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bmrz60

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About bmrz60

  • Birthday 05/02/1952

Profile Information

  • Lieu
    Montataire oise
  • I am
    Ancien militaire
  • Je suis réserviste
    Réserviste citoyen
  • Composante
    Armée de l'air
  • Mon conjoint est militaire
    Non
  • Je suis parent de militaire
    Non
  • Sexe
    Homme
  • Mes centres d'intérêts
    insignes militaires (surtout air), médailles militaires et civiles, associations citoyennes et d'anciens militaires, ...

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  1. Trop de questions, de réflexion à mener, trop de débats intellectuels ou philosophiques, sans intérêt majeur sur le site et en particulier dans la rubrique médaille d'honneur du travail. Je me suis laissé emporter par une vision rétrograde ou nostalgique de la société et de la relation entre le monde civil, la vision relationnelle avec la vie militaire de mon époque et l'aspect ressenti actuel. J'arrête d'émettre sur le site, jusqu'à nouvel intérêt ou question posée sur un sujet connu. Bonne continuation, bmrz60
  2. Pour clore ce débat sur les « opportunistes » il convient de revenir à un sujet important dans le milieu associatif en général. Le domaine de la citoyenneté actuelle, la valeur subjective des récompenses reçues pour bonne conduite ou comportement brillant dans la vie professionnelle restent une interrogation. Sur ce forum, nous avons exprimé nos points de vue sur les médailles d’honneur du travail, les ordres et des médailles plus prestigieuses, civiles ou militaires. Très peu d’intervenants ont pris part à la communication sur ce sujet. Valeur du mot « Honneur » dans médaille d’honneur du travail, la récompense de l’emploi civil. Transposition du mot honneur dans le cadre de la vie en communauté. Vision du métier des armes à travers un passage obligatoire, celui d'un service de type militaire. Participation à la vie publique avec un esprit communautaire. Hier matin j’ai participé à la cérémonie du 14 juillet, dans ma commune. La plupart des participants sont des personnes âgées, porte-drapeaux, présidents d’associations, anciens combattants et quelques élus. Ils ont tous plus de 60 ans, bien franchis. En dehors des pompiers volontaires, aucun jeune n’était présent, très peu de personnes d’âge intermédiaire participant à la vie professionnelle active n’ont fait l’effort de venir renforcer les rangs. Sauf sur ordre comme pour le défilé à Paris (cérémonie qui restera parmi leurs meilleurs souvenirs) ou dans les grandes villes, les jeunes militaires non conviés rechignent à participer à cette journée du commémorative. Toujours dans le domaine de la participation des jeunes, au cours d'une compétition organisée par un ensemble de services publiques et sous contrôle de militaires, j'ai constaté que les jeunes ont concouru avec intérêt, avec discipline et avec succès. Un « Rallye lycéen de la citoyenneté partagée » qui regroupe chaque année 16 lycées du département était organisé. Après avoir obtenu des résultats brillants aux épreuves physiques et intellectuelles qui avaient durées toute une journée, les équipes gagnantes ont pu obtenir des récompenses intéressantes (baptêmes de l’air avec des militaires, visite guidée du musée de la Légion d’honneur, visite du musée le Wagon de l’armistice ou encore vols en planeur). Pour en bénéficier, quelques jours après, ils ne se sont déplacés que très modestement (de l’ordre de 2 lycéens sur 7 récompensés pour chaque prix) ! Visiblement, guidés par leur encadrement scolaire le jour du Rallye, ils ont tous apprécié la compétition, mais ensuite de retour dans leur milieu familial, ils n'ont pas conservé cet esprit d'action commune. Malgré un regain de publicité pour le service civique, le service national et la réserve militaire, je constate un manque d'intérêt évident pour le sujet vie citoyenne, esprit patriotique et devoir de mémoire. Que se passe-t-il, la participation individuelle ou physique aux événements mémoriels n'intéresse plus la nouvelle génération ? La population des plus jeunes se contenterait-t-elle de la communication et de l'information médiatique, télévisuelle, ou à travers leurs outils numériques et Internet ? En ce qui concerne le domaine militaire, les jeunes surtout, mais aussi la population active en générale s’intéresse à l’attrait dynamique, à la stabilité de l’emploi militaire, à l’intérêt aventure et dépaysement lors des missions et à cet esprit guerrier du métier. Mais ils ne perçoivent pas ou s’efforcent d’oublier à priori cet aspect rigueur, discipline et règlement. Cette obligation de participer à la vie communautaire qu’avaient acquise leurs parents en passant par la case service militaire. Un exemple : le mot sanction lié à cette esprit militaire du respect et de l'obéissance n’est plus perçu dans le sens récompense mais dans le sens punition uniquement ! Les anciens ayant accédé au Service obligatoire (il y a + de 22 ans) sont en partie excusables. Leur problème prioritaire actuel reste de conserver leur emploi ou de progresser pour faire vivre leur famille. Ce n’est plus vraiment leur priorité d’honorer par une cérémonie leurs grands-parents et surtout arrières grands-parents, qu’ils n’ont pas forcément connus. C’est de servir en premier lieu de noyau familial intermédiaire entre leurs parents et leurs enfants de plus en plus difficiles à élever. Alors quelle est la conduite à tenir pour permettre une meilleure harmonisation de la société ? Comment l'orientée vers un avenir respectueux des traditions, de l’esprit de la mémoire et du souvenir patriotique ? Au sens participation à la vie de chaque jour, avec cet action de citoyenneté Française, comment faire participer de manière plus affirmée les jeunes ?
