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Showing content with the highest reputation since 02/24/2019 in all areas

  1. 6 points
    BONNES FÊTES DE NOËL A TOUTES ET A TOUS ! BON COURAGE POUR LES VOYAGEURS !
  2. 4 points
    Bonjour ! J'aimerais partager avec vous un programme sportif d'entrainement pour se préparer au mieux aux épreuves rencontrées au CSO. J'ai trouvé ce PDF sur le site des Pompiers de Paris dans la catégorie recrutement. Ce PDF propose : une fiche FORCE ENDURANCE, une fiche FORCE VITESSE, une fiche PRÉPARATION AU LUC LÉGER et une dernière fiche PRÉPARATION A L'INCORPORATION. Ce qui m'a le plus intéressé, c'est la fiche de préparation au luc léger (mon point faible), ils vous donnent 16 séances détaillées pour améliorer votre endurance et votre performance au luc léger. Et ça donne aussi plusieurs possibilités de séances en fractionnées, fini le 30's/30's de base... Moi personnellement ça m'a beaucoup aidé à progresser au luc, j'ai gagné plusieurs palier avec leur méthode. Alors oui, beaucoup d'entre vous ne vont pas rentrer à la BSPP, mais vu qu'on passe tous les mêmes épreuves au CSO, ce PDF est très utile. De plus, c'est toujours bien d'avoir un programme à suivre qui est déja tout fait. Voilà je vous le met en PDF ici et aussi le lien de la page au cas où. Désolé si ce programme a déjà été partagé, j'ai bien fouillé mais je n'ai rien trouvé de similaire sur le forum. https://www.pompiersparis.fr/fr/s-engager/les-epreuves-de-selection/se-preparer-pour-reussir programme sportif de preparation aux epreuves de selection.docx
  3. 4 points
    BONNES FÊTES DE RÉVEILLON
  4. 4 points
    Merci à vous deux, J'adresse aussi mes voeux de joyeux noël à tous les membres du forum, et bien évidemment je n'aurai garde d'oublier ceux de nos frères d'armes qui sont en Opex loin leurs familles et de leurs enfants, ainsi qu'aux dites familles qui sont dans l'espoir, parfois dans la tristesse ou le deuil. bonnes fêtes à tous.
  5. 4 points
    Bonnes Fêtes à toute l'Equipe du Forum ainsi qu'a Toutes et Tous les membres et à vos familles ! Bonnes Fêtes à celles et ceux qui sont en Opex ou en Sentinelle et leur famille ! Pensées aux blessés, aux familles qui ont perdu un être cher. Jedi et Padawan ... Que La Force soit avec vous !
  6. 4 points
    Bonjour. Je vois qu'à 30 ans d'écart, rien n'a changé. Je n'ai à l'époque trouvé qu'un seul échappatoire, après X refus d'être reçu par mon chef de corps pour évoquer ma situation et essayer de trouver une solution. Mon épouse alitée et malade en amaigrissement dangereux pour sa santé, moi même à 500 kms de là, alors même que je partais régulièrement en manoeuvre et que je ne rentrais au domicile qu'un week end sur 3 ou 4, voire plus, j'ai fini par faire une demande de changement d'arme (qui a miraculeusement été acceptée) pour atterrir dans un bureau et pouvoir être chez moi chaque soir, même si pour cela j'avais deux heures de transport matin et autant le soir. Que n'ai je entendu! Que je crachais dans la soupe, que j'étais un lâcheur, que je bousillais ma carrière, que je n'étais pas un bon militaire, etc etc... J'ai fait le choix de ma famille au détriment de celui des intérêts de l'armée (hum, ça reste à vérifier! car l'arme et le régiment où j'étais ont bien continué de tourner sans moi qui n'était pas le sous/officier le plus indispensable. En existe t'il d'ailleurs?). Je l'ai payé dans mon avancement, et j'ai vécu une fin de carrière plutôt chaotique. Tant pis car j'ai fait ce qui me semble être le plus en phase avec mes valeurs. Des valeurs de soutien de ma famille avant la réussite professionnelle. Mais à la lecture de cette pétition, je découvre que subsiste encore des gens, des petits chefs, qui à leur niveau se permettent de remettre en cause des directives nationales et freinent des décisions qui tombent sous le sens. Un peu d'humanité et de respect de l'individu que diable! Je n'ai connu dans ma carrière que deux chefs de corps (c'est bien peu en 30 ans) qui prônaient ces valeurs AVANT le reste. Deux personnes qui ont osaient dire devant le régiment rassemblé que c'est la famille, le bien être en famille qui conditionnent tout. Et en particulier, l'ardeur au travail et qui, in fine, rend service à l'institution. Il faut un peu d'ouverture d'esprit pour comprendre cela. Je souhaite vraiment que cette maman et son conjoint puissent se retrouver ensemble au quotidien pour s'épauler et se soutenir mutuellement, car le combat qu'ils mènent ensemble pour vaincre la maladie ne se gagnera que comme ça. Et grâce à leur petite puce.
  7. 3 points
    Une photo superbe liberé par le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines du Ministère de Culture du navire de recherche Pressure Drop et du mini sous-marin biplace Triton Limiting Factor dans le site du Minerve. Un autre article sur la plongée au Télégramme https://www.letelegramme.fr/soir/sous-marin-la-minerve-la-a-2-250-m-de-profondeur-j-ai-vu-la-tombe-de-mon-pere-04-02-2020-12495277.php
  8. 2 points
    L'Armée Française à fait son travail comme le prouve d'une part, le Congrès Américain qui à souligné la qualité des opérations menés par nos Forces Spéciales dans ce pays et, d'autre part, le travail de certaines unités avec la population civile en particulier à Kaboul dans le cadre de l'ISAF Il est regrettable que le politique est décidé de s'affranchir de l'ISAF et que nos unités aillent au combat avec le drame que nous avons connus. Le conflit Algérien à prouvé "l'Expertise" des solutions mises en œuvre de notre armée dans le cadre du quadrillage, des commandos de chasse ("les yeux des unité"s) des opérations de ratissage héliportés du Général Challes, et du contre terrorisme par les services du 5) bureau de guerre psychologique et des services secret qui ont infiltrés et permis l’auto-destruction de la résistance intérieure du FLN (appelé "la Bleuïte") J'ignorais cette forme d'activité révélée il n'y a pas si longtemps et je ne fais pas mention dans une étude sur = " De l'Afghanistan et de la Guérilla", "De l'Afghanistan et de la Guerre", ici même qui était une tentative d'explication simple, Historique et un peu personnel sur mes rencontres et entretiens avec divers responsables militaires tant aux USA et qu'en Océanie. pour les jeunes gens venant sur notre forum sans expérience militaire et se posant des questiosn.
  9. 2 points
    22 mois la bas...de bons et de mauvais souvenirs....mais on a fait le boulot demandé a l'époque donc le reste n'est que de la littérature pour un militaire ...qu'est ce qu'on se marre et snif
  10. 2 points
    Bonjour à tous, je me permets de poster ce sujet pour aider les futurs candidats dans leurs préparations, plus particulièrement l'épreuve des tractions. , Un sujet existe déjà mais je souhaitais pouvoir partager le programme personnel que je m'était fixé et qui à eu à mon sens de bons résultats. Ce "programme" s'adresse aux personnes qui réussissent à passer entre 1 et 5 tractions Donc 60 jours pour progresser aux tractions, je précise que j'ai commencé mon entraînement avec un maximum de 3 tractions complètes / déverrouillées. Le matériel nécessaire : une barre de traction, un élastique d'aide aux tractions (10 euros) et un sac a dos. En introduction je refait le point sur l'épreuve en elle même : qui demande un maximum de répétitions, sans échauffement spécifique préalable, sans limite de temps. Donc j'ai voulu adapter au mieux l'entrainement à ces conditions d'évaluations et chercher à faire évoluer la première série. Ce "programme" se fait un jour sur deux. Vous pouvez vous échauffer en faisant 2 séries de 10 pompes si possible, sinon du gainage. Pensez également à terminer si possible chaque séance par 100 ados en petites séries de 20 ou du gainage 4 fois 45 secondes. Voila le déroulé ; Pour les jours 1 , 3 , 5 : 5 série de Répétitions MAX avec 2 minutes de repos, puis 5 séries de répétitions max avec l'élastique, avec 2 minutes de repos (La descente lors de l'exercice doit être contrôlée) Pour les jours 7 , 9 , 11 : 5 série de Répétitions MAX avec 2 minutes de repos, puis 8 séries de répétitions max avec l'élastique, avec 2 minutes de repos (La descente lors de l'exercice doit être contrôlée) Jour 13 et 15 : 5 tractions , puis 5 séries de votre max , puis 5 séries avec l'élastique ( 2 minutes de repos entre les séries) Jour 17 et 19 : 6 tractions , puis 5 séries de votre max , puis 5 séries avec l'élastique ( 2 minutes de repos entre les séries) Jour 21 et 23 : 7 tractions , puis 5 séries de votre max , puis 5 séries avec l'élastique ( 2 minutes de repos entre les séries) Jour 25 et 27 : 8 tractions , puis 5 séries de votre max , puis 5 séries avec l'élastique ( 2 minutes de repos entre les séries) Jour 29 et 31 : 9 tractions , puis 5 séries de votre max , puis 5 séries avec l'élastique ( 2 minutes de repos entre les séries) Jour 33 et 35 : 10 tractions , puis 5 séries de votre max , puis 5 séries avec l'élastique ( 2 minutes de repos entre les séries) Une fois arrivé a cette partie du programme vous êtes capables de faire 10 tractions, dans le cas ou vous stagnez sur un palier, répétez la séance jusqu'à réussir à passer une traction de plus sur votre première série tout simplement. Maintenant vous allez devoir travailler lesté, personnellement j'ai choisi des lests a 6 / 8 et 10 kilos. Pour ce faire, vous pouvez remplir votre sac à dos de bouteilles d'eau ou de cailloux. Jour 38 et 40 : 4 séries 6 répétitions à 6 kilos , puis 3 séries de 4 répétions à 8 kilos puis 3 séries de votre max à 10 kilos (2 minutes 30 de repos entre les séries) Jour 40 et 42 : 6 séries de 6 rep à 6 kilos, puis 3 séries de 5 rep à 8 kilos puis 3 séries de votre max à 10 kilos. (2 minutes 30 de repos entre les séries) Jour 44 et 46 : 4 fois 6 répétions à 8 kilos, puis 5 séries de votre maximum sans lests (2 minutes 30 de repos entre les séries)) Jour 48 et 50 : 4 fois 6 rep à 8 kilos, puis 6 séries de votre max (2 minutes 30 de repos entre les séries) Jour 52 et 54 : 10 séries de 6 répétions à 6 kilos jours 54 et 58 : 10 séries de 5 répétions 8 kilos Jours 58 et 60 : 8 séries de votre max sans lests. On pense à se reposer avant les tests et à manger / dormir correctement. J'espère que je pourrais en aider quelques uns, bon courage à vous tous
  11. 2 points
    Bonjour à tous, Pour les candidats, futurs candidats qui se posent quelques questions sur la Marine nationale, qui veulent aborder au mieux la phase d'entretien de motivation, que ce soit au CIRFA ou au CSO, un livre vient de paraître dans la collection "être". Dispo bien évidement sur internet et dans les librairies. Ca me paraît être un beau et bon bouquin. Il aborde une brève histoire de la Marine et ce qu'elle est aujourd'hui, avec les chiffres. L'organisation de la Marine, le statut du militaire. Il présente comment devenir marin, comment s'organise en gros la phase de recrutement, la carrière du marin avec ses différentes étapes (BAT BS...). Et ce qui fait la richesse de ce livre, il y a côté partage d'expérience avec de nombreux témoignages de marins au sein des bâtiments de surface, dans les sous-marins, chez les fusiliers, dans l'aéronautique navale, ou encore sur le quotidien des marins à terre, pour nombre de candidats qui se demandent ce qu'ils feront lorsqu'ils ne sont pas en mer. Une bonne lecture pour découvrir et/ou se préparer pour la suite !
  12. 2 points
    A l’école primaire, nous lisions (dictée également) le livre de Pierre Closterman (Le Grand Cirque), ses mémoires de guerre. Il nous a fait connaitre l'aviation. Il eut une carrière civile remarquable au même titre que sa carrière militaire. Il a vécu longtemps au Chesnay ou je travaillais au sein de mon groupe américain Litton. Aujourd’hui d'infâmes révisionnistes contestent ses victoires et même se permettent de tronquer les photos de son "Grand Charles" (un "Tempest") avec des croix noires de victoires effacées! ! A la libération, il fut démobilisé avec le grade de sous-lieutenant, lui qui avait commandé un "Wing" de la RAF avec le grade temporaire de "Wing Commander" (Lieutenant- colonel). Les petits résistants se vengeant de ces Français Libre qui avaient des médailles à profusion (citation). Un grand homme, un grand aviateur de combat, un volontaire pour se battre et un groupe d'amis (Américain, Britannique, Sud-Africain, Allemand et Japonais) se réunissant régulièrement après la guerre. Ouvrages et revues historique à lire. Passionnant !
  13. 2 points
  14. 2 points
    Le navire Seabed Constructor de la société Ocean Infinity, qui a trouvé les sous-marins argentin ARA San Juan et français La Minerve, a retrouvé l'épave du SMS Scharnhorst, un croiseur allemand de l’escadre de l’amiral Graf von Spee coulé le 8 décembre 1914 au large des côtes des îles Malouines pendant la première guerre mondiale.
