au son de Blue bonnets over the border4. Cet épisode, ainsi immortalisé par le film Le Jour le plus long, n'est pas réellement confirmé par Bill Millin qui aurait à peine eu le temps de commencer à jouer à la fin de la traversée. C'est le pont Euston 2 chevauchant l'Orne, deux cents mètres plus loin, qui aurait été franchi au son de sa cornemuse. Le café Gondrée, situé à 20 m du Pegasus Bridge où se trouvaient Thérèse et Georges Gondrée, est la première maison de France continentale à avoir été libérée. Ce café est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1987 (puis 1993). La plaque commémorant l'authenticité de cet événement a été inaugurée en juin 1954. Cependant, l'historien Norbert Hugedé, affirme dans son ouvrage consacré à l'opération Deadstick que c'est la maison située en face et appartenant à Louis Picot qui a été contrôlée la première lors des combats. La maison Gondrée n'aurait ouvert ses portes aux soldats alliés qu'au petit matin du Jour J. L’ensemble du site Pegasus Bridge (pont et ses abords), à cheval sur les communes de Bénouville et Ranville a été inscrit en 1972 puis classé en 2010 en tant que site naturel classé. En 2006, 11 parcelles pour un total de 10,5 ha ont été affectées au conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres. Peu avant la mise en place du nouveau pont à bascule en 1994, des travaux ont été nécessaires pour l'entretien des berges du Canal de l'Orne. Un canon antichar, situé à proximité du pont et appartenant à l'ancien point d'appui allemand codé Widerstandsnest 13 (abrégé en Wn 13), a été déplacé d'une dizaine de mètres pour l'éloigner de la berge. Il n'est plus aujourd'hui à son emplacement initial. Musée En 1974, un bâtiment annexé au café fut le premier musée du Pegasus Bridge. Celui-ci est désormais remplacé par le Mémorial Pegasus. Inauguré le 4 juin 2000 par S.A.R. le Prince Charles d’Angleterre, ce musée a été réalisé en quelques mois sous l’égide du Comité du Débarquement présidé par l’Amiral Brac de La Perrière, et conformément à la volonté de Raymond Triboulet Président fondateur. Inauguration par le Prince Charles. Mémorial de Pegasus Bridge Avenue du Major Howard 14860 Ranville Tél. 02.31.78.19.44. fax. 02.31.78.19.42. e-mail : memorial.pegasus@wanadoo.fr Visites Le mémorial Pegasus est ouvert tous les jours sauf en décembre et en janvier. Les visites guidées (en français ou en anglais) sont organisées sur réservation. Accès A cinq kilomètres d'Ouistreham, par la bretelle Ranville/Cabourg. Un petit moment d'émotion pour moi en voyant la cornemuse de Bill Millin, ayant eu la chance le rencontrer à Caen. Bill Millin, connu sous le surnom de « Piper Bill », né le 14 juillet 1922 à Regina en Saskatchewan et mort le 17 août 2010 à Torquay, est un soldat britannique. Il était le joueur de cornemuse personnel de Lord Lovat, commandant de la 1ʳᵉ Brigade spéciale britannique le Jour J, lors du débarquement de Normandie. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Millin
  6. La batterie de Merville est l'une des batteries côtières du mur de l'Atlantique, construite par l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Située sur la commune de Merville dans le Calvados, à 2 km de la mer et orientée vers la baie de l'Orne, elle fut désignée par le haut Commandement allié comme l'un des objectifs prioritaires et vitaux du jour J. débarquement de Normandie. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, elle sera l'objet d'un inimaginable assaut et sa prise par 150 hommes du 9e bataillon des parachutistes britanniques (6th Airborne division) est l'un des exploits du jour J. Dès 1969, l'idée de préserver cette batterie revient à Françoise Gondrée et au général Sir Richard Gale, ancien commandant de la 6e division aéroportée britannique, Fondateur, Président de l'Aspeg, Musée de Pegasus Bridge. En 1977, Françoise Gondrée fait racheter les terrains par le Conservatoire du Littoral en vue de restaurer la Batterie et l'idée d'avoir une antenne de l'Aspeg en Grande-Bretagne"Assault Airborne Normandy", le Général Michael Gray. est désigné par l'Aspeg pour assurer la coordination. Elle est d'ailleurs classée au titre des monuments historiques depuis