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Bouchon-Gras 49

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  1. Nouvelles menaces et renseignement militaire : à quoi vont servir les 400 milliards d'euros débloqués pour la défense ? Par La rédaction de TF1info TF1 | Reportage François-Xavier Ménage, Eric Josset Publié le 22 janvier 2023 à 12h09 https://www.tf1info.fr/politique/video-nouvelles-menaces-et-renseignement-militaire-a-quoi-vont-servir-les-400-milliards-d-euros-debloques-pour-la-defense-caesar-guerre-en-ukraine-2245725.html?fbclid=IwAR3SZ1ORd8m17pDJVQ4h1iId2_u6t0cZh0LcRakONgHBCh4w9qNpgjQkaJ8 Le président de la République a décidé d'augmenter de 30% le budget de la Défense. Une somme inédite depuis le général de Gaulle. Près de 413 milliards d'euros vont être investis d'ici 2030 pour transformer nos armées et s'adapter aux nouvelles menaces. Les armées françaises bénéficieront d'un budget de 400 milliards d'euros sur la période 2024-2030, dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM), soit un tiers de plus que l'enveloppe de la précédente LPM, a annoncé vendredi 20 janvier le président Emmanuel Macron. Une somme jamais vue depuis le général de Gaulle qui doit permettre de faire face aux dangers "considérables" auxquels doit faire face l'Hexagone. Cette loi poursuivra l'effort financier en matière de défense après une LPM 2019-2025 de 295 milliards d'euros, qui avait mis fin à des années de coupes budgétaires dans les armées. Elle est très attendue, alors que la guerre en Ukraine a mis en lumière des faiblesses dans le dispositif militaire français. L'enjeu des drones Car aujourd'hui, le nombre d'armes est trop réduit dans le pays. Les stocks de munitions ont chuté en raison notamment des transferts vers l'Ukraine et le coût de l'énergie impose de faire des choix dans l'équipement. L'objectif est par exemple de ramener le délai de production d’un canon Caesar, tel que ceux fournis à l'armée ukrainienne, de 24 à 12 mois et celui des obus qu'il tire de 9 à 3 mois. L'accent sera également mis sur le développement des drones, hautement stratégiques aujourd'hui, avec des "drones qui seront capables de faire la guerre électronique, brouiller les radars, les systèmes de défense ennemis, mais aussi des drones capables de leurrer les systèmes de défense en simulant la forme d'un avion de chasse pour que l'ennemi ait l'impression d'être confronté à une flotte beaucoup plus impressionnante", explique Bruno Fichefeux, directeur du programme SCAF-Airbus dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. Leur déploiement pourrait intervenir d'ici 2040. Autres investissements : dans les blindés, la généralisation des avions de combat Rafale, mais aussi pour un nouveau porte-avions et une dissuasion nucléaire renforcée. Par ailleurs, le budget alloué au renseignement militaire doit augmenter de près de 60% sur la période 2024-2030, le budget de la Direction du renseignement militaire (DRM) et de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) étant notamment doublés dans l'objectif d'"avoir une guerre d'avance", selon Emmanuel Macron.
  2. Voici un article trés intéressant que je vous partage : La cohérence sans l'abondance ? La nouvelle programmation militaire se dessine https://www.institutmontaigne.org/analyses/la-coherence-sans-labondance-la-nouvelle-programmation-militaire-se-dessine?fbclid=IwAR0DKwYK662-Hn_8gBWjzP5M0ytxuzm9P35w-M9N3IjyBEJt-wv0mZfbXbM
  3. Malheureusement les français sont tombés dans une sorte de routine/lassitude qui a prit la place de la crainte et seul quelque un voient le risque d'un conflit mondial armé, car nous sommes déjà en guerre (financière). Ca serait une folie de se désarmer. C'est une folie complète, on s'engage sans s'engager, j'jusqu'au moment où l'on prendra un coup et nous serons surpris et pas prêt.
  4. Là, désolé, je n'ai pas d'info particulière. Lorsque vous l'aurez, passé, merci de nous faire un retex, ça serai sympa pour les prochain candidats.
  5. Bonsoir, Effectivement le mannequin joue une bonne part. Effectivement, c'est vrai que ça ne m'a pas titiller l'œil, mais comme au départ ta tenue était neutre. Il te faut trouver une fourragère dans le jus et rajouter les olives, comme celle-ci dessous (sans l'insigne) (photo personnelle, prise au musée des fusiliers marins) Il y a aussi un règlement pour coudre le bouton sur l'épaule, de mémoire ça doit être à 4 ou 5 cm de la couture de l'épaule et 1 cm en arrière de la couture (si il y en a une sur cette tenue) partant de l'épaule vers le col (pas sur d'être clair). Là aussi attention, c'est un bouton blanc, pas en plastique moderne.
  6. Attention, chez les fusiliers, une marche, ne veux pas dire marcher mais courir, donc une marche de 8, c'est courir en treillis, sac lesté et éventuellement avec l'arme. Et a l'école tous déplacements ce fait en courant. Il faut surtout durer, tu peux te donner mais tout en te préservant. Les gars entrainez vous avant, pas de tabac (et encore moins de saloperie) pas de produit magique énergisant... de l'entrainement progressif, de l'endurance, beaucoup d'endurance.
  7. Bonsoir. Ah là il est top ! Tu as trouvé tous les bons éléments, superbe. Sans indiscrétion, où t'es tu procuré le mannequin ?
  8. Nous avons à faire à un chasseur du 13 eme bataillon de chasseurs alpin durant le premier conflit mondial. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6446153m.texteImage Il porte une vareuse dolman, effet spéciale réservé aux chasseurs, la couleurs est caractéristique, elle sera conservée tout au long de la guerre (c'est la couleur de tradition aujourd'hui), sur le haut des épaules, intégré a la vareuse, des "croissants" (cerclé de rose) là aussi caractéristique de cette arme, leurs utilités est de maintenir les sangles des équipements en place. Le cor de chasse sur la manche (cerclé de rouge) est un prix de tir. Cerclé de vert, la ceinture de flanelle qui maintien les reins au chaud. Il est coiffé de la "tarte" grand béret où le chasseur peut mettre ses pieds au chaud lors de campement. Comme tout chasseur alpin, il est équipé de la traditionnelle canne "Alpenstock" canne ferrée. Je pencherai pour un fantassin des troupe de montagne, malheureusement on ne distingue pas le numéro régimentaire sur ses pattes de col. Il porte une vareuse dolman de chasseur (sans croissants) reconnaissable au col dit "chevalière" qui doit être de teinte "bleu gris de fer" que l'on peut comparer à la culotte et aux bandes molletière qui sont de teinte bleu ciel, dit "bleu horizon". Il est coiffé d'un béret (réservé aux chasseurs et troupes de montagne, qui est une coiffure de troupe d'élite) sur lequel est accroché une grenade symbole de l'infanterie. Il porte un ceinturon à double ardillon et une fourragère sur l'épaule gauche. Là nous avons à faire à une belle photo montage (le cheval est une image) cependant c'est un artilleur monté du 19 (pas sur) régiment d'artillerie, comme le prouve les bande rouge sur sa culotte (le Génie et l'Artillerie étant considérées comme des armes savantes, ces deux armes portent ces bandes sur le coté de la culotte ou du pantalon). https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63280444/f1.texteImage Vu qu'il porte une hache, je dirai que c'est un sapeur
  9. Tout dépend de ce que l'on appelle un gradé, un brigadier est un gradé pour un militaire du rang. Sur les photos, où on le voit en tant que Dragon, il n'a visiblement pas de galon. Je suppose qu'il y avait une formation et certainement l'obtention du grade de brigadier. Si il est monté en grade en incorporant la Garde, suite à une formation (puisqu'il a été élève), il a forcément conservé ce grade, voir évolué par la suite. Oui Voici de beau gendarme en 1904 (apparition du képi), seul le gendarme à gauche de la photographie porte des galons. Celui-ci non plus, ne porte pas de galon. Gendarmerie - Orient - Coloniale - Fourragère - 1898 / 1900 A l'inverse, quelques gradés : Un maréchal de logis (que l'on appelle aujourd'hui gendarme) Un maréchal des logis chef, décoré de la médaille militaire. A une période récente, les galons de militaires du rang étaient réservé aux appelés, quand aux gendarmes sortant de l'école et n'étant pas encore de carrière, ils ne portaient qu'un chevron. Aujourd'hui, les jeunes réservistes peuvent encore être militaire du rang. Quand au fait d'être au minimum maréchal des logis pour avoir pouvoir sur les autres militaires, jamais entendu parlé (dans la Marine, on dit "la fonction prime sur le grade", un matelot factionnaire ayant eu l'ordre de ne laisser passer personne, stoppera toutes personnes, qu'il soit matelot ou capitaine...) je présume que c'est la même chose pour un gendarme. Par contre pour être ADJ, peut être faut il est sous officier.
  10. Bonjour, Je te fait un bref rappel de la trame d'un courrier de motivation : Qui se compose ainsi, trois paragraphe : - Moi, je, ce que je suis.... - L'armée, elle... ses valeurs, ses grande missions... - Ce que l'armée (ici la Gendarmerie) va m'apporter... ce que je vais apporter à la Gendarmerie... Donc : A l’attention de… Objet : Candidature pour le poste de Gendarme adjoint volontaire APJA (évite les abréviation) Madame, Monsieur Agé de 20 ans et titulaire d’un Baccalauréat STMG Gestion & Finance, je vous présente ma candidature afin de devenir gendarme adjoint volontaire et ensuite passé mon concours en interne de sous-officier afin d’intégré le PSIG (évite les abreviation). Je souhaite rejoindre votre institution pour les valeurs qui lui sont associé tels que la rigueur, le courage, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe, le respect des règles. Je prendrais à cœur de réalisé a bien toute les missions qui me seront confié, de respecter ma hiérarchie et de toujours respecter les valeurs de mon métier. - La Gendarmerie... Je suis quelqu’un de sérieux, dynamique, sportif, courageux et je pense que cette première expérience dans la Gendarmerie en tant que Gendarme adjoint volontaire me permettra d’appréhender et de préparer au mieux une carrière au sein de votre institution. A développer... Je vous remercie, pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à ma candidature et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations respectueuses . Pour rappel, les trois paragraphes doivent avoir le même "volume" afin d'être agréable à l'œil. Je t'invite donc à peaufiner ton courrier et à nous le représenter afin de continuer à l'établir, si tu le souhaite, bien sur.