  3. "Les responsables hiérarchiques nationaux de cette association ont changé l'année dernière et les "planches pourries" ont été remplacées suite à divers événements tendancieux". Des officiers supérieurs bien plus ancien que moi dans l'association et qui avaient assuré des fonctions au niveau national, particulièrement estimés par l'ensemble de nos camarades en région, ont bien relayé notre avertissement. La parole de ces membres du bureau qui le connaissait mieux que moi et l'avaient déjà cadré pour des débordements et des initiatives malheureuses a été complétement prise en compte. Ce semeur de trouble qui été Président régional a donc été remplacé lors de la dernière Assemblée régionale. Il n'assure plus de fonction et n'est pratiquement plus présent dans les manifestations et réunions de l'association. Son "Aura" s'est ternie, même dans d'autres associations dans lesquels il paradait en faisant valoir sa proximité avec les responsables militaires régionaux. Tous les éléments douteux ont été repérés. L'individu a clairement été démasqué et ses copains ont eux aussi été écartés.
  4. Des "opportunistes" qui (suite à ma réaction cinglante lors du refus de prise en compte du dossier médailles) ont réussi, en 2016, en détournant les règles et le statut de l'association, à faire invalider par le bureau national, mon élection à la présidence de l'association départementale, pourtant obtenue à la majorité absolue des membres ! Les responsables hiérarchiques nationaux de cette association ont changé l'année dernière et les "planches pourries" ont été remplacées suite à divers événements tendancieux. Mais bien que continuant à adhérer, après hésitation en 2017, à cette association, à laquelle je cotise depuis 2001 (fin de ma carrière militaire d'active), je refuse de leur demander de reconsidérer mon dossier. Trop habitués à traiter le cas des réservistes issus de l'ancien service militaire, ils ne maîtrisent pas suffisamment la documentation chancellerie, surtout pour des cas spéciaux. Je préfère passer par le niveau Base de Défense et par le canal hiérarchique ayant signé mes demandes C.B.S.P. depuis mon retour dans ce milieu militaire. Le service chancellerie n'est pas forcément plus performant au niveau du traitement des dossiers particuliers, mais c'est sur le site où j'ai passé douze années de ma carrière. Il s'agit également de la hiérarchie que je rencontre régulièrement lors des événements et cérémonies patriotiques. Mon dossier a été présenté pour étude auprès du Bureau Archives Réserves Armée de l'Air qui l'a validé cette année encore, pour présentation au tableau sélection 2010. J'ai espoir que le D.M.D. signe en retour ma demande. La sélection définitive par la commission nationale restera à réaliser !
  5. Merci pour ces informations. C'est aussi une bonne analyse que je partage tout à fait ! Comme je l'ai dit, vous les marins avez un esprit fonctionnel et une réaction à la fois de technicien et de militaire. C'est l'esprit nécessaire lorsqu'on est laissé à sa propre initiative, sur un bateau au milieu de l'océan. Ce n'est hélas pas le cas d'un bon nombre de réservistes que je rencontre dans mes associations (surtout d'officiers). C'est plus l'esprit des réservistes anciens sous-officiers d'active, beaucoup mieux connectés. Pourquoi ai-je cette rancune et cette envie d'obtenir les décorations ? La situation ne m'avait pas effleuré l'esprit durant ma carrière professionnelle militaire, puis civile. Mais depuis que j'ai rejoint le milieu réserviste et associatif, en 2014, j'ai pris conscience de l'anomalie des décorations. Quand je vois un réserviste du grade de commandant (issu du service national, que j'ai vu arriver sous-lieutenant en fin de service, qui a reçu sur 20 années l'ONM, puis le grade d'officier ONM, qui participent à la réserve 60 jours/an dans un bureau à proximité du commandement Base et aux cérémonies pour profiter du modeste salaire et surtout des réductions conséquentes d'impôts, fixées sur récapitulatif exécuté par ses soins, sur les frais liés aux déplacements et participations aux réunions, …. Cela me navre particulièrement ! De plus c'est le genre d'individu qui bloque l'accès aux responsabilités au sein de l'association, simplement pour éviter de faire découvrir certaines anomalies de fonctionnement et d'avancement ou d'accès aux récompenses. Son copain, lui aussi commandant, est chancelier national de l'association de réservistes. Il a un placard de décorations à rendre jaloux un commando de l'air et vient de recevoir le grade de commandeur ONM. Ces personnes ont refusé de transmettre ma demande de décoration, sous prétexte "qu'ils ne souhaitaient pas faire de "rattrapage de carrière" alors que le Bureau Administration Réserve Armée de l'Air avait validé ma requête. Il suffisait d'un avis pour faire suivre la demande auprès de la commission hiérarchique de sélection nationale. "Mais un officier d'active n'a pas besoin de ce coup de pouce, il doit normalement avoir reçu des décorations" (situation bloquante : pas de séjour à l'étranger donc dossier décorations non activé). C'est la réaction de ces réservistes ex S.M., qui ne connaissent pas le déroulement de parcours d'un officier issu des sous-officiers en milieu de carrière et qui a cassé son statut de carrière pour souscrire un contrat "d'officier de réserve en situation d'activité" (20 ans maxi). Ce franchissement était obligatoire pour les pilotes sous-officiers. A l'époque, ils devaient passer officier pour ne pas gêner leurs collègues "directs" moins performants, mais plus gradés. Les autres spécialités (trois fois moins nombreuses : 40 pour 120 PN) profitaient de ce (concours) tremplin pour passer officier, mais le piège de "l'avancement réserves", été découvert après. La possibilité de franchissement vers les officiers pouvait intervenir rapidement avec les "lieutenants issus du rang", mieux considérés car officiers de carrière et admis comme "anciens" vis à vis de la hiérarchie. Le copinage fonctionne bien dans ces associations de réservistes. Exemple de certains Lieutenant-colonel et colonel (30 à 40 ans de réserve) dont j'ai déjà évoqué l'avancement et les médailles, presque aussi rapidement qu'un militaire d'active. Mais les Officiers retraités après "33 ans de carrière/réserve active" sont moins facilement intégrés, car ils connaissent bien la maison et son fonctionnement ! Trop pris par mon travail civil, il n'était pas question de souscrire un ESR, mais moi aussi j'ai voulu retrouver l'ambiance que j'avais connue. Atteint par la limite d'âge, j'ai choisi la Réserve citoyenne, nous ne sommes pas impliqués comme les opérationnels (pas de port de tenue sauf prises d'armes sur la Base au titre de retraité). Au niveau associatif je suis vice-président d'un association citoyenneté, mais pas de réserve, seulement adhérent Off. / Sous-Off.
