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Wlfnstn

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About Wlfnstn

  • Birthday 09/13/1992

Profile Information

  • Lieu
    Grenoble
  • I am
    Militaire
  • Je suis réserviste
    Non
  • Composante
    Gendarmerie nationale
  • Mon conjoint est militaire
    Non
  • Je suis parent de militaire
    Oui
  • Sexe
    Homme

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  1. Les Groupes d'intervention régionaux (GIR) ont été créés par la circulaire interminestérielle du 22 mai 2002 afin de constituer une force réunissant tous les services concernés par la lutte contre l'économie souterraine et les différentes formes de délinquance organisée qui l'accompagnent. Outre des policiers et des gendarmes ils peuvent accueillir des agent des douanes, des impôts, de l'URSSAF ou encore de l'inspection du travail. La dimension interministérielle des GIR favorise l'action pluridisciplinaire et l'échange de renseignements entre administrations et elle constitue une valeur ajoutée à l'action répressive traditionnelle. L'objectif des GIR – au-delà de l'interpellation des individus et la saisie de produits ou marchandises illicites priorité des services d'enquête – est l'identification et la saisie du patrimoine acquis avec le bénéfice de leurs trafics. Le dispositif se compose aujourd'hui de 36 GIR, représentant un effectif de 429 personnels interministériels (police, gendarmerie, douanes, impôts) : - 29 GIR métropolitains : Alsace, Aquitaine, Auvergne, Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Champagne-Ardenne, Corse, Essonne, Franche-Comté, Haute-Normandie, Hauts-de-Seine, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Paris, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise, Yvelines. - 7 GIR outre-mer : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Réunion. Les 8 GIR Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95) sont à compétence départementale. Alors que 4 GIR disposent d'une antenne: le GIR PACA (antenne de Nice), le GIR Corse (antenne de Bastia), le GIR Rhône Alpes (antenne de Grenoble) et le GIR Centre (antenne de Dreux). Ces structures sont rattachées soit à la police nationale soit à la gendarmerie nationale. - au niveau de la police nationale : 16 à la direction centrale de la police judiciaire, via les DIPJ ou DRPJ, 4 à la préfecture de police de Paris et 1 à la DDSP de la Réunion ; - au niveau de la gendarmerie nationale : 15 GIR via les sections de recherches. Une coordination nationale des GIR, implantée à la DCPJ, a été mise en place le 1er septembre 2008 sur la base de l'alternance du commandement entre police et gendarmerie. Il s'agit d'une équipe légère organisée autour d'un coordonnateur national et de son adjoint. Outre ses missions de coordination et de soutien de l'action des GIR sur le terrain, il s'agit d'un véritable outil d'analyse et d'aide à la décision en temps réel pour les autorités d'emploi.
  2. Créé par le décret n° 2013-987 du 5 novembre 2013, pris par le Premier ministre, l'Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) se compose de gendarmes, de policiers et d’agents mis à disposition par le ministère des Armées et de tout autre administration possédant une expertise dans la lutte contre les crimes internationaux les plus graves et les formes de criminalité qui leur sont liées ou dans la lutte contre la haine et l’intolérance à l’égard des membres de certains groupes. Rattaché à la Sous-direction de la police judiciaire (SDPJ) de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) et commandé par un colonel de la gendarmerie nationale, l’OCLCH est un service de police judiciaire à vocation interministérielle placé au niveau central. SON MANDAT Compétent sur l’ensemble du territoire national et point de contact pour les échanges internationaux de coopération policière pour les crimes relevant de son mandat, l’OCLCH est fondé à enquêter sur deux grandes catégories de crimes. Crimes internationaux les plus graves L’OCLCH est compétent pour diligenter des enquêtes pénales sur : - les génocides (Code pénal, art. 211-1) ; - les crimes contre l’Humanité (Code pénal, art. 212-1) ; - les crimes et délits de guerre (Code pénal, art. 461-1 à 462-11) ; - les crimes de torture au sens de la Convention contre la torture et autres peines et traitements inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984 ; - les crimes de disparition forcée (Code pénal, art. 221-12), au sens de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées du 20 décembre 2006. La compétence de l’Office s’exerce quand l’auteur ou la victime du crime commis à l’étranger est de nationalité française. Elle s’exerce également quand le crime, commis à l’étranger, n’a pas été commis par ou contre un Français et, selon les cas, dès lors que l’auteur du crime est présent sur le territoire français ou qu’il y a sa résidence habituelle. Crimes motivés par la haine et l’intolérance L’OCLCH exerce également sa compétence, en application de l’article 2 de son décret de création, sur tout crime commis à raison : - de l’appartenance de la victime à une race supposée, une ethnie, une religion, une nation ; - de l’orientation ou de l’identité sexuelle de la victime. Pour ces infractions, la compétence de l’Office s’exerce dans le cas où le crime a été commis en France ou s’il a été commis à l’étranger, si l’auteur des faits ou la victime possède la nationalité française. SES MISSIONS Pour l’exécution de son mandat, l’OCLCH, en application du décret 2013-987 : - diligente les enquêtes sur l’ensemble du territoire français et à l’étranger, dans le cadre de l’entraide pénale internationale ; - anime et coordonne les investigations de police judiciaire diligentées par les unités de gendarmerie et les services de police sur soit-transmis des magistrats du parquet ou sur commission rogatoire des magistrats instructeurs du pôle spécialisé du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris, en application des articles 628 et suivants du Code de procédure pénale (CPP) ; - traque les criminels en fuite recherchés par les autorités judiciaires et policières françaises, étrangères et internationales ; - constitue le point de contact de la France pour les échanges dans le cadre de la coopération policière internationale ; - observe et analyse l’évolution de ces phénomènes criminels ; - apporte une expertise sur la législation nationale et les instruments juridiques, européens et internationaux, de droit pénal et de protection des droits de l’Homme ; - participe aux formations relatives au droit des conflits armés, aux droits de l’Homme et à la protection des victimes. Les procédures diligentées par l’Office peuvent faire l’objet de la mise en œuvre de techniques spéciales d’enquêtes, en application de l’article 628-8 du CPP. L’Office peut agir en co-saisine avec une unité de gendarmerie ou un service de police ou en appui de ces derniers. SA CONTRIBUTION À LA SÉCURITÉ NATIONALE ET INTERNATIONALE Contribution à la paix et à la sécurité internationales La répression des auteurs des crimes internationaux les plus graves contribue à la paix et à la sécurité internationales. L’OCLCH participe à la mise en œuvre des engagements internationaux de la France et des décisions du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le domaine de la lutte contre l’impunité des plus grands criminels. Protection des populations et du territoire national L’OCLCH contribue efficacement au retour en sécurité intérieure en : - empêchant la commission d'autres infractions graves à partir du territoire national ou contre ce dernier ; - saisissant les avoirs criminels pour éviter le financement d’autres crimes internationaux ou d’autres trafics (êtres humains, armes, ressources naturelles), renforcer l’efficacité des sanctions pénales et garantir l’indemnisation des victimes ; - enquêtant sur les infractions commises en lien avec d’autres formes graves de criminalité par des membres de groupes armés non étatiques ou des organisations criminelles (atteintes aux ressources naturelles, au patrimoine culturel, blanchiment, traite des êtres humains, trafics d’organes, trafics d'armes). L'Office inscrit aussi son action dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (UNTOC) et du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale. Protection de la dignité humaine et de la cohésion nationale En assurant la répression des crimes motivés par la haine et l’intolérance à l’égard des membres de certains groupes, l’OCLCH contribue aussi à la protection de la dignité humaine et de la cohésion nationale, conformément aux engagements internationaux de la France souscrits dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne. SES PARTENAIRES Partenaires nationaux L’OCLCH collabore avec l’ensemble des unités de gendarmerie, des services de police et autres services du ministère de l’Intérieur ainsi qu’avec tout autre administration susceptible de lui apporter une expertise ou un concours dans le cadre des procédures qu’il diligente. Il collabore aussi avec les associations et autres organisations non gouvernementales spécialisées dans la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves, la protection des droits de l’Homme, la protection des victimes, d’une part, et, d’autre part, les organisations spécialisées dans la lutte contre les crimes motivés par la haine et l’intolérance et la protection des victimes de crimes commis à raison de l’appartenance ou la non-appartenance de la victime à une race supposée, une ethnie, une nation, une religion ou à raison de l’identité ou de l’orientation sexuelle de victime. Partenaires étrangers L'OCLCH collabore avec : - l’Organisation des Nations Unies (ONU), ses agences (Haut-commissariat pour les réfugiés et Haut-commissariat aux droits de l’Homme) et institutions spécialisées (Unesco) ; - la Cour pénale internationale (CPI) et les tribunaux pénaux internationaux ; - l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC-Interpol) ; - le Conseil de l’Europe ; - l’Union européenne ; - l’Agence de coopération judiciaire européenne (Eurojust) ; - le Réseau européen des points de contacts “Génocides” ; - l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et le point focal “Génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre” ; - les services de police et autorités judiciaires ; - les universités et centres de recherches.