  11. Magnifique ! Je pense qu'il faut le vivre pour vraiment ressentir la chose, le bruit, le sol trembler...
  12. Oui, mais vous pouvez demander un extrait de sa carrière auprès des archives de la défense à Pau. 2018_SHD-CAPM_brochure-demande-docs-administratifs (bleu).pdf Faite une demande écrite avec le maximum d'information, état civil, acte de décès, matricule (si vous le possédez...) et votre filiation, puis armez vous de patience. La 1er photo représente un sergent, il porte une vareuse avec un col dit "aiglon" ou "saxe", ce type de col était réglementaire dans les années 30/40, quelques cadre en portaient encore en 1945 à la Libération. Il abore une croix de guerre TOE. En couleur on imagine mieux la tenue. Dommage, sur les deux photos on ne distingue pas ou très mal ce qui figure sur les pattes de col et sur le bandeau du képi, il me semble voir une étoile chérifienne et un 2 et au vu de la teinte du képi et des pattes, on pourrait s'orienter sur le 2e régiment de spahis algériens. Sur la seconde photo, il est en tenue de zone chaude, il porte une veste en toile, sur laquelle il porte désormais, la croix de guerre TOE, la croix de combattant et la médaille coloniale.
  13. Bonjour, Illimités, non Les deux photos présentées, sont des photos d'un dragons, reconnaissable au col à fond blanc. Celle-ci est un modèle plus récent, 1898, réservé à un officier. Dolman à "brandebourg" (comme pour votre ancêtre) d'un lieutenant du 12eme Dragons. Dolman de sous-officier du 24ème régiment de Dragons http://military-photos.com/dragons2.htm et http://cavaliers.blindes.free.fr/rgtactive/2dragons.html https://fr.wikipedia.org/wiki/23e_régiment_de_dragons Ce qui peut expliquer le 2 au col et le 23 sur son livret : Le régiment est recréé en 1873, à partir de quatre escadrons, issus du 2e, 4e, 7e et 8e régiment de dragons. Ca n'a pas changé, uniquement à Paris et il existe plusieurs casernes, la plus connue étant "les Célestins" https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/garde-republicaine/decouverte/presentation https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_républicaine_(France) Et pour comparer, voici la photo d'un cavalier de la Garde Républicaine en 1880, comme vous pouvez le voir ça ressemble fort à ceux que l'on connait aujourd'hui. Détail toujours important, les Gendarme portent les aiguillettes de corps d'élite. Pour la première, il est toujours chez les Dragons. C'est bien un photo montage, sur un corps de cuirassier, les Gardes Républicains ne portent pas de cuirasse. Montage, photo souvenir... comme ça pouvait ce faire à l'époque.
  14. A l'inverse, l'amiral Villeneuve n'aura laissé à l'Histoire que le souvenir d'une cuisante défaite lors de la bataille de Trafalgar où il sera d'ailleurs fait prisonnier. Relâché suite à un traité il sera retrouvé poignardé de six coup de poignard et nul ne sait où il fut inhumé. Pierre Charles Silvestre de Villeneuve, né le 31 décembre 1763 à Valensole et mort le 22 avril 1806 à Rennes, vice-amiral. Pierre Charles Silvestre de Villeneuve est le fils de Charles-Pierre de Villeneuve-Esclapon et d'Augustine de Clerissy-Trévans. Engagé dans la marine à seize ans, il participe à la guerre d'indépendance des États-Unis. Malgré ses origines nobles, il prend fait et cause pour la Révolution et choisit de rester en France. Capitaine de vaisseau en 1793, Contre-amiral en 1796, il prend part à l’expédition d'Égypte, sous les ordres de l'amiral Brueys, à bord du Guillaume Tell, où il commande l’arrière-garde de la flotte française à la bataille navale d’Aboukir, le 1er août 1798. Sans ordre et sans initiative, il assiste à la destruction successive de l'avant-garde puis du centre de l'escadre de Brueys, jusqu'à l'explosion du vaisseau-amiral L'Orient. Alors que les navires français sont détruits ou soumis successivement comme au casse-pipe, profitant de l'obscurité de la nuit, il parvient à s'échapper avec un autre vaisseau et deux frégates. Il est donc un des rares rescapés de ce désastre, ce qui le drape d'une réputation d'homme discipliné et de chanceux. Il est commandant en chef des forces navales stationnées aux iles du Vent en 1802. SABRE À L'ORIENTALE DE L'AMIRAL VILLENEUVE, PREMIER EMPIRE. L'appartenance de ce sabre à un amiral français, est également confirmé de manière indépendante de sa provenance. En effet, outre sa qualité très supérieure aux armes connues du même type, le décor gravé sur la chape du fourreau est l'emblème des Officier Généraux de la Marine selon le règlement du 7 Prairial An XII (27 mai 1804), cet emblème se retrouve sur la plaque de ceinturon ainsi décrite dans le règlement publié au Journal Militaire Officiel "Décret Impérial portant règlement sur l'uniforme des officier militaires… attachés au service de la marine" : « OFFICIER GÉNÉRAUX DE LA MARINE. Le ceinturon aura la largeur, le dessin et les ornements… La plaque sera en métal doré et ciselé représentant en relief un trophée d'armes traversé d'une ancre… ». Dans la pratique le trophée d'armes compte aussi un faisceau de drapeaux (4 ou 6 selon les variantes). D'autre part, la bouterolle est gravée de dauphins et de tridents , emblèmes repris dans les armories dans grands Amiraux d'Empire. DATATION : Lame rapportée de l'expédition d'Egypte par l'Amiral Villeneuve vers 1798-1801, puis montée sur un sabre fabriqué en France vers 1801-1804 (de nombreux officiers de retour de la campagne d'Egypte ont fait de même). https://www.bertrand-malvaux.com/en/p/18010/sabre-a-l-orientale-de-l-amiral-villeneuve-premier-empire.html En 1804, il succède à Latouche-Tréville victime d'une crise cardiaque, comme vice-amiral de la flotte du Levant, grâce à laquelle Napoléon Bonaparte compte débarquer au Royaume-Uni. Le plan de l’empereur qui ne convient guère au trop prudent Villeneuve consiste, pour l’escadre de Méditerranée, à passer en Atlantique, d’y récupérer la flotte espagnole (l’Espagne est alors alliée de la France), de s’y concentrer avec ostentation aux Antilles pour y attirer les Britanniques et, retraversant l’Atlantique, de rejoindre à Rochefort et Brest l’escadre de l’Atlantique après quoi l’ensemble entrera dans la Manche et la tiendra le temps que l’armée du camp de Boulogne effectue la traversée et débarque au Royaume-Uni. Mais, s’il passe facilement le détroit de Gibraltar, il n’ose attaquer la flotte de l’amiral Horatio Nelson à la Martinique qui l'a poursuivi, avec retard, de la Méditerranée jusqu'aux Antilles. Revenant vers l’Europe conformément au plan prévu mais sans avoir été rejoint par les escadres de Rochefort et de Brest (celle de Rochefort a vite fait demi-tour et celle de Brest n’a pas osé sortir face au blocus anglais), il rencontre inopinément une escadre britannique au large du cap Finisterre (au nord-ouest de l'Espagne) et lui livre un combat indécis, dit bataille des Quinze-Vingt (puisque opposant 20 vaisseaux franco-espagnols contre 15 britanniques, mais aussi, selon la légende, en référence au célèbre hôpital parisien pour aveugles parce qu’un épais brouillard fit du combat une canonnade aveugle). Au lieu de se diriger vers Rochefort ou Brest, il se replie sur Cadix le 18 août, où il laisse durant plusieurs semaines se démoraliser ses équipages déjà accablés par la maladie. Napoléon, dont les plans d'invasion sont ruinés, est furieux de cette « conduite infâme » et traite l’amiral de lâche. L'attitude de Villeneuve en Égypte et dans cette campagne peuvent en effet le faire juger trop hesitant, prudent à l'excès, ce qui le paralyse alors même que l'ordre lui a été donné par Napoléon de se diriger vers l'Italie. Sur les injonctions du ministre de la Marine Decrès, il finit par se décider à sortir au moment où Napoléon venait de décider de lui envoyer un successeur (l'amiral Romilly) qui n'arriva à Cadix que trois jours après la bataille. La bataille de Trafalgar : Villeneuve avait étudié de longue date comment procédait Nelson (dont la tactique, différente des traditionnelles batailles en ligne, consistait à venir percer la ligne ennemie puis concentrer plusieurs vaisseaux contre un seul, le liquider et passer ensuite au suivant, système uniquement possible avec un adversaire moins habile et mobile, ce qui fut souvent le cas, comme à Aboukir). Horatio Nelson, 1er vicomte Nelson, duc de Bronte et vice-amiral. C'est un petit homme maigrelet, borgne, manchot et couturé de cicatrices, sujet au mal de mer et affaibli par le paludisme contracté dans sa jeunesse. C’est aussi l’un des plus grands marins de l’histoire. Horatio Nelson est entré à 14 ans dans la Royal Navy. Il a navigué et combattu sur toutes les mers du globe, perdu son œil à Calvi, son bras à Tenerife, la peau de son front à Aboukir et la vie à la bataille de Trafalgar. Manœuvrier d’élite, stratège avisé, redoutable meneur d’hommes, il est connu pour ses vues hétérodoxes et sa propension à désobéir à ses supérieurs. Contrairement aux idées reçues et à ce qui est souvent écrit, il ne s’en tint pas à la formation en ligne classique qui depuis 1702 vallait à la flotte française défaite sur défaite (par suite de l’infériorité de ses artilleurs, qui tirent moins vite et moins juste). Villeneuve, entouré de quelques-uns de ses meilleurs capitaines en particulier le vice-amiral espagnol Gravina et le contre-amiral Magon, a eu à Cadix largement le temps de concevoir une stratégie pour faire face à l'éventualité hautement probable, d'une attaque de coupure de ligne ou d'encerclement en long de ligne par la flotte de Nelson. Ainsi il semble qu'ait été choisi de faire naviguer sur une ligne continue la majeure partie de la flotte avec notamment les vaisseaux les plus