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  1. 2 points
    En ce jour du 11 novembre 2019, où nous commémorons pour la 101 fois l'armistice et la fin de la Grande guerre mais aussi tous nos soldats morts pour la France en OPEX, une question ce pose ; La mort du soldat est elle devenue intolérable ? Pour commencer ce sujet, je post un article de France Culture : Entretien | La société n'accepte plus la mort du soldat comme elle le faisait par le passé. Entre les grandes hécatombes de 14-18 et aujourd'hui, tout a changé. Professeur d'histoire militaire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Hervé Drévillon analyse ces évolutions. "Douze ans d'Afghanistan équivalent à 22 minutes de la guerre de 14-18 [en nombre de morts]" : Ces mots sont ceux de l'ancien chef d'état-major de l'armée de Terre Elrick Irastorza dans un documentaire diffusé sur France 2 en 2014. L'Embuscade revenait sur l'attaque des talibans contre un détachement de l'armée française en 2008 dans la vallée d'Uzbin. Cet affrontement avait causé la mort de dix soldats français, bilan le plus lourd depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983, qui avait tué 58 militaires. Dans les deux cas, ces faits ont soulevé une grande émotion. Pourtant, les bilans humains de ces attaques sont loin de ceux des grands conflits du passé. Lors de la Première Guerre mondiale, qui s'est achevée il y a 101 ans, 1,4 millions de soldats français ont été tués. Entre hier et aujourd'hui, beaucoup de choses ont changé : intolérance à la violence, protection de l'individu, respect de la vie humaine, pacification de la société, nouvelles doctrines militaires, prise en compte de l'opinion publique... À l'heure où un mémorial aux soldats morts en opérations extérieures depuis 1963 est inauguré ce lundi, entretien avec l'historien Hervé Drévillon, professeur d’histoire militaire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’institut des études sur la guerre et la paix. Nombre de soldats français tués lors des principaux conflits depuis 1914.• Crédits : Visactu - Visactu Le métier de soldat a toujours impliqué d'être prêt à sacrifier sa vie pour défendre son pays. Mais entre la Grande Guerre, où les pertes humaines sont considérables et consenties, et aujourd’hui, où la mort d’un militaire est considérée comme un échec, qu’est-ce qui a changé ? Deux choses ont changé et la première est l'évolution du rapport des sociétés à la mort. Au sortir de la Première Guerre mondiale, il faut rappeler un autre événement marquant : l'épidémie de grippe espagnole qui cause la mort de 20 millions de personnes, plus que la guerre, 19 millions. À l’époque, les sociétés sont encore confrontées à ce péril épidémique de morts massives et la présence de la mort dans la vie quotidienne est beaucoup plus patente qu’aujourd'hui ; l'espérance de vie est plus faible. Le deuxième critère est le changement des pratiques de guerre. Aujourd’hui, les sociétés européennes sont impliquées dans des guerres qui sont d'une nature totalement différente de tout ce que l'on a vu pendant la Première Guerre mondiale : une guerre massive, engageant ou mettant en péril la totalité de la nation, la totalité de la population... Ces perspectives là n'existent plus : aujourd’hui, les guerres menées par les puissances européennes comme la France sont des guerres d'opérations extérieures. La société n'est plus du tout impliquée de la même façon. Et donc, le rapport de ces sociétés à la mort militaire, a aussi beaucoup changé. Par ailleurs, les types de guerres qui sont menées sont des guerres limitées, qui provoquent de faibles pertes : par exemple, la contre insurrection qui mélange le registre guerrier, policier et politique. Les dernières guerres de masse vécues par les sociétés européennes remontent à la Seconde Guerre mondiale. Il y a eu une résurgence avec les guerres de décolonisation, mais qui n'étaient pas vraiment des guerres de masse. Ainsi, la société française a perdu l'habitude de ce type de conflit et la mort du soldat est devenue numériquement plus faible. Les soldats de la Première et de la Seconde Guerre mondiale consentaient à leur sacrifice car ils défendaient le territoire et la Nation en péril, un cas de figure qui ne se pose plus aujourd’hui ? Exactement. On parle même de guerre totale pour désigner les deux conflits mondiaux, même si ce concept peut être discuté. Il s’agissait de conflits qui menaçaient et impliquaient l’ensemble de la société. Et cet engagement total et massif banalisait en quelque sorte les pertes militaires. Historiquement, y a-t-il une érosion du consentement au sacrifice ? Oui et on commence à voir cette érosion au lendemain de la Première Guerre mondiale, car la mémoire de ce conflit s’est construite sur le mode du sacrifice de la victime, plus que du héros. Regardez l'image archétypale du poilu telle qu'elle se construit dès les années 20. Au delà de la victoire, qui est célébrée par le défilé du 14 juillet 1919, quel est le personnage qui incarne le combattant de la Première Guerre mondiale ? C'est le soldat inconnu, qui est une victime. Il y a donc cette perspective victimaire, qui vaut aussi pour les gueules cassées, pas seulement pour les morts. Ce sont eux qui concentrent l'image du soldat de la Première Guerre mondiale, reprise par les associations d'anciens combattants, qui se sont construites dans ce module victimaire et dans une certaine forme de refus de la guerre. La Seconde Guerre mondiale n'a pas eu les mêmes effets en termes de pertes humaines mais malgré tout, le paradigme victimaire a resurgi. Et d'une certaine façon, je dirais que la Seconde Guerre mondiale a encore amplifié cette évolution qu'on a vu commencer au lendemain de la Première Guerre mondiale. L'ensemble constitue un moment décisif dans l'affirmation de cette posture victimaire, qui fait du soldat une victime plus qu'un héros. La doctrine militaire a-t-elle aussi évolué ? Effectivement, car la doctrine militaire, à la veille de la Première Guerre mondiale, intègre totalement la dimension du sacrifice. La pensée militaire de l’époque est obsédée par le constat de l'évolution des capacités de destruction et de la puissance de feu. On parle de guerre industrielle et tout le monde a parfaitement conscience que la prochaine guerre sera extrêmement sanglante, qu'elle provoquera beaucoup de victimes. Mais comment la doctrine militaire se positionne par rapport à cette problématique ? En valorisant ce que l’on appelle le facteur moral : la motivation patriotique