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Bouchon-Gras 49

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Everything posted by Bouchon-Gras 49

  1. La France a-t-elle les moyens d'une guerre contre la Russie ? (© Fournis par Europe 1 Alors que les tensions ne faiblissent pas à la frontière ukrainienne et que le spectre d’une agression militaire plane, la France durcit sa position face à la Russie. Emmanuel Macron a annoncé une "riposte" de la France en cas d'agressions russes. Mais la France peut-elle se permettre une guerre contre la Russie ?) Emmanuel Macron montre les muscles. Face à l'escalade de la tension entre l'Ukraine et la Russie , le président de la République a déclaré à la suite de son échange avec le chancelier allemand Olaf Sholz : "En cas d'agression russe, la riposte sera là et le coût sera très élevé". Malgré les menaces des puissances occidentales, Vladimir Poutine ne tremble pas. Le Kremlin vient d'entamer des manœuvres militaires en Crimée annexée, aux portes de l'Ukraine. Ce matin, un Conseil de défense sécuritaire se réunit. La France a-t-elle les moyens de faire la guerre face à la Russie ? Des moyens insuffisants La France dispose des moyens matériels et technologiques pour mener une guerre, elle l'a prouvé notamment lors de sa présence au Sahel . Néanmoins, une guerre contre la Russie s'avère être beaucoup plus complexe. Le scénario d'une telle guerre est renommé " Titan" par les forces armées française, en référence au héros invincible de la tragédie grecque. Une anecdote qui révèle le niveau de difficulté qu'imposerait une guerre contre Vladimir Poutine. Aujourd'hui, l'armée de terre n'est pas capable de déployer les plus de 15 000 hommes et le millier de véhicules blindés requis dans le cas d'une guerre contre la Russie. De, plus un rapport sénatorial de 2020 pointe les manquements matériels de l'armée française. Un renforcement de l'arsenal français Néanmoins, consciente de ses faiblesses, l'armée française travaille à un renforcement de son arsenal. L'objectif est que d'ici 2025, la France soit capable d'affronter avec ses alliés un ennemi de type '"Titan" si un scénario de guerre s'impose. Pour ce faire, l'armée de terre, dotée de 98 000 soldats durcit ses entrainements. Une réunion entre diplomates français, allemands, ukrainiens et russes a lieu ce mercredi à Paris avant un rendez vous téléphonique entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine prévu le vendredi 26 janvier. William Molinier, édité par Wassila Belhacine (Source : Europe 1)
  2. Hommage rendu ce matin à Gao à notre frère d’armes, le brigadier Alexandre Martin, mort pour la France au Mali le 24 janvier 2022. (Source : Chef d'état major des armées)
  3. C'est une crise et comme toutes les crises, il est difficile de discerner le vrai du faux et qui peut quoi, ou ne peut pas. Le Président Biden n'est visiblement pas en force chez lui et a donc besoin de s'affirmer devant son peuple et devant le monde, en face le tsar Poutine place ses pions, ses conditions et ses exigences, l'Europe sous la dirigeance française du Président Macron n'est pas très forte non plus, de part le président qui est lui même en fin de mandat dans son pays et d'autre part à la défense européenne qui malgré des années de discutions et débats en tous genres ne possède pas de vrai armée. N'oublions pas également que l'Europe a perdu l'Angleterre. Il faut également mettre dans la balance, le gaz ukrainien qui alimente l'Europe.
  4. Ok, c'est limpide ! Famas surnommé pour sa dimension, le "clairon".
  5. La tension monte encore d'un cran entre la Russie et les pays occidentaux. (© Reuters Londres et Washington ont rappelé leurs ressortissants en Ukraine. L'Otan a placé des forces en attente en Europe de l'Est, ainsi que des bateaux et navires de combat.) Une offensive "à tout moment". La tension est encore montée d'un cran entre la Russie et les pays occidentaux sur la situation en Ukraine. Les Etats-Unis ont annoncé dimanche avoir pris la décision d'ordonner une évacuation des familles de ses diplomates "en raison de la menace persistante d'une opération militaire russe". Le personnel local et non-essentiel peut quitter l'ambassade à Kiev s'il le souhaite et les ressortissants américains sont encouragés à quitter le pays par des vols commerciaux. Pour expliquer cette annonce, le secrétaire d'Etat, Antony Blinken, doit notamment intervenir en visioconférence pendant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) ce lundi. "Des pourparlers francs" vendredi. Blinken doit également informer les Vingt-Sept de l'issue des "pourparlers francs" tenus vendredi avec Sergueï Lavrov, son homologue russe. En attendant, Londres a également suivi le mouvement du retrait d'une partie de son personnel de l'ambassade de Kiev. Le Premier ministre, Boris Johnson, a notamment averti quant au risque d'une "nouvelle Tchétchénie" en cas d'invasion russe. Quant à la France, elle a conseillé de reporter les voyages non essentiels sur place. L'Ukraine a déploré une décision "prématurée" et "excessive" de la part des autorités américaines. "Hystérie" en Europe. La Russie dément les rumeurs d'intervention en Ukraine et dénonce des tensions "exacerbées par les annonces et les actions concrètes des Etats-Unis et l'Otan", via le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, évoquant une "hystérie" sur le Vieux Continent. Dans ce climat tendu, l'Otan a en effet renforcé sa présence en Europe de l'Est, plaçant des forces en attentes et envoyant des navires et avions de combat. Une situation sécuritaire instable. Depuis l'automne, les pays occidentaux accusent la Russie d'avoir massé à la frontière plusieurs dizaines de milliers de soldats en vue d'une possible invasion. En effet, la guerre entre les séparatistes russes et l'armée ukrainienne dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine connait un regain de tension. A l'origine de ce conflit qui dure depuis huit ans, l'annexion de la Crimée par la Russie et son soutien aux Républiques pro-russes autoproclamées indépendantes de Donetsk et de Lougansk. Des manœuvres de troupes ont été récemment observées et une cyberattaque visant plusieurs ministères ukrainiens a eu lieu la semaine dernière. Kiev y a vu la signature de la Russie, accentuant encore la pression. "S'il existe une sorte de check-list avant de déclencher une guerre, je pense que Poutine en coche exactement et rapidement toutes les cases" La semaine dernière, le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, avait indiqué "redouter" une "intégration de fait" de ces régions au pays de Vladimir Poutine. "Il a massé des troupes à la frontière, il a augmenté les effectifs de ses services de renseignement militaire, il a fait évacuer les Russes vivant à Kiev et a réduit le personnel de son ambassade au strict minimum. S'il existe une sorte de check-list avant de déclencher une guerre, je pense que Poutine en coche exactement et rapidement toutes les cases", décryptait dans le JDD, l 'ancien commandant de l'US Navy James Stavridis. Moscou veut des garanties. La Russie nie tout projet d'attaques mais se dit menacée en revanche par l'expansion de l'Otan. Elle conditionne la désescalade à des garanties pour sa sécurité. Le Kremlin exige notamment un traité excluant tout élargissement de l'Alliance de l'Atlantique nord à l'Ukraine et à la Géorgie et la fin des manœuvres et des déploiements de militaires en Europe de l'Est de la part de l'Otan ou de ses alliés. Des conditions non négociables pour Moscou, mais inacceptables pour les Occidentaux. Ainsi, les discussions patinent. Après une réunion vendredi, la Russie et les Etats-Unis ont convenu d'un nouveau rendez-vous. En réponse aux conditions russes, les autorités américaines doivent transmettre des "réponses écrites à la Russie" d'ici la fin de semaine. "Je ne pense pas qu'on devrait dramatiser dans la mesure où les négociations se poursuivent" Les options prêtes en Europe. Réduction des achats de gaz et de pétrole, soutien financier à l'Ukraine… L'Union européenne a, quant à elle, préparé plusieurs options, dont des sanctions lourdes, pour réagir en cas d'attaque de la Russie, mais opte pour la prudence pour l'instant. "Je ne pense pas qu'on devrait dramatiser dans la mesure où les négociations se poursuivent et elles se poursuivent", a affirmé Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, cité par l'AFP. Une position unifiée des Vingt-Sept reste difficile. Certains pays sont partisans de la fermeté tandis que d'autres souhaitent poursuivre un dialogue avec Moscou. L'Allemagne, notamment, est dans une position ambivalente. Selon le ministre ukrainien de la Défense, Berlin aurait notamment refusé de livrer des armes à Kiev. Et le nouveau chancelier, Olaf Scholz, a appelé dimanche à la "sagesse" dans l'examen des sanctions possibles. Ce dernier est partagé entre fermeté, souhaitée par les Verts, et conciliation, plaidée par son parti, le SPD, en raison du projet de gazoduc Nord Stream2. Mardi soir, il rencontrera Emmanuel Macron pour évoquer ce sujet. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a d'ores et déjà appelé l'Union européenne à rester unie face à la Russie. Mathilde Durand (Source : le JDD) L'Otan envoie des renforts militaires en Europe de l'Est (© Yuriy Dyachyshyn, AFP/File Des troupes ukrainiennes participent à des exercices conjoints avec les États-Unis et d'autres pays de l'Otan, près de Lviv en septembre 2021.) L'Otan a annoncé, lundi, avoir envoyé des renforts militaires, dont des navires de guerre et des avions de combat, en Europe de l'Est, alors que l'Ukraine et les pays occidentaux s'inquiètent d'une possible attaque russe. De son côté, la Russie a déployé vingt navires dans la mer Baltique. Les pays de l'Otan ont placé des forces en attente et envoyé des navires et des avions de combat pour renforcer leur défense en Europe de l'Est face aux activités militaires de la Russie aux frontières de l'Ukraine, a annoncé l'Alliance, lundi 24 janvier, dans un communiqué. Le secrétaire général de l'Organisation, Jens Stoltenberg, a indiqué que les pays membres avaient placé leurs armées en état d'alerte et décidé d'envoyer des renforts en Europe de l'Est, dont des navires de guerre et des avions de combat. "L'Otan continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et défendre tous les Alliés, y compris en renforçant la partie orientale de l'Alliance. Nous répondrons toujours à toute détérioration de notre environnement de sécurité, notamment en renforçant notre défense collective", a-t-il expliqué. "Le Danemark envoie une frégate dans la mer Baltique et s'apprête à déployer quatre avions de chasse F-16 en Lituanie pour soutenir la mission de police aérienne de longue date de l'Otan dans la région", indique le communiqué. "L'Espagne envoie des navires rejoindre les forces navales de l'Otan et envisage d'envoyer des avions de combat en Bulgarie", ajoute le communiqué. "La France s'est déclarée prête à envoyer des troupes en Roumanie sous le commandement de l'Otan. Les Pays-Bas envoient deux avions de chasse F-35 en Bulgarie à partir d'avril pour soutenir les activités de police aérienne de l'Otan dans la région et mettent un navire et des unités terrestres en attente pour la Force de réaction de l'Otan", détaille le communiqué. Des navires russes déployés en mer Baltique Vingt bateaux de la marine russe se sont déployés, lundi, en mer Baltique pour des manœuvres navales, selon l'agence de presse RIA. Les navires vont réaliser des exercices centrés sur la défense navale et anti-aérienne, a indiqué RIA, citant la flotte de la Baltique. La Russie a indiqué qu'elle réagirait de manière "appropriée" si les États-Unis choisissaient d'envoyer des soldats en Europe de l'Est, après une information du New York Times indiquant que la Maison Blanche envisageait une telle option. Regain des tensions Les tensions autour de l'Ukraine se sont aggravées ces derniers mois face au déploiement par la Russie d'environ 100 000 soldats aux frontières du pays, selon Kiev et les pays occidentaux, faisant craindre une nouvelle invasion russe après celle de la Crimée en 2014. Moscou continue de nier toute intention belliqueuse, tandis que l'Occident menace d'imposer de sévères sanctions économiques à la Russie en cas d'invasion de l'Ukraine. Dimanche, la Grande-Bretagne a accusé le Kremlin de chercher à installer un dirigeant pro-russe en Ukraine, ce que le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié de "désinformation". De hauts responsables de l'administration Biden ont indiqué que le président américain avait commencé à étudier des options pour renforcer les moyens militaires américains dans la région. D'après le New York Times, Joe Biden envisage d'envoyer entre 1 000 et 5 000 soldats dans les pays d'Europe de l'Est, sans exclure de renforcer encore les effectifs en cas de regain de tensions. Un haut responsable de l'administration a refusé de confirmer ces chiffres dimanche, mais a déclaré : "Nous élaborons des plans et nous consultons nos alliés afin de déterminer les options qui s'offrent à nous." État d'alerte Les États-Unis ont fourni un soutien militaire à l'Ukraine, mais ils se sont abstenus jusqu'à présent d'envoyer des troupes sur place. "Depuis l'annexion illégale de la Crimée par la Russie en 2014, l'Otan a renforcé sa présence dans la partie orientale de l'Alliance, notamment avec quatre groupements tactiques multinationaux en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne", rappelle l'Otan. "Ces unités, dirigées respectivement par le Royaume-Uni, le Canada, l'Allemagne et les États-Unis, sont multinationales et prêtes au combat", assure l'Alliance. "Leur présence indique clairement qu'une attaque contre un Allié sera considérée comme une attaque contre toute l'Alliance", avertit l'Otan. Il n'y avait pas de forces de l'Otan dans la partie orientale de l'Alliance avant 2014, rappelle le communiqué. La Russie "répondra de manière appropriée" si les États-Unis déploient davantage de troupes en Europe de l'Est et dans les pays baltes, a réagi lundi le parlementaire russe Andreï Kartapolov, selon des propos rapportés par l'agence de presse Interfax. (Source : France 24 avec Reuters et AFP)
