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  1. Exploit à rattacher aux Invictus games, la participation au Rallye Paris Dakar de 2 blessés Source lignesdedefense blog ouest france https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2023/01/05/le-dakar-une-belle-revanche-pour-deux-blesses-des-armees-23573.html
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  2. Bonjour. on est bien d’accord. Dans mes propos, si j’emploie à dessein le terme de belligérants ou cobelligérants, c’est bien en faisant référence aux propos russes, aux propos de Poutine. Pas en fonction de ce que dit le droit international dont Poutine n’a que faire.
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  3. Bonjour, Dans le droit international le statut de " co-belligérant " n'existe pas et nous ne sommes pas non plus des belligérants. Pour l'être, il faut que par exemple des militaires français en uniforme français soient sur le sol ukrainien avec blindés, chars, avions ...etc !! D'ailleurs dés le début de la guerre, Joe Biden a dit qu'il n'y aurait aucun soldat US en Ukraine. Par contre la livraison d'armes est légale. L'ONU a reconnu que l'Ukraine est un pays souverain. Il est agressé et a le droit de se défendre. Il a le droit d'acheter des armes ou d'en recevoir. Pour rappel, le droit international de reconnaît pas l'annexion de la Crimée. C'est la Russie qui n'arrête pas d'utiliser les mots " belligérant and Co ", c'est politique et en direction du peuple russe et des " amis " de la Russie en France et dans le monde !
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  4. Comme tu dis, la patience est une vertu. Donc patience. Bien souvent, ce sont eux-aussi des réservistes donc à mi-temps.
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  5. Malheureusement les français sont tombés dans une sorte de routine/lassitude qui a prit la place de la crainte et seul quelque un voient le risque d'un conflit mondial armé, car nous sommes déjà en guerre (financière). Ca serait une folie de se désarmer. C'est une folie complète, on s'engage sans s'engager, j'jusqu'au moment où l'on prendra un coup et nous serons surpris et pas prêt.
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  6. Bonjour je viens vers vous car j'ai quelques questions aux quels j'ai du mal a trouver des réponses.. merci a vous d'avance Alors voila je dois faire ma semaine de test a Lorient pour ambition d'intégrer l'école des fusiler marin jusque là tout va bien voici mes questions : 1/ mon conseiller m'a orienté vers QMF au lieu de maistrance alors que j'ai le bac ( STI2D ) et 2 année de licence STAPS, car ( j'ai envie d'intégrer les commando marine ) pourquoi d'après vous c'est plus facile par cette voie la , mieux préparer ? 2/ j'espère avoir bien compris le cursus mais si retenu après la semaine a Lorient on intègre en tant que QMF l'école des matelots d'une durée de 6 semaine plus l'école des fusiler marin a Lorient de 3 mois ( comment appel ton c'est diplôme ou brevet ? Ensuite en fonction de notre classement on choisit notre affection sur les 9 unités ? soit un des 7 CIFUSIL ou un des deux 2 GSIM anciennement (GIR )de Toulon ou brest 3/ j'aimerais également savoir que si notre formation Fusiler marin ,je connais pas le nom du coup est positive et ce que l'on peut tenter le STAC directement après la fin de la formation où il y a un délais d'une certaine période . Merci a a vous 👍
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  7. Oui je ne fume pas non plus et une bonne hygiène de vie 👍 et j'ai la chance de pouvoir aller courir a la forêt de grimbosq aha 😉 merci Bouchon-Gras j'aimerai me préparer pour les test psychotechniques sais tu où je peux me diriger ? Mon conseiller m'a dit que les tests psychotechniques fusiler marin étais différents des autres tests de la marine en general ..
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  8. Oui, j’utilise le terme « Marche » car c’est celui qui est utilisé sur les barèmes officiels etc.. Et personnellement je ne fume pas et j’ai une alimentation équilibrée. Pour mon entraînement je fais 3 séances PDC et 3 séances de cardio (1 minutes 30 d’effort et 30 seconde de marche rapide pendant 30 minutes) par semaine, donc de ce côté là y’a pas de problème. Et merci pour les conseils 😉👍
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  9. De plus, je persiste à penser que Macron a mal joué. Il n’est pas resté ferme, en ouvrant la porte avec la livraison des AMX 10 RC. L’Allemagne s’engouffre et Dans la foulée, voilà les chars lourds livrés par les allemands, les polonais, les américains. croyez moi, les avions vont suivre. réaction de la Russie? Seront nous considérés comme belligérants, co belligérants ? En tout cas, c’est la porte ouverte à une montée du conflit. Qui peut nous dire qu’un pays de l’Otan ne sera pas prochainement attaqué ? Je pense à la Pologne, la Roumanie… et dans ce cas, ce sera la fin de la paix en Europe. donc oui, je pense qu’il faut s’inquiéter. On agit presque comme si l’Ukraine faisait partie de l’Otan et ce n’est pas le cas.
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  10. Oui, d'autant que la ligne Maginot comportait des forts, des tourelles de tirs de canon dit à "Eclipse" et d'un réseau entièrement souterrain de logistique et de protection. Depuis longtemps, la politique Allemande est de se tourner vers l'Est, Pologne et Fédération Russe. La Russie ne peut vraiment réagir que sur quelque points = 1°- Sur la Crimée en y postant des armes nucléaires tactique, voir stratégique. Difficile dans ce cas de lancer une offensive dans ces conditions sur la Crimée. 2° - Lancer une offensive diplomatique envers les Européens en Afrique ce qui fait à l'heure actuelle. 3° - La Russie est lente à réagir et mobilise la masse et la peur. Donc des sureffectifs à revendre. Le temps joue pour elle. L'Ukraine le sait et veut agir vite. Nous ne sommes qu'au début du problème me semble t-il.
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  11. Je pense qu'il doit refaire le même parcours en précisant aux recruteurs ses nouvelles motivations.
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  12. Bonjour à tous je voudrais obtenir des avis par apport à la situation de mon copain il s’est présenté en 2020 à la légion étranger il a resté à paris 3 jours et après il est parti à Aubagne , après une semaine il était pas très sûr de sa décision et il a décidé de partir voluntariamente ( il a pas signé le contrat ) . maintenante il est très décidé à partir pour s’engage totalement dans la légion étranger , la question est : il est encore possible de se réintégrer ? si la réponse est oui , comment il peut le faire ? je vous remercie beaucoup pour vos réponses ☺️
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  13. Bonjour, Le Danemark va donner ses 19 canons CAESAR à l'Ukraine. La Suède va donner ses canons Archer, porté 30/50km, posé sur un camion qui se déplace presque immédiatement après avoir tiré. Ce canon est de la même classe que le canon CAESAR. Et feu vert de Berlin à la formation des tankistes ukrainiens sur " Léopard ".
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  14. Salut J'ai trouvé la chemise en coton/lin datée 1955. Je te mets les photos de mon mannequin complètement terminé Encore merci de ton aide Olivier
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  15. @ Marintiti, merci de passer par la case "présentation".
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  16. Les FMIR sont proposées à date prédéterminée et parfois lors de vacances scolaires, donc en fonction de ta dispo tu est convoquée. Pour les périodes de convocation, cela se réévalue chaque année, du moins c'est mon cas.
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  17. Bonjour. Connaissez vous l'opération "FRANKTON"? Cette opération a eu lieu pendant la seconde guerre mondiale. Elle est plutôt méconnue. Des kayakistes d'un commando anglais, emmenés par un sous marin à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde on remonté cet estuaire pour aller miner et couler des bateaux allemands dans le port de Bordeaux, ceci entre le 7 et le 11 décembre 1942. Pour commémorer les 80 ans de cette formidable et périlleuse opération des kayakistes du club de Mérignac vont refaire l'itinéraire parcouru par ces commandos. 5 équipages de kayakistes du SAM (sport athlétique mérignacais) dont un équipage féminin tenteront cette folle aventure. Demain 8 décembre, ils partiront depuis l'océan pour quatre jours en autonomie, en bivouaquant aux mêmes endroits où les anglais ont bivouaqués. Ils prévoient d'arriver à Bordeaux ce dimanche 11 décembre où une cérémonie commémorative sera organisée. Voici un lien à consulter pour comprendre cette tentative réalisée par ces kayakistes en mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour que l'on vive libre aujourd'hui. Des kayakistes refont le parcours de l'opération Frankton en Gironde. Source: 20minutes.fr Puis un autre lien vers le récit de cette opération et le sacrifice des commandos anglais. L'opération Frankton. Source: 20minutes.fr Ici la carte de l'opération. Source: 20minutes.fr A l'occasion d'un passage au Verdon, j'avais publié les photos du monument du souvenir lié à cette opération. Je vous les remets ici.