et le culte du sacrifice. Cela apparaît comme un moyen de surmonter le développement des capacités de destruction. Mais c'est paradoxal, car la fin du XIXe siècle correspond aussi à l'affirmation de la République en France. Or, sur le plan militaire, la République s'est construite depuis la Révolution française sur le principe du respect de l'individu et sur le respect du soldat. On ne peut pas traiter le soldat comme de la vulgaire chair à canon car le soldat est un citoyen. Il y a un moment très particulier qui est le centenaire de la Révolution, en 1889. C'est le moment où est panthéonisé un personnage emblématique : Lazare Carnot. C'est lui qui a géré la guerre en 1793 et surtout en 1794. Et c'est lui qui a été ce gestionnaire vraiment très scrupuleux de la guerre de masse et qui a mené vraiment une guerre économique. C'est ce qu'il explique notamment dans ce qu'il appelle le système général des opérations militaires de la campagne prochaine, qu'il élabore en fin janvier 94. La Troisième République se réfère beaucoup au modèle de la Première République et à ce moment là, on voit évoluer la thématique du sacrifice et on voit se dessiner deux conceptions antagonistes du sacrifice militaire. Vous avez une conception que je qualifierais de totalitaire, même s’il s’agit d’un anachronisme car le terme n’est pas employé à l’époque. C'est la conception défendue notamment par les ligues d'extrême droite et en particulier par Maurice Barrès. Maurice Barrès dit : “L'individu n'est rien”. C'est une négation de l'individu, qui est aussi une négation de la singularité du citoyen. Et le citoyen, selon Barrès, doit se diluer dans les intérêts de la Nation, Nation qui est conçue comme une entité holiste. La Nation n'est pas la somme des individus mais une entité qui s'impose à tous les individus et c'est comme cela que cette conception se prolonge dans la dimension militaire et intègre totalement la dimension du sacrifice. Mais face à cette conception là, vous avez des théoriciens de la guerre et en particulier Jean Jaurès, qui publie en 1911 l'Armée nouvelle. Il assume pleinement la dimension sacrificielle mais il lui donne un tout autre sens. Dans cet ouvrage, il écrit (en substance) : “Comment peut-on faire pour qu'un soldat accepte de monter à l’assaut sous le déluge de feu ? Alors que ses camarades sont en train de mourir, alors que lui-même est menacé ? Cet objectif ne peut s'obtenir que par le consentement individuel”. C'est seulement par le consentement éclairé des individus qui acceptent, je le cite, de mourir pour une idée. C'est donc le principe de la République. Mais Jaurès est assassiné à la veille de l’entrée en guerre et cette idée de consentement du soldat meurt avec lui ? Par ailleurs, consentement difficilement atteignable ! À l’époque, le service militaire est obligatoire et la doctrine est celle de l’offensive à tout va, très coûteuse en vies humaines… Bien sûr, en pratique, ce principe du consentement est une abstraction. Parce que si l’on dit que le soldat doit être un individu éclairé et doit se sacrifier de façon délibérée, cela veut dire aussi qu’il doit avoir la liberté de ne pas consentir. Le fondement du consentement est d'inclure le non consentement. Sinon, c'est de la contrainte. Effectivement, il y a donc une dimension du consentement forcé et coercitive. Car il y a aussi un refus de la guerre dans la société française, mais qu’on a beaucoup occulté, notamment après la Première Guerre mondiale, à propos du sort des fusillés et des mutinés. On pense notamment aux fameuses mutineries de 1917. Donc, il y a aussi, bien sûr, un refus de la guerre. Et c'est cela le paradoxe du modèle républicain, qui réclame le consentement de l'individu sans accepter le non consentement. Car le non consentement pose un risque de déstabilisation de la République, un risque insurrectionnel, etc. Et donc, au moment de la Première Guerre mondiale, les autorités politiques et militaires, effectivement, ont eu des difficultés pour gérer cette dimension là. Et quand même, on a vu se mettre aussi en place une dimension coercitive à une dimension de, disons, de consentement forcé. Car il ne faut pas oublier que la Première Guerre mondiale a été une mise à l'épreuve de la République. Si la France avait perdu la guerre, le régime politique n’aurait probablement pas survécu. Il ne faut pas oublier que les guerres précédentes qui se sont terminées par des défaites, la guerre de 1870, les guerres napoléoniennes, ont provoqué des ruptures politiques : l'Empire s'est effondré en 1815, le Second Empire s'est effondré en 1870. Les guerres à cette époque là engageaient la totalité de la Nation. D’ailleurs, en 1940, la République ne survit pas à la défaite. En 1918, la République a finalement survécu mais elle est sortie renforcée de la Grande Guerre. Et la figure qui incarne la victoire n’est pas celle des maréchaux mais celle du soldat inconnu, ce qui est une forme d’héroïsation - et de victimisation - du citoyen individuel, du citoyen soldat. Et cela, c'est vraiment une symbolique républicaine. De la Première Guerre mondiale à nos jours, la doctrine militaire a-t-elle évolué vers l’économie des vies humaines ? On pense notamment à la guerre du Golfe. On avait beaucoup parlé à l'époque de l'objectif zéro mort de l'armée américaine. Absolument. Et il faut dire que la guerre du Golfe a été un moment décisif. En 1991, à une époque où la conscription existait encore en France, s'est posée la question d’envoyer des conscrits dans cette opération extérieure, qui allaient risquer leur vie. La guerre du Golfe a été un élément décisif dans le processus qui a amené cinq ans plus tard, en 1996, à la suspension de la conscription (et non à sa suppression) . Pourquoi ? Parce que le constat qui a été fait à cette époque a été de dire désormais, la France ne sera plus engagée que dans des guerres de type “opération extérieure”. D'une part, on n'a plus besoin de la levée en masse. Et d’autre part, ces actions ne mettent pas en jeu la survie de la Nation, ce qui fait que le pays s'en désintéresse globalement. La Nation est beaucoup moins impliquée dans les guerres d'aujourd'hui qu’elle ne l'était dans la Première Guerre mondiale. Et donc, effectivement, la doctrine militaire intègre totalement ce changement de paradigme, qui fait qu'on ne parle même plus de guerre, mais de conflit ou d’opération. En revanche, dans ce contexte là, la mort du soldat devient exceptionnelle et moins bien acceptée par la société ou acceptée différemment. Aujourd'hui, on