  6. "vœux aux Armées 2022" Emmanuel Macron s'est rendu, mercredi en fin d'après-midi, à Haguenau pour ses "voeux aux Armées". Cette ville accueille trois régiments : le 2e régiment de hussards, le 54e régiment de transmissions et le 28e groupe géographique qui a rendu les honneurs au président de la République (photo Reuters). Ces trois régiments appartiennent au commandement du renseignement basé à Strasbourg. Le discours du président de la République, où il a rappelé "l'immense respect à l'égard des forces armées", a comporté deux axes principaux : - un axe national, où il a été question des moyens développés pour contrer les nouvelles menaces - et un autre qui a traité de la question de la souveraineté militaire européenne (dans le droit fil des déclarations présidentielles du matin à Strasbourg). Ces deux axes ont été développés sur fond d'un satisfecit évident à l'égard de l'action du gouvernement depuis 2019. Le Président, qui a rendu un hommage appuyé à Florence Parly, a ainsi rappelé que 198 milliards d'euros seront engagés entre 2019 et 2023 pour réduire les "sur-engagements, fragilisation et lacunes" qui pénalisent les armées. Il a énuméré les efforts industriels et les livraisons de nouveaux matériels (dont le Griffon dont deux exemplaires flanquaient la tribune présidentielle). Il a vanté l'approche "ouverte, lucide et créative" qui a permis de mieux préparer les forces à leurs missions qui s'inscrivent "dans une accélération de l'Histoire". Par ailleurs, Emmanuel Macron a spécialement indiqué que la France était "disponible pour aller plus loin dans le cadre de l'Otan (...), en particulier en Roumanie". Verra-ton un SGTIA du type estonien déployé en Roumanie? Le PR n'a rien précisé. Mais l'ambition est clairement exprimée, s'inscrivant dans cette "vision du long terme" et ce "devoir de lucidité" malgré le "brouillard" qui doit caractériser la vision stratégique française "et celle de l'Europe" face à des puissance tierces. Des puissances qu'Emmanuel Macron n'a pas citées mais qui vont des "acteurs non étatiques" à la Russie (que le chef de l'Etat a citée une fois mais qui a été omniprésente entre les lignes), une des puissances qui "remettent en cause le multilatéralisme" et dont les actions hostiles ont été clairement dénoncées mercredi par le Président qui craint "une escalade". "La grammaire change" a résumé le Président. Il va falloir différemment conjuguer le verbe "faire face". D'où "l'effort urgent et indispensable (...) à poursuivre et intensifier dans la durée". " "C'est là l'objectif que je vous assigne demain comme aujourd'hui", a conclu le Président. (Source : Ligne de Défense)
  7. le chef de la Marine allemande démissionne (© Tobias Schwarz, AFP Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach, le 18 décembre 2019 à Limassol à Chypre.) Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach avait qualifié "d'inepties" les intentions prêtées par les alliés de l'Otan à la Russie d'envahir l'Ukraine. Sommé de s'expliquer auprès du chef d'État-Major des armées, le haut-gradé a rendu sa démission a indiqué samedi le ministère de la Défense. Le chef de la Marine allemande Kay-Achim Schönbach a démissionné de ses fonctions après des propos controversés sur la crise en Ukraine, a annoncé samedi 22 janvier un porte-parole du ministère de la Défense. Le vice-amiral, qui avait entre autres qualifié d'ineptie l'idée que la Russie veuille envahir l'Ukraine, va quitter ses fonctions "avec effet immédiat", a précisé le porte-parole à l'AFP. Ce que Vladimir Poutine veut, "c'est être respecté", a déclaré ce militaire selon une vidéo circulant sur internet, filmée lors d'une réunion d'un groupe de réflexion qui s'est tenue vendredi à New Delhi. "Il est facile de lui accorder le respect qu'il veut, et qu'il mérite aussi probablement", a-t-il ajouté. L'idée que la Russie veuille envahir une partie de l'Ukraine serait selon lui "une ineptie". Il avait par ailleurs estimé que la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014, était "partie, et ne reviendrait pas" dans le giron de l'Ukraine. L'ambassadeur allemand convoqué en Ukraine Ce haut gradé avait fait son mea culpa dans l'après-midi, qualifiant ses déclarations "d'irréfléchies". "Il n'y a pas à ergoter : c'était clairement une faute", a-t-il écrit dans un tweet. Mais dans un communiqué diffusé dans la soirée, il explique avoir remis sa démission afin "d'éviter des dommages supplémentaires à la Marine allemande et surtout à la République fédérale allemande". Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a convoqué dans l'après-midi l'ambassadeur allemand Anka Feldhusen après ces propos jugés "absolument inacceptables" par Kiev. Les déclarations du vice-amiral sont intervenues en pleine crise russo-occidentale autour de l'Ukraine. D'intenses efforts diplomatiques sont actuellement déployés de part et d'autre pour éviter que la situation ne dégénère, alors que des dizaines de milliers de soldats russes sont toujours massés à la frontière ukrainienne. Le Kremlin lie toutefois un apaisement de la situation à des garanties notamment sur le non-élargissement de l'Otan, en particulier à l'Ukraine. Une condition jugée inacceptable par les Occidentaux, qui menacent la Russie de très fortes sanctions en cas d'opération militaire. Livraison d'armes Vendredi, la cheffe de la diplomatie du Royaume-Uni, Liz Truss, a de son côté prévenu qu'une invasion russe ne mènerait qu'à un "terrible bourbier et à des pertes humaines", comme pendant la guerre du temps de l'URSS en Afghanistan et les conflits en Tchétchénie, le Kremlin n'ayant selon elle "pas tiré les leçons de l'histoire". Moscou fait pression sur l'Ukraine depuis qu'un soulèvement, il y a près de dix ans, a renversé un gouvernement qui avait résisté aux appels à se rapprocher des Occidentaux. La Russie s'est emparée de la péninsule méridionale de Crimée en 2014 et une insurrection prorusse, qui a depuis fit plus de 13 000 morts, a la même année éclaté dans l'est de l'Ukraine. Donnant suite aux appels de ce pays à renforcer ses capacités de défense, les États-Unis, le Royaume-Uni et les trois États baltes ont accepté de lui livrer des équipements militaires, notamment des missiles antichars et antiaériens. L'Allemagne a en revanche refusé de leur emboîter le pas car cela ne contribuerait "pas actuellement" à désamorcer la crise, a estimé samedi sa ministre de la Défense Christine Lambrecht. Elle s'est bornée à annoncer la fourniture en février d'un "hôpital de campagne". Une prise de position qui a suscité l'irritation de Kiev. "Aujourd'hui, l'unité de l'Occident à l'égard de la Russie est plus importante que jamais" et "les partenaires allemands doivent cesser de miner l'unité avec de telles paroles et de telles actions et d'encourager Vladimir Poutine à déclencher une nouvelle attaque contre l'Ukraine", a réagi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba. Malgré ce contexte de tensions extrêmes, les États-Unis ont quant à eux fait savoir samedi qu'ils ne prévoyaient pas pour le moment d'organiser une évacuation de leurs ressortissants présents en Ukraine, leur laissant le choix d'en partir par des vols commerciaux. (Source : France 24 - AFP)
  8. «Aucune option n’est exclue» pour répondre à une attaque russe en Ukraine, annonce la Maison-Blanche. © SERGEY PIVOVAROV De nombreux moyens armés russes sont postés non loin des frontières ukrainienne (illustration). REUTERS/Sergey Pivovarov La tension semble monter encore d’un cran dans cette guerre de déclarations entre la Russie et les États-Unis. « Nous sommes à un stade où la Russie peut lancer à tout moment une attaque en Ukraine », a estimé mardi la porte-parole de la Maison Blanche, en parlant d’une « situation extrêmement dangereuse ». « Aucune option n’est exclue » côté américain pour répondre à une telle attaque, a indiqué Jen Psaki, interrogée en particulier sur une exclusion de la Russie de « Swift », un circuit sécurisé de virements bancaires internationaux. Largement inconnu du grand public, Swift est un rouage clé de la finance mondiale : cette société, sans réel concurrent, fournit aux banques un langage standardisé pour communiquer, mais également un réseau sécurisé, automatisé et rapide pour faire circuler ces messages. Une responsable du département d’État américain a alerté sur des mouvements de troupes russes mardi au Bélarus, voisin de l’Ukraine. « Le fait que nous observions ces mouvements au Bélarus donne clairement aux Russes une nouvelle approche, s’ils décidaient d’entreprendre des actions militaires plus poussées contre l’Ukraine », a-t-elle détaillé. Les Etats-Unis s’inquiètent ainsi d’un projet de réforme constitutionnelle au Bélarus qui permettrait un déploiement d’armes nucléaires russes dans ce pays frontalier de l’Ukraine et de la Pologne. Les exercices militaires russo-bélarusses annoncés mardi par le Bélarus « vont bien au delà du normal » et pourraient annoncer une présence militaire permanente de la Russie dans cet ancienne république soviétique restée un des alliés les plus proches de Moscou, a précisé à la presse cette responsable ayant requis l’anonymat. En fin de semaine dernière, Washington avait déjà accusé Moscou d’avoir dépêché en Ukraine des agents chargés de mener des opérations de « sabotage » afin de créer un « prétexte » pour une invasion. « De graves conséquences » en cas d’invasion de l’Ukraine Ce ton toujours plus alarmiste de la part des États-Unis coïncide avec le lancement d’une nouvelle tentative de dialogue avec la Russie. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken rencontrera son homologue russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Genève, pour tenter malgré tout de chercher « une porte de sortie ». Avant cela, Antony Blinken est attendu mercredi à Kiev dans un contexte explosif, la Russie ayant déployé des dizaines de milliers de militaires à la frontière ukrainienne. Le secrétaire d’État américain se rendra ensuite à Berlin pour des discussions avec le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne sur l’Ukraine, les Occidentaux ayant prévenu la Russie qu’elle s’exposerait à de graves conséquences en cas d’invasion du territoire ukrainien. Une autre sanction régulièrement évoquée contre la Russie serait de frapper le gazoduc Nord Stream 2, qui débouche en Allemagne. Jen Psaki a répété mardi que viser cette infrastructure, qui ne fonctionne pas encore, constituerait un levier « crédible » contre la Russie, alors que Berlin a exprimé des réticences à cette idée. Alors que l’Ukraine et ses alliés craignent une invasion russe, des négociations la semaine passée à Genève, Bruxelles et Vienne n’ont jusque-là permis que de constater le fossé séparant Moscou et les Occidentaux. (Source : Le Parisien avec AFP)
  9. Doit on y voir un hasard des programmes ou la Mer Noire serait elle l'enjeux politique actuelle. La prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle se concentrera sur la Méditerranée et la mer Noire. La mission Clemenceau 2022 que s’apprête à mener le groupe aéronaval français [GAN, encore appelé Task Force 473 ou bien encore, et c’est nouveau, « French Carrier Strike Group »] aura un profil particulier par rapport à celles qui ont été conduites durent ces dernières années. En effet, le porte-avions Charles de Gaulle n’aura pas à traverser le Canal de Suez pour naviguer, avec son escorte, dans l’océan Indien ou dans le golfe Persique… Pas plus qu’il ne se rendra dans l’Atlantique Nord, comme en 2020. Et pour cause : il ne quittera pas la Méditerranée. Et ce n’est pas une surprise, quand on se souvient des propos tenus par le président Macron, le 13 juillet 2020. « La zone Méditerranée sera le défi des prochaines années tant les facteurs de crise qui s’y conjuguent sont nombreux : contestation des zones maritimes, affrontements entre pays riverains, déstabilisation de la Libye, migrations, trafics, accès aux ressources », avait résumé le locataire de l’Élysée, avant d’en appeler à une « véritable politique européenne pour la Méditerranée ». Et d’insister : « La Méditerranée ne peut construire une paix durable sans nous, nous ne pouvons accepter que notre avenir soit construit par d’autres puissances ». Lors du point presse du minsitère des Armées, le 20 janvier, l’amiral Gilles Boidevezi, commandant de la zone maritime Méditerranée [CECMED], a rappelé que, au-delà des conflits et des tensions, cette mer, qui ne représente que 1% de la surface des océans, est le lieu de transit de « nombreux flux, tant licites [25% du trafic mondial et 65% de flux énergétiques des pays de l’Union européenne] qu’illicites [migrations, stupéfiants, armes, traite d’êtres humains], ce qui n’est pas sans conséquence(s) sur la sécurité du Vieux Continent. « La présence française dans la zone s’avère donc nécessaire pour défendre nos intérêts économiques et sécuritaires » ainsi que pour « réaffirmer notre attachement à la liberté de circulation aérienne et maritime comme au respect du droit international », a expliqué l’amiral Boidevezi. Le porte-avions Charles de Gaulle appareillera de Toulon au début du mois de février, avec, à son bord, un groupe aérien embarqué [GAé] composé d’une vingtaine de Rafale M F3R des Flotilles 12F et 17F, de deux E-2C Hawkeye de la Flottille 4F et de plusieurs hélicoptères [Dauphin de la 35F et Panther de la 36F]. L’un des quatre NH-90 NFH belges devrait le rejoindre en cours de mission. D’ailleurs, la composition de son escorte n’est pas figée. Au départ, celle-ci réunira la Frégate multimissions à capacité de défense aérienne renforcée [FREMM DA] « Alsace », récemment admise en service, ainsi que la Frégate de défense aérienne [FDA] « Forbin », la FREMM « Normandie », le pétrolier-ravitailleur « Marne » [avec un hélicoptère Alouette III de la 34F] et un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA]. La présence de ce dernier devant être intermittente, il sera suppléé par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 basé à Chypre ou en Crète et un sous-marin grec, dont le type n’a pas été précisé. Au fil de sa mission, le porte-avions Charles de Gaulle sera aussi rejoint par le « destroyer » américain USS Ross et par la frégate espagnol SPS Juan de Borbon [classe F-100] et une frégate grecque. En outre, des officiers allemands, italiens et canadiens seront insérés au sein de l’état-major du GAN. Le programme de la mission Clemenceau 2022 sera assez copieux. Il se résume en cinq points : lutter contre le terrorisme, renforcer la capacité autonome française d’appréciation de la situation, affirmer la liberté de navigation, tant maritime qu’aérienne, appuyer l’effort de défense européen, coopérer avec les alliés et partenaires de la France. Ainsi; le groupe aéronaval sera engagé dans l’opération Chammal [nom de la participation française à l’opération Inherent Resolve dirigée, au Levant, par les États-Unis contre l’État islamique]. Puis, il prendra part à la mission européenne Irini, laquelle consiste à faire appliquer l’embargo sur les armes décidé par les Nations unies à l’égard de la Libye. Il se rendra en mer Adriatique, où des actions de coopération avec des pays de la région, notamment la Croatie, sont prévues. Toujours au chapitre des coopérations, le GAN se rendra en Grèce puis à Chypre. Et le Charles de Gaulle aura à manoeuvrer avec le porte-aéronefs italien Cavour [désormais en mesure d’accueillir des avions F-35B] et un porte-avions américain. Mais l’une des parties de ce déploiement qui sera sans doute la plus délicate, au regard des tensions avec la Russie, sera la « coopération en mer Noire », où certains « moyens navals et aériens » du GAN se déploieront au début du mois d’avril, pour des exercices avec les forces roumaines. Pour rappel, lors de son premier déploiement, l’an passé, le groupe aéronaval britannique formé autour du porte-avions HMS Queen Elizabeth avait fait la même chose. Et cela avait donné lieu à un incident ayant opposé le « destroyer » HMS Defender à la marine russe. À noter, d’ailleurs, que le début de la mission Clemenceau 2022 coïncidera avec des exercices navals russes de grande ampleur, lesquels se tiendront dans toutes les zones d’intêret de Moscou. La Méditerranée et la mer Noire en font partie. (Source : Opex 360)
