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chouette

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About chouette

  • Birthday 12/12/1970

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  • Website URL
    http://sph.amn.perso.sfr.fr

Profile Information

  • Lieu
    Jura
  • I am
    Ancien militaire
  • Je suis réserviste
    Non
  • Composante
    Aucune
  • Mon conjoint est militaire
    Oui
  • Je suis parent de militaire
    Non
  • Sexe
    Femme
  • Mes centres d'intérêts
    Défense, géopolitique, nos Armées

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  • Aly

  1. Voilà qui pourrait vous intéresser ... Dans le cadre de leur émission "Le Jura en valeur" sur les ondes de RCF et sur internet, Madeleine MARILLET et Laurence MUSY invitent des personnalités jurassiennes à partager avec les auditeurs leurs itinéraires insolites. Dès aujourd'hui, lundi 23 mars 2015, ce sera un invité tout à fait exceptionnel qui sera à l'honneur. Un guerrier de l'ombre, Officier des Services Spéciaux, actuellement en poste au plus haut niveau de l'Etat. Son activité étant essentiellement tournée vers l'étranger, il est venu spécialement avec beaucoup de plaisir dans le Jura, pour participer à cette série d'émission présentée par Laurence MUSY. Pour des impératifs de sécurité, son déplacement a été entouré d'un dispositif particulier et son identité réelle ne sera pas communiquée. Nous l'appellerons Alexandre. Vous ne le verrez dans aucune émission de télévision, vous ne l'entendrez sur aucune radio, il s'exprime en exclusivité sur RCF et plus particulièrement sur RCF Jura. Ses liens avec le Jura se sont façonnés au fil du temps, comme il l'évoquera au cours de nos six émissions. Alors jeune Officier de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, en stage à Lons-Le-Saunier, il s'est personnellement occupé de l’organisation de la dissolution du 60ème Régiment d'Infanterie et fut l'artisan de la très émouvante cérémonie sur le plateau de Montciel le 11 mai 1984, à laquelle de nombreux Lédoniens ont participé. Puis, quelques années plus tard il a mis à profit les rigueurs climatiques et les reliefs escarpés Jurassiens pour organiser les épreuves extrêmes des premiers jeux militaires internationaux des Forces Spéciales, en plein hiver. Son parcours l'a amené partout autour du monde. Au cœur de ses activités actuelles, il évoquera également pour nous les différents volets de la guerre électronique et technologique d'aujourd'hui : Cybercriminalité, Cyber-Terrorisme et Cyber-Défense. Un sujet douloureusement d'actualité, abordé avec précision et pédagogie pour nous faire comprendre les risques et les enjeux liés aux nouvelles technologies et à internet dans ces domaines précis. Diffusion des émissions sur internet, sur le site de RCF Jura 24 h/ 24 : http://rcf.fr/actualite/social/le-jura-en-valeur Mise en ligne : - aujourd'hui lundi 23 mars 2015 (émission 1) : ESM Saint-Cyr, arrivée dans le Jura - lundi 30 mars 2015 (émission 2) : temps de commandement et activités au 60° RI - lundi 6 avril 2015 (émission 3) : cérémonie de dissolution du 60° RI de Lons le Saunier - lundi 13 avril 2015 (émission 4) : la Cybercriminalité - lundi 20 avril 2015 (émission 5) : le Cyber-Terrorisme - lundi 27 avril 2015 (émission 6) : la Cyber-Défense Peut-être que cet endroit n'est pas le plus approprié, je laisse le soins à l'équipe d'administrateurs de le déplacer s'ils estiment pertinent de le faire...
  2. Très intéressant ce petit tour d'horizon annuel. Auquel j'apporte ma contribution avec plaisir : http://madame.lefigaro.fr/societe/dgseparis-nid-despionnes-230215-94803
  3. Le CNEC dispose en effet de 2 sites géographiquement distincts dans le même département. L'un en montagne (Mont-Louis), 1600 m d'altitude où les stagiaires passent quelques semaines (durée variable suivant les formations) et l'autre au bord de la mer (Collioure). Ce second site est plus spécifiquement dédié aux activités nautiques. Dont les parcours nautiques (certains sont mixtes - eau, rocher, installations diverses - et d'autres essentiellement dans - et sous - l'eau). Alors effectivement... ça mouille ! et après ça gratte ... (eau salée + sable, terre et autres dépôts divers et variés)
  4. Un site actif, dynamique et efficace en effet. A faire connaitre au plus grand nombre via le maillage dense du monde associatif qui gravite autour de la Défense : amicales régimentaires, associations d'anciens divers et variés... amicales des anciens élèves (de toutes les écoles des armées et services...). Vous l'aurez compris... la ressource humaine existe belle et bien !
  5. Les perceptions des contraintes de disponibilité peuvent être très diversement perçues suivant ses expériences et la façon dont chacun estime opportun de s'investir dans son travail. Une prise de contact avec le futur employeur, une rencontre, un échange clair et précis permet à chacun de se faire une idée de la comptabilité (ou non) entre les attentes de l'employeur et ce que le futur salarié envisage. Le contrat de travail précise les limites de l'exercice. Il me semble possible de savoir où on met les pieds... @ Gascon : même les témoignages un peu anciens (le vôtre en 2005) peuvent être très intéressants. Des éléments sont constants et d'une certaine façon intemporels. Ils sont précieux pour inspirer les "partants" sur le champ des possibles particulièrement large. @ Mercure : enlevés par les extra-terrestres ?!? ... Je suis partante pour organiser une tournée en soucoupe, histoire de savoir ce qu'ils sont devenus ! Certains ont gardé une liaison... Maitre des ondes, maitre du monde...
  6. La diversité et la pertinence des approches ont certainement donné quelques pistes de réflexion à Swan 54. Chaque situation est particulière, chaque couple détermine conjointement ses projets de vie, ses choix, ses préférences. Je conseillerais de bien communiquer entre vous, d'appréhender précisément les besoins et les attentes de chacun, surtout si vous avez des priorités professionnelles bien définies. Le sujet est complexe et pourtant si répandu ! La meilleure solution sera celle que vous allez construire ensemble, avec votre compagnon. Soyez lucide et courageux, pour savoir s'accrocher tant que c'est possible et décrocher au bon moment avant que tout l'édifice s'écroule... Quelques éléments complémentaires sur un article que j'ai publié récemment sur un blog Mes meilleures pensées vous accompagnent...
  7. chouette