  15. 2 points
    En ce jour du 11 novembre 2019, où nous commémorons pour la 101 fois l'armistice et la fin de la Grande guerre mais aussi tous nos soldats morts pour la France en OPEX, une question ce pose ; La mort du soldat est elle devenue intolérable ? Pour commencer ce sujet, je post un article de France Culture : Entretien | La société n'accepte plus la mort du soldat comme elle le faisait par le passé. Entre les grandes hécatombes de 14-18 et aujourd'hui, tout a changé. Professeur d'histoire militaire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Hervé Drévillon analyse ces évolutions. "Douze ans d'Afghanistan équivalent à 22 minutes de la guerre de 14-18 [en nombre de morts]" : Ces mots sont ceux de l'ancien chef d'état-major de l'armée de Terre Elrick Irastorza dans un documentaire diffusé sur France 2 en 2014. L'Embuscade revenait sur l'attaque des talibans contre un détachement de l'armée française en 2008 dans la vallée d'Uzbin. Cet affrontement avait causé la mort de dix soldats français, bilan le plus lourd depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983, qui avait tué 58 militaires. Dans les deux cas, ces faits ont soulevé une grande émotion. Pourtant, les bilans humains de ces attaques sont loin de ceux des grands conflits du passé. Lors de la Première Guerre mondiale, qui s'est achevée il y a 101 ans, 1,4 millions de soldats français ont été tués. Entre hier et aujourd'hui, beaucoup de choses ont changé : intolérance à la violence, protection de l'individu, respect de la vie humaine, pacification de la société, nouvelles doctrines militaires, prise en compte de l'opinion publique... À l'heure où un mémorial aux soldats morts en opérations extérieures depuis 1963 est inauguré ce lundi, entretien avec l'historien Hervé Drévillon, professeur d’histoire militaire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’institut des études sur la guerre et la paix. Nombre de soldats français tués lors des principaux conflits depuis 1914.• Crédits : Visactu - Visactu Le métier de soldat a toujours impliqué d'être prêt à sacrifier sa vie pour défendre son pays. Mais entre la Grande Guerre, où les pertes humaines sont considérables et consenties, et aujourd’hui, où la mort d’un militaire est considérée comme un échec, qu’est-ce qui a changé ? Deux choses ont changé et la première est l'évolution du rapport des sociétés à la mort. Au sortir de la Première Guerre mondiale, il faut rappeler un autre événement marquant : l'épidémie de grippe espagnole qui cause la mort de 20 millions de personnes, plus que la guerre, 19 millions. À l’époque, les sociétés sont encore confrontées à ce péril épidémique de morts massives et la présence de la mort dans la vie quotidienne est beaucoup plus patente qu’aujourd'hui ; l'espérance de vie est plus faible. Le deuxième critère est le changement des pratiques de guerre. Aujourd’hui, les sociétés européennes sont impliquées dans des guerres qui sont d'une nature totalement différente de tout ce que l'on a vu pendant la Première Guerre mondiale : une guerre massive, engageant ou mettant en péril la totalité de la nation, la totalité de la population... Ces perspectives là n'existent plus : aujourd’hui, les guerres menées par les puissances européennes comme la France sont des guerres d'opérations extérieures. La société n'est plus du tout impliquée de la même façon. Et donc, le rapport de ces sociétés à la mort militaire, a aussi beaucoup changé. Par ailleurs, les types de guerres qui sont menées sont des guerres limitées, qui provoquent de faibles pertes : par exemple, la contre insurrection qui mélange le registre guerrier, policier et politique. Les dernières guerres de masse vécues par les sociétés européennes remontent à la Seconde Guerre mondiale. Il y a eu une résurgence avec les guerres de décolonisation, mais qui n'étaient pas vraiment des guerres de masse. Ainsi, la société française a perdu l'habitude de ce type de conflit et la mort du soldat est devenue numériquement plus faible. Les soldats de la Première et de la Seconde Guerre mondiale consentaient à leur sacrifice car ils défendaient le territoire et la Nation en péril, un cas de figure qui ne se pose plus aujourd’hui ? Exactement. On parle même de guerre totale pour désigner les deux conflits mondiaux, même si ce concept peut être discuté. Il s’agissait de conflits qui menaçaient et impliquaient l’ensemble de la société. Et cet engagement total et massif banalisait en quelque sorte les pertes militaires. Historiquement, y a-t-il une érosion du consentement au sacrifice ? Oui et on commence à voir cette érosion au lendemain de la Première Guerre mondiale, car la mémoire de ce conflit s’est construite sur le mode du sacrifice de la victime, plus que du héros. Regardez l'image archétypale du poilu telle qu'elle se construit dès les années 20. Au delà de la victoire, qui est célébrée par le défilé du 14 juillet 1919, quel est le personnage qui incarne le combattant de la Première Guerre mondiale ? C'est le soldat inconnu, qui est une victime. Il y a donc cette perspective victimaire, qui vaut aussi pour les gueules cassées, pas seulement pour les morts. Ce sont eux qui concentrent l'image du soldat de la Première Guerre mondiale, reprise par les associations d'anciens combattants, qui se sont construites dans ce module victimaire et dans une certaine forme de refus de la guerre. La Seconde Guerre mondiale n'a pas eu les mêmes effets en termes de pertes humaines mais malgré tout, le paradigme victimaire a resurgi. Et d'une certaine façon, je dirais que la Seconde Guerre mondiale a encore amplifié cette évolution qu'on a vu commencer au lendemain de la Première Guerre mondiale. L'ensemble constitue un moment décisif dans l'affirmation de cette posture victimaire, qui fait du soldat une victime plus qu'un héros. La doctrine militaire a-t-elle aussi évolué ? Effectivement, car la doctrine militaire, à la veille de la Première Guerre mondiale, intègre totalement la dimension du sacrifice. La pensée militaire de l’époque est obsédée par le constat de l'évolution des capacités de destruction et de la puissance de feu. On parle de guerre industrielle et tout le monde a parfaitement conscience que la prochaine guerre sera extrêmement sanglante, qu'elle provoquera beaucoup de victimes. Mais comment la doctrine militaire se positionne par rapport à cette problématique ? En valorisant ce que l’on appelle le facteur moral : la motivation patriotique et le culte du sacrifice. Cela apparaît comme un moyen de surmonter le développement des capacités de destruction. Mais c'est paradoxal, car la fin du XIXe siècle correspond aussi à l'affirmation de la République en France. Or, sur le plan militaire, la République s'est construite depuis la Révolution française sur le principe du respect de l'individu et sur le respect du soldat. On ne peut pas traiter le soldat comme de la vulgaire chair à canon car le soldat est un citoyen. Il y a un moment très particulier qui est le centenaire de la Révolution, en 1889. C'est le moment où est panthéonisé un personnage emblématique : Lazare Carnot. C'est lui qui a géré la guerre en 1793 et surtout en 1794. Et c'est lui qui a été ce gestionnaire vraiment très scrupuleux de la guerre de masse et qui a mené vraiment une guerre économique. C'est ce qu'il explique notamment dans ce qu'il appelle le système général des opérations militaires de la campagne prochaine, qu'il élabore en fin janvier 94. La Troisième République se réfère beaucoup au modèle de la Première République et à ce moment là, on voit évoluer la thématique du sacrifice et on voit se dessiner deux conceptions antagonistes du sacrifice militaire. Vous avez une conception que je qualifierais de totalitaire, même s’il s’agit d’un anachronisme car le terme n’est pas employé à l’époque. C'est la conception défendue notamment par les ligues d'extrême droite et en particulier par Maurice Barrès. Maurice Barrès dit : “L'individu n'est rien”. C'est une négation de l'individu, qui est aussi une négation de la singularité du citoyen. Et le citoyen, selon Barrès, doit se diluer dans les intérêts de la Nation, Nation qui est conçue comme une entité holiste. La Nation n'est pas la somme des individus mais une entité qui s'impose à tous les individus et c'est comme cela que cette conception se prolonge dans la dimension militaire et intègre totalement la dimension du sacrifice. Mais face à cette conception là, vous avez des théoriciens de la guerre et en particulier Jean Jaurès, qui publie en 1911 l'Armée nouvelle. Il assume pleinement la dimension sacrificielle mais il lui donne un tout autre sens. Dans cet ouvrage, il écrit (en substance) : “Comment peut-on faire pour qu'un soldat accepte de monter à l’assaut sous le déluge de feu ? Alors que ses camarades sont en train de mourir, alors que lui-même est menacé ? Cet objectif ne peut s'obtenir que par le consentement individuel”. C'est seulement par le consentement éclairé des individus qui acceptent, je le cite, de mourir pour une idée. C'est donc le principe de la République. Mais Jaurès est assassiné à la veille de l’entrée en guerre et cette idée de consentement du soldat meurt avec lui ? Par ailleurs, consentement difficilement atteignable ! À l’époque, le service militaire est obligatoire et la doctrine est celle de l’offensive à tout va, très coûteuse en vies humaines… Bien sûr, en pratique, ce principe du consentement est une abstraction. Parce que si l’on dit que le soldat doit être un individu éclairé et doit se sacrifier de façon délibérée, cela veut dire aussi qu’il doit avoir la liberté de ne pas consentir. Le fondement du consentement est d'inclure le non consentement. Sinon, c'est de la contrainte. Effectivement, il y a donc une dimension du consentement forcé et coercitive. Car il y a aussi un refus de la guerre dans la société française, mais qu’on a beaucoup occulté, notamment après la Première Guerre mondiale, à propos du sort des fusillés et des mutinés. On pense notamment aux fameuses mutineries de 1917. Donc, il y a aussi, bien sûr, un refus de la guerre. Et c'est cela le paradoxe du modèle républicain, qui réclame le consentement de l'individu sans accepter le non consentement. Car le non consentement pose un risque de déstabilisation de la République, un risque insurrectionnel, etc. Et donc, au moment de la Première Guerre mondiale, les autorités politiques et militaires, effectivement, ont eu des difficultés pour gérer cette dimension là. Et quand même, on a vu se mettre aussi en place une dimension coercitive à une dimension de, disons, de consentement forcé. Car il ne faut pas oublier que la Première Guerre mondiale a été une mise à l'épreuve de la République. Si la France avait perdu la guerre, le régime politique n’aurait probablement pas survécu. Il ne faut pas oublier que les guerres précédentes qui se sont terminées par des défaites, la guerre de 1870, les guerres napoléoniennes, ont provoqué des ruptures politiques : l'Empire s'est effondré en 1815, le Second Empire s'est effondré en 1870. Les guerres à cette époque là engageaient la totalité de la Nation. D’ailleurs, en 1940, la République ne survit pas à la défaite. En 1918, la République a finalement survécu mais elle est sortie renforcée de la Grande Guerre. Et la figure qui incarne la victoire n’est pas celle des maréchaux mais celle du soldat inconnu, ce qui est une forme d’héroïsation - et de victimisation - du citoyen individuel, du citoyen soldat. Et cela, c'est vraiment une symbolique républicaine. De la Première Guerre mondiale à nos jours, la doctrine militaire a-t-elle évolué vers l’économie des vies humaines ? On pense notamment à la guerre du Golfe. On avait beaucoup parlé à l'époque de l'objectif zéro mort de l'armée américaine. Absolument. Et il faut dire que la guerre du Golfe a été un moment décisif. En 1991, à une époque où la conscription existait encore en France, s'est posée la question d’envoyer des conscrits dans cette opération extérieure, qui allaient risquer leur vie. La guerre du Golfe a été un élément décisif dans le processus qui a amené cinq ans plus tard, en 1996, à la suspension de la conscription (et non à sa suppression) . Pourquoi ? Parce que le constat qui a été fait à cette époque a été de dire désormais, la France ne sera plus engagée que dans des guerres de type “opération extérieure”. D'une part, on n'a plus besoin de la levée en masse. Et d’autre part, ces actions ne mettent pas en jeu la survie de la Nation, ce qui fait que le pays s'en désintéresse globalement. La Nation est beaucoup moins impliquée dans les guerres d'aujourd'hui qu’elle ne l'était dans la Première Guerre mondiale. Et donc, effectivement, la doctrine militaire intègre totalement ce changement de paradigme, qui fait qu'on ne parle même plus de guerre, mais de conflit ou d’opération. En revanche, dans ce contexte là, la mort du soldat devient exceptionnelle et moins bien acceptée par la société ou acceptée différemment. Aujourd'hui, on s'aperçoit que la figure du héros militaire a totalement disparu. Le héros est le soldat qui s'est sacrifié et je dirais que l'une des figures qui incarne le plus cela est la figure du lieutenant colonel Arnaud Beltrame, qui a sacrifié sa vie pour sauver des otages (à Trèbes le 23 mars 