  6. J'ai travaillé en milieu interarmées durant 8 ans. Les marins sont les plus efficaces et les mieux managés en matière de gestion et ressources humaines. Un exemple évident, pour harmoniser le corps des réservistes, issus en grande partie des métiers en relation avec la mer, la réserve marine citoyenne semble être la plus performante sur le plan fonctionnel. Elle est la seule à admettre le port de la tenue marine (à la place d'une tenue civile, non uniformisée, arborant un galon symbolique sur badge R.C. Terre, Air, Gendarmerie). Une chose me surprend, quand je regarde l'avancement et les récompenses décernées aux réservistes, je m'aperçois que cela semble plus facile à obtenir. Vous n’êtes pas sans savoir que de par ce fait il existait, une sorte de désaffection ou de dépit de l’Active envers la Réserve ancienne formule. Le Réserviste opérationnel est noté annuellement, comme un «Actif », mais pour une participation au service, maximum de deux mois par année calendaire (un peu plus pour les spécialités déficitaires ou non couvertes), contre douze mois effectifs pour un militaire d’active. >> Participation d’un réserviste : période d’activité réserve militaire de 30 à 60 jours en moyenne + participation légère aux activités d’associations, de cérémonies de citoyenneté et devoir de mémoire. Les réservistes opérationnels sont intégrés de manière temporaire au fonctionnement des unités. Ils sont donc de la sorte peu critiquable. Ils laissent en général de bons souvenirs à la hiérarchie des militaires d’active et obtiennent facilement de bonnes notes et appréciations. Ceci leurs permet d'évoluer plus facilement (sélection moins conséquente ou critiquable que la population des militaires d'active). De plus, lorsque le Réserviste appartient à une association, le dossier est appuyé par la chancellerie de l’Association. Ce qui lui permet d’être présenté en priorité, surtout s'il s'investit dans le fonctionnement hiérarchique de l'association. La chose est devenue plus évidente et nécessaire du fait du vieillissement et de la réduction des membres, surtout depuis la fin du service militaire (+ de 25 ans). Certains Réservistes anciens, aspirant durant le Service Militaire (de ma génération) et que j'ai encadré durant les "classes" sont passés Colonel ou LCL. Ils ont reçus l'avancement et toutes les décorations possibles DN, SMV, Sports, officier ONM, médailles civiles, …. sans avoir à forcer la sélection, ni quitté le territoire. Cela en remerciement de périodes Réserve de 25 à 40 jours/an . Voilà pourquoi le personnel d’active, des nouveaux réservistes issus de l’Active ou des officiers contractuels voient avec envie des "impétrants" inscrits dans ces associations depuis la fin de leur service militaire, prendre de l’avancement et/ou être récompensés par des « décorations significatives », avec quelque peu d’avance ! Je n'ai pas le nombre de jours d'activité Réserve minimum pour avoir accès aux décorations (5 ans selon chancellerie), j'ai simplement les conditions. 4 – Règles générales de sélection relatives à ces décorations à la fois civiles et militaires Textes de référence : L’Ordre national du Mérite Vérifié le 17 janvier 2019 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) L'ordre national du Mérite est le second ordre national destiné à honorer des citoyens français, après la Légion d'honneur. Il récompense les mérites distingués acquis soit dans une fonction publique, civile ou militaire, soit dans l'exercice d'une activité privée. On ne peut demander pour soi-même un grade dans l'ordre national du Mérite : il faut être proposé par quelqu'un d'autre. - Conditions L'ordre national du Mérite est le second ordre national après la Légion d'honneur. Pour prétendre à l'ordre national du Mérite, il faut : - avoir des mérites distingués dans l'exercice, pendant au moins 10 ans, d'une fonction publique, civile ou militaire ou d'une activité privée - et être proposé par un ministre, après étude d'un dossier constitué à la demande d'une administration centrale, d'un préfet, d'une association, d'une personnalité politique (maire, député, etc.) ou d'un groupe d'au moins 50 personnes (au titre de l'initiative citoyenne). >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Arrêté du 28 mai 2015 relatif à la médaille de l'aéronautique NOR: DEFM1510035A ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/5/28/DEFM1510035A/jo/texte La ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, le ministre de la défense et le secrétaire d'Etat chargé des transports, de la mer et de la pêche Vu le décret du 16 mai 1949 modifié relatif à la médaille de l'aéronautique ; Vu l'avis du grand chancelier du 14 décembre 2011, Arrêtent : Article 1 I. - Le contingent annuel pour les personnes physiques est fixé à 275 croix. Le contingent du ministère de la défense est de 185 croix et celui du ministère chargé des transports et des associations est de 90 croix. Les croix non honorées par l'un ou l'autre des contingents peuvent être attribuées au profit des personnes relevant de l'autre contingent. II. - Le contingent annuel pour les personnes morales est fixé à un maximum de 2 croix sans transfert au profit du contingent dédié aux personnes physiques. Article 2 Les candidatures des personnes physiques présentées sont réparties au sein de l'une des trois catégories suivantes : A. - Propositions faites au titre de la valeur professionnelle des personnels civil et militaire. Sont susceptibles d'être proposés les candidats âgés d'au moins 35 ans et qui détiennent au moins 15 ans d'ancienneté de services, dont l'essentiel de l'activité est lié directement au domaine aéronautique ou spatial. B. - Propositions faites au titre des mérites acquis dans le développement des activités aéronautiques ou du domaine spatial civil ou militaire. Sont