s'aperçoit que la figure du héros militaire a totalement disparu. Le héros est le soldat qui s'est sacrifié et je dirais que l'une des figures qui incarne le plus cela est la figure du lieutenant colonel Arnaud Beltrame, qui a sacrifié sa vie pour sauver des otages (à Trèbes le 23 mars 2018). Et là, c'est un acte qui est à la fois un acte héroïque et un acte sacrificiel. Car l'héroïsme aujourd'hui est un héroïsme sacrificiel. On ne valorise pas un soldat qui aurait réalisé un fait d'armes ou qui aurait réussi à tuer plein plein d'ennemis de la France. On valorise dans la société les actions sacrificielles. De ce point de vue, la doctrine a évolué : désormais, le respect de la vie du soldat fait partie de l'équation militaire. La vie du soldat est même devenue un enjeu stratégique face au terrorisme, qui les vise directement. Alors qu'auparavant, protéger la vie des soldats était plutôt un facteur dans une donnée stratégique. Aujourd'hui, c'est un enjeu stratégique. Aujourd'hui, la mort d'un soldat est vécue comme un échec ? Exactement. La mort d'un soldat ou bien sûr aussi, la mort d'un civil. Parce que justement, c'est aussi la logique terroriste. Les terroristes savent que la mort d'un soldat a un effet social et politique. Il y a tout ce qu'on vient de dire sur le fait que désormais, la mort de soldats est moins acceptée. Et donc, du coup, le soldat devient lui aussi la cible d'actions terroristes, ce qui est quand même relativement récent. Auparavant, les soldats pouvaient être aussi la cible d'actions terroristes, mais c'était plutôt dans une perspective qui consistait à viser, à déstabiliser l'organisation militaire, etc. Il y avait des actions terroristes qui s'inséraient dans une perspective stratégique, je dirais classique. On visait des structures militaires pour affaiblir le potentiel militaire. Désormais, on vise le soldat tout simplement parce que c'est un soldat français et donc parce que l'on recherche un effet politique à travers cela. Quant aux affrontements massifs du passé, les sociétés n’y sont plus prêtes aujourd’hui ? Oui, c’est ce que l’historien John Keegan écrit dans son livre traduit en français en 1975 sous le titre Anatomie de la bataille. Il s’agit d’un livre d’histoire où il étudie les batailles d'Azincourt en 1415, de Waterloo en 1815 et de la Somme en 1916. Il montre que dans ces batailles, justement, il y a un élément qui est important, qui est le sort des individus et qui est la façon dont le soldat individuel vit le combat. Cela a été une grande innovation historiographique. John Keegan dit que le combattant est aussi quelqu'un qui souffre, qui a du mal à respirer, dont la vue est perturbée par la fumée, qui est agressé par le bruit des gémissements de ses camarades en train de mourir, qui peut avoir chaud, qui peut avoir froid. Il propose donc d'étudier les batailles à l'échelle de l'individu. Mais il explique à la fin de l'ouvrage, dans une sorte de postface, que d'une certaine façon, cette attention portée au sort de l'individu est aussi le produit de l'Histoire. Il se situe dans cette Histoire et s’interroge : où en est-on ? Dans les années 1970, au moment où il écrit, les doctrines de l'OTAN et du Pacte de Varsovie sont d'envisager un affrontement massif des armées dans les plaines d'Europe centrale, un affrontement qui se jouera dans une violence radicale. On en était même arrivé quelques années après à envisager l'usage des armes nucléaires sur le champ de bataille. C'est ce qu'on a appelé le nucléaire tactique. C'est dire à quel point on était dans une perspective de la radicalisation de la violence de guerre. John Keegan explique que cette perspective là, qui est le fondement des doctrines militaires de l'OTAN et du Pacte de Varsovie, est devenue, selon lui, totalement irréaliste parce que les sociétés ne sont plus en mesure d'accepter cette dimension de guerre de masse. Il dit bien que les sociétés ont été épuisées par l'Histoire : les batailles d'Azincourt, de Waterloo, de la Somme et toutes les autres. Cet épuisement des sociétés, ainsi que le changement socio culturel de l'individu, le développement de l'individualisme, tout cela fait que ce type de guerre est désormais devenu impossible, inacceptable. Et Keegan montre aussi très bien que dans les guerres qu'il évoque, de la fin du Moyen-Âge et de l'époque moderne, le fondement de la tactique était l'exposition du soldat. Dans une bataille de cette époque là, le soldat n'est pas protégé. Il porte un uniforme très voyant, parfois même chatoyant, il n'a aucun système de camouflage, aucun système de protection, il ne porte pas de casque… Et cette approche a duré jusqu’en 1914 : les soldats français portent un pantalon rouge garance et une casquette ou un képi sur la tête. C'est seulement en 1915 que va être introduit le casque qu'on appelle le casque Adrian. Il a donc fallu attendre 1915 pour entrer dans cette logique de protection du soldat, alors qu'auparavant, par définition, la guerre consiste à exposer le soldat à la mort. 101 ans après la Grande Guerre, la mort du soldat est devenue intolérable 11/11/2019 (mis à jour à 06:55) Par Maxime Tellier ( Source : France Culture https://www.franceculture.fr/histoire/101-ans-apres-la-grande-guerre-la-mort-du-soldat-est-devenue-intolerable?fbclid=IwAR0YE_nvoT140dQ7Kg6n5avDGq-jowCQbABiQatLMzn3WASom4t5zHTM2gc )
  2. 2 points
    Bonjour je fais mon incorporation au 8 rpima en décembre. Je tenais à remercier ceux qui m’ont aidé a avoir des renseignements sur les para. Si comme moi y’a des personnes qui font leurs incorporation au 8 n’hésitez pas de me le dire 😁
  3. 1 point
    salut et bienvenue .....cool effectivement un retex (retour expérience) toute les fin de semaines sur ton CFIM serait très intéressant ....il te reste 15 jours de sport pour préparer ton corps.....alors action....qu'est ce qu'on se marre
  4. 1 point
    Bonjour, Merci de commencer par te présenter, en attendant, je verrouille.
  5. 1 point
    Connerie! Oui ça existe, comme dans toutes les professions d'ailleurs. De là à dire que c'est une généralité, il y a un pas assez conséquent à franchir. Et puis ce n'est pas parce que nous sommes tous habillés pareils que nous avons tous le même cerveau. Alors certains ne sont pas fidèles, d'autres le sont, ni plus ni moins que dans le reste de la population.
  6. 1 point
    Bonjour, sois la bienvenue sur le forum. Au plaisir d'échanger.
  7. 1 point
    Bonjour Matweiss Bienvenu sur le Forum ! Félicitation pour votre engagement ! Avec plaisir !