    1er RPIMa

    Excellent ! Bon courage alors...
  8. Remarquables reportages, sur trois sujets différents mais bien complémentaires. C'est fabuleux d'entendre ainsi plusieurs personnes différentes s'exprimer sur un sujet si délicat, formuler les mots que nous ne savons pas forcément dire encore. Le processus du syndrome post-traumatique est bien décrit, avec ses étapes "silencieuses", et cette façon de jaillir d'un seul coup, quand on ne s'y attend pas. Les statistiques sont éloquentes également, des taux variables (et en France un taux exceptionnellement bas) comme l'a souligné le journaliste avec sa question un brin impertinente : est-ce que les Français supporteraient mieux le stress que leurs homologues Canadiens ou Américains ? Le médecin psychiatre a été clair... c'est non. Evidemment. Dans ce domaine la différence de nationalité et de culture n'intervient pas. En revanche, comme il l'a souligné, c'est le facteur temps qui fausse la donne actuellement. Les personnes atteintes vont découvrir au fil du temps la problématique, et progressivement faire monter les statistiques. Ce qui en soit est une bonne chose car cela signifie qu'ils pourront être soutenus, accompagnés, entouré pour s'adapter au mieux à leur nouvel état. Remarquable également le reportage sur les Services spéciaux, à travers le témoignage de deux camarades. Des mots qui parlent pour tous ceux qui sont encore murés dans le silence. Le poids des contraintes, l'isolement vis de sa propre famille. Le témoignage du fils, adolescent, qui découvre à 16 ans (environ) le métier de son père est assez édifiant mais reflète la réalité. Cette double vie est aussi une bombe à retardement... qui a fait exploser bien des couples et des familles. Merci à Belle et Pendemonium pour ce partage, soyez nombreux à regarder cette émission très très intéressante. Une façon ensuite d'alimenter l'échange.
  9. Merci Brünhild pour avoir partagé avec nous ce lien vers un document tout à fait intéressant, qui amène un éclairage constructif et pertinent de nature à alimenter les échanges. Citation de Janmarry (toutes mes excuses pour n'avoir pas trouvé la "fonction qui va bien !" ...) Je pense que nos amies du forum devraient bien voir le problème posé et à défaut d’avoir été au feu, sur un champ de bataille, ou avoir servi lors d’une campagne même un temps limité, de s’imaginer elle-même dans une tenue militaire et d’attendre avec les entrailles noués un ordre de courir vers la ligne de feu ! Nous ne sommes plus dans les « droits des femmes à tout prix ». D’autres combats féminins me semble plus utile que de vouloir aller sur un terrain au prétexte que les hommes y sont ! Je trouve son approche pragmatique, et le rejoins dans les "autres combats" à mener. Je ne suis pas favorable non plus à l'égalité à tout prix, toutefois je vais développer le sujet à la lueur de mon parcours, intéressant également du point de vue de la mixité. Après une admission incongrue dans les Services spéciaux à même pas 19 ans, j'ai été engagée sur la plupart des théâtres d'opérations depuis la chute du Mur de Berlin jusqu'au début des années 2000 (du Proche au Moyen-Orient en passant par l'Afrique, détour par les Balkans...). Dans ma petite structure (nous étions une quinzaine dont 5 femmes), nous avions tous des compétences différentes et complémentaires. Chez nous la fonction primait sur le grade, quel que soit le sexe. Ensemble en opération, nous ne pouvions pas faire la moindre différence. D'ailleurs il n'y avait pas de genre. Seulement des camarades. Hommes et femmes. Engagés dans les situations les plus extrêmes, où chacun a entre ses mains non seulement sa vie mais également toutes celles de ses coéquipiers. Dans une confiance absolue, dans une connaissance approfondie les uns des autres. Nous vivions ensemble, nous dormions ensemble, nous nous entrainions ensemble... toujours ensemble. En opération, suivant les missions et les nécessités, la composition et l'organisation des