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Bouchon-Gras 49

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  1. Nouvelles menaces et renseignement militaire : à quoi vont servir les 400 milliards d'euros débloqués pour la défense ? Par La rédaction de TF1info TF1 | Reportage François-Xavier Ménage, Eric Josset Publié le 22 janvier 2023 à 12h09 https://www.tf1info.fr/politique/video-nouvelles-menaces-et-renseignement-militaire-a-quoi-vont-servir-les-400-milliards-d-euros-debloques-pour-la-defense-caesar-guerre-en-ukraine-2245725.html?fbclid=IwAR3SZ1ORd8m17pDJVQ4h1iId2_u6t0cZh0LcRakONgHBCh4w9qNpgjQkaJ8 Le président de la République a décidé d'augmenter de 30% le budget de la Défense. Une somme inédite depuis le général de Gaulle. Près de 413 milliards d'euros vont être investis d'ici 2030 pour transformer nos armées et s'adapter aux nouvelles menaces. Les armées françaises bénéficieront d'un budget de 400 milliards d'euros sur la période 2024-2030, dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM), soit un tiers de plus que l'enveloppe de la précédente LPM, a annoncé vendredi 20 janvier le président Emmanuel Macron. Une somme jamais vue depuis le général de Gaulle qui doit permettre de faire face aux dangers "considérables" auxquels doit faire face l'Hexagone. Cette loi poursuivra l'effort financier en matière de défense après une LPM 2019-2025 de 295 milliards d'euros, qui avait mis fin à des années de coupes budgétaires dans les armées. Elle est très attendue, alors que la guerre en Ukraine a mis en lumière des faiblesses dans le dispositif militaire français. L'enjeu des drones Car aujourd'hui, le nombre d'armes est trop réduit dans le pays. Les stocks de munitions ont chuté en raison notamment des transferts vers l'Ukraine et le coût de l'énergie impose de faire des choix dans l'équipement. L'objectif est par exemple de ramener le délai de production d’un canon Caesar, tel que ceux fournis à l'armée ukrainienne, de 24 à 12 mois et celui des obus qu'il tire de 9 à 3 mois. L'accent sera également mis sur le développement des drones, hautement stratégiques aujourd'hui, avec des "drones qui seront capables de faire la guerre électronique, brouiller les radars, les systèmes de défense ennemis, mais aussi des drones capables de leurrer les systèmes de défense en simulant la forme d'un avion de chasse pour que l'ennemi ait l'impression d'être confronté à une flotte beaucoup plus impressionnante", explique Bruno Fichefeux, directeur du programme SCAF-Airbus dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. Leur déploiement pourrait intervenir d'ici 2040. Autres investissements : dans les blindés, la généralisation des avions de combat Rafale, mais aussi pour un nouveau porte-avions et une dissuasion nucléaire renforcée. Par ailleurs, le budget alloué au renseignement militaire doit augmenter de près de 60% sur la période 2024-2030, le budget de la Direction du renseignement militaire (DRM) et de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) étant notamment doublés dans l'objectif d'"avoir une guerre d'avance", selon Emmanuel Macron.
  2. Voici un article trés intéressant que je vous partage : La cohérence sans l'abondance ? La nouvelle programmation militaire se dessine https://www.institutmontaigne.org/analyses/la-coherence-sans-labondance-la-nouvelle-programmation-militaire-se-dessine?fbclid=IwAR0DKwYK662-Hn_8gBWjzP5M0ytxuzm9P35w-M9N3IjyBEJt-wv0mZfbXbM
  3. Malheureusement les français sont tombés dans une sorte de routine/lassitude qui a prit la place de la crainte et seul quelque un voient le risque d'un conflit mondial armé, car nous sommes déjà en guerre (financière). Ca serait une folie de se désarmer. C'est une folie complète, on s'engage sans s'engager, j'jusqu'au moment où l'on prendra un coup et nous serons surpris et pas prêt.
  4. Là, désolé, je n'ai pas d'info particulière. Lorsque vous l'aurez, passé, merci de nous faire un retex, ça serai sympa pour les prochain candidats.
  5. Bonsoir, Effectivement le mannequin joue une bonne part. Effectivement, c'est vrai que ça ne m'a pas titiller l'œil, mais comme au départ ta tenue était neutre. Il te faut trouver une fourragère dans le jus et rajouter les olives, comme celle-ci dessous (sans l'insigne) (photo personnelle, prise au musée des fusiliers marins) Il y a aussi un règlement pour coudre le bouton sur l'épaule, de mémoire ça doit être à 4 ou 5 cm de la couture de l'épaule et 1 cm en arrière de la couture (si il y en a une sur cette tenue) partant de l'épaule vers le col (pas sur d'être clair). Là aussi attention, c'est un bouton blanc, pas en plastique moderne.