susceptibles d'être proposés les candidats âgés d'au moins 40 ans et détenant au moins 20 ans d'ancienneté de services, dont l'essentiel de l'activité est lié directement au développement du domaine aéronautique ou spatial. C. - Propositions faites au titre des actions d'éclats ou travaux particuliers. Le conseil de la médaille apprécie le caractère exceptionnel des mérites des candidats sur la base d'un rapport détaillé joint à l'appui des mémoires. Sont susceptibles d'être proposés ceux qui ont fait preuve d'un comportement exemplaire dans des circonstances particulières de la vie aéronautique ou qui ont amélioré par une réalisation novatrice les conditions de la sécurité aérienne ou du développement aérien ou spatial. Aucune condition d'âge ou d'ancienneté de services n'est exigée pour cette catégorie >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Les conditions générales pour accéder à l'ordre de la Légion d’honneur « À titre normal » sont les suivantes : Nul ne peut être reçu dans la Légion d'honneur s'il n'est Français ; L'accès à la Légion d'honneur se fait par le grade de chevalier ; Pour être admis au grade de chevalier, il faut justifier de services publics ou d'activités professionnelles d'une durée minimum de vingt années, assortis dans l'un et l'autre cas de mérites éminents ; Ne peuvent être promus aux grades d'officier ou de commandeur que les chevaliers et les officiers comptant au minimum respectivement huit et cinq ans dans leur grade et justifiant de titres de la qualité requise acquis postérieurement à l'accession audit grade. Sous réserve de l'application des deuxième et troisième alinéas de l'article R. 17, ne peuvent être élevés à la dignité de grand officier ou de grand-croix que les commandeurs et les grands officiers comptant au minimum respectivement trois ans dans leur grade ou dignité et justifiant de titres de la qualité requise acquis postérieurement à l'accession audit grade ou à la première dignité. À titre exceptionnel, en temps de guerre, les actions d'éclat et les blessures graves peuvent dispenser des deux dernières conditions pour l'admission ou l'avancement dans la Légion d'honneur. Le Premier ministre est autorisé par délégation du grand maître à nommer ou à promouvoir dans l'ordre, dans un délai d'un an, les personnes tuées ou blessées dans l'accomplissement de leur devoir et qui sont reconnues dignes de recevoir cette distinction. Depuis un décret de novembre 2008, des nominations, promotions ou élévations directes aux grades d'officier et de commandeur ainsi qu'à la dignité de grand officier peuvent intervenir, afin de récompenser des carrières hors du commun, tant par leur durée que par l'éminence des services rendus. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
  7. L’attente tue, mais l'espoir fait vivre ! J’ai attendu 50 années avec l’uniforme Armée de l’air la reconnaissance, je me laisse encore quelques années « d’espérance ». - 230 à 250 Réservistes/an obtiennent l'O.N.M. - Pour obtenir la médaille aéronautique, la chose est beaucoup plus difficile, car les critères de sélection sont différents et plus restreints : 275 croix/an dont 185 militaires et 90 civiles réparties selon trois catégories de choix. Mon espoir reste (33 + 13 ans) la période effectuée dans l’aéronautique civile qui peut être pris en considération par la commission de sélection, si mon dossier ne reçoit pas d’opposition. L'O.N.M. est la "Médaille Militaire" des Officiers. (2 promo. militaires/an, mai et nov. - en mai 2019 >> 820 active et 115 réservistes) Certains Majors, particulièrement efficaces ou ayant une bonne affectation l'obtiennent aussi en fin de carrière ou en qualité de réserviste. Tous les officiers du grade de commandant que j'ai côtoyé durant ma carrière, (ou que je fréquente encore, peu importe l'Armée) obtiennent l'O.N.M. après 15 à 20 ans de service, surtout s'ils sont issus des grandes Ecoles. Les capitaines issus des lieutenants rang ayant commandé une unité (50 à 100 P) l'obtiennent en fin de carrière ou dans la réserve, en complément de la médaille militaire reçue en qualité de sous-officier ancien et performant (moins de 43 ans pour passer LTT rang). A l’époque, certains officiers ORSA non PN, du grade de capitaine qui ont effectué des séjours à l'étranger, ou ont commandé une unité (70 à 120P) ont reçu l’O.N.M. Il n'est pas nécessaire d'avoir bourlingué et pris des risques en unité de combat. Des réservistes (maximum 40 à 90 jours par an) que je fréquente régulièrement dans mes associations d'officiers et de sous-officiers ANORAA et ANSORAA l'obtiennent. Sans compter le nombre non négligeable de membres d'associations patriotiques et anciens combattants (civils un peu plus près des services de la Préfecture). Le personnel navigant l'obtient après 10 ans de service. S'ils sont un peu plus dans la bonne voie, ils passent au grade d'officier O.N.M. entre 15 à 20 ans de service, voir commandeur, durant leur période de réserve s'ils ont la bonne connaissance ou le piston. Les LCL et Colonels reçoivent en complément de l'ONM, la légion d'honneur vers 20 à 25 ans de service. S'ils ont une carrière un peu plus chargée et commandent une unité plus conséquente ou une Base, ils passent sans grande difficulté Officier, puis commandeur. Un colonel (souvent pilote, issus du cours Ecole de Guerre) commande une Base (800 à 1000 P) vers 20 à 25 ans de service. Il s'agit au maximum d'une quinzaine sur une promotion Salon de Provence de 80 à 100 élèves. Les autres LCL ou colonel commandent des unités de 150 à 500 personnes. Ils quittent généralement l'Armée de l'air, annuités au maximum entre 15 et 25 années de service. Les non PN partent entre 30 et 40 années de service, selon le nombre d'annuités. Même si les limites d'âge ont été repoussées, peu d'officiers l'atteignent.