  8. 1 point
    Bonjour, Des hélicos, aéronefs d'appui feu, drones, 70 à 100 opérateurs si ce n'est plus, 2h30 de fusillade ..... Et ..... LE Chien ! ! source .... https://lemamouth.blogspot.com/2019/10/le-paquet-pour-al-baghdadi.html
  9. 1 point
    Bonjour je ne sais pas comment répondre directement à ton message concernant le délai d'attente d'incorporation mais le premier maitre de mon cirfa (Amiens) m'a dit que c'est la session février 2020 qui accueille les candidats pour marpo et moi j'ai passé mes tests le 15 octobre (pour marpo justement et je n'ai toujours pas eu de réponses mais il me semble qu'il faut attendre environ 1mois et demie voir plus... (Peut être le double) donc... Il faut être patient
  10. 1 point
  11. 1 point
    Le ministère des Armées a inauguré le 11 novembre sous l’Arc de Triomphe une plaque de 900 kilos de bronze avec la dédicace "Aux combattants des opérations extérieures - La France reconnaissante". Photo: EMA
  12. 1 point
    Bonjour à tous Je suis Kazhkoad, réserviste depuis 20 ans. Dans la marine nationale depuis 13 ans je suis affecté en unité interarmées en Auvergne Rhône-Alpes.
  13. 1 point
    Bonjour et Bienvenu sur le Forum ! Je te souhaite que la réponse soit positive ! !
  14. 1 point
    Je me souviens bien de la mort du général Cogny qui se rendait de la Corse à Paris en "Caravelle" pour une émission de télévision consacré à Diên Biên Phû du fait que le général avait été commandant en Chef au Tonkin (Indochine Nord) , donc directement impliqué. L'avion (Air France,) avait été abattu par un missile (tiré accidentellement ?). Longtemps, des théories diverses ont alimentés les médias. Il faut dire que le général venait à cette émission pour répondre à des questionnements graves sur le pourquoi de la création de Diên Biên Phû d'une part, et d'autre part, sur sa part de responsabilité avec le général Navarre son supérieur et commandant en Chef en Indochine. Les deux hommes se détestaient vis à vis des problàmes posés par le site "fortifié". Il y a eu également le décès du général Ailleret (si ma mémoire est bonne) dans un accident aérien d'un DC6 en Somalie.
  15. 1 point
    Bonjour Bouchon Gras, Je suis passé auparavant par l'armée de terre (transmissions) et je suis désormais en DMD. Cordialement
  16. 1 point
    Bien sur que c'est intéressant !
  17. 1 point
  18. 1 point
    Bonjour, bienvenu parmi nous sur le forum. Je t'invite à poser tes question dans les sujets correspondants, celui-ci étant uniquement réservé à ta présentation, merci. Au plaisir d'échanger.
  19. 1 point
    Bonjour Jeaner, Non. Que ce soit pour l'EDM, ou en général, il n'est jamais mal vu de retenter lorsque l'on a échoué: c'est un gage de persévérance. Cela montre que tu en veux vraiment. Si t'a candidature n'a pas pu aboutir, c'est très probablement parce que les autres candidats avaient le BAC, ou un diplôme post bac, déjà validé une PMM, déjà réserviste. Donc avec tout ce que tu cites de valider, tu es déjà en meilleure position que l'an dernier. Pour les lacunes en mathématiques, pas d’inquiétudes particulières. Maîtriser le programme de Term S est confortable, mais j'ai croisé des littéraires au BAT NAVIT et ils n'avaient pas l'air en difficultés. A Maistrance, ta VA sera l'anglais, donc pas trop de stress pour les sciences, en revanche l'anglais, à fond ! Bon courage dans ton projet
  20. 1 point
    Bonjour et Bienvenu sur le Forum ! Félicitations !
  21. 1 point
    Bonjour, Dans le lien, il est question de l'Opération " Blacksmith's Hammer " en Afghanistan ! source ... https://www.defense-gouv.fr/actualites/operations/afghanistan-operation-blacksmith-s-hammer-videos
  22. 1 point
    La Force Conjointe du G5 Sahel et son mandat: Confrontée à une dégradation de la situation sécuritaire, les Etats du G5 Sahel ont décidé la création d’une Force Conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) le 06 février 2017. Cette Force a été reconnue par la Communauté Internationale au travers de la résolution du Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine (13 avril 2017) et de la résolution n°2359 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (21 juin 2017). La FC-G5S a pour mission de lutter contre le terrorisme, le crime transfrontalier organisé, les trafics d’êtres humains dans l’espace du G5 Sahel. Elle est forte de 5000 soldats, issus des Armées des cinq Etats membres : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Elle opère dans une Zone d’Opérations discontinue constituée de trois fuseaux transfrontaliers : - le Fuseau Ouest entre la Mauritanie et le Mali, - le Fuseau Centre entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger, - le Fuseau Est entre le Niger et le Tchad. La zone d’intérêt (ZI) de la FC-G5S s’étend sur l’ensemble des territoires des pays du G5 Sahel et la Bande Sahélo-Saharienne (BSS). Le mandat de la FC-G5S prévoit une coopération entre la FC-G5S et : -les Forces de Défense et de Sécurité des Etats membres en tant que Forces Concourantes ; - les autres Forces Concourantes que sont la Force Barkhane et la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) ; - les nombreux partenaires dont la Mission d’entrainement de l’Union Européenne au Mali(EUTM) et les Missions capacitaires de l’Union Européenne au Sahel (EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger). Par ailleurs, la présence d’une « Force Sœur », la Force Mixte Multinationale (FMM) de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) dans le Fuseau Est, suscite des opportunités de coopération mutuelle. Le quartier général de la FC-G5S (Poste de commandement interarmées de théâtre /PCIAT) est basé à Bamako.
  23. 1 point
    Non base navale de Toulon, c'est jumelé.
  24. 1 point
    Oui, tu pourras intégrer la ProDef puis t'inscrire pour la fmir fus après.
  25. 1 point
    Il faut déjà être clair, peu partent en fmir ( souvent les majors de promo ), ceux qui effectue une fmir ( surtout fus ) il l'effectuent en début d'été ( congés scolaires ) à l'issu ils signent un esr et intègrent directement leurs affectations de réserve. Ceux qui n'effectuent pas de fmir intègre directement la réserve spécialisée SEGER ( service général ).
  26. 1 point
    Salut et bienvenu....vive l artillerie...très bonne spécialité...la mienne, il y a quelques années..a fond sur le sport et il faut un gros moral..