  6. Attention, chez les fusiliers, une marche, ne veux pas dire marcher mais courir, donc une marche de 8, c'est courir en treillis, sac lesté et éventuellement avec l'arme. Et a l'école tous déplacements ce fait en courant. Il faut surtout durer, tu peux te donner mais tout en te préservant. Les gars entrainez vous avant, pas de tabac (et encore moins de saloperie) pas de produit magique énergisant... de l'entrainement progressif, de l'endurance, beaucoup d'endurance.
  7. Bonsoir. Ah là il est top ! Tu as trouvé tous les bons éléments, superbe. Sans indiscrétion, où t'es tu procuré le mannequin ?
  8. Nous avons à faire à un chasseur du 13 eme bataillon de chasseurs alpin durant le premier conflit mondial. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6446153m.texteImage Il porte une vareuse dolman, effet spéciale réservé aux chasseurs, la couleurs est caractéristique, elle sera conservée tout au long de la guerre (c'est la couleur de tradition aujourd'hui), sur le haut des épaules, intégré a la vareuse, des "croissants" (cerclé de rose) là aussi caractéristique de cette arme, leurs utilités est de maintenir les sangles des équipements en place. Le cor de chasse sur la manche (cerclé de rouge) est un prix de tir. Cerclé de vert, la ceinture de flanelle qui maintien les reins au chaud. Il est coiffé de la "tarte" grand béret où le chasseur peut mettre ses pieds au chaud lors de campement. Comme tout chasseur alpin, il est équipé de la traditionnelle canne "Alpenstock" canne ferrée. Je pencherai pour un fantassin des troupe de montagne, malheureusement on ne distingue pas le numéro régimentaire sur ses pattes de col. Il porte une vareuse dolman de chasseur (sans croissants) reconnaissable au col dit "chevalière" qui doit être de teinte "bleu gris de fer" que l'on peut comparer à la culotte et aux bandes molletière qui sont de teinte bleu ciel, dit "bleu horizon". Il est coiffé d'un béret (réservé aux chasseurs et troupes de montagne, qui est une coiffure de troupe d'élite) sur lequel est accroché une grenade symbole de l'infanterie. Il porte un ceinturon à double ardillon et une fourragère sur l'épaule gauche. Là nous avons à faire à une belle photo montage (le cheval est une image) cependant c'est un artilleur monté du 19 (pas sur) régiment d'artillerie, comme le prouve les bande rouge sur sa culotte (le Génie et l'Artillerie étant considérées comme des armes savantes, ces deux armes portent ces bandes sur le coté de la culotte ou du pantalon). https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63280444/f1.texteImage Vu qu'il porte une hache, je dirai que c'est un sapeur
  9. Tout dépend de ce que l'on appelle un gradé, un brigadier est un gradé pour un militaire du rang. Sur les photos, où on le voit en tant que Dragon, il n'a visiblement pas de galon. Je suppose qu'il y avait une formation et certainement l'obtention du grade de brigadier. Si il est monté en grade en incorporant la Garde, suite à une formation (puisqu'il a été élève), il a forcément conservé ce grade, voir évolué par la suite. Oui Voici de beau gendarme en 1904 (apparition du képi), seul le gendarme à gauche de la photographie porte des galons. Celui-ci non plus, ne porte pas de galon. Gendarmerie - Orient - Coloniale - Fourragère - 1898 / 1900 A l'inverse, quelques gradés : Un maréchal de logis (que l'on appelle aujourd'hui gendarme) Un maréchal des logis chef, décoré de la médaille militaire. A une période récente, les galons de militaires du rang étaient réservé aux appelés, quand aux gendarmes sortant de l'école et n'étant pas encore de carrière, ils ne portaient qu'un chevron. Aujourd'hui, les jeunes réservistes peuvent encore être militaire du rang. Quand au fait d'être au minimum maréchal des logis pour avoir pouvoir sur les autres militaires, jamais entendu parlé (dans la Marine, on dit "la fonction prime sur le grade", un matelot factionnaire ayant eu l'ordre de ne laisser passer personne, stoppera toutes personnes, qu'il soit matelot ou capitaine...) je présume que c'est la même chose pour un gendarme. Par contre pour être ADJ, peut être faut il est sous officier.