lents comme l'antique Santísima Trinidad, ligne imposante avec plus de 20 navires, qui masquerait une escadre dite « légère », constituée des navires les plus manœuvrants et des équipages les plus combatifs, et placée sous les ordres de l'amiral Gravina. Cette colonne serait placée sous le vent de l'escadre principale. Elle aurait aligné, entre autres, le Pluton du bouillant capitaine Cosmao-Kerjulien, l'Algésiras du contre-amiral Magon, l'Intrépide du capitaine Infernet, le Redoutable de Jean Jacques Étienne Lucas, sans doute aussi l'Achille de Louis Gabriel Deniéport ou le Neptune, en compagnie des meilleures unités espagnoles tels le San Juan Nepumuceno, le Churruca, l'Argonauta, le Montanes,… et le Principe des Asturias de Gavrina, chargé de commander cette escadre de soutien. Placée en retrait de la flotte principale, elle aurait dû converger immédiatement vers le point de rencontre entre la flotte principale et les colonnes anglaises, pour renverser le surnombre attendu par Nelson et ses commandants, et pour éviter ainsi le débordement des unités coalisées. Hélas, dans l'ample houle du suroit, la flotte coalisée, trop hétéroclite pour naviguer de concert, se révèle incapable de maintenir sa ligne de bataille principale de façon continue, et l'escadre de soutien de Gravina en est réduite à s'éparpiller pour colmater au mieux les brèches, là où elle le peut. C'est donc sous une apparente seule ligne de bataille que la flotte franco-espagnole apparaîtra aux yeux britanniques, à qui reviendra in fine l'honneur légitime d'écrire l'histoire de ce 21 octobre 1805. Et c'est ainsi que l'infortuné Pierre Charles de Villeneuve, commandant de la plus puissante flotte jamais rassemblée dans l'Atlantique au début du xixe siècle, sera déclaré principal responsable du désastre naval de la flotte impériale au large du cap Trafalgar, et sera présenté au jugement de l'Histoire de son temps et de son pays, coupable d'une énorme erreur de stratégie. https://www.napopedia.fr/fr/Campagnes/trafalgar La véritable « faute » de Villeneuve c'est dans les parages de la Corogne que celui-ci la commet. « Avec plus de vigueur au cap Finisterre, Villeneuve eût pu rendre l’attaque du Royaume-Uni praticable. Son apparition avait été combinée de très loin avec beaucoup d’art et de calcul, en opposition à la routine des marins qui entouraient Napoléon ; et tout réussit jusqu’au moment décisif ; alors la mollesse de Villeneuve vint tout perdre. » (Las Cases). Dès lors, accablé, n'ordonnant plus la moindre manœuvre, il semble assister impuissant à la destruction de ses navires, y compris le sien. Bien que restant bien en vue sur son pont balayé par la mitraille, il reste indemne (contrairement à l’amiral espagnol Gravina et à Brueys à Aboukir). La perte de cette bataille navale fut un véritable désastre pour la France et Napoléon, furieux contre Villeneuve, renonça définitivement à envahir le Royaume-Uni. Lors de cette bataille navale, les Britanniques, bien que victorieux, perdirent leur plus célèbre amiral, Horatio Nelson, blessé mortellement par un tir français. La mort de l’amiral Nelson sur le HMS Victory lors de la bataille de Trafalgar. (Tableau de Nicholas Pocock. Rue des archives. Tallandier) Une défaite qui restera dans les mémoires françaises comme un synonyme de désastre absolu, qui priva pour un bon moment Napoléon et la France d'une flotte de guerre digne de ce nom. C'est le destin de l'Europe qui s'est joué ce 21 octobre 1805, au large des côtes espagnoles... Villeneuve, fait prisonnier par le capitaine du HMS Conqueror, est très honorablement traité par l'ennemi anglais triomphant. Il assiste aux obsèques grandioses de son adversaire, Lord Nelson, avant d'être déposé sur les côtes de Bretagne au début du printemps 1806. Débarqué à Morlaix le 18 avril 1806, il ne rentre pas à Paris et s'arrête à Rennes où, accablé par les reproches de Napoléon, il fut retrouvé décédé de six coups de poignard dans la région du cœur dans la chambre de l'auberge où il résidait. La thèse du suicide est évoquée et contestée. On ne sait pas où il fut enterré. La mort mystérieuse de l'amiral de Villeneuve Il était resté six mois en Angleterre, libéré sur parole mais confiné à Bishop's Waltham, dans le Hampshire, entre Winchester et Portsmouth puis à Reading. Libéré, le vice-amiral aurait à aller à Paris pour rendre compte à l'Empereur, démarche pénible car il savait bien que celui-ci en avait beaucoup après lui, la lecture du Moniteur l'en informait. Il n'avait pas exécuté ses ordres: d'abord entraîner l'escadre anglaise loin de ses bases vers les Antilles et revenir vers la France pour permettre aux troupes impériales de débarquer en Angleterre à partir de Boulogne ; puis, cet ordre n'ayant pas été exécuté, de remonter la flotte vers Rochefort et Brest alors que le vice-amiral se laissa enfermer à Cadix pendant plusieurs semaines, les équipages s'y morfondant, frappés de maladies. L'Empereur écrit : "Cela est certainement une trahison. […] Cela n’a plus de nom. Faites-moi un rapport sur toute l’expédition. Villeneuve est un misérable qu’il faut chasser ignominieusement. Sans combinaisons, sans courage, sans intérêt général, il sacrifierait tout pourvu qu’il sauve sa peau." C'est dans la rue aux Foulons, actuelle rue Le Bastard, presque en face de l'hôtel de Robien, marqué par sa tourelle en encorbellement coiffée d'un joli lanternon, qu'existait, au numéro 6 au début du 19e siècle, une hôtellerie, "l'hôtel de la Patrie". Le 17 avril 1806, le vice-amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve , 43 ans, venant de Morlaix, fait halte à Rennes. Il est descendu rue aux Foulons à l'hôtel de la Patrie géré par M. Ledéan, où il a pris une chambre sur cour dont il ne sort guère, plongé dans une profonde mélancolie due à sa situation. Il a écrit le 9 avril au duc Decrès, ministre de la marine, pour se soumettre à la justice de l'empereur, connaître les dispositions du chef de l'État à son égard et l'informer, qu'avant de poursuivre sa route, il attendait une réponse. Il aurait lu dans le Moniteur qu'il encourait le ressentiment de l'empereur. Sur la place aux Arbres de jeunes Rennais se détournaient vers ces deux étrangers, un homme à la mine distinguée et triste et un noir, un domestique probablement, qui se promenaient en silence. Mort à l'hôtel de la Patrie Le 21 avril dans la soirée, son valet noir, Jean-Baptiste Bacquè, lui remit une lettre épaisse scellée de cire rouge, lettre dont la lecture le troubla puis il demanda du papier et écrit une lettre à sa femme. Le 22 avril, vers dix-sept heures, en rentrant à l’hôtel, le domestique au retour d'une sortie en ville frappe à la porte de la chambre; pas de réponse. Peut-être l’amiral est-il sorti ? Bacqué revient un peu plus tard, frappe de nouveau; toujours pas de réponse. La nuit venue, le domestique s’inquiète de ce silence car personne n’a vu sortir l’amiral. Il décide de prévenir l’hôtelier et tous deux montent à l’étage, à la lumière d’une chandelle. Ils frappent encore une fois en vain. Examinant de près la serrure, ils observent que la clé était sur la porte, à l’intérieur. L’amiral s’est donc enfermé et, peut-être, a-t-il été pris de malaise, ce qui explique sans doute son silence. Néanmoins ils n’osent enfoncer la porte et alertent la police qui dépêche deux commissaires, Alexandre Bacon et Noël-Vincent Bert, qui arrivent accompagnés d’un serrurier. Faute d'obtenir de réponse, les policiers font forcer la serrure. La chambre est vide, le lit n’a pas été défait. Sur la table, des papiers, ainsi que deux portefeuilles de maroquin rouge disposés en évidence. L’un des commissaires pousse alors la porte du cabinet de toilette: Villeneuve gît sur le dos, les bras sur le carrelage. Il porte un pantalon de drap bleu et des bottes, son torse est dégagé jusqu’à la ceinture, dans un gilet de flanelle sans manches, largement échancré sur le devant. La poitrine est inondée de sang : un manche noir est planté sous le sein gauche car toute la lame d'un couteau de table a pénétré. Auprès de la lettre on avait trouvé plusieurs paquets contenant de l’argent destiné aux domestiques. Suicide ... Ce serait donc un suicide, car Villeneuve a rédigé une lettre à son épouse : Ma tendre amie, Comment recevras-tu ce coup ? Hélas je pleure plus sur toi que sur moi. C’en est fait, j’en suis arrivé au terme où la vie est un opprobre et la mort un devoir. Seul ici, frappé d’anathème par l’Empereur, repoussé par son ministre qui fut mon ami, chargé d’une responsabilité immense dans un désastre qui m’est attribué et auquel la fatalité m’a entraîné, je dois mourir. Je sais que tu ne peux goûter aucune apologie de mon action. Je t’en demande pardon, mille fois pardon, mais elle est nécessaire et je suis entraîné par le plus violent désespoir. Vis tranquille, emprunte les consolations des doux sentiments de religion qui t’animent, mon espérance est que tu y trouveras un repos qui m’est refusé. Adieu, adieu : sèche les larmes de ma famille et de tous ceux auxquels je puis être cher. Je voulais finir, je ne puis. Quel bonheur que je n’aie aucun enfant pour recueillir mon horrible héritage et qui soit chargé du poids de mon nom. Ah ! je n’étais pas né pour un pareil sort; je ne l’ai pas cherché, j’y ai été entraîné malgré moi. Adieu, adieu. Villeneuve Le vice-amiral aurait lu le soir même un ouvrage anglais, intitulé The Heart (Le cœur) donnant toutes indications sur la façon d'atteindre l'organe. Divers écrits, contradictoires, voire de fabulation, font pencher vers le suicide ou l'assassinat . L'enquête menée par la police de Fouché conclue à un suicide, confirmé par le docteur