  3. L'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI) est, au sein du ministère de l'Intérieur, le levier d'une approche interministérielle globale et efficiente de la lutte contre les formes graves d'exploitation au travail et les escroqueries sociales. Il marque la volonté des autorités politiques de lutter efficacement et de manière équilibrée contre ces fraudes pour protéger les salariés et préserver les finances publiques. Missions centraliser et analyser le renseignement criminel de toute origine afin d'identifier l'existence de réseaux criminels organisés ou de fraudes d'ampleur nationale ; animer et coordonner les investigations de police judiciaire en assistant et appuyant les différents corps de contrôle investis dans la lutte contre le travail illégal (unités de gendarmerie ou services de police). Cette mission d'assistance peut prendre la forme de fiches d'évaluation définissant une stratégie et des modes d'action, ou se faire in situ par une participation effective aux opérations judiciaires. L’OCLTI joue également le rôle d'interface pour la coopération opérationnelle policière internationale ; diriger les enquêtes les plus complexes concernant le travail illégal ou les fraudes sociales ; former les enquêteurs, de la gendarmerie et de la police nationale, officiers de police judiciaire. Domaines d’action L'OCLTI exerce ses missions dans trois domaines complémentaires les uns des autres : le travail illégal (fraudes aux cotisations sociales) qui a pour but de protéger les salariés (dont tous les droits ne sont pas reconnus) et les entreprises vertueuses victimes de la déloyauté des entreprises frauduleuses. En effet, certaines entreprises dissimulent, au moins partiellement, des emplois salariés et des activités pour diminuer leurs charges. Elles pratiquent ainsi des coûts compétitifs les fraudes aux prestations sociales (fraudes aux revenus de remplacement, aux AGS, assurance maladie, retraite…) ; l’exploitation au travail (une échelle représentant les différentes formes d’exploitation au travail, a été élaborée par l'OCLTI). Le travail dissimulé, en ce qu'il nie les droits sociaux des salariés et est source de précarité , représente déjà une forme d'exploitation au travail que l'on peut qualifier de basse intensité. Les conditions de travail et d'hébergement contraires à la dignité de la personne et la traite des êtres humains en constituent les formes les plus graves. Une dimension internationale Les fraudes complexes en matière sociale ont en très grande partie une dimension internationale. L'OCLTI combat le dumping social international sous toutes ses formes (délocalisations fictives, fraudes à l'établissement ou encore détachements frauduleux de salariés en provenance de pays à bas-coûts salariaux ou sociaux, fausses entreprises de travail temporaire) tout en s'attaquant aux groupes criminels qui se livrent au travail dissimulé en lien avec d'autres formes de délinquance (trafics de métaux, de pièces détachées, tromperies, abus de faiblesse, contrefaçon...). Ainsi, l'Office est point de contact central à l'international pour son domaine de compétence et développe ses échanges bilatéraux à l'occasion d'enquêtes judiciaires.
  4. Voici un un petit wiki, résumé de chaque métier existant en gendarmerie, afin d'avoir une vue d'ensemble de l'institution. Permettant ensuite d'aller approfondir les choses sur les sujets concernés. Gendarme départemental Affecté en brigade territoriale rurale ou urbaine, le gendarme départemental, souvent recruté dès sa sortie d'école, est un militaire polyvalent, exerçant de réelles responsabilités dès le premier grade. Il dirige des enquêtes judiciaires ou y participe selon ses qualifications, il est en charge de la surveillance de son secteur, de la sécurité routière, de l'accueil du public au bureau... il constate des crimes, des délits, des accidents de la route... Tout le contraire de la routine ! Véritable professionnel du terrain, il est en contact direct et quotidien avec la population, les élus, les chefs d'établissements scolaires, les responsables d'association... Appelé à servir de jour comme de nuit, sur des événements parfois difficiles, il doit posséder le sens des relations humaines, être capable de recueillir le renseignement, de gérer et d'analyser des situations complexes et faire preuve d'une grande capacité d'initiative. Militaire polyvalent, le gendarme départemental exerce également la mission de sécurité routière sur l'ensemble du réseau de son secteur. Il exerce des missions de prévention auprès des automobilistes, des transports routiers et scolaires. Dans le cadre de la surveillance générale, il relève les infractions au Code de la route et constate les accidents de la circulation routière. Il peut bénéficier de l'aide et de l'expertise d'unités motorisées voire de l'hélicoptère pour la surveillance du réseau et le transport de blessés graves. Gendarme mobile Son métier l'amène à se déplacer plus de 200 jours par an, avec des préavis parfois très courts, sur l'ensemble du territoire métropolitain mais aussi dans les DOM-TOM, voire à l'étranger. Il peut intégrer un peloton d'intervention, unité spécialisée mise en place pour neutraliser et appréhender un individu dangereux par exemple. Il peut aussi devenir pilote de véhicule blindé, utilisé pour dégager des obstacles fixes dans certaines manifestations. Muni d'un casque et doté d'un équipement protecteur (jambières, masque à gaz, bouclier...), il doit faire preuve d'une grande résistance physique et morale et d'un niveau technique élevé en vue de faire face à des événements parfois violents. Gendarme au GIGN Le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) présente aujourd'hui une force unique en Europe. Fort de l'expérience et du savoir acquis depuis 40 ans d'interventions, il anticipe les menaces terroristes et est capable de répondre à des situations extrêmes. Doté de très grandes qualités physiques, techniques et psychologiques, le militaire du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, intervient lors d'évènements particulièrement graves : prises d'otages (Airbus à Marignanne en 1994), actions de terrorisme ou de grand banditisme, arrestation de forcené... L'efficacité reconnue de ce groupe repose sur une sélection particulièrement rigoureuse des candidats et un entraînement quotidien aussi bien physique (sport, parcours du risque, saut en parachute...) que technique. Chaque gendarme du GIGN est tireur d'élite. Le groupe est fort de plus de 380 hommes et femmes (officiers et sous-officiers) hautement spécialisés, regroupés au sein de 5 forces complémentaires (intervention, protection, observation/recherche, appui opérationnel, formation). Gendarme au PSPG Depuis février 2009, les pelotons spécialisés de protections de la gendarmerie (PSPG) protègent jour et nuit les centrales nucléaires implantées en France. Gendarme en PSIG Appuyant l'action des gendarmes départementaux dans la lutte contre la délinquance de proximité, les Pelotons de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie (PSIG) sont prioritairement engagés dans les secteurs et les périodes les plus sensibles, notamment nocturnes. Recrutés parmi les sous-officiers des unités de gendarmerie départementale ou mobile ainsi que de la garde républicaine, ils sont sélectionnés sur la base du volontariat, reçoivent une formation adaptée et suivent un entraînement particulier. L’exécution des missions confiées à ces unités fait appel à un sens de l’initiative développé, à un tempérament dynamique et volontaire, ainsi qu’à une robustesse et une endurance physique avérées. Motocycliste Pilotes de machines puissantes et modernes, le motocycliste de la gendarmerie départementale, recruté essentiellement parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, est chargé de la surveillance du réseau routier et autoroutier. Son implication quotidienne sur le terrain mais aussi dans le milieu scolaire, permet de prévenir et sensibiliser les automobilistes ainsi que les jeunes aux dangers de la route. Parfois appuyé par des moyens complémentaires (hélicoptère, voiture rapide d'intervention), il contribue à la lutte contre l'insécurité routière en réprimant les fautes graves au Code de la route. Pilote de voiture rapide d'intervention Spécialiste de la sécurité routière, le pilote de voiture rapide d'intervention est chargé d'intercepter tout automobiliste roulant à vive allure sur autoroute constituant de ce fait un danger pour autrui. Il assure aussi les mêmes missions que ses collègues motocyclistes et est recruté parmi les sous-officiers de gendarmerie. Les pilotes de voitures rapides d’intervention patrouillent les voies rapides pour protéger les