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Bouchon-Gras 49

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  1. Bonsoir, C'est en effet passionnant, tel un bon roman, lorsque on se prend au jeu des recherches. Je ne suis pas étonné qu'il ait pu se la voir attribuer, sa médaille coloniale et ses agrafes le laissant apparaitre un parcours allant dans ce sens. Le problème n'étant pas que de pouvoir y prétendre mais que vos "mérites éminents" soient reconnus et que quelqu'un fasse la démarche de vous proposer. Bien sur lorsque je dit "quelqu'un" je ne panse pas au quidam mais à des personnes ayant rang. Enfin c'est comme ça... La médaille d’Outre-Mer a été créée le 6 juin 1962 par changement d'appellation de la médaille coloniale créée par la loi du 26 juillet 1893. Donc pour moi il est titulaire de la médaille coloniale, sauf si on lui en a attribuée une supplémentaire après 62 et dans ce cas cette dernière recevant les agrafes de la coloniale et prenant sa place. C'est un très beau placard, médaille militaire, j'en déduis qu'il n'était pas officier, mais a put le devenir par la suite. Cette décoration et rare. Là c'est forcément compliqué, d'une part au début les Français Libres furent peu nombreux (ce qui n'est que plus honorifique et marque le respect envers votre grand père) avec quasiment aucun moyen, se débrouillant avec les "moyens du bord" et d'autre part ils leurs a fallut "recréer" une armées, une hiérarchie, un chef mais également une administration... On peut donc supposer qu'ils ont commencer par se débrouiller, peut être avec des stock existent, pourquoi pas des commandes non livrée et donc récupéré et détournée. Un exemple (ce n'est pas une décoration) le képi du général Leclerc (que votre grand père a du croiser si il n'était pas sous ses ordres), si vous ne connaissais pas l'histoire : "Leclerc, alors colonel, traverse le désert avec 400 hommes et une soixantaine de vieilles camionnettes. Ceux que Malraux surnommera les "clochards épiques de Leclerc" s’emparent de Koufra le 1er mars 1941. Suite à ce fait d’armes, le général de Gaulle nomme Leclerc général de brigade à titre temporaire. Ce dernier refuse dans un premier temps cette promotion qu’il juge prématurée. Ses valeureux compagnons d’armes décident de lui fabriquer un képi pour l’inciter à accepter. Ils récupèrent une chéchia de tirailleur sénégalais, la recouvre de toile et y accroche une visière confectionnée à la hâte avec du filali (cuir de mouton). Les étoiles sont récupérées sur l’uniforme d’un officier italien fait prisonnier. Leclerc portera fièrement ce képi jusqu’en mai 1943, date à laquelle il est nommé général de division. Ce képi, dit de Koufra, reste le symbole de l’humilité, du courage et de la détermination du général Leclerc et de ses hommes. Il est aujourd’hui exposé au Musée de l’Armée, à l’Hôtel des Invalides." On peut également pense aux valeureux Français Libres d'Indochine, qui loin de tous, ont du se "débrouiller", pour en revenir aux décorations, les récipiendaires faisant fabriquer les médailles localement, par des artisans qui souvent fabriquer un moule sur une décoration existante et en n'en coulant (non frapper) une nouvelle. Ces médailles sont connus et recherché par les collectionneurs car atypique, souvent elle n'ont pas de revers, elles ne sont pas fine, comporte des bulles... Il existe certainement des archives de la France Libre, mais les adaptations du bord y sont elle inscrite... Vous avez fait des recherches, sur sont dossier, est il indiqué "croix du combattant volontaire 14-18" ? Il faut bien ce dire également que c'est la guerre, un exemple, la grande chancellerie de la Légion d'honneur possède les dossiers des titulaire de cet ordre notamment lors des présentations des dossiers, or elle ne possède pas la quasi totalité des hommes ayant reçu le premier grade de cet ordre sous le feu. Un décret paraissait avec la liste des noms, prénoms, grade, unité, c'est tout. Donc peut être chercher de ce coté : Les arrêtés du ministère de la Défense portant attribution de la croix du combattant volontaires avec les listes nominatives des récipiendaires par conflit sont publiés au Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses (BODMR) de la République française , publication à parution irrégulière. La recherche risque d'être longue et fastidieuse mais si vous trouvez l'arrêté vous verres déjà ce que la Défense lui a attribué. Bonne soirée.
  2. Ce sont des bateaux impressionnant lorsque l'on se trouve devant. Entretien nécessaire si on souhaite que les bateaux dure longtemps et soient opérationnels.