2018). Et là, c'est un acte qui est à la fois un acte héroïque et un acte sacrificiel. Car l'héroïsme aujourd'hui est un héroïsme sacrificiel. On ne valorise pas un soldat qui aurait réalisé un fait d'armes ou qui aurait réussi à tuer plein plein d'ennemis de la France. On valorise dans la société les actions sacrificielles. De ce point de vue, la doctrine a évolué : désormais, le respect de la vie du soldat fait partie de l'équation militaire. La vie du soldat est même devenue un enjeu stratégique face au terrorisme, qui les vise directement. Alors qu'auparavant, protéger la vie des soldats était plutôt un facteur dans une donnée stratégique. Aujourd'hui, c'est un enjeu stratégique. Aujourd'hui, la mort d'un soldat est vécue comme un échec ? Exactement. La mort d'un soldat ou bien sûr aussi, la mort d'un civil. Parce que justement, c'est aussi la logique terroriste. Les terroristes savent que la mort d'un soldat a un effet social et politique. Il y a tout ce qu'on vient de dire sur le fait que désormais, la mort de soldats est moins acceptée. Et donc, du coup, le soldat devient lui aussi la cible d'actions terroristes, ce qui est quand même relativement récent. Auparavant, les soldats pouvaient être aussi la cible d'actions terroristes, mais c'était plutôt dans une perspective qui consistait à viser, à déstabiliser l'organisation militaire, etc. Il y avait des actions terroristes qui s'inséraient dans une perspective stratégique, je dirais classique. On visait des structures militaires pour affaiblir le potentiel militaire. Désormais, on vise le soldat tout simplement parce que c'est un soldat français et donc parce que l'on recherche un effet politique à travers cela. Quant aux affrontements massifs du passé, les sociétés n’y sont plus prêtes aujourd’hui ? Oui, c’est ce que l’historien John Keegan écrit dans son livre traduit en français en 1975 sous le titre Anatomie de la bataille. Il s’agit d’un livre d’histoire où il étudie les batailles d'Azincourt en 1415, de Waterloo en 1815 et de la Somme en 1916. Il montre que dans ces batailles, justement, il y a un élément qui est important, qui est le sort des individus et qui est la façon dont le soldat individuel vit le combat. Cela a été une grande innovation historiographique. John Keegan dit que le combattant est aussi quelqu'un qui souffre, qui a du mal à respirer, dont la vue est perturbée par la fumée, qui est agressé par le bruit des gémissements de ses camarades en train de mourir, qui peut avoir chaud, qui peut avoir froid. Il propose donc d'étudier les batailles à l'échelle de l'individu. Mais il explique à la fin de l'ouvrage, dans une sorte de postface, que d'une certaine façon, cette attention portée au sort de l'individu est aussi le produit de l'Histoire. Il se situe dans cette Histoire et s’interroge : où en est-on ? Dans les années 1970, au moment où il écrit, les doctrines de l'OTAN et du Pacte de Varsovie sont d'envisager un affrontement massif des armées dans les plaines d'Europe centrale, un affrontement qui se jouera dans une violence radicale. On en était même arrivé quelques années après à envisager l'usage des armes nucléaires sur le champ de bataille. C'est ce qu'on a appelé le nucléaire tactique. C'est dire à quel point on était dans une perspective de la radicalisation de la violence de guerre. John Keegan explique que cette perspective là, qui est le fondement des doctrines militaires de l'OTAN et du Pacte de Varsovie, est devenue, selon lui, totalement irréaliste parce que les sociétés ne sont plus en mesure d'accepter cette dimension de guerre de masse. Il dit bien que les sociétés ont été épuisées par l'Histoire : les batailles d'Azincourt, de Waterloo, de la Somme et toutes les autres. Cet épuisement des sociétés, ainsi que le changement socio culturel de l'individu, le développement de l'individualisme, tout cela fait que ce type de guerre est désormais devenu impossible, inacceptable. Et Keegan montre aussi très bien que dans les guerres qu'il évoque, de la fin du Moyen-Âge et de l'époque moderne, le fondement de la tactique était l'exposition du soldat. Dans une bataille de cette époque là, le soldat n'est pas protégé. Il porte un uniforme très voyant, parfois même chatoyant, il n'a aucun système de camouflage, aucun système de protection, il ne porte pas de casque… Et cette approche a duré jusqu’en 1914 : les soldats français portent un pantalon rouge garance et une casquette ou un képi sur la tête. C'est seulement en 1915 que va être introduit le casque qu'on appelle le casque Adrian. Il a donc fallu attendre 1915 pour entrer dans cette logique de protection du soldat, alors qu'auparavant, par définition, la guerre consiste à exposer le soldat à la mort. 101 ans après la Grande Guerre, la mort du soldat est devenue intolérable 11/11/2019 (mis à jour à 06:55) Par Maxime Tellier ( Source : France Culture https://www.franceculture.fr/histoire/101-ans-apres-la-grande-guerre-la-mort-du-soldat-est-devenue-intolerable?fbclid=IwAR0YE_nvoT140dQ7Kg6n5avDGq-jowCQbABiQatLMzn3WASom4t5zHTM2gc )
  16. 2 points
    Bonjour je fais mon incorporation au 8 rpima en décembre. Je tenais à remercier ceux qui m’ont aidé a avoir des renseignements sur les para. Si comme moi y’a des personnes qui font leurs incorporation au 8 n’hésitez pas de me le dire 😁
  17. 2 points
    De cette manière il " tient " l'Europe, qui ne souhaite pas voir un afflue de migrants sur son sol, ce n'est pas un secret et il en joue. Triste.
  18. 2 points
    Le navire-école de la Marine argentine, la frégate ARA Libertad, face au port de Brest.
  19. 2 points
    J'ai connu l'épouse du général du Pâris de Bolladière et je lm suis entretenu par courrier par la suite sur les activités de son époux, entre autre sur l'Indochine et ses relations avec le général Massu son supérieur direct. .Il y a plein d'anecdotes car en Indochine elle chassait le Tigre avec un couple habitant par la suite dans ma résidence actuelle et voisin direct. Femme adorant l'humour Voici ce que j'ai écrit sur général du Pâris de Bolladière en m'inscrivant sur notre ancien forum = Bonjour, Je suis Janmary et je viens tout juste de m'inscrire suite à votre question ! Les commandos noirs ont été crées par le Colonel Roger Barberot sous l'autorité du Général Pâris de Bollardière ! Ces commandos par unité de 5 membres ou multiple avaient pour but de "nomadiser" et de rester en contact avec la population ! Le célèbre créateur de la revue "l'Express" , Jean-Jacques Servan Schreiber fut lieutenant en Algérie à la tête d'une unité de commando noir ! Son livre, aujourd'hui introuvable, est un peu romancé ! Par contre, le Colonel Roger Barberot à écrit un ouvrage : MALAVENTURE EN ALGERIE avec le Général Pâris de Bollardière Chez PLON 1957 On peut trouver cet ouvrage chez www.chapitre.com qui possèdent encore un petit stock ! Les renseignements donnés ici sont issus de ce livre et de mes conversations avec Madame veuve Pâris de Bolladiére avec qui je fus en relation quelque temps ! Par contre, je n’ai pas connu le général : j'ai été en Algérie qu'en 1962 ( service militaire de 1961 à 1963 ) en tant que commando de chasse régimentaire pour une brève période ! J'espère avoir répondu à votre question ! A plus Janmary
  20. 2 points
  21. 2 points
    Le premier OPV pour la Marine argentine. Les travaux sur le bassin Vauban du port militaire de Toulon, en charge de Naval Group, sur le patrouilleur hauturier ARA Bouchard, ex L'Adroit, ont fini.
  22. 2 points
    Grand général Français, peu connu du publique, Nicolas ROUMIANTZOFF. Nicolas Roumiantzoff, aristocrate russe (comte), né le 9 mai 1906 à Yanovka en Russie et mort le 15 avril 1988 au Val-de-Grâce à Paris en France, Fils d'un général de cavalerie de l'armée du Tsar, contraint de quitter la Russie lors de la révolution de 1917, il trouve refuge auprès de sa grand-mère en Bretagne (France). Nicolas entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1924 à titre étranger. Il en sort sous-lieutenant (promotion du Rif) en 1926. Il est alors affecté à la Légion étrangère et sert au 1er régiment étranger de cavalerie, en Tunisie tout d'abord (1927-1929) puis au Maroc (1929-1935). Lieutenant en 1928, il reçoit, en 1932, le commandement du 3e escadron des cavaliers Tcherkesses en Syrie (1932-1935). De nouveau affecté au 1er REC en 1936, d'abord au Maroc puis en Tunisie, il obtient la nationalité française en 1939. En avril 1940, il participe, avec son escadron à cheval, à la campagne de France, au sein du groupement de reconnaissance divisionnaire no 97 (GRD 97). Blessé le 24 mai 1940, il est fait prisonnier. Il s'évade puis, après l'armistice, est de nouveau affecté au 1er REC, au Maroc. Incarcéré à Ceuta pour avoir essayé de rejoindre la France libre, il s'évade puis rejoint les « Français libres » à Londres. Promu au grade de capitaine, il est affecté à l'état-major du général De Gaulle. En 1942, il débarque à Beyrouth et devient commandant en second du Groupement de reconnaissance de corps d'armée (GRCA), unité qui deviendra plus tard le 1er Régiment de marche de Spahis marocains. Il est de nouveau blessé en août 1942 en Libye. Il se distingue ensuite au combat de l'Himeimat lors de la bataille d'El Alamein. Chef d'escadrons en 1943, il s'illustre en Tunisie au combat de l’oued Gragour, où il bloque l'offensive de Rommel. Il est intégré avec son unité à la « force L » du général Leclerc. Le 2 juin 1943, il est décoré de la croix de la Libération par le général De Gaulle. Il rejoint la 2e division blindée et fait mouvement vers l'Angleterre avec son unité, le régiment de marche des spahis marocains, en mai 1944. Promu lieutenant-colonel en juin de la même année, il débarque en Normandie le 1er août 1944, avec la 3e armée américaine. Il est le premier, avec son groupement léger, à atteindre la place de l'Étoile, à Paris, le 25 août 1944. Poursuivant les combats en France, il devient chef d'état-major de la 10e division d'Infanterie fin septembre 1944. À l'issue de la guerre, il est affecté au cabinet militaire du ministère de la défense, puis, après un bref séjour à Beyrouth, rejoint l’Indochine en 1948 en qualité de commandant du secteur de Quang-Tri. En janvier 1949, il est blessé une troisième fois. En octobre de la même année, il prend le commandement du secteur est du Cambodge. En 1950, Nicolas Roumiantzoff prend le commandement du 4e Régiment de Chasseurs d'Afrique (4e RCA), dans le sud tunisien. En 1953, il est promu au grade de colonel et sert de nouveau en Indochine, où il commande le groupement mobile n°3. En 1955, il commande le groupement mobile n°7 à Saarburg (Allemagne) avant de rejoindre l'Algérie pour y être affecté au commandement du secteur d'Aflou. De retour en métropole, le colonel Roumiantkoff est affecté à l’état-major de la 8e Région militaire et prend, en 1961, le commandement de la subdivision de Chambéry. Titulaire de 22 citations dont 11 à l’ordre de l’armée, il est inscrit à la liste et nommé en 1re section des officiers généraux général de brigade en janvier 1962. Puis, à sa demande, il est affecté en 2e section à partir de juillet de la même année. Retiré à Paris, Nicolas Roumiantzoff décède à l’hôpital du Val-de-Grâce, le 15 avril 1988. Ses obsèques ont lieu en l’église Saint-Louis des Invalides. Il est inhumé à Saint-Pierre-de-Rivière dans l’Ariège. ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Roumiantzoff ) • Grand Officier de la Légion d'honneur • Compagnon de la Libération - décret du 2 juin 1943 • Croix de Guerre 39/45 (10 citations) • Croix de Guerre des TOE (5 citations) • Croix de la Valeur Militaire avec palme • Croix du Combattant Volontaire 39/45 • Croix du Combattant • Médaille coloniale avec agrafes "Libye", "Tunisie 1942-43", "Extrême-Orient" • Chevalier du Mérite Social • Médaille Commémorative 39/45 • Médaille Commémorative Indochine • Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre • Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l’Ordre en AFN avec agrafe Algérie • Médaille des Blessés • Distinguished Service Order (GB) • Military Cross (GB) • Distinguished Service Cross (USA) • Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie) • Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc) • Mérite Militaire Syrien ( Source : Ordre de la Libération https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/nicolas-roumiantzoff )
  23. 2 points