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  18. Moi aussi j’étais avec Patrick Pons, Michel Rougerie et Fernandez dans la chambrée (private joke) ! 😎
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  19. Il ne faut pas faire un tout droit, difficile d'expliquer à ton assurance que tu as percuté la dérive d'un avion militaire 😂
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  20. Merci beaucoup ! Pour les petits jeunes... très émouvant je trouve
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  21. Bonjour, A Bordeaux, les premiers entrainements des forces spéciales terre sur le transporteur A400M de l'Escadron 3/61 Poitou. source... http://www.paxaquitania.fr/2023/01/les-fs-terre-prennent-leurs-marques-sur.html
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  22. Médecin militaire, Nicolas Zeller explique son quotidien sur les terrains de guerre dans l'émission "Jour J" sur RTL, au micro de Flavie Flament. Ce lundi 9 janvier, dans "Jour J", Flavie Flament a eu le plaisir de recevoir un médecin militaire engagé dans les forces spéciales. Il s'appelle Nicolas Zeller, il nous raconte la guerre, ceux qui la font et comment il a risqué sa peau pour sauver celle des autres, des vallées afghanes aux plaines du Moyen-Orient. À 46 ans, ce médecin soldat a rempli des dizaines de carnets de notes, mêlant choses vues et réflexions glanées sur le terrain. Passé par le 13e régiment de dragons parachutistes, il a baroudé sur les champs de bataille du commandement des opérations spéciales, en Afghanistan, en Afrique, en Irak, entre autres. Militaire et médecin, Nicolas Zeller ne soigne pas seulement les blessés de son pays, mais aussi ceux de l'ennemi. "Le médecin sur le champ de bataille, il va soigner tout le monde, et ça depuis qu’il y a des médecins sur le front, c’est comme ça que ça marche", soutient-il. Soigner l'ennemi était une idée de Napoléon Bonaparte Historiquement, l'idée est venue de Napoléon Bonaparte. Face aux Prussiens, le 8 février 1807, la Bataille d'Eylau a fait énormément de morts et de blessés. L'empereur a alors décidé de prendre les choses en main. " L’empereur qui est lui-même impressionnée par la quantité des blessés, à la fois dans le camp de la coalition française et à la fois dans le camp Prussien, demande à ses chirurgiens de soigner tout le monde, et ça, ça n’a jamais changé depuis. Donc les militaires et médecins français s’assurent que le champ de bataille soit vide de blessés", explique Nicolas Zeller. Alliés ou ennemis, Nicolas Zeller soigne donc tout le monde. "On leur porte secours, on les évacue, on les soigne et dans certains pays, ils sont pris en charge par des structures comme La Croix Rouge", décrit le militaire qui doit suivre des procédures très précises, respectant des conventions et des droits signés par son pays. On prend les blessés à hauteur de nos moyens techniques Nicolas Zeller "La France a signé, a ratifié tous les documents internationaux qui tentent de régir ce que peut-être le chaos, que ce soit les Conventions de Genève ou le Droit International Humanitaire, les médecins militaires sont naturellement concernés par ses documents. Donc on prend les blessés à hauteur de nos moyens techniques. Si je suis à pied avec mon petit sac, je ne pourrai pas faire la même chose que si je suis dans un véhicule avec beaucoup de matériel ou si je suis dans un hélicoptère avec encore plus de matériel", explique-t-il aussi sur RTL. Pour écouter le témoignage : https://www.rtl.fr/actu/international/medecin-militaire-on-soigne-tout-le-monde-meme-l-ennemi-temoigne-nicolas-zeller-7900223070 (Source : RTL )
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  23. Bonsoir, Je parlais d'une manière générale, sachant en plus que l'on ne se connait pas. Tant mieux pour elle. Enfant j'étais hyper timide, à la limite du maladif, introverti. Adolescent je serrais les mains sans aucune fermeté, en regardant mes pieds, je répondais sans que mon interlocuteur m'entende... Puis je suis rentré en pension, dans un lycée d'un autre temps : dortoir de plus de 100 pensionnaires, tenue par des mains de maitres, au froide aux lavabos, douche chronométrées, extinction des feux à heures bien définies, réveil par l'allumage des éclairages Bref j'ai adoré ! Puis je suis rentré dans la Marine, on nous y a appris à faire de l'ordre serré (marcher aux pas) se présenter à un supérieur... puis en affectation je me suis retrouvé de "garde d'honneur" c'est à dire que je faisais partie de la garde qui présente les armes lorsqu'une autorité rend une visite, et des visites il y en a eu, des amiraux, des ministres... (j'étais sur un sous marin nucléaire nouvelle génération, le premier de sa série). Membre de la garde on nous apprenait : "redressez vous, rentrer le ventre, bomber le torse, regarder droit devant, ayez l'air d'être heureux mais ne souriez pas de trop... et si l'amiral ou le ministre vous pose une question, c'est oui amiral ou oui Monsieur le Ministre d'état..." Je me suis retrouvé représentant de l'équipage, lors des vœux donné par le Préfet maritime, lors de rencontre avec le ministre de la Défense, puis chauffeur du Commandant puis d'amiral. Bref, aujourd'hui, ceux qui me connaisse on du mal à croire que j'ai pu être aussi timide. A l'école des mousses, elle va se retrouver en immersion avec des très jeunes comme elle, tous vêtues d'uniformes, avec des règles stricts d'horaires d'hygiène, de savoir vivre... elle y découvrira la loi des gens de mer (car en mer personne ne triche, on peut être le plus fier, le plus beau... et vomir à la première vague) encadré par des instructeurs, des gradés ayant de l'expérience qui lui feront découvrir la vie en collectivité, la cohésion, l'esprit d'équipage et les valeurs de la Marine. Bon là j'avoue que je ne suis pas au fait de ce qui est demandé ou souhaité niveau scolaire. Un bon point qui jouera en sa faveur, l'avis très favorable. A elle aussi de démontrer sa motivation (connaitre les différentes sortes de bâtiments et unités de la Marine, voir quelques noms de bâtiments peut être utile), savoir qu'elle parcours elle envisage par la suite... Je vous mets le lien pour consulter le "guide du marin" qui est en fait la "bible" du marin, ce n'est pas la dernière version mais les informations générales restent d'actualité, telle les valeurs de la Marine ou l'organisation de la Défense... https://www.lamarinerecrute.fr/sites/default/files/orientationkit/documents/Guide_du_marin_2013-sized.pdf Oui, mais nous passons tous par là. En cas d'échet, il faut garder l'esprit positif, celui d'un marin, d'un militaire, ne pas baisser les bras et retenter, la réussite ne vient pas toujours du premier coup. Bonne soirée.