O'Meara, médecin à Sainte-Hélène de Napoléon qui lui confiera :" J'ai donné l'ordre à Villeneuve de rester à Rennes, il s'y est renseigné sur l'anatomie et s'est piqué d'une stylet vers le cœur". On peut toutefois s'étonner de propos que l'Empereur aurait tenus rapportés par Barry O'Meara faisant état d'une épingle : « Villeneuve, lorsqu’il fut fait prisonnier par les Britanniques, fut tellement affligé de sa défaite qu’il étudia l’anatomie pour se détruire lui-même. À cet effet, il acheta plusieurs gravures anatomiques du cœur, et les compara avec son propre corps, pour s’assurer exactement de la position de cet organe. Lors de son arrivée en France, je lui ordonnai de rester à Rennes et de ne pas venir à Paris. Villeneuve craignant d’être jugé par un conseil de guerre, pour avoir désobéi à mes ordres, et conséquemment avoir perdu la flotte (car je lui avais ordonné de ne pas mettre à la voile et de ne pas s’engager avec les Britanniques), résolut de se détruire. En conséquence, il prit ses gravures du cœur, les compara de nouveau avec sa poitrine, fit exactement au centre de la gravure une longue piqûre avec une longue épingle, fixa ensuite cette épingle, autant que possible, à la même place, contre sa poitrine, l’enfonça jusqu’à la tête qui pénétra le cœur et il expira. Lorsque l'on ouvrit sa chambre, on le trouva mort ; l’épingle était dans sa poitrine, et la marque faite dans la gravure correspondait à la blessure de son sein. Il n’aurait pas dû agir ainsi, c’était un brave, bien qu’il n’eût aucun talent. » De Saint-Cloud, le 26 avril 1806, Napoléon écrit au vice-amiral Decrès et, étrangement, ne veut pas qu'on fasse état de la lettre de Villeneuve à son épouse, comme si cette pièce était écartée comme gênante : Monsieur Decrès, je pense qu’il faut que vous fassiez faire une relation par le médecin de l’amiral Villeneuve pour être mise dans les journaux de lundi, et, s’il est possible, même demain, afin d’empêcher que de fausses directions s’emparent de cette affaire. Vous ferez imprimer les deux lettres que vous lui avez écrites et celles qu’il vous a répondues, la relation du médecin et le rapport du maréchal Moncey qui dit comment on l’a trouvé mort. Il est inutile de parler de la lettre à sa femme. ou assassinat ? La rumeur publique, alimentée par les ennemis de "l'Usurpateur", se fixe sur l'assassinat. Il est vrai que l'Affaire du duc d'Enghien exécuté deux ans avant dans les fossés de Vincennes, est un précédent sanglant, fâcheux pour la thèse du suicide, incitant à pencher pour celle de l'assassinat. D'ailleurs le rapport de police fait état de six coups de couteau. Deux policiers rennais les ont constatés. Il est difficile d'admettre qu'une personne voulant se suicider se donne six coups de couteau dans la poitrine, sauf à admettre que le couteau étant un couteau de table, la lame pénétrait difficilement en profondeur et l'amiral, ayant fort mal repéré l'emplacement du cœur malgré son livre, se serait obstiné. L’un des enquêteurs, François Martin, magistrat de sûreté pour l’arrondissement de Rennes, prescrivit logiquement l’ouverture d’une enquête : ayant été instruit que cette mort est le résultat de plusieurs coups de couteau : que, dans pareille circonstance, il est nécessaire d’épuiser toutes les preuves pour connaître parfaitement les causes ou les auteurs d’un pareil événement, nous avons rendu plainte d’office contre tous auteurs, fauteurs ou complices de ce meurtre. Martin n'est pas Fouché et la thèse du suicide prévaudra. Les obsèques de première classe eurent lieu à l'église Saint-Germain et la ville de Rennes lui fit des funérailles pompeuses : un somptueux catafalque reçut le cercueil escorté par la troupe en armes et par les corps constitués au son d'une musique funèbre et suivi d'une grande foule. On peut donc s'étonner qu'on n'ait jamais su où il fut inhumé : au cimetière du nord ou dans un des petits cimetières paroissiaux qui existaient encore ? Marteville écrit que "le corps fut inhumé dans le cimetière commun". Fait étonnant étant donné la défaite de Trafalgar, le nom Villeneuve est gravé sur la 13e colonne du pilier est de l'Arc de Triomphe . (Source : Wikipédia - Napopédia - Wiki-Rennes)
  15. Bonjour, L'âge limite des grades de sous officier et d'officier est 64 ans, donc je ne vais pas vous "vendre" de l'espoir, vous n'aurez pas un ESR pour un an, sachant que les renouvellement s'arrête en général un peu avant. Donc pour la réserve opérationnelle c'est trop tard. Cependant vous pouvez toujours vous investir soit dans la réserve citoyenne (qui n'a pas d'âge de limite) ou simplement en tant que bénévole de la défense, à ce titre je vous invite a demander l'honorariat de votre grade auprès de votre armée de rattachement (pour vous la Gendarmerie) ce qui vous permettra de conserver le droit à votre grade, le port de l'uniforme et de ce fait de participer et pourquoi pas être acteur lors des cérémonies ou autres manifestations...
  16. Un budget des Armées de 400 milliards d'euros sur la période 2024-2030 La loi de programmation militaire (2024-2030) en préparation a bien été au coeur des voeux présidentiels aux Armées. Des voeux de "performance, excellence, audace et force d'âme" qu'a souhaités un Emmanuel Macron aux membres des forces armées. Le Président n'a guère détaillé la LPM de "transformation des armées" après la LPM 2019-2025 axée sur un effort significatif de réparation et de modernisation et dotée d'une enveloppe de 295 milliards d'euros. Il a toutefois précisé que les armées françaises bénéficieront d'un budget de 413 milliards d'euros sur la période 2024-2030, soit un tiers de plus que l'enveloppe de la précédente LPM. 400 milliards seront inscrits dans le budget et 13 milliards de recettes extra-budgétaires s'y ajoutent. La hausse entre les deux LPM prend en compte "l'inflation et l'explosion des coûts de l'énergie". Ces 413 milliards ne fourniront ni "luxe" ni "aise", selon Emmanuel Macron qui a mis en avant "la sobriété" qui devra l'emporter. L'objectif est d'"être prêts à des guerres plus brutales, plus nombreuses et plus ambiguës à la fois" et de pouvoir faire face à des "dangers considérables". L'effort budgétaire devrait porter particulièrement sur le renseignement ("+60%" des moyens dont doublement du budget de la DRM), le cyber ("doublement des capacités"), la défense sol-air ("+50% " des moyens). (Source : Ligne de Défense)
  17. J'ai eu la chance il y a plus d'une bonne dizaines d'années, d'embarquer à bord de la frégate anti-sous-marine Latouche Tréville. Avant un croiseur cuirassé et un aviso portèrent ce nom, le nom de ce marin exceptionnel, mort d'épuisement à bord du Bucentaure navire amiral, en rade de Toulon. Louis-René-Madeleine Levassor de La Touche, comte de Tréville dit Latouche-Tréville, né le 3 juin 1745 à Rochefort (Charente-Maritime) et mort le 19 août 1804 à bord du Bucentaure en rade de Toulon (Var). Promu vice-amiral et placé successivement à la tête de la flotte de Brest et de la flottille de Boulogne. La famille La Touche-Tréville est originaire de Paris, de son vrai nom était Vassor ou Le Vassor. Elle embarque pour Martinique et la Guadeloupe en 1640, et prend une part importante à la fondation de ces colonies française des Antilles françaises. La branche cadette de cette famille, qui prend le nom de Le Vassor de La Touche, rentre en France, et fournira de nombreux et braves marins. Louis XIV récompense les Le Vassor de La Touche en leur octroyant, en 1706, des lettres de noblesse. Un peu plus tard cette branche se divisa elle-même en Le Vassor de La Touche et en Le Vassor de La Touche-Tréville. Latouche-Tréville entre dans la Marine royale en février 1758, à l'âge de 13 ans, comme garde de la marine. Sur vaisseau Le Dragon, 64 canons, commandé par son père, il prend part au combat de Belle Isle en Mer les 20 et 21 novembre 1759. Le 11 août 1760, il embarque sur la prame La Louise, commandée par son oncle et participe au bombardement des vaisseaux anglais à l'île d'Aix dans l’embouchure de la Charente. En début 1761, il sert sur différentes chaloupes canonnières. En juin, il embarque sur L'Intrépide, un vaisseau de 74 canons, et participe à deux combats. Il débarque de L'Intrépide le 27 décembre 1762. Après le traité de Paris de 1763, il effectue plusieurs campagnes d'évolutions sous les ordres de son oncle et de l'amiral d'Estaing, en Guyane, à Saint-Domingue et à la Martinique sur différents bâtiments, Le Tonnant, 80 canons, d'avril à juin 1763, La Couronne, 74 canons de juin à août 1763 puis à bord de la flûte La Garonne de janvier à juillet 1764, sur Le Hardi, 64 canons, puis La Bricole jusqu'à février 1767. En mars 1767, il demande et obtient un congé d'une année. Bien que promu enseigne de vaisseau en septembre 1768, il quitte peu après la marine, à la faveur d'une réforme. L'année suivante, il rejoint le service de terre de la Maison du Roi au sein des « mousquetaires noirs » puis intègre la cavalerie et devient aide de camp du gouverneur de la Martinique le comte d'Ennery. Il obtient son brevet de capitaine de dragons en 1771 dans le régiment de La Rochefoucauld dragons, puis de nouveau aide de camp l'état-major du général Vallière, commandant des Îles du Vent. En janvier 1772, il retourne finalement en France et rejoint de nouveau la marine, grâce aux relations de sa famille avec le ministre de la Marine et des Colonies marquis de Boynes. Le 28 septembre 1772, il est capitaine de brûlot, c’est-à-dire Officier bleu, malgré son passé de garde de la marine, et obtient le commandement de la flûte Le Courtier. Il sert essentiellement au port de Rochefort de 1773 à 1775. En octobre 1774, il présente