  27. 1 point
    Bonsoir et bienvenu, futur bigor.
  28. 1 point
    Bonjour Killian, soit le bienvenu sur le forum. Au moins tu sais ce que tu veux, c'est bien. Au plaisir d'échanger.
  29. 1 point
    Bonsoir Charlène et bienvenue.
  30. 1 point
    Bonjour et Bienvenu sur le Forum !
  31. 1 point
    Bonjour, Mardi 29 octobre 2019, France 5 diffuse le documentaire " Djihadistes français, la part du monstre " à 20h50, suivi d'un débat. On suit le journaliste K. Redouani et ses investigations au nom du " travail de vérité ". Trouver des preuves écrites et visuelles susceptibles d'être produite en justice, filmer les hauts lieux de l'EI, comme la radio officielle de L'EI, le centre de torture de Raqqa dirigé par un français.
  32. 1 point
    Salut, Bon alors, beaucoup de confusions dans tes propos, être " volontaire " n'a rien à voir avec le SNU, c'est juste que tu auras un contrat d'un an renouvelable ( ou pas suivant tes résultats ), ta fonction sera effectivement similaire à ce que ton ami t'a dit. Durant cette année, je te conseil de bosser, fait tes preuves, soit volontaire...et ta hiérarchie t'aidera a obtenir ce que tu aspirer.
  33. 1 point
    "Frégates numériques", une nouvelle dénomination pour les FDI de la Marine nationale 😉
  34. 1 point
    Superbe, j'ai eu l'occasion d'en voir un de prés récemment sur une FREMM Italienne. Sinon ; Frégate de défense et d’intervention. Florence Parly à Naval Group Lorient La ministre des Armées est attendue ce jeudi 24 octobre 2019 à Naval Group à Lorient. Elle assiste à la cérémonie de découpe de la première tôle de la première Frégate de défense et d’intervention (FDI), navire tout numérique. Cinq bâtiments de ce type doivent être livrés à la Marine nationale à l’horizon 2030. Florence Parly, ministre des Armées, lors de sa visite en juin dernier, aux côtés d’Hervé Guillou, PDG de Naval Group. | ARCHIVES OUEST-FRANCE Ouest-France Publié le 24/10/2019 à 10h17 Florence Parly commence à bien connaître Lorient, puisque c’est sa troisième visite en l’espace d’un an et demi ; la dernière remontant au mois de juin 2019, déjà à Naval Group. Ce jeudi 24 octobre 2019, sur le site lorientais du constructeur naval, la ministre des Armées assiste à la cérémonie de découpe de la première tôle de la première frégate de nouvelle génération, la frégate de défense et d’intervention (FDI). Il s’agit du premier navire de combat numérique conçu par naval Group. Avec la Marine grecque Participent également à cette cérémonie le secrétaire d’État à la Défense de Roumanie et le chef d’État-major de la Marine grecque. La France et la Grèce ont en effet signé une lettre d’intention portant sur un projet d’acquisition de deux frégates de type frégate de défense et d’intervention (FDI). Car l’export reste plus que jamais l’un des objectifs du leader européen du naval de défense. Cinq FDI ont été commandées en avril 2017 par la Direction générale de l’armement (DGA), maître d’ouvrage, à destination de la Marine nationale, dont la première entrera en service dès 2023. La conception et la production des FDI, frégates de premier rang de la classe 4 400 tonnes, s’inscrivent dans le prolongement du programme FREMM. Source : https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/fregate-de-defense-et-d-intervention-florence-parly-naval-group-lorient-6580492
  35. 1 point
    Bonjour. Personnellement, je ne suis pas fan des phrases du type "depuis toute petite, j'ai toujours voulu être marin et blablabla .....". C'est du rabâché maintes et maintes fois et ça ne montre en rien l'intérêt que l'on éprouve pour ce métier. D'ailleurs les recruteurs (j'ai travaillé pendant 12 ans dans la préparation de personnes aux difficultés des recrutements) n'apprécient pas vraiment ces arguments qui à leurs yeux n'ont aucune valeur. En effet cela ne montre absolument pas que l'on s'est renseigné de manière approfondie sur le métier que l'on souhaite exercer, sur les qualités qu'il faut posséder, sur les compétences à acquérir, sur les contraintes à accepter. Ce n'est finalement pas un bon argument qui à mon sens vous dessert plus qu'autre chose.
  36. 1 point
    Bonjour et bienvenue
  37. 1 point
  38. 1 point
    Premier-Maître 22 ans de service agrément accordé 4139.2
  39. 1 point
    Ce fut l'un des derniers AS pouvant témoigner de l'époque, avec huit victoires homologuées, le capitaine André MARTENOT DE CORDOUX. Henri Marie André Jean dit Martenot de Cordoux patronyme de sa mère, né le 14 mars 1893 Chalezeule, Doubs et mort le 29 décembre 1991 ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Martenot_de_Cordoux ) Au moment d’effectuer son service militaire en 1913, il est ajourné d’un an pour faiblesse de constitution par la commission de réforme de la Seine. André obtient ensuite un sursis d’incorporation d’un an pour études qu’il poursuit à l’école d’électricité. Il est toujours sursitaire quand éclate la guerre le 2 août 1914 et est aussitôt appelé sous les drapeaux le 12 août au 149e régiment d’infanterie encaserné à Epinal, en tant que simple soldat. Se battant avec bravoure, il va contribuer après la bataille de la Marne à capturer un groupe de 128 soldats allemands. Il connaîtra en 1915 les tranchées de l’Yser et de l’Artois. Rebuté par la vie dans les tranchées, il se porte volontaire pour l’aviation et y est accepté en août 1915 grâce à ses compétences