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  24. Bonsoir, Tout d'abord ces photos dates de l'après première guerre, pour situer la période. La photo de groupe donne de bons indices : On peut voir cerclé de noir, des mores de cavalerie cerclé de rouge, l'homme au premier plan porte sur ses brodequins cloutés des housseaux de cavalerie sur lesquels sont fixé des éperons. Cerclé de bleu, ce militaire porte sur le bas de sa manche des galon en "pointe de fer de lance" typique de la cavalerie. Sinon, plusieurs sont vêtus de la veste tout arme modèle 1914, en drap bleu horizon. Les autres portent la tenue de corvées en toile blanche, dénommé "Bourgeron" Bourgeron Ce sont, en temps de paix, des tenues de corvées et d'exercice, utilisées par les hommes effectuant leur service militaire, ou des réservistes rappelés pour des périodes d'exercice. Ces effets figurent en 1914 à la nomenclature des effets affectés à chaque homme sous les drapeaux en temps de paix, à raison de 2 bourgerons de toile et 2 pantalons de treillis par homme ( 1 bourgeron et 1 pantalon en collection n°2 dite collection d'extérieur, et 1 jusqu'à usure en collection n°3 dite d'instruction). En revanche ils ne font pas partie de la tenue de campagne, et ne sont donc pas emmenés au front par les hommes des unités combattantes. La photo de groupe avec ses indices nous lance sur la piste d'un cavalier. Ton ancêtre porte une vareuse à col droit, bouton lisse, fourragère fantaisie à double volant sur l'épaule gauche, indiquant que le régiment fut cité lors de la Grande guerre, pour ces exploits aux combats. Il porte un ceinturon Sam-Brown d'origine anglaise et que les militaires français on adoptés à la fin de la guerre. Sous le bras est coincé une cravache prouvant si il y avait besoin ses qualité de cavalier. Les pattes de col sur fond sombre comportent deux soutache, indiquant un régiment territorial, au chiffre du 71 ème J'ai trouvé un type de patte avec étoile : 1er Dragons portés Un dragon porté est un type de combattant de la cavalerie française. De 1928 à 1940, ils constituent l'infanterie motorisée des divisions de cavalerie françaises. Un régiment de chasseurs (à cheval) portés et un autre de chasseurs d'Afrique portés sont créés sur ce modèle, à ne pas confondre avec les bataillons de chasseurs portés des divisions cuirassées. Le fond est sombre et les chiffres et étoile sont blanc, ce qui nous dirige vers un dragon, il n'y a pas de 71 eme régiment de Dragon, ça peut être une "articulation" mais là je sèche un peu.
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  25. Non, car si la Gendarmerie est mise "pour emploi" auprès du ministère de l'intérieur, ça reste une armée ou un corps d'armée au même titre que l'armée de terre, de mer ou de l'air. Par contre il est possible d'être policier "d'active" (titulaire ou contractuel) et être réserviste opérationnelle dans l'un des différents corps d'armée (j'en connais plusieurs), car les policiers sont des fonctionnaires comme les douaniers, les affaires maritimes, les pompiers professionnels...
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  26. Jusqu'au 24 mars : Les médailles et le monde militaire sont intimement liés dans ce sens où l’un ne va pas sans l’autre. De l’Ancien Régime à nos jours le militaire en tant que soldat s’est vu remettre des décorations en récompense d’actes héroïques, mais aussi en souvenir de sa participation à certaines batailles ou opérations. Plus qu’un symbole, la médaille revêt une dimension qui force l’estime des contemporains, et qui, apposé sur l’uniforme, met en valeur le parcours du militaire. Cette exposition présentée au SHD de Brest s’inscrit dans une dynamique d’ouverture du plus grand nombre au monde parfois complexe de la phaléristique, et permettra à chacun de découvrir (ou redécouvrir) des médailles et des ordres, d’en apprécier la qualité et de découvrir quelques rares pièces de militaires issus des fonds du Service historique de la Défense, de l’École Navale et de collections privées » Brest 4, rue du Commandant Malbert 29240 BREST CEDEX 9 Du 15 novembre 2022 au 24 mars 2023
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  27. Sujet que j'affectionne particulièrement 😉 Oui, vu le secteur (magnifique)Paimpol était un gros port de pêche, encore aujourd'hui et la plaisance n'existait pas à l'époque. Avez vous obtenu son dossier ? Si oui, une photo du contenu donnerez certainement des indications. Dans la Marine Nationale (et avant Impériale et Royale) il existe différents corps : - le corps des officiers de marine - le corps des officiers techniques (appelé officier de la marine) - le corps des officiers assimilés (médecins, pharmaciens, vétérinaires, commissaires, ingénieurs...) - le corps des majors (qui n'existait pas encore à l'époque qui vous intéresse, le grade n'existant pas encore) - le corps des marins des ports ou des vétérans - le corps des officiers mariniers supérieurs - le corps des officiers subalterne - le corps des sous-mariniers - le corps des marins du ciel - le corps des fusiliers marins - le corps des équipages de la flotte Le Corps des équipages de la flotte, regroupe les marins navigant en surface, embarqués ou à terre. Il faut savoir que la dénomination officielle d'un marin de la Marine Nationale est "marin d'état" On peut supposé qu'il a effectué une période de rappel (réserve). Ou qu'il a juste effectué 18 avant d'être réformé. Chose courante il y a encore peu, lorsque j'ai quitté l'active, si je n'avais pas demandé à être réserviste marine, mon dossier aurait pu être transféré à l'armée de terre (grosse consommatrice de personnel). Je pense qu'il faudrait trouvé son ou ses dossiers. Tout à fait ! Sur le bonnet (bachi en terme familier et courant chez les marins) est normalement cousue une ancre frontale mais pas visible du fait de l'inclinaison de la coiffure et de la qualité de la photo retouchée en supplément. De même se trouve une bande légendée, où l'on peut trouver génériquement "Marine Nationale" ou le nom de l'affectation, le nom du bâtiment, mais là aussi invisible. L'insigne avec les deux ancres croisées est l'insigne des marins de la flotte. Pour en savoir plus : http://www.netmarine.net/tradi/symbolique/ancrebras/index.htm
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  28. Très intéressant même si je n'ai pas encore tout lu. Beau travail de documentation 👍
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  29. Comme bon nombre d'entre nous, la guerre de 1870 ne me parle guère, d'ailleurs ne dit on pas "1870, la guerre oubliée". La guerre franco-allemande de 1870-1871, parfois appelée guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, est un conflit qui oppose, du 19 juillet 1870 au 28 janvier 1871, la France à une coalition d'États allemands dirigée par la Prusse et comprenant les vingt-et-un autres États membres de la confédération de l'Allemagne du Nord, ainsi que le royaume de Bavière, celui de Wurtemberg et le grand-duché de Bade. Napoléon III Cette guerre est issue des différentes questions nationales qui poussent les nombreux États allemands à s'unir. La Prusse souhaite réaliser cette union autour d'elle, aux dépens de l'Autriche (qu'elle bat durant la guerre austro-prussienne de 1866) dans un premier temps, et de la France dans un second temps. Cette guerre est considérée par le chancelier Otto von Bismarck comme une réponse à la défaite prussienne lors de la bataille d'Iéna de 1806 contre l'Empire français. Il dira d'ailleurs, après la proclamation de l'Empire allemand à Versailles en 1871 : « Sans Iéna, pas de Sedan ». Par ailleurs, Bismarck déforme dans l'opinion un démêlé diplomatique mineur, réglé à l'amiable (la candidature, retirée à la demande de la France d'un prince allemand de la dynastie des Hohenzollern au trône vacant d'Espagne), en un camouflet insupportable pour les dirigeants français de l'Empire, soutenus par leur opinion publique. Des maladresses politiques de l'empereur Napoléon III vis-à-vis d'autres pays européens isolent la France, mais le régime pousse à la confrontation avec la Prusse, autant pour se défaire d'un rival dangereux que pour agrandir le territoire national. Otto von Bismarck La Marine Impériale : Sous le Second Empire français de Napoléon III, renforcée des navires hérités de la Marine Royale, la Marine impériale ne s'est pratiquement pas battue, se contentant de combats individuels et de blocus de ports. La guerre franco-prussienne La Marine Impériale de Napoléon III est renforcée par rapport à