  10. Le Pentagone annonce un exercice naval de l'Otan en Méditerranée L'Otan va mener dès lundi un exercice naval à grande échelle en Méditerranée avec la participation du porte-avions américain USS Harry Truman. Ces manœuvres ont lieu en pleines tensions avec la Russie qui a elle-même annoncé des manœuvres navales au même moment. 'Neptune Strike 22 va durer jusqu'au 4 février, et est destiné à démontrer la capacité de l'Otan à intégrer la force de frappe maritime sophistiquée d'un groupe aéroporté en soutien aux efforts de dissuasion et de défense de l'Alliance', a annoncé vendredi le porte-parole du Pentagone, John Kirby. M. Kirby a assuré que cet exercice était en préparation depuis 2020 et qu'il n'avait rien à voir avec les tensions actuelles autour de l'Ukraine, bien que 'Neptune Strike 2022' ne figure pas sur la liste des exercices prévus en 2022 publiée le 14 décembre par l'Otan sur son site. 'L'exercice lui-même n'est pas conçu pour contrer le genre de scénarios qui pourraient se produire autour de l'Ukraine', a-t-il affirmé. 'C'est vraiment un exercice naval de l'Otan (...) destiné à tester un vaste éventail de capacités navales que nous voulons être sûrs de continuer à renforcer'. La Russie aussi : La Russie a annoncé jeudi des exercices navals tous azimuts. Plus de 140 navires de guerre et environ 10'000 militaires prendront part en janvier et février à ces exercices menés dans l'Atlantique, l'Arctique, le Pacifique ou encore la Méditerranée. M. Kirby a reconnu que la situation tendue avec la Russie avait suscité des débats avec les alliés sur la tenue de cet exercice naval. 'Après discussions avec nos alliés de l'Otan, il a été décidé d'aller de l'avant', a-t-il précisé. L'USS Harry Truman et son groupe aéroporté sont en Méditerranée depuis la mi-décembre. (Photo: KEYSTONE/AP) Le porte-avions devait rejoindre la zone d'opérations du commandement central (Centcom) mais le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a décidé fin décembre de le maintenir en Méditerranée pour 'rassurer' les Européens face aux frictions avec la Russie. Sans mentionner les tensions autour de l'Ukraine, où Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou d'avoir massé 100'000 soldats aux frontières du pays en prévision d'une possible invasion, le Pentagone avait souligné que ce changement d'itinéraire 'reflétait le besoin d'une présence continue en Europe'. (Source : RTN)
  11. Le 22 janvier 1892, naissait Marcel Ferdinand Bloch dans le 9e arrondissement de Paris, plus connu sous le nom de Marcel Dassault. Marcel fait ses études secondaires au lycée Condorcet à Paris, avant d'entrer à l’École d'électricité Breguet (aujourd'hui l'ESIEE), puis d'intégrer l’École supérieure d'aéronautique et de construction mécanique (Supaéro) dont il sort diplômé en 1913. Marcel raconte dans son autobiographie qu'il est passionné par les exploits des aviateurs de son époque et décide d'embrasser la carrière aéronautique lorsque le 18 octobre 1909, en récréation dans la cour de l'école Breguet, il voit le Wright du comte de Lambert boucler la tour Eiffel. Marcel Bloch est incorporé le 9 octobre 1913 au 2e groupe aéronautique à Reims où il fait ses classes en compagnie de l'aviateur Dieudonné Costes. Le 1er février 1914, il est affecté au Laboratoire de recherches aéronautiques de Chalais-Meudon dirigé par le colonel Émile Dorand6. En 1915, associé à un ancien élève de Supaéro, Henry Potez, il y dessine l'hélice Éclair pour répondre à un appel d'offres de l'aviation durant la Première Guerre mondiale. L'armée française retient cette hélice et deux autres encore, parmi les 253 prototypes qui lui sont présentés. En 1917, les deux hommes, toujours soldats, créent la SEA, Société d'études aéronautiques et reçoivent le renfort de Louis Coroller. L'objectif est de concevoir le prototype d'un avion complet, un biplace d'observation, le SEA IV. L'armée retient leur prototype et en commande 1 000. Au moment de l'armistice, le 11 novembre 1918, seulement 100 SEA IV ont été livrés. L'armée résilie alors le reste de la commande. La paix revenue, le marché de l'aéronautique s'écroule. Potez persévère et crée sa propre compagnie d'aviation tandis que Bloch quitte le domaine aéronautique dans lequel il ne reviendra pas avant douze ans. Il se lance alors dans le commerce de meubles, dans l'immobilier et dans la carrosserie automobile. En 1928, Raymond Poincaré, alors président du Conseil, institue un ministère de l'Air chargé de soutenir le développement aéronautique par des ingénieurs. C'est l'occasion pour Marcel Bloch de revenir à l'aéronautique en créant la Société des avions Marcel Bloch en 1931 et de recevoir la commande de 20 avions sanitaires à la fin de cette même année. En 1933, pour honorer une commande plus importante de bombardiers bimoteurs Bloch 200, Marcel Bloch en sous-traite la fabrication aux usines de son ami Potez11, avant de s'installer à Courbevoie dans une usine qui compte 700 ouvriers en 1935. Durant le Front populaire, en 1936-1937, la société Bloch est nationalisée et incorporée à la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest (SNCASO), société d'économie mixte dans laquelle l'État est actionnaire majoritaire. Marcel Bloch est nommé administrateur délégué, c'est-à-dire principal dirigeant de la SNCASO. Outre l'usine de Courbevoie, la SNCASO possède une usine à Bordeaux et une autre à Rochefort. Grâce au montant de l'indemnisation reçue lors de la nationalisation, décembre 1936, il fonde un bureau d'études, la Société anonyme des avions Marcel Bloch (SAAMB). La SNCASO fait développer ses projets par ce bureau d'études, qui perçoit de substantiels droits de licence. Cette situation lucrative vaudra à l'avionneur de devenir la cible d'attaques de l'extrême-droite, en particulier à travers l'hebdomadaire Gringoire. La course aux armements qui précède la Seconde Guerre mondiale se traduit par une croissance spectaculaire du secteur aéronautique. La SNCASO passe de 1 500 ouvriers en 1937 à 7 000 en 1940. Une nouvelle usine est construite à Châteauroux. Marcel Bloch qui dispose d'une usine à Saint-Cloud, dans l'ouest de la région parisienne, en fait construire une autre à Thiers dans le Puy-de-Dôme, et fonde Bordeaux-Aéronautique, le 17 octobre 1939. Au début de l'année 1940, pour mettre un terme aux attaques dont il est l'objet, notamment du fait des liens ambigus entre la SNCASO et la SAAMB, Marcel Bloch démissionne de son poste d'administrateur délégué de la SNCASO18 dans le Puy-de-Dôme. Après la défaite de la France et l'armistice qui suit, Marcel Bloch se retire dans sa villa de Cannes située en zone libre, alors que son frère, le général Darius Paul Bloch se rallie secrètement à de Gaulle immédiatement après son appel du 18 Juin. En juillet 1940, le constructeur allemand Focke-Wulf commande deux cents Bloch 175. Cependant Gringoire continue de se déchaîner contre le « Juif Marcel Bloch ». Le 6 octobre 1940, il est arrêté à Cannes et interné administrativement par le gouvernement de Vichy d'abord dans l'Indre, à Pellevoisin, puis en Ardèche, à Vals-les-Bains, avec un certain nombre de personnalités dont Marx Dormoy, Vincent Auriol, Georges Mandel, Jules Moch et quelques autres dont Eugène Montel, maire de Colomiers (siège d'usines Dassault après la guerre). Le ministre de l'Intérieur Marcel Peyrouton obtient de son collègue de l'Air, le général Bergeret, qu'il soit libéré en janvier 1941 et assigné à résidence à Thiers où une usine aéronautique est en construction. Sa libération déclenche une nouvelle campagne de presse, Au Pilori se joignant à Gringoire pour demander que Bloch soit jugé pour avoir « extirpé à l’État français la coquette somme de cent millions de francs pour une certaine convention de licence ». Bloch rédige un mémoire de onze pages pour répondre aux attaques, mais Bergeret obtient qu'il soit à nouveau incarcéré à Thiers le 9 avril 1941, puis transféré à la maison d'arrêt de Riom. Libéré sous caution le 13 octobre 1941 après que la chambre d'accusation eut débouté l'appel de Bergeret, il est arrêté quelques heures après sa sortie sur ordre du même Bergeret et à nouveau interné administratif à Vals-les-Bains. Ses compagnons de détention sont alors Paul Reynaud et le colonel Groussard et de nouveau Georges Mandel et le général Cochet. Ses problèmes de santé justifient son transfert, en mars 1943, à la prison-hôpital d'Écully, près de Lyon où il séjourne jusqu'en mars 1944. Pendant sa détention à Thiers, le Commissariat général aux questions juives envoie aux directions régionales du service d'épuration économique de Marseille et de Limoges l'ordre de procéder à des enquêtes sur les sociétés Bloch et sur les conditions dans lesquelles ont été construits un certain nombre d'avions, mais le comité d'organisation de l'aéronautique dirigé par Joseph Roos parvient à faire traîner les processus d'aryanisation si bien qu'aucune entreprise d'aéronautique n'est véritablement aryanisée selon les lois de Vichy. En 1942 cependant, les autorités allemandes de la Militärbefehlshaber in Frankreich (MBF, le Commandant militaire allemand en France) nomment un administrateur provisoire de l'entreprise Bloch à Saint-Cloud, Jean de Broë tandis que Claude de Cambronne devient le représentant provisoire pour la zone libre. Henri Deplante, engagé par Bloch en 1930 et responsable du bureau d'études de la SNCASO en 1940, replié sur Châteauroux, puis sur Mandelieu est sollicité en septembre 1942 pour rejoindre la région parisienne et travailler avec les Allemands, mais il refuse et passe en Espagne après l'invasion de la zone libre en novembre 1942. Les raisons précises pour lesquelles Marcel Bloch est arrêté par la Gestapo en mars 1944 ne sont pas très claires. Toujours est-il qu'il est interné à la prison Montluc, à Lyon, où son compagnon de cellule est André Frossard. Madeleine, épouse de Marcel, et Claude, leur fils aîné, ont été également arrêtés le 30 mars, mais relâchés le lendemain. Marcel les retrouve avec son autre fils Serge au camp de Drancy, où il est transféré au mois de juillet. Il est cependant déporté sans sa famille à Buchenwald, par le convoi du 17 août 1944. À Buchenwald, il porte le triangle rouge des prisonniers politiques. De santé fragile et âgé de 52 ans, Marcel Bloch peut redouter de ne pas survivre longtemps dans un camp de concentration particulièrement dur, mais il est repéré par Frager et signalé auprès du « Comité des intérêts français » dirigé par Marcel Paul, membre du Parti communiste français et chef de l'organisation clandestine du camp, et également par Albert Baudet. C'est à cette organisation qu'il doit d'être encore vivant à la libération du camp en avril 1945. Il manifestera par la suite sa gratitude en nommant Albert Baudet directeur de la publicité du magazine Jours de France et en versant chaque année une somme d'argent au journal l’Humanité et à la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP). Il témoignera publiquement en faveur de l'action de Marcel Paul à Buchenwald. En 1946, il fait changer son patronyme en Bloch-Dassault (décret paru au Journal officiel du 4 décembre 1946), puis en Dassault (décret paru au Journal officiel du 15 février 1949). Dassault est tiré du nom de code Chardasso, « char d'assaut », un des pseudonymes utilisés par son frère, le général Darius Paul Bloch, dans la Résistance (assault étant la traduction anglaise d'assaut). Tout juste après la guerre, la France bénéficie du plan Marshall, et fait partie de l'OTAN. L'entreprise de Marcel Dassault obtient une commande de construction d'une nouvelle flotte d'avions qui serait la première pour l'armée de l'air française avec des moteurs à réaction. C'est un des plus grands contrats d’armement qui représente un pourcentage non négligeable du plan Marshall. C'est ce contrat qui a permis à Marcel Dassault de se différencier et se distinguer des autres industriels d'aviation. Marcel Dassault se convertit au catholicisme en 1950. En 1956, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur, plus haute distinction française. Sa société devient la société des avions Marcel Dassault, puis la Générale aéronautique Marcel Dassault (GAMD), qui produit les premiers avions à réaction français : Ouragan (1949), Mystère II (1952), Mystère IV (1954), Super-Mystère B-2 (1955), Mirage III (1956), Mirage IV (1959) qui équipent les forces nucléaires françaises et l'avion civil, bi-réacteur d'affaires Mystère-Falcon (1963). Puis le Mirage F1 dont le premier vol a lieu en 1966. Une division électronique est également créée en 1954 pour le développement de radars. Absorbant les usines Breguet, la GAMD est renommée avions Marcel Dassault-Breguet aviation (AMD-BA) en 1971. Elle produit alors l'Alpha Jet (1973) avec l'allemand Dornier, avion d'entraînement qui équipe entre autres la Patrouille de France, le Jaguar avec British Aircraft Corporation, le Mirage 2000 (1978), l'avion de transport de passagers Mercure (1973), le Rafale (2001) et des évolutions de la série des Falcon. Il se crée ainsi un groupe industriel militaire et civil centré sur l'aviation, l'électronique (Électronique Marcel Dassault) et l'informatique (Dassault Systèmes). Après l'élection de François Mitterrand comme président de la République, en 1981, Marcel Dassault échappe à la nationalisation en faisant don à l'État de 26 % de ses actions. En 1990, la société AMD-BA est renommée Dassault Aviation et devient leader mondial dans ce domaine. Il s'intéresse également à la presse en créant un hebdomadaire, Jours de Francenotes, concurrent de Paris Match, dans lequel il fit une part belle à l'aviation et à ses idoles Chantal Goya et Thierry Le Luron. Lui-même y tenait une rubrique, « le Café du commerce ». En 1962, il fait aussi partie des actionnaires fondateurs de Minute. Gaulliste, il est sénateur des Alpes-Maritimes, puis député de l'Oise jusqu'à sa mort à 94 ans. Il joue un rôle dans le début de la carrière de Jacques Chirac, fils d'un de ses collaborateurs, en le recommandant à Georges Pompidou. Doyen de l'Assemblée nationale de 1978 à 1986, il ouvrit, le jeudi 2 juillet 1981, la première législature de gauche de l'histoire de la Cinquième République. Le 22 mai 1964, alors qu'il rentre avec son épouse en voiture d'un dîner en ville, celle-ci est enlevée sous ses yeux par des truands exigeant une rançon pour sa libération. Ils seront arrêtés et sa femme libérée deux jours plus tard. Le 20 octobre 1984, Action directe organise un attentat à la bombe contre son usine de Saint-Cloud. Fondateur de la Banque commerciale de Paris, dirigée par Albin Chalandon, il la fusionne en 1971 avec la Banque Vernes, donnant naissance à la Banque Vernes et commerciale de Paris. Marcel Dassault s'éteint le 17 avril 1986 à l'hôpital américain de Neuilly, à l'âge de 94 ans. Il a droit à un hommage exceptionnel de la part du gouvernement Chirac qui organise ses obsèques en la cathédrale du diocèse aux armées, Saint-Louis-des-Invalides, le 22 avril, geste unique envers un industriel français. Il est enterré au cimetière de Passy à Paris (8e division). Décorations Grand-croix de la Légion d'honneur en 1956 Grand officier de la Légion d'honneur en 1951 Commandeur de la Légion d'honneur en 1948 Officier de la Légion d'honneur en 1935 Chevalier de la Légion d'honneur en 1924 (Source : Wikipédia - Association la tranchée de Verdun)
  12. Nous apprenons le décès du Brigadier Alexandre MARTIN du 54ème régiment d'artillerie, hier samedi 22 Janvier, suite à ses blessures survenues lors de "tirs indirects" visant le camp de Gao, au Mali. Il a été touché par des tirs indirects. Malgré une prise en charge immédiate par les services de santé, il est mort de ses blessures. Neuf autre soldats ont été légèrement blessés. Il s'agit du 53e militaire français tué au combat au Sahel depuis 2013 Né le 5 mars 1997 à Rouen, le brigadier Alexandre Martin a accompli toute sa carrière au sein du 54e régiment d’artillerie de Hyères. Engagé dans le cadre de l’opération Barkhane depuis le 19 octobre 2021, il a succombé à ses blessures causées par des tirs indirects visant la plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao samedi. Alexandre Martin est né le 5 mars 1997 à Rouen (Seine-Maritime) et il a accompli toute sa carrière au sein du 54e régiment d’artillerie de Hyères (Var). Engagé le 1er septembre 2015, « il fait preuve d’un excellent état d’esprit et d’un bon potentiel » lors de sa formation initiale, rapporte l’armée de Terre. Affecté à la 4e batterie comme pointeur-tireur sol-air très courte portée, il est élevé à la distinction de 1re classe le 1er juin 2016. Il sera ensuite déployé sur l’opération Sentinelle, du 4 octobre au 7 décembre 2016. À l’issue de cette mission, il reçoit la médaille de la protection militaire du territoire le 12 décembre 2016. Il reçoit également la médaille de bronze de la défense nationale le 1er janvier 2017. Une première mission avec le 3e régiment d’infanterie l’envoie en Guyane en 2017 pour 4 mois. De nouveau projeté en mission de courte durée en Martinique au 33e régiment d’infanterie de marine du 15 juin au 13 octobre 2018, il fait à nouveau preuve « de belles qualités militaires », avance l’armée de Terre. Il est promu au grade de brigadier le 1er décembre 2018. Engagé dans l’opération Barkhane depuis octobre Alexandre Martin est une nouvelle fois partie prenante de l’opération Sentinelle durant l’été 2019 puis au début de l’année 2021. Il se voit décerner la médaille d’argent de la défense nationale le 1er janvier 2021. Le jeune natif de Normandie avait rejoint l’opération Barkhane le 19 octobre 2021. Il est mort à Gao le 22 janvier 2022. Alexandre Martin vivait en concubinage, sans enfant. (Source : Ministère des armées -Ouest France) L'équipe et les membres du forum-militaire.fr s'associent pour exprimer leurs sincères condoléances à la famille, aux proches et à ses frères d'armes.
  13. J'enverrai directement le mail à l'Aper Toulon, en leurs expliquant que ces cet emploi qui vous intéresse (ce poste n'existe pas à Brest sauf en ayant la spé fusilier, ce qui n'est pas ton cas) que tu es perdu avec le site (Nouméa, Charles de Gaulle...) Tiens nous au courant.
  14. Oui, commence par leurs expliquer que tu n'y arrive pas avec le site, puis montre que tu es très motivé, que le déplacement ne te feras pas peur et que cet emploi t'intéresse de par son utilisation qui se rapproche de la sureté... après à toi de jouer.
  15. Moscou veut le retrait des forces de l’Otan présentes en Roumanie… où Paris prévoit d’envoyer un groupement tactique. Lors du sommet de Varsovie, en 2016, les membres de l’Otan décidèrent d’établir une « présence avancée réhaussée » [eFP] dans les États baltes et la Pologne ainsi qu’une « présence avancée adaptée » dans le sud-est de l’Europe, et notamment en Roumanie. Il s’agissait alors de prendre des mesures de « réassurance » au profit des pays s’estimant menacés par la Russie, qui, deux ans plus tôt, avait arraché la Crimée de l’Ukraine, en dépit du mémorandum de Budapest [1994] et l’accord « d’amitié » signé par Moscou et Kiev en 1997. Depuis, la Roumanie accueille un quartier général de brigade multinationale [à Craiova], qui est venu s’ajouter au site AEGIS Ashore de Deveselu, lequel est un élément, avec ses missiles intercepteurs SM-3 Block IIA, de la défense antimissile de l’Otan. En outre, les Alliés envoient régulièrement des avions de combat dans la région, afin de renforcer les moyens de police du ciel des forces roumaines et bulgares. Enfin, les déploiements de navires en mer Noire se sont plus fréquents. De même que les exercices. En décembre, et alors que la Russie continuait d’accentuer sa pression militaire sur l’Ukraine et venait de préciser les garanties « juridiques » sur sa sécurité qu’elle entendait obtenir des États-Unis et de leurs alliés européens, il fut rapporté que le général Todd Wolters, le commandant suprême des forces alliées en Europe [SACEUR], venait de proposer le renforcement de la posture de l’Otan en Roumanie et en Bulgarie, sur le même modèle que celle mise en place pour les pays baltes et la Pologne. Visiblement, ce projet a depuis avancé, alors que les mouvements de troupes russes aux abords de l’Ukraine s’intensifient et que les discussions entre la Russie, les États-Unis et l’Otan n’ont rien donné. En effet, lors de ses voeux aux Armées, le 19 janvier, le président Macron a fait savoir que la France était prête à « prendre toutes [ses] responsabilités dans des missions de type eFP, en particulier en Roumanie, si elles étaient décidé ». A priori, le conditionnel n’était sans doute pas nécessaire. « Je salue chaleureusement l’annonce du président Emmanuel Macron sur la disponibilité de la France de participer à la présence militaire avancée de l’OTAN en Roumanie. Le partenariat stratégique entre la Roumanie et la France sera ainsi renforcé sur le flanc oriental, dans la région de la Mer Noire », a en effet réagi le président roumain, Klaus Iohannis. Présentant, à son tour, ses voeux aux militaires et aux personnels civils de la Défense, la ministre des Armées, Florence Parly, n’a pas évoqué cette possible participation française à cette nouvelle mission de l’Otan qui se dessine au conditionnel. En effet, elle a parlé d’une « posture de fermeté à laquelle nous contribuons en déployant des moyens en Roumanie, en lien avec nos Alliés, comme l’a indiqué le président de la République hier [le 19/01], et comme nous le faisons aussi vis-à-vis des États baltes », où l’armée de Terre a déployé un sous-groupement tactique interarmes [S/GTIA] sous commandement britannique, en Estonie. Évidemment, un renforcement du flanc oriental de l’Otan est vu d’un très mauvais oeil par la Russie, d’autant plus que, parmi les garanties de sécurité qu’elle exige, il est demandé aux Alliés de « ne pas déployer de militaires et d’armements supplémentaires en dehors des pays dans lesquels ils se trouvaient en mai 1997 » [soit avant l’adhésion à l’Alliance des pays ayant fait partie du Pacte de Varsovie, ndlr], sauf « cas exceptionnels » et avec son « accord ». Ce 21 janvier, répondant à une question écrite, la diplomatie russe a enfoncé le clou, en citant, en particulier, les cas de la Roumanie et de la Bulgarie. « Il n’y a pas d’ambiguïté », a-t-elle soutenu. De l’ambiguïté, Mme Parly en voit pourtant dans l’attitude de Moscou. « À l’Est de l’Europe, nous voyons un niveau de tensions rarement atteint depuis la fin de la Guerre froide. La Russie adopte une rhétorique agressive et, par ses actions, elle cultive l’ambiguïté stratégique pour mieux contraindre ses voisins – l’Ukraine au premier chef mais aussi le reste de l’Europe. Dans ce contexte, c’est notre sécurité et la stabilité de notre continent qui sont en jeu. Il est donc essentiel que nous autres Européens, nous fassions entendre notre voix », a en effet estimé Mme Parly. Comme le disait le cardinal de Retz, qui savait de quoi il en retournait, « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ». Toute la question est de savoir si la Russie prendra le risque de sortir de la sienne. PAR LAURENT LAGNEAU · 21 JANVIER 2022 (Source : Opex 360) Crise en Ukraine : "Il faut absolument que la France reprenne l'initiative" Antoine Arjakovsky estime que le contexte de la présidence française de l'Union européenne doit être l'occasion pour Emmanuel Macron de se rendre, pour la première fois, en Ukraine. (© Fournis par franceinfo) Alors que la rencontre entre les chefs de la diplomatie russe et américaine au sujet de la crise en Ukraine, vendredi 21 janvier, à Genève, n'a débouché sur aucun résultat tangible, l'historien Antoine Arjakovsky, estime sur franceinfo qu'"Il faut absolument que la France reprenne l'initiative". Selon le directeur de recherche au Collège des Bernardins, spécialiste de l’Ukraine, "la France a été progressivement marginalisée". franceinfo : Est-ce que la France joue encore un rôle dans le dossier de la crise ukrainienne ? Antoine Arjakovsky : Le problème, c'est que la France a été progressivement marginalisée et que les Russes cherchent maintenant à marginaliser la France. Ils organisent des rencontres avec les États-Unis en Europe, sans l'Europe et donc sans la France. Il faut absolument que la France reprenne l'initiative. Le président Macron est allé plusieurs fois en Russie. Il n'est pas allé une seule fois en Ukraine, alors que l'Ukraine est considérée comme un pays qui a signé un traité d'association avec l'Europe, qui défend la démocratie, qui se bat pour l'Europe. Il y a eu des morts pour l'Europe. Il n'y a pas eu une seule visite d'un président français. On se dit que, si la France est présidente du Conseil de l'Union européenne, c'est vraiment à la France de prendre une initiative forte en se rendant en Ukraine, comme le font les Canadiens, les Allemands, les Américains. Antoine Arjakovsky, historien à franceinfo Tout le monde va à Kiev pour montrer la solidarité de ces pays. Il faudrait que la France aille à Kiev au nom de la France, au nom de l'Europe, pour dire réellement tout l'appui que la France accorde à l'Ukraine, à la démocratie, à la paix en Europe, avec des menaces beaucoup plus fortes vis-à-vis du Kremlin. Ce qu'a dit Macron au Parlement européen, à savoir qu'il était favorable à mettre en place une stratégie de sécurité en Europe et que cela prendrait plusieurs mois puisque cela demande des négociations internes avec les Etats-Unis. Et ensuite, ils veulent en plus négocier avec les Russes. Ce n'est pas du tout une rhétorique qui peut inquiéter le Kremlin. Les discussions continuent entre Américains et Russes. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ? C'est forcément positif qu'ils se rencontrent. [Antony] Blinken [le chef de la diplomatie américaine], manifestement, essaie de gagner du temps, puisqu'il avait promis de répondre par écrit la semaine prochaine à l'ultimatum qui avait été envoyé au mois de décembre dernier par le Kremlin aux États-Unis. Pour moi, le plus important, c'est que les Américains sont conscients du fait qu'ils doivent renverser la stratégie du Kremlin, qui est cette sorte de rhétorique victimaire où les Russes ont essayé d'expliquer que c'est eux qui souffrent d'un encerclement de l'OTAN et qu'ils sont les victimes de l'histoire. Le problème n'est pas du côté des Occidentaux. Le problème, c'est du côté des Russes. Quelle est la marge de manœuvre des Américains ? Les Américains cherchent à mettre la Russie devant ses responsabilités en expliquant que les 100 000 soldats [massés à la frontière ukrainienne], c'est un fait réel, avéré et reconnu. Il faut que les Russes, qui ont annoncé aujourd'hui par la bouche de Lavrov qu'ils ne menaçaient pas l'Ukraine, acceptent d'être cohérents avec leurs gestes. La position des États-Unis, c'est de montrer qu'il y a du mensonge du côté russe et qu'il faut au contraire qu'ils soient cohérents. S'ils veulent vraiment discuter sur un plan sérieux et diplomatique, alors tout est possible. Mais s'ils ne veulent pas discuter, s'ils continuent à masser des troupes à la frontière, à ce moment-là, il n'y a plus de marge de manœuvre. Ce sera une réponse économique, financière. Est-ce que la poursuite des discussions passe forcément par le retrait des troupes à la frontière ? C'est une pression énorme sur les Ukrainiens. Il y a des troupes qui sont massées depuis plusieurs mois. Il y a des guerres hybrides, de la propagande, des attentats aux frontières, des alertes bombes. C'est une pression énorme. Au point que le président Zeletski a fait une déclaration solennelle avant-hier à la télévision devant les Ukrainiens : "Surtout, ne paniquez pas. Les Russes veulent que l'on craque face à cette pression psychologique et que l'on donne des arguments à la Russie pour attaquer". C'est surtout ce qu'il ne faut pas faire. Pour discuter et essayer de trouver une solution géostratégique, il faut pousser les Russes à reculer leurs chars, leurs hommes et à changer de rhétorique. (Source : France-Info) Dans les négociations entre la Russie et les Etats-Unis, Macron tente de faire entendre la voix de l’Europe. Le vice-ministre d’Etat britannique chargé du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de l’Amérique du Nord, James Cleverly, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, et le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, avant une réunion au ministère des Affaires étrangères à Berlin, en Allemagne, jeudi 20 janvier 2022. KAY NIETFELD / AP Comme ils s’y étaient engagés, les Etats-Unis consultent les Européens sur les discussions au sujet de l’Ukraine et de la sécurité du continent. Mais la France souhaite que l’UE joue un rôle plus important. Les Etats-Unis n’ont cessé de le marteler, en marge des discussions amorcées avec la Russie sur la sécurité du continent : « Rien ne sera décidé sur l’Europe sans l’Europe. » De fait, la promesse de l’administration Biden s’est accompagnée d’un réel effort de consultations des alliés continentaux, préoccupés d’être mis à l’écart à la demande de Vladimir Poutine. Les échanges organisés ces dernières semaines semblent cependant toucher leurs limites, du moins vu de Paris et de Berlin. Avant de voir le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, à Genève (Suisse), vendredi 21 janvier, Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, était à Berlin, jeudi, pour rencontrer ses homologues allemand, Annalena Baerbock, et français, Jean-Yves Le Drian, ainsi que le vice-ministre britannique des affaires étrangères, James Cleverly. « Les consultations actuelles consistent à nous débriefer des tractations avec les Russes, mais nous voulons une vraie coordination, en préalable aux négociations, maintenant que l’on entre dans le dur, dit un diplomate français, ce n’est plus un sujet bilatéral russo-américain. » Sur le fond, si Américains et Européens rejettent en bloc l’essentiel des demandes russes, dont le gel de l’élargissement de l’Alliance atlantique (OTAN), les différences d’approche se font sentir dans trois grands domaines : la réalité des menaces pesant sur l’Ukraine, l’attitude à adopter en cas d’escalade et la question sensible des sanctions brandies pour dissuader la Russie d’attaquer. Ainsi, la France comme l’Allemagne continuent d’être perplexes face à l’alarmisme des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui considèrent qu’une attaque en Ukraine serait imminente, au vu du déploiement de forces russes aux frontières du pays. Par Philippe Ricard (Source : Le Monde) «Une guerre de haute intensité ne peut être exclue» (© SPUTNIK / REUTERS «Poutine cherche rêve de reconstituer l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale.») Professeur agrégé et docteur en géographie-géopolitique, Jean-Sylvestre Mongrenier est chercheur à l'Institut français de géopolitique (Université de Paris-VII). Il est aussi chercheur associé à l'Institut Thomas More. FIGAROVOX.- Washington accuse Moscou d'avoir posté des agents dans le pays pour mener une opération de déstabilisation. Ces accusations sont-elles fondées ? Que cherche la Russie ? Jean-Sylvestre MONGRENIER.- Ces accusations sont crédibles, ce type d'opération constituant un classique du genre : déclencher un incident qui sert de prétexte à une agression militaire plus large. Un mot-clef dans le vocabulaire militaire russe : «maskirovka». Il se traduit par «petite mascarade» ou «dissimulation». La mystification, la feinte et la désinformation relèvent de la maskirovka. Souvenons-nous des «petits hommes verts» de Crimée ! En somme, la «guerre hybride» dont on parle tant aujourd'hui n'est jamais qu'une variante des guerres «masquées» et irrégulières d'antan, aux modalités et effets démultipliés par les possibilités qu'offrent de nouvelles technologies. Cessons de s'interroger sur les objectifs poursuivis par Vladimir Poutine et les dirigeants russes, comme si l'on ne voulait pas comprendre. Qu'on se reporte à la doctrine de l'«étranger proche», énoncée au début des années 1990, aux déplorations de Vladimir Poutine sur la «catastrophe géopolitique du XXe siècle» (la fin de l'URSS), à son discours sur le «monde russe» qui pose la revendication d'un droit d'intervention militaire partout où il y a des populations russophones. Moscou cherche à imposer un nouveau Yalta pour reconstituer tout ou une partie de l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale. Quant à l'Ukraine, Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas de raison d'être, l'été dernier encore, dans une longue dissertation à prétention historique. Faute d'être dans le secret des états-majors, il importe, pour anticiper la menace, de considérer les représentations et discours géopolitiques ainsi que l'impressionnant dispositif militaire déployé autour de l'Ukraine. En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass. La question est de savoir jusqu'où la Russie est prête à aller, militairement et territorialement. Évidemment, Moscou préférerait soumettre sans combattre. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré, mardi 18 janvier, attendre des réponses des Occidentaux quant aux exigences de Moscou sur le non-élargissement de l'Otan. Dans ce contexte, une intégration de l'Ukraine à l'Otan est-elle possible ? Doit-on considérer que la Russie est l'arbitre des élégances et dispose d'un droit de veto sur les décisions des Alliés ? Non. Une question rhétorique : la Russie a-t-elle demandé notre autorisation pour signer le traité de Tachkent (1992), sept ans avant le premier élargissement de l'Otan? Rappelons qu'il s'agit d'un pacte militaire, à l'origine de l'OTSC (Organisation du traité de sécurité collective), qui la lie à certains États post-soviétiques. A-t-elle demandé notre autorisation pour établir l'Union eurasienne, aux portes de l'Europe ? Non plus. Au demeurant, le thème de l'Otan est un leurre. Il n'y a pas de consensus entre alliés pour accepter l'Ukraine en son sein. Sur le principe, l'Otan est ouverte à tout État européen qui fait une demande d'adhésion. En pratique, cette politique de la «porte ouverte» est suspendue. Cela, Vladimir Poutine le sait très bien. En fait, la Russie n'est pas sur la défensive mais à l'offensive : le maître du Kremlin se pose en «rassembleur des terres russes» et il veut s'emparer de territoires autrefois conquis et dominés, en dépit du fait que les États post-soviétiques soient reconnus sur le plan international et représentés à l'ONU, avec les droits et devoirs afférents (la Charte des Nations unies reconnaît le principe de légitime défense). Par ailleurs, les dirigeants russes ont un double discours concernant l'Otan. Sur le plan extérieur, ils font mine de s'inquiéter, en parlent à la manière d'une entité diabolique en pleine «expansion», comme si les Alliés opéraient des conquêtes. Entre eux et dans les médias russes, les mêmes comparent l'Otan à un «tigre de papier». Ils affirment que les Occidentaux, définitivement rétifs à la guerre et toute épreuve de force, ce dont témoignerait la forte baisse des dépenses militaires de l'après-Guerre Froide, sont stratégiquement déclassés et historiquement dépassés. Bref, ils n'ont que mépris pour l'Otan et plus encore pour ses membres européens. L'Ukraine a affirmé dimanche avoir des «preuves» de l'implication de la Russie dans une cyberattaque d'ampleur qui a visé cette semaine plusieurs sites gouvernementaux, dans un contexte de vives tensions entre Kiev et Moscou. Si les faits sont établis, quelles seront les répercussions ? D'ores et déjà, cela vient accroître plus encore les tensions entre la Russie d'une part, de l'autre l'Ukraine et ses partenaires occidentaux. Les actions de ce type, dans le cyberespace, sont partie intégrante de la guerre dite «hybride». C'est une «guerre avant la guerre», avec des objectifs tout à la fois matériels (endommagement et destruction d'infrastructures «critiques») et psychologiques (intimidation, voire sidération de la population). L'hostilité entre États est marquée par une «extension du domaine du conflit», pour paraphraser Houellebecq : «depuis le fond des océans jusqu'aux orbites géostationnaires, et dans tous les domaines de l'activité humaine.» Du point de vue de l'Otan, nous n'échapperons pas à la nécessité de qualifier ces cyberattaques. Entrent-elles dans la catégorie des menaces et des actes couverts par l'article 5 ? (la clause de défense mutuelle du traité de l'Atlantique Nord). D'aucuns croient évacuer le débat en répétant qu'il est difficile d'établir la responsabilité d'un État en matière de cyberattaques. C'est une esquive, avec l'espoir que les effets de telles attaques demeureront limités. Si tel n'était pas le cas, nous ne pourrions plus longtemps plaider l'ignorance et l'impuissance. Alors, il faudra poser des actes souverains. Comment la situation peut-elle, selon vous, évoluer ? Mal, très mal. Une guerre de haute intensité ne peut être exclue. Citons ici Julien Freund, dont le centième anniversaire de la naissance (2021) est passé inaperçu : «Il faut prévoir le pire pour qu'il n'advienne pas». Dans la présente situation, complaisance et «accommodements» (le nouveau terme pour plaider l'apaisement) sont exclus. À l'inverse, soyons fermes, renforçons les solidarités géopolitiques occidentales et réarmons. La «paix par la force» donc. Invoquer sans cesse le «dialogue avec la Russie» a quelque chose de pathétique. Quel rôle l'Union européenne et la France peuvent-elles jouer? La France, l'Union européenne et les États qui composent cette dernière ne sont pas sur Sirius : une offensive russe en Ukraine, ce grand pays à cheval sur l'Europe centrale et orientale, provoquerait une onde de choc qui balaierait tout le Continent, avec de multiples répliques et répercussions. Nul ne pourrait s'abstraire d'un tel contexte, aux plans militaires, stratégique et géopolitique. L'économie et le système énergétique seraient également touchés. Ne fantasmons donc pas sur une tierce voie. C'est une échappatoire mentale. Au vrai, les questions de défense relèvent d'abord des États, maîtres des moyens militaires, et de l'Otan, cette grande alliance occidentale qui regroupe la majeure partie des États européens. En revanche, le cadre d'action qu'est l'Union européenne est important pour les sanctions économiques et technologiques. Ces sanctions sont utiles et efficaces, mais leurs effets relèvent d'un laps de temps plus long que celui des coups de force militaires. La priorité est de faire front, politiquement, diplomatiquement et militairement. Agathe Lecoulant (Source : Le Figaro)
  16. Non pas forcément, Toulon est le plus demandeur (plus grosse base militaire d'Europe). Brest n'est plus le port phare, quand à Lorient, la région est gavé d'ancien fusiliers et commandos, donc... Cependant tes instructeurs auraient pu t'aider. Et en général, les premiers ont une chance (en étant bien motivé) de pouvoir être sélectionné pour effectuer une FMIR. Oui, c'est la seule. Sans FMIR, je te conseil de postuler en tant qu'opérateur terrestre en Pro Def à Toulon. Tu peux essayer de te rapprocher de l'APER Toulon, pour avoir des information. dpmm-pm3-aper-toulon.accueil.fct@def.gouv.fr