  10. Bonjour, Je te fait un bref rappel de la trame d'un courrier de motivation : Qui se compose ainsi, trois paragraphe : - Moi, je, ce que je suis.... - L'armée, elle... ses valeurs, ses grande missions... - Ce que l'armée (ici la Gendarmerie) va m'apporter... ce que je vais apporter à la Gendarmerie... Donc : A l’attention de… Objet : Candidature pour le poste de Gendarme adjoint volontaire APJA (évite les abréviation) Madame, Monsieur Agé de 20 ans et titulaire d’un Baccalauréat STMG Gestion & Finance, je vous présente ma candidature afin de devenir gendarme adjoint volontaire et ensuite passé mon concours en interne de sous-officier afin d’intégré le PSIG (évite les abreviation). Je souhaite rejoindre votre institution pour les valeurs qui lui sont associé tels que la rigueur, le courage, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe, le respect des règles. Je prendrais à cœur de réalisé a bien toute les missions qui me seront confié, de respecter ma hiérarchie et de toujours respecter les valeurs de mon métier. - La Gendarmerie... Je suis quelqu’un de sérieux, dynamique, sportif, courageux et je pense que cette première expérience dans la Gendarmerie en tant que Gendarme adjoint volontaire me permettra d’appréhender et de préparer au mieux une carrière au sein de votre institution. A développer... Je vous remercie, pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à ma candidature et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes salutations respectueuses . Pour rappel, les trois paragraphes doivent avoir le même "volume" afin d'être agréable à l'œil. Je t'invite donc à peaufiner ton courrier et à nous le représenter afin de continuer à l'établir, si tu le souhaite, bien sur.
  11. Magnifique ! Je pense qu'il faut le vivre pour vraiment ressentir la chose, le bruit, le sol trembler...
  12. Oui, mais vous pouvez demander un extrait de sa carrière auprès des archives de la défense à Pau. 2018_SHD-CAPM_brochure-demande-docs-administratifs (bleu).pdf Faite une demande écrite avec le maximum d'information, état civil, acte de décès, matricule (si vous le possédez...) et votre filiation, puis armez vous de patience. La 1er photo représente un sergent, il porte une vareuse avec un col dit "aiglon" ou "saxe", ce type de col était réglementaire dans les années 30/40, quelques cadre en portaient encore en 1945 à la Libération. Il abore une croix de guerre TOE. En couleur on imagine mieux la tenue. Dommage, sur les deux photos on ne distingue pas ou très mal ce qui figure sur les pattes de col et sur le bandeau du képi, il me semble voir une étoile chérifienne et un 2 et au vu de la teinte du képi et des pattes, on pourrait s'orienter sur le 2e régiment de spahis algériens. Sur la seconde photo, il est en tenue de zone chaude, il porte une veste en toile, sur laquelle il porte désormais, la croix de guerre TOE, la croix de combattant et la médaille coloniale.
  13. Bonjour, Illimités, non Les deux photos présentées, sont des photos d'un dragons, reconnaissable au col à fond blanc. Celle-ci est un modèle plus récent, 1898, réservé à un officier. Dolman à "brandebourg" (comme pour votre ancêtre) d'un lieutenant du 12eme Dragons. Dolman de sous-officier du 24ème régiment de Dragons http://military-photos.com/dragons2.htm et http://cavaliers.blindes.free.fr/rgtactive/2dragons.html https://fr.wikipedia.org/wiki/23e_régiment_de_dragons Ce qui peut expliquer le 2 au col et le 23 sur son livret : Le régiment est recréé en 1873, à partir de quatre escadrons, issus du 2e, 4e, 7e et 8e régiment de dragons. Ca n'a pas changé, uniquement à Paris et il existe plusieurs casernes, la plus connue étant "les Célestins" https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/garde-republicaine/decouverte/presentation https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_républicaine_(France) Et pour comparer, voici la photo d'un cavalier de la Garde Républicaine en 1880, comme vous pouvez le voir ça ressemble fort à ceux que l'on connait aujourd'hui. Détail toujours important, les Gendarme portent les aiguillettes de corps d'élite. Pour la première, il est toujours chez les Dragons. C'est bien un photo montage, sur un corps de cuirassier, les Gardes Républicains ne portent pas de cuirasse. Montage, photo souvenir... comme ça pouvait ce faire à l'époque.