techniques. Dirigé vers les écoles de pilotage, il en ressort breveté et affecté avec le grade de caporal à l’escadrille C 28 le 16 avril 1916 après avoir patienté près de deux mois et demi à la Réserve Générale d’Aviation. La C 28 est une escadrille de réglage d’artillerie stationnant près de Reims volant sur Caudron G.4 à bord duquel le jeune André Martenot de Cordoux va se passionner pour l’acrobatie avec son mitrailleur, le caporal Martin, qui en est aussi enthousiaste que son pilote. Les deux hommes remportent une victoire aérienne contre un LVG biplace dès le 20 mai 1916. André reçoit trois balles durant le combat (perte de deux orteils) et doit être hospitalisé. Promu au grade de sergent, il va rester plusieurs mois en rééducation et convalescence, sa jambe droite étant désormais réduite de plusieurs centimètres. Il ne reprend le chemin d’une escadrille que le 14 février 1917, en se rendant à la C 56, une autre escadrille de réglage d’artillerie stationnée près de Reims. Mais il ne reprend pas pour autant les commandes d’un Caudron bimoteur : réalisant son enthousiasme pour la chasse, ses supérieurs l’affectent au détachement N 513, une petite formation de 4 Nieuport de chasse désignés pour escorter les avions d’observation de l’escadrille à laquelle ils sont rattachés. La petite unité stationne durant la bataille du Chemin des Dames sur le terrain de la Noblette qu’elle partage avec l’escadrille N 38 où Martenot de Cordoux va faire la connaissance du grand as Georges Madon et va beaucoup apprendre à son contact pour sa technique de combat. Lors d’une mission photographique menée durant la bataille, il est pris à partie par cinq Albatros de chasse et malgré la protection de deux équipiers est descendu dans les lignes françaises et de nouveau conduit à l’hôpital pour un courte période. Pendant ce temps, le détachement N 513 va être fusionné le 1er juin 1917 avec deux autres détachements pour former l’escadrille N 94 s’installant à Melette, non loin de Châlons-en-Champagne, volant sur Nieuport 24 et 27. L’insigne adopté par le chef d’escadrille est un crabe qui fait l’unanimité contre lui chez les pilotes de l’unité et Martenot de Cordoux va être à l’origine d’un nouvel insigne, devenu très célèbre dans l’aviation française : un squelette faisant une grande enjambée portant une faux, dit « La mort fauchant ». Il fait réaliser l’insigne chez un bijoutier parisien et le garde en se jurant de le reproduire sur son appareil dès qu’il en aura l’opportunité. Ce sera le cas au début du mois de mai 1918 quand les pilotes proposent ce choix au nouveau chef d’escadrille, qui l’acceptera. Pour l’heure, André, promu adjudant en juin 1917, ouvre son tableau de chasse en descendant un biplace ennemi le 25 juillet suivant, appliquant les conseils de Madon. Volant désormais sur le premier SPAD de l’escadrille, la guerre va pour lui changer avec l’année 1918 quand son escadrille est regroupée avec 3 autres pour former le GC 18, lui-même incorporé dans la Division Aérienne du général Duval qui sera de tous les combats face aux offensives allemandes de printemps. Pour les meilleurs pilotes, l’occasion de remporter de nombreuses victoires : ce sera le cas de Martenot de Cordoux, qui préfère voler sur SPAD VII qu’il juge plus maniable que le SPAD XIII. Il revendiquera pas mois de 10 victoires d’avril à octobre 1918, dont la moitié lui seront confirmées, terminant la guerre avec 7 victoires homologuées. Démobilisé en octobre 1919, il se retire à Billancourt et va gagner sa vie en montant une affaire de promenades aériennes avec une petite flotte de 5 avions achetés parmi les surplus de guerre, avec lesquels il participe à des meetings. Il se marie en 1925 et fonde une famille où nait une fille, et devient moniteur civil dans les années 1930 tout en restant officier de réserve. Quand éclate la seconde guerre mondiale, il est mobilisé en tant que capitaine de réserve au Centre d’Instruction de la Chasse à Chartres où il va contribuer à assurer la formation des élèves pilotes sur les avions de chasse Morane 406, Bloch 152 et Curtiss H-75. Durant la débâcle, il va contribuer à superviser l’évacuation de l’école qui à travers les routes de l’exode gagnera la côte Atlantique puis la Méditerranée. Démobilisé, il retourne à ses affaires privées à Paris et y subit l’occupation allemande, étant sympathisant de la résistance et y communiquant des informations. A la libération, il est rappelé à l’activité et travaille à un poste administratif de l’armée de l’air jusqu’en 1946 où il est de nouveau démobilisé, et va exercer la profession d’ingénieur et d’électricien jusqu’à sa retraite. Il sera parmi les derniers as de l’aviation française de 14-18 à nous quitter, le 29 décembre 1991, à son domicile parisien du XIe arrondissement, à l’âge de 98 ans. ( Source : AS 14-18 http://www.as14-18.net/Martenot-de-Cordoux ) • Chevalier de la Légion d'Honneur (5/8/18) • Médaille Militaire (2/11/17) • Croix de Guerre 1914 - 1918 (7 Palmes + 1 Etoile de Bronze) • Croix de guerre (Belgique) (22/3/18) ( Source : http://www.cieldegloire.com/004_martenot-de-cordou_a_h.php ) Interview filmée de Martenot de Cordoux par l’ECPAD :
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    Bonjour, soit le bienvenu parmi nous. Bonne chance pour la suite.
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    Bonjour et bienvenu. Bonne classes.