au ministre de la Marine un projet de circumnavigation, mais ce projet reçoit un avis défavorable. Dans ce dernier quart du xviiie siècle, la rivalité avec l'Angleterre passe aussi par une course à la connaissance et de nombreux voyages d'exploration scientifique sont envoyés autour du monde, commandés successivement par Kerguelen de Trémarec, Lapérouse et d'Entrecasteaux côté français, Phipps, Bligh, Vancouver et surtout Cook côté anglais. En mars 1775, La Touche accueille, avec son père, le duc de Chartres à Rochefort lors de son admission dans la marine royale. Les Amériques : Après une campagne en 1776 jusqu’aux États-Unis sur la flûte Le Courrier, il est finalement réintégré dans le Grand Corps comme lieutenant de vaisseau en mai 1777 et est nommé aide-major du port de Rochefort. Il commande la corvette Le Rossignol, armée de vingt canons, essentiellement pour des escortes de convois dans le golfe de Gascogne, puis la frégate L'Hermione, vingt-six canons, à partir de janvier 1779. Le soir du 28 mai 1779, alors qu'il croise à l'ouest de l'île d'Yeu, il aperçoit un trois-mâts anglais fonçant sur lui toutes voiles dehors. Prenant conscience que ce bâtiment le croyait moins fort qu'il n'était, il feint de l'éviter pour mieux l'attirer dans un piège. Il prend en chasse, et règle sa marche pendant la nuit, de manière à laisser à l'Anglais l'espérance de l'atteindre au jour. Il fait allumer des feux toutes les heures pour permettre à son poursuivant de le suivre. Mais, au matin du 29 mai 1779, lorsque le navire anglais se trouve à portée de canon de L'Hermione, La Touche revire soudain sur lui. L'Anglais à son tour essaye de prendre la fuite mais trop tard : deux volées de canon de L'Hermione le forcent à amener son pavillon. Il s'agissait d'un corsaire de dix-huit canons, basé à Falmouth et nommé La Dissidence. Le lendemain, La Touche est à nouveau poursuivi par un corsaire de dix-huit canons, La Résolution des dames de Londres. En plus de ces deux navires corsaires, il s'empare de trois bâtiments de commerce, ce qui lui vaut d’être fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis en 1779. C'est à bord de L'Hermione qu'il conduit La Fayette jusqu’à Boston en Amérique, au cours d'un voyage qui dure du 10 mars au 28 avril 1780. À son arrivée en Nouvelle-Angleterre, le général des Touches le charge de diriger la construction de plusieurs batteries pour la défense de Rhode Island. Ayant été autorisé à croiser quelques semaines sur Long Island et à l'entrée de New York, pour y intercepter les bâtiments à la destination de cette ville, il fait deux nouvelles prises. Le 7 juin 1780, il découvrit quatre navires ennemis se dirigeant vers lui. C'étaient la frégate anglaise HMS Iris, de trente-deux canons, et trois autres bâtiments de guerre de moindre taille. Après un rude combat, au cours duquel il a le bras transpercé par une balle, La Touche parvient à mettre en fuite quatre bâtiments britanniques. Le 16 mars 1781, il se trouve avec l'escadre du capitaine des Touches à la bataille du cap Henry, contre l'escadre anglaise aux ordres de l'amiral Arbuthnot, et est chargé d'aller annoncer au Congrès américain, siégeant à Philadelphie, l'heureuse issue de cet engagement aux insurgés. Toujours sur L'Hermione, il part croiser au large de l'île Royale (actuelle île du Cap Breton), sous les ordres du célèbre navigateur Lapérouse, commandant la frégate L'Astrée, de vingt-six canons. Le 21 juillet 1781, les Français entre en vue d'une flotte marchande anglaise escortée par plusieurs bâtiments de guerre anglais. Lapérouse, ordonne de les prendre en chasse et L'Astrée et L'Hermione, toutes voiles au vent, foncent sur les bâtiments ennemis qui, ayant détaché leurs six bâtiments de guerre du convoi, attendaient en ligne. Il est 19h ce soir-là, lorsque les frégates françaises tirent les premiers coups de canon. Lapérouse et La Touche manœuvrèrent avec habileté et parviennent à désorganiser l'escadrille ennemie, qui se composait du HMS Allegeance, 24 canons, du HMS Charleslown, 20, HMS Jack, 14, du HMS Vulture, 20, et du HMS Thompson, 18. L'Hermione, après avoir envoyé plusieurs bordées au Vulture et au Jack, alla combattre le Charleslown, qui déjà avait affaire à l'Astrée et qui est obligé d'amener son pavillon. La Touche retourne aussitôt après sur le Jack, l'écrase de son feu, et le force à se rendre. Tous les ennemis vaincus, seule la nuit profonde leur permit de se dérober aux vainqueurs, non sans dommages. Seul le HMS Jack put être conduit à Boston. De retour en France, à la suite de cette belle campagne, Latouche-Tréville apprend qu'il avait été nommé capitaine de vaisseau par brevet le 20 juin 1781. En 1782, il commande une division de deux frégates, L'Aigle et La Gloire, parties de Rochefort et chargées d'apporter trois millions de livres en Amérique pour les insurgés et du matériel pour l'escadre du marquis de Vaudreuil. Dans la nuit du 4 au 5 septembre 1782, au large des Bermudes, il rencontre le vaisseau HMS Hector, ancien vaisseau français de 74 canons pris par les Anglais. En raison de l'importance de sa mission, il cherche dans un premier temps à éviter le combat. Mais, voyant que De Vallonge, le capitaine de La Gloire sous ses ordres, n'avait pas suivi ses intentions, il prend le parti de mener le combat et coule le navire anglais. Le 12 septembre suivant, alors qu'elles s'approchent des côtes américaines, les deux frégates croisent la route d'une escadre anglaise, commandée par le commodore Elphinstone, composée de deux vaisseaux de ligne, d'une frégate, de deux corvettes et d'un brick. La Touche s'empare du brick, louvoie ensuite pour s'approcher du fleuve Delaware, pénètre dans la baie et jusqu'au milieu des bancs espérant que les bâtiments ennemis n'oseraient pas s'y aventurer. Mais il est poursuivi, La Touche parvient néanmoins à faire évacuer les passagers et les trésors qu'il portait. Il les envoie à terre dans les canots des deux frégates ainsi que les dépêches dont il était chargé. Dans un ultime mouvement, il tente de remonter le Delaware au risque de s'échouer sur un banc de sable, ce qui finit par arriver à L'Aigle. La Gloire, dont le tirant un pied d'eau était plus faible, parvient à franchir le haut fond et gagne le grand canal. Condamné par la marée descendante à ne pas pouvoir se défendre, il ordonne le sabordage de sa frégate (les mâts sont abattus et des voies d'eau ouvertes) afin qu'elle ne soit pas récupérée par l'ennemi. Après un ultime combat, il finit par amener son pavillon. Cette défense héroïque sera comptée à La Touche comme une victoire. Fait prisonnier de guerre et sa frégate étant perdue, il avait néanmoins rempli sa mission: le trésor et ses passagers étaient parvenus et l'honneur était sauf. Conduit en tant que prisonnier à New York, il y reste jusqu'au traité de Paris de 1783 qui met un terme à la guerre d'indépendance des États-Unis. Ses services lors de la guerre d’Amérique lui vaudront d’être décoré de l’ordre de Cincinnatus. De retour en France, il est directeur du port de Rochefort et chargé de dresser une carte de l'île d'Oléron. Directeur adjoint des ports et arsenaux de 1784 à 1787, puis chancelier du duc d’Orléans (futur Philippe Égalité) en 1787, il finit par être nommé à l'inspection générale des canonniers aux classes de la marine. Au mois de juillet 1786, il embarque Louis XVI sur une corvette, et le fait passer de Honfleur au Havre. Changement de nom : En 1788, Louis-René-Madeleine de Latouche, que l'on appelait le comte de La Touche depuis la mort de son père, prend le nom de La Touche-Tréville qui était celui de son oncle. Le 7 janvier 1789, il fait l'acquisition de la terre de Platteville à Montargis pour 500 000 livres. Grand bailli d'épée, il est élu, la même année, député de la noblesse du bailliage de Montargis aux États généraux et fait partie de la quarantaine de députés de la Noblesse qui se rallient au Tiers état et vote l’abolition des privilèges le 4 août 1789. En 1790, il rejoint le Club des jacobins et, le 20 décembre 1790, lors de la réforme de la marine, il est promu au grade de contre-amiral. Il fait partie de l'Assemblée constituante jusqu'à sa dissolution, le 10 octobre 1791. En 1792, il prend part à une expédition contre l'île de Sardaigne. Il commande alors le vaisseau Le Languedoc, 80 canons, dans l'escadre de l'amiral Morard de Galles et assure même l’intérim du commandement de la flotte de Brest par manque d’officiers généraux (tous ou presque ont émigré). Il est chargé de commander la forte division au départ de ce port et à destination de la Méditerranée pour étoffer l'escadre de Toulon aux ordres du contre-amiral Truguet. L'année suivante, il est chargé de commander une escadre de dix vaisseaux, les deux tiers des forces de la Méditerranée, pour effectuer une mission d’intimidation à Naples et obtenir les excuses du gouvernement Acton dont l’ambassadeur à Constantinople a intrigué pour faire refuser ses lettres de créance à l’ambassadeur de la République française, Sémonville. Il effectue cette mission avec brio : embossant ses vaisseaux au long du littoral et menaçant de toute son artillerie le palais royal. En deux heures il obtient satisfaction. Repartant pour rejoindre Truguet au sud de la Sardaigne, une tempête démâte Le Languedoc et L'Entreprenant qui se retrouvent isolés et qui doivent retourner à Naples pour réparer. Malgré sa situation critique, les Napolitains non seulement ne tentent rien contre lui, mais lui fournissent même les moyens de réparer les avaries des deux vaisseaux. Il rejoint finalement la baie de Cagliari où il participe au bombardement de la ville et assiste impuissant