le 25 octobre 2001.Sur près de 5 hectares, ce site-musée parfaitement authentique est ce qu'il était au matin du 6 juin, accueille chaque année près de 60 000 visiteurs qui veulent marcher dans la trace des héros. Depuis 2008, un Douglas C-47 Skytrain américain, le SNAFU Special (classé monument historique le 27 février 2014[réf. nécessaire]) un avion emblématique des troupes aéroportées est exposé sur site. Le musée est géré depuis trente ans par l'association franco-britannique de gestion du musée de la batterie de Merville qui compte à parité parmi ses administrateurs des représentants de l'AAN et du conseil municipal ainsi que les membres de l'association. Celle-ci est présidée depuis 1989 par Olivier PAZ qui a été distingué comme membre de l'Ordre de l'Empire Britannique en 2006 Aujourd'hui, sur un site préservé de plusieurs hectares, l’association de la Batterie de Merville vous propose un parcours pédagogique, la visite de 4 bunkers aménagés en musée et la visite d'un Dakota, avion mythique ayant participé au débarquement en Normandie. Revivez la neutralisation de la batterie grâce à un son et lumières dans la casemate n°1, restée à son état d'origine à l'aube du 6 juin 44. Toutes les 20 minutes, sons, odeurs et lumières vous plongent dans la prise de la batterie de Merville. Tarifs Tarif de base - Adulte Plein tarif : 6,50€ Tarif enfant : 3,50€ (6 à 14 ans) Tarif réduit Tarif groupe adulte Tarif groupe scolaire Tarif groupe autre Description La batterie de Merville était l'une des batteries côtières de tir longue portée disposées le long du littoral normand, plus ou moins en retrait de celui-ci. La batterie était constituée de quatre grosses casemates prévues pour abriter des canons longue portée de 150 mm (il se révélera qu'elles n'abritaient que des canons Škoda datant de la première guerre mondiale et d'un calibre de 100 mm). Batterie d'artillerie hippomobile au début 1941, elle doit se protéger des attaques aériennes à compter du printemps 42. L'organisation Todt, chargée de l'édification du mur de l'Atlantique, planifie la construction des casemates août 1942 (pour les casemates 1 et 2) et à mai 1944 (pour les casemates 3 et 4). Bien dissimulées du repérage aérien, celles-ci étaient prolongées par deux ailes en béton pour protéger l'embrasure des bombardements. Dans le même temps, furent construits soutes à munitions, abris, poste de commandement souterrain avec périscope et de multiples tranchées bétonnées1. L'ensemble était protégé par deux ceintures de barbelés hautes de 2 mètres et larges de 4 mètres et par un champ de mines. Il est à noter qu'il s'agissait d'une batterie « aveugle ». Ces cibles potentielles étaient connues sous des noms de code et les angles de visée et quantités de poudre préétablis. Un poste d'observation à Franceville sur le rivage relié à la batterie par téléphone permettait de préciser et de rectifier les tirs. Attaque aéroportée Menaçant le secteur de débarquement de Sword Beach et toujours opérationnelle en dépit de plusieurs raids aériens, il fut décidé de la neutraliser par un bombardement aérien intense suivi d'une opération aéroportée dans la nuit précédant le débarquement. Cette opération fut confiée au lieutenant-colonel Terence Otway, à la tête du 9e bataillon parachutiste de la 6e division aéroportée britannique. Mais le plan complexe élaboré par Otway ne se déroula pas du tout comme prévu. Le plan Un lourd bombardement aérien par une centaine de Lancaster et de Halifax de la Royal Air Force devait intervenir à 0 h 30, quelques heures avant l'opération aéroportée. Les bombardiers devaient essayer de détruire la position ou au moins d'infliger des dégâts considérables à ses défenses, facilitant ainsi l'action des troupes aéroportées. Quatre hommes devaient être parachutés avant ce bombardement non loin de la batterie puis une fois le bombardement effectué s'en approcher et nettoyer discrètement un passage au travers des barbelés et des mines. À 0 h 50, le gros du 9e bataillon parachutiste toucherait le sol et devait atteindre la batterie vers 4 h. Avec eux, se trouveraient des soldats du 591e escadron parachutiste des Royal Engineers, les troupes de génie britannique, et une