  8. Vous avez tout à fait raison, les médailles d'honneur du travail restent au fond des tiroirs. Et bien sûr les autres, ne sont pas ou peu portées, à l'exception des militaires (active et réserve), des anciens combattants ou des "nostalgiques du Service Militaire", qui les portent durant certaines cérémonies patriotiques ou réunions associatives. Moi aussi je suis nostalgique de mon "service militaire d'active" ! Comme je n’étais pas autorisé à les porter, il fallait bien que je les admire, pas dans une glace, ni sur la poitrine des autres, car on aurait pu mal me juger, mais sur les murs de mon bureau ! Pour ma part, les médailles ne terminent pas au fond d'un tiroir mais dans des vitrines de présentation. Je n'en ai pas reçu, sauf sportives (Judo, ….). Cependant je fais collection d'Ordres et de médailles Françaises (plus quelques autres) de tous types, militaires et civiles. J'en ai plus de 300, ainsi qu'un bon nombre d'insignes de poitrine (surtout Armée de l'Air). « Déçu mais pas vaincu », je continue mes démarches auprès des services de chancellerie militaire et du Bureau Archives Réserves Armée de l'Air. Je ne demande pas et ne veux pas une médaille en récompense de ma qualité de Réserviste participant activement aux cérémonies patriotiques et au devoir de mémoire (D. Nat., S.M.V. ou remplaçante), je réclame la légitime prise en compte de mon déroulement de carrière. N’étant pas un cas unique parmi ces officiers contractuels de l’époque, je souhaite absolument, grâce à la reconnaissance de ce statut contractuel d’O.R.S.A., non P. N., obtenir le rattrapage d'un travail de légitimation non récompensé par une décoration. Je demande la récompense officielle de cette évolution du niveau « d’Arpète » jusqu’à commandant de réserve citoyenne (non symbolique), clairement intégré aux Officiers air. J’appuie ma requête grâce au second emploi civil d’Ingénieur en normalisation aéronautique. A l’époque, le Service du Personnel prenait surtout en compte la situation particulière des déplacements à l'étranger, moins fréquents. Le travail de sélection pour décerner des récompenses restait une action normale dans le suivi de carrière de certains recrutements (Directs E.A., E.M.A et P.N.). Les lieutenants Rang étant en fin de carrière avaient déjà reçu la Médaille Militaire en qualité de sous-officier. Mais le système hiérarchique, soumis à des changements trop fréquents (mutations réciproques liées à l'évolution de grade ou de poste) n'activait pas le bureau chancellerie. De ce fait les évolutions de carrière des recrutements particuliers liés au mérite d'être reçu aux concours complémentaires, n'intégraient pas les critères d'accès à récompenses. Il faut aussi tenir compte de l'idée que les Bureaux chancellerie de l'époque, non couramment activés par ce régime actuel des « Opérations Extérieures », avec distribution des récompenses liées au courage (V.M., Croix et commémoratives), n'intégraient pas systématiquement le suivi administratif des récompenses. Les médailles statutairement distribuées selon le grade : jeunes militaires (D. Nat.), sous-officiers en fin de carrière (M.M.) et officiers supérieurs en début (O.N.M.) et en fin de progression (L.H.), puis réservistes (S.M.V.), n’étaient distribuées que pour des militaires aux carrières parfaitement planifiées et à l’avancement « normalisé ». Par ailleurs, la carrière d'un personnel exerçant une spécialité considérée, à l'époque, comme sédentaire ne nécessitait pas un suivi du droit à récompense de la sorte. Pour rattraper cette omission couramment admise durant cette période d’après les guerres, il faut maintenant reconsidérer la durée et la qualité de la carrière, le cheminement, le mérite et l'évolution liée au travail d'avancement Sous-officier/Officier, avec des postes de commandement d’unité.
  9. Pour compléter le débat sur l’image et la valeur des décorations reçues Lorsque je reprends votre explication : « une carrière effectuée sous plusieurs statuts mais n’ayant pas le temps minimum pour obtenir une reconnaissance par statut, il n’est pas possible de cumuler pour obtenir une médaille d’honneur, que ce soit dans le privé ou la fonction publique » Définition du mot statuts : Ensemble des dispositions législatives ou réglementaires fixant les garanties fondamentales (droits et obligations) accordées à une collectivité publique ou à un corps de fonctionnaires ou d'agents publics. Lorsque vous employez le mot « statuts », j’ai bien compris votre vision (carrière militaire), mais vous parlez avec un terme qui est propre à la « fonction publique » et non pas courant dans le secteur « Privé ». Il faut bien admettre que le mot « statuts » n’est pas interprété de la même manière et n’a pas la même signification dans les deux cas. Le statut civil peut correspondre aux niveaux d’emploi (ouvrier, agent de maîtrise, cadre), donc fonctions dans l’entreprise. Dans ce cas, il est concevable de cumuler les vingt années minimum pour recevoir une médaille couvrant la carrière professionnelle. Ce mot « statuts » peut également être compris comme les emplois différents exercés dans plusieurs entreprises. Dans ce cas, il n’est pas concevable de cumuler les vingt années minimum pour recevoir une médaille d’honneur. La médaille d’honneur du travail n’existe pas dans l’Armée. Elle ne peut donc pas être réclamée ! Le militaire fait carrière dans la même Entreprise : le Ministère des Armées. Il peut changer d’Armée ou d’Arme, de métier (spécialité) ou de lieu d’affectation (mutation). Logiquement, il reste toujours couvert par un seul Statut : « le statut général des militaires Français ». Les statuts des différents grades, des différentes Armées ou Armes, des différents corps, …. Sont l’équivalent des normes, des règlements particuliers et des textes de lois couvrant le milieu professionnel civil. En ce qui concerne la reconnaissance de l’ancienneté pour recevoir une décoration de type médaille du travail ou de la vie professionnelle, il faut effectivement admettre qu’il existe une différence énorme entre le secteur Civil et l’Armée. Lorsqu’il s’agit de récompenser l’ancienneté dans l’entreprise et le métier civil exercé, il n’est pas question de limite budgétaire et de sélection restreignant le droit à médaille. C’est une règle immuable pour l’Entreprise qui paie et récompense l’employé. Cette décision reste une obligation liée au nombre d’années de travail accompli. Usage tout à fait spécifique aux militaires qui souhaiteraient bénéficier du droit à la prise en compte de la durée de travail accompli, les chancelleries montent les dossiers, selon la réglementation nationale en vigueur. Les « Chefs » transmettent le dossier validé, pour lancer la sélection des commissions hiérarchiques propres à chaque décoration. Pourquoi réaliser cette sélection restrictive : simplement pour cadrer avec le quota de médailles décidé par le Ministère qui a établi le budget dédié. Hors pour le militaire Français, il n’y a pas de budget spécifique dédié à la reconnaissance directe de l’ancienneté. C’est seulement un critère retenu en partie pour l’avancement, mais pas dans les textes statutaires relatifs à la remise des décorations. Cette remise de récompenses est réalisée en principe au mérite identifié, reconnu ou apprécié. La notion d’ancienneté existe dans les critères de sélection uniquement pour les « Ordres » et les médailles civiles distribués aux militaires (avec dossier de sélection établi par les chancelleries et validé par la hiérarchie). Là encore il est question de budget dédié, mais inégalement réparti entre Ministères et avec une priorité civile du fait du nombre plus important des postulants concourant et légitimement (ou pas) retenus.