  14. A l'inverse, l'amiral Villeneuve n'aura laissé à l'Histoire que le souvenir d'une cuisante défaite lors de la bataille de Trafalgar où il sera d'ailleurs fait prisonnier. Relâché suite à un traité il sera retrouvé poignardé de six coup de poignard et nul ne sait où il fut inhumé. Pierre Charles Silvestre de Villeneuve, né le 31 décembre 1763 à Valensole et mort le 22 avril 1806 à Rennes, vice-amiral. Pierre Charles Silvestre de Villeneuve est le fils de Charles-Pierre de Villeneuve-Esclapon et d'Augustine de Clerissy-Trévans. Engagé dans la marine à seize ans, il participe à la guerre d'indépendance des États-Unis. Malgré ses origines nobles, il prend fait et cause pour la Révolution et choisit de rester en France. Capitaine de vaisseau en 1793, Contre-amiral en 1796, il prend part à l’expédition d'Égypte, sous les ordres de l'amiral Brueys, à bord du Guillaume Tell, où il commande l’arrière-garde de la flotte française à la bataille navale d’Aboukir, le 1er août 1798. Sans ordre et sans initiative, il assiste à la destruction successive de l'avant-garde puis du centre de l'escadre de Brueys, jusqu'à l'explosion du vaisseau-amiral L'Orient. Alors que les navires français sont détruits ou soumis successivement comme au casse-pipe, profitant de l'obscurité de la nuit, il parvient à s'échapper avec un autre vaisseau et deux frégates. Il est donc un des rares rescapés de ce désastre, ce qui le drape d'une réputation d'homme discipliné et de chanceux. Il est commandant en chef des forces navales stationnées aux iles du Vent en 1802. SABRE À L'ORIENTALE DE L'AMIRAL VILLENEUVE, PREMIER EMPIRE. L'appartenance de ce sabre à un amiral français, est également confirmé de manière indépendante de sa provenance. En effet, outre sa qualité très supérieure aux armes connues du même type, le décor gravé sur la chape du fourreau est l'emblème des Officier Généraux de la Marine selon le règlement du 7 Prairial An XII (27 mai 1804), cet emblème se retrouve sur la plaque de ceinturon ainsi décrite dans le règlement publié au Journal Militaire Officiel "Décret Impérial portant règlement sur l'uniforme des officier militaires… attachés au service de la marine" : « OFFICIER GÉNÉRAUX DE LA MARINE. Le ceinturon aura la largeur, le dessin et les ornements… La plaque sera en métal doré et ciselé représentant en relief un trophée d'armes traversé d'une ancre… ». Dans la pratique le trophée d'armes compte aussi un faisceau de drapeaux (4 ou 6 selon les variantes). D'autre part, la bouterolle est gravée de dauphins et de tridents , emblèmes repris dans les armories dans grands Amiraux d'Empire. DATATION : Lame rapportée de l'expédition d'Egypte par l'Amiral Villeneuve vers 1798-1801, puis montée sur un sabre fabriqué en France vers 1801-1804 (de nombreux officiers de retour de la campagne d'Egypte ont fait de même). https://www.bertrand-malvaux.com/en/p/18010/sabre-a-l-orientale-de-l-amiral-villeneuve-premier-empire.html En 1804, il succède à Latouche-Tréville victime d'une crise cardiaque, comme vice-amiral de la flotte du Levant, grâce à laquelle Napoléon Bonaparte compte débarquer au Royaume-Uni. Le plan de l’empereur qui ne convient guère au trop prudent Villeneuve consiste, pour l’escadre de Méditerranée, à passer en Atlantique, d’y récupérer la flotte espagnole (l’Espagne est alors alliée de la France), de s’y concentrer avec ostentation aux Antilles pour y attirer les Britanniques et, retraversant l’Atlantique, de rejoindre à Rochefort et Brest l’escadre de l’Atlantique après quoi l’ensemble entrera dans la Manche et la tiendra le temps que l’armée du camp de Boulogne effectue la traversée et débarque au Royaume-Uni. Mais, s’il passe facilement le détroit de Gibraltar, il n’ose attaquer la flotte de l’amiral Horatio Nelson à la Martinique qui l'a poursuivi, avec retard, de la Méditerranée jusqu'aux Antilles. Revenant vers l’Europe conformément au plan prévu mais sans avoir été rejoint par les escadres de Rochefort et de Brest (celle de Rochefort a vite fait demi-tour et celle de Brest n’a pas osé sortir face au blocus anglais), il rencontre inopinément une escadre britannique au large du cap Finisterre (au nord-ouest de l'Espagne) et lui livre un combat indécis, dit bataille des Quinze-Vingt (puisque opposant 20 vaisseaux franco-espagnols contre 15 britanniques, mais aussi, selon