la Marine Royale de l'après-Restauration dont elle est issue, afin de pouvoir tenir tête à la Royal Navy mais aussi de soutenir les visées hégémoniques du nouvel Empereur vis-à-vis de l'Allemagne et de la Royal Navy sur le théâtre méditerranéen. En réalité, la flotte n'a jamais été engagée dans des combats, et même pendant la guerre franco-prussienne, les affrontements se sont limités à des affrontements entre unités individuelles ou au blocus naval des côtes de l'adversaire. (Source : Wikipédia) LA RENAISSANCE DE LA MARINE MILITAIRE FRANÇAISE SOUS NAPOLÉON III La France a une vocation maritime déterminée par : – son ouverture sur quatre mers (Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée) ; – l'étendue d'un littoral de 3 200 km (plus important que sa frontière terrestre) ; – l'aptitude d'offrir de bons ports facilement accessibles et bien protégés, soit au fond de rades sûres (Brest, Toulon), soit sur des estuaires profonds (Lorient. Rochefort). Cette vocation n'a été que très partiellement comprise par les dirigeants, bien qu'elle conditionne l'expansion commerciale et l'entreprise coloniale. Peu d'hommes d'État se sont intéressés à la mer : François 1er, Richelieu, un peu Louis XIV… mais Napoléon III s'y est intéressé. Il n'est pas facile de suivre le cheminement de la pensée napoléonienne, on retiendra seulement les éléments suivants : – incontestablement les séjours et la connaissance de la Grande-Bretagne, à l'époque où celle-ci était par excellence la puissance de la mer (la moitié de la flotte mondiale), pays à l'avant-garde des applications de la vapeur (on retrouve la même influence dans le domaine des chemins de fer) et du progrès mécanique avaient ouvert les yeux du futur empereur, toujours attentif à ce qui se passait de l'autre côté de la Manche et soucieux de ne pas laisser la France en retard et en état d'infériorité ; – mais aussi l'intérêt porté aux États-Unis et à l'évolution de la marine dans ce pays, héritier des inventions de Fulton, disposé à accepter des solutions d'avant-garde surtout pendant la guerre de Sécession, d'où reviendra après 1861 la conception du garde-côtes cuirassé de l'ingénieur Ericsson et le mécanisme des canons se chargeant par la culasse de Carteman ; – d'autre part, Louis-Napoléon participe en France à un remarquable courant d'idées émanant autant d'une équipe d'officiers de marine (comme les amiraux Hamelin qui sera ministre de 1855 à 1860, de La Roncière, ou Jauréguiberry, les commandants Jaurès, Gougeard, Du Temple) Amiral de la Roncière Amiral Jauréguiberry que de politiques éclairés, convertis à la nécessité d'une action vigoureuse dans le domaine maritime (comme le Bordelais Théodore Ducos, ministre de la Marine de 1851 à sa mort en 1855, le baron de Mackau, fils d'amiral ou le marquis de Chasseloup-Laubat, appelé au ministère de la Marine de 1860 à 1867 après avoir été ministre des Colonies de 1858 à 1860). Encore fallait-il avoir le mérite de reconnaître et d'apprécier de tels conseillers, de soutenir avec persévérance leurs initiatives – quatre ministres seulement en 18 ans Théodore Ducos Le baron de Mackau Le marquis de Chasseloup-Laubat et de s'assurer le concours de techniciens novateurs, donc discutés, pour assurer le succès des nouvelles conceptions : un ingénieur hors pair comme Dupuy de Lome devra à Napoléon III d'être appelé et maintenu à la tête des constructions navales. Henri Dupuy de Lôme I – L’adoption d’une politique de mouvement Napoléon III Le Prince Louis-Napoléon était naturellement ouvert aux transformations consécutives à l'évolution des sciences et des techniques. Il est donc disposé, dès son arrivée au pouvoir, à écouter les précurseurs, à prendre le risque d'expériences, à accepter les nouveautés. Ajoutons que son âge lui permet, plus qu'à ses prédécesseurs, d'envisager des réalisations de longue haleine. Cette disposition d'esprit est capitale à une époque où la révolution industrielle du xixe siècle étend ses effets à la marine, dont elle change radicalement les conceptions. Car c'est une véritable métamorphose que subit le matériel naval : la propulsion à vapeur d'abord, l'adoption de l'hélice (après l'essai de la roue à aubes), enfin la construction des coques en fer, remplaçant le bois. La marine de guerre ajoutera deux autres innovations capitales : le cuirassement par plaques de blindage métallique et l'emploi d'une artillerie rayée se chargeant par la culasse. Cette énumération ne donne qu'une faible idée des bouleversements que dut subir dans tous les domaines la marine de guerre, mais il suffit de comparer les silhouettes, ô combien différentes, des anciens vaisseaux de bois à voiles de la « vieille marine » aux coques en fer des vapeurs de la « nouvelle marine », pour mesurer les changements survenus. Comme toute révolution celle-ci rencontrera des résistances : on contestera la supériorité technique, on tirera argument d'expériences malheureuses ou mal conduites, on avancera même des arguments esthétiques ou poétiques – la nostalgie des longs voyages à la voile – ou même moraux – la brutalité d'une canonnade à distance ! C'est ici que le rôle du pouvoir peut être capital. Pour passer outre à ces résistances, il faut souvent l'autorité de décision des gouvernants : à cet égard, de 1848 à 1870, la France connaîtra une politique maritime très ferme, écartant les vaines discussions et s'engageant hardiment dans les voies nouvelles. Le Prince-Président, puis Empereur, apportera personnellement à chacun ses aspects de l'évolution navale une attention persévérante : c'est à lui que l'on devra la poursuite autoritaire d'une rénovation totale de la flotte de guerre française, liée à une politique d'expansion maritime, commerciale et maritime sur toutes les mers du globe. La Monarchie de Juillet avait paresseusement suivi l'évolution de la technique navale : « cette première moitié du xixe siècle est donc une période de véritable piétinement, pendant laquelle on vit sur le passé, sans qu'aucune transformation d'ordre technique vienne modifier les conditions de l'équilibre naval » (Tramond et Reussner). Ainsi, en 1842, le vaisseau amiral de l'escadre de Méditerranée, alors baptisé « L'Océan », n'était autre que le trois-ponts « Les États de Bourgogne » construit en 1782 par Sané, soixante ans plus tôt ! Tout au plus avait-on réalisé le vaisseau mixte, fidèle à la conception du bateau à voiles en bois seulement doté d'une machine à vapeur de faible puissance, uniquement « pour triompher des calmes et des courants ou accélérer les chasses et les retraites ». Les premiers essais de machine à vapeur dans la marine avaient d'ailleurs été décevants, surtout au temps des roues à aubes (en 1830, à la prise d'Alger, sur les sept vapeurs de la flotte, trois sont parvenus à destination et un seul fut effectivement opérationnel, « le Sphinx »). Ce n'est qu'en 1842 que l'adoption de l'hélice sur la frégate « La Pomone » marquera une étape décisive. En janvier 1848 – donc un mois avant la chute du régime – le projet d'un grand vaisseau à vapeur est tout de même approuvé sous le dernier ministère Guizot à la suite des interventions d'hommes clairvoyants, comme Thiers et Lamartine. Mais en fait, rien n'était encore accompli dans le domaine de la révolution navale, dont le commandant Montgery avait pourtant prédit dès 1842 « que les conséquences en seront aussi considérables que les changements opérés au xve siècle par la boussole, la poudre à canon, l'imprimerie et la découverte du Nouveau Monde ». Louis-Napoléon, lui, la comprend, cette révolution. Dès son élection à la présidence, la construction du vaisseau, alors baptisé « 24 Février », est entamée à Toulon sous la direction de Dupuy de Lome et sera achevée, sous le nom de « Napoléon », dès l'été 1850. Ce sera le premier navire à vapeur à hélice de fort tonnage de la flotte française (5.120 tonnes). La supériorité de la propulsion à vapeur va être vite démontrée : alors que l'ancienne flotte à voiles restait tributaire des vents et de l'état de la mer, l'adoption de la machine à vapeur assurait désormais aux navires une indépendance relative. On n'allait pas tarder à le voir lorsque le 15 octobre 1854 le « Napoléon » allait seul remonter les Dardanelles, remorquant même le vaisseau-amiral « Ville de Paris », alors que tout le reste de l'escadre française et anglaise restait immobilisé par des vents contraires. Il fut alors décidé par le gouvernement de rénover la flotte sur des bases radicales : la loi des finances stipula « qu'à partir du 1er janvier 