  3. Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur Henri Soum. Originaire de Toulouse, il s'engage très tôt dans les rangs des FTPF (Francs-Tireurs Partisans Français) et participe à quelques actions de résistance urbaine. En 1944, il rejoint un maquis au sein de l’Armée Secrète dans le secteur de Cazères. Son groupe installé sur les crêtes des Petites Pyrénées, à Balesta, organise de nombreuses actions et autres coups de main contre les troupes allemandes jusqu’à la libération du département le 19 août 1944. Très modeste et discret, Henri Soum a fait le récit au jour le jour de cette épopée. Il a consacré toute une partie de sa vie à écrire l’histoire de la Résistance haut-Garonnaise dans une série de cinq ouvrages intitulée « Chronique des bords de Garonne ». Ses ouvrages constituent aujourd’hui une source précieuse pour mieux connaître l’histoire de la Résistance conçue à partir d’archives et témoignages qu'il a consciencieusement rassemblés. Il est décédé mercredi 12 janvier 2022 à l'âge de 96 ans. Ses obsèques auront lieu lundi 17 janvier à 15h au cimetière Sainte-Marie-des-Champs de Villeneuve Tolosane. Illustrations : Henri Soum lors de son entretien filmé par le musée en 2019. / Groupe Pluton - maquis AS de Balesta près de Cazères coll.part (Source : Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne)
  4. C'est avec tristesse que nous apprenons la disparition, à 101 ans, du plus ancien vétéran canadien autochtone de la Seconde Guerre mondiale. Louis Roy, de la nation Cree, s'était engagé à 21 ans et avait combattu au sein du régiment Saskatoon Light Infantry en Sicile et en Italie. Il était l'un, si ce n'est le plus ancien combattant métis canadien de la Seconde Guerre mondiale. Louis Roy est décédé ce mardi à l'âge de 101 ans dans un foyer de soins du nord de la province de Saskatchewan. Il laisse derrière lui 10 enfants. Roy est né le 2 août 1920 à l'Île-à-la-Croix. Comme enfant métis, il est tout autant autochtone que d'origine canadienne. D'ailleurs, sa première langue est le cri, sa tribu d'origine. Roy, comme tous les enfants autochtones ou métis, fréquente un pensionnat, celui de l'Île-à-la-Croix. Il décide alors de s'enrôler dans l'armée canadienne en février 1942 à l'âge de 21 ans Après un entraînement militaire, il est formé à la lecture de cartes, l'armement et la communication. Il rejoint le Saskatoon Light Infantry, un régiment d'infanterie. Roy débarque en Sicile le 10 juillet 1943, puis en Italie le 3 septembre de la même année, son régiment étant intégré à la 1st Canadian Infantry Division. Roy va combattre à Ortona, Liri Valley, sur la Ligne Hitler, sur la Ligne gothique ou encore lors de la bataille de Rimini. En mars 1945, l'unité est envoyé aux Pays-Bas via la France. Elle va notamment combattre à Apeldoorn et restera sur place jusqu'au 15 octobre 1945, date à laquelle l'unité est dissoute. Roy est renvoyé en Angleterre jusqu'à sa libération fin octobre 1945. Après son retour au Canada, Roy devient trappeur, chasseur et pêcheur. Il se marie, fonde un foyer près de Beauval et élève 10 enfants. Finalement, à 43 ans, il entame une carrière de menuisier. En 2005, à l'âge de 85 ans, Roy s'est construit une maison d'une chambre sur les rives de la rivière Beaver. Il y vécut seul jusqu'à l'âge de 100 ans. Mais il dû être hospitalisé dans les derniers mois de sa vie. (Source : The Greatest Generations Foundation - Passionmilitaria)
  5. C'est avec une grande tristesse que je vous annonce le décès de madame Madeleine Doucet Mahé. Elle était la dernière des Engagés volontaires de St Pierre et Miquelon et j'ai eu l'immense plaisir de lui parler à deux reprises et de recueillir le témoignage de son engagement dans la France libre. Nous présentons à sa famille nos plus sincères condoléances. Voici la retranscription de notre dernier entretien relaté par Caroline Dujardin, membre de notre association. Madeleine Mahé Doucet, dernière des engagées volontaires de Saint-Pierre et Miquelon, habite Yarmouth en Nouvelle-Écosse. Elle a gentiment répondu à nos questions au mois d’avril, interviewée par nos membres Françoise Théault et Caroline Dujardin. Une certaine semaine de février 1923, l’hôpital de Saint-Pierre a vu deux de ses futures engagées volontaires naître. Madeleine Cormier-Théault nait le 5 et Madeleine Mahé le 1er février, neuvième d’une fratrie qui comptait 5 garçons et 5 filles. « On se connaissait peu entre frères et sœurs. Une de mes sœurs s’est mariée j’avais 5 ans. Ils étaient presque tous partis de l’archipel. Mon père est mort j’avais 11 ans et ma mère est morte j’avais 16 ans. J’étais seule vous savez. » Madeleine s’engage rapidement après le référendum de décembre 1941. Elle a presque 19 ans. Cette jeune femme orpheline a