    Son nom est aussi resté marqué par la défaite de 40, le général Maurice Gamelin. Maurice Gustave Gamelin (Paris, 20 septembre 1872 – Paris, 18 avril 1958) Maurice Gamelin est né le 20 septembre 1872 à Paris 7e où il vécut son enfance au no 262 du boulevard Saint-Germain, en face du ministère de la Guerre. Son père Zéphyrin, contrôleur général des Armées, s'était distingué au service de Napoléon III et fut blessé à la bataille de Solférino en 1859. Sa famille maternelle – les Uhrich – est de souche alsacienne. il intègre Saint-Cyr le 31 octobre 1891 et en sort major de promotion en 1893. C'est en Afrique du Nord qu'il commence sa carrière d'officier, d'abord au 3e régiment de tirailleurs algériens, puis à la brigade topographique de Tunisie, où il peut mettre à profit ses dons pour le dessin et l’observation. Revenu en métropole en 1897, il prépare le concours d’entrée à l’École supérieure de guerre. Huitième au concours d'entrée, il en sort deuxième. Esprit fin, cultivé, travailleur et doué pour les études de tactique militaire, il se fait remarquer par le futur général Lanrezac, alors commandant en second de l’école. Il poursuit ensuite comme stagiaire à l’état-major du 15e corps une carrière qui s’annonce d’ores et déjà brillante. Passé en 1904 du service d’état-major à la troupe (en tant que commandant de compagnie au 15e bataillon de chasseurs), il se montre toujours aussi efficace et fait l’admiration de ses supérieurs. L’année 1906 marque le tournant de la vie de Gamelin. Cette année-là, en effet, il est nommé officier d’ordonnance du général Joffre qui commande alors la 6e division d’infanterie. Cette nomination doit beaucoup à l’entremise du lieutenant-colonel Foch, qui était alors professeur à l’École de guerre et qui avait eu l’occasion d’apprécier les hautes qualités de son ancien élève. Dès lors, la carrière du jeune capitaine breveté se confond avec celle de Joffre. En 1908, il le suit à l’état-major du 2e corps d’armée, puis en 1910 au Conseil supérieur de la guerre. Il est nommé chef de bataillon en 1911 et doit se séparer provisoirement de son chef pour prendre le commandement du 11e bataillon de chasseurs, à Annecy. Mais cette séparation est de courte durée puisque, le 23 mars 1914, Joffre le rappelle à son service à l’État-Major général. Gamelin est toujours le collaborateur dévoué de Joffre lorsque commence la Première Guerre mondiale. À ce poste, il fait preuve d’un zèle et d’une efficacité de premier ordre, surtout lors de la bataille de la Marne où il rédigea les instructions qui allaient conduire à la victoire. C’est également à cette époque qu’il se rend compte de l’imbrication étroite du politique et du militaire pour la conduite des opérations. Le 1er novembre 1914, il est nommé lieutenant-colonel et quitte le Grand Quartier général (G.Q.G.) pour prendre le commandement de la 2e demi-brigade de chasseurs à pied. Avec elle, il combat en Alsace (sur le Linge notamment) puis dans la Somme. Nommé colonel en avril 1916, il poursuit son ascension et fait sans cesse l’admiration de ses supérieurs : au feu, comme dans un bureau d’état-major, Gamelin semble décidément un officier de très grande envergure. Le 8 décembre 1916, il est nommé général de brigade à titre temporaire : il ne sera resté colonel que huit mois. Après un bref retour au G.Q.G., il devient chef d’état-major du groupe d’armées de réserve du général Joseph Alfred Micheler. Le 11 mai 1917, il reçoit son dernier commandement de la guerre, celui de la 9e division d’infanterie, dont il garde la tête jusqu'à l’armistice. Soucieux d’économiser la vie de ses hommes, il n’en témoigne pas moins d’une grande habileté tactique, comme en attestent ses combats dans la région de Noyon, durant le printemps 1918. Soutenu tout au long de sa carrière par Édouard Daladier, il succède en 1931 au général Weygand au poste de chef d'État-Major général. Il est chargé de la direction du Grand Quartier général des forces terrestres françaises. À partir de 1935, il cumule cette fonction avec celle d'inspecteur général de l'Armée. Avant lui, seul Joffre avait eu autant de pouvoir. Il devient ensuite le premier titulaire du poste de chef d'État-Major de la Défense nationale, avec une mission de coordination entre les trois armées (terre, air, mer), à la suite du décret du 21 janvier 1938. Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1913, il est nommé grand-croix de l’ordre le 8 juillet 1932. Le généralissime des Forces armées françaises au cours de la Seconde Guerre mondiale était un des généraux les plus intellectuels de son époque. Il était respecté, même en Allemagne, pour son intelligence et sa subtilité. Malgré cette finesse et ses brillants états de service pendant la Première Guerre mondiale, son commandement des armées françaises jusqu'à la bataille de France en mai 1940 fut un désastre. Au rang des nombreuses erreurs de Gamelin, caractérisant son incompétence, on peut citer : Une faible capacité à mener les hommes ainsi qu'à les organiser, et un manque de charisme général. Ses subordonnés, dit-on, l'avaient surnommé « Baudelaire », car on disait que toute sa doctrine se résumait dans le vers : « Je hais le mouvement qui déplace les lignes ». Des conceptions obsolètes de l'emploi de l'aviation, des chars, des éléments motorisés, de l'artillerie, des fortifications. Il ne tint aucun compte des développements modernes et ne tira guère d'enseignements de la rapidité de la campagne de Pologne, restant attaché à l'expérience du conflit de 1914-1918, et arguant que « la Pologne n'est pas la France ». S'il adhérait à cette doctrine conservatrice, force est d'observer que le gouvernement et la plupart des officiers de l'époque y souscrivaient également. La mauvaise organisation du plus haut niveau de l'armée, se caractérisant par une dilution des responsabilités sur un front crucial ; en Belgique, on ne sut trop qui commandait la coalition interalliée : était-ce le général Billotte, chef du 1er groupe d'armées, le général Georges, commandant du front Nord-Est, ou le généralissime lui-même ? L'envoi d'un officier de liaison auprès du roi des Belges Léopold III, le 10 mai, ne pouvait être que trop tardif pour permettre une coordination efficace entre Belges et Alliés. Cependant, dans son livre de mémoire Servir paru en 1946, il souligne qu'il avait voulu empêcher un déroulement fatal aux événements de la campagne de 1940 en entretenant des rapports secrets avec le roi Léopold III, commandant en chef de l'armée belge, ce qui lui avait révélé le plan allemand d'offensive par les Ardennes connu des services belges de contre-espionnage. Un commandement privilégiant les contacts avec les hommes politiques parisiens — depuis son quartier général de Vincennes — plutôt que la proximité du front. Ce point était encore exacerbé par la réticence de Gamelin à employer la radio pour transmettre ses directives, préférant le téléphone filaire ou les coursiers. Le processus de décision français était ainsi plus lent que celui des Allemands. En ce qui concerne le choix de rester à Vincennes, il s'explique par la loi de 1938 sur la direction de la guerre. La responsabilité de la direction de la guerre incombe au gouvernement. C'est écrit en toutes lettres et c'est cette loi qui s'applique dès le 2 septembre 1939. Une vision du théâtre d'opérations qui lui fit regarder le secteur des Ardennes comme impénétrable (malgré les avertissements qu'il a reconnu avoir reçus de Belgique), au grand dam du général Corap, commandant la 9e armée française dans ce secteur, qui ne cessa de signaler en vain l'insuffisance en hommes et en matériel sur ce front et sa perméabilité de fait ; de même le maintien de forces importantes derrière la ligne Maginot excessivement gourmande en personnel alors que celle-ci aurait dû permettre une grande économie de troupes. Après la défaite, il fut arrêté le 6 septembre 1940, puis inculpé au procès de Riom, aux côtés de Léon Blum, Édouard Daladier et Paul Reynaud. S'il garda le silence dignement en présence de ses accusateurs, il en alla tout autrement de ses co-inculpés et le procès fut prématurément ajourné. Il fut emprisonné par le régime de Vichy au fort du Portalet dans les Pyrénées avec Léon Blum et Édouard Daladier. Lors de l'occupation de la zone libre par les Allemands en novembre 1942, il fut interné en Allemagne près du camp de concentration de Buchenwald où il fut logé dans un baraquement réservé et chauffé, avec Léon Blum et Léon Jouhaux. Gamelin et Jouhaux seront rapidement transférés au château d'Itter en Autriche, où ils seront rejoints par Paul Reynaud et Jean Borotra puis plus tard par Albert Lebrun, le général Weygand et le colonel de La Rocque. Les Américains les libéreront le 5 mai 1945. De retour en France, Gamelin choisit de se poser en victime, bien qu'on ne lui demandât que peu de comptes. Décédé au Val-de-Grâce (Paris 5e) le 18 avril 1958, il est inhumé au cimetière de Passy (Paris 16e) dans la plus grande simplicité. En effet, le gouvernement a refusé une veillée par ses compagnons d'armes et la messe à Saint-Louis-des-Invalides. Aucune garde d'honneur ne sera fournie autour du cercueil, seulement les honneurs habituellement rendus à un titulaire de la grand-croix de la Légion d'honneur. ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Gamelin )
  24. 2 points
    Surtout connu à tord ou à raison comme un des "responsables" de la défaite de 40, Maxime WEYGAND. Maxime Weygand, né à Bruxelles le 21 janvier 1867 et mort à Paris le 28 janvier 1965 c'est sous le nom de Maxime de Nimal qu'il est reçu en 1885 à l’École militaire de Saint-Cyr comme élève à titre étranger (belge). Il fait partie de la promotion de l'Annam (1885-1887). il est classé vingtième de sa promotion lorsque sa formation s'achève en 1887. Il choisit la cavalerie et intègre, toujours à titre étranger, l'École de cavalerie de Saumur. Il la quitte le 31 août 1888, no 9 sur 78 élèves. Il est affecté avec le grade de sous-lieutenant au 4e régiment de dragons, à Chambéry, en Savoie, sous les ordres du capitaine Alain Pierre Touzet du Vigier. Peu de temps après, le 18 octobre 1888, Maxime de Nimal est reconnu comme son fils naturel par François-Joseph Weygand (1846-1915), issu d'une vieille famille alsacienne de Rhinau. Cet acte de reconnaissance dote le jeune homme du nom de Weygand et lui permet, selon son vœu, d'acquérir presque aussitôt la nationalité française (le décret de naturalisation intervient en effet le 3 décembre de la même année). Sa carrière militaire va se poursuivre dès lors à Chambéry, Saint-Étienne, Lunéville, Saumur, Niort et Nancy. Lieutenant en 1891, il est nommé capitaine en septembre 1896. Il choisit à cette époque de ne pas préparer l’École de guerre, en invoquant sa volonté de rester au contact de ses hommes. Au moment de l’affaire Dreyfus, il se signale comme antidreyfusard en participant, en 1898, à la souscription nationale ouverte par le journal antisémite, La Libre Parole, d'Édouard Drumont, au profit de la veuve de l'auteur du faux document, le colonel Henry, qui s'était suicidé lorsque fut révélée sa falsification du bordereau accusant Dreyfus. Cette entreprise vaut d'ailleurs à Weygand l'unique sanction qu'il ait jamais subie : quatre jours d'arrêt simple, infligés sur l'ordre du ministre de la Guerre, Charles de Freycinet, « pour avoir pris part à une souscription pouvant prendre un caractère politique ». Deux années plus tard, le 12 novembre 1900, alors qu'il est capitaine au 9e régiment de dragons à Vitry-le-François, De 1902 à 1907 et de 1910 à 1912, périodes pendant lesquelles il est promu chef d'escadrons (mai 1907) puis lieutenant-colonel (mai 1912), Maxime Weygand est instructeur à l'École de cavalerie de Saumur. En 1913, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et entre au Centre des hautes études militaires, où le général Joffre le remarque. Au début de la Première Guerre mondiale, Weygand est lieutenant-colonel et commandant en second du 5e régiment de hussards, à Nancy, avec lequel il participe à la bataille de Morhange. Cependant, à la suite de la rapide réorganisation du commandement français voulue par le général Joffre pour éviter une probable débâcle, il est promu colonel le 21 septembre 1914 et nommé aussitôt chef d'état-major à la IXe armée. Promu général de brigade le 8 août 1916 il remplit les mêmes fonctions au groupe des armées du Nord puis au groupement du général Foch et est enfin adjoint au major-général de l'armée. Weygand doit malgré tout se résoudre à suivre Foch dans sa disgrâce provisoire pendant les premiers mois de 1917 En mai 1917, après l'échec du général Nivelle, Pétain, nouveau commandant en chef, rappelle Foch en tant que chef d'État-Major général. Weygand devient l'un des sous-chefs d'État-Major et est promu général de division (à titre temporaire). Weygand est ainsi un rare exemple dans l'histoire de l'armée française de l'ascension aux plus hauts degrés de la hiérarchie d'un officier n'ayant pas commandé en chef au front, ce qui sera souligné par le général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre. En 1920, Weygand est fait général de corps d'armée et général d'armée en 1923. Il succède en Syrie et au Liban au général Gouraud, au titre de haut-commissaire de France. En 1924, il entre au Conseil supérieur de la guerre. En 1925, il dirige le Centre des hautes études militaires. Weygand est promu chef d'État-Major général de l'armée en 1930. Il est vice-président du Conseil supérieur de la guerre, et à ce titre, dénonce le danger hitlérien et condamne le désarmement. Il se retire du Conseil supérieur de la guerre le 21 janvier 1935, laissant place au général Gamelin, mais est maintenu en activité sans limite d'âge. En 1938, il exprime un optimisme de façade sur la capacité de l'armée française à vaincre en cas de conflit Le 11 juin 1931, en même temps que le romancier Pierre Benoit, il est élu à l’Académie française à l'unanimité des votants pour succéder au maréchal Joffre au 35e fauteuil. Sur sa demande, Weygand est rappelé au service actif par le président Édouard Daladier en août 1939 pour diriger les forces françaises au Moyen-Orient. Il est nommé chef du Théâtre