pléthore d'équipements dont des dispositifs anti-mines, des torpilles Bangalore contre les barbelés et deux canons de la 4e batterie anti-tank aéroportée, qui seraient utilisés pour détruire les portes blindées d'accès aux casemates. À 4 h 30, l'escadron no 4 devait faire une attaque de diversion à la porte principale tandis que deux groupes de tireurs d'élite devaient faire feu sur les troupes ennemies occupant les différents emplacements de tir : canons, nids de mitrailleuses et tours antiaériennes. Ensuite trois planeurs Horsa transportant le gros de la compagnie A du bataillon et des troupes supplémentaires du génie devaient se poser à l'intérieur même de l'enceinte de la batterie et leurs troupes attaquer chacune des casemates à la mitraillette et au lance-flammes. Au même moment la compagnie C procèderait à l'assaut par les passages nettoyés dans les champs de mines, rapidement suivie par le reste de la compagnie A puis de la compagnie B. En cas d'échec ou si aucun signal du succès de l'opération aéroportée n'était reçu, le croiseur léger britannique HMS Arethusa croisant au large ouvrirait le feu sur la batterie à 5 h 30 précise. L'opération À cause d'erreurs de navigation (confusion entre le cours de l'Orne et celui de la Dives), d'un ciel bas, du nuage de poussière dégagé par le bombardement intense sur la Batterie et de pathfinders lâchés dans une mauvaise direction et qui furent incapables de marquer la zone de largage, les parachutistes du 9e bataillon se trouvèrent dispersés jusqu'à 16 km de la zone. Le lieutenant-colonel Otway attendit au point de rendez-vous mais vers 2 h 50 seuls 150 des 600 hommes étaient arrivés. Aucun des jeeps, canons anti-chars, mortiers, détecteurs de mines, personnel médical, sapeurs ou personnes responsables de la liaison navale n'était arrivé. Comme l'a dit lui-même Otway, « nous n'avions presque rien... Si ce n'est un sacré groupe d'hommes ! » Le temps pressant, Otway se résolut en dépit du pessimisme ambiant à attaquer avec les troupes dont il disposait. Quand le 9e bataillon arriva sur la batterie, il trouva le groupe de reconnaissance de 4 hommes qui avait, lui, réussi sa mission, ayant étudié les positions allemandes et nettoyé quatre passages à travers le champ de mines. Le bombardement de la RAF avait complètement raté sa cible, les avions lâchant leurs bombes trop au sud, n'avait infligé que peu de dégâts à la batterie et à ses défenses mais avait manqué de tuer le groupe de reconnaissance. Vers 4 h 30, le bataillon fut réorganisé en 4 groupes d'assaut, menés par le major Parry et comprenant les compagnies A et C, qui allaient opérer en passant par deux des chemins ouverts à travers le champ de mines. Alors qu'ils se regroupaient, ils furent repérés et 6 mitrailleuses allemandes ouvrirent le feu sur le flanc du bataillon. Un petit groupe de parachutistes mené par le sergent Knight engagea alors trois des mitrailleuses près de la porte principale, chargeant leurs servants allemands à la baïonnette et à la grenade, tandis que la seule mitrailleuse disponible, une Vickers, engageait le feu sur l'autre flanc. Knight mena alors son groupe aux abords de la porte principale, improvisant une diversion en attaquant et tirant avec tout ce dont il disposait, ce qui focalisa momentanément l'attention et la riposte des Allemands. Pendant ce temps, deux des planeurs d'assaut approchaient de la batterie, le troisième avait rompu son attache au-dessus de l'Angleterre. Ils devaient être guidés depuis le sol par des balises Eureka mais aucune d'elles n'ayant pu être récupérée lors du parachutage, les pilotes devraient donc atterrir à vue. Mais celle-ci était réduite par les nuages et la fumée due au bombardement. L'un des planeurs confondit le village de Gonneville, bombardé par la RAF et en feu, à 3 km de leur objectif, avec celui de Merville. À la vue des flammes, le pilote pensa que la cible avait été détruite et atterrit bien au-delà. Le second trouva la batterie mais alors qu'il faisait son approche finale, il fut ciblé et tiré par un canon antiaérien de 20 mm, blessant quatre des hommes à l'intérieur et détournant le planeur de sa course qui alla se poser très brutalement 700 mètres