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    Parmi les grands vainqueur de la guerre 14-18, on ne peut oublier le maréchal Philippe PETAIN. Malheureusement lors du second conflit mondial, son engagement comme chef du gouvernement de Vichy, prônant la collaboration, son rôle dans l'arrestation puis la déportation de juifs Français, lui fit perdre son honneur et celui de la France. Je précise que cet article n'a pas pour but de faire l'apologie de crime et je rappel que le maréchal Pétain fut jugé, condamné et qu'il mourut en détention. Philippe Pétain, né le 24 avril 1856 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais) et mort en captivité le 23 juillet 1951 sur l'île d'Yeu (Vendée), Son oncle, l'abbé Legrand, le présente au châtelain du village de Bomy, Édouard Moullart de Vilmarest, qui souhaitait financer les études d'un jeune villageois se destinant à une carrière militaire. Philippe Pétain prépare, au collège des Dominicains d'Arcueil (1875), l'école de Saint-Cyr, qu'il intègre en 1876. À l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il est de la promotion Plewna, avec le vicomte Charles de Foucauld, futur bienheureux, et Antoine Manca de Vallombrosa, futur célèbre aventurier. Entré parmi les derniers (403e sur 412), il sort en milieu de classement (229e sur 336). Cinq ans sous-lieutenant, sept ans lieutenant, dix ans capitaine (promu en 1890), il gravit lentement les échelons militaires. Il est admis en 1888 à l'École supérieure de guerre et en sort breveté d'état-major deux ans plus tard au 56e rang. Sa carrière est lente dans l'armée assez aristocratique des années 1890. Lors de l’affaire Dreyfus, le capitaine Pétain n'est pas antidreyfusard : ultérieurement, il affirme à son chef de cabinet civil Henry du Moulin de Labarthète « J'ai toujours cru, pour ma part, à l'innocence de Dreyfus » mais juge que Dreyfus s’était mal défendu et que sa condamnation était logique Philippe Pétain est promu dans la période de « républicanisation de l'armée » qui suit l'affaire Dreyfus : aide de camp de Joseph Brugère, général républicain nommé gouverneur militaire de Paris par le gouvernement de défense républicaine de Pierre Waldeck-Rousseau pour réduire l'influence antidreyfusarde dans l'armée Au début de sa carrière militaire, Philippe Pétain est affecté à différentes garnisons, mais ne participe à aucune des campagnes coloniales. En 1900, chef de bataillon, il est nommé instructeur à l’École normale de tir du camp de Châlons-sur-Marne . Il s’oppose à la doctrine officielle de l'époque qui veut que l'intensité du tir prime la précision et qui privilégie les attaques à la baïonnette pour l'infanterie et la poursuite à outrance pour la cavalerie. Il préconise au contraire l'utilisation des canons pour les préparations et les barrages d'artillerie, afin de permettre la progression de l'infanterie, laquelle doit pouvoir tirer précisément sur des cibles individuelles. Le directeur de l'école signale la « puissance de dialectique […] et l'ardeur […] » « avec lesquelles il défend des thèses aussi aventurées ». En 1901, il occupe un poste de professeur adjoint à l’École supérieure de guerre, à Paris, où il se distingue par des idées tactiques originales. Il y est de nouveau de 1904 à 1907, puis de 1908 à 1911 reprenant sans ménagement le poste de titulaire de la chaire de tactique de l’infanterie à Adolphe Guillaumat. Il s’élève alors violemment contre le dogme de la défensive prescrit par l’instruction de 1867, « l’offensive seule pouvant conduire à la victoire ». Mais il critique aussi le code d’instruction militaire de 1901 prônant la charge en grandes unités, baïonnette au canon, tactique en partie responsable des milliers de morts d’août et septembre 1914. Humiliés par la défaite de 1870, les états-majors se montrent volontiers bravaches et revanchards. À partir de 1911, l'État-major prône l'offensive à outrance. Pétain, lui, préconise la manœuvre, la puissance matérielle, le mouvement, l’initiative : « le feu tue ». Ainsi, il déclare à un élève officier : « Accomplissez votre mission coûte que coûte. Faites-vous tuer s'il le faut, mais si vous pouvez remplir votre devoir tout en restant en vie, j'aime mieux cela. » Parmi les officiers rangés sous ses ordres, il est le 20 octobre 1912, premier chef de corps de Charles de Gaulle, alors sous-lieutenant au 33e régiment d'infanterie stationnée à Arras. En septembre 1913, devant commenter, devant les officiers réunis, un exercice conçu par le général Gallet, qui, lors de manœuvres, a fait charger à la baïonnette des nids de mitrailleuses, qui naturellement tiraient à blanc, le colonel Pétain répond que le général commandant la 1e division d'infanterie vient de montrer, afin de frapper les esprits, toutes les erreurs qu'une armée moderne ne doit plus commettre. Après avoir détaillé la puissance de feu des armes allemandes, il conclut par : « C’est par le feu qu’il faut détruire l’objectif avant de s’en emparer. Messieurs n’oubliez jamais que le feu tue ! » Franchet d'Esperey est nommé en novembre 1913 commandant du 1er Corps d'Armée à Lille en remplacement du général anticlérical Henri Crémer. En janvier 1914, Franchet d'Esperey nomme le colonel Pétain pour assurer la vacance du général de Préval commandant la 3e brigade d'infanterie à Arras qui quitte l'armée d'active pour des problèmes de santé. Le 28 mars 1914, par permution avec le général Deligny , Philippe Pétain est nommé au commandement de la 4e brigade d’infanterie qui est composée de deux régiments, le 8e régiment d'infanterie en garnison à Saint-Omer, Calais et Boulogne et le 110e régiment d'infanterie en garnison à Dunkerque, Bergues et Gravelines. Le commandement du 33e régiment d'infanterie est repris par le lieutenant-colonel Stirn. Arrivé à Saint-Omer, Philippe Pétain, pourtant excellent cavalier, fait une mauvaise chute de cheval. Le docteur Louis Ménétrel (père de Bernard Ménétrel) interdit l'amputation de la jambe gauche et sauve Pétain. Adolphe Messimy, qui est redevenu ministre de la Guerre le 12 juin et qui a pris pour chef de cabinet militaire le général Guillaumat, adresse le 24 juillet un refus au général Anthoine, venu solliciter la nomination de Pétain au grade de général. Ses biographes identifient ce manque de reconnaissance comme un des éléments structurant la personnalité de Pétain. À 58 ans, en juillet 1914, le colonel Philippe Pétain s’apprête à prendre sa retraite après une carrière relativement modeste Dès le début de la Première Guerre mondiale, le 3 août 1914, il se distingue à la tête de la 4e brigade d’infanterie en couvrant la retraite du général Lanrezac en Belgique. Il fait partie des officiers rapidement promus au début de la guerre pour remplacer ceux qui ont échoué : général de brigade le 31 août 1914 il commande la 6e division d'infanterie à la tête de laquelle il participe à la bataille de la Marne (durant laquelle il conseille l'usage de l'artillerie et de l'aviation). Il devient général de division le 14 septembre. Nommé le 20 octobre 1914 général commandant de corps d'armée, il prend le commandement du 33e corps et réalise des actions d’éclat lors de l'offensive en