  10. Pour continuer cette discussion à propos des médailles du travail civiles : elles sont aussi nombreuses que les médailles destinées aux militaires et sont attribuées par profession principale ou "métier". Les militaires n'ont théoriquement qu'un seul métier "celui des armes", mais ils remplissent aussi leurs fonctions dans un nombre pratiquement aussi important de "spécialités" et d'unités, identifiées par des insignes ou des médailles commémoratives (Françaises, OTAN et ONU) rappelant le lieu et le type d'action menée. Dans le secteur des emplois civils, il existe la médaille civile d'honneur du travail distribuée avec notion d'ancienneté, (texte édité en début de rubrique). Il s'agit d'un médaillon tête de Marianne accroché à un ruban de couleur bleu , blanc et rouge parallèles au sol. Mais il existe un certain nombre d'autres médailles d'honneur spécifiques à l'emploi : PTT, eaux et forêts, affaires étrangères, douanes, administration pénitentiaire, travaux publics, contributions indirectes, sapeurs-pompiers, police nationale ou rurale, chemins de fer, métiers aéronautique civile, sociétés musicales et chorales, enseignement du 1er degré, service publique "régionale, départementale et communale", mines, transports routiers, service de santé et affaires sociales, métiers agricoles, tourisme, protection judiciaire de la jeunesse, marins pêcheurs, transport/commerce maritime, …. Il existe d'autres médailles d'honneur spécifiques sans notion évidente de récompense à l'ancienneté, plus ciblées comportement marquant ou exceptionnel, pour les actes de courage et dévouement, la famille (nombreuse), la jeunesse, les sports et le mouvement associatif, la sécurité intérieure, les actes de courage pompiers ou police nationale, les blessés civils, …. Ceci, sans compter sur les ordres ministériels récompensant l'Education nationale avec les Palmes académiques, les métiers de la mer avec l'ordre du mérite Maritime, les métiers agricoles avec l'ordre du mérite Agricole et les métiers artistiques et littéraires avec l'ordre des Arts et Lettres. Certaines sont indistinctement attribuées aux civils et aux militaires : la médaille de l'aéronautique Militaire (185) et civile (90/an), l'ordre du mérite maritime, la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme, …. Et enfin les trois décorations majeures : les deux Ordres nationaux, la légion d'honneur rouge et l'ordre national du mérite bleu, attribués aux civils et aux militaires, ainsi que la Médaille militaire attribuée exclusivement aux militaires sous-officiers ou aux soldats anciens combattants, pour service exceptionnel. Il est vrai que ces médailles d'honneur civiles sont moins mises en valeur, car elles apparaissent assez loin dans l'ordre de préséance des décorations officielles susceptibles d'être portées. Le port de décorations existe surtout dans les manifestations patriotiques et les commémorations, donc avec représentation plus conséquente pour les porteurs de médailles militaires. Seules les réunions associatives relatives aux métiers exercés ou aux événements particuliers restent un moment privilégié pour porter, ces médailles d'honneur du travail. C'est également l'occasion d'arborer des médailles associatives témoignant de la qualité des services rendus. Ces décorations non officielles sont réalisées spécifiquement pour les membres avant que les ministères n'établissent (ou pas) des récompenses officielles.
  11. Comme je l'ai déjà précisé : - les militaires ayant effectué des campagnes ou des faits de guerre sont en principe récompensés par des croix et médailles de « reconnaissance aux combattants ou commémoratives ». Il ne reste évident que les trois distinctions principales : Médaille Militaire, O.N.M. et Légion d'honneur qui sont des médailles récompensant à titre exceptionnel les militaires, tout particulièrement méritants et peu importe l'ancienneté. Ces récompenses sont attribuées pour mettre en valeur l'action courageuse et les risques particuliers encourus dans la fonction et suivant la spécificité du métier. Les militaires ne sont pas tous des hommes prenant le risque de se faire tirer dessus au combat. Ils sont avant tout des spécialistes assumant les risques impartis à leur métier et ils reçoivent, peu importe le grade et l'ancienneté, les trois médailles, destinées à mettre en valeur la qualité exceptionnelle de la réalisation des tâches liées à leur fonction. La Médaille Militaire pour le jeune et la Légion d'honneur pour l'ancien qui a déjà la première. Ces deux médailles sont le plus haut niveau de reconnaissance au courage et à la qualité de l'action menée ou au travail réalisé par un militaire. C'est un honneur suprême reconnu, à juste titre, par la hiérarchie militaire et l'Etat Français. Il est naturellement nécessaire de motiver ces jeunes qui partent en opérations à l'étranger, dans des conditions un peu plus contraignantes que du simple Bivouac de type manœuvres, avec des risques marquant plus fortement ce "métier des armes". Mais il est aussi particulièrement nécessaire de récompenser le personnel qui effectue son travail dans des conditions de résultat parfait, lié au côté opérationnel du métier ou de la mission. C'est aussi pour cela qu'a été créée la Médaille de la Défense Nationale, avec ses trois échelons d'ancienneté bronze, argent et or. Cette médaille, créée en 1983, même si elle ressemble dans l'aspect ancienneté à la médaille du travail civile, n'est pas distribuée de la même manière (vers la fin de carrière, après 20 ans de travail). Elle est distribuée en fonction de points acquis (90, 600 et 900). Le jeune peut la recevoir à la fin de sa première année de service (manœuvres, services de garde et de semaine), le plus ancien cumule les points et reçois l'argent après réussite aux stages, examens, manœuvres, services et engagements opérationnels (vers 5 à10 années de service). L'échelon Or est plus difficile à obtenir (vers 15 ans ou à titre exceptionnel sans médaillon). Elles ne récompensent pas la carrière ou l'attachement de durée à l'entreprise, elles sont obtenues comme des "prix de bonne conduite". C'est certainement une récompense qui manque dans le secteur civil, mais le critère intéressement, prime ou avancement spontané est beaucoup plus présent et non négligeable. Les diplômes et grades à atteindre ne sont pas passés au fil de l'eau, tout au long de la carrière (sauf dans la fonction publique).