au-delà. Le planeur était à l'état d'épave et plusieurs hommes furent blessés dans l'accident. Cependant ils débarquèrent à temps pour repérer et attaquer par surprise des Allemands qui se dirigeaient vers la batterie. Alors que les planeurs s'approchaient, Otway donna l'ordre d'attaquer en hurlant « Get in, Get in », injonction reprise par les parachutistes. Il n'y avait pas de torpilles Bangalore pour ouvrir les barbelés et les premiers hommes se jetèrent dessus et ainsi de suite jusqu'à former des ponts humains sur lesquels les suivants coururent pour pénétrer dans la batterie. Les groupes d'assaut chargèrent. Dans l'obscurité, les passages marqués dans le champ de mines n'étaient pas clairement visibles et certains hommes s'en écartèrent et marchèrent sur des mines. Trois canons allemands firent feu sur les groupes d'assaut mais ils furent engagés par les mitrailleurs du bataillon et les tireurs d'élite. Au milieu du feu ennemi et de l'explosion des mines, les parachutistes tiraient à la mitraillette à la volée et lançaient des grenades sur tous les points fortifiés qu'ils rencontraient tout en chargeant vers les casemates. Au départ prise par surprise, la garnison allemande se reprit rapidement, en premier lieu en tirant des fusées éclairantes dans le ciel pour illuminer la zone, puis en menant un bombardement d'artillerie au-delà de la ceinture de barbelés et même en organisant un tir d'une batterie allemande de Cabourg vers le champ de mines. Otway ordonna à ses réserves de s'occuper des derniers canons allemands qui tiraient sur les groupes d'assaut, qui commençaient alors à forcer les casemates et engageaient un combat au corps à corps avec leurs défenseurs. Les canons devaient initialement être détruits avec des explosifs spéciaux, mais ceux-ci n'avaient pu être récupérés lors du parachutage. Ils furent donc mis hors d'usage un par un en utilisant les bombes Gammon anti-chars que chaque parachutiste avait avec lui. Le combat commença à diminuer d'intensité au fur et à mesure que la garnison allemande faiblissait et à 5 h 00 il était terminé. Partout à l'intérieur et autour de la batterie se trouvaient allongés des morts et des blessés des deux camps. La garnison allemande comprenait environ 50 hommes mais à la fin du combat, six soldats seulement étaient encore en état de combattre, une trentaine blessés, et le reste morts. Sur les 150 parachutistes britanniques ayant mené l'assaut, 65 furent tués ou blessés. La destruction des canons, même s'il ne s'agissait que de 100 mm à la menace moindre que les calibres de 150 mm attendus, permit néanmoins de sauver de nombreuses vies sur les plages. L'assaut sur la batterie de Merville, par une petite force aéroportée mal équipée, restera l'un des exploits du jour J et l'un des faits de gloire du régiment parachutiste britannique. Dans les 48 heures qui suivront, les Allemands seront de retour dans la batterie et deux canons engageront le feu contre les plages. Mais pendant les heures critiques des premières heures du débarquement, la batterie de Merville aura été réduite au silence. ( Source : Wikipédia ) Je vous recommande ce lieu, qui mêle, lieux de commémoration, de souvenirs et d'Histoire. Le son et lumière dans un blockhaus est impressionnant, à éviter pour les petits enfants, les personnes fragiles et claustrophobes. Le film ne rend pas aussi bien que la réalité, le bruit des bombardement et des tirs sont costaud, puis la fumé envahi l'espace, le tout avec les ordres en allemand. Quand au Dakota, qui si vous tombez le bon jour, vous aurez comme moi peut être la chance de pouvoir monter à bord.