  17. Pierre DAC, ce nom ne dit certainement rien aux plus jeunes d'entre nous. Pierre Dac (1893-1975). André Isaac, dit Pierre Dac, né le 15 août 1893 à Châlons-sur-Marne (Marne 51), aujourd'hui Châlons-en-Champagne), et mort le 9 février 1975 à Paris,inhumé à Paris 20e cimetière père lachaise div 87. Le chansonnier de la France libre. Pierre Dac, le grand ami de Francis Blanche, le bretteur des mots au comique inénarrable, créateur du feuilleton radiophonique Signé Furax. (Après la guerre, il constitue un fameux duo humoristique avec Francis Blanche) Mobilisé en août 1914 au lendemain de son vingt-et-unième anniversaire, il revient du front quatre ans plus tard avec deux blessures : un éclat d'obus lui raccourcit de douze centimètres le bras gauche le 10 mai 1915, un autre le blesse à la cuisse en 1916. C'était un ancien combattant de la Première Guerre mondiale en 1939. Deux blessures en quatre ans de première ligne en tant que fantassin. A bouffer de la boue. Évidemment, quand la guerre débute, Pierre Dac est trop vieux pour combattre. Malgré cela, la défaite venue, Pierre Dac fera tout pour rejoindre Londres et offrir ses services. Réfugié en 1940 au 42, boulevard de Strasbourg à Toulouse avec Fernand Lefèbvre, futur pilote de la France librenote , Pierre Dac décide de rejoindre Londres en novembre 1941, mais il est arrêté lors de sa tentative de traversée des Pyrénées et incarcéré le 16 novembre 1941 à la Carcel Modelo (prison modèle) de Barcelone pendant quatre mois. Il est ensuite remis aux autorités françaises de la zone libre, à sa demande, et il est transféré à la prison de Perpignan le 6 mars 1942, où il ne reste qu'un mois grâce à un jugement très bienveillant. Au printemps 1943, Pierre Dac tente à nouveau sa chance en essayant de rejoindre en train le Portugal, via l'Espagne, sous une fausse identité canadienne. À nouveau arrêté le 18 mai, il est incarcéré à la prison de Valencia de Alcántara, au sud du pays. Un projet éventé d'évasion lui vaut un transfert le 4 juin à Cáceres, en Estrémadure. Il finit par être échangé contre quelques sacs de blé et des fûts d'essence, grâce à des négociations entre Espagnols et Britanniques sous la houlette de la Croix-Rouge française. Il quitte ainsi l'Espagne pour le Portugal le 29 août 1943 et rejoint Alger puis Londres, où il est emmené en avion le 12 octobre, pour y rejoindre l'équipe « Les Français parlent aux Français » de Radio Londres. Il intervient pour la première fois le 30 octobre 1943. À l'antenne, il parodie des chansons à la mode (Les Gars de la marine devenant « Les gars de la Vermine », Ça fait d'excellents Français, Horst-Wessel-Lied) pour brocarder le gouvernement de Vichy, les collaborationnistes et le régime nazi. Il a été, parmi d'autres, la voix du refrain célèbre de Jean Oberlé « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » sur l'air de La Cucaracha, les paroles de couplet étant l'œuvre de Maurice Van Moppès. Enthousiasmé par ce slogan efficace, Jacques Duchesne, le directeur de l'émission, décida de le placer en générique de l'émission. Fait unique, Pierre Dac a été nommé, en tant que civil, membre d'honneur du Groupe Lorraine, alors que ce groupe n'était composé que de militaires des forces françaises aériennes stationnées au Royaume-Uni. Il a reçu cette nomination honorifique à la suite d'un déjeuner bien arrosé et qui lui fit oublier de participer à une émission de radio de la BBC prévue cet après-midi là, son seul manquement durant la guerre. Lorsque, le 10 mai 1944, Philippe Henriot, sur Radio-Paris, s'en prend à Pierre Dac en évoquant ses origines juives et en mettant en doute son intérêt pour la France, demandant « La France, qu'est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? », l'humoriste lui répond le lendemain sur Radio-Londres dans un discours lapidaire baptisé « Bagatelle sur un tombeau », dans lequel il déclare que son frère Marcel, mort au front lors de la Première Guerre mondiale, porte bien sur sa tombe l'inscription « Mort pour la France », alors que sur celle de Philippe Henriot on écrirait « Mort pour Hitler, fusillé par les Français ». Une réponse prémonitoire, puisque Henriot est abattu par la Résistance quarante-huit jours plus tard. Après guerre Pierre Dac animera des galas pour récolter des fonds pour les rapatriés de la guerre. Il forme avec Francis Blanche un duo mythique auquel on doit de nombreux sketches dont le fameux Le Sâr Rabindranath Duval (1957) qui sera créé au Théâtre des Trois Baudets, et un feuilleton radiophonique en 213 épisodes, Malheur aux barbus, diffusé de 1951 à 1952 sur Paris Inter, et publié en librairie cette même année ; personnages et aventures sont repris de 1956 à 1960 sur Europe 1, sous le titre Signé Furax (soit 1 034 épisodes). Ces émissions sont suivies par de nombreux auditeurs. Plus tard, entre 1965 et 1974, en compagnie de Louis Rognoni, Pierre Dac crée la série Bons baisers de partout, une parodie en 740 épisodes des séries d'espionnage des années 1960, diffusée sur France Inter. Surnommé par certains le « Roi des Loufoques », pour son aptitude à traquer et créer l'absurde à partir du réel, orateur pince-sans-rire et persifleur hiératique, il manie aussi bien les calembours que les aphorismes. Quelques extraits de sa prose : Sur les ondes Pierre Dac disait souvent aux auditeurs : « Bonne année, mes chers copains, bonne victoire, et à bientôt » « C’est pour moi une extraordinaire sensation que de pouvoir, ce soir, vous parler librement devant ce micro, alors qu’il y a environ deux mois j’étais encore à méditer, entre les quatre murs d’une cellule […], ce qui démontre d’une manière péremptoire, absolue et définitive, que la prison mène à tout à condition d’en sortir. « La Révolution Nationale a commencé avec un bâton et sept étoiles : elle finira avec une trique et trente-six chandelles ! » « Peut-être, Monsieur Henriot, me répondrez-vous que je m’occupe de ce qui ne me regarde pas. Et ce disant, vous serez logique et conséquent avec vous-même, puisque, dans le laïus que vous m’avez tout récemment consacré, vous vous écrivez notamment : “ Mais où nous atteignons les cimes du comique, c’est quand notre Dac prend la défense de la France ! La France qu’est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? ” Eh bien ! Monsieur Henriot, sans pour autant vouloir engager de vaine polémique, je vais vous le dire ce que cela signifie pour moi, la France.[...] C’est un beau pays la France, Monsieur Henriot, où depuis toujours, on sait ce que ça signifie, la France, et ce que ça signifie, l’Allemagne. Des campagnes napoléoniennes, en passant par celles de Crimée, d’Algérie, de 1870-71, de 14-18, jusqu’à ce jour, on a, dans ma famille, moi y compris – j’en porte personnellement les traces dans ma chair et les insignes à ma boutonnière – lourdement payé l’impôt de la souffrance, des larmes et du sang. Voilà, Monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France. Alors, pourquoi ne pas nous dire ce que cela signifie pour vous, l’Allemagne ? » Malgré le succès, Pierre Dac est resté un homme modeste, presque effacé. Fumant depuis l'âge de 18 ans, il meurt en 1975 d'un cancer du poumon dans la plus grande discrétion. Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur (octobre 1945) Croix de guerre 1914-1918 avec une palme et cinq étoiles Croix de guerre 1939-1945 avec une palme Médaille de la Résistance française (Source : https://www.reseau-canope.fr/enseigner-la-resistance/D003?fbclid=IwAR3mtQFvIBSz6HBgJ7eLuDhquFpAFuAXeSCL591pv3gMxuTTWuWH9aTLQTs et https://www.notrecinema.com/communaute/stars/stars.php3?staridx=16577&fbclid=IwAR0EMxc7dT75m9HAta0KlkSNEUpIK8ee4PRnNWNzpqNAwI7nSDqMJLcgGKY - Rudolph de Patureaux Ecrivain - Wikipédia )
  18. Je doute que les pays de la coalisions aillent un jour aider les Kurdes. Coincé entre la Syrie et la Turquie (qui aimerait bien se débarrasser de ce peuple).
  19. Mali AA / Bamako / Amarana Maiga Un convoi militaire de la Force Barkhane en provenance de Gao au nord du Mali, a été bloqué jeudi, pendant quelques heures par des centaines de jeunes manifestants à l'entrée de la ville d'Ansongo, a appris Agence Anadolu, auprès de Abdoulbaki Diallo ancien député de la localité. '' Le convoi venant de Gao se dirigeait vers Ménaka lorsqu'il a coïncidé avec des jeunes manifestants qui scandaient à bas la France, à bas Barkhane, vive la coopération Mali-Russie'' a déclaré l'ancien élu local joint au téléphone par l'Agence Anadolu. Ibrahim Sadou porte-parole du Conseil communal de la jeunesse d'Ansongo a affirmé : « Nous savons maintenant que l'opération Berkhane n'est pas là pour nous sécuriser mais pour déstabiliser notre sous-région. C'est pour cette raison que nous avons décidé de lui barrer la route ». Il a, en outre, ajouté que l'armée française n'a plus aucun droit de traverser la ville d'Ansongo pour quelques destinations. Selon Abdoulbaki Diallo, après plusieurs heures de blocus et des négociations, le convoi a finalement remboursé chemin pour emprunter les bifurcations du village de Bazi-Haoussa, afin de continuer son chemin vers Ménaka. (Source : AA, Afrique)
  20. Moins médiatique, parce que tous ne deviennent pas des assassins, mais c'est important de les soutenir. Pascal, officier commando parachutiste de l’air atteint d’un syndrome post-traumatique, a réussi son challenge : descendre la Loire en kayak en cinq jours et en totale autonomie. Retour sur cette aventure. Parti de la ville de Roanne ce 10 janvier, la navigation de 750 kilomètres l’a porté à travers les villes d’Orléans, de Tours et de Nantes avant une arrivée sur l’estuaire de Saint-Nazaire. Après cinq jours et deux heures intenses réalisés dans des conditions extrêmes, c’est un challenge sportif et humain réussi. « Je suis heureux d’avoir pu partager cette aventure qui m’a permis d’aller rechercher au fond de moi-même toutes mes capacités d’endurance physique, de force mentale, de courage et de volonté pour tenir dans l’adversité. J’espère avoir encouragé par l’exemple les blessés militaires à se lancer dans des projets audacieux. » (Source : Fondation des Gueules Cassées-Ministère des Armées)
  21. Le conflit ukrainien Ce pays d'Europe de l'Est est engagé dans un conflit meurtrier avec la Russie depuis 2014, année où Moscou a annexé la Crimée. Les violences perdurent dans l'Est séparatiste pendant que le pouvoir à Kiev se rapproche toujours plus de l'Europe. La crise russo-ukrainienne de 2021-2022 est un affrontement militaire et une crise internationale entre la Russie et l'Ukraine qui a débuté fin mars 2021. La crise a provoqué des tensions internationales, impliquant également l'OTAN, l'Union européenne, le Triangle de Lublin, l'État de l'Union, la Communauté des États indépendants et l'OTSC. L'aggravation des relations russo-ukrainiennes s'est produite entre fin octobre et début novembre et a été provoquée par la première utilisation au combat du drone ukrainien Bayraktar TB2 contre les formations de la république populaire de Donetsk. Le message sur l'utilisation des drones est apparu presque simultanément avec la nouvelle de l'occupation du village de Staromarievka sur la ligne de contact des parties, dans laquelle vivent 37 citoyens russes ayant reçu un passeport dans le cadre du programme simplifié. S'exprimant lors d'une réunion liée à la défense le 2 novembre, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie surveillait de près l'utilisation des drones "près des frontières de la Russie" et devrait analyser attentivement la situation à cet égard. Selon les observateurs de l'OSCE, le régime de cessez-le-feu a commencé à être violé deux fois plus souvent qu'en 2020 (au cours de la période allant du soir du 29 octobre au soir du 31 octobre, le régime de cessez-le-feu dans la région de Donetsk a été violé 988 fois, et à Louhansk 471 fois). Les observateurs du SMM de l'OSCE ont signalé le mouvement de matériel militaire des Forces armées ukrainiennes, ainsi que des tentatives répétées d'étouffer le signal de ses drones, qui sont utilisés pour surveiller le terrain. Dans le même temps, des publications sont apparues dans les médias occidentaux selon lesquelles la Russie envoyait à nouveau des troupes à la frontière ukrainienne. Des photos satellites de véhicules blindés russes ont été citées comme preuves. Les 2 et 3 novembre, le chef de la CIA, William Burns, est venu à Moscou et y a rencontré de hauts responsables du renseignement russe. Selon CNN, le but du voyage était de transmettre au Kremlin l'inquiétude de Joe Biden concernant la situation à la frontière avec l'Ukraine. Des sources de la chaîne de télévision ont rapporté qu'après le voyage, Burns s'est entretenu par téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky afin d'apaiser les tensions entre Moscou et Kiev. Dans le même but, un haut responsable du département d'État américain a été envoyé en Ukraine le 4 novembre. L'aggravation militaire s'est accompagnée d'une aggravation dans le champ politique ukrainien. Le 2 novembre, Dmitry Yarosh, l'ancien chef de l'organisation Secteur droit, a été nommé conseiller du commandant en chef des forces armées ukrainiennes (en) Valery Zaluzhny. Le 4 novembre, un nouveau ministre de la Défense a été approuvé, l'ancien vice-Premier ministre, ministre de la Réintégration des territoires temporairement occupés par Alexey Reznikov, qui a participé aux réunions du Groupe de contact trilatéral au nom de l'Ukraine. En novembre 2021, le ministère russe de la Défense a qualifié le déploiement des navires de guerre américains en mer Noire de "menace pour la sécurité régionale et la stabilité stratégique". Le ministère a déclaré dans un communiqué : "Le véritable objectif des activités américaines dans la région de la mer Noire est d'explorer le théâtre d'opérations en cas de tentatives de Kiev de régler le conflit dans le sud-est par la force". Le 13 novembre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que la Russie avait à nouveau amassé 100 000 soldats dans la zone frontalière15. Début novembre, des informations faisant état de renforcements militaires russes ont incité les responsables américains à avertir l'UE que la Russie pourrait planifier une invasion potentielle de l'Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a nié les allégations selon lesquelles la Russie se prépare à une éventuelle invasion de l'Ukraine. Il a accusé l'Ukraine de "planifier des actions agressives contre le Donbass". Peskov a exhorté l'OTAN à cesser "de concentrer un poing militaire" près des frontières de la Russie et à cesser d'armer l'Ukraine avec des armes modernes. Le 16 novembre, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a appelé l'Occident à envoyer à la Russie "un signal clair appelant à réduire les tensions, en évitant toute escalade en l'Ukraine et les alentours". Stoltenberg a ajouté que l'alliance enregistre une "concentration inhabituelle" de forces russes près de la frontière ukrainienne. Le 15 novembre, le ministre allemand des Affaires étrangères par intérim Heiko Maas et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a exprimé son inquiétude dans un communiqué conjoint concernant "les mouvements des forces russes et du matériel militaire près de l'Ukraine", appelant les deux parties à "faire preuve de retenue". Dans le même temps, l'attaché de presse du Pentagone, John Kirby, a confirmé que les États-Unis continuaient d'observer une "activité militaire inhabituelle" de la Fédération de Russie près des frontières de l'Ukraine, et le chef du département d'État Antony Blinken a discuté des informations faisant état d'une "activité militaire russe" dans la région avec Jean-Yves Le Drian. Il a été rapporté que les États-Unis discutaient de sanctions avec des alliés européens en cas d'"invasion russe". Début novembre, les services de renseignement ukrainiens ont déclaré que les informations sur le transfert de troupes russes supplémentaires vers les frontières ukrainiennes n'étaient rien de plus qu'"un élément de pression psychologique". Cependant, une semaine plus tard, le bureau du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a reconnu que la Fédération de Russie renforçait des "groupes spécifiques de troupes" près de la frontière. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitri Kuleba, a exhorté les gouvernements français et allemand à se préparer à un éventuel "scénario militaire" des actions de la Russie dans le sens ukrainien. Dans ce contexte, l'Ukraine a fortement intensifié ses efforts diplomatiques. Le 15 novembre, Volodymyr Zelensky et le chef du Conseil européen Charles Michel ont évoqué "la situation sécuritaire le long des frontières de l'Ukraine". Le même jour, Dmitry Kuleba s'est entretenu sur les mêmes sujets à Bruxelles. Le nouveau chef du ministère de la Défense, Alexey Reznikov, s'est rendu à Washington, où il a rencontré le 18 novembre le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin. Le 16 novembre, le ministre britannique de la Défense Ben Wallace s'est rendu à Kiev. Selon le tabloïd The Mirror, une unité d'intervention rapide consolidée d'environ 600 combattants a été formée au Royaume-Uni pour être transférée en Ukraine. Le 28 décembre, les États-Unis et la Russie ont annoncé que des pourparlers bilatéraux auraient lieu à Genève le 10 janvier 2022, pour discuter des préoccupations concernant leurs activités militaires respectives et pour faire face aux tensions croissantes concernant l'Ukraine. Les pourparlers ("la réunion extraordinaire du dialogue sur la stabilité stratégique") étaient dirigés par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, et la sous-secrétaire d'État américaine, Wendy Sherman. La réunion de Genève a été suivie d'une réunion du Conseil OTAN-Russie à Bruxelles le 12 janvier 2022, qui a réuni les 30 membres de l'OTAN et la Russie pour discuter, selon le communiqué officiel publié par l'OTAN, "de la situation en Ukraine et autour de celle-ci, et les implications pour la sécurité européenne" ; la déclaration du ministère russe de la Défense à l'issue de la réunion a été: "[La Russie] a apporté des évaluations russes de l'état actuel dans le domaine de l'euro-sécurité, et a également donné des explications sur les aspects militaires du projet d'accord russe sur les garanties de sécurité." Les pourparlers ont été jugés par la Russie comme infructueux. Le 21 novembre, le chef de la Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine, Kirill Budanov, a rapporté que la Russie aurait concentré plus de 92 000 soldats et des systèmes de missiles balistiques à courte portée Iskander près des frontières ukrainiennes. Budanov a déclaré que la Russie était à l'origine des manifestations contre la vaccination contre le COVID-19 à Kiev et d'autres rassemblements en Ukraine, il s'agit de la préparation d'une invasion militaire à grande échelle. Selon Boudanov, la Russie a besoin des manifestations pour que la population ukrainienne ne lui résiste pas lors de l'opération militaire, estimant que les autorités ukrainiennes l'ont trahie : "Ils veulent organiser des rassemblements et des manifestations pour montrer que les gens sont contre le gouvernement", a-t-il déclaré dans une interview au Military Times. "Ils essaient de prouver que notre gouvernement trahit le peuple." Selon le chef des services secrets ukrainiens Budanov, des actions actives devraient être attendues en janvier-février 2022. Moscou, à son tour, accuse l'Ukraine d'actions agressives. La représentante officielle du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré le 25 novembre que les autorités ukrainiennes exacerbaient les tensions dans le Donbass et y mènent des actions offensives dans certaines régions : "Les têtes brûlées du régime de Kiev, se sentant apparemment en toute impunité, prônent une solution énergique à la crise interne ukrainienne. La situation dans la zone de conflit s'aggrave. Des informations continuent d'être reçues sur l'utilisation d'armes interdites par le paquet de mesures de Minsk, qui sont fournies à l'Ukraine par les pays de l'OTAN." Elle pense qu'en agissant ainsi, les dirigeants ukrainiens tentent de "détourner l'attention de la dégradation de la situation socio-économique et politique dans le pays [...] et de porter cette attention sur certaines menaces temporaires de l'extérieur". Les déclarations dures de Kiev et de Moscou sonnent dans le contexte d'une impasse sur toutes les plates-formes de négociation existantes. Il n'y a pas de contacts au sein du Format Normandie et ne sont attendus à aucun niveau : il n'y aura pas de sommet, les ministres des Affaires étrangères n'ont pas encore pu coordonner une réunion, et les conseillers politiques n'ont pas communiqué depuis septembre. Au sein du Groupe de contact trilatéral, les négociations se réduisent à discuter de la question de savoir si la Russie est partie au conflit. Le 15 novembre, Vladimir Poutine a signé un décret sur la fourniture d'un soutien humanitaire à la population de certains districts des régions de Donetsk et de Louhansk en Ukraine. Le 1er décembre, la Russie a accusé l'Ukraine d'avoir déployé la moitié de son armée (environ 125 000 soldats) dans le Donbass pour affronter les séparatistes pro-russes. Le 3 décembre, le président Poutine a critiqué l'Ukraine pour avoir utilisé un drone Bayraktar TB2 de fabrication turque contre des séparatistes pro-russes dans le Donbass, affirmant que cette décision violait les accords de paix de Minsk. Le 3 décembre, le ministre de la Défense de l'Ukraine Alexeï Reznikov, s'adressant aux députés de la Verkhovna Rada, a déclaré : "Il y a une possibilité d'une escalade à grande échelle de la part de la Russie. Le moment le plus probable pour y parvenir la préparation à l'escalade sera fin janvier." Le 9 décembre, la Russie a accusé l'Ukraine d'avoir déplacé de l'artillerie lourde vers la ligne de front où les séparatistes combattent avec les forces ukrainiennes. Le chef d'état-major général russe, Valéri Guérassimov, a déclaré que "les livraisons d'hélicoptères, de véhicules aériens sans pilote et d'avions [de l'OTAN] à l'Ukraine poussent les autorités ukrainiennes à prendre des mesures brutales et dangereuses. Toute provocation des autorités ukrainiennes par la voie d'un règlement forcé des problèmes du Donbass sera supprimé." Le 31 décembre 2021, après un appel téléphonique entre le président américain Biden et le président russe Poutine, Poutine a déclaré que si les États-Unis les sanctionnaient, ce serait "une erreur fatale". Le 10 janvier 2022, le gouvernement ukrainien a annoncé qu'il avait arrêté un agent du renseignement militaire russe présumé qui tentait d'en recruter d'autres pour mener des attaques dans la ville ukrainienne d'Odessa. Plus tard, le 14 janvier, l'Ukraine a été frappée par une cyberattaque dont les auteurs étaient soupçonnés d'être des pirates informatiques russes. Le même jour, les services de renseignement militaires ukrainiens ont déclaré que des services spéciaux de la Russie préparaient des "provocations" contre des soldats russes stationnés en Transnistrie, un État séparatiste non reconnu internationalement considéré comme faisant partie de la Moldavie, pour créer un prétexte à une invasion russe de l'Ukraine. (Source : ici radio canada - Wikipédia) Situation en Ukraine : la position de la France Entamé en 2014, le conflit entre l’Ukraine et la Fédération de Russie perdure en 2019. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme, le conflit a fait plus de 13 300 morts et 25 000 blessés depuis 2014. 1,4 million de personnes ont été contraintes de fuir leur lieu de résidence vers les autres régions d’Ukraine et environ 1 million de réfugiés a rejoint les États frontaliers. Le Donbass est devenu l’une des zones les plus minées du monde avec l’Afghanistan et l’Irak. L’origine du conflit Le conflit entre l’Ukraine et la Fédération de Russie éclate à la faveur de la crise politique que connaît l’Ukraine fin novembre 2013. La décision du président Ianoukovitch de suspendre le processus devant conduire à la signature de l’Accord d’association avec l’Union européenne déclenche la « Révolution de la dignité » (« Euromaïdan »). En Crimée, des soldats russes cagoulés et sans insignes lancent une prise de contrôle de l’ensemble des points stratégiques de la région. Le 16 mars 2014, un « référendum » d’indépendance et de rattachement à la Fédération de Russie est organisé. Cette annexion n’a pas été reconnue par la communauté internationale. Au même moment débute à l’Est de l’Ukraine une opération de déstabilisation. Des groupes armés sans insignes sous contrôle russe appuient des manifestants appelant à l’indépendance de ces régions. Le 11 mai, les entités de facto de la « République populaire de Donetsk » (RPD) et de la « République populaire de Louhansk » (RPL) proclament leur indépendance à la suite d’un « référendum ». Ce vote, organisé en dehors du cadre fixé par la législation ukrainienne et entaché de nombreuses irrégularités, est jugé illégal par l’Ukraine et n’est pas reconnu par la communauté internationale (y compris la Fédération de Russie). La France a soutenu l’adoption par l’Union européenne de sanctions en réponse à l’annexion illégale de la Crimée et à la déstabilisation de l’Ukraine. Les Accords de Minsk pour mettre un terme au conflit Dès juin 2014, les pourparlers diplomatiques s’engagent. Les commémorations du Débarquement du 6 juin 1944 sont l’occasion d’ouvrir une séquence diplomatique entre les présidents ukrainien et russe sous les auspices du Président de la République française et de la Chancelière fédérale allemande, dans le format dit « de Normandie » ou « N4 ». Des négociations s’engagent également à Minsk au sein du Groupe de contact trilatéral, composé de représentants ukrainien, russe, de la présidence en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ainsi que des séparatistes (représentants de « certaines régions des oblasts de Louhansk et Donetsk »). Le 5 septembre 2014, les parties présentes au Groupe de contact trilatéral signent le Protocole de Minsk : 13 mesures d’ordre sécuritaire et politique qui visent à mettre fin au conflit. Les 11 et 12 février 2015, le sommet des chefs d’État ou de gouvernement en format « Normandie » est réuni à Minsk. Les parties au Groupe de contact trilatéral signent le « Paquet de mesures pour la mise en œuvre des Accords de Minsk » (« Minsk II »). Celui-ci fixe les étapes opérationnelles pour la mise en œuvre du protocole de Minsk et en vue du règlement du conflit. L’esprit de cet accord est de faire avancer conjointement, sans logique de préalables, la situation sécuritaire sur le terrain et le processus politique. In fine l’objectif est de permettre de réintégrer les zones sous contrôle séparatiste dans le cadre de la souveraineté ukrainienne selon une organisation décentralisée. La résolution 2202 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, adoptée le 17 février 2015, endosse le Paquet de mesures et appelle à sa pleine mise en œuvre. Où en est-on en 2020 ? L’adoption en février 2015 du "paquet de mesures pour la mise en œuvre des accords de Minsk" a contribué à une réduction sensible du nombre de victimes, les 3/4 des près de 13 300 victimes que le conflit a occasionnées étant antérieures à sa signature. Mais la crise s’enlise faute de volonté politique des parties de mettre en œuvre leurs engagements. Des tensions régulières continuent d’alimenter le conflit russo-ukrainien. En Crimée, l’Ukraine n’a pas recouvré le plein rétablissement de sa souveraineté et de son intégrité territoriale dans ses frontières internationalement reconnues. Dans l’Est de l’Ukraine, les violations répétées du cessez-le-feu menacent directement les populations civiles et la situation humanitaire demeure très dégradée, en particulier concernant la situation des personnes les plus vulnérables (personnes âgées). L’année 2019 a été marquée par l’élection de Volodymyr Zelensky comme président de l’Ukraine. Élu avec plus de 73% des voix, il a fait du règlement du conflit la priorité de son mandat. Depuis l’élection du président Zelensky, plusieurs avancées ont été obtenues sur le terrain : Le cessez-le-feu obtenu le 21 juillet 2019 a permis une baisse inédite de la violence ; le désengagement a été mené à bien dans 3 zones pilotes (Stanitsa-Loujanska, Petrivske, et Zolote) ; le pont de Stanitsa-Louhanska a été reconstruit permettant permettant un meilleur transit des civils au niveau de la ligne de contact ; En décembre 2019 puis en avril 2020, 2 échanges de prisonniers liés au conflit ont permis la libération de 239 personnes âgées au total de part et d’autre. Par ailleurs, la Russie et l’Ukraine ont procédé à l’échange de soixante-dix prisonniers politiques (distincts des détenus liés au conflit depuis 2014) dont le réalisateur Oleg Sentsov et les 24 marins ukrainiens détenus depuis le 25 novembre 2018 à la suite du grave incident naval survenu au Sud du détroit de Kertch. Quelle est la position de la France ? La France ne reconnaît ni ne reconnaîtra l’annexion illégale de la Crimée : la remise en cause par la force des frontières est contraire au droit international, ainsi qu’aux engagements souscrits par la Fédération de Russie. Elle déplore par ailleurs la détérioration de la situation des droits de l’Homme dans la péninsule, affectant notamment les Tatars de Crimée. Elle en appelle à la libération de toutes les personnes détenues en violation du droit international. La France mène une politique de fermeté et de dialogue, pour aller vers un règlement politique du conflit. La France a été à l’initiative des échanges diplomatiques de juin 2014. La France a accueilli le 9 décembre 2019, un sommet des chefs d’États et de gouvernement en format de « Normandie », après le dernier sommet d’octobre 2016 à Berlin. Ce sommet a permis d’atteindre des avancées substantielles dans la mise en œuvre des accords de Minsk, qu’il s’agisse de la consolidation du cessez le feu, des progrès sur le déminage, de l’ouverture de nouveaux points de passage, de l’identification de nouvelles zones de désengagement, ou enfin d’un échange de prisonniers liés au conflit. Les parties ont également rappelé leur attachement à ce que des progrès soient obtenus sur tous les aspects juridiques lié au volet politique des accords de Minsk. Une réunion ministérielle du format Normandie s’est tenue par visioconférence le 30 avril 2020. Cet entretien a permis de faire le point sur la mise en œuvre des conclusions agréées du sommet de Paris et d’évoquer les mesures urgentes rendues nécessaires par la propagation de l’épidémie de covid-19 