des envies d’ailleurs, des envies de voir autre chose que cette île qui avait pris ses parents. Ses nombreuses lectures la font voyager à pas cher comme elle dit. « Quand la France Libre est arrivée à Saint-Pierre, j’ai travaillé à la base à faire des pantalons de marins. Un jour, à la femme qui travaillait en face de moi, je lui dis « Qu’est-ce que tu paries que je vais m’engager dans la marine ? » Elle me répond « T’oserais pas ! » Alors je suis allée voir le commissaire de marine et je lui ai dit « Je veux m’engager » il a répondu « pour quoi faire » j’ai dit « Je veux m’en aller ! » C’était assez clair ! » Au départ au TSF à Saint-Pierre, la jeune marinette va bientôt embarquer pour les États-Unis. Elle était insistante pour partir alors le Commandant de Marine lui dit « Vous avez trois jours pour apprendre à chiffrer et je vous enverrai à Washington car ils veulent deux filles pour représenter la France ! » Déterminée, vous avez bien compris que Madeleine avait déjà en tête son ticket de départ ! « Me voilà sur le Cap Bleu, espèce de chalutier, direction Montréal en 1944, accompagnée d’une autre jeune femme. On nous regardait comme des bêtes curieuses. Ensuite on a pris le train direction Washington où il faisait une chaleur suffocante. Ça me changeait de Saint-Pierre ! À Washington il y avait 6 pays : nous représentions donc la France. On était bien traitées, on avait une belle vie. On travaillait 5 jours, une fois la nuit par semaine, on mangeait au restaurant. Les Américains nous appelaient les « Oui-oui » ! Les Français disent toujours « oui oui ». » « Vous savez, je voulais vraiment sortir de Saint-Pierre car deux de mes sœurs étaient au Canada et une autre en France. En m’engageant dans la Marine, je voyais l’opportunité d’enfin partir, comme elles. À Washington, l’amiral m’a permis de rester au Canada. Il a écrit à l’émigration et j’ai pu rester. À cette époque, Saint-Pierre c’est une bonne vie pour celui qui a beaucoup d’argent mais quand on est obligé d’y rester, ce n’est pas pareil ! C’est bien en voyage Saint-Pierre. C’est comme une base de repos mais pas pour y vivre ! » « Le climat politique à Saint-Pierre était tendu mais pas de violence. Il y avait deux camps, oui. Les plus riches pour Vichy et les pauvres pour De Gaulle. Vivre à Saint-Pierre dans les années 40 n’était pas facile. Il y avait le chômage. Quand l’Amiral Muselier est arrivé, il a donné du travail à plein de gens et pour beaucoup d’entre nous, ça a sauvé Saint-Pierre ! La France ne s’en occupait pas beaucoup. » « Je suis revenue à Saint-Pierre après la guerre pour avoir mes papiers de démobilisation et puis une fois dans les années 2000. » Madeleine Mahé a passé sa vie en Nouvelle-Écosse n’oubliant sûrement pas ses jeunes années sur l’archipel. Nous l’avons chaleureusement remerciée de nous avoir consacré de son précieux temps avec sa mémoire toujours aussi vive à 98 ans (Source : Engagés volontaires des FFL de Saint Pierre et Miquelon)
  6. Bonjour, C'est toujours un plaisir de participer aux recherches. D'autant plus lorsqu'il s'agit d'un combattant FFL. Effectivement, le ruban est bien celui de la croix du combattant volontaire de 14-18, La loi du 4 juillet 1935 créa la croix du combattant volontaire (soit 17 ans après la fin de la guerre), destinée aux engagés volontaires de la grande guerre qui ont été volontaires pour servir au front dans une unité combattante. Alors que la croix du combattant 39-45, Cette décoration est l'équivalent de celle dont bénéficiaient les combattants de la première Guerre mondiale. C'est à la demande des associations d'Anciens combattants que l'État fixe par une loi du 4 février 1953, assortie d'un décret d'application du 19 novembre 1955, (soit dix ans après la fin de cette guerre)l'attribution de la croix du combattant volontaire 1939-1945. La croix du combattant volontaire de la résistance. la reconnaissance de la qualité de combattant volontaire de la Résistance sont initialement définis par la loi du 15 mai 1946. Cette loi dispose, dans son article 3, que les combattants dont la qualité aura été reconnue auront droit d'une part à la délivrance d'une carte attestant de leur qualité d'autre part au port d'une médaille commémorative, suivant des modalités fixées par un règlement d'administration publique publié dans les trois mois . Aucun décret d'application ni règlement d'administration publique ne semble avoir été publié avant que ce texte initial soit modifié par une nouvelle loi du 25 mars 1949, définissant des conditions nettement élargies pour accéder au statut de combattant volontaire de la Résistance. La possibilité d'attribution d'une médaille y est à nouveau inscrite mais il faut attendre une loi du 15 avril 1954 pour que tout titulaire