usagers, déceler les infractions graves à la sécurité routière et traquer la délinquance des grands axes. Les brigades rapides d'intervention (BRI) sont équipées de la Renault Mégane RS. Gendarme en unité de recherches Intervenant dans le cadre d'enquêtes judiciaires particulièrement longues ou complexes, près de 4 000 militaires servent dans des unités spécialisées : brigades et section de recherches (BR et SR). Le gendarme d'unité de recherches doit être doté d'une bonne expérience du terrain, montrer un grand intérêt des enquêtes judiciaires, posséder d'excellentes qualités d'observation et d'analyse, être rigoureux et méticuleux. Gendarme N'Tech Le gendarme N'Tech s'engage dans la lutte contre la cybercriminalité, démasque les cyberdélinquants, prévient les jeunes et les moins jeunes des dangers de la Toile, explore des disques durs à la recherche de preuves numériques, traque les pédophiles du Net sur les forums, les chats et les réseaux sociaux… Gendarme de l'IRCGN Si autrefois le témoignage et l'aveu suffisaient à emporter la conviction des magistrats et des jurés, depuis quelques années, la "preuve scientifique" est devenue un élément incontournable de l'enquête criminelle. Tirant parti de cette évolution, la gendarmerie s'est dotée d'une structure qui, s'appuyant sur les techniciens d'identification criminelle chargés de prélever des indices sur le terrain, a été coiffée en 1987 par une unité dont la vocation principale consiste en l'analyse de ces prélèvements. Cette unité est l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), implantée à Cergy (95). Fantassin de la Garde Républicaine Servant au 1er ou 2ème régiment d'infanterie, le fantassin de la garde républicaine est chargé de la sécurité des palais nationaux (Palais de l'Elysée, Sénat, Assemblée Nationale...), des résidences présidentielles et des services d'honneur au profit de la présidence de la République, du 1er ministre, des présidents des assemblées, des ministres de l'Interieur et de la Défense. Faisant l'objet d'une sélection rigoureuse et d'un entraînement physique régulier, il peut être appelé à participer au maintien de l'ordre ou renforcer les unités de la Gendarmerie Départementale au sein de pelotons d'intervention. Motocycliste de la garde républicaine Rattaché depuis 1979 au 1er régiment d'infanterie, l'escadron motocycliste fut créé en janvier 1952, à partir des effectifs du régiment de cavalerie. Installé à Dugny (93), à proximité immédiate des grandes voies de circulation et de communication, l’escadron est composé de 108 motocyclistes, sévèrement sélectionnés sur des critères d'adresse et d'aptitude au pilotage en toutes circonstances. Trois années sont nécessaires en moyenne pour confirmer un motocycliste dans le domaine spécifique des escortes. Il est chargé des escortes protocolaires et de sécurité réservées au président de la République mais également aux souverains et chefs d'Etat étrangers en visite en France. Outre les missions protocolaires, l'escadron intervient lors des escortes sensibles (transfèrement de détenus particulièrement dangereux, convois sensibles), dans la sécurisation d'épreuves sportives, essentiellement cyclistes, se déroulant sur la voie publique et particulièrement le Tour de France depuis 1953. En outre, les motocyclistes possédant les meilleures prédispositions physiques et de pilotage sont intégrés à l’équipe d’acrobatie destinée à mettre en valeur le savoir faire des personnels de cette unité, à l’occasion d’une quarantaine de représentations par an, en France et à l’étranger. Cavalier de la garde républicaine Le cavalier de la garde républicaine, recruté sur des critères physiques et techniques, participe principalement, au sein de son escadron, à cheval et à pied, aux services d'honneur au profit des plus hautes autorités de l'État et des chefs d'États étrangers en visite officielle en France. Outre sa mission de protocole, il assure une présence opérationnelle dans Paris, la gestion des foules calmes lors de grands rassemblements et peut être amené à effectuer des missions de services d'ordre aux abords du Parc des Princes et du stade de France. Maître de chien Le gendarme et le chien forme une véritable équipe opérationnelle, assurant des missions variées comme la recherche de personnes disparues ou de malfaiteurs, la protection ou le secours de personnes, l’interception d’individus dangereux, la découverte de produits stupéfiants ou d’explosifs. Outre la passion pour son chien dont il assure l’entraînement quotidien, le technicien cynophile, recruté parmi les sous-officiers de gendarmerie, est sportif et doit régulièrement se recycler afin d’évoluer dans sa spécialité. Gendarme en montagne A la fois secouriste et enquêteur, le gendarme spécialiste montagne, recruté parmi les officiers et sous-officiers de gendarmerie, est particulièrement qualifié pour intervenir dans le milieu difficile qu’est la montagne. Il est un alpiniste aguerri, souvent guide de haute montagne et possédant obligatoirement un diplôme de secourisme. Il est aussi un gendarme qui enquête sur les accidents de montagne et qui réprime les atteintes à la faune et à la flore. Par ses compétences et son expérience, il est un interlocuteur précieux pour les élus et responsables locaux mais aussi pour les touristes auxquels il prodigue des conseils ou des prescriptions d’une importance vitale. Les principaux pelotons de gendarmerie de haute montagne sont implantés dans les Alpes et les Pyrénées. Enquêteur subaquatique Entraînés à plonger dans des conditions extrêmes, ils assurent à la fois des missions de police administrative et de police judiciaire. Gendarme spéléologue Capables d'évoluer en milieux urbanisés ou naturels, à pied ou sur corde, le tout dans des espaces confinés et masqués par les ténèbres, les militaires du Groupe enquêteurs en milieu souterrain (Gems) poursuivent l'action de la gendarmerie sur toutes les scènes de crime. Au fond du trou, ils réalisent des prélèvements, recherchent des preuves là où personne n’irait les chercher et contribuent ainsi à la manifestation de la vérité dans les affaires judiciaires. Gendarme en unité nautique A bord de vedettes et de canots rigides, les gendarmes des unités nautiques évoluent sur le vaste réseau fluvial, assurant la surveillance de la navigation et le contrôle des usagers. Ils enquêtent lors de la disparition de personnes, recherchent des indices et veillent au respect de la protection de l'environnement. Qu'ils soient enquêteurs subaquatiques (plongeurs) ou pilotes de vedette, ils sont recrutés parmi les gendarmes en activité, ayant satisfait à des tests physiques et techniques d'un niveau élevé. Gendarme maritime A la fois gendarme et marin, le gendarme maritime exerce sur le littoral et en mer, les missions traditionnelles du gendarme départemental. Hautement qualifié tant dans le domaine des enquêtes judiciaires que dans le domaine technique (navigateur, mécanicien, électricien, plongeur autonome), il contribue à la protection du trafic maritime, participe au sauvetage et à l'assistance des personnes et des biens et assure le contrôle de la pêche et de la navigation. Gendarme des transports aériens La Gendarmerie des transports aériens (GTA) est une formation spécialisée de la gendarmerie nationale dont la mission s’exerce au sein de l’aviation civile. Gendarmerie de l'air La gendarmerie de l'Air est une formation spécialisée de la gendarmerie nationale, placée, pour emploi, auprès du chef d'état-major de l'armée de l'Air. Gendarmerie de l'armement La gendarmerie de l'armement constitue l'une des formations spécialisées de la gendarmerie nationale. Elles est placée pour emploi auprès du délégué général de l'armement (D.G.A.). La gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires La Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires (Gsan) constitue l'une des formations spécialisées de la gendarmerie nationale. Elle est chargée du contrôle gouvernemental et de la sécurité des armes nucléaires. Son commandement relève directement pour emploi du ministre de la Défense. Gendarme, spécialiste des Systèmes d'information et de communication (SIC) Près de 1500 hommes et femmes servent au sein de la gendarmerie nationale comme spécialiste SIC. Ancré dans l’opérationnel, il appuie au quotidien l’action des gendarmes et les accompagne dans leur environnement numérique en constante évolution. Radios, parc informatique, réseaux, téléphones de service, tablette Néogend… L’environnement numérique des gendarmes évolue constamment. Ainsi, un spécialiste SIC est présent au sein de chaque formation : gendarmerie départementale, mobile, administration centrale, gendarmeries spécialisées et même au sein du GIGN.