1857 tout navire non pourvu de machine cesserait d'être considéré comme navire de guerre ». On commença d'abord par transformer les anciens voiliers en bois en les coupant en deux par le milieu pour leur adjoindre au centre, en les allongeant de 8 à 10 mètres, une machine à vapeur de la puissance de celle du « Napoléon ». Mais cette solution apparemment économique, demi-mesure, ne donna pas les résultats escomptés et la faiblesse des vieilles coques en bois ne répondant plus aux progrès de l'artillerie, il fallait aller plus loin en rompant avec le passé. De même, une autre expérience marque, à la fois la hardiesse des innovations et le rôle prépondérant du souverain : celle des batteries flottantes cuirassées de la guerre de Crimée en 1854. La première idée du cuirassement des navires n'est pas celle d'un marin, mais plutôt celle d'un artilleur et d'un ingénieur en fortifications : il s'agissait d'abriter les canons destinés à appuyer un débarquement. Les batteries flottantes de 1854 n'ont pas de qualités nautiques : elles se traînent à la vitesse de quatre noeuds et doivent être remorquées ; elles ne tiennent pas la mer et sont inutilisables par gros temps ; enfin, elles sont inhabitables. Le modèle, perfectionné par la suite sous la forme de garde-côtes cuirassés excitera toujours l'ironie des marins qui les baptiseront « bateaux-lavoirs » ou « fers à repasser ». Mais elles sont mues à la vapeur, ont une machine à hélice et portent 18 canons rayés. Surtout elles sont revêtues de plaques de fer de 12 cm d'épaisseur. Elles s'opposent donc à toutes les traditions de l'ancienne marine et il avait fallu, pour rompre cette tradition, toute l'autorité du souverain. Les succès remportés durant le siège de Sébastopol par les batteries cuirassées traduisirent l'importance de l'innovation, en dépit de ses imperfections : c'était un pas en avant dans la construction navale et en historien de la marine, Henri Le Masson, n'hésitera pas à écrire : « Ces batteries flottantes qui ont fait époque dans l'histoire du matériel naval, sont à l'origine du cuirassé qui a régné sur les mers jusqu'à l'avènement du sous-marin, puis du porte-avion ». II – Le programme de 1857 Deux événements politiques allaient confirmer Napoléon III dans son attachement à la rénovation de la marine : – la guerre de Crimée en 1854, qui avait remis en évidence la maîtrise en Méditerranée et la nécessité d'un matériel naval apte à y naviguer (naufrage de la « Semillante » en 1855, intervention au Liban en 1860, intérêts français en Égypte) ; – la vigoureuse reprise d'une politique coloniale active en Afrique, en Asie, en Océanie et en Amérique, que l'on ne pouvait poursuivre que par mer. En conséquence l'Empereur fit établir dès 1857 un programme naval qui frappe à la fois par son ampleur et l'intelligence très moderne de sa conception. La Commission chargée de l'établir proposa en effet en octobre 1857 les réalisations suivantes, bien équilibrées en moyens et missions, réparties en cinq points : – une flotte de combat comprenant elle-même « des bâtiments rapides de la plus grande puissance que l'art put exécuter » (on en prévoyait 40), des bâtiments légers (frégates, corvettes et avisos au nombre de 90), plus 20 stationnaires pour les régions lointaines ; – une flotte de transport comprenant toute la flotte de transition composée de vaisseaux mixtes, qui n'étaient pour la plupart que des anciens bâtiments à voiles transformés en navires à vapeur avant l'adoption du type rapide et dont la machine de puissance trop médiocre n'avait qu'un rôle d'auxiliaire et se distançait donc du corps de bataille ; – des bâtiments spéciaux pour la défense des côtes et des ports (30 batteries flottantes et garde-côtes) ; – pour les transports économiques, en temps de paix, des bâtiments à voiles ; – enfin, 95 bâtiments-écoles divers. La composition et l'articulation de cette flotte ont permis de la comparer à la structure de la flotte actuelle des Etats-Unis ! Rédiger un programme est une chose, l'exécuter en est une autre. Or, ce programme – sanctionné par l'Empereur le 23 novembre 1857 – fut immédiatement mis à exécution. L'innovation essentielle était celle du « bâtiment rapide de la plus grande puissance » et c'est l'ingénieur Dupuy de Lome qui fut chargé de concevoir le prototype. Le projet présenté était une véritable révolution qui consacrait à la fois les innovations de la propulsion, du cuirassement et de l'armement. Bâtiment à vapeur – la voilure réduite de moitié n'est plus qu'auxiliaire – mû par une machine de 900 chevaux lui permettant une vitesse de 13 noeuds 5, la frégate « Gloire » portait une cuirasse latérale de 12 cm d'épaisseur et était armée de 34 canons de 30 rayés en batterie et de 2 pièces en chasse et en retraite. Le projet de Dupuy de Lome souleva une tempête de critiques. Certains s'en prirent à l'efficacité du cuirassement : s'appuyant sur les conclusions hâtives des expériences mal dirigées faites à Metz en 1835 conduisant la commission présidée par le général Morin « à condamner sans rémission le principe du blindage métallique », ils contestaient l'efficacité du cuirassement. L'Empereur fit faire à Vincennes des expériences suivies, auxquelles il participa lui-même et que poursuivit un de ses aides de camp, le général Fave, pour apprécier la qualité des différentes plaques de fer. L'épreuve fut absolument concluante. D'autres critiques mirent en cause la stabilité même du nouveau navire cuirassé. La mise en chantier de la « Gloire » fut, pour la plupart des marins, un objet d'étonnement et d'inquiétude. On avait encore devant les yeux toutes les difficultés que l'on avait éprouvées pour faire naviguer dans la Baltique les batteries flottantes cuirassées et beaucoup de marins doutaient du succès de l'entreprise. Des critiques en règle parurent dans les journaux anglais contre la nouvelle construction navale tentée en France et elles partirent même du sein du Parlement britannique : « Eh quoi, disait-on, charger ainsi de fer les parties hautes de la coque d'un navire ! Mais l'instabilité sera le moindre des défauts d'une pareille construction ! Jamais un navire à vapeur ne pourra supporter, sans s'altérer dans ses formes et ses qualités nautiques, un si grand excès de poids ». Toutes ces critiques n'ébranlèrent pas la clairvoyance de l'Empereur. Les plans furent approuvés par le ministre le 20 mars 1858, la mise sur cale à Toulon fut ordonnée par l'Empereur et, sur ses ordres, on hâta l'achèvement de la nouvelle frégate en moins de deux ans, puisque le lancement eut lieu le 24 novembre 1859, à une date où, ni l'Angleterre, ni les États-Unis n'avaient encore rien entrepris dans le même domaine. Aucune marine du monde, à cette date, ne possédait un bâtiment rapide aussi puissant ; les Anglais eux-mêmes, surpris, n'entreprirent leur premier vaisseau cuirassé, le « Warrior », qu'en 1860, un an après le lancement de la « Gloire ». La « Gloire » ne devait pas tarder à affirmer sa supériorité : dès le mois de septembre 1860, au cours du voyage de l'Empereur et de l'Impératrice en Algérie, le yacht impérial « L'Aigle » comptait la « Gloire » dans son escorte. Un coup de vent violent vint à s'élever subitement et l'escorte fut dispersée : la « Gloire » demeura seule et continua de naviguer de conserve avec « L'Aigle ». Voici le récit de l'incident : « La flottille impériale eût beaucoup à souffrir dans la traversée ; elle fut dispersée par suite d'une tempête. La « Gloire » seule put suivre « L'Aigle ». Leurs Majestés débarquèrent à Port-Vendres pour éviter la traversée du golfe de Lion, malgré la grosse mer et le violent coup de vent essuyé par « L'Aigle », la traversée se fit sans aucun accident ». La suite des essais devait confirmer ces qualités, comme en témoignent les rapports de l'époque : « Par mes dépêches successives, j'ai rendu compte à Votre Excellence, en lui transmettant les rapports du commandant Ohier, des cinq voyages d'expérience qu'a effectué la « Gloire » suivant le programme tracé par Votre Excellence. Cette frégate vient ainsi de parcourir pendant ces essais 1.100 lieues marines. Ce qui ressort le plus évidemment de ces expériences à la mer, c'est que d'abord la « Gloire » est un bâtiment de mer comme un autre, supérieur même à bien d'autres sous plus d'un rapport, ce qui fait tomber l'échafaudage de suppositions timorées qui s'était élevé contre ce nouveau spécimen, aussi hardi que pratique, de notre future flotte de combat ». (Rapport de l'amiral comte Bouet-Willaumez, préfet maritime à