à la panique des volontaires marseillais censés s’en emparer. Il s’entend assez mal avec Truguet, sensiblement moins expérimenté que lui, mais discipliné, il obéit aux ordres. Il apprend à cette occasion sa nomination comme contre-amiral avec effet à compter du 1er janvier 1793. Bien que six autres capitaines de l’escadre ait été simultanément promus, il demeure le commandant second des forces de la Méditerranée. Une fois de retour à Toulon, il se plaint de Truguet auprès du ministre Monge. Il est désigné pour prendre un commandement à Brest mais, dénoncé comme suspect par le Comité de salut public, il est emprisonné à la prison de la Force le 15 septembre 1793 et destitué de son grade de contre-amiral le 30 novembre 1793. Libéré à la chute de Robespierre le 9 Thermidor (27 juillet 1794), il se retire à Fontainebleau, puis à Montargis. Il est officiellement réintégré dans son grade mais ne reçoit aucune affectation. À Montargis, il est nommé chef de la légion du district. Là, il se livre alors à des activités agricoles et manufacturières, fait de très mauvaises affaires et accumule les dettes. À l'été 1795, il s'installe à Créteil dans le Val-de-Marne, où il vit avec Marie Julie Joly, dont il aura trois enfants. Le général Hoche le demande pour remplacer le vice-amiral Villaret-Joyeuse au commandement de l’escadre devant conduire ses troupes en Irlande mais Truguet, devenu ministre, l’écarte, officiellement en raison de ses liens anciens avec la famille d'Orléans. Les ministres suivant, Pléville Le Pelley et Bruix vont l’ignorer de la même façon. Il faudra le Consulat pour qu’enfin lui soit confié un nouveau commandement en 1800. Le 3 avril, il reçoit le commandement de la flotte de Brest par intérim, l'amiral Bruix, malade, se faisant soigner à Paris. Le 11 mai, il est nommé responsable de la défense du port de Brest. Le 16 février 1801, il rencontre Napoléon Bonaparte une première fois à Paris. Ce dernier lui confie le commandement d'une division de quatre vaisseaux à Rochefort, avant de le nommer commandant en chef des forces navales de la Manche, basé à Brest en mars. Le 8 juin 1801, il rencontre à nouveau Bonaparte au château de Malmaison et expose au Premier Consul un plan de traversée de la Manche. Il commande successivement les vaisseaux Le Mont-Blanc et Le Terrible. Par deux fois, les 5 et 15 août, il repousse les attaques de l'amiral Nelson qui tente de détruire la flottille. Ce furent probablement les seuls échecs de la carrière de Nelson, ce qui vaudra un prestige considérable à Latouche-Tréville que Bonaparte considère dès lors comme son meilleur amiral. Le 14 octobre 1801, il reçoit l'ordre de rallier Rochefort où lui est confié l'escadre stationnée à l'île d'Aix. Son escadre est chargée de conduire les 23 000 hommes de l'armée du Rhin à Saint-Domingue pour rejoindre sur place les forces de Villaret-Joyeuse. Il s’empare avec le général Boudet de Port-au-Prince et de Léogâne, avant d'obtenir la reddition du général Laplume en 1802. Il est promu vice-amiral et rejoint la France pour prendre le commandement de la flotte de la Méditerranée en juillet 1803 et reçoit la croix de la Légion d'honneur le 11 décembre suivant (19 frimaire an XII). Il conçoit alors un plan de grande envergure pour permettre à la flotte impériale se rendre maître de la Manche et permettre l’invasion de l’Angleterre : il s'agit, en échappant au blocus de la Royal Navy, de faire converger l'escadre du Levant (basée à Toulon) et celle du Ponant (basée à Brest), renforcées d'escadres de l'Atlantique (Rochefort, Le Ferrol) et espagnoles (amiral Gravina), jusqu'en mer des Caraïbes y menacer les colonies anglaises des Antilles pour y attirer la Royal Navy. Une fois celle-ci dans les Antilles, lui fausser compagnie en mettant cap sur le pas de Calais pour couvrir la traversée de la Grande Armée regroupée autour du camp de Boulogne. Mais, épuisé, il meurt à bord du navire amiral le Bucentaure en rade de Toulon, le 18 août 1804 après avoir prononcé ces dernières paroles : « Un officier de mer doit mourir sous le pavillon de son vaisseau. ». Le ministre de la Marine et des Colonies Denis Decrès le remplacera par l'infortuné Villeneuve. Son nom est sur l’arc de triomphe de l’Étoile (côté Nord). Son tombeau - une pyramide - se dresse au milieu du cimetière militaire franco-italien de Saint-Mandrier-sur-Mer (Var). Décorations et titres : - Chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis - Grand officier de la Légion d’honneur - Grand officier de l'Empire - Ordre de Cincinnatus - Chevalier de La Touche - Comte de La Touche (Source : Wikipédia)
  18. La classe Troude est la seconde classe de croiseur protégés construit par la marine française à la fin du XIX -ème siècle. Elle porte le nom de l'amiral Troude. Cette photo est publiée sous la licence :https://www.creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/deed.fr Aimable-Gilles Troude, né le 1er juin 1762 à Cherbourg et mort le 1er février 1824 à Brest, contre-amiral en 1811, surnommé par Napoléon Ier, « L'Horace français ». Il entre dans la Marine marchande en 1776. Il participe à la guerre d’Indépendance américaine dans les Antilles, dans l’escadre de l’amiral Guichen, puis participe au siège de Gibraltar. Avec la paix, il retourne dans la marine marchande. En 1793, il intègre officiellement la Marine d’État comme lieutenant de vaisseau et participe aux combats de Prairial à bord du vaisseau Eole. Capitaine de frégate en 1796, il sert sur le Tyrannicide dans l’escadre de Bruix. Il se distingue lors de la bataille d’Algésiras le 6 juillet 1801. Il est promu Capitaine de vaisseau en juillet 1801 après un combat difficile devant Gibraltar à bord du Formidable. Il commande le vaisseau Infatigable lors de l’expédition de Saint-Domingue en 1803, puis commande l’Armide en 1806, puis une division à Lorient en 1807. Siège de Gibraltar : Après deux jours de combats devant Cadix (Espagne), le 14 juillet 1801, le Formidable commandé par Aimable Troude est retardé par une voilure endommagée. Quatre des navires de l'amiral Saumarez approchent mais il peut attaquer d'abord la frégate Thames, l'obligeant à battre en retraite. Il ralentit alors, laissant approcher le HMS Venerable, vaisseau de 74 canons, pendant que deux autres navires britanniques, le HMS Caesar et le HMS Superb, manœuvrent pour lui barrer la route de Cadix. Une fois le Venerable arrivé à portée, le Formidable ouvre un feu nourri qui désempare rapidement le vaisseau britannique. Les trois autres vaisseaux britanniques renoncent alors à la poursuite pour assister le Venerable, permettant au Formidable de rentrer dans le port de Cadix. Sous l'Empire : Il commande le vaisseau Infatigable lors de l’expédition de Saint-Dominique en 1803. Il commande l’Armide en 1806, puis une division à Lorient en 1807. Il réussit à sortir de Lorient en février 1809 avec trois vaisseaux et cinq frégates à destination des Antilles. Il livre un combat au large des Saintes à une escadre anglaise et rentre à Cherbourg le 29 mai 1809 après avoir détruit sept navires ennemis. Il est élevé au rang de contre-amiral en mai 1811, et commande la flottille de Cherbourg jusqu'à la fin de l'Empire. C'est lui qui va chercher Louis XVIII en Angleterre le 15 avril 1814. Il quitte la Marine en janvier 1816. Il meurt à Brest le 1er février 1824. Le contre-amiral est enterré au cimetière de saint-Martin à Brest Distinctions : - Officier de la Légion d'honneur, en 18045 - Chevalier de Saint-Louis (Source : Wikipédia)
  19. Si vous passez par la belle ville de La Rochelle, vous pourrez voir sur le port pas très loin des tours et de l'hôtel de ville, une statue en pied de l'amiral Duperré. Non pas moins de huit bâtiments de la Marine ont portés le nom de Duperré : Un cuirassé (1879-1906) (Amiral Duperré) Un navire auxiliaire (1916- 1918) Un aviso de 1re classe (1918-1935) Un patrouilleur auxiliaire (1939-1940) Un arraisonneur-dragueur (1939-1940) Une vedette de patrouille auxiliaire (1939-1940) Un torpilleur (1948-1954) Un escorteur d'escadre (1956-1992) Notons qu'il débuta sa carrière de marin en tant que mousse et la termina en tant qu'amiral, Le baron Victor Guy Duperré, né à La Rochelle le 20 février 1775 et mort à Paris le 2 novembre 1846, amiral de France en 18301, pair de France et ministre de la Marine et des Colonies. Vingt-deuxième enfant de Jean Augustin Duperré, conseiller du roi et trésorier de la guerre, et de Marie-Gabrielle Prat-Desprez, neveu de Jean-Baptiste Duperré du Veneur, Victor Guy Duperré embarque comme mousse, dès l'âge de 16 ans (1791), sur un navire de commerce, le Henri IV, en partance pour une campagne dans l'océan Indien. Il entre dans la marine militaire (novembre 1792) et sert, durant la guerre contre les Pays-Bas et le royaume de Grande-Bretagne, sur la corvette Le Maire-Guiton, puis sur la frégate Le Tartu, avant de passer en qualité d'enseigne de vaisseau auxiliaire à bord de La Virginie (mai 1796). Un mois plus tard, fait prisonnier par les Britanniques dans un combat de nuit, il est incarcéré en Angleterre, échangé deux ans après, et reçoit le brevet d'enseigne de vaisseau. Il commande la corvette La Pélagie avant d'être nommé lieutenant de vaisseau (1804), puis adjudant du préfet maritime de Boulogne-sur-Mer. En 1806, il fait campagne au Brésil sur Le Vétéran sous les ordres de Jérôme Bonaparte et est promu, à son retour, capitaine de frégate (28 septembre 1806). En 1808, il dirige sur la frégate Sirène un convoi de troupes sur la Martinique et, en rentrant en France, il soutient, en vue de Lorient, un combat héroïque contre la croisière anglaise et ne peut se sauver qu'en s'échouant