  5. Présentation de l'IGGN L'organe d'inspection de la gendarmerie nationale a connu d'importantes évolutions durant ces dernières années. Constitué au départ de la seule inspection technique (I.T.), il avait pour unique mission de conduire les enquêtes judiciaires portant sur les personnels de la gendarmerie. L'année 2002 a marqué un premier tournant avec la création de l'inspection de la gendarmerie nationale (IGN). L'IGN se composait de l'IT et de l'inspection pour l'administration et le service de la gendarmerie (IASG). Les missions de cette nouvelle entité s'étendent alors : elle devient compétente non seulement pour les enquêtes judiciaires et administratives mais aussi pour l'inspection et le contrôle du service. De plus, un bureau audit voit le jour au sein de l'IGN. En 2009, le rattachement organique de la gendarmerie nationale au ministère de l'Intérieur donne naissance à l'organisation actuellement en vigueur. L'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) se structure de manière à s'inscrire dans le dispositif d'inspection du ministère de l'Intérieur. Cette intégration et la nature des missions à conduire amènent en effet l'IGGN a travailler en collaboration avec l'Inspection générale de l'administration (IGA) et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). D'un point de vue organique, l'IGGN est directement rattachée au directeur général de la gendarmerie nationale. Deux principes À la disposition du directeur général de la gendarmerie nationale, l'inspection générale de la gendarmerie nationale appuie son action sur deux principes essentiels, gages de sa crédibilité et de sa légitimité : - le principe d'indépendance par rapport aux formations qui composent la gendarmerie nationale; - le principe d'impartialité tant dans la réalisation de ses enquêtes, audits et études que dans l'expression de ses recommandations. Deux objectifs L'IGGN poursuit deux objectifs principaux : - éclairer le directeur général de la gendarmerie nationale dans ses décisions en lui donnant une vision la plus objective possible de l'état de l'institution ; - entretenir la confiance des citoyens et de leurs élus envers la gendarmerie et garantir la capacité de cette dernière à concourir à l’État de droit. Quatre fonctions Pour atteindre ses objectifs, l'IGGN exerce quatre fonctions : Elle répond au cas par cas aux saisines extérieures (particuliers ou autorités administratives indépendantes) ou internes (enquêtes administratives), et contribue à mettre en œuvre des mesures de portée plus générale relatives à la déontologie. Cette action préventive ou corrective se traduit par un retour d'expérience intégré aux programmes de formation ou par des recommandations à la chaîne de commandement qui décline ces dernières en mesures ou directives. Elle réalise les enquêtes judiciaires, lorsqu'un des personnels de la gendarmerie, militaire ou civil, est mis en cause ou susceptible de l'être. Participant au bon fonctionnement de la justice, elle contribue également à la formation des personnels de la gendarmerie en matière de déontologie, en intervenant dans les écoles et en apportant un retour d'expérience sur le sujet. Elle assure des missions de contrôle indispensables à une organisation de près de 100 000 hommes. Elle vérifie l'application des lois, règlements et directives. Elle identifie les risques qu'encourt la gendarmerie dans son organisation, son administration et sa logistique. Elle formule les recommandations appropriées. Elle conduit des études à la demande du directeur général de la gendarmerie nationale ou conjointement avec les inspections générales et inspections du ministère et des autres administrations de l'Etat. Elle est associée aux réflexions de l'administration centrale sur la modernisation et les réformes des dispositifs de l'Etat relatifs à la sécurité.
  6. Le Centre de Planification et de Gestion de Crise (CPGC) est une unité opérationnelle nationale dédiée à la gestion des crises sur le territoire national ou en opérations extérieures, à la planification et à la gestion des grands événements et à l’appui des autorités administratives ou des échelons de commandement territoriaux de la gendarmerie. Experts de la gestion de crise Outil de planification et de gestion de crise à la disposition du directeur général de la gendarmerie nationale, il dispose d’une composante projetable permanente susceptible d’être déployée au profit des échelons de commandement territoriaux de la gendarmerie ou mise à la disposition des autorités administratives confrontées à la gestion d’une crise majeure. Le CPGC intervient et apporte son expertise à tous les échelons de la gestion de crise. Au sein de la DGGN, il fournit une analyse de l’information opérationnelle et prépare la prise de décision. Aux niveaux zonal, régional ou local, le CPGC propose un appui à la planification d’un grand événement, un soutien à la gestion d’une crise inopinée ou une aide à la conduite pour un dispositif opérationnel de grande envergure. Son engagement permet aux échelons de commandement territoriaux de la gendarmerie de faire face à un événement extraordinaire tout en continuant à traiter l’activité quotidienne de la gendarmerie. Pour réaliser ses missions, le CPGC dispose de personnels rompus à la planification et à la conduite d’opérations en situation de crise. Doté d’équipements spécifiques, notamment dans le domaine des systèmes d’information et de communication, l'unité est en mesure de se déployer rapidement et dans toutes les conditions. Une section géomatique complète le dispositif en mettant en œuvre un système d’information géographique permettant de disposer rapidement de cartographies des zones concernées. Le CPGC est ainsi en mesure de mettre en œuvre, y compris dans des environnements très dégradés, des moyens de commandement et de communication lui permettant de poursuivre ses missions en totale autonomie. Il peut ainsi déployer des réseaux de communication de circonstance, organiser une manœuvre d’urgence et conduire des opérations d’ordre public, de sécurité publique, de police judiciaire, de circulation routière ou de logistique opérationnelle.
  7. Pour les nécessités de son service, la Garde républicaine perpétue des métiers anciens nécessaires à l'entretien des équipements des cavaliers et fantassins. Ses maîtres artisans se transmettent de génération en génération des gestes et des techniques où souci du détail et recherche de la perfection ne peuvent résulter que de la passion. Les selliers sont chargés d'entretenir les selles et les harnachements d'arme, datant de la Première Guerre mondiale pour les plus anciens et toujours utilisés par le régiment de cavalerie. La qualité irréprochable des cuirs et la méthode traditionnelle de fabrication sont garantes de leur solidité en service et de leur bonne conservation. Les coiffes de tradition de la Garde républicaine sont confectionnées par ses soins. Si le carton bouilli des shakos est aujourd'hui remplacé par du PVC, l'habillage faisant appel à la suédine et au drap, à la peau de chèvre et au laiton est entièrement manuel et réalisé sur mesure. Les casques de cavalerie, du modèle des cuirassiers de l'Empire, ne comportent pas moins de 80 pièces d'acier ou de laiton rivetées ou soudées sur place. Leur crinière noire ou rouge est toujours en crin naturel. Les armuriers veillent à l'entretien des 1300 sabres de modèle 1822, 1845 et 1923 en service dans les unités. La corrosion naturelle ou parfois les chutes de cheval nécessitent des opérations variées telles que soudure, fourbissage et polissage, requérant la sûreté du coup d'oeil et une grande précision de la main. Les armuriers sont également capable de réaliser les poignées en bois de hêtre, recouvertes de cuir et de laiton torsadé. Le tailleur-modéliste de la Garde, en se livrant également à un patient travail de recherche, confectionne les uniformes anciens revêtus par les fantassins et cavaliers lors d'évocations historiques qu'ils sont amenés à faire en public. La collection actuelle compte 700 costumes couvrant l'époque de Saint-Louis, François Ier, Louis XV, la Révolution, le Ier Empire et la Restauration.