la légende, en référence au célèbre hôpital parisien pour aveugles parce qu’un épais brouillard fit du combat une canonnade aveugle). Au lieu de se diriger vers Rochefort ou Brest, il se replie sur Cadix le 18 août, où il laisse durant plusieurs semaines se démoraliser ses équipages déjà accablés par la maladie. Napoléon, dont les plans d'invasion sont ruinés, est furieux de cette « conduite infâme » et traite l’amiral de lâche. L'attitude de Villeneuve en Égypte et dans cette campagne peuvent en effet le faire juger trop hesitant, prudent à l'excès, ce qui le paralyse alors même que l'ordre lui a été donné par Napoléon de se diriger vers l'Italie. Sur les injonctions du ministre de la Marine Decrès, il finit par se décider à sortir au moment où Napoléon venait de décider de lui envoyer un successeur (l'amiral Romilly) qui n'arriva à Cadix que trois jours après la bataille. La bataille de Trafalgar : Villeneuve avait étudié de longue date comment procédait Nelson (dont la tactique, différente des traditionnelles batailles en ligne, consistait à venir percer la ligne ennemie puis concentrer plusieurs vaisseaux contre un seul, le liquider et passer ensuite au suivant, système uniquement possible avec un adversaire moins habile et mobile, ce qui fut souvent le cas, comme à Aboukir). Horatio Nelson, 1er vicomte Nelson, duc de Bronte et vice-amiral. C'est un petit homme maigrelet, borgne, manchot et couturé de cicatrices, sujet au mal de mer et affaibli par le paludisme contracté dans sa jeunesse. C’est aussi l’un des plus grands marins de l’histoire. Horatio Nelson est entré à 14 ans dans la Royal Navy. Il a navigué et combattu sur toutes les mers du globe, perdu son œil à Calvi, son bras à Tenerife, la peau de son front à Aboukir et la vie à la bataille de Trafalgar. Manœuvrier d’élite, stratège avisé, redoutable meneur d’hommes, il est connu pour ses vues hétérodoxes et sa propension à désobéir à ses supérieurs. Contrairement aux idées reçues et à ce qui est souvent écrit, il ne s’en tint pas à la formation en ligne classique qui depuis 1702 vallait à la flotte française défaite sur défaite (par suite de l’infériorité de ses artilleurs, qui tirent moins vite et moins juste). Villeneuve, entouré de quelques-uns de ses meilleurs capitaines en particulier le vice-amiral espagnol Gravina et le contre-amiral Magon, a eu à Cadix largement le temps de concevoir une stratégie pour faire face à l'éventualité hautement probable, d'une attaque de coupure de ligne ou d'encerclement en long de ligne par la flotte de Nelson. Ainsi il semble qu'ait été choisi de faire naviguer sur une ligne continue la majeure partie de la flotte avec notamment les vaisseaux les plus lents comme l'antique Santísima Trinidad, ligne imposante avec plus de 20 navires, qui masquerait une escadre dite « légère », constituée des navires les plus manœuvrants et des équipages les plus combatifs, et placée sous les ordres de l'amiral Gravina. Cette colonne serait placée sous le vent de l'escadre principale. Elle aurait aligné, entre autres, le Pluton du bouillant capitaine Cosmao-Kerjulien, l'Algésiras du contre-amiral Magon, l'Intrépide du capitaine Infernet, le Redoutable de Jean Jacques Étienne Lucas, sans doute aussi l'Achille de Louis Gabriel Deniéport ou le Neptune, en compagnie des meilleures unités espagnoles tels le San Juan Nepumuceno, le Churruca, l'Argonauta, le Montanes,… et le Principe des Asturias de Gavrina, chargé de commander cette escadre de soutien. Placée en retrait de la flotte principale, elle aurait dû converger immédiatement vers le point de rencontre entre la flotte principale et les colonnes anglaises, pour renverser le surnombre attendu par Nelson et ses commandants, et pour éviter ainsi le débordement des unités coalisées. Hélas, dans l'ample houle du suroit, la flotte coalisée, trop hétéroclite pour naviguer de concert, se révèle incapable de maintenir sa ligne de bataille principale de façon continue, et l'escadre de soutien de Gravina en est réduite à s'éparpiller pour colmater au mieux les brèches, là où elle le peut. C'est donc sous une apparente seule ligne de bataille que la flotte franco-espagnole apparaîtra aux yeux britanniques, à qui reviendra in fine l'honneur légitime d'écrire l'histoire de ce 21 octobre 1805. Et c'est ainsi que l'infortuné Pierre Charles