d'opérations de la Méditerranée orientale En mai 1940, la situation militaire en France est si compromise que le commandant suprême, le général Maurice Gamelin, jugé trop passif, est écarté. Weygand, alors en Syrie, est alors appelé le 17 mai par Paul Reynaud pour le remplacer. Le 25 mai, un conseil de guerre se déroule à l’Élysée, réunissant le président de la République Albert Lebrun, le président du Conseil Paul Reynaud, Philippe Pétain, César Campinchi, ministre de la Marine, et Weygand. C'est à cette réunion que l'hypothèse d'un armistice est évoquée pour la première fois, par le président Lebrun. Paul Reynaud rejette cette idée et se montre partisan d'une poursuite de la guerre aux côtés des Britanniques. À cette réunion, Weygand ne se pose pas encore ouvertement en partisan de l'armistice, bien qu'il le juge inéluctable : comme le maréchal Pétain, il estime qu'il faut attendre l'issue de la future bataille de la Somme et de l'Aisne pour demander l'armistice, et ne l'exiger qu'une fois l'honneur de l'armée sauf. Aussi bien Winston Churchill que le général de Gaulle décriront dans leurs mémoires un Weygand défaitiste, anglophobe et antirépublicain. Churchill remarque que le seul membre du Gouvernement français à ne pas sombrer dans le pessimisme total est Charles de Gaulle, dont Weygand a signé fin mai la promotion au grade de général (à titre temporaire). Comme Churchill, de Gaulle raisonne en termes planétaires et ne limite pas ce conflit, qu'il conçoit mondial, à un simple enjeu franco-allemand. Weygand croit, au contraire, n'assister qu'à un nouvel épisode d'un cycle historique commencé en 1870, et, comme le maréchal Pétain, il s'en tient à une vision purement hexagonale, étrangère par ailleurs à la nature du nazisme et au danger de voir la France asservie durablement dans le cadre d'une Europe hitlérienne. Lors des Conseils des ministres qui se déroulent du 12 au 16 juin, Weygand est le premier à exiger un armistice avec l'Allemagne, et il en défend avec virulence la nécessité, pour des raisons militaires et civiles. Avec la déroute des armées françaises, accompagnée de l'exode des populations belge et française, Weygand craint que le désordre ne se répande dans la totalité du pays. Pour lui, la classe politique est responsable d'une défaite. Le 15 juin, à Bordeaux, Paul Reynaud, appuyé par Georges Mandel évoque une possibilité de poursuivre la lutte aux côtés du Royaume-Uni : l'armée capitulerait en métropole pendant que Gouvernement et Parlement gagneraient l'Afrique du Nord. Weygand refuse violemment cette solution qu'il juge contraire à l'honneur militaire. Après-guerre le président Lebrun dira de lui : « Ah ! Quel malheur quand, dans l'extrême péril, ce sont les généraux qui se refusent à combattre ! ». Le 19 juin, Weygand ordonne au général de Gaulle de revenir de Londres, ignorant l'invitation à poursuivre le combat que ce dernier lui adresse. Peu après, Weygand rétrograde de Gaulle du rang de général provisoire à celui de colonel, puis convoque successivement deux tribunaux militaires, le premier n'ayant prononcé qu'une peine symbolique. Le second condamnera à mort le chef de la France Libre le 2 août 1940. Weygand occupe le poste de ministre de la Défense nationale dans le Gouvernement de Vichy, pendant trois mois (juin 1940 à septembre 1940). il est nommé Délégué général en Afrique française. En particulier, il fait appliquer les lois raciales décidées par le gouvernement de Vichy, notamment celles qui excluent les Juifs de la fonction publique, de presque toutes les activités privées et de l'université, et qui placent leurs biens sous séquestre. Mais il va plus loin que Vichy, en excluant, sans aucune loi, les enfants juifs des écoles et lycées Le 20 novembre 1942, après l’invasion alliée de l'Afrique du Nord et l'occupation totale de la métropole, Weygand est fait prisonnier par les Allemands et placé en résidence surveillée dans le Tyrol autrichien, au château d'Itter (dépendant administrativement du camp de concentration de Dachau mais sans comparaison des conditions de détention). Sa détention va durer trente mois. La dernière année, il partage sa captivité avec Paul Reynaud, Édouard Daladier et Maurice Gamelin, avec qui les rapports sont tendus, ainsi qu'avec Albert Lebrun, le colonel François de La Rocque et Jean Borotra. En mai 1945, les prisonniers sont libérés par les Américains et Weygand est reçu avec tous les honneurs dus à son rang au QG de la VIIe armée américaine à Augsbourg où il est l'hôte du général Patch. Ayant reçu un télégramme de Paris lui enjoignant de s'assurer de la personne de Weygand et de le garder sous surveillance américaine jusqu'à nouvel ordre, Patch, indigné, fait conduire avec égard le général au QG de la Ire armée française à Lindau. À leur arrivée, le général de Lattre reçoit l'ordre de de Gaulle d'arrêter les personnalités ayant eu des fonctions auprès du gouvernement de Vichy, ordre qui concerne Weygand et Jean Borotra, ministre de Pétain. De Lattre exécute avec répugnance cet ordre et arrête son « vieux chef », non sans lui avoir fait rendre les honneurs militaires et mis sa voiture personnelle à disposition. Renvoyé en France, Weygand est d’abord interné comme prévenu de collaboration au Val-de-Grâce, puis finalement libéré en mai 1946 et dégagé de toute responsabilité en 1948, en bénéficiant d'un non-lieu sur tous les chefs d'accusation par la Haute Cour de Justice. En 1951, il refuse d'être inscrit dans la proposition de loi concernant la promotion de généraux au maréchalat, son nom ayant été proposé par le député Guy Jarrosson, auteur du projet de loi, au côté des généraux Jean de Lattre de Tassigny et Alphonse Juin. À ce sujet, il déclara : « un bâton de maréchal se gagne sur le Rhin, non sur la Garonne ! » À sa mort en 1965, il est le doyen d'âge et d'élection de l'Académie française. Désavouant son ministre, le général de Gaulle refuse qu'une cérémonie solennelle se tienne aux Invalides. Une foule immense afflue à ses obsèques en l'église Saint-Philippe-du-Roule (8e arrondissement de Paris), le 2 février, conduite par les trois épouses et veuves des maréchaux Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny, en présence d'une quarantaine de généraux, dont le gouverneur militaire de Paris, — mais aucun des quatre chefs d'état-major généraux L’année suivante, cependant, ce refus des Invalides fut réparé. Le ministre des Armées autorisa l’accès à l’église Saint-Louis des Invalides pour une messe de requiem, célébrée le 22 janvier 1966, et présidée par Mgr. Brot, évêque auxiliaire de Paris. Décorations françaises Grand-croix de la Légion d'honneur Médaille militaire Croix de Guerre 1914-18 Croix de Guerre T.O.E. Décorations étrangères Belgique : commandeur de l'ordre de la Couronne, croix de guerre 1914-1918. États-Unis : Distinguished Service Medal. Maroc : grand-croix de l'ordre du Ouissam alaouite chérifien. Pologne : commandeur de l'ordre de la Virtuti Militari Pologne : Croix d'argent Virtuti Militari Pologne : Croix de la Valeu Royaume-Uni : compagnon de l'ordre du Bain, Chevalier commandeur de l'ordre de Saint-Michel et Saint-George. Lettonie : ordre de Lāčplēšis (2e Classe) ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Weygand )
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    Continuons avec le général Jacques MASSU. Jacques Massu (né le 5 mai 1908 à Châlons-sur-Marne et mort le 26 octobre 2002 à Conflans-sur-Loing (Loiret)) Arrière-petit-neveu du maréchal Michel Ney, Jacques Massu est né à Chalons-sur-Marne dans une famille d'officiers militaires français. Il fait ses études au lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris, au collège libre de Gien (1919-1925) puis au Prytanée national militaire (1926-1928) de La Flèche. Entré à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il en sort en 1930 (promotion maréchal Foch) et commence sa carrière militaire comme sous-lieutenant de l'infanterie coloniale, dans les colonies françaises du Maroc, du Togo et du Tchad. Seconde Guerre mondiale Il est capitaine en Afrique équatoriale, à la tête de la 3e compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad et de la subdivision militaire du Tibesti, quand en juin 1940, le capitaine Massu répond à l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et rejoint la France libre, aux côtés du gouverneur Félix Éboué. Il participe à la bataille du Fezzan avec la colonne Leclerc. Méhariste au Tibesti, il a transformé son « vaisseau du désert » en « pétrolier » pour un rendez-vous de ravitaillement avec les camions de Bagnold du Long Range Desert Group qui prenaient les Forces françaises libres (FFL) de Leclerc comme passagers. En 1941, il est à la tête du bataillon de marche du Tchad. Comme lieutenant-colonel à la 2e DB, il participe aux batailles du théâtre de l'Ouest européen qui le mène au cœur de l'Allemagne nazie après avoir participé à la libération de Paris en août 1944. Guerre d'Indochine En septembre 1945, le lieutenant-colonel Massu est placé à la tête du détachement précurseur qui débarque à Saïgon et participe au dégagement de la ville et du Sud de l'Indochine. Le 19 décembre 1946, le Viêt-minh s'empare d'Hanoï. Le général Leclerc envoie alors au Tonkin le groupement du colonel Massu qui reprend la ville à l'issue d'une action très brutale. Il inflige de lourdes pertes au Viêt-minh qui ne pouvait lutter contre une troupe parfaitement aguerrie par ses campagnes antérieures, les soldats ayant pour la plupart déjà combattu au sein des FFL ou de l'Armée de la Libération durant la Seconde Guerre mondiale. L'empereur Bao Dai avait exigé de Leclerc que le groupement Massu fût renvoyé à Saïgon et que le colonel – qui ne s'était pas embarrassé de faire des prisonniers – fût immédiatement rapatrié en France. Expédition de Suez Jacques Massu quitte l'Indochine pour devenir parachutiste. Il prend d'abord la tête de la 1re demi-brigade coloniale de commandos parachutistes en Bretagne de 1947 à 1949. En 1951 il prend le commandement de la 4e brigade d'AOF à Niamey où est construit sous son autorité, le fort Massu près de Timia au cœur de l’Aïr. En 1954, il est affecté en Tunisie comme adjoint au commandant de la 11e DI puis comme commandant de la zone opérationnelle nord, au Kef. En juin 1955, devenu général de brigade, il commande le Groupe parachutiste d'intervention devenu en 1956 la 10e division parachutiste, connue par la suite sous le nom de division Massu[Par qui ?] avec laquelle il débarque le 6 novembre 1956 à Port-Saïd (Égypte), lors de l'opération de Suez. Après avoir pris la ville, il combat aux côtés des Britanniques qu'il rejoint pour prendre Ismaïlia. L'opération tourne court à la suite du rappel des troupes par les gouvernements français et britanniques sous la pression conjointe des États-Unis et de l'URSS. Guerre d'Algérie Il est alors affecté en Algérie, à la tête de la 10e division parachutiste. Le 7 janvier 1957, le ministre-résident dans la colonie française, Robert Lacoste, confie tous les pouvoirs de police à l'armée afin de faire cesser les activités du Front de libération nationale (FLN) dans la capitale algérienne. Les quatre régiments de la 10e division parachutiste quadrillent alors la ville, employant tous les moyens pour éradiquer le réseau bombes de Yacef Saadi et trouver ses caches. C'est la bataille d'Alger qu'il remporte avec des méthodes brutales. Sous ses ordres officient notamment Roger Trinquier (théoricien de la guerre subversive dans son ouvrage La Guerre moderne) et Paul Aussaresses. Ce dernier supervise la mise en place du système de renseignement qui comprend l'usage de la torture et les exécutions sommaires. Le général Massu raconte avoir fait sur lui-même l'expérience de la gégène. Le 13 mai 1958, des manifestations éclatent en Algérie faisant suite à l'exécution de trois soldats français par le FLN. Lors de l'invasion par la foule du siège du gouvernement général, Massu est le seul, grâce à sa popularité, à pouvoir se faire entendre. Faute de pouvoir enrayer le mouvement, il en prend la tête et fonde un comité de salut public dont il se nomme président et qui exige du président René Coty la création d'un gouvernement de salut public. Cet épisode accélère le retour au pouvoir de Charles de Gaulle afin de mettre fin à la crise de mai 1958. En juillet 1958, Jacques Massu reçoit ses étoiles de général de division et prend, en décembre, la tête du corps d'armée d'Alger en exerçant simultanément les fonctions de préfet régional pour l'Algérois. En janvier 1960, Massu critique la politique du président de la République en Algérie, dans un entretien accordé au Süddeutsche Zeitung de Munich. Bien qu'il démente les propos tenus, il est rappelé à Paris et est démis de son poste de commandant du corps d'armée d'Alger. La nouvelle provoque une réaction violente concrétisée par la semaine des barricades à Alger. Il ne participe pas au putsch des généraux du 21 avril 1961, conduit par quatre généraux de l'armée française (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller). En septembre 1961, il est nommé gouverneur militaire de Metz et commandant de la 6e région militaire. En mars 1966, il est nommé commandant en chef des forces françaises en Allemagne, en résidence à Baden-Baden où, le 29 mai 1968, Charles de Gaulle vient le consulter en pleine tourmente de Mai 68. Son rôle politique à cette occasion est controversé. En juillet 1969, il quitte ses fonctions dans l'armée d'active et entre dans la 2e section des officiers généraux. Vivant retiré, à partir de juillet 1969, dans sa demeure gâtinaise de Conflans-sur-Loing, Jacques Massu consacra de nombreuses années à l'écriture de ses mémoires. Il meurt le 26 octobre 2002 à 94 ans. Décorations Grand-croix de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération par décret du 14 juillet 1941 Croix de guerre 1939-1945 (huit citations) Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (trois citations) Croix de la Valeur militaire (deux citations) Croix du combattant Médaille coloniale avec agrafes « Maroc », « Afrique française libre », « Fezzan », « Tunisie » et « Extrême-Orient » Presidential Unit Citation (États-Unis) Distinguished Service Order (Grande-Bretagne) Grand officier de l'ordre du Nichan el Anouar Commandeur avec plaque de l'ordre de l'Étoile noire du Bénin Grand commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Massu )