  8. Les postes permanents Ils sont au nombre de 12 et sont principalement disséminés dans la grande périphérie parisienne à proximité de vastes massifs forestiers où le cheval est roi dans ses déplacements. Neuf d’entre eux sont rattachés directement à la compagnie de gendarmerie de leur lieu d’emploi et sont armés de sous-officiers issus de la Garde républicaine sauf le PAC du Lion d’Angers et de Compiègne où les gendarmes de la Garde et de la gendarmerie départementale se côtoient. Les deux postes parisiens sont administrés et armés exclusivement par la Garde républicaine, le poste calédonien dépend de la gendarmerie outre-mer et plus précisément de la compagnie territoriale de Koné. A noter que tous les chevaux situés sur le territoire métropolitain proviennent du régiment de cavalerie, les chevaux de Nelle Calédonie sont achetés sur place. Postes permanents à cheval en activité : - Chambord (Domaine national du château) (41) - Le Lion d’Angers (49) - Chantilly (60) - Compiègne (60) - Paris (Bois de Boulogne) (75) - Paris (Bois de Vincennes) (75) - Fontainebleau (77) - Rambouillet (Les Bréviaires) (78) - Saint-Nom-la-Bretèche (78) - Saint-Chéron (91) - L’Isle-Adam (95) - Népoui (Nouvelle-Calédonie) Les missions : L’activité essentielle des postes s’inscrit pleinement dans la politique de sécurité du quotidien. Ils concentrent leurs patrouilles dans la surveillance des massifs forestiers et des villages situés sur leur circonscriptions. Le cheval est, dans ce contexte, un excellent vecteur de communication pour établir le lien entre la population, les élus locaux et les forces de l’ordre (recherche de renseignements, prévention des cambriolages, sécurisation des grands événements, protection des espaces touristiques…). Les missions de police de l’environnement font également partie des prérogatives des gendarmes qui veillent le plus possible à la sauvegarde du territoire (protection de la faune et de la flore, détection des dépôts d’immondices et recherche des contrevenants, circulation en sous-bois, barbecue…). Les sous-officiers affectés dans ces postes participent également au renforcement de l’unité de gendarmerie locale dont ils dépendent. Les patrouilleurs à cheval de la journée sont à même d’exécuter les missions nocturnes auprès de leurs camarades départementaux. Les postes saisonniers Les « postes saisonniers » sont uniquement armés durant la période estivale et d’affluence touristique du 15 juillet au 31 août. Quinze seront installés cette année sur l’ensemble du territoire. Si leurs missions ne diffèrent guère des postes permanents, ceux-ci sont prioritairement basés sur les lieux à forte fréquentation touristique. Un encadrement de sous-officiers de la Garde républicaine accompagne toujours les chevaux déplacés pour l’occasion mais le poste est également constitué de gendarmes et de réservistes locaux, formés ou recyclés au centre d’instruction de la Garde républicaine de Saint-Germain en Laye. Ces derniers apportent leur connaissance du terrain et du milieu dans lequel ils évoluent. Une belle et surtout très efficace complémentarité pour assurer au mieux l’ensemble des missions à réaliser (surveillance du littoral notamment et des aires de stationnement et d’affluence touristique...) Postes à cheval saisonniers : - Ghisonaccia/Aleria (2b) - Porto-Vecchio/Sartene (2a) - Cagnes-sur-Mer (06) - Largentière/Vallon Pont D’Arc (07) - Deauville (14) - la Rochelle/Saint-Martin de Ré (17) - Is-sur-Tille/Arc-sur-Tille (21) - Lodève/Lac du Salagou(34) - Saint-Malo/Dinard (35) - Parentis-en-Born/Biscarosse (40) - Erdeven/Etel (56) - Calais/Hardelot (62) - Boulogne sur mer/Auding (62) - Fécamp/Etretat (76) - La Roche-sur-Yon/Parc du Puy du Fou (85)
  9. Le 14 juillet 1983, une nouvelle formation musicale fait ses débuts dans les jardins du palais de l’Élysée en présence du président de la République. Créé à l'initiative de Charles Hernu, ministre de la Défense, cet ensemble a gagné notoriété et estime au fil de ses nombreux concerts en France et à l'étranger. Le Choeur de l’Armée française fut créé en 1982 à la demande de Charles Hernu, alors ministre de la Défense. Formation spéciale de la Garde républicaine, il est le choeur officiel de la République et représente, de par son caractère original et unique, l’un des fleurons de la culture dans les armées.Unique choeur d’hommes professionnel en France, il est composé de 40 chanteurs recrutés parmi l’élite des professionnels français, et dirigé par le lieutenant- colonel Aurore Tillac, titulaire d'un premier prix mention très bien à l'unanimité de direction de choeur grégorien du C.N.S.M. de Paris. A l’instar de l’Orchestre de la Garde républicaine, avec lequel il se produit régulièrement, le Choeur de l’Armée française est amené à participer en France et à l’étranger, tant à des manifestations officielles (messes, commémorations, soirées de gala), qu’à des saisons musicales ou des festivals. Il a apporté sa collaboration musicale à de nombreux orchestres français (Orchestre National de Bordeaux- Aquitaine, Orchestre National du Capitole de Toulouse, Orchestre de Paris, Ensemble Intercontemporain, Orchestre Philharmonique de Montpellier…) sous la direction de chefs tels Yutaka Sado, Christoph Eschenbach, Pierre Boulez, Edmon Colomer, Michel Plasson, Peter Eötvo, pour des concerts ou des enregistrements. Son répertoire, qui s’étend de la chanson traditionnelle et populaire aux grandes oeuvres classiques lyriques composées pour voix d’hommes, a fait l’objet de plusieurs enregistrements dont certains ont été salués par la critique et récompensés. En 2005, le Choeur de l'Armée française a enregistré avec l'Orchestre de Paris l'oeuvre posthume Stanze de Luciano Berio.
  10. Créé en 1848, l’orchestre de la Garde républicaine est aujourd’hui composé de cent vingt musiciens professionnels issus des Conservatoires Nationaux Supérieurs de Paris et de Lyon. Outre sa renommée nationale, l’orchestre de la Garde républicaine rencontre également un fort succès à l’international dès 1872 avec une première tournée aux États-Unis. Dès lors, d’autres séries de concerts à l’étranger (Europe, Canada, Japon, Chine, Corée, Singapour, Kazakhstan…) ont confirmé le prestige de cet orchestre dans le reste du monde. Dirigé depuis 1997 par le colonel François Boulanger et son adjoint le lieutenant-colonel Sébastien Billard, l’orchestre de la Garde républicaine peut se présenter sous différentes formations (orchestre d’harmonie, orchestre à cordes, orchestre symphonique, quatuor à cordes). L’orchestre a aussi la capacité de se produire dans de très diverses occasions, allant des prestations officielles (dîners à l’Élysée, commémorations) aux concerts s’insérant dans les saisons musicales des grandes salles ou des festivals. L’orchestre de la Garde républicaine est en mesure d’interpréter tout le répertoire musical classique du XVIIème siècle à nos jours. Au cours de son existence, l’orchestre d’harmonie a eu l’honneur d’exécuter certaines œuvres de Camille Saint-Saëns ou encore de Maurice Ravel sous la baguette même de ces grands compositeurs. Florent Schmitt a même spécialement écrit pour cette formation Les Dionysiaques. La discographie de cet orchestre ne cesse de s’allonger depuis le début de XXème siècle, date de ses premiers enregistrements, tous réalisés par les différents chefs qui se sont succédé à la tête de cette prestigieuse formation. Au cours de la saison 2018-2019, l’orchestre de la Garde républicaine se produira notamment à Paris au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Hôtel de Ville, en la cathédrale St Louis des Invalides, à la Philharmonie de Paris, mais également en régions, pour l’ouverture du festival international de musique de Besançon, dans les opéras de Toulon, Montpellier, Rennes, Clermont-Ferrand, en tournée sur l’île de La Réunion...
  11. Dernière unité montée de l'Armée française, le régiment de cavalerie se compose de trois escadrons de marche, d'un escadron hors rang et d’un centre d’instruction. Unités support du régiment de cavalerie : - l'escadron hors-rang qui compte dans ses rangs la fanfare de cavalerie et la maréchalerie, - le service vétérinaire. Le service vétérinaire L'antenne vétérinaire de la Garde républicaine est sous la responsabilité d'un vétérinaire en chef. Les vétérinaires sont des officiers du service de santé des armées. L'antenne vétérinaire de la Garde républicaine est sous la responsabilité d'un vétérinaire en chef. Les vétérinaires sont des officiers du service de santé des armées. La pratique de la médecine et de la chirurgie des chevaux au régiment de cavalerie diffère peu de ce qui a cours en milieu civil. La différence tient au fait que cette pratique s'inscrit dans un cadre opérationnel et qu'il n'y a pas d'élevage et de reproduction des chevaux. Les vétérinaires participent au soutien sanitaire des missions du régiment de cavalerie et accompagnent souvent les chevaux dans leurs déplacements. Le plateau technique de l'antenne vétérinaire inclus un bloc opératoire, des appareils performants d'imagerie médicale (radiographie, échographie, endoscopie), ainsi que des locaux de soins et d'hospitalisation pour les chevaux. L'ensemble des problèmes médicaux ou chirurgicaux susceptibles d'être rencontrés sont ainsi immédiatement pris en charge au quartier des Célestins où se trouve la clinique vétérinaire. Les missions des escadrons de marche Les missions du régiment de cavalerie sont de participer au protocole de l'État et à la sécurité publique générale. Une des missions premières du régiment de cavalerie est d'assurer des services d'honneur à pied et à cheval au profit des plus hautes autorités de l'État. C'est ainsi que les gardes républicains cavaliers sont employés