  7. Lieu incontournable pour la mémoire du débarquement en Normandie le 6 juin 1944, le musée d'arromanches. « A l'initiative de Raymond TRIBOULET, premier sous-préfet de la France libérée » l'exposition permanente du débarquement à Arromanches a été inaugurée officiellement le 5 juin 1954 par Monsieur René COTY, Président de la République. Il s'agit du premier musée construit pour commémorer le 6 juin 1944 et la bataille de Normandie. Ce musée a été édifié à l'endroit même où fut implanté le port artificiel dont on peut encore voir les vestiges à quelques centaines de mètres du rivage. Pour permettre aux forces expéditionnaires de traverser la Manche le Jour J, une opération logistique hors norme est organisée : Neptune. 4.300 navires de toutes tailles et de toutes nationalités sont mobilisés. Arrivés au large des côtes normandes, ils mettent à l'eau 2.600 péniches de débarquement qui permettront aux troupes d'assaut de rejoindre le rivage. Au soir du 6 juin 1944, 150.000 marins ont été mobilisés pour acheminer les 130.000 hommes et les 20.000 véhicules qui permettront d'ouvrir une brèche dans le mur de l'Atlantique. La logistique, déjà exceptionnelle dans l'opération Neptune, entre dans une nouvelle phase tout aussi cruciale : ravitailler la fragile tête de pont pour faire face aux contre-attaques allemandes. Or, au soir du Jour J, les alliés ne disposent d'aucun port en Normandie. Le génie des alliés sera d'avoir imaginé des ports dont les différents éléments seraient fabriqués en Angleterre, puis remorqués au travers de la Manche avant d'être assemblés devant les côtes normandes. C'est l'opération « MULBERRY » En amont du Jour J, 40.000 personnes s'employèrent à construire ces différents éléments. Dès le 7 juin, les Royal Engineers étaient à pied d'oeuvre pour assembler le gigantesque mécano face à Arromanches. 15 jours plus tard le port était opérationnel et fut un maillon essentiel de la chaîne logistique du front Ouest. Sans cet art de la prévoyance qu'est la logistique, le débarquement en Normandie aurait certainement été voué à l'échec. L'histoire des ports artificiels Churchill n'avait pas attendu le résultat du raid de Dieppe pour envisager des solutions parallèles à la capture d'un port pour ravitailler les troupes au sol. Dès le 30 mai 42, 3 mois avant Dieppe, il adresse un mémo devenu célèbre à Lord Louis Mountbatten sur la construction de jetées flottantes : "elles doivent monter et descendre avec la marée. Il faut résoudre le problème de leur ancrage. Faites moi connaître la meilleure solution." Le raid de Dieppe viendra confirmer sa formidable intuition : si des ports, nécessaires à toute invasion, ne pouvaient être pris, il fallait les construire. Les différents composants seront construits en Grande Bretagne, remorqués à travers la Manche pour être assemblés face aux côtes normandes. Le port est constitué de routes flottantes et de plates-formes de déchargement qui montent et descendent avec la marée. Afin d'assurer une zone d'eau calme, une rade est prévue par l'immersion de blocs de bétons creux et de vieux bâteaux. L'ensemble de la construction des divers éléments des ports artificiels est confié aux seuls britanniques dont l'industrie de guerre est déjà surexploitée. En moins de 9 mois, les britanniques vont pourtant construire l'ensemble des pièces détachées requises. D'énormes quantités de matériaux sont nécessaires et plusieurs dizaines de milliers d'hommes sont impliqués dans ce projet gigantesque. Arromanches est libéré le 6 juin au soir et dès le 7 juin, les premiers bâteaux sont coulés. Le 8 juin, les premiers caissons Phoenix sont immergés. Le 14 juin, les premiers déchargements commencent. Complètement opérationnel dès le début du mois de juillet, le port artificiel d'Arromanches prouvera sa valeur lors de la grande offensive de Montgomery mi-juillet sur Caen. Pendant une semaine, plus de 18.000 tonnes de marchandises seront débarquées tous les jours. Les vestiges du port artificiel sont encore visibles à Arromanches et quelques dizaines de caissons PHOENIX continuent d'assurer à Arromanches un plan d'eau calme et abrité.Véritable chef d'oeuvre d'ingénierie, le port artificiel d'Arromanches fut la clé de la victoire en Europe. Ce musée est pratiquement ouvert tous les jours de l'année et il est toujours étonnant de croiser dans ce petit bourg au bord de la mer des touristes toutes l'année. Tarifs Tarifs individuels Adultes 8.00 € Enfants, étudiants 5.90 € Tarifs groupes (à partir de 20 personnes) Adultes 6.50 € Réservation groupes Enfants, étudiants 4.00 € Réservation groupes scolaires A ne pas rater lorsque l'on visite les plages du débarquement, attention en pleine saison, il y a peu de place pour se garer.
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