à la côte. Napoléon Ier le nomme capitaine de vaisseau et chevalier de la Légion d'honneur, avant de le promouvoir directement au grade de commandant du même ordre. Le 6 décembre 1810, il le crée baron de l'Empire. Chargé d'une mission à l'Île-de-France, sur La Bellone, il dispute longtemps cette île aux Britanniques, s'emparant de plusieurs de leurs bâtiments ou en coulant d'autres dans les mers de l'Inde, et remportant notamment, le 23 août 1810, la bataille de Grand Port, seule victoire maritime des guerres napoléoniennes, ce qui lui vaut d'être promu contre-amiral à son retour en France, en septembre 1811. De 1812 à 1814, il commande les forces navales françaises et italiennes de la Méditerranée et de l'Adriatique, ainsi que les forces navales à Venise, qu'il défend contre les Autrichiens en 1814. Sous la Restauration Préfet maritime de Toulon pendant les Cent-Jours en 1815, il est mis en non-activité à la seconde Restauration, mais rappelé au service en 1818. Promu Contre-Amiral, il occupe entre 1819 et 1821 le poste de commandant de la station naval des Antilles. Lors de la guerre d'Espagne de 1823, il commande l'escadre chargé du blocus de Cadix avant d'être promu Vice-amiral en octobre 1823. Il est fait grand officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'Ordre de Saint-Louis en 1824. Il est nommé inspecteur du 5e arrondissement militaire, puis envoyé à Brest comme préfet maritime (1827). Bien qu'hostile à l'expédition d'Alger, il est nommé le 5 février 1830 par le roi Charles X, commandant de la flotte sous les ordres du comte de Bourmont, commandant en chef le corps expéditionnaire contre la régence d'Alger. Cette flotte, qui comportait 103 bâtiments de guerre, 572 navires de commerce transportant 35 000 soldats, 3 800 chevaux et 91 pièces d'artillerie de gros calibre, contribua puissamment à la prise d'Alger. En récompense, il est fait pair de France le 16 juillet 1830. Sous la monarchie de Juillet Son élévation à la pairie ayant été annulée par la mesure générale prise après la Révolution de 1830, Louis-Philippe Ier le renomma pair de France le 18 août 1830 et le promut au grade d'amiral en mars 1831. Duperré était alors en Afrique. Rappelé en France en octobre 1831, il est nommé à la tête du conseil d'Amirauté. Il accepte de devenir ministre de la Marine et des Colonies le 18 novembre 1830 dans le ministère du duc de Trévise, et conserve ce portefeuille dans le ministère du duc de Broglie puis dans le premier ministère Thiers et tombe avec ce dernier le 6 septembre 1836. Il retrouve ce portefeuille du 12 mai 1839 au 29 février 1840 dans le deuxième ministère Soult. Comme ministre, il prit d'importantes mesures d'administration. Après le rejet du projet de dotation pour le duc de Nemours, qui entraîne la chute du cabinet, il déclare : « Le ministère a reçu dans le ventre un boulet qui est allé se loger dans le bois de la couronne. » Il reprend une troisième fois le portefeuille de la marine dans le troisième ministère Soult le 29 octobre 1840, jusqu'à sa retraite définitive le 6 février 1843, pour raisons de santé. Il meurt trois ans plus tard le 2 novembre 1846 à Paris. L'amiral Tupinier prononce son Éloge funèbre à la Chambre des pairs. Enterré aux Invalides après des funérailles nationales, son nom figure sur l'Arc de triomphe de Paris. La ville de La Rochelle lui a élevé une statue, inaugurée le 17 octobre 1869. Décorations et titres : Légion d'honneur : - Légionnaire (25 prairial an XII : 14 juin 1804), puis, - Commandant (6 décembre 1810), puis, - Grand officier (23 août 1820), puis, - Grand-croix de la Légion d'honneur (1er mars 1831) ; Ordre royal et militaire de Saint-Louis : - Chevalier (1814), puis, - Commandeur de Saint-Louis (1824) ; Baron de l'Empire (6 décembre 1810) (Source : Wikipédia)
  20. Médecin militaire, Nicolas Zeller explique son quotidien sur les terrains de guerre dans l'émission "Jour J" sur RTL, au micro de Flavie Flament. Ce lundi 9 janvier, dans "Jour J", Flavie Flament a eu le plaisir de recevoir un médecin militaire engagé dans les forces spéciales. Il s'appelle Nicolas Zeller, il nous raconte la guerre, ceux qui la font et comment il a risqué sa peau pour sauver celle des autres, des vallées afghanes aux plaines du Moyen-Orient. À 46 ans, ce médecin soldat a rempli des dizaines de carnets de notes, mêlant choses vues et réflexions glanées sur le terrain. Passé par le 13e régiment de dragons parachutistes, il a baroudé sur les champs de bataille du commandement des opérations spéciales, en Afghanistan, en Afrique, en Irak, entre autres. Militaire et médecin, Nicolas Zeller ne soigne pas seulement les blessés de son pays, mais aussi ceux de l'ennemi. "Le médecin sur le champ de bataille, il va soigner tout le monde, et ça depuis qu’il y a des médecins sur le front, c’est comme ça que ça marche", soutient-il. Soigner l'ennemi était une idée de Napoléon Bonaparte Historiquement, l'idée est venue de Napoléon Bonaparte. Face aux Prussiens, le 8 février 1807, la Bataille d'Eylau a fait énormément de morts et de blessés. L'empereur a alors décidé de prendre les choses en main. " L’empereur qui est lui-même impressionnée par la quantité des blessés, à la fois dans le camp de la coalition française et à la fois dans le camp Prussien, demande à ses chirurgiens de soigner tout le monde, et ça, ça n’a jamais changé depuis. Donc les militaires et médecins français s’assurent que le champ de bataille soit vide de blessés", explique Nicolas Zeller. Alliés ou ennemis, Nicolas Zeller soigne donc tout le monde. "On leur porte secours, on les évacue, on les soigne et dans certains pays, ils sont pris en charge par des structures comme La Croix Rouge", décrit le militaire qui doit suivre des procédures très précises, respectant des conventions et des droits signés par son pays. On prend les blessés à hauteur de nos moyens techniques Nicolas Zeller "La France a signé, a ratifié tous les documents internationaux qui tentent de régir ce que peut-être le chaos, que ce soit les Conventions de Genève ou le Droit International Humanitaire, les médecins militaires sont naturellement concernés par ses documents. Donc on prend les blessés à hauteur de nos moyens techniques. Si je suis à pied avec mon petit sac, je ne pourrai pas faire la même chose que si je suis dans un véhicule avec beaucoup de matériel ou si je suis dans un hélicoptère avec encore plus de matériel", explique-t-il aussi sur RTL. Pour écouter le témoignage : https://www.rtl.fr/actu/international/medecin-militaire-on-soigne-tout-le-monde-meme-l-ennemi-temoigne-nicolas-zeller-7900223070 (Source : RTL )
  21. Bonsoir, Je parlais d'une manière générale, sachant en plus que l'on ne se connait pas. Tant mieux pour elle. Enfant j'étais hyper timide, à la limite du maladif, introverti. Adolescent je serrais les mains sans aucune fermeté, en regardant mes pieds, je répondais sans que mon interlocuteur m'entende... Puis je suis rentré en pension, dans un lycée d'un autre temps : dortoir de plus de 100 pensionnaires, tenue par des mains de maitres, au froide aux lavabos, douche chronométrées, extinction des feux à heures bien définies, réveil par l'allumage des éclairages Bref j'ai adoré ! Puis je suis rentré dans la Marine, on nous y a appris à faire de l'ordre serré (marcher aux pas) se présenter à un supérieur... puis en affectation je me suis retrouvé de "garde d'honneur" c'est à dire que je faisais partie de la garde qui présente les armes lorsqu'une autorité rend une visite, et des visites il y en a eu, des amiraux, des ministres... (j'étais sur un sous marin nucléaire nouvelle génération, le premier de sa série). Membre de la garde on nous apprenait : "redressez vous, rentrer le ventre, bomber le torse, regarder droit devant, ayez l'air d'être heureux mais ne souriez pas de trop... et si l'amiral ou le ministre vous pose une question, c'est oui amiral ou oui Monsieur le Ministre d'état..." Je me suis retrouvé représentant de l'équipage, lors des vœux donné par le Préfet maritime, lors de rencontre avec le ministre de la Défense, puis chauffeur du Commandant puis d'amiral. Bref, aujourd'hui, ceux qui me connaisse on du mal à croire que j'ai pu être aussi timide. A l'école des mousses, elle va se retrouver en immersion avec des très jeunes comme elle, tous vêtues d'uniformes, avec des règles stricts d'horaires d'hygiène, de savoir vivre... elle y découvrira la loi des gens de mer (car en mer personne ne triche, on peut être le plus fier, le plus beau... et vomir à la première vague) encadré par des instructeurs, des gradés ayant de l'expérience qui lui feront découvrir la vie en collectivité, la cohésion, l'esprit d'équipage et les valeurs de la Marine. Bon là j'avoue que je ne suis pas au fait de ce qui est demandé ou souhaité niveau scolaire. Un bon point qui jouera en sa faveur, l'avis très favorable. A elle aussi de démontrer sa motivation (connaitre les différentes sortes de bâtiments et unités de la Marine, voir quelques noms de bâtiments peut être utile), savoir qu'elle parcours elle envisage par la suite... Je vous mets le lien pour consulter le "guide du marin" qui est en fait la "bible" du marin, ce n'est pas la dernière version mais les informations générales restent d'actualité, telle les valeurs de la Marine ou l'organisation de la Défense... https://www.lamarinerecrute.fr/sites/default/files/orientationkit/documents/Guide_du_marin_2013-sized.pdf Oui, mais nous passons tous par là. En cas d'échet, il faut garder l'esprit positif, celui d'un marin, d'un militaire, ne pas baisser les bras et retenter, la réussite ne vient pas toujours du premier coup. Bonne soirée.