de la carte ait automatiquement le droit de porter la médaille commémorative . Pour accéder au statut de combattant volontaire, recevoir une carte attestant de cette qualité et être autorisé à porter cette décoration, il faut avoir appartenu pendant trois mois au moins, avant le 6 juin 1944, dans une zone occupée par l'ennemi, soit aux Forces françaises de l'intérieur (FFI) soit aux forces françaises combattantes ou à une organisation de résistance homologuée. Ce statut est également attribuable aux membres des Forces françaises libres (FFL) ayant servi trois mois au moins dans une unité combattante, ce qui permet d'en élargir le bénéfice, sous certaines conditions de preuve, aux évadés de France . Le Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre en vigueur au 1er janvier 2017 traite également dans sa partie réglementaire à l'article R352-1 de la Croix du combattant volontaire de la Résistance. La croix du combattant volontaire. Le décret no 81-844 du 8 septembre 19811 a créé la croix du combattant volontaire. Il supprime la croix du combattant volontaire 1939-1945. Les dispositions concernant la croix du combattant volontaire ont été codifiées par le décret no 2016-1903 du 28 décembre 2016 relatif à la partie réglementaire du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG) [archive]. Depuis le 1er janvier 2017, ces dispositions font l'objet des articles R352-2 et D352-3 à D352-12 de ce code. La médaille est composée d'une croix portant sur l'avers l'inscription "RÉPUBLIQUE FRANÇAISE" et sur le revers "CROIX DU COMBATTANT VOLONTAIRE" suspendu à un ruban identique à celui de la croix du combattant volontaire 1939-1945. Les opérations auxquelles ont participé l'ayant droit sont inscrites sur une agrafe de métal blanc dont voici la liste: Guerre 1939-1945; Indochine; Corée; Afrique du Nord; Missions extérieures. Dans ce cas, la croix ne peut être attribuée qu'à des appelés du contingent s'étant portés volontaires pendant la durée légale de leur service militaire ou d'un volontariat service long (VSL) pour participer à une opération extérieure (OPEX) ou à des membres de la réserve opérationnelle ayant participé à l'opération extérieure sur acte de volontariat spécifique. En effet, le départ en OPEX constituant pour les réservistes un acte de volontariat caractérisé, le décret no 2011-1933 du 22 décembre 2011 a étendu, dans les mêmes conditions que pour les appelés, le bénéfice de la CCV-ME aux réservistes opérationnels (cf. L'article D. 352-12 du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre (CPMIVG). Oui, comme je le souligne au dessus la croix du combattant volontaire 39-45 a été crée en 1953 et mis en application en 1955, se qui écarte toute possibilité a un un combattant FFL de se la voir attribuer en 1940, donc a cette époque n'existait que la croix du combattant 14-18. De Gaulle a fait avec "les moyens du bord" et en 1940 ils étaient bien pauvres et limités, il fallait bien récompenser l'engagement de ses premiers Français Libre et on peu à juste titre supposer que la chancellerie FFL ce soit saisi et détourné cette croix qui était très récente (quatre ans en 1940). Effectivement, après la guerre il aurait du ce voir attribuer à la place la croix de combattant de la résistance (voir au dessus en gras) ou après 1955, la croix du combattant volontaire 39-45, voir les deux. Pourquoi... Bonne question, certainement comme la grande majorité des Français, il a reprit ses activités et sa vie civile, donc il est sorti du "fichier militaire", dépendant des anciens combattants. Quelle différence allez vous me dire. Dans le monde militaire, la chancellerie de votre unité, régiment, armée... étudie votre dossier régulièrement, il y a un suivi, avec les années de service, suivant les titres obtenu, vous êtes susceptible d'être proposable pour telle ou telle décorations voir ordres nationaux. Dans le monde civil, c'est à vous de monter un dossier ou d'être proposé par quelqu'un. Ca ne ce fait pas tout seul. Je ne me souviens plus des décorations de votre grand père (de vos autres sujets) si il en a eu d'autres, mais déjà il aurait du obtenir la croix du combattant (qui normalement est indispensable pour obtenir la croix du combattant volontaire), la médaille commémorative de la guerre 39-45, la médaille commémorative des services volontaires de la France Libre (Créée pour commémorer les services rendus par les militaires et les civils, français et étrangers, qui ont contracté un engagement dans les Forces françaises libres avant le 1er août 1943), après suivant ce qu'il a fait, il aurait pu obtenir plus. Avez vous fait des recherches sur le parcours militaire de votre grand père qui est au agrafes sur le rappel de sa médaille coloniale des plus riche.