quotidiennement dans les palais nationaux, au premier rang desquels figure le palais de l'Elysée. Cinq cents services d'honneur sont effectués en moyenne chaque année, allant d'un simple piquet d'honneur avec quelques cavaliers à la mise en œuvre de la grande escorte à cheval. Force montée projetable du ministère de l'Intérieur, le régiment de cavalerie assure quotidiennement des missions de sécurité publique à cheval dans Paris et sur l'ensemble du territoire français. Le cheval est employé dans des missions diversifiées : surveillance de zones difficiles d'accès, recherche de personnes, surveillance de secteurs touristiques, sécurité de grands rassemblements de personnes et maintien de l'ordre autour des stades. Régulièrement sollicité lors d'évènements d'envergure comme le sommet du G8, du G20 ou à l'occasion de rencontres sportives importantes, le régiment possède également en permanence un peloton en alerte, capable d'être projeté dans un bref préavis sur un événement inopiné. Au total, il réalise plus de 10 000 patrouilles par an et remplit près de quatre-vingts missions à l'effectif d'au moins une escouade, soit six cavaliers avec leurs montures. L'escadron hors-rang Unité support du régiment de cavalerie, l'escadron hors-rang se compose de la fanfare de cavalerie et de la maréchalerie. La fanfare de cavalerie de la Garde assure la pérennité des fanfares montées et fait revivre dans le cœur des français le panache et le souvenir des prestigieux régiments de l'armée française. Par le pittoresque de son uniforme traditionnel, la somptuosité des flammes de trompettes et des tabliers des timbales, le brillant de ses cuivres éclatants, la fanfare de cavalerie demeure une formation très sollicitée tant en France qu'à l'étranger. Son répertoire comporte de très nombreuses marches régimentaires évoquant les artilleurs, les cuirassiers, les dragons, les hussards, les chasseurs, les spahis, les chasseurs d'Afrique et bien sûr, différentes marches de la Garde, composées par les trompettes-major successifs. Cette formation musicale est bien connue des parisiens qui peuvent l'applaudir lors des grandes cérémonies de l’État : escortes présidentielles et de souverains étrangers. Les ébrouements de chevaux, les claquement cadencés sur la pierre de la rue, les cliquetis d'armes qui s'entrechoquent, et ce sont tous les cavaliers d'autrefois, chevaliers, mousquetaires, dragons du roi, cuirassiers de l'Empire qui revivent un instant. La maréchalerie et sa forge, où le feu grondant porte le métal au rouge dans le tintement clair des lourds marteaux, est rattachée à l'escadron hors-rang. Forger à trois marteaux : La méthode de fabrication des fers, dite "à trois marteaux", est très spectaculaire. Tandis qu'un maréchal-ferrant donne le rythme en tapant sur l'enclume, ses deux compagnons viennent à tour de rôle frapper le fer, porté au rouge, pour lui donner la forme souhaitée. Il faut plusieurs années pour former un maréchal-ferrant. Le maréchal-ferrant est un artiste : Plus qu'un artisan, le maréchal-ferrant de la garde est un artiste. D'un simple lopin de métal, parallélépipède brut découpé dans une longue barre, grâce à l'expérience acquise et à un coup d'œil irremplaçable, il va forger en quelques minutes un fer parfaitement adapté à la pointure et à la morphologie du pied de l'animal, antérieur ou postérieur, droit ou gauche. Imagine-t-on un bottier fabriquant une chaussure sur le pied de son client ? C'est ce que réalise le maréchal-ferrant, qui bat le métal incandescent sur l'enclume et guide le travail de ses deux assistants, avant de pratiquer les derniers ajustages sur le fer brut de forge pour le poser à chaud "à la française" sur la corne fumante du sabot. Les pointures vont du 28 au 50 : Les clous doivent être enfoncés au millimètre près pour ne provoquer aucun dommage et ne pas blesser le cheval. Sait-on qu'un fer doit être changé en moyenne tous les quarante-cinq jours, qu'il en existe plus de vingt sortes et que les pointures vont du 28 au 50, le plus petit tenant à l'intérieur du plus grand ? En chevaux gris pour ses timbaliers, en chevaux alezans pour ses trompettes, elle possède le privilège de maintenir la tradition et la réputation de la cavalerie de la Garde républicaine. A l'occasion de concerts symphoniques, la fanfare se joint à l'orchestre de la Garde et assure la partie « trompette de cavalerie » de certaines marches classiques. Le centre d'instruction Basé à Saint-Germain-en-Laye (78), le centre d'instruction du régiment de cavalerie remplit deux missions essentielles : la formation des gardes nouvellement affectés et le débourrage des jeunes chevaux. Les gardes affectés au régiment de cavalerie suivent une formation de quatre à six mois au centre en fonction de leur qualification équestre. Ce stage permet de leur inculquer les principes de l'équitation militaire et de les instruire aux missions propres de la Garde : sécurité publique à cheval, service d'honneur à pied et à cheval, escortes. Le débourrage des poulains est la seconde mission du centre. Achetés à l'âge de trois ans, ils reçoivent une formation de base appelée débourrage, au terme de laquelle ils sont progressivement préparés au service "en armes", c'est à dire avec le harnachement d'armes et le sabre. Ils poursuivent ensuite leur dressage au sein des escadrons dans lesquels ils sont affectés en fonction de leur robe pour effectuer, l'année suivante, leur premier service à l'occasion des cérémonies commémoratives du 8 mai. Le centre de Saint-Germain-en-Laye forme également l'ensemble des gendarmes amenés à effectuer des missions de sécurité publique à cheval, ainsi que des policiers municipaux. Des militaires étrangers (Qatar, Maroc, Algérie...) y sont également accueillis au titre de la coopération internationale. Servir au régiment de cavalerie Comment servir au régiment de cavalerie ? Conditions générales d'admission : - être sous-officier ou Gendarme Adjoint Volontaire (voir conditions sur le site www.lagendarmerierecrute.fr). - être déclaré apte physiquement à la pratique de l'équitation par un médecin militaire ; - avoir réussi les épreuves de sélection techniques ; - Pour les maréchaux-ferrants : détenir le CAP de maréchalerie ; - Pour la Fanfare de cavalerie : aucun niveau équestre n'est requis. En revanche, sont pris en considération le diplôme de fin d'études des conservatoires nationaux et régionaux, celui d'une école nationale de musique ou le prix d'une confédération musicale française. Stages en école et affectation : Après la formation commune en école de Gendarmerie, un stage spécifique "cavalerie" se déroule au centre d'instruction de Saint-Germain-en-Laye (78) avant une affectation en unité opérationnelle.
  12. Le 2ème régiment d’infanterie de la Garde républicaine remplit des missions de protection des institutions parlementaires, de plusieurs palais nationaux ainsi que des missions d’honneur au profit des plus hautes instances de l'Etat. Placé sous réquisition permanente des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, il possède le privilège d'être la seule force armée habilitée à pénétrer dans les enceintes parlementaires. La sécurité et la protection des institutions constituent l’essentiel de ses missions (plus de 80 %), les services d’honneur ne représentant que 20 % de son activité. Les honneurs militaires sont régulièrement rendus aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat mais aussi à l’hôtel de Matignon, au quai d'Orsay, aux autorités gouvernementales étrangères reçues par le Premier ministre ou le ministre des Affaires étrangères. Il se compose de : - quatre compagnies de sécurité et d'honneur (CSN); - une compagnie de sécurité des palais nationaux (CSPN); - une compagnie de sécurité de l'hôtel de Matignon (CSHM). Les compagnies de sécurité et d'honneur Sécurité et honneur, au profit des hautes instances de l'Etat. Ces missions qui participent de la symbolique de la démocratie française comme de son universel rayonnement, obligent les compagnies de sécurité et d'honneur à l'excellence ! Seule une disponibilité totale, une rigueur de tous les instants et un entraînement régulier permettent de relever ce défi. Fait remarquable, seule force armée habilitée à pénétrer dans les assemblées législatives, la Garde républicaine, par le biais des compagnies de sécurité et d'honneur, y exerce une mission permanente de sécurité. Ainsi, un détachement se rend quotidiennement au palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale, et au palais du Luxembourg, enceinte du Sénat, pour sécuriser et le cas échéant, intervenir jusque dans l'hémicycle. Enfin, selon les usages de la tradition, les compagnies de sécurité et d'honneur rendent les honneurs à l'entrée en séance des présidents de l'Assemblée nationale et du Congrès. Le pouvoir législatif n'est d'ailleurs pas le seul à avoir le droit à la reconnaissance de la Nation : en effet, les "immortels " bénéficient également d'une haie d'honneur lors de leurs entrées et sorties de séances solennelles. Il en est de même d'ailleurs pour les hautes autorités étrangères qui sont reçues au ministère des Affaires étrangères. La légendaire "descente" des Champs-Elysées est un moment fort de la vie des unités. Elle constitue un instant d'émotion inoubliable et de cohésion autour des couleurs du régiment. Afin d'assurer toutes ces missions, les compagnies de sécurité et d'honneur, possédant toute un effectif avoisinant les deux cents personnels, sont réparties sur l'ensemble des casernes du deuxième régiment. Ainsi chaque compagnie possède jusqu'à quatre emprises sur Paris ou sa banlieue proche. Cependant, chacune est rattachée à une caserne mère dans laquelle réside la plus grande partie de son