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    Autre grand général nommé maréchal aux dernières minutes de sa vie, Jean de LATTRE de TASSIGNY. Jean de Lattre de Tassigny, né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 11 janvier 1952 à Neuilly-sur-Seine . Jean fréquente le collège Saint-Joseph de Poitiers et poursuit ses études à Paris3 De 1898 à 1904, il prépare (au lycée privé Sainte-Geneviève) l'École navale et Saint-Cyr, où il est reçu en 1908 quatrième sur deux cent dix. Il effectue ses classes au 29e dragons à Provins. Il est élève de Saint-Cyr de 1909 à 1911, dans la promotion « Mauritanie » dont il sort deux cent unième de promotion. Il entre en 1911 à l'École de cavalerie de Saumur. En 1912, il est sous-lieutenant, affecté au 12e dragons à Pont-à-Mousson puis sur le front. Il est blessé une première fois le 11 août 1914 par un éclat d'obus au cours d'une reconnaissance. Le 14 septembre, il est blessé d'un coup de lance d'un uhlan bavarois en chargeant à la tête de son peloton de dragons, puis rapatrié à Montauville. Affaibli par sa blessure, obligé de se cacher dans une cave à Pont-à-Mousson occupée par les Allemands, il est sauvé de la capture par un officier du 5e régiment de hussards en mission de reconnaissance, le sous-lieutenant Schmeltz. Maison natale à Mouilleron en Pareds - Vendée Jeune lieutenant d'infanterie, il rend visite à Georges Clemenceau (1841-1929) également né à Mouilleron-en-Pareds, qui le voyant s'éloigner, dit à son fidèle Albert Boulin : « Regardez-le bien, celui-là, et souvenez-vous de lui. Il ira loin, très loin. » En 1915, il est capitaine au 93e régiment d'infanterie, se bat à Verdun pendant seize mois au Chemin des Dames et termine la guerre avec cinq blessures, huit citations, la Légion d'honneur (le 20 décembre 1914) et la Military Cross. Il est affecté au 2e bureau, à l'état-major de la 21e division. En 1919, il est affecté à la section franco-américaine à Bordeaux, puis au 49e régiment d'infanterie à Bayonne. De 1921 à 1926, il est envoyé au Maroc, où, de 1922 à 1923, il participe à des opérations en Haute Moulouya et à Taza, puis durant la guerre du Rif consécutive à la révolte d'Abdelkrim (1925-1926), devient chef d'état-major de la région de Taza. Il est de nouveau blessé en opération, reçoit trois citations et est nommé chef de bataillon. De 1927 à 1929, il suit les cours de l'École de guerre, où il est chef de promotion (49e promotion). Il se marie avec Simonne Calary de Lamazière en 1927, et ils ont un fils, Bernard, en 1928. En 1929, de Lattre est affecté au 5e régiment d'infanterie à Coulommiers. Le 25 novembre 1929, Jean de Lattre, ami du « Tigre » et son épouse, sont — en qualité de résidents de Mouilleron-en-Pareds — parmi les rares Vendéens catholiques à assister aux obsèques civiles de Georges Clemenceau au « Colombier » de Mouchamps (Vendée). Avec son fils Jean. En 1931, il est au 4e bureau, à l'État-Major de l'Armée, et, au grade de lieutenant-colonel, il est nommé, en 1932, à l'État-Major, auprès du général Maxime Weygand — vice-président du Conseil supérieur de la guerre. À ce poste, il suit particulièrement la politique étrangère, dont les relations avec l'URSS et, en politique intérieure, les problèmes de budgets militaires. En février 1934, il fait partie, avec Adrien Marquet, Philippe Henriot, Georges Scapini et Xavier Vallat, d'un groupe qui complote contre la République ; à cette occasion, le maréchal Pétain, alors ministre de la Guerre, exprime, sans succès, le souhait que Weygand le « démissionne ». Au départ de Weygand, atteint par la limite d'âge, de Lattre est maintenu à l'état-major du Conseil supérieur de la guerre auprès du général Georges. En 1935, promu colonel, il commande le 151e régiment d'infanterie à Metz. Entre 1937 et 1938, il suit des cours au Centre des hautes études militaires et devient, en 1938, chef d'état-major du gouverneur militaire de Strasbourg , le général Héring. Promu général de brigade, le 22 mars 1939 — alors le plus jeune général de France —, il est chef d'état-major de la 5e armée, le 3 septembre 1939. Le 1er janvier 1940, il prend le commandement de la 14e division d'Infanterie, qu'il dirige pendant les affrontements avec la Wehrmacht à Rethel, où sa division résiste pendant un mois, repoussant par trois fois les Allemands devant l'Aisne, faisant 2 000 prisonniers, continue à se battre jusqu’à la Champagne, à Mourmelon, puis se replie en menant des combats de retardement, sur la Marne, l'Yonne, la Loire et Nevers. La division conserve sa cohésion militaire au milieu du chaos de la débâcle. Après l'armistice, il reste dans l'Armée de Vichy et, de juillet 1940 à septembre 1941, il est adjoint au général commandant la 13e division militaire à Clermont-Ferrand et commandant militaire du Puy-de-Dôme. Le découragement des troupes est alors profond, il s'emploie à restaurer la confiance des soldats, par la discipline. À cette époque, il pense que le régime du maréchal Pétain défend l'intérêt national et se soumet à ses directives. S'intéressant à la jeunesse, il organise, en dehors des Chantiers de jeunesse, ses propres chantiers et une école de cadres militaires dans le village et le château d'Opme (près de Clermont-Ferrand) — qu'il fait reconstruire par des étudiants alsaciens réfugiés et des soldats —, avec pour but de « produire des chefs » pour une armée apte au travail d'équipe et d'étendre cette expérience à toute l'Armée d'armistice. Promu général de division il est commandant en chef des troupes de Tunisie, où il crée une autre école de cadres, à Salammbô (quartier de Tunis). Il n'y reste que quatre mois, de fin septembre 1941 au 2 février 1942, rappelé alors en métropole, à la demande des Allemands, pour avoir refusé de ravitailler l'Afrika Korps. À la mort du secrétaire d'État à la Guerre dans le Gouvernement Darlan, le général Huntziger, en novembre 1941, de Lattre tente, sans succès, d'obtenir ce poste. Par la suite, en 1942, il commande la 16e division militaire à Montpellier, est promu général de corps d'armée et crée de nouveau une école de cadres, à Carnon. Il conserve son poste dans l'armée d'armistice, malgré l'hostilité manifestée par les Allemands à son égard et le SOL de Montpellier qui le signale comme « sympathisant gaulliste ». Contrairement à nombre de militaires de l'Armée de Vichy, de Lattre n'a jamais été décoré de la francisque et en particulier parmi les huit généraux commandants de division militaire, il est le seul à ne l'avoir pas été. Le 21 juin 1942, le général Giraud, qui vient de s'évader de la forteresse de Königstein et qui commence à prendre des contacts pour ses projets d'avenir, rencontre de Lattre à Montpellier mais il le trouve « prudent et évasif ». En août 1942, contacté par Jean Moulin pour prendre la tête de l'Armée secrète, de Lattre refuse. Lorsqu'en septembre-octobre 1942, les Alliés préparent l'établissement d'un deuxième front en Afrique du Nord, alors qu'ils sont désireux de s'entendre avec Vichy qui contrôle la région afin que les Français n'opposent pas de résistance, cherchant donc un chef avec qui traiter pour mettre sur pied les opérations, Weygand ayant refusé, le nom du général de Lattre est évoqué, parmi d'autres (militaires ou politiques) ; il n'est toutefois pas retenu. Suite au débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 11 novembre 1942, la zone libre est envahie par les troupes allemandes. Seul général en activité à le faire, il refuse l'ordre de ne pas combattre donné par le gouvernement de Vichy, en la personne du ministre Bridoux, commande à ses troupes de s'opposer aux Allemands, et est arrêté par les gendarmes. Il est interné à la prison militaire de Toulouse, puis à la prison Montluc à Lyon, il est condamné à dix ans de prison, par les juges français du tribunal d'État de la section de Lyon (juridiction d'exception, siégeant à huis clos, constituée d'un magistrat et de quatre jurés désignés par le gouvernement : deux officiers généraux, un préfet honoraire et le chef des SOL, Joseph Darnand), le 9 janvier 1943, mais conserve son grade. Il a même été envisagé de le radier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Parvenant à s'évader de la maison d'arrêt de Riom dans la nuit du 2 au 3 septembre 1943, avec le concours de sa femme, de son fils, de Louis Roetsch et l'aide de la Résistance, et après être resté caché un mois en Auvergne, à Compains, il fuit, via le Port d'Arciat et le terrain d’atterrissage clandestin « Aigle » à Manziat (Ain), au nord de Mâcon, le 17 octobre, pour rejoindre Londres, puis Alger où il arrive le 20 décembre 1943, après avoir été promu au rang de général d'armée, le 11 novembre 1943, par le général de Gaulle. Il rend ensuite visite au général Giraud, qui fut son supérieur à Metz, lequel lui réserve « un très cordial accueil » et l'assure de son soutien. En décembre 1943, il commande l'armée B — qui deviendra la 1re armée française le 25 septembre 1944 —, constituée par l'amalgame, réalisé le 31 juillet 1943, d'éléments des Forces françaises libres et de l'armée d'Afrique et de volontaires. Fidèle à ses principes, il met sur pied un centre d'entraînement de cadres, à Douera (près d'Alger). Cette armée libère l'île d'Elbe les 17 et 19 juin 1944. Comme commandant de l'armée B, il participe aux préparatifs de l'opération Anvil-Dragoon avec les Alliés qui, liée à l'opération Overlord, fait partie des offensives à l'ouest visant à refouler les Allemands jusqu'au Rhin. Les forces prévues pour cette opération, placée sous le commandement du général Patch, sont constituées en grande partie des sept divisions de l'armée de Lattre (256 000 hommes) et de trois divisions américaines, des forces spéciales et aéroportées de la 7e armée. Avec les Américains du 6e corps de la 7e armée, de Lattre et ses commandants de corps d'armée, les généraux Béthouart et de Larminat (remplacé par la suite par de Monsabert), débarquent en Provence, à partir du 15 août 1944, prennent, avec la participation d'éléments des Forces françaises de l'intérieur (FFI), Toulon le 27 août et Marseille le 29 août, avec presque un mois d'avance sur les prévisions. La prise de ces deux ports, par l'augmentation des capacités d'accueil en hommes et matériel qu'elle constitue par rapport au front de Normandie, apporte un avantage décisif pour la suite des opérations sur le front de l'Ouest. Les armées remontent ensuite la vallée du Rhône en libérant, Saint-Étienne (le 2 septembre), Lyon (le 3 septembre), Mâcon, Chalon-sur-Saône, Beaune et Autun (8 septembre). En incorporant à son armée nombre d'éléments issus des FFI, de Lattre parvient à augmenter notablement ses effectifs (de 137 000 hommes) ; dès lors son armée compte près de 400 000 hommes. À partir de septembre 1944, l'Armée de la Libération est un « heureux amalgame de l'armée d'armistice, de la France libre et des Forces françaises de l'intérieur […] ». Cet amalgame, dans la droite ligne de la formation de l'armée B est poursuivi dans la 1re armée avec les forces issues de la Résistance et s'avère être un succès. Après avoir effectué sa jonction avec la 2e division blindée venant de Normandie, à Montbard, Aisey-sur-Seine et Nod-sur-Seine, près de Dijon, le 12 septembre 1944, la 1re armée participe, début octobre, à la bataille des Vosges, prend Montbéliard et Héricourt le 17 novembre, puis Gérardmer et atteint le Rhin le 19 novembre, avant toutes les autres armées alliées. Elle libère ensuite Mulhouse (24 novembre) et Belfort (25 novembre). La contre-attaque allemande sur les Ardennes (16 décembre 1944-30 janvier 1945), qui stoppe momentanément l'avance des Alliés et les fait reculer, oblige Eisenhower à déplacer des troupes pour tenir le front et à envisager l'éventualité d'une retraite sur les Vosges en abandonnant l'Alsace et Strasbourg. Pour de Gaulle, qui considère que ce serait « un désastre national irréparable », il n'est pas question de laisser les Allemands reprendre l'Alsace et surtout Strasbourg, ville symbole, qui a été libérée par la 2e DB du général Leclerc, le 23 novembre. Sur le terrain, de Lattre et son supérieur américain, le général Devers, commandant du 6e groupe d'armées dont dépend la 1re armée