Toulon, au ministre de la Marine en date du 27 août 1861.) Aussi fut-il tout de suite décidé que le modèle de Dupuy de Lome, avec de légères modifications, serait reproduit rapidement dans une série de frégates cuirassées, dont certaines comme « L'Héroïne » à coque en fer, qui constituèrent dès l'automne 1863 une première escadre cuirassée. Mais en même temps on s'affairait à perfectionner ce premier type en l'agrandissant – 7.172 tonnes au lieu de 5.620 – en lui donnant plus de vitesse – plus de 14 noeuds – et surtout un armement plus puissant. Dès 1859, toujours sur les plans de Dupuy de Lome, la marine mettait en chantier les vaisseaux cuirassés à éperon « Magenta » à Brest, et « Solférino » à Lorient. L'Empereur suivit lui-même l'élaboration de ces nouveaux bâtiments : le 1er décembre 1864, à Compiègne, il revêtait de sa signature l'avant-projet du « Marengo », amélioration des précédents, qui devait constituer avec « L'Océan » et le « Friedland » notre premier ensemble de cuirassés de 1er rang. En même temps encore, pour les opérations lointaines, les corvettes cuirassées de 3.400 tonnes et 450 chevaux, du type « Belliqueuse » et « Alma », dérivées de la « Gloire », étaient mises en chantier à partir de 1863. On retrouve ici encore la main de l'Empereur, par exemple dans une lettre du 1er novembre 1860 fixant les caractéristiques de construction de la frégate « Flandre ». Enfin la protection du littoral était confiée à des garde-côtes cuirassés du type « Taureau » de 3.450 tonnes également, toujours dus à Dupuy de Lome et mis sur cale à partir de 1866. Ainsi, en moins de dix ans, le programme de 1857 était réalisé dans sa diversité. La France conservait son rang de seconde puissance maritime mondiale – après l'Angleterre – mais certains pouvaient même prétendre qu'elle pouvait rivaliser qualitativement par le modernisme du matériel, la valeur des états-majors et de la formation militaire avec notre redoutable voisine. C'est qu'en effet l'Empire poursuivait parallèlement l'aménagement des bases navales et des arsenaux, l'instruction des personnels, l'entraînement des équipages : cette oeuvre mérite une étude particulière qui ne saurait trouver place dans cet exposé sommaire. Contentons-nous d'indiquer que les visites répétées de Napoléon III, du Prince Napoléon et même du Prince Impérial à Cherbourg (1858), à Brest (1852, 1858, 1868), à Toulon (1860) attestent la volonté active des gouvernants, qui assurent l'entreprise de travaux considérables. III – Le nouvel armement Les Anglais ne croyaient pas à l'efficacité du cuirassement. Inquiets cependant et jaloux après la constitution de la flotte cuirassée française, ils avaient réagi selon une vieille tradition britannique en augmentant la puissance de feu de leur artillerie. Pour augmenter la force de pénétration des projectiles, ils accrurent sensiblement le calibre des canons jusqu'à des calibres supérieurs à 30 centimètres (accroissement plus facile pour les navires que pour l'artillerie de campagne mobile), en même temps qu'ils améliorent la précision par l'usage de canons rayés. Enfin, ils se préoccupent d'obtenir une plus grande rapidité de tir en adoptant le chargement par la culasse. Le résultat final sera le canon Armstrong de 340 m/m lançant un projectile de 270 kg… Les Français ne se laissèrent pas intimider par ces innovations et, relevant le défi, ils firent d'abord observer que le poids d'une telle artillerie – le canon Armstrong pesait 7 tonnes ! – limitait le nombre des pièces et posait de singuliers problèmes de stabilité aux navires, de maniabilité (donc de vitesse de tir), que d'autre part la résistance des blindages était étroitement liée à l'angle sous lequel se faisait l'impact et qu'enfin la fabrication de telles pièces d'acier exigeait une métallurgie très complexe. Cependant – et c'est là une marque d'intelligente compréhension – la France refusa de rejeter d'un bloc les innovations anglaises. Elle accepta un grossissement des calibres et limitera sa gamme aux canons de 16 cm, 19 cm, 24 cm et 27 cm, sans dépasser toutefois cette dimension pour des raisons pratiques. La précision du canon rayé fut reconnue. Là aussi, l'évolution avait été amorcée dès la Monarchie de Juillet, mais elle n'avait été que très mollement suivie par les pouvoirs publics. Dès 1842, on s'était ingénié, par différents systèmes, d'accroître la puissance de pénétration des projectiles mais les commissions militaires avaient toujours rejeté les innovations. En 1847, le capitaine français Tomisier proposa un modèle de canon rayé, perfectionné par le chef d'escadron Treuille de Beaulieu. Mais avant 1850 aucun essai sérieux n'avait été entrepris, tandis que de longues et patientes expériences poursuivies notamment entre 1856 et 1859 devaient aboutir à l'adoption par l'armée d'un canon de campagne rayé qui fît sa première apparition sur les champs de bataille lors de la Campagne d'Italie. La marine s'équipa rapidement de nouveaux canons rayés, dès 1859 pour les pièces de 16, mais ces pièces se chargeaient toujours par la bouche. En fait les deux problèmes étaient liés, le canon rayé et surtout l'obus à fusée se prêtant mal au chargement par la bouche. Mais le chargement arrière par culasse mobile soulevait d'autres difficultés : le système de fermeture à coin proposé par Krupp dès 1863, correct pour les pièces légères, s'adoptait moins bien aux pièces lourdes et les Anglais eux-mêmes éprouvaient des difficultés. La bonne solution de la culasse à vis fut reprise aux Américains, avec le système Carteman, légèrement modifié d'ailleurs. Il s'agit d'un cylindre muni d'un pas de vis fileté que l'on introduit dans la culasse et que l'on bloque par une rotation de 1/6 de tour qui amène le corps du cylindre à obstruer le tube du canon. La marine française adopta ce système dans ses armements postérieurs à 1868 (alors que l'armée de terre hésitait encore parce que son artillerie était de bronze, donc incapable de résister aux pressions), bien que la métallurgie n'ait pas encore donné des qualités de fer tout à fait satisfaisantes et que le verrouillage de sûreté ait exigé des mises au point difficiles. Rappelons que ce sont des pièces de ce type, à longue portée, débarquées des navires, qui participèrent à la défense de Paris lors du siège de 1870-1871. Conclusion L'Empire avait doté la France d'une marine de guerre moderne et forte, lui permettant d'assurer les missions demandées pour la sécurité de son littoral, la défense de ses lignes de communications, ses entreprises coloniales et sa présence à travers le monde. Si, dans le conflit franco-allemand de 1870, la marine n'allait pas jouer de rôle décisif, c'est seulement que le temps lui a manqué : en cinq semaines le sort de la guerre se jouait sur terre. La marine avait affronté avec succès dans de rares rencontres les bâtiments ennemis, elle croisait en mer du Nord (division de l'amiral Faurichon) et la simple menace d'un débarquement sur les côtes de l'Allemagne du Nord – prévu de concert avec une intervention danoise – y retenait 100.000 hommes de troupes. Le rôle à terre des détachements de marine et de son artillerie pendant la phase de Défense Nationale de l'hiver 1870-1871 est glorieux, tandis que la flotte assure la pleine liberté des communications sur mer au gouvernement et assure son ravitaillement. (Source : MARTIN Michel - La renaissance de la Marine militaire française sous Napoléon III) LE CANON RAYE : L'artillerie rayée: Une des causes de la déviation des projectiles, notamment sphériques, était que ceux-ci étaient animés d'un mouvement de rotation sur eux même selon un axe variable. Les rayures dans le canon donnaient une rotation selon un axe fixe et invariable, permettant d'obvier à cet inconvénient, en même temps qu'elles augmentaient la justesse et la portée. Le premier canon rayé est du à Cavalli, officier piémontais. En 1845 le gouvernement piémontais fit construire selon les données de Cavalli des obusiers à chargement par la culasse. Ils tiraient des projectiles munis de deux ailettes qui donnaient un mouvement de rotation au projectile en s'engageant dans les rayures de la culasse. La régularité était nettement améliorée et la portée s'avéra plus grande. En France, Tamisier, à l'école de tir de Vincennes, au courant des essais de Cavalli, fit lui aussi des essais d'obusier rayé. Ces études furent interrompus par la révolution de 1848, puis repris en 1850 par une commission d'experts. les membes de la commission étaient tous convaincus de la supériorité de l'artillerie