  7. Ca te laisse une bonne semaine pour peaufiner la partie théorie. N'oublie pas également que la motivation est très important également, il ne suffit pas de dire "je suis très motivé", tous doit "transpirer" de cette volonté.
  8. Bonsoir, "chose à moitié appréhendée, chose à moitié passé", c'est normal de stresser, l'être humain est ainsi fait, ou alors tu irais sans conviction. L'erreur est justement là, il ne faut pas y aller avec une barre, une moyenne mais en visant le maximum, l'excellence... après tu auras le résultat que tu auras, plus si tu te débrouille bien, ta première cible si ça va, moins si tu n'est pas en forme... mais il ne faut pas partir en visant bas. Tu candidate, on ne te demande pas de tout connaitre, comme quelqu'un qui postule dans une entreprise, il est bien de connaitre se que produit l'entreprise, l'organisation de celle-ci, son mode de fonctionnement... La culture militaire s'apprend en étant dans le milieu, en immersion. Par contre l'organisation, la chaine hiérarchique, les grandes missions, le rôle des armées et de ses principaux chef sont une base importante. Donc travaille bien cela, puis un peu avant pose les livres et repose toi l'esprit. On croise les doigts, merci de nous tenir au courant.
  9. Vous intégrez prochainement la Marine Nationale ? Cet argot vous sera bien utile. Le langage parlé dans la Marine Nationale est riche en termes, mots, sigles, acronymes et expressions spécifiques. Pour permettre à tous de comprendre ce jargon, le service d’information et de relations publiques de la Marine a mis en ligne en janvier 2003 un lexique du vocabulaire de la Marine Nationale. Les marins fraîchement recrutés, qu’ils soient matelots ou aspirants, peuvent souvent mettre de nombreuses semaines à se familiariser avec la vie à bord ou à terre, voir même à s’intégrer parmi l’équipage, tel un immigré dans une nouvelle nation essayant désespérément d’intégrer sa nouvelle culture. Les termes retenus sont issus du langage courant dans la Marine du XXIème siècle, bien que le premier dictionnaire de ce type est apparu en 1687 avec le Dictionnaire des termes propres de Marine réalisé par Desroches que vous pouvez lire gratuitement en le consultant ici. Les expressions ci-dessous faciliteront ainsi l’intégration des nouveaux arrivants qui comprendront après bonne lecture que les attributs du Président ne sont pas nécessairement ses organes reproductifs, et qu’avoir des sardines sur les épaules n’a aucune incidence sur l’odeur du porteur. Ou qu’un marga a autant sa place dans l’institution que ceux déployés en opex. https://actumaritime.com/2020/01/20/vous-integrez-prochainement-la-marine-nationale-cet-argot-vous-sera-bien-utile/?fbclid=IwAR3Zxdf3hjkpou09M2t_KyLYv-RANu1MiRjpu3_hmeQK_iK42Xs_JIx9uic
  10. Le saviez vous, Bouchon gras (tient, tient...) Vêtu d’un bleu de travail, un chiffon graisseux dépassant souvent d’une de ses poches, on le sent généralement avant de le voir, car émane de lui une douce fragrance de gasoil. Lorsqu’on lui serre la main, cette dernière est souvent huileuse, le dessous des ongles noircis par les hydrocarbures. Vous l’avez sans doute reconnu : c’est le mécanicien naval. Descendants des chauffeurs des cuirassés du début du XXe siècle et petits-fils des « vaporistes » et autres « mazoutiers », les « mécans » ont bien évidemment eu le droit, comme d’autres marins, à leur surnom : « bouchons gras ». L’origine de ce surnom viendrait du bouchon d’étoupe qu’ils utilisaient pour éponger les tâches d’huile. On en trouve les premières traces dans des textes du début du XXe siècle et, à l’époque, « bouchon gras » coexistait avec un autre surnom donné aux mécaniciens chauffeurs : « pieds noirs ». Sans doute parce que ces derniers travaillaient les pieds dans le charbon au milieu des fourneaux des chaudières.