  22. Bonsoir, Comme tous les candidats (de la Marine, de l'Armée en général) Il n'y a pas de questions type, on lui demandera certainement des questions "générale" afin de cerner sa personnalité, donc sur "sa vie" son comportement, sa sociabilité. On lui demandera certainement sa motivation (pourquoi la Marine, pourquoi les mousses...) je lui conseil de répondre franchement à toutes les questions, de ne pas essayer "d'embellir" les psychologues sont très fort, ils cernent rapidement et avec exactitude l'esprit et la personnalité d'une personne. De plus essayer de modifier ou de "cacher" des choses (pour les gens qui ont eu des petits soucis avec la justice, l'erreur est permise mais le cacher non) serait considéré comme de la tricherie, or l'Armée n'aime pas les tricheurs, qu'elle assimile rapidement à des truands, pour être plus clair des gens sur qui on ne pourra compter en cas de problèmes. Donc effectivement, elle doit rester "elle-même", des fois le psychologue peut être déstabilisant, car nous sommes tous pareils, on craint ce passage qui semble un peu nébuleux, donc on stress. Il faut pas non plus y aller trop confiant et détendu, mais rester serein et clair dans sa tête. Si vous avez d'autres questions et si nous pouvons répondre, n'hésitez pas
  23. Le cercle/mess des officiers de Marseille est implanté dans un fort baptisé : Ganteaume, Classé monument historique en 1969 il fait partie, avec le Fort Saint Nicolas de l’ensemble de la citadelle construite au XVIIe siècle, commandée par Louis XIV pour protéger la baie de Marseille mais aussi affirmer l’autorité royale sur les marseillais ! Situé entre le boulevard Charles Livon et la mer, ce bas fort a pris le nom de Fort Ganteaume en hommage à un ancien vice-amiral, préfet maritime, Ganteaume. Il abrite aujourd’hui le Cercle mess de la base de défense de Marseille et offre de son toit terrasse une des plus belles perspectives sur le Vieux-Port. Honoré Joseph Antoine Ganteaume, né le 13 avril 1755 à La Ciotat et mort le 28 septembre 18181 à Aubagne. Honoré Joseph Antoine Ganteaume naît le 13 avril 1755 à La Ciotat et est baptisé le même jour2. Il est le fils d'Antoine Ganteaume, capitaine de marine marchande, et de Catherine Gasquet. Il se destina de bonne heure au service de la marine et débuta dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Il était officier auxiliaire en 1778 et devint sous-lieutenant de vaisseau en 1786. Élevé au grade de capitaine de vaisseau après sa sortie des prisons d'Angleterre, où il avait été conduit au commencement de 1793, il est chef de division en 1795 ; contre-amiral sous le Directoire. Sous les ordres du commandant en chef de la flotte François Paul de Brueys d'Aigalliers il est le chef d'état-major sur l’Orient lors de la bataille d'Aboukir (1798) et échappe à la destruction du navire en feu dont il ordonne l'évacuation. Il part alors à Brest où il prend la tête d'une escadre de secours devant porter des renforts à l'armée d'Égypte. Il appareille en janvier 1801 mais ses hésitations lui valent de rester enfermé deux mois dans Toulon, et d'arriver près des côtes égyptiennes sans oser faire débarquer ses troupes. En cela, il a une lourde part de responsabilité dans la perte de l'Égypte. Conservant cependant la confiance du Premier consul, Ganteaume poursuit une belle carrière puisqu'il commande l'escadre de Méditerranée de 1800 à 1802. En février 1802 il emmène les troupes de l'expédition de Saint-Domingue. La même année, il est nommé préfet maritime de Toulon en remplacement de Vence, et enfin Vice-amiral le 30 mai 1804. Il commande les flottes de l'Atlantique jusqu'en 1806 (il n'ose pas sortir de Brest pour rejoindre Villeneuve avant Trafalgar) et celles de la Méditerranée de 1808 à 1810. Dans le cadre de cette dernière fonction, il commande l'expédition de ravitaillement de Corfou en février 1808, avec notamment Cosmao, Lhermite et Dubourdieu sous ses ordres, mais est incapable d'apporter la moindre aide à l'armée d'Espagne. Il est nommé en 1808 inspecteur général des côtes de l'Océan. Comte d'Empire en 1810, Napoléon le nomme « colonel commandant le bataillon des marins de la Garde » le 1er août 1811. Nommé président du conseil d’administration de la marine créé par le décret impérial du 24 juillet 1810, Ganteaume devient, à côté du ministre de la marine le vice-amiral Decrès, le conseiller et interlocuteur privilégié de Napoléon dans son entreprise de reconstitution de la marine française3. L’empereur le consulte notamment au sujet des questions de formation des matelots dans les conditions du blocus anglais des ports français. Ganteaume préconise la construction de flottilles composées de bricks sur lesquels s’exerceraient les matelots. Sous la présidence de Ganteaume, le conseil de marine surveille la réalisation du programme de reconstitution de la marine impériale esquissé par l’empereur en 1810. Sous la Restauration, il est aussi pair de France en 1815 puis Inspecteur des classes. Il vote la mort du maréchal Ney lors de son procès. Le roi le nomma pair de France le 17 août 1815. Il mourut à La Pauline le 28 novembre 1818 près d'Aubagne, et repose au cimetière d'Aubagne. Distinctions : - Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis - Pair de France Napoléon en a porté un jugement sévère quand il a dit à Sainte-Hélène : « Ganteaume n'était qu'un matelot, nul et sans moyens. » Une épitaphe lui a été faite qui reste vivante dans la mémoire des élèves de l'école navale de Brest : « Ci-gît l'amiral Ganteaume Qui s'en fut de Brest à Bertheaume Et poussé par un fort vent d'Ouest S'en revint de Bertheaume à Brest. » (Source Wikipédia)
  24. Bonsoir, En 1930 l'artillerie est encore en partie hippomobile, quand aux dragons portés, ils constituent l'infanterie motorisée des divisions de cavalerie françaises. Voici son état civil : https://etatcivil-archives.vendee.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo3OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMjMtMDEtMTciO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MTtzOjQ6InJlZjIiO2k6MzIwNDA7czoyMDoicmVmX2Fya19mYWNldHRlX2NvbmYiO3M6OToiZXRhdGNpdmlsIjtzOjE2OiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sIjtiOjE7czoyMToidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbF9tb2RlIjtzOjQ6InByb2QiO30=#uielem_move=0%2C0&uielem_rotate=F&uielem_islocked=0&uielem_zoom=72 Maintenant son dossier militaire est aux archives de la défense à Pau, tu peux obtenir son parcours en faisant une demande écrite, en fournissant un maximum d'information sans oublier de montrer ta filiation avec la personne. 2018_SHD-CAPM_brochure-demande-docs-administratifs (bleu).pdf
  25. Bonsoir, Tout d'abord ces photos dates de l'après première guerre, pour situer la période. La photo de groupe donne de bons indices : On peut voir cerclé de noir, des mores de cavalerie cerclé de rouge, l'homme au premier plan porte sur ses brodequins cloutés des housseaux de cavalerie sur lesquels sont fixé des éperons. Cerclé de bleu, ce militaire porte sur le bas de sa manche des galon en "pointe de fer de lance" typique de la cavalerie. Sinon, plusieurs sont vêtus de la veste tout arme modèle 1914, en drap bleu horizon. Les autres portent la tenue de corvées en toile blanche, dénommé "Bourgeron" Bourgeron Ce sont, en temps de paix, des tenues de corvées et d'exercice, utilisées par les hommes effectuant leur service militaire, ou des réservistes rappelés pour des périodes d'exercice. Ces effets figurent en 1914 à la nomenclature des effets affectés à chaque homme sous les drapeaux en temps de paix, à raison de 2 bourgerons de toile et 2 pantalons de treillis par homme ( 1 bourgeron et 1 pantalon en collection n°2 dite collection d'extérieur, et 1 jusqu'à usure en collection n°3 dite d'instruction). En revanche ils ne font pas partie de la tenue de campagne, et ne sont donc pas emmenés au front par les hommes des unités combattantes. La photo de groupe avec ses indices nous lance sur la piste d'un cavalier. Ton ancêtre porte une vareuse à col droit, bouton lisse, fourragère fantaisie à double volant sur l'épaule gauche, indiquant que le régiment fut cité lors de la Grande guerre, pour ces exploits aux combats. Il porte un ceinturon Sam-Brown d'origine anglaise et que les militaires français on adoptés à la fin de la guerre. Sous le bras est coincé une cravache prouvant si il y avait besoin ses qualité de cavalier. Les pattes de col sur fond sombre comportent deux soutache, indiquant un régiment territorial, au chiffre du 71 ème J'ai trouvé un type de patte avec étoile : 1er Dragons portés Un dragon porté est un type de combattant de la cavalerie française. De 1928 à 1940, ils constituent l'infanterie motorisée des divisions de cavalerie françaises. Un régiment de chasseurs (à cheval) portés et un autre de chasseurs d'Afrique portés sont créés sur ce modèle, à ne pas confondre avec les bataillons de chasseurs portés des divisions cuirassées. Le fond est sombre et les chiffres et étoile sont blanc, ce qui nous dirige vers un dragon, il n'y a pas de 71 eme régiment de Dragon, ça peut être une "articulation" mais là je sèche un peu.
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