rayée, mais leurs travaux n'avançaient que lentement. En 1856, Napoléon III demanda au général de la Hitte, président du comité, de lui présenter dans les plus brefs délais un nouveau matériel de campagne profitant des progrés accomplis grace aux rayures. En 1858 est approuvé un canon de 4 de campagne, ainsi qu'un canon de montagne de même calibre. Notons que le calibre est désigné ici par le poids du projectile en kilogrammes, et non plus en livres. On conserva le canon-obusier de 12 en le rayant, car on craignait que le 4 ne soit pas assez puissant. Le nouveau matériel de campagne était ainsi composé d'un canon de 4 et d'un canon de 12, pouvant tirer des obus ordinaires, des obus à balles, des boites à balles. Comme pour les fusils, on avait diminué la vitesse initiale par suite de l'adoption d'obus allongés plus lourds que les boulets ronds. Les projectiles étaient à ailettes sans forcement. Les qualités balistiques étaient bonnes pour l'époque, avec des portées utiles de 2000 à 2500m et une précision considérablement augmenté par rapport à l'ancien matériel, mais elles furent annihilées par l'insuffisance des fusées. A l'origine on avait une fusée percutante Desmarets et une fusée hexagonale à 2 durées (1500 et 2200m) pour les obus ordinaires, et une fusée à 4 durées ( 500m, 800m, 1000m, 1200m) pour les obus à balles. Mais plus tard on trouva la fusée Desmarets dangereuse et la fusée à 4 temps compliquée. Nos projectiles de 1870 ne furent plus armés que de la fusée à deux temps, ce qui les rendait inefficaces pour les autres distances. Les canons de sièges et de places furent rayés également et comprenaient des canons de 24, 12 et 16 (là aussi le calibre est le poids en kg de projectile). Le nouveau matériel, avec l'augmentation de portée, permet à l'artillerie de s'établir sur des hauteurs ou derrière des crêtes, et non plus juste sur la ligne de front. Dérobée au yeux de l'ennemi et à couvert de son feux elle pouvait facilement être retirée et transportée dans une autre zone, parfaitement à l'insu de son adversaire. On n'était plus obligé dés lors d'avoir de l'artillerie en réserve. La grande portée permet aussi à l'artillerie de pourvoir jouer des rôles distincts sans forcèment avoir à se déplacer. Pouvant tirer au dessus des troupes amies, on n'avait plus à ménager des créneaux dans celle-ci. Désormais les duels d'artillerie étaient possibles, et le succés des attaques d'infanterie tiendront au résultat de ce duel. Des essais de chargement par la culasse avaient eu lieu, mais seule la marine adopta le système du capitaine Treuille de Beaulieu à vis à filets interrompus, l'artillerie de terre étant réticente pour son utilisation en campagne. Obus de la bataille du 6 aout 1870. Pendant ce temps la Prusse effectuait elle aussi des recherches secrètes sur l'artillerie rayée, et dés 1861 elle disposait de pièces à canon rayé se chargeant par la culasse, système qui fut généralisé à partir de 1869. Ces canons avaient des qualités balistiques supèrieures à celles des pièces françaises, et tiraient plus vite. Néanmoins pendant le conflit franco-prussien, l'infériorité de l'artillerie française ne fut pas due tant à l'infériorité balistique des matériels, mais plutôt au mauvais emploi tactique des batteries éparpillées sur le champs de bataille et à la réduction à deux durées des fusées fusantes de l'obus explosifs. (Source : Cours de fortification - Ecole militaire de l'artillerie - 1912) Alors vous allez me dire, finalement cette belle Marine Impériale, n'a pas fait "grand chose" durant ce conflit franco-prussien, si sur mer la Marine n'a pas été des plus employée, sur terre et dans les airs ce fut tout autre chose. Sur terre, les canonniers marins manœuvrèrent les grosses pièces d'artilleries, dans les airs les aérostiers marins firent merveille. La Marine, depuis la déclaration de guerre jusqu’au 16 février 1871, mit à la disposition de la défense nationale : 563 officiers, 20 ingénieurs hydrographes, 20.157 marins, 5.087 hommes d’artillerie de marine, 23.000 hommes d’infanterie de marine, plus de 1.000 canons de marine, ainsi qu’une grande quantité d’armements, de munitions et d’équipements divers. Paris seul, reçut 10.000 matelots et 170 pièces de gros calibres servis par les canonniers marins. Tout au long du siège de Paris, la Marine a joué un rôle considérable, elle a armé plusieurs forts, notamment celui de Montrouge. Les canonniers marins qui armaient les forts furent rapidement les favoris des Parisiens. C’est à un officier du Génie, président de la commission scientifique de défense du territoire, que revient l’idée de réclamer plusieurs marins pour manœuvrer le treuil du ballon captif) chargé de l’observation des mouvements allemands et d’en demander seize autres pour mettre en œuvre un autre ballon. Il fallait en outre former des pilotes, les aéronautes étant à cette époque trop peu nombreux. On fit appel à des marins, hommes d’équipage de la marine à voile, ils n’ignoraient rien des nœuds et savaient ravauder solidement une voilure. Gabiers habitués à grimper dans les huniers, pour carguer ou larguer les voiles, ils ne seraient pas effrayés par l’altitude, sauraient sentir le vent, apprécier leur position. " Gabiers : Matelots de pont affectés à la manœuvre de la voilure, et à l’entretien du gréement. Les gabiers de jadis étaient agiles comme de véritables acrobates. Ils grimpaient, non seulement en se gambillant dans les enfléchures, mais à la force des poignets. Dans la mâture, leur loi était « une main pour soi, une main pour le bord »". Ces apprentis aéronautes (navigateurs de l’air) vont participer à toutes les phases de la fabrication des ballons : de la coupe de l’étoffe pour la confection des fuseaux, à la couture de leur assemblage ; du maillage du filet qui enserre l’enveloppe, au tressage des brins d’osier de la nacelle. Une fois l’enveloppe vernie pour assurer son étanchéité, le ballon est prêt à être gonflé et prendre l’air. L'apprenti aéronaute (navigateur de l’air, futur pilote, reçoit alors une formation théorique et pratique sur l’aérostation. Dans la nacelle suspendue du « ballon-école », il apprend à utiliser la corde de soupape, à lâcher le lest, à laisser filer le guiderope, l’ancre et le câble. Quand tout cela est assimilé, il est déclaré apte. Vêtu d’une peau de mouton et coiffé de son bachi, voilà le marin, seul dans sa nacelle, devenu le « pacha » de son ballon. Le temps pressant, il n’est pas question d’effectuer quelques essais d’ascensions captives et encore moins d’un vol libre avant la « mission ». Pendant la durée du siège, soixante-huit ballons* (dont trois non dénommés : N°5, 8 et 27) quittèrent la capitale et franchirent les lignes prussiennes. Les 30 marins des forts détachés à cet aventureux service aérien s’en acquittèrent avec un dévouement et une intrépidité que le siège de Paris a rendu légendaire. Déjà habitués aux périls de la navigation sur mer ils ne faisaient que changer d’élément. Il y avait là, pourtant, un danger réel à affronter les éléments encore indomptés, sous le feu du fameux mousquet à ballons Krupp, des troupes prussiennes. Certains ballons, qui décollais par nuit noire pour éviter les tirs ennemis, furent entraînés vers la mer ou se posèrent en pays occupé par l’ennemi. Pendant la durée du siège, soixante-huit ballons quittèrent la capitale et franchirent les lignes prussiennes. En se portant au-delà des lignes prussiennes pour acheminer en province les nouvelles de Paris, les sinistres aériens furent nombreux. Un grand nombre de messagers risquèrent leur vie, et quelques-uns la perdirent : Tous ces ballons-poste n’atterrirent pas en France, loin s’en faut : cinq se posèrent en Belgique, trois en Hollande, un en Norvège après un vol de 1.250 km, un tomba en Prusse et un autre en Bavière, où les équipages furent faits prisonniers et internés. Cinq autres ballons tombèrent dans les lignes ennemies et les équipages emmenés en captivité. Deux s’égarèrent en mer : le Jacquard, (N°35) monté par le matelot Alexandre Prince en mer du Nord et celui du soldat Émile Lacaze avec le Richard Wallace (N°67), qui se perdit dans l’immensité des flots de l’Atlantique. (Source : "Association Aux Marins - https://memorial-national-des-marins.fr/") Les fusiliers marins furent engagés à terre Combat de marins au Bourget
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  30. Bonjour, Oui ! Visiblement, ils vont aussi livrer d'autres " HIMARS ". Et les Allemands vont livrer des blindés " Marder " et des " Patriots ".