  11. Affectueusement surnommé le roi Jean par ses hommes, le général d'armée Jean de Lattre de Tassigny meurt à 62 ans. Il a choisi la cavalerie à la sortie de Saint-Cyr (de la promotion qui précède celle des Juin, de Gaulle ou Bethouard) et sera d'ailleurs blessé par la lance d'un uhlan dans les premières semaines de la Grande Guerre en 1914 (voilà donc un homme qui aura combattu à cheval comme officier subalterne et qui connaîtra l'entrée dans l'ère atomique comme général d'armée). Mais, lorsque commencera la guerre des tranchées où la cavalerie n'avait plus sa place, il demandera à passer dans l'infanterie. C'est ainsi que, peu avant la Deuxième Guerre mondiale, il commandera le 151e régiment d’infanterie à Metz, laissant dès cette époque le souvenir d'un chef au comportement atypique. Dans l'armée d'armistice, il commande la Région dont le siège est alors à Montpellier et galvanise ses troupes pour la préparation de la revanche, tout en s'intéressant de très près à la jeunesse des camps de jeunesse. Ses tentatives pour s'opposer à l'invasion de la zone sud en novembre 42 lui valent d'être emprisonné par le gouvernement de Vichy... Il s'évade de la prison de Riom avec le concours de sa femme et de son jeune fils Bernard. Il gagne Londres puis Alger. Pour les combats de la Libération et la période qui suit, il prend des décisions et donne des impulsions qui réorientent puissamment l'armée de terre : amalgame des troupes venues d'Afrique du Nord et des unités FFI ; Création de l'école des cadres de Rouffach, dont l'esprit orienté vers une vie rustique en plein air et la pratique intensive du sport anticipe le style qu'il impulsera à Saint-Cyr dont il obtient l'installation à Coëtquidan, en lieu et place de la banlieue parisienne ; amalgame à Saint-Cyr - Coëtquidan des recrutements directs et semi-directs au sein de l'École spéciale militaire interarmes, qui allait exister jusqu'en 1960. Le commandement en chef en Indochine lui échoit sur sa demande alors qu'il était inspecteur général de l'armée de terre (Juin avait décliné la proposition). Le témoignage de son fils Bernard, alors lieutenant sur ce théâtre d'opérations et qui devait y laisser la vie, a incontestablement joué un rôle dans cette décision. Nommé maréchal de France sur son lit de mort, il est inhumé dans son village vendéen de Mouilleron-en-Pareds, où il est le concitoyen de Clemenceau.
  12. On s'en aperçoit à plus petite échelle, en tirant un certain nombre de cartouches avec des armes individuelles, l'odeur de la poudre enivre le tireur, c'est effectivement assez agréable. Soyons réaliste, durant les conflit armées de certaines ampleurs, des cadavres (d'hommes, d'animaux) sont en décompositions à l'air libre. En Normandie, durant la poche de Falaise et notamment dans le "couloir de la mort" Il ne sera sans doute jamais possible de dresser un bilan exact des pertes allemandes de cette bataille. Les hypothèses les plus courantes font apparaître environ 5 000 à 6 000 morts, 30 000 à 40 000 prisonniers et une perte matérielle estimée à 5 000 véhicules. https://fr.wikipedia.org/wiki/Poche_de_Falaise Du témoignage des habitants ayant tenté de revenir, une odeur pestilentielle et une sorte de nuage noir, en fait des mouches. Après, Marius dans le reportage sur le stage commando marine, en fouillant les caissons des élevés, il s'adresse à un élève et lui dit "pour as tu pris du déodorant, pour mieux te faire repérer sur le terrain". Que dire de ceux qui se recouvrent d'excrément pour ne pas se faire détecter...