  12. Tout à fait exact, cette " médaille du chien fidèle" que la grande majorité des anciens sous-officiers de la génération d'après les guerres d'Indochine et d'Algérie attendaient. C'était la récompense de fin de carrière, pour ceux qui avaient des annuités suffisantes (la limite d'âge était de 47 ans). Ils la recevaient vers 20 à 25 ans de service. Pour les "meilleurs" (les mieux notés) qui passaient le concours de major ou celui de Lieutenant rang, cela les prolongeaient jusqu'à l'âge de 52 ans, avec la possibilité, pour les très bons, d'obtenir l'Ordre national du mérite pour services imminents, juste avant de partir en retraite. 3 – Rappel des règles d’établissement de dossiers pour les Ordres et Médailles Il faut savoir que : - - les militaires de carrière ne disposent pas de la possibilité d’être récompensés par le système des « médailles du travail à l’ancienneté » ; - - seul le personnel civil du Ministère des Armées peut en bénéficier. Il existe en effet ces médailles du travail selon l’ancienneté et selon les bureaux (Terre, Mer, Air, Gendarmerie et D.G.A) ; - - les militaires ayant effectué des campagnes ou des faits de guerre sont en principe récompensés par des croix et médailles de « reconnaissance aux combattants ou commémoratives ». Seules trois distinctions de plus haut niveau existent pour la reconnaissance de l’ancienneté et du mérite au travail dans le « Métier des armes » : - la Médaille Militaire pour les Sous-officiers uniquement (ou les Généraux ayant commandé au Front), après environ 20 années de service ; - l’ordre national du mérite, après 15 à 20 années de service (selon recrutement), surtout pour récompenser des Officiers méritants, et plus pour les Navigants ou ceux issus des grandes écoles ; - la légion d’honneur, surtout destinée aux Officiers supérieurs du grade de LCL ou Colonel après 20 à 25 années de service, (ou à titre exceptionnel pour les autres militaires, tout particulièrement méritants). C’est le rôle des « Chancelleries militaires Régimentaires » de transmettre les dossiers aux commissions hiérarchiques de sélection, à la grande Chancellerie et au Ministre.
  13. J'ai fait du parachutisme et je portais un casque de saut, c'est moins dangereux. Au sol je ne portais pas de béret, peu importe la couleur, ils sont tous respectables, je portais un calot ou une casquette ! J'aurais pu porter un béret et un képi, si plutôt que de rentrer à SAINTES, j'étais rentré à ISSOIRE ou TULLE (j'avais également le concours). Pour revenir au sujet des médailles ou breloques ! 1 – Evolution de la politique de Droit à médailles - augmentation des effectifs pouvant y prétendre suite aux Op. Ex., - réduction du critère temps de déplacement en zone de tension conflictuelle, avec prise de risque, - renforcement de l’esprit de citoyenneté et du devoir de mémoire, - entretien du souvenir patriotique suite à la réduction très significative de la population des Anciens Combattants et Victimes de guerres de l’ancienne génération. Les associations patriotiques, les anciens combattants, les associations d'officiers et sous-officiers de réserve souffrent sur le plan administratif et/ou participatif d'un manque d'effectifs. Cette régression est liée à deux critères : la fin du service militaire en 1997 et le vieillissement de la population composant leurs effectifs. C’est surtout le « temps qui passe » : plus de 57 ans depuis la fin de la guerre d'Algérie, 65 depuis l'Indochine, 75 ans depuis la fin de la seconde guerre et plus d'un siècle depuis la première guerre mondiale. Certes il y a encore des "Op. Ex.", mais la participation à ces « conflits limités » est différente et réduite à 4 ou 5 mois par séjour en zone sous tension. Essentiellement des militaires d'active et quelques réservistes, surtout issus du creuset des anciens engagés, spécialistes sélectionnés, actuellement sous E.S.R. (réserve opérationnelle). Donc de moins en moins de « Combattants », sauf 4500 troupes de première intervention ou forces spéciales (contre 76000 aux Etats-Unis : l'équivalent de notre Armée de terre). Au niveau des Associations, la seule façon d'attirer les quelques survivants des conflits passés et/ou les « nostalgiques de l'uniforme » reste la distribution de breloques commémoratives associations ou l’établissement de dossiers de demande de médailles officielles : militaires, civiles, d’honneur ou commémoratives conflits. Des Présidents transmettent ces demandes via les préfectures, ou via les Délégations militaires. 2 – Réflexion à propos du droit à ces « distinctions honorifiques » A ma connaissance, les décorations typiquement militaires (croix de guerre, valeur militaire, commémoratives, blessés, … ) sont obtenues pour récompenser des “Droits acquis” ou “Droits subjectifs” enregistrés pour des actions spécifiques survenus durant une certaine période ou à caractère ponctuel. Les “Droits acquis” sont les prérogatives particulières (concrètes) dont une personne peut se prévaloir (pour un militaire : campagnes à l’étranger, faits de guerre, actions remarquables dans le domaine professionnel, marque de courage, … ) ! Il n’y a pas de Droits subjectifs sans Droit objectif ; c’est bien le droit objectif qui confère aux personnes leurs droits acquis. Le “Droit objectif” est l’ensemble des règles juridiques obligatoires, abstraites et impersonnelles permettant à l’Homme de vivre en société. Pour faire simple, c’est l’ensemble des lois, des décrets, des ordonnances, des coutumes, etc. C’est l’obligation permanente liée à une règle instituée et validée. Par exemple l’attribution des “médailles du travail civiles” liée à la règle d’ancienneté de parcours professionnel (25, 30, 35 et 40 années de travail). Dans un document C.V. transmis, je rappelle des “Faits subjectifs” et surs, enregistrés dans mon dossier militaire récapitulatif de carrière, comme le mérite d’avoir reçu un avancement correct, la diversité des compétences, le niveau, la qualité, la pluralité des fonctions, la spécificité du travail réalisé et surtout le temps de présence dans l’institution et la vie professionnelle (33 ans de service actif, en plus d’un engagement modeste de Réserve Air, une carrière complémentaire dans le secteur civil de l’Aéronautique, … ). Ces éléments correspondent objectivement aux règles édictées dans les textes de sélection pour ces décorations. Dans le cadre similaire de l’avancement il est tenu compte du “choix” pour les meilleurs, puis de “l’ancienneté” en rattrapage. Ce critère lié à l’ancienneté de service apparait également dans les textes régissant le “Droit aux médailles”. Lorsque l’on a identifié les éléments qualitatifs de choix, afin de renforcer l’avis à émettre, ne s’avère-t-il pas utile d’insister sur l’aspect quantitatif des compétences et sur l’ancienneté des services rendus ?
  14. Le débat avec mes deux interlocuteurs "Marine" et "Terre" est de plus en plus intéressant, cela me rappelle des périodes de carrière passée en milieu interarmées. 1- Il permet d'exprimer des idées liées à la population de jeunes réservistes ayant un esprit très pro-militaire avec un souhait d'intégrer les fonctions d'un militaire engagé pour faire carrière. C'est cet esprit et cette formation liée au tempérament des marins, à la foi techniciens très performants, avec cette réaction particulièrement marquée d'autonomie dans la tâche à réaliser. C'est également l'aspect militaire absolument nécessaire pour l'acceptation de la discipline et de la rigueur indispensable lorsque l'on est en équipage embarqué. C'est le souci d'assurer sa mission tout en facilitant la cohésion du groupe, sans nécessité d'avoir recours au chef pour prendre la décision du bon fonctionnement. 2- J'avoue que la vision de la carrière passée en régiment et en état-major par Berogeitabi est tout à fait réaliste. Les breloques on s'en fou, on en a ou on en aura car c'est obligatoire lorsque l'on réalise des missions de terrain forcément opérationnelle au sens travail du militaire armée de terre. Cet état d'esprit de concurrence et de nécessité de progresser coûte que coûte au niveau du travail ordonné est certainement lié à l'aspect mission de type "action sur le terrain". J'avais un très bon collègue capitaine de légion, il était particulièrement remarquable, autant dans sa capacité d'analyse, d'action et de prise de décision, les éléments indispensable pour commander dans de bonnes condition des hommes. Pourtant direct St Cyr, il se fichait pas mal de son avancement et des examens à passer pour progresser. Son état d'esprit était apparemment très proche de votre vision de l'estime de soi. Il montrait cet aspect comportement permettant d'identifier le niveau et les qualités d'un homme d'honneur méritant par ses actions plus que par son paraître. Recevoir ces breloques, cela n'est pas la réalité, en tout cas à mon époque, pour l'aviateur de type mécano. non navigant, qui mettait en œuvre ou réparait des avions de chasse sur le territoire français. C'était encore moins la réalité pour l'officier sous contrat qui a passé une partie de sa carrière à soutenir des unités de renseignement terre, air et mer en mission à l'étranger, sans pouvoir profiter de missions extérieures (sauf inspections). Pourtant dans mon travail de militaire armée de l'air, ou simplement mes fonctions de "mécanicien", l'aspect militaire, avec ce sens mission reste moins considéré comme une "action militaire", surtout de type combattant. J'étais militaire, mais je n'ai tout naturellement, jamais été reconnu comme un "combattant" au sens des mérites impartis (mon père était blessé de guerre et invalide). C'est pourtant le fait de recevoir ces fameuses breloques qui force l'estime des autorités et des populations rencontrées. Ces fameuses breloques, pas toujours, voir souvent injustement reçues sont bien nommées "distinctions" et c'est depuis toujours ce qui différencie les hommes. Qu'elles soient distribuées de manière juste ou injuste peu importe pour le spectateur de ces cérémonies. Quand je me mets en tenue, j'ai souvent l'impression qu'il me manque un morceau distinctif de mon parcours militaire. C'est certes beaucoup plus évident dans mon esprit, que des galons. C'est surtout la majorité des "nouveaux amis rencontrés dans les manifestations patriotiques et associatives qui portent ces fameuses distinctions. Il est difficile de concevoir que ma carrière ne soit pas prise en considération. Ce n'est pas mon ego qui prend le dessus, c'est plutôt mon manque d'estime et le souci de ne pas être complétement habillé, un peu comme s'il me manquait les gants ou la casquette.
  15. Il faudrait poser la question aux spécialistes de la gestion administrative et habillement ou aux anciens Maîtres-tailleurs. Il me semble que c'est plus tard. Après une période d'hésitation vers les années 90, durant quelques temps l'Armée de l'air n'a plus porté, toute l'année, que la coiffe bleue. La Marine nationale portait la coiffe blanche. Puis, dans l'Armée de l'air, il me semble me souvenir que nous sommes revenus aux deux couleurs, pour enfin porter uniquement la coiffe blanche, vers le début du 21éme siècle.
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