de Villeneuve, commandant de la plus puissante flotte jamais rassemblée dans l'Atlantique au début du xixe siècle, sera déclaré principal responsable du désastre naval de la flotte impériale au large du cap Trafalgar, et sera présenté au jugement de l'Histoire de son temps et de son pays, coupable d'une énorme erreur de stratégie. https://www.napopedia.fr/fr/Campagnes/trafalgar La véritable « faute » de Villeneuve c'est dans les parages de la Corogne que celui-ci la commet. « Avec plus de vigueur au cap Finisterre, Villeneuve eût pu rendre l’attaque du Royaume-Uni praticable. Son apparition avait été combinée de très loin avec beaucoup d’art et de calcul, en opposition à la routine des marins qui entouraient Napoléon ; et tout réussit jusqu’au moment décisif ; alors la mollesse de Villeneuve vint tout perdre. » (Las Cases). Dès lors, accablé, n'ordonnant plus la moindre manœuvre, il semble assister impuissant à la destruction de ses navires, y compris le sien. Bien que restant bien en vue sur son pont balayé par la mitraille, il reste indemne (contrairement à l’amiral espagnol Gravina et à Brueys à Aboukir). La perte de cette bataille navale fut un véritable désastre pour la France et Napoléon, furieux contre Villeneuve, renonça définitivement à envahir le Royaume-Uni. Lors de cette bataille navale, les Britanniques, bien que victorieux, perdirent leur plus célèbre amiral, Horatio Nelson, blessé mortellement par un tir français. La mort de l’amiral Nelson sur le HMS Victory lors de la bataille de Trafalgar. (Tableau de Nicholas Pocock. Rue des archives. Tallandier) Une défaite qui restera dans les mémoires françaises comme un synonyme de désastre absolu, qui priva pour un bon moment Napoléon et la France d'une flotte de guerre digne de ce nom. C'est le destin de l'Europe qui s'est joué ce 21 octobre 1805, au large des côtes espagnoles... Villeneuve, fait prisonnier par le capitaine du HMS Conqueror, est très honorablement traité par l'ennemi anglais triomphant. Il assiste aux obsèques grandioses de son adversaire, Lord Nelson, avant d'être déposé sur les côtes de Bretagne au début du printemps 1806. Débarqué à Morlaix le 18 avril 1806, il ne rentre pas à Paris et s'arrête à Rennes où, accablé par les reproches de Napoléon, il fut retrouvé décédé de six coups de poignard dans la région du cœur dans la chambre de l'auberge où il résidait. La thèse du suicide est évoquée et contestée. On ne sait pas où il fut enterré. La mort mystérieuse de l'amiral de Villeneuve Il était resté six mois en Angleterre, libéré sur parole mais confiné à Bishop's Waltham, dans le Hampshire, entre Winchester et Portsmouth puis à Reading. Libéré, le vice-amiral aurait à aller à Paris pour rendre compte à l'Empereur, démarche pénible car il savait bien que celui-ci en avait beaucoup après lui, la lecture du Moniteur l'en informait. Il n'avait pas exécuté ses ordres: d'abord entraîner l'escadre anglaise loin de ses bases vers les Antilles et revenir vers la France pour permettre aux troupes impériales de débarquer en Angleterre à partir de Boulogne ; puis, cet ordre n'ayant pas été exécuté, de remonter la flotte vers Rochefort et Brest alors que le vice-amiral se laissa enfermer à Cadix pendant plusieurs semaines, les équipages s'y morfondant, frappés de maladies. L'Empereur écrit : "Cela est certainement une trahison. […] Cela n’a plus de nom. Faites-moi un rapport sur toute l’expédition. Villeneuve est un misérable qu’il faut chasser ignominieusement. Sans combinaisons, sans courage, sans intérêt général, il sacrifierait tout pourvu qu’il sauve sa peau." C'est dans la rue aux Foulons, actuelle rue Le Bastard, presque en face de l'hôtel de Robien, marqué par sa tourelle en encorbellement coiffée d'un joli lanternon, qu'existait, au numéro 6 au début du 19e siècle, une hôtellerie, "l'hôtel de la Patrie". Le 17 avril 1806, le vice-amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve , 43 ans, venant de Morlaix, fait halte à Rennes. Il est descendu rue aux Foulons à l'hôtel de la Patrie géré par M. Ledéan, où il a pris une chambre sur cour dont il ne sort guère, plongé dans une profonde mélancolie due à sa situation. Il a écrit le 9 avril au duc Decrès, ministre de la marine, pour se soumettre à la justice de l'empereur, connaître les dispositions du chef de l'État à son égard et