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  31. Je ne pense pas que tes dents de sagesse puissent être un frein à quoique se soit. Si tu veux tenter la Légion étrangère, sois franc sur les questions posées.
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  32. Bonjour, La France va livrer à l'Ukraine des blindés à roues AMX-10RC. source ... https://www.forcesoperations.com/des-amx-10rc-pour-lukraine/ Les Etats-Unis vont ils suivre la France en livrant à l'Ukraine des blindés Bradley ?
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  33. Et voici le reste du cahier, avec mes meilleurs voeux à tous.
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  34. C'est avec une immense tristesse que nous venons d'apprendre le décès de Tony Vaccaro, le soldat photographe. Il était un grand ami du Mémorial et de Caen. En juin 1944, Tony est âgé de 21 ans lorsqu’il débarque sur les plages de Normandie. Avec l'autorisation de son colonel, il photographie le débarquement de sa compagnie. Lorsque la guerre s’arrête, Tony est engagé comme photoreporter pour "Stars and Stripes"... C’est le début d’une longue carrière. En photo : Tony Vaccaro dans l'exposition "Shots of war" au Mémorial de Caen en juin 2014. Il venait de fêter ses 100 ans. Voici quelques dates de sa biographie : 1922 : Naissance de Tony Vaccaro à Greensburg en Pennsylvanie, aux États-Unis. 1925 : Il traverse une première fois l’Atlantique, direction l’Italie où orphelin, il sera élevé par son oncle. 1942 : De retour aux États-Unis, parlant encore mal l’anglais, son professeur de physique l’initie à la photographie. 1944 : Il débarque à Omaha le 21 juin. Il devient « le soldat à l’appareil photo » grâce à l’autorisation d’un supérieur. 1944-1945 : Il est soldat dans la 83e division d’infanterie américaine. Il fait un long périple qui le conduit de la Normandie à la Bretagne puis à Berlin, en passant par les Ardennes. Il va ainsi prendre près de 7 000 clichés. 1945 : Démobilisé, il est engagé comme photoreporter pour la revue de l’armée Stars and Stripes. Il restera 4 ans dans l’Europe en lambeaux comme correspondant de guerre officiel en Allemagne, en France et en Italie. 1949 : Marqué par les douleurs de la guerre, il démissionne. À partir des années 50 : Tony Vaccaro commence une nouvelle vie de photographe de mode et de cinéma auprès des magazines Flair, Look, Life et Venture. Il multiplie les traversées entre New York et l’Europe, des transatlantiques au cours desquelles il rencontre de nombreuses personnalités comme l’artiste Alexandre Calder. Il se rend célèbre grâce à ses portraits de Marlon Brando, Charles Chaplin, Sophia Loren, Maria Callas, Marlène Dietrich, Marcel Duchamp, Anita Ekberg, Pablo Picasso... Crédits photo : Tony Vaccaro & B-17, Mondorf-les-Bains, septembre 1944. Photo : Anthony (source et Crédits photo : Le Mémorial de Caen)
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  35. Bonjour, Normalement, ce n'est pas "mort", soit clair et honnête sur ce sujet lors de l'entretien de recrutement, n'attends pas que l'on te pose la question pour aborder ce sujet, montre que t est honnête sur ce sujet. A contrario la Légion ne prend pas les criminels et les violeurs, les délits sont quand à eux "oubliés". Je ne me permettrai pas de te juger, cependant j'espère que tu as changer d'idéologie, car la Légion regroupe toutes sortes de races et d'ethnie, c'est le principe même de cette valeureuse arme.
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  36. Bonjour, La Slovaquie a donné son feu vert pour l'installation d'un site de soutien des matériels. source.. https://www.forcesoperations.com/le-soutien-des-caesar-ukrainiens-bientot-operationnel-en-slovaquie/
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  37. Oui et non, leurs tranchées sont en réalité une seule et unique tranchée, rien à voir avec Verdun ou la ligne Maginot qui comportaient différentes lignes de tranchées reliées les unes aux autres, un vrai réseau défensif. Ce n'est pas simple, un peu comme le monde occidental et oriental, l'un se sent fort de par son sentiment d'avoir raison et vouloir aider, l'autre se sent floué, dominé voir humilié. Le monde occidental est l'ancien monde colonisateur qui aujourd'hui donne des leçon, bref pas simple. Nous ne pouvons qu'attendre la suite, je vois mal Poutine renoncer, ça serait un échec personnel et la fin de son pouvoir et de son "règne" repartir à l'assaut, ce sera sans fin, l'Ukraine ne vas pas baisser les armes et l'occident est derrière. Attendons...
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  38. En ce matin du 11 novembre, il reste encore difficile de confirmer un certain nombre d'informations en provenance de Kherson (tant la ville que la région). Je rappelle que Moscou a décidé le repli de ses soldats de la rive nord (ou gauche) pour les repositionner en face, le long du fleuve Dniepr qui constitue donc désormais la première ligne de défense des Russes. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/11/11/kherson-23450.html Bonne nouvelle ! Mais on peut s'étonner et surtout se poser la question de l'intérêt de ce conflit du coté Russe. Quelle sera la réaction russe a venir ? En attendant : Un nouveau mur en construction entre l'Ukraine et la Biélorussie Encore un mur avec le voisin biélorusse! Après la Pologne, la Lettonie et la Lituanie, c'est au tour de l'Ukraine de construire une barrière avec son voisin pro-Russe et déstabilisateur. L'annonce de ce chantier a été faite, le 11 novembre, par Kyrylo Tymoshenko, le secrétaire général adjoint de la présidence ukrainienne. Ce mur est en construction dans l'oblast de Volyn (nord de l'Ukraine). Et 3 km ont déjà été érigés. Des travaux identiques ont été lancés dans deux autres oblasts: Rivne et Zhytomyr. http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/11/11/un-mur-en-construction-entre-l-ukraine-et-la-bielorussie-23452.html
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  39. Bonjour, un militaire ne peut pas démissionner comme bon lui semble. De plus, l'intégralité des frais de déplacements en opex est pris en charge par l'armée. C'est clairement une arnaque, ne payez rien.
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