française depuis septembre 1944, sont aussi d'accord pour ne se retirer de la région qu'en cas d'extrême nécessité. Pendant que de Gaulle finit de convaincre Eisenhower, le 3 janvier 1945, dans une réunion à haut niveau à laquelle assiste Churchill, et malgré un ordre de repli — dont il n'a connaissance que le 2 janvier — dû à une nouvelle attaque allemande, le 31 décembre, sur Sarreguemines, sur Bitche et depuis Colmar, de Lattre donne l'ordre de défendre Strasbourg, anticipant l'ordre de De Gaulle « avec une convergence parfaite » et l'accord d'Eisenhower, de 24 heures. La 1re armée parvient à se maintenir dans la ville et ses alentours, en dépit de lourdes pertes. À sa demande de renforts, le général Devers décide, le 19 janvier 1945, de placer les quatre divisions du 21e corps d'armée américain du général Milburn sous les ordres du général de Lattre faisant de lui le seul général français de la Seconde Guerre mondiale à commander des grandes unités américaines. L'armée de Lattre, participe, à partir du 20 janvier, à la réduction de la poche de Colmar. La ville est libérée le 9 février 1945. Le 12 février 1945, le général de Lattre décide la création d'une nouvelle école de cadres, à Rouffach, afin d'assurer la formation de FFI recrutés durant la campagne. Cette école, implantée à Strasbourg en 1946, deviendra l'École militaire de Strasbourg. Les victoires du général de Lattre déclenchent alors un vent de panique à Sigmaringen où les exilés de Vichy, dont Laval, commencent à organiser leur fuite ; ce mouvement s'accélère avec l'avancée des Alliés. De Lattre entre en Allemagne, après avoir franchi le Rhin, les 30-31 mars 1945 suivant en cela les ordres de De Gaulle, du 29 mars, qui lui enjoignent de prendre Karlsruhe et Stuttgart, malgré les plans américains. La 1re armée déborde la ligne Siegfried, pénètre en Forêt-Noire, prend Karlsruhe (3 avril) et Stuttgart, après de durs combats durant lesquels elle réduit quatre divisions allemandes et fait 9 000 prisonniers. Cet épisode est l'objet d'un nouvel affrontement entre Eisenhower et de Gaulle qui demande instamment à de Lattre, le 2 avril, « de maintenir une garnison française à Stuttgart et d'y instituer tout de suite un gouvernement militaire, quoi que puissent dire et penser les Américains ». Devers proteste mais le général de Lattre, tout en maintenant ses troupes sur place et en laissant toutes facilités aux Américains, lui répond que la décision est du ressort des gouvernements. L'incident est clos le 28 avril, le président Harry Truman ne souhaitant pas le développement de tensions entre les Alliés au moment où la capitulation de l'Allemagne approche. Avec son fils, Bernard. L'armée de Lattre poursuit sur Sigmaringen, prise par les Français le 22 avril, puis Ulm sur le Danube (24 avril), atteint la frontière suisse de Bâle à Constance. La campagne dite « Rhin et Danube » s'achève au col de l'Arlberg, en Autriche. Le 8 mai 1945, le général de Lattre représente la France à la signature de la capitulation allemande à Berlin, au quartier général du maréchal Joukov. Le 6 décembre 1950, de Lattre devient haut-commissaire, commandant en chef en Indochine et commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. Il arrive à Saïgon le 17 décembre 1950 et met sur pied une Armée nationale vietnamienne. Il redresse la situation au Tonkin et remporte des victoires contre le général Giap, notamment à Vinh Yen (18 janvier 1951) — où il se rend personnellement —, Dong Trieu, Mao Khé (mars 1951), Ninh Binh (mai 1951) et à la bataille du Day, en juin. De Lattre se rend à Saïgon en juillet pour lancer un appel à la jeunesse vietnamienne et assister, auprès de l'empereur Bao Dai, au défilé du 14 Juillet. En septembre, il assure des missions à Washington — où il est reçu par le président Truman et au Pentagone et répond à une entrevue télévisée dans l'émission Meet the Press sur le problème indochinois —, Londres et Rome auprès du pape Pie XII. Il retourne en Indochine, le 19 octobre, alors qu'une nouvelle attaque du Viet Minh vient d'être repoussée à Nghia Lo, en pays Taï. De Lattre doit alors rentrer en France pour participer à la conférence des États associés et faire un compte rendu de la situation en Indochine. Il la quitte définitivement le 15 novembre 1951, après être allé saluer ses soldats à Hoa Binh où une opération aéroportée vient de se dérouler la veille. Épuisé par le surmenage auquel il s'est astreint tout au long de sa carrière et que n'a pas arrangé sa blessure reçue en 1914, très affecté par la mort de son fils Bernard — tué au combat à Ninh Binh, le 30 mai 1951 — , et atteint d'un cancer de la hanche, il meurt à Neuilly-sur-Seine le 11 janvier 1952 des suites d'une opération. Il est élevé à la dignité de maréchal de France, à titre posthume, par le président de la République Vincent Auriol, le jour de ses funérailles nationales, célébrées le 15 janvier 1952 à la cathédrale Notre-Dame de Paris et aux Invalides en présence, entre autres, de Charles de Gaulle, Dwight David Eisenhower et Bernard Montgomery. La dignité de maréchal de France n'avait pas été décernée depuis que l'on en avait honoré les vainqueurs de la Première Guerre mondiale et, après lui, trois généraux d'armée furent élevés à cette dignité : Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant, Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), à titre posthume et Pierre Kœnig (1898-1970), à titre posthume. Il est inhumé dans son village natal de Mouilleron-en-Pareds (Vendée), où a été créé le « musée national des Deux Victoires » (rebaptisé par la suite : « musée national Clemenceau - De Lattre »), qui comprend la maison natale de Jean de Lattre, géré par la direction des musées de France (ministère de la Culture). https://musee-clemenceau-delattre.fr/collection/decouvrez-la-maison-natale-de-jean-de-lattre Décorations françaises Grand-croix de la Légion d'honneur (10 février 1945) ; chevalier (20 décembre 1914), officier (16 juin 1920), commandeur (20 décembre 1935), grand officier (12 juillet 1940). Compagnon de la Libération (décret du 20 novembre 194471) Médaille militaire Croix de guerre 1914-1918 (trois palmes, deux étoiles de vermeil, deux étoiles en argent et une étoile en bronze) Croix de guerre 1939-1945(huit palmes) Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (trois palmes) Médaille interalliée de la Victoire Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 Médaille coloniale avec agrafe Maroc Médaille des évadés Médaille d'or de l'Éducation physique Médaille d'or de la Santé publique Décorations étrangères Grand-croix de l'ordre du libérateur général San Martín (Argentine) Croix de guerre belge 1914-1918 (une palme) (Belgique) Grand-croix de l'ordre de Léopold (Belgique) Commandeur de l'ordre du Mérite brésilien (Brésil) Grand-croix de l'ordre de l'Étoile noire du (Bénin) Grand-croix de l'ordre royal du Cambodge Grand-croix du Mérite militaire (Chili) Mérite militaire avec agrafe blanche (Cuba) Grand-croix de l'ordre de Dannebrog (Danemark) Grand-croix de l'ordre du Million d’Éléphants et du Parasol blanc (Laos) Mérite chérifien (Maroc) Grand-croix du Ouissam alaouite (Maroc) Mérite militaire (Mexique) Grand-croix de l'ordre de Saint-Olaf (Norvège) Grand-croix de l'ordre d'Orange-Nassau (Pays-Bas) Commandeur l'ordre militaire de Virtuti Militari (Pologne) Ordre de la Croix de Grunwald 1re classe (Pologne)72 Military Cross (Royaume-Uni) Knight Grand Cross of the Bath (Royaume-Uni) Croix de Guerre (Tchécoslovaquie) Grand-croix de l'ordre du Lion blanc (Tchécoslovaquie) Grand-croix du Nichan Iftikhar (Tunisie) Grand-croix de l'ordre du Sang (Tunisie) Distinguished Service Medal (USA) Legion of Merit (USA) Ordre de Souvorov (URSS) Grand-croix de l'ordre national du Vietnam ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Lattre_de_Tassigny )
  27. 2 points
    Oui, en effet. On peut même dire que la Corée du Sud (et le Japon) sont des chasses gardées des USA au même titre que la Corée du Nord est la chasse gardée de la Chine sur tout les plans ! Les USA - depuis un certain temps - espèrent bien morceler l'Europe pour stopper les coopérations militaire et civil entre France - RFA et G.B pour commercialiser leurs vente d'armement à chaque pays. Nous sommes dans une grande guerre commerciale internationale et peu importe les alliances. Les USA rugissent de rage que la Turquie - membre de l'OTAN -- ait pu acquérir des batteries de missiles à la Fédération Russe (pour des motifs politique). J°ai un peu élargie la réponse à la question, HeÏdi.
  28. 2 points
    Ça ne fait que confirmer ce que je dis depuis le départ, ce n'est aucunement un service militaire, comme on a pu connaître. Le BAFA, comme beaucoup de formation permet de ce couvrir ( " les types sont formés, donc responsable ") Les détracteurs ce " ce service " sont partis avec l'optique dune instruction militaire au sens guerrier du terme alors que ce serait plus le côté rigueur, organisation.
  29. 2 points
    J'ai aussi reçu un appel pour me dire que j'ai été sélectionné ce Mardi pour Septembre 😁
  30. 2 points
    Le lien issu du site source: plagesdu6juin1944.com http://www.plagesdu6juin1944.com/blog/do/tag/pilotes/
  31. 2 points
    Les archives s'ouvrent ! 1995, 2005, 2015, 2018, etc. Qui est MAD ? Il s'agit de Madeleine Richou-Bihet, agent des services spéciaux Français avec comme officiers traitants, les futurs généraux Rivet et Navarre. Elle connu l'officier autrichien Erwin Labousen Elder von Vivremont, officier de renseignement et collaborateur de l"Amiral Canaris, chef des services Allemands Nazi farouchement anti nazi et anti Hitler. Il fut pendu pour cette raison lors de l'attentat diligenté par un officier de l'Armée Allemande contre Hitler avec une corde à piano pour que son agonie dure plus longtemps ! Cela fut filmé et Hitler regardais ces films de suppliciés lors de ses soirées ! MAD sut donc tout des intentions du commandement suprême de l’État-major et des décisions d'Hitler et les communiqua à son service aux renseignements Français dont elle était membre. Nous avons su tout sur tout. Date des agressions, lieu, forces engagées, etc. Un filme vient d'être diffusé sur TV5 et Planète = MAD, une héroïne de l'ombre. Un livre - que je viens d'acquérir - écrit pas Marie Gatard, membre du Comité d'Histoire de l'Amicale des anciens des Services Spéciaux de la Défense Nationale = Marie Gatard = La source MAD : Services secrets : une Française de l'ombre et un officier de l'armée allemande unis contre le nazisme, - Michalon, 2017 - 287 pages. Il est à noter que le futur général Navarre fut nommé général en Chef en Indochine, créa Diên Biên Phû (place forte offensive dans une cuvette qui devait "casser" le Vietminh) contre l'avis de l’aviation, et refusa les renseignements de ses services secrets lui indiquant le transport d'artillerie ennemie de canons de 105 mm et de 37 mm anti-aérien ainsi que la mobilisation des forces Vietminh. Il n'en crut pas un mot et l'on vit l'artillerie Française détruite des le premier d’offensive et son chef, le colonel Piroh se suicida ! Et Diên Biên Phû tomba après une héroïque défense. Ci-dessous, le texte de la présentation = Pour les Services spéciaux français pendant la Seconde Guerre mondiale, MAD a été le pseudonyme d’un de leurs principaux agents, Madeleine Richou. Celle-ci a pu fournir des informations cruciales sur de nombreux projets d’Hitler, grâce à ses « liens privilégiés » avec un officier autrichien, Erwin Lahousen Elder von Vivremont. Respectant scrupuleusement son devoir de réserve, cette femme discrète, effacée, mais d’un rare courage est restée silencieuse toute sa vie. Ses mémoires, retrouvées au Fort de Vincennes et depuis peu déclassifiées, nous révèlent l’histoire exceptionnelle de Madeleine Richou et d’Erwin Lahousen, oeuvrant ensemble contre le nazisme, bien que dans des camps officiellement opposés. Des années d’une vie en perpétuel danger. Mad a usé de tous les stratagèmes pour échapper à la Gestapo, déjouer les filatures, envoyer des messages codés, en pleine montée du nazisme à Vienne, puis à Berlin et à Budapest. Elle a vécu l’arrivée successive des troupes allemandes et soviétiques et passé 50 jours dans une cave sous un champ de bataille. Par son courage rare, son intelligence et son abnégation, elle offre une image exemplaire de ce que peut être un véritable agent secret. Une femme capable du respect absolu de la loi du silence. Une héroïne de l’ombre. Janmary
  32. 1 point
    Bonjour, Bravo, ce ne du pas être très facile mais c'est très valorisant pou toi. Dans toutes les bases, il y a un service sport, avec des moniteurs, donc à toi d'aller les voir. De plus en tant que militaire tu as accès aux clubs de la Défense.
  33. 1 point
    oui et puis les distrib linux sur les PC fond plaisir à voir . par contre ça m’étonne que les port USB des PC pro ne sont pas neutraliser ( c'est trés simple à faire ) et ça permettrait d’éviter le risque d'infection par ce type de périphérique
  34. 1 point
    Aujourd'hui le président américain a presenté sa "Vision for Peace". La vision de DonaldTrump sur un futur État palestinien... il est non viable. Sans intégrité territoriale et en cédant la frontière avec la Jordanie, une très mauvaise affaire pour les palestiniens.