l'informer, qu'avant de poursuivre sa route, il attendait une réponse. Il aurait lu dans le Moniteur qu'il encourait le ressentiment de l'empereur. Sur la place aux Arbres de jeunes Rennais se détournaient vers ces deux étrangers, un homme à la mine distinguée et triste et un noir, un domestique probablement, qui se promenaient en silence. Mort à l'hôtel de la Patrie Le 21 avril dans la soirée, son valet noir, Jean-Baptiste Bacquè, lui remit une lettre épaisse scellée de cire rouge, lettre dont la lecture le troubla puis il demanda du papier et écrit une lettre à sa femme. Le 22 avril, vers dix-sept heures, en rentrant à l’hôtel, le domestique au retour d'une sortie en ville frappe à la porte de la chambre; pas de réponse. Peut-être l’amiral est-il sorti ? Bacqué revient un peu plus tard, frappe de nouveau; toujours pas de réponse. La nuit venue, le domestique s’inquiète de ce silence car personne n’a vu sortir l’amiral. Il décide de prévenir l’hôtelier et tous deux montent à l’étage, à la lumière d’une chandelle. Ils frappent encore une fois en vain. Examinant de près la serrure, ils observent que la clé était sur la porte, à l’intérieur. L’amiral s’est donc enfermé et, peut-être, a-t-il été pris de malaise, ce qui explique sans doute son silence. Néanmoins ils n’osent enfoncer la porte et alertent la police qui dépêche deux commissaires, Alexandre Bacon et Noël-Vincent Bert, qui arrivent accompagnés d’un serrurier. Faute d'obtenir de réponse, les policiers font forcer la serrure. La chambre est vide, le lit n’a pas été défait. Sur la table, des papiers, ainsi que deux portefeuilles de maroquin rouge disposés en évidence. L’un des commissaires pousse alors la porte du cabinet de toilette: Villeneuve gît sur le dos, les bras sur le carrelage. Il porte un pantalon de drap bleu et des bottes, son torse est dégagé jusqu’à la ceinture, dans un gilet de flanelle sans manches, largement échancré sur le devant. La poitrine est inondée de sang : un manche noir est planté sous le sein gauche car toute la lame d'un couteau de table a pénétré. Auprès de la lettre on avait trouvé plusieurs paquets contenant de l’argent destiné aux domestiques. Suicide ... Ce serait donc un suicide, car Villeneuve a rédigé une lettre à son épouse : Ma tendre amie, Comment recevras-tu ce coup ? Hélas je pleure plus sur toi que sur moi. C’en est fait, j’en suis arrivé au terme où la vie est un opprobre et la mort un devoir. Seul ici, frappé d’anathème par l’Empereur, repoussé par son ministre qui fut mon ami, chargé d’une responsabilité immense dans un désastre qui m’est attribué et auquel la fatalité m’a entraîné, je dois mourir. Je sais que tu ne peux goûter aucune apologie de mon action. Je t’en demande pardon, mille fois pardon, mais elle est nécessaire et je suis entraîné par le plus violent désespoir. Vis tranquille, emprunte les consolations des doux sentiments de religion qui t’animent, mon espérance est que tu y trouveras un repos qui m’est refusé. Adieu, adieu : sèche les larmes de ma famille et de tous ceux auxquels je puis être cher. Je voulais finir, je ne puis. Quel bonheur que je n’aie aucun enfant pour recueillir mon horrible héritage et qui soit chargé du poids de mon nom. Ah ! je n’étais pas né pour un pareil sort; je ne l’ai pas cherché, j’y ai été entraîné malgré moi. Adieu, adieu. Villeneuve Le vice-amiral aurait lu le soir même un ouvrage anglais, intitulé The Heart (Le cœur) donnant toutes indications sur la façon d'atteindre l'organe. Divers écrits, contradictoires, voire de fabulation, font pencher vers le suicide ou l'assassinat . L'enquête menée par la police de Fouché conclue à un suicide, confirmé par le docteur O'Meara, médecin à Sainte-Hélène de Napoléon qui lui confiera :" J'ai donné l'ordre à Villeneuve de rester à Rennes, il s'y est renseigné sur l'anatomie et s'est piqué d'une stylet vers le cœur". On peut toutefois s'étonner de propos que l'Empereur aurait tenus rapportés par Barry O'Meara faisant état d'une épingle : « Villeneuve, lorsqu’il fut fait prisonnier par les Britanniques, fut tellement affligé de sa défaite qu’il étudia l’anatomie pour se détruire lui-même. À cet effet, il acheta plusieurs gravures anatomiques du cœur, et les compara avec son propre corps, pour s’assurer exactement de la position de cet organe. Lors de son arrivée en France, je lui