dans l’Est de l’Ukraine. Solidarité française à l’égard de l’Ukraine La France apporte son assistance à l’Ukraine depuis 2014 dans plusieurs domaines : aide humanitaire et médicale d’urgence, assistance aux déplacés, soutien à la mise en œuvre des réformes. Elle est pleinement engagée dans le soutien à l’Ukraine apporté dans le cadre européen. En 2018, elle a apporté une aide humanitaire de 600 000 euros, qui a permis la rénovation d’infrastructures critiques dans l’Est de l’Ukraine et d’apporter une assistance aux personnes les plus vulnérables. Afin de contribuer à l’amélioration de la situation concernant la production et la distribution d’eau potable dans les régions touchées par le conflit, l’Ukraine et la France ont signé en janvier 2019 un accord prévoyant entre autres la construction d’une nouvelle station de traitement de l’eau pour la ville de Marioupol. En 2019, la France a octroyé 1,5 million d’euros d’assistance humanitaire à l’Ukraine, à travers l’octroi d’une aide au CICR, au Groupe de déminage danois (DDG), aux associations Triangle génération humanitaire et à Première urgence internationale. Ces actions doivent prioritairement permettre d’améliorer la situation des centaines de milliers de personnes vivant aux abords de la ligne de contact, et qui restent les premières victimes du conflit. Cette solidarité s’exerce également dans le cadre de l’OSCE : la France a participé aux missions d’observation électorale organisées par le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE en 2014, 2015-2016 et 2019. Par ailleurs, la mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine (MSOU) compte 17 observateurs français, présents sur le terrain (dans l’Est du pays mais également dans d’autres régions) depuis le début du conflit. (Source : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/situation-en-ukraine-la-position-de-la-france/ ) Crise aux frontières de l'Ukraine: «Une guerre de haute intensité ne peut être exclue» FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors que la Russie a déployé ces dernières semaines des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, Jean-Sylvestre Mongrenier juge plausible l'hypothèse d'une offensive russe. Celle-ci provoquerait une onde de choc qui balaierait tout le Continent, ajoute le chercheur. Professeur agrégé et docteur en géographie-géopolitique, Jean-Sylvestre Mongrenier est chercheur à l'Institut français de géopolitique (Université de Paris-VII). Il est aussi chercheur associé à l'Institut Thomas More. FIGAROVOX.- Washington accuse Moscou d'avoir posté des agents dans le pays pour mener une opération de déstabilisation. Ces accusations sont-elles fondées ? Que cherche la Russie ? Jean-Sylvestre MONGRENIER.- Ces accusations sont crédibles, ce type d'opération constituant un classique du genre : déclencher un incident qui sert de prétexte à une agression militaire plus large. Un mot-clef dans le vocabulaire militaire russe : «maskirovka». Il se traduit par «petite mascarade» ou «dissimulation». La mystification, la feinte et la désinformation relèvent de la maskirovka. Souvenons-nous des «petits hommes verts» de Crimée ! En somme, la «guerre hybride» dont on parle tant aujourd'hui n'est jamais qu'une variante des guerres «masquées» et irrégulières d'antan, aux modalités et effets démultipliés par les possibilités qu'offrent de nouvelles technologies. Cessons de s'interroger sur les objectifs poursuivis par Vladimir Poutine et les dirigeants russes, comme si l'on ne voulait pas comprendre. Qu'on se reporte à la doctrine de l'«étranger proche», énoncée au début des années 1990, aux déplorations de Vladimir Poutine sur la «catastrophe géopolitique du XXe siècle» (la fin de l'URSS), à son discours sur le «monde russe» qui pose la revendication d'un droit d'intervention militaire partout où il y a des populations russophones. Moscou cherche à imposer un nouveau Yalta pour reconstituer tout ou une partie de l'URSS, avec des vues sur l'Europe centrale. "En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass." (Jean-Sylvestre Mongrenier) Quant à l'Ukraine, Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas de raison d'être, l'été dernier encore, dans une longue dissertation à prétention historique. Faute d'être dans le secret des états-majors, il importe, pour anticiper la menace, de considérer les représentations et discours géopolitiques ainsi que l'impressionnant dispositif militaire déployé autour de l'Ukraine. En vérité, la Russie a déjà envahi l'Ukraine : elle s'est emparée de la Crimée, première annexion forcée en Europe depuis 1945, et elle contrôle une partie du Donbass. La question est de savoir jusqu'où la Russie est prête à aller, militairement et territorialement. Évidemment, Moscou préférerait soumettre sans combattre. Par Agathe Lecoulant Publié le 20/01/2022 à 16:02, mis à jour le 20/01/2022 à 16:21 ( Source : https://www.lefigaro.fr/vox/monde/crise-aux-frontieres-de-l-ukraine-une-guerre-de-haute-intensite-ne-peut-etre-exclue-20220120 ) Un déploiement de troupes françaises en Roumanie La France pourrait déployer des troupes sur le flanc oriental de l’OTAN, alors que les craintes d’une attaque russe en Ukraine s’intensifient. Une telle action pourrait permettre de dissiper les « malentendus » créés par le Président français Emmanuel Macron lorsqu’il a récemment appelé l’UE à établir son propre pacte de sécurité avec la Russie. C’est en tout cas ce qu’affirment certains experts. Le Président français Emmanuel Macron a exprimé mercredi (19 janvier) la « disponibilité à aller plus loin. Et dans le cadre de l’Otan, à nous engager sur de nouvelles missions […] en particulier en Roumanie, si elles étaient décidées ». Cette décision a été saluée par le président roumain Klaus Iohannis, qui a indiqué jeudi sur Twitter que cela signifiait que « le partenariat stratégique Roumanie-France sera ainsi renforcé sur le flanc oriental, dans la région de la Mer Noire ». La Roumanie, membre de l’OTAN depuis 2004 et qui compte déjà environ 1 000 soldats américains présents sur son territoire, s’est également dite prête à accueillir davantage de soldats américains. La présence militaire américaine dans le pays pourrait également être renforcée après que le Président américain Joe Biden a déclaré mercredi (19 janvier) que Washington « augmenterait effectivement la présence de troupes en Pologne, en Roumanie et dans d’autres pays si [le Président russe] venait à agir, car nous avons l’obligation, en vertu de l’article 5, de défendre ces pays puisqu’ils sont membres de l’OTAN ». Le projet de déployer davantage de troupes en Roumanie et en Pologne n’est pas tout à fait surprenant. L’OTAN avait déjà renforcé sa présence sur son flanc oriental après que Vladimir Poutine a ordonné l’annexion de la Crimée en 2014. L’armée américaine possède une base militaire près de la mer Noire, et cette dernière réunit actuellement un millier de soldats. Elle est également présente dans deux autres bases militaires, l’une à Deveselu, où se trouve le seul système de défense antimissile Aegis Ashore opérationnel, ainsi que dans une base aérienne dans le centre de la Roumanie, qu’elle prévoit de moderniser. Dissiper les malentendus Certains experts estiment que cette initiative contribuera à dissiper les « malentendus » créés par M. Macron, notamment en raison de ses appels à la conclusion d’un pacte de sécurité entre l’UE et la Russie, qui ont été perçus par certains membres du bloc comme une rupture avec les appels à l’unité formulés par les États-Unis dans le cadre des efforts déployés pour mettre un terme à une éventuelle invasion russe en Ukraine. Ces décisions interviennent au moment où Paris fait pression pour unifier les 27 États membres de l’Union autour de la stratégie de défense du bloc, la future Boussole stratégique de l’UE. « Cette décision s’inscrit dans l’ensemble des mesures de réassurance et de solidarité décidés par les Alliés ces dernières semaines pour montrer à Moscou que la posture militaire de l’OTAN est robuste (…) et que si le dialogue échoue, les Alliés seront prêts à intervenir », a confié Pierre Morcos, chercheur associé au Center for Strategic and International Studies (CSIS), à EURACTIV France. Les tensions n’ont cessé de croître à la frontière ukrainienne, où la Russie a posté des dizaines de milliers de soldats, et ce en dépit d’une série de pourparlers qui ont eu lieu la semaine dernière et qui avaient pour but de désamorcer la situation, ces derniers s’étant révélés infructueux. « C’est un message que nous envoyons à la Roumanie, qui est plutôt francophile et qui entretient des relations assez difficiles avec la Russie », a expliqué à EURACTIV France Edouard Simon, directeur de recherches en sécurité et défense à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Il a également noté que cela signifierait que « les Européens s’intéressent de plus en plus aux intérêts sécuritaires des uns et des autres ». Le projet de M. Macron « n’est pas de remplacer l’OTAN ou de se détacher des États-Unis », mais de « simplement rééquilibrer » la relation, a affirmé M. Morcos. La « disponibilité » de la France à l’égard de la Roumanie ne devrait donc pas surprendre, selon M. Simon, qui rappelle que la France prend déjà part aux activités de l’OTAN dans les États baltes. (Mathieu Pollet | EURACTIV France, Bogdan Neagu | EURACTIV Roumanie, Alexandra Brzozowski | EURACTIV.com) Six navires russes en transit dans la Manche : vers un débarquement de troupes en Ukraine ? (© DR Un navire amphibie russe lors d'exercices. Six de ces bâtiments sont en transit en Manche.) Six navires de débarquement russes ont quitté la Baltique et sont vraisemblablement en route pour la mer Noire. Pourraient-ils prendre part à une opération amphibie contre l’Ukraine ? Six bâtiments russes ont quitté la Baltique ces derniers jours et font route vers le sud, via la mer du Nord. Il s’agit des Olenegorskiy Gornyak et Georgiy Pobedonosets, ainsi que du Pyotr Morgunov. Un jour plus tôt, trois autres navires de la classe Ropucha et appartenant à la Flotte de la Baltique avaient aussi été repérés : le Korolev , le Minsk, et le Kaliningrad, qui faisaient aussi route vers la mer du Nord. Navires de débarquement de chars et de troupes Particularités de ces navires : ce sont tous des navires de débarquement de chars et de troupes, comme le confirme la Bible Flottes de combat. Les trois navires de la classe Ropucha peuvent ainsi embarquer et débarquer 10 blindés et 200 soldats. Leur arrivée au large des côtes britanniques et hollandaises a suscité, mercredi, l’habituel émoi et le décollage tout aussi habituel de chasseurs Typhoon et F-16. Des avions de guet aérien E-3 Sentry ont aussi joué leur partition. Même les forces armées belges ont pris part à cet accompagnement, déployant au moins un bâtiment. Débarquer des troupes en Ukraine ? La presse britannique s’est bien sûr empressée d’expliquer que ces deux flottilles constituaient un danger potentiel mais bien réel si elles entraient en Méditerranée puis en mer Noire (lire ici par exemple le long sujet du Daily Mail ). A quelle mission seraient-elles destinées si ce n’est à débarquer des troupes dans le cas d’un éventuel conflit entre la Russie et l’Ukraine, estiment mes confrères d’outre-Manche ? Effectivement, dans le contexte actuel pour le moins tendu, le renfort des six navires de débarquement pourrait s’inscrire dans un plan d’invasion russe que Joe Biden a de nouveau dénoncé, promettant la nuit dernière une réponse sévère en cas d’attaque militaire contre l’Ukraine. « Déconfliction » française Côté français, on garde un flegme tout… britannique, rappelant que le passage de navires russes dans la Manche et au large de Brest est courant et que ces navires ont le droit de naviguer dans ces eaux tout à fait internationales. Donc circulez, y’a pas grand-chose à voir, « déconfliction » oblige… Toutefois le patrouilleur Flamand est bien allé jouer les curieux à l’entrée de la Manche. Le patrouilleur basé à Cherbourg est d’alerte pour tout type d’activités (dont le passage de migrants) ; il a donc joué les accompagnateurs dans le cadre de sa mission habituelle. Mais aucun dispositif particulier n’a été mis en place », précise-t-on du côté de la Marine. Toutefois le transit des navires russe sera certainement suivi par les forces françaises et un échange d’informations avec les alliés est en cours. Philippe CHAPLEAU (Source : Ouest France) L'Espagne envoie deux navires (Patrouille et frégate) vers la mer Noire... L'Espagne envoie un bateau de patrouille et la frégate Blas de Lezo vers la mer Noire en raison de l'escalade en Ukraine, ils enverront également des combattants de l'Eurofighter en Bulgarie, cette décision a été prise après une réunion aux États-Unis. (Source : aviation navale-Marine Nationale)
  22. Bonjour, C'est exactement ça. Je ne ferais pas semblant en te vendant du rêve, suite aux attentas les crédits ont été ouvert... trop ouvert et la réserve doit revenir "à la normale" d'où de fortes restrictions budgétaire depuis la troisième année. Cependant il y a des besoins et donc des postes, mais c'est plus difficile. Bon déjà il faut bien prendre une chose en compte, la réserve en générale favorise le rapprochement géographique, c'est un peu moins vrai pour ce qui est de la Marine, qui ne dispose pas de multitudes d'unités dispersées sur le territoire, mais néanmoins pour postuler sur un poste type "base navale de Nouméa" il te faut être de l'ile. De même que si tu réside en Bourgogne on ne t'enverra pas en Corse. Tout d'abord, dans quel secteur réside tu officiellement, (car tu peux par exemple être étudiant à Strasbourg et résider légalement chez tes parents à Bordeaux). Ensuite quelle type d'activités cherche tu. Je suppose que tu postule pour une intégration directe, tu n'as pas effectuer une Préparation Militaire Marine (PMM).
  23. Merci pour ce lien. Je n'ai pas de mérite, lorsque l'on connait l'objet. A contrario lorsque l'on ne connait pas, on peut effectivement chercher longtemps. En tout cas, merci de nous faire partager ces objets témoins d'un extraordinaire engagement de gens qui ne savaient pas trop où ils allait, si vers la Liberté, mais ce n'était pas gagné à l'époque. Beau travail de mémoire.
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