équipes pouvaient être très variables. Mais entre tous, sans aucune distinction, s'est construit cette fraternité d'armes, puissante, unique. L'individu avait "disparu" dans cette dimension collective. Il n'y avait plus de "je" ni de "tu"... seulement le nous. Un. Unité indissoluble. Notre force, notre soutien, notre stabilité, nos aptitudes et nos attitudes : tout nous reliait les uns aux autres, au groupe. Nous avions besoin de ce roc pour nous maintenir debout, pour faire face à la mort de nos camarades, aux traumatismes nombreux engendrés par les missions. Dans ce contexte très particulier, nous étions tous intimes. Dans l'esprit, dans le mental (un simple regard contenait toutes les informations que nous devions nous transmettre... nous étions littéralement branchés les uns sur les autres) mais également dans le corps (comment passer une semaine en planque à 3 dans 4 m 2 ? Forcément on est "nu"devant l'autre, devant les autres, dans tous les sens du terme et dans la plus parfaite réciprocité ! Il n'y a plus alors de différence de genre, subsiste simplement une différence anatomique que, pour ainsi dire, on ne voit pas. Il n'y a pas de gène, ni d'un côté ni de l'autre, car nous sommes si intimes que cette proximité est évidente, naturelle, spontanée). Nous savions toutefois que nous étions des êtres sexués, et nous mettions à profit nos différences et nos complémentarités pour optimiser le déroulement de la mission. En utilisant les "conditionnements mentaux" de nos adversaires, et même plus largement de l'espèce humaine. Un homme ne va pas réagir de la même façon s'il est abordé par une jolie fille que par un autre homme. Le contact sera effectivement déterminé par le genre. Nous pouvions avoir également nos préférences en matière d'armement (comme les gars d'ailleurs), conventionnel ou non, armes blanches etc... et parfois même en matière de procédure. Chez nous, une mission planifiée par une femme était différente de la planification réalisée par un homme. Nous avons notre approche, notre sensibilité, notre perception des choses, des lieux, des protagonistes... Différentes et complémentaires. D'où l'importance des adjoints de l'autre genre. Les "outils" ne sont pas les mêmes non plus. Suivant les lieux, les cultures, les usages il est approprié d'être homme, d'être femme ou d'être en couple même. Entre nous, du fait de notre grande proximité, toutes les configurations pouvaient être effectives et crédibles. Ainsi j'ai eu quelques "maris" et même une "copine" (le paxe avant l'heure en quelque sorte ! Rires...). Etre femme peut être un avantage ou un inconvénient, certes. Avantage quand il vous donne un atout supplémentaire. Un "petit plus" qui peut changer la donne. De nuit (sombre), sur une petite passerelle métallique, j'ai été surprise par un adversaire que j'ai "senti" intuitivement derrière moi. Je me suis retournée, nous n'étions à quelques dizaines de centimètres de distance. Un rayon de lune nous a éclairé à ce moment-là. Nous étions l'un et l'autre sur le point de frapper, le couteau à la main. Nos visages, bien que camouflés, nous sont apparus l'un à l'autre. Il a été très brièvement figé, une lueur de stupeur a traversé son regard. Il ne s'attendait pas à avoir en face de lui une gamine de 20 ans. Ce temps suspendu m'a permis d'avoir un net et bref avantage... la situation a évolué favorablement pour moi. En pensant "femme combattante", se pose la question de la violence, de la torture, de la captivité. Ces pratiques barbares seraient-elles plus insupportables pour une femme que pour un homme ? Je serais tentée de répondre non. Elles sont simplement différentes à certains égards, physiologiquement parlant. Mais tout aussi dévastatrices, tout aussi déstructurantes, toutes aussi indicibles. La grande différence réside dans la perception que les tiers peuvent en avoir. Le regard de la société sur l'archétype féminin, sur la fonction sociale... Nous étions lucides sur ces perspectives, nous savions - hommes et femmes - ce qui nous arriverait si nous étions capturés. Tout l'art étant d'éviter d'être confronté à cette si funeste extrémité... Etre femme, être homme, ni l'un ni l'autre. Simplement camarade, compagnon d'armes. Pour le meilleur et pour le pire. Certains évènements et éléments évoqués ici sont repris de façon plus complète et dans leur contexte de l'époque, dans un livre de plus de 400 pages, que j'ai publié en 2010, hommage à mes compagnons d'armes (hommes et femmes), avec lesquels j'ai vécu le meilleur et le pire durant 5 années. Des hommes et des femmes tous plus extraordinaires les uns que les autres, qui ont conjugué le verbe servir à tous les temps, qui ont connu le prix du renoncement, le poids du sacrifice. Et qui profitent depuis bien longtemps déjà du repos éternel...
  10. Bonjour Belle, C'était une émission qui devait passer le dimanche 17 février ? J'ai "épluché" tout le programme en vain... Cela a surement dû être intéressant
  11. Il a publié plusieurs ouvrages dont "Agent secret de Churchill" dont voici une présentation : http://www.lexpress.fr/culture/livre/un-extrait-d-agent-secret-de-churchill-par-bob-maloubier_989449.html J'ai eu l'occasion de le rencontrer aux Invalides en décembre dernier à l'occasion du salon du livre de l'association des écrivains combattants. Esprit fin et pétillant, regard malicieux, ce fut un vrai régal de discuter avec lui. Dans le fil de la conversation, j'en ai oublié de lui demander de dédicacer l'ouvrage que j'avais exprès amené. Mon camarade y est retourné pour s'acquitter de la tâche... Un grand monsieur ! De la trempe des héros aussi extraordinaires que modestes. Un homme de l'ombre qui a consacré sa vie au service, happé par les tourbillons de l'Histoire. Un exemple pour nous, les jeunes générations qui mettons nos pas dans les siens.
  12. Les missions des FS sont par nature très diverses et variées, aussi bien par leur localisation que par leur durée. Les OPEX "classiques" existent également, dans le cadre de fonctions déterminées suivant le dispositif dans lequel la composante "FS" est intégrée. Parfois le poste "officiel" dans le TED (tableau des effectifs et dotations) est assez incongru... certains se sont retrouvés dans les gamelles (à la cuisine...) ce que a bien fait rire les camarades. Comme quoi les FS peuvent mener à tout ! Concernant la solde (nom "militaire" du salaire), elle est indexée sur le grade et ensuite les échelons (qui évoluent avec l'ancienneté). En OPEX, suivant le lieu du théâtre d'opération, le facteur multiplicateur varie. Il peut être de 1,5 ou 2 ou même davantage. Sachant que plus le taux est élevé plus le lieu est "à risque" (même si tous les combattants ne sont pas exposés de la même façon certes). Toutefois les FS sont plus particulièrement exposés du fait de leur fonction. Ensuite la situation familiale a également une incidence sur le taux de rémunération. S'y ajoute d'éventuelles primes de spécialités (la plus connue étant la "solde à l'air", prime des parachutistes). Les diplomes vont avoir une incidence directe sur la catégorie dans laquelle se fera le recrutement (Rang, SO ou O), direct ou indirect. Ensuite vous serez apprécié (et évalué) sur l'aptitude, l'attitude et l'adaptabilité. Il vous sera alors proposés (au fil du temps) de suivre des formations, des spécialités suivant les besoins de l'Institution (si ces derniers correspondent avec vos aspirations c'est parfait !) Je me permets de mettre en avant quelques aspects moins souvent abordés : - ces fonctions nécessitent une très grande disponibilité (rarement compatible avec une vie familiale) - l'engagement (aussi bien physique que mental) y est extrême (on n'en sort pas indemne...) - y entrer est une chose, y durer en est une autre (garder l'idée de la reconversion dans un petit coin de la tête... pour plus tard bien-sûr, mais le "plus tard" peut arriver vite !) Bonne chance à tous... ça vaut quand même le coup d'aller voir
  13. chouette