  13. Le 10 janvier 2022, le Bataillon #Savoie a rendu les honneurs militaires au sergent Jérémy Amoroso, engagé à la 3ème compagnie depuis 2003. Ses frères d'armes conserveront la mémoire de sa bienveillance, de son esprit de cordée et de son sourire. En présence du gouverneur militaire de Lyon, du général commandant la 1ère division et du général commandant la 27e BIM, le 13e BCA a serré les rangs autour de sa famille et de ses proches. cette cérémonie marque le profond respect de notre institution envers celui qui nous a quitter le 31 décembre 2021 lors d'une mission courte durée à la Réunion. Le bataillon se tient et se tiendra auprès de ses proches en mémoire de son engagement. (Source : Armée de Terre Défense Sud-est 1re Division 27e brigade d'infanterie de montagne)
  14. Une reconnaissance méritée pour ce dernier représentant des Commandos d'Afrique ayant tant sacrifié au succès du Débarquement de Provence, entre autres faits d'arme remarquables. J'ai eu l'honneur de croiser Pierre Velsch au mémorial du débarquement de Provence, au mont Faron de Toulon, en septembre dernier lors des journées du patrimoine. Mais qui est Pierre Velsch ? Pierre Velsch va fêter ses 95 ans ce 27 mars 2021. Né à Alger le 27 mars 1926, il est, avec le Grenoblois Henri Fabre, l’un des deux derniers Commandos d’Afrique ayant participé au Débarquement de Provence en gravissant, avec ses compagnons, le Cap Nègre dans la nuit du 14 au 15 août 1944. Il n’avait que 18 ans ! La passion intacte de faire perdurer l’Histoire Toujours bon pied bon œil, dès que le jour se lève, il ne déroge pas à sa marche quotidienne dans les rues du Lavandou, adopté en 1995, avec sa chère Lucienne épousée à Alger, qui lui a donné deux enfants Martine et Richard. Quatre petits-enfants et deux arrières-petits-fils entourent aussi leur "pépé", tellement riche d’une extraordinaire aventure pour la reconquête de la France. Il sait faire revivre et conter avec passion ce que vécut ce régiment, bien souvent oublié dans les récits historiques, et les épopées de combats. Une mémoire qui ne lui fait jamais défaut et dont il a su faire profiter de nombreux écoliers, lycéens des communes varoises ou lors de conférences jusqu’à l’annonce d’une actuelle autre guerre par le président Macron, celle contre le Coronavirus ! La mémoire vivante du débarquement de 44 Avec l’association « le Souvenir Français », il a fait revivre à de nombreuses jeunes générations le cheminement du débarquement de 44 et de cette belle page d’Histoire, qui a ouvert les voies de la liberté. Il espère bien pouvoir reprendre ce devoir de mémoire lorsque reviendront des jours meilleurs. Masqué, le fier soldat est toujours au garde-à-vous lorsqu’il s’agit de son amour pour le Lavandou : « Il y a eu bien sûr ce souvenir de la libération qui reste en moi, mais j’ai pu aussi apprécier ce village du Var en y étant quelques temps en convalescence à la Calanque, gérée alors par la Croix-Rouge pour les Commandos ayant besoin de repos. Pour l’anecdote, j’avais eu les pieds gelés dans les Vosges en poursuivant le combat jusqu’à la frontière allemande. J’ai eu envie d’y revenir un jour ». Une envie qui est au final devenue une réalité quelques années après. La fierté de la Légion d’Honneur Le Commando poursuit son récit : « A la fin de la guerre, j’avais repris ma vie professionnelle à la Banque d’Alger jusqu’à l’indépendance de 1962, quand, avec ma famille nous avons alors gagné Paris. J’ai pu être embauché à la Banque de France. C’est en 1980 que nous avons pris la route du Var où nous avons pu trouver à nous loger à Toulon, avant de nous installer au Lavandou en 1995. Depuis, j’y vis heureux ». Durant sa brillante carrière militaire, de nombreuses médailles de reconnaissance ont été attribuées à Pierre Velsch : Médaille militaire, Croix de guerre, Croix du combattant volontaire… Mais ce dont il est très fier, c’est d’avoir été élevé au grade d’Officier de la Légion d’Honneur. Distinction remise en 2014 par le Ministre Frédéric Cuvillier. Aujourd’hui, il manque à ce libérateur le grade bien mérité de Commandeur. Ce qui ne devrait pas laisser insensible le président de la République, qui a salué cet engagé volontaire, lors des manifestations de la Libération à Bormes-les-Mimosas. (Source : Var matin - Destimed Francine Marie - Bunker sud de France, histoire du sud de la France WWII et collectionneur)