ordonnai de rester à Rennes et de ne pas venir à Paris. Villeneuve craignant d’être jugé par un conseil de guerre, pour avoir désobéi à mes ordres, et conséquemment avoir perdu la flotte (car je lui avais ordonné de ne pas mettre à la voile et de ne pas s’engager avec les Britanniques), résolut de se détruire. En conséquence, il prit ses gravures du cœur, les compara de nouveau avec sa poitrine, fit exactement au centre de la gravure une longue piqûre avec une longue épingle, fixa ensuite cette épingle, autant que possible, à la même place, contre sa poitrine, l’enfonça jusqu’à la tête qui pénétra le cœur et il expira. Lorsque l'on ouvrit sa chambre, on le trouva mort ; l’épingle était dans sa poitrine, et la marque faite dans la gravure correspondait à la blessure de son sein. Il n’aurait pas dû agir ainsi, c’était un brave, bien qu’il n’eût aucun talent. » De Saint-Cloud, le 26 avril 1806, Napoléon écrit au vice-amiral Decrès et, étrangement, ne veut pas qu'on fasse état de la lettre de Villeneuve à son épouse, comme si cette pièce était écartée comme gênante : Monsieur Decrès, je pense qu’il faut que vous fassiez faire une relation par le médecin de l’amiral Villeneuve pour être mise dans les journaux de lundi, et, s’il est possible, même demain, afin d’empêcher que de fausses directions s’emparent de cette affaire. Vous ferez imprimer les deux lettres que vous lui avez écrites et celles qu’il vous a répondues, la relation du médecin et le rapport du maréchal Moncey qui dit comment on l’a trouvé mort. Il est inutile de parler de la lettre à sa femme. ou assassinat ? La rumeur publique, alimentée par les ennemis de "l'Usurpateur", se fixe sur l'assassinat. Il est vrai que l'Affaire du duc d'Enghien exécuté deux ans avant dans les fossés de Vincennes, est un précédent sanglant, fâcheux pour la thèse du suicide, incitant à pencher pour celle de l'assassinat. D'ailleurs le rapport de police fait état de six coups de couteau. Deux policiers rennais les ont constatés. Il est difficile d'admettre qu'une personne voulant se suicider se donne six coups de couteau dans la poitrine, sauf à admettre que le couteau étant un couteau de table, la lame pénétrait difficilement en profondeur et l'amiral, ayant fort mal repéré l'emplacement du cœur malgré son livre, se serait obstiné. L’un des enquêteurs, François Martin, magistrat de sûreté pour l’arrondissement de Rennes, prescrivit logiquement l’ouverture d’une enquête : ayant été instruit que cette mort est le résultat de plusieurs coups de couteau : que, dans pareille circonstance, il est nécessaire d’épuiser toutes les preuves pour connaître parfaitement les causes ou les auteurs d’un pareil événement, nous avons rendu plainte d’office contre tous auteurs, fauteurs ou complices de ce meurtre. Martin n'est pas Fouché et la thèse du suicide prévaudra. Les obsèques de première classe eurent lieu à l'église Saint-Germain et la ville de Rennes lui fit des funérailles pompeuses : un somptueux catafalque reçut le cercueil escorté par la troupe en armes et par les corps constitués au son d'une musique funèbre et suivi d'une grande foule. On peut donc s'étonner qu'on n'ait jamais su où il fut inhumé : au cimetière du nord ou dans un des petits cimetières paroissiaux qui existaient encore ? Marteville écrit que "le corps fut inhumé dans le cimetière commun". Fait étonnant étant donné la défaite de Trafalgar, le nom Villeneuve est gravé sur la 13e colonne du pilier est de l'Arc de Triomphe . (Source : Wikipédia - Napopédia - Wiki-Rennes)
  15. Bonjour, L'âge limite des grades de sous officier et d'officier est 64 ans, donc je ne vais pas vous "vendre" de l'espoir, vous n'aurez pas un ESR pour un an, sachant que les renouvellement s'arrête en général un peu avant. Donc pour la réserve opérationnelle c'est trop tard. Cependant vous pouvez toujours vous investir soit dans la réserve citoyenne (qui n'a pas d'âge de limite) ou simplement en tant que bénévole de la défense, à ce titre je vous invite a demander l'honorariat de votre grade auprès de votre armée de rattachement (pour vous la Gendarmerie) ce qui vous permettra de conserver le droit à votre grade, le port de l'uniforme et de ce fait de participer et pourquoi pas être acteur lors des cérémonies ou autres manifestations...
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