personnel. Pour la CSH 1/II il s'agit de la caserne Kellermann, pour la CSH 2/II à la caserne Babylone mais aussi à la caserne Monge, pour la CSH 3/II la caserne de Rose à DUGNY et enfin pour la CSH 4/II à la caserne de la Nouvelle-France.. Les trois compagnies du 1er régiment et les quatre du 2ème régiment d'infanterie de la Garde républicaine disposent chacune d'un peloton d'intervention (PI) de 18 militaires. Ces PI constituent une force spécialisée particulièrement adaptée à la sécurité renforcée des palais nationaux : intervention d'urgence, troubles à l'ordre public, protection des hautes autorités. Spécialement entraînés, les PI peuvent aussi renforcer : - la gendarmerie départementale lors de certaines opérations de police judiciaire de moyenne intensité. - la gendarmerie mobile lors de manifestations importantes et sensibles. La compagnie de sécurité de l'hôtel de Matignon Organiquement rattachée au deuxième régiment d'infanterie de la Garde républicaine, la compagnie de sécurité de l'hôtel de Matignon (CSHM) est composée d'une centaine d'officiers, sous-officiers et gendarmes adjoints volontaires. Anciennement nommée détachement permanent de sécurité de l'hôtel de Matignon, la compagnie a été restructurée et a pris sa nouvelle appellation le 1er juillet 2009. Organisation et missions : - Le groupe de commandement : Aux ordres du commandant militaire qui entretient des relations étroites avec les plus hautes autorités de la Primature, le commandant de la compagnie, l'adjudant d'unité, le secrétariat et le bureau militaire coordonnent et organisent le service de l'unité. - Les sections de sécurité générale : Les sections de sécurité générale assurent 24h/24h, la protection de l'hôtel de Matignon et de ses annexes. Elles accueillent, contrôlent, renseignent et orientent les autorités, les visiteurs et les différents intervenants au quotidien. Elles maintiennent la liaison avec les forces de sécurité positionnées en périphérie du site et les différents services partenaires. - Le groupe de protection : Une autre section (appelée groupe de protection) assure la sécurité et la protection des plus hautes autorités à l'intérieur de l'hôtel de Matignon. Elle assure l'accueil, le contrôle et l'accompagnement des visiteurs au plus près des autorités. - Le poste central de sécurité : Le poste central de sécurité exploite de manière permanente et en temps réel les dispositifs techniques de protection du site. Il assure également l'interface avec les intervenants techniques et prestataires extérieurs. - Le détachement de soutien : Estafettes motocyclistes, photographe, secrétaire... sont autant de spécialités servies par quelques gendarmes en poste à Matignon. La compagnie de sécurité des palais nationaux La compagnie de sécurité des palais nationaux (CSPN) veille à la sécurité de sept palais nationaux et assure la protection de dignitaires de haut rang. Les principaux détachements de la compagnie assurent la sécurité intérieure du ministère de la Défense et plus particulièrement du cabinet du ministre et des bureaux sensibles. Ils sont également présents au ministère des Affaires étrangères dont ils ont la garde. Ils veillent aussi à la sécurité du palais de justice de Paris. De même, ils contribuent en collaboration avec la gendarmerie mobile au bon déroulement des procès dont certains à portée (ou retentissement) nationale ou internationale. L'unité compte aussi dans ses rangs des équipes cynophiles, spécialisées dans la recherche d'explosifs, qui apportent leur concours au profit des institutions. Enfin, des estafettes motocyclistes veillent à assurer la transmission en toute confidentialité et rapidité des plis au départ des différentes assemblées et ministères. Le personnel de la CSPN constitue donc un relais entre les administrations civiles et militaires au sein de la plupart des palais nationaux. Ces missions de sécurité au profit des hautes autorités de l'Etat sont extrêmement valorisantes au point de susciter un réel intérêt auprès des sous-officiers affectés à la Garde républicaine.
  13. Le 1er régiment d'infanterie, dont l'emploi est particulièrement lié à la présidence de la République, compte dans ses rangs un état-major et trois compagnies de sécurité et d'honneur installés à la caserne Rathelot de Nanterre (92). Cette implantation, intervenue à la fin des années 1970, est historiquement liée aux troubles de mai 68 qui avaient débuté à proximité, plus précisément à l'université de Nanterre. La Garde se trouvait dès lors en mesure d'assurer un renfort de maintien de l'ordre en cas de nécessité. Le régiment compte également la compagnie de sécurité de la présidence de la République (CSPR), installée à la caserne Penthièvre (Paris 8e), à proximité du palais de l'Elysée. Le 1er régiment d'infanterie comporte enfin deux unités particulières. En premier lieu la musique d'infanterie, cantonnée à la caserne Kellermann (Paris 13e), à proximité de tous les lieux d'emploi protocolaire de Paris où elle officie au quotidien. En second lieu, l'escadron motocycliste, situé à la caserne de Rose à Dugny (93), au contact immédiat des grands axes de communication, ce qui facilite son engagement tant en terme de services d'honneur que d'escortes de sécurité. Les compagnies de sécurité et d'honneur Les compagnies de sécurité et d'honneur du 1er régiment d'infanterie sont chargées de la sécurité intérieure des résidences présidentielles et de l'exécution des missions d'honneur au profit de la présidence de la République. Elles rendent également les honneurs lors de cérémonies présidées par le Premier ministre, les présidents des assemblées et les ministres du gouvernement. Le 1er régiment d'infanterie est le premier détachement à rendre les honneurs aux chefs d'état étrangers reçus par la France à Orly ou Roissy, puis au palais de l'Elysée. Quelque soit la saison, l'hôte de marque découvre l'alignement impeccable des gardes républicains dans leur "Grande Tenue de Service". La résidence Marigny, lieu de villégiature des invités du président de la République, est sous la protection des gardes. Chaque compagnie intègre dans ses rangs un peloton d'intervention (PI). Ces PI soumis à un entraînement soutenu et spécifique, participent à des missions de renfort au profit de la gendarmerie départementale ou au maintien de l’ordre dans la capitale. La compagnie de sécurité de la présidence de la République La compagnie de sécurité de la présidence de la République (CSPR) est mise à la disposition du commandant militaire de l'Elysée. Les gardes assurent les honneurs et la sécurité dans les résidences présidentielles de Marly, Rambouillet, Marigny ou Brégançon lors de visites officielles ou de déplacements présidentiels. Ils peuvent intervenir à tous moments pour protéger le président ou ses hôtes, même en grande tenue de service. Elle recrute ses personnels en majorité auprès des compagnies d'honneur et de sécurité, à défaut de ressource suffisante, au sein des autres subdivisions de l’arme. Les sélectionnés effectuent un stage probatoire de deux mois où sont vérifiées leurs aptitudes professionnelles et humaines, notamment leur sang-froid, leur présentation, leur diplomatie et surtout la réactivité dont ils doivent faire preuve dans l’exécution de leur mission. A l'issue, ils sont affectés dans les différents services du Palais de l'Elysée : - service des équipes de sécurité à l'intérieur du Palais ; - service du contrôle des entrées du Palais ; - services techniques tels que la régulation ou les huissiers. L'escadron motocycliste Rattaché depuis 1979 au 1er régiment d'infanterie, l'escadron motocycliste fut créé en janvier 1952, à partir des effectifs du régiment de cavalerie. Installé à Dugny (93), à proximité immédiate des grandes voies de circulation et de communication, l’escadron est composé de 108 motocyclistes, sévèrement sélectionnés sur des critères d'adresse et d'aptitude au pilotage en toutes circonstances. Trois années sont nécessaires en moyenne pour confirmer un motocycliste dans le domaine spécifique des escortes. Il est chargé des escortes protocolaires et de sécurité réservées au président de la République mais également aux souverains et chefs d’État étrangers en visite en France. Outre les missions protocolaires, l'escadron intervient lors des escortes sensibles (transfèrement de détenus particulièrement dangereux, convois sensibles), dans la sécurisation d'épreuves sportives, essentiellement cyclistes, se déroulant sur la voie publique et particulièrement le Tour de France depuis 1953. La musique de la Garde républicaine La musique de la Garde républicaine appartient au 1er régiment d'infanterie. Les personnels de cette formation sont des sous-officiers de gendarmerie recrutés pour leur compétence musicale. Son origine remonte à la création des tambours et fifres des 1er et 2ème régiments d'infanterie de la Garde municipale de Paris, créés par décret du 1er Consul Bonaparte, le 04 octobre 1802. Elle se compose de quatre-vingt dix musiciens prioritairement recrutés sur leurs compétences musicales, qui se répartissent en trois phalanges principales : - un orchestre d'harmonie ; - un orchestre de batterie fanfare ; - un pupitre de tambours, très emblématique de la formation, tant par son effectif que par la nature spécifique de son emploi. Ces trois ensembles, qui peuvent aussi se produire en toute autonomie, constituent la musique de la Garde républicaine. La mission principale de cette formation est de rendre les honneurs aux plus hautes personnalités de l'État, d'animer les principales prises d'armes et autres manifestations patriotiques qui rythment la vie de la Nation, mais aussi plus largement, de défendre et promouvoir la musique militaire française.