  15. Il y a un peu plus de 65 ans, le 1er décembre 1956, le paquebot La Marseillaise, transformé en navire hôpital, arrivait au port de Toulon. Retour sur un des épilogues de la "Bataille de Suez" .... Le paquebot La Marseillaise, qui a été transformé en navire hôpital, vient d'arriver à Toulon. Il rapatrie les militaires, malades ou blessés lors des combats qui ont opposé les troupes aéroportées françaises aux Égyptiens lors de l'attaque du canal de Suez, afin d'être soignés à l'Hôpital Sainte-Anne. Le bateau ramène également 40 Français et 240 étrangers que l'Égypte vient d'expulser. L' "Affaire de Suez" a, bien entendu, des répercussions dans la région. Les bâtiments qui ont canonné le canal en proviennent, ainsi qu'une partie des troupes qui y ont été parachutées ou débarquées. L'attaque, préparée conjointement par les Français, les Britanniques et les Israéliens, visait à "punir" le colonel Nasser qui régnait alors sur l'Égypte et qui venait de nationaliser le canal de Suez le 26 juillet 1956 (et de mettre sous séquestre les biens de la Compagnie du canal). La riposte qui n'avait pu s'effectuer immédiatement a été déclenchée le 29 octobre avec l'invasion de Gaza et du Sinaï par Israël, suivie aussitôt d'un ultimatum lancé par les Français et les Anglais aux deux belligérants sous prétexte de protéger le canal, où l'armée israélienne, commandée par le général Dayan, arrivait. Le refus (prévu) des Égyptiens entraîna le bombardement de leur pays le 31 octobre, puis le déclenchement d'une opération aéroportée sur Port-Saïd et Port-Fouad par les parachutistes coloniaux français et les commandos du 11ème Choc, le 5 novembre, suivi d'un débarquement britannique, appuyé par un bombardement naval, le 6. La ville de Port-Saïd, où les combats ont fait rage, a été sévèrement endommagée. Grâce en particulier à leur suprématie aérienne, les assaillants sont venus à bout de la défense égyptienne et s'apprêtaient à marcher sur Le Caire quand le cessez-le-feu intervint. Il avait été imposé par l'action conjointe de l'URSS, alliée de l'Égypte, des États-Unis, dont le président, le général Eisenhower, en passe d'être réélu, avait peu apprécié une initiative visant à lui forcer la main, et des Nations Unies où l'action franco-britannique avait été presque unanimement condamnée. Les envahisseurs doivent se résigner à évacuer et à rapatrier leurs troupes. En représailles, les Égyptiens expulsent les ressortissants des pays qui les ont attaqués. La communauté juive d'Égypte (soit environ 75 000 personnes) est particulièrement menacée. La plupart iront en Israël, mais on estime à près de 10 000 ceux qui viendront s'installer en France et qui formeront en fait la plus grande partie des rapatriés d'Égypte. Le bâtiment qui arrive à Toulon au matin assure avant tout un transport sanitaire. La Marseillaise est un ancien paquebot de luxe de 19 000 tonneaux, faisant la ligne d'Extrême-Orient, qui a été transformé en navire-hôpital avec toutes les installations indispensables (radiographie, salles d'opération, piste d'atterrissage pour les hélicoptères, etc.). L'essentiel de ses passagers est constitué de soldats, malades ou blessés lors des combats, qui vont être soignés à l'Hôpital Sainte-Anne. À noter la disproportion des pertes entre les belligérants : aux 10 morts et 33 blessés français et aux 16 morts et 96 blessés britanniques s'opposent les 1 650 morts et les 4 500 blessés égyptiens. Les civils font partie des premiers expulsés, la plupart sont Britanniques ou apatrides, quelques-uns sont Belges. Les 40 Français sont aussitôt pris en charge par le Centre d'accueil des rapatriés des Bouches-du-Rhône et seront orientés vers la villa "Les Vagues" à Saint-Cyr-sur-Mer, qui est le premier centre d'hébergement ouvert pour cette population. Plusieurs milliers de rapatriés de conditions modestes bénéficieront de cette aide. On estime à plus de 2 000 ceux d'entre eux qui s'installeront à Marseille. (Source : aviation navale-Marine Nationale)
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