  35. 1 point
    Je reprends ce sujet, avec un Héros de la seconde guerre mondiale, le colonel Roland de LA POYPE. Roland Paulze d'Ivoy de La Poype, né le 28 juillet 1920 aux Pradeaux et mort le 23 octobre 2012 à Saint-Tropez, Il naît le 28 juillet 1920 au château de la grange fort aux Pradeaux, fils de Xavier Paulze d'Ivoy de La Poype, né en 1887, ingénieur agronome, colonel de réserve, tué sur le front en mai 1940, et de Victoire de Saint-Genys (1890-1942). Âgé de 19 ans, il s'engage en décembre 1939 comme élève-pilote pour décrocher son brevet en février 1940, peu avant la ruée allemande de la campagne de France. Il réussit avec ses camarades de l'École principale d'aviation d'Étampes à rejoindre Saint-Jean-de-Luz au pays basque et il s'embarque pour l'Angleterre. Après un passage en Afrique-Équatoriale française entre juillet 1940 et janvier 1941 avec les Forces aériennes françaises libres (FAFL), il intègre en Angleterre le 602 (City of Glasgow) Squadron de Supermarine Spitfire de la Royal Air Force (RAF) avec le grade de sergent. Preuve de ses qualités, le chef du squadron britannique, l'as irlandais aux 23 victoires Paddy Finucane, le choisit comme équipier. Il obtient sa première victoire le 22 août 1942 contre un Messerschmitt 109. Apprenant la formation d'un groupe de volontaires français pour le front soviétique, le jeune pilote s'inscrit au groupe de chasse « Normandie » et fait partie du premier contingent de pilotes qui débarquent à Ivanovo en Russie le 28 novembre 1942. Il obtient sa première victoire homologuée en Russie, sa deuxième de la guerre, le 31 août 1943 sur un Stuka. Son palmarès compte au total 16 victoires confirmées, obtenues pour beaucoup en tandem avec son camarade du groupe Normandie-Niémen, Marcel Albert. Début 1945, avec le grade de capitaine, il commande la 1re escadrille du groupe de chasse. Présent en Union soviétique jusqu'au 20 juin 1945, « le marquis », ou « Pohype » comme le surnommaient ses camarades, devient attaché de l'air en Belgique, puis en Yougoslavie avant de quitter l'armée en 1947, à seulement 27 ans, auréolé des titres de héros de l'Union soviétique et de compagnon de la Libération. Affecté au 2e Bureau de l'Etat-major de l'Armée de l'Air en mars 1946, Roland de la Poype quitte l'armée en 1947. Le commandant de réserve Roland de la Poype, redevenu civil exercera après la guerre, plusieurs fonctions. Il est nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération en septembre 2002. C'est également un industriel pionnier en création ; Visionnaire et inventeur, Roland de La Poype comprend que le plastique et les emballages jetables vont se développer. À la tête de la Société d'études et d'applications du plastique (revendue plus tard à DuPont), il monte sa première usine dès le mois de mai 1947 et se lance, en 1952, dans la fabrication d'un produit novateur : le berlingot DOP pour le groupe L'Oréal. Il développe une véritable industrie de l'emballage plastique, qui touche à tous les domaines, de l'agro-alimentaire au loisir. Il est également l'inventeur de la carrosserie de la Citroën Méhari. Mais également le fondateur du Marineland d'Antibes ; En 1970, passionné du monde marin, il crée le Marineland d'Antibes sur la Côte d'Azur avec pour mission de faire connaître la vie du milieu difficilement accessible des grands animaux marins et de la mer à un large public. Il prend sa retraite en 1985 et reste propriétaire du Marineland jusqu'en 2006. et Il est également maire de Champigné (Maine-et-Loire) et est propriétaire d'un golf, qu'il a créé en 1989, près d'Angers. Il meurt le 23 octobre 2012 à Saint-Tropez. Ses obsèques ont eu lieu le 30 octobre 2012, en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, à Paris, en présence d'une délégation de l'armée de l'air et des Chœurs de l'Armée rouge, de ses anciens compagnons d'armes et de ses amis. Les honneurs militaires ont été rendus par un détachement de la base aérienne 123 d'Orléans et en présence d'une délégation du régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen. La mémoire de ce compagnon de la Libération, ancien pilote des forces aériennes françaises libres (FAFL) a été saluée au cours d’une cérémonie religieuse suivie d’une cérémonie militaire, présidée par le colonel Fred Moore, chancelier de l’ordre de la libération. Le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, était également présent pour rendre hommage à Roland de La Poype . Décorations Rubans Intitulés des décorations françaises Grand-croix de la Légion d'honneur, décret du 31 janvier 2008 Compagnon de la Libération, décret du 29 décembre 1944 Croix de guerre 1939-1945 (12 citations) Intitulés des décorations étrangères Croix de Guerre Tchécoslovaque ( Tchécoslovaquie) Héros de l'Union soviétique ( Union soviétique) Ordre du Drapeau Rouge ( Union soviétique) Ordre de Lénine ( Union soviétique) Mérite de la Guerre pour la Patrie ( Union soviétique) Médaille de la Victoire ( Union soviétique) ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_de_La_Poype )
  36. 1 point
    Bonjour à tous. Je me permets de poser une question qui a dû certainement être déjà posée mais je n'ai rien trouvé qui ne répond précisément 😕 Après une longue attente, j'ai donc eu un coup de téléphone de mon cirfa me disant que ma candidature en tant que chauffeur MTA sur la da928 (loperhet) avait été retenue. La base m'a donc envoyé un mail me demandant de remplir un document pour ma visite médicale et pour les tailles pour le paquetage, auquel j'ai répondu de suite. Sur le mail il est dit que mon incorpo se fera donc le 29 juillet (2019)et que j'allais recevoir ma convocation dans la foulée. Hors aujourd'hui je n'ai ni convocation, ni date pour les classes ect... Du coup j'aimerai savoir comment ça va se passer histoire de m'organiser : -Serai-je bloqué sur base quelques semaines ? -est-ce que je vais directement partir à orange après avoir signer le contrat et perçu mon paquetage ? Voilà merci d'avance d'avoir pris le temps de me lire voir de me répondre et peut-être à bientôt
  37. 1 point
    Bonjour, Des hélicos, aéronefs d'appui feu, drones, 70 à 100 opérateurs si ce n'est plus, 2h30 de fusillade ..... Et ..... LE Chien ! ! source .... https://lemamouth.blogspot.com/2019/10/le-paquet-pour-al-baghdadi.html
  38. 1 point
    Après la visite au port de Brest, l'ARA Libertad se trouve dans le port de Dublin, dernier port européen du voyage. Le port de Boston aux États-Unis est la prochaine escale.
  39. 1 point
    Non base navale de Toulon, c'est jumelé.
  40. 1 point
    Le général Joseph VUILLEMIN, participa aux deux guerres mondiales. Joseph Vuillemin, né le 14 mars 1883 à Bordeaux et mort le 23 juillet 1963 à Lyon Lors de la Première Guerre mondiale, il est un as de l'aviation ; au début de la seconde, il est le chef d'état-major de l'Armée de l'air. Joseph Vuillemin entre dans l'armée en 1904 et devient sous-lieutenant dans l’artillerie en 1910. En 1913, il obtient son brevet de pilote et débute la guerre de 1914 à la tête d’une escadrille. En juin 1915, il est nommé capitaine et, en février 1918, devient chef d’escadron. Au cours de la guerre, il remporte sept victoires aériennes homologuées, et est de ce fait considéré comme un as de l'aviation française de la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il reçoit le commandement du 11e régiment d’aviation de bombardement en pays rhénan, puis prend la tête de l’aviation en Algérie en 1925. Il devint colonel en 1928 et commande l’aéronautique au Maroc en 1932. Il fut le premier homme à traverser le Sahara en avion. En février 1933, il est nommé général de brigade. C'est cette même année, en novembre et décembre, qu'il conduit la croisière noire aérienne en Afrique-Occidentale française et Afrique-Équatoriale française. Entre 1935 et 1936, il commande le 1er corps aérien et devient en juillet 1937 membre du Conseil supérieur de l’air, avant d'être promu général de division aérienne en octobre de la même année. Nommé chef d'état-major général de l'Armée de l'air le 18 février 1938, le général Vuillemin devient également vice-président du Conseil supérieur de l’air, et inspecteur général de la défense aérienne du territoire. Il est en outre promu au grade de général d'armée aérienne. Au déclenchement de la guerre, il assume le commandement en chef des forces aériennes françaises jusqu'à l'armistice de juin 1940. Le 24 juin 1940, il est nommé inspecteur général de l'Armée de l'air, chargé de la coordination des opérations aériennes de défense. Sa gestion de l'Armée de l'air pendant la Seconde Guerre mondiale a été fort critiquée (Mémoires de Maurice Gamelin). En effet, la stratégie du couple char-avion, qui permettait la rupture du front, n'a pas été prise en considération par l'état-major et le général Vuillemin n'a pas décidé de concentrer les forces aériennes aux points de rupture : à Sedan, d'abord, entre les 10 et 17 mai 1940, puis sur la Somme, à partir du 5 juin. En novembre 1940, il est placé sur sa demande en congé de personnel navigant. Il rejoint alors la résistance. Grand-croix de la Légion d'honneur, Joseph Vuillemin, titulaire de la médaille militaire (attribuée le 17 juillet 1940), a également reçu la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs. Joseph Vuillemin meurt en 1963 et est enterré au cimetière de la Chartreuse à Bordeaux. Décorations Intitulés des décorations françaises Légion d'honneur : chevalier - 8 septembre 1914 ; officier - 28 octobre 1916 ; commandeur - 1er mai 1920 ; grand officier - 2 juillet 1931 ; grand-croix - 13 janvier 1934. Médaille militaire - 17 juillet 1940. Croix de guerre 1914-1918. Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec 1 palme. Médaille interalliée de la victoire. Médaille commémorative de la Grande Guerre. Médaille coloniale avec agrafes « Sahara » « Afrique ». Intitulés des décorations étrangères Maroc : commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite. Royaume-Uni : Distinguished Service Order, chevalier grand-croix de l'ordre royal de Victoria. Tunisie : grand officier du Nichan Iftikhar. Allemagne : Insigne de pilote-observateur en or avec brillants. ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Vuillemin )
  41. 1 point
    Nous avons tous en mémoire, l'opération de sauvetage au Zaïre, l'opération Kolwezi, le principal acteur fut le colonel Philippe ERULIN. Philippe Erulin est né à Dole le 5 juillet 1932 et mort à Paris le 26 septembre 1979. Il est fils et petit-fils d'officiers. Son grand-père le lieutenant-colonel Louis-Joseph Erulin comme son père le lieutenant-colonel André Erulin sont officiers, tous deux sortis de Saint-Cyr, ayant chacun servi dans une guerre mondiale. Son père reçoit les Croix de guerre 1939-1945 et TOE, la Médaille de la Résistance avec rosette, la cravate de commandeur de la Légion d'honneur, puis meurt en Indochine en 1951 à la tête du groupe mobile 4 sous les ordres du général de Lattre de Tassigny qui dira lors de son éloge funèbre « il nous laisse aussi un grand exemple. Car il n'était pas seulement de ceux à qui va spontanément la confiance, il était de ces rares hommes totalement vrais – qui donnent confiance en l'homme en sa grandeur, en sa vertu ». Sorti de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1954, promotion Union française, Philippe Erulin suit les cours de l'École d’application de l’infanterie jusqu'en janvier 1955. Il est affecté au 1er régiment de chasseurs parachutistes de 1954 à 1959 au grade de lieutenant. Il participe au sein de ce régiment à la guerre d'Algérie et à l'Opération Mousquetaire. En Algérie, il dirige une section qui combat notamment dans les Aurès et en Kabylie. Il y est blessé deux fois dont une gravement et est cité 4 fois. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur à 26 ans. Il participe à la bataille d'Alger dans laquelle son régiment est engagé en 1957. Il est avec André Charbonnier l'un des deux officiers qui arrêtent Maurice Audin, militant communiste algérien dont le parti est engagé dans la lutte armée auprès du FLN, à son domicile le 10 juin 1957. Le 9 juillet 1976, Philippe Erulin prend le commandement du 2e régiment étranger de parachutistes à Calvi avec le grade de colonel. En 1978, au titre de chef de corps du régiment, il est entendu en tant que témoin, le 2e REP abritant le dernier bordel militaire de campagne de métropole. Le 17 mai, le président Valéry Giscard d'Estaing décide d'une opération au Zaïre où les rebelles katangais procèdent à des massacres et des prises d'otages. Parti avec son régiment de Calvi le 19 mai 1978, après un transit par Kinshasa, il saute à la tête de 700 parachutistes organisés en deux vagues sur Kolwezi. La ville, qui accueillait alors près de 2000 civils européens (principalement Belges et Français), est libérée après des combats violents avec les rebelles Katangais. Le régiment perd cinq hommes, vingt légionnaires étant blessés. Le 6 juin, le président du Zaïre Mobutu Sese Seko donne l'accolade aux colonels Gras (attaché militaire au Zaire) et Erulin : l'intervention franco-belge a également permis de consolider son régime. Le 7 juin, ils rentrent à Calvi. La semaine suivante, Valéry Giscard d'Estaing leur rend visite pour les féliciter de l'opération lors d'une prise d'arme à Bastia. Sous ses ordres, lors de cette bataille, servent notamment Benoît Puga, Bruno Dary et Ante Gotovina, qui d'après L'Humanité lui sert de chauffeur. Philippe Erulin meurt subitement l'année suivante, le 26 septembre 1979, d'une rupture d’anévrisme lors d'un jogging laissant une femme et 3 enfants. Décorations Décorations du colonel Erulin Commandeur de la Légion d'honneur Croix de la Valeur militaire avec 4 citations Croix du combattant Médaille d’Outre-mer avec agrafe « Zaïre » Chevalier dans l'ordre du Mérite agricole Médaille commémorative du Moyen-Orient (1956) Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord (1958) avec l’agrafe « Algérie » Insigne des blessés militaires (2) Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports Croix de la bravoure militaire zaïroise avec palme ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Erulin )
  42. 1 point
    Bonjour, Le 20 novembre 1979 le groupe fondamentaliste du prédicateur bédouin Juhayman al-Otaibi attaque le Grande Mosquée de la Mecque. Au terme de 15 jours de siège et avec l'aide du GIGN l'armée saoudienne reprend le contrôle et fait exécuteur les membres du commando. A travers l'évocation de la politique saoudienne et du contexte international cela esquisse les évolutions souterraines ayant contribué à créer des groupuscules dont les héritiers seront Al-Qaïda et Daesh. source ... https://www.laliberte.ch/news/trois-superflics-francais-a-la-mecque-440851
  43. 1 point
    Un petit bémol quand même : vouloir rentrer au 2ème RIMA après l'ENSOA c'est plus qu'hasardeux. Pour 'choisir' son régiment faut déjà être bien classé à l'amphi, ce qui ne dépend que de vous, mais il faut surtout être sûr que le régiment soit proposé aux élèves de la promotion. Et là d'une ça ne dépend pas de vous, de deux si ce n'est pas le cas vous ne pourrez rien y faire !
  44. 1 point
    Bonjour, Bonne PMD et n'hésite pas à nous faire un retour d'expérience. Cela servira pour d'autres !
  45. 1 point
    J'te l'ai déjà dit, mais je te le dis encore une fois: Félicitation !
  46. 1 point
    quand tu signe à maistrance , ton ESR est automatiquement dénoncer , donc tu peux signer sans problème
  47. 1 point
    Bonjour, En 1942, Churchill autorise le recrutement de femmes pour le SOE ( Spécial Opération Service ). Dans la section F pour France, 39 femmes vont se présenter. Elles reçoivent une formation militaire, maniement des armes, sabotage, endurance à la torture .... sources ... https://femmes-histoire-reperes.com/tag/special-operations-executive-soe/ https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Vera_Atkins
  48. 1 point
    Dassault livre le premier Rafale biplace à l'armée de l'Air qatarienne https://www.dassault-aviation.com/fr/groupe/presse/press-kits/dassault-aviation-livre-premier-rafale-a-letat-qatar/
  49. 1 point
    Le PEM, Pole des Écoles Méditerranée : Les formations de la Marine du Pôle Ecole Méditerranée (PEM) de Saint Mandrier dans le Var. Formant 8 000 militaires par an, le PEM est le plus important des organismes de formation de la marine. Il assure 50% des incorporations et formations initiales des Quartiers maîtres et Matelots de la Flotte (QMF) et Volontaires (VLT) et plus de 60% des formations de brevets et certificats supérieurs.
  50. 1 point
    Un Atlas surpris à "Mach loop" au pays de Galle mais il n'est pas français.
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