  14. Présentation La Garde républicaine, commandée par un général de division, comprend deux régiments d’infanterie, un régiment de cavalerie, un état-major et des formations musicales (orchestre et chœur de l’armée française). Le 1er régiment d’infanterie, implanté principalement à Nanterre, s’articule en trois compagnies de sécurité et d’honneur (CSH), une compagnie de sécurité de la présidence de la République (CSPR), un escadron motocycliste et la musique de la Garde républicaine. Le 2e régiment d’infanterie, dont l’état-major est situé à la caserne Kellermann (Paris), se compose de quatre compagnies de sécurité et d’honneur (CSH), de la compagnie de sécurité de l'hôtel Matignon (CSHM) et de la compagnie de sécurité des palais nationaux (CSPN). Le régiment de cavalerie s’articule en trois escadrons de marche, un escadron hors rang ainsi qu’un centre d’instruction. L’escadron hors rang comprend, notamment, une fanfare de cavalerie, un service vétérinaire et des maréchaux-ferrants. Enfin, l’état-major dispose d’un bureau des opérations et de l’emploi, d’un bureau des ressources humaines et des services logistiques qui comprennent, en particulier, des ateliers de tradition (sellerie, armurerie et costumes d’époque). La Garde Républicaine est implantée dans divers endroits de la capitale, intra et extra muros : Quartier des Célestins (Paris) Quartier Schomberg (Paris) Quartier Carnot (Paris) Quartier Goupil (Saint-Germain-en-Laye) Quartier de Saint-Maurice (Saint-Maurice) Quartier de Nogent (Fontenay-sous-Bois) Caserne Babylone (Paris) Caserne de la Banque (Paris) Caserne Monge (Paris) Caserne Nouvelle France (Paris) Caserne Penthièvre (Paris) Caserne Tournon (Paris) Caserne Vérines (Paris) Caserne Kellermann (Paris) Caserne Rathelot (Nanterre) Caserne de Rose (Dugny) Missions La Garde républicaine constitue un élément essentiel au bon fonctionnement des institutions, en assurant ses missions de sécurité publique et de représentation protocolaire. Assurer le protocole militaire de l'État : Le protocole militaire est fortement ancré dans la tradition nationale et il revient à la Garde républicaine de l'assurer lorsque le Président de la République ou des chefs d'État étrangers y sont associés. Il prend la forme de services à pied et d'escortes d'honneur à cheval ou à moto, notamment sur l’esplanade des Invalides et sur les Champs-Elysées. La musique de la Garde et la fanfare de cavalerie sont spécialement chargées de rehausser l’éclat des cérémonies officielles. La Garde rend également les honneurs aux présidents des deux assemblées parlementaires à l'ouverture de chaque séance. Assurer la sécurité des palais nationaux : La Garde républicaine participe au fonctionnement régulier des institutions en assurant la sécurité des hauts lieux gouvernementaux et en contribuant sous réquisition permanente à celle des assemblées parlementaires. Le 1er régiment d'infanterie se consacre à la sécurité de l'Élysée (contrôle des entrées, rondes périmétriques) tandis que le 2e régiment d'infanterie assume les mêmes charges à Matignon, au Quai d'Orsay, à l’hôtel Beauvau, à l'hôtel de Brienne ainsi qu'au Palais Bourbon, au palais du Luxembourg et au Conseil constitutionnel. Particularité parisienne, la Garde contribue aussi à la sécurité du Palais de justice. Il n'est pas exceptionnel que des gardes républicains soient dépêchés temporairement dans des ambassades françaises à l'étranger lorsque la situation locale exige que leur sécurité soit renforcée. Ces missions mobilisent quotidiennement 900 gendarmes qui bénéficient d'une formation adaptée au tir et à la maîtrise des individus. Parmi eux, les tireurs d’élite, qualifiés annuellement par le GIGN, sont dotés de fusils de précision pour s'opposer à d'éventuels tireurs embusqués. Contribuer à la sécurité publique générale : Force polyvalente, la Garde républicaine met quotidiennement ses compétences techniques particulières au service de la sécurité publique générale. Les sept pelotons d'intervention de l'infanterie sont fréquemment sollicités par les unités territoriales d'Ile-de-France et par des offices centraux, en cas d'interpellation à risque ou d’escorte de détenus. Leur haut degré d'entraînement les rend aptes à remplir des missions éprouvantes comme la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane. Les motocyclistes de la Garde assurent de nombreuses escortes de convois sensibles et sécurisent les épreuves cyclistes majeures, au premier rang desquelles figure le Tour de France depuis 1953. Les trois pelotons de surveillance et d'intervention à cheval développent de nouveaux savoir-faire en police montée. Une quarantaine de cavaliers sont employables par la préfecture de Police de Paris, dans le cadre de patrouilles urbaines ou d'appui des forces mobiles autour des stades. Plus largement, ils constituent une réserve d'intervention à disposition des autorités de sécurité publique sur l'ensemble du territoire dans les contextes et sur les terrains où la composante équestre apporte une plus-value : recherche de personne en milieu forestier, surveillance de zones difficiles d'accès, sécurité de grands rassemblements ou de secteurs touristiques. Contribuer au rayonnement international de la France : Parce qu'elle incarne un prestige certain, la Garde républicaine constitue un vecteur de rayonnement à la disposition des plus hautes autorités de l'Etat. A cet effet, elle abrite dans ses rangs deux formations musicales de très haut niveau et capable d'interpréter les œuvres majeures du répertoire classique : l'Orchestre symphonique et le Chœur de l'Armée française. D'autre part, ses compétences équestres intéressent de nombreux pays étrangers et sont à l'origine d'accords bilatéraux pour la formation de cavaliers ou la création d'unités complètes. Histoire La Garde républicaine est l'héritière de tous les corps militaires qui, depuis les premiers rois francs, ont assuré la protection de la cité, la sécurité des institutions et les honneurs pour les hautes autorités de l'État. Ainsi, des sergents d'armes à la Garde républicaine d'aujourd'hui, plus de 60 corps se sont succédés sous les différents régimes. L’usage de donner au Guet royal l’appellation de Garde de Paris apparaît pour la première fois au XVIIIe siècle. En 1789, la Garde de Paris est dissoute et ses éléments sont versés dans la Garde nationale. L’arrêté du 12 vendémiaire an XI crée la Garde municipale de Paris qui est formée de 180 cavaliers et de 2250 fantassins. Dès 1805, la Garde de Paris participe aux campagnes de l'Empire. Pour Napoléon Ier, « une troupe chargée de maintenir l’ordre au dedans ne doit pas être privée de l’honneur de servir la grandeur de la Patrie au dehors. Elle ne reviendra que meilleure et plus respectée ». En 1808, la Garde prend le pont d’Alcolea (Espagne), ouvrant ainsi à l’armée française la route de Cordoue. Le hasard veut que l’on retrouve à travers de telles victoires la symbolique de la ville de Paris, à laquelle la Garde de Paris est attachée : le navire et le pont. En 1830, la Garde municipale de Paris ressurgit pour être à nouveau dissoute lors des événements de février 1848. La Garde civique formée à cette occasion sera éphémère puisqu’en juin est constituée la Garde républicaine de Paris. Elle comprend un régiment d’infanterie et un régiment de cavalerie. Par décret de Louis Napoléon Bonaparte, ce corps est intégré dans la gendarmerie le 1er février 1849. Sous le Second Empire, la Garde s’appelle Garde de Paris. En 1870, elle retrouve son titre de Garde républicaine. Le 14 juillet 1880, la Garde républicaine reçoit son drapeau et son étendard des mains du président Jules Grévy. Pendant la « Grande Guerre », le tiers de ses effectifs va rejoindre le front pour combattre au sein des armées. Plus de deux cents gardes vont tomber au champ d’honneur. En 1928, le drapeau de l'infanterie et l’étendard de la cavalerie reçoivent la croix de chevalier de la Légion d’honneur des mains du président Gaston Doumergue. Sous l’Occupation, des militaires de la Garde participent à la Résistance au sein de plusieurs réseaux dont le plus important fut le réseau « Saint-Jacques », sous l’autorité du chef d’escadron Jean Vérines qui sera fusillé en 1943 à Cologne. A la Libération, la Garde est reconduite dans ses missions d'avant-guerre et reprend l’appellation de «Garde républicaine de Paris». Elle connaît sa plus récente réforme en 1979 sous l'impulsion donnée par le président de la République Valéry Giscard d'Estaing. Elle devient ainsi la «Garde républicaine», désormais composée d'un régiment de cavalerie et de deux régiments d'infanterie dont le premier compte dans ses rangs la musique d'infanterie et l'escadron motocycliste. La Garde conserve naturellement son orchestre, tandis qu'une formation musicale particulière lui est rattachée en 1994 : le Chœur de l'Armée française.
  15. Voici joint un recueil de liens divers pour étudier divers aspects très variés de l'histoire de la Gendarmerie nationale. Histoire Gendarmerie.Bilan bibliographique.2000-2017.pdf
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