    1er RPIMa

    Excellent article, complet, exhaustif... Blumblebee ! Bravo... Et maintenant, vous y êtes ?
  14. Bonjour, La prise de conscience de cette problématique passe en effet par une communication élargie. Aussi je me permets de mentionner ici le lien vers un infirmier de retour d'Afghanistan. http://le-blog-agpm.fr/entraide-et-solidarite/linterview-de-sylvain-faviere/lt/42/ Je crains toutefois que l'on ne puisse pas véritablement parler de "solution", y compris par des processus d'expulsion (ou d'extériorisation), par le biais de l'écriture (à titre privé ou à travers un ouvrage publié). Les traumatismes liés à ces expériences particulièrement intenses nous façonnent en profondeur. Il s'agit bien plus qu'un "problème" pour lequel il suffit de "trouver" une solution. L'impact de ces traumatismes se manifeste au plus profond de nous, dans notre identité, dans nos perceptions de nous-même, dans nos corps et nos consciences. Nous sommes "autre" sans plus savoir qui véritablement. Etre étranger à soi-même, ne plus se reconnaître, parfois ne plus se supporter (comment alors imaginer que nous puissions supporter notre entourage ?), survivre comme une errance, un bateau à la dérive qui n'a plus de gouvernail, à la merci de tous les vents. Comment comprendre l'incompréhensible ? Chercher dans une mémoire aussi fragmentée que le corps a été morcelé ? Qui suis-je ? Dire l'indicible ... Qui peut entendre ces voix qui s'élèvent ? Qui peut écouter ces récits d'une brutalité terrible, qui peut comprendre ces vies définitivement tourmentées ? Où la mort semble seule capable d'imposer son silence et sa sérénité aux fantômes du passé qui, presque toutes les nuits, n'ont de cesse de nous hanter ? Je refuse cette fatalité, ensemble nous pouvons avancer. Par un numéro de téléphone, par des associations, par les compagnons d'armes retrouvés, par un livre écrit, par la fraternité partagée, par les larmes ensemble versées, par ce regard qui en dit long sur les mêmes épreuves traversées. Par un forum comme ici, par tous les moyens, pour que toutes celles et ceux qui sont affectés par ces traumatismes puissent trouver des outils, les essayer, se les approprier et peut-être parmi eux trouver celui qui véritablement va lui permettre d'avancer. Vers un nouvel équilibre de vie, vers une réappropriation de soi, vers une intense et intime transformation, où les émotions se dissocient enfin des évènements et des mémoires. Le passé ne changera pas. Mais au moins, alors, un futur est possible. Chemin de croix, chemin de foi... Défi d'aujourd'hui, défi de toute une vie.
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