Artois, affecté sur le secteur du front où il avait grandi ; ayant pourtant désapprouvé ouvertement l'offensive de Joffre en Champagne, il est cependant l'auteur de la seule percée (9 mai 1915), qu'il ne peut exploiter en raison de l'absence de renforts ; son souci d’épargner leurs vies le rend populaire parmi ses hommes. En juin 1915, promu, il commande la IIe armée. Sous les ordres du futur maréchal Joffre et du général de Castelnau, il est l'un des 8 commandants à la bataille de Verdun, en poste du 25 février au 19 avril 1916. Son sens de l'organisation, soutenu par un réel charisme ne sont pas étrangers à l’issue victorieuse du combat, huit mois plus tard, même si la ténacité de ses troupes, comme celle du commandant Raynal au fort de Vaux, en a été le facteur décisif. Sa vision stratégique de la bataille lui fait comprendre que le meilleur soldat du monde, s’il n’est pas ravitaillé, évacué en cas de blessure, ou relevé après de durs combats, est finalement vaincu. Pétain met en place une noria de troupes, d’ambulances, de camions de munitions et de ravitaillement sur ce qui devient la «voie sacrée ». Comprenant la valeur de l’aviation dans les combats, il crée en mars 1916 la première division de chasse aérienne pour dégager le ciel au-dessus de Verdun. Il réaffirme cette vision dans une instruction de décembre 1917 : « L’aviation doit assurer une protection aérienne de la zone d’action des chars contre l’observation et les bombardements des avions ennemis […] ». Il a tiré de cette période le titre de « vainqueur de Verdun », même si cette appellation a été surtout exploitée plus tard, sous le régime de Vichy. Ce célibataire reçoit plus de 4 500 lettres d'admiratrices durant le premier conflit mondial. Toutefois, Joffre, Foch et Clemenceau attribuent la victoire de Verdun à Mangin et à Nivelle, et ont reproché à Pétain son pessimisme. En fait, comme la réputation de Pétain s'affirme auprès des soldats après les erreurs de Nivelle (en 1917), il existe deux traditions de la victoire de Verdun, comme l'écrit Marc Ferro, biographe de Pétain, « celle des chefs militaires et politiques, qui la mettent au crédit de Nivelle, et celle des combattants, qui ne connaissent que Pétain ». En 1917, le général Nivelle prend la tête des armées françaises, alors que Joffre n’était que le chef du front du Nord-Est. Le général Pétain est nommé chef d'état-major général, poste spécialement recréé pour lui. Il s’oppose à Nivelle, peu économe du sang de ses hommes, dont la stratégie d’offensive à outrance contraste avec le pragmatisme de Pétain Le commandement de Nivelle aboutit à la bataille du Chemin des Dames, à la mi-avril 1917 : 100 000 hommes sont mis hors de combat du côté français en une semaine. Bien que les Français, à défaut de percer, aient tenu, le mécontentement gronde, provoquant des mutineries dans de nombreuses unités. Nivelle est renvoyé, et Pétain se trouve en situation de lui succéder, par sa réputation à Verdun et ses prises de positions visant à limiter les pertes. Le 15 mai 1917, il est nommé commandant en chef des armées françaises. Son commandement cherche à redonner confiance aux troupes en améliorant les conditions de vie des soldats, en accordant plus libéralement des permissions, en mettant fin aux offensives mal préparées, et en faisant condamner les mutins, dont seule une minorité seront fusillés, malgré les exigences d'une partie des hommes politiques. Pour ne pas gaspiller la vie des soldats, il lance des offensives plus limitées, et toutes victorieuses. Il reprend aux Allemands lors de la deuxième bataille de Verdun en août 1917 tout le terrain perdu en 1916. Il reprend la crête du Chemin des Dames lors de la bataille de la Malmaison, en octobre 1917. Mais, le 21 mars 1918, les Allemands rompent le front en Picardie, menaçant Amiens. Pétain est un candidat possible au titre de généralissime des troupes alliées, mais, avec l'appui des Britanniques, Clemenceau, qui le juge trop porté à la défensive et trop pessimiste, lui préfère Foch, partisan de l'offensive, lors de la conférence de Doullens du 26 mars. Foch, à l’origine de la coordination des troupes alliées, en est désormais le chef suprême. Pétain conserve son rôle de général en chef des armées françaises, mais, de fait, il passe sous les ordres de Foch. Pendant l'offensive allemande de 1918, il conseille la prudence, là où Foch choisit la contre-offensive (victorieuse). Le 22 juin 1918, le Comité de guerre lui retire son droit d'en appeler au gouvernement en cas de désaccord avec Foch. En août 1918, la médaille militaire lui est attribuée : « Soldat dans l’âme, n’a cessé de donner des preuves éclatantes du plus pur esprit du devoir et de haute abnégation. Vient de s’acquérir des titres impérissables à la reconnaissance nationale en brisant la ruée allemande et en la refoulant victorieusement ». En octobre 1918, il prépare une grande offensive qui aurait mené les troupes franco-américaines jusqu’en Allemagne. Cette grande offensive, prévue à partir du 13 novembre, n’a pas lieu : contre son avis, Foch et Clemenceau ont accepté de signer le 11 novembre l’armistice demandé par les Allemands. À la demande des officiers du GQG, le maréchal Foch fait, le 17 novembre 1918, une démarche auprès du président du conseil Georges Clémenceau. Le 19 novembre 1918, le général Pétain apprend à midi par téléphone qu'il va obtenir le bâton de maréchal puis, en début d'après-midi, assiste, impassible sur son cheval blanc suivi du général Buat et de vingt-cinq officiers du GQG, au défilé des troupes de la 10e armée entrant officiellement à Metz par la porte Serpenoise sous les vivats d'une foule en liesse. Pétain est élevé à la dignité de maréchal de France par décret du 21 novembre 1918 (publié au Journal officiel le 22. Il reçoit à Metz son bâton de maréchal, le 8 décembre 1918. Il est l'un des très rares acteurs militaires de premier plan de la Grande Guerre à n'avoir jamais voulu publier ses mémoires de guerre. En 2014 est publié un manuscrit inédit de Philippe Pétain qui retrace le conflit tel que Pétain l'avait vécu. Les différents témoignages à son sujet, « au-delà des inévitables références au grand soldat soucieux de la vie de ses hommes, soulignent son caractère secret, son manque d'humour, sa froideur, son apparence marmoréenne, terme qui revient souvent sous la plume des différents auteurs ». L'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac rappelle que « Pétain était, dès 1914-1918, un chef d'un pessimisme que Clemenceau jugeait intolérable, bien qu'il l'ait toujours couvert ». Populaire, couvert d'honneurs, (le 12 avril 1919, il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques), marié (le 14 septembre 1920, à 64 ans, avec Eugénie Hardon, 42 ans sans descendance) Pétain devient progressivement la référence principale pour les anciens combattants pendant l'entre deux guerres, profitant de la mise à l'écart et des décès des autres maréchaux. Il reste jusqu'en 1931 chef de l'armée, (écartant Joffre puis Foch auquel il succède à l'académie Française), quel que soit le régime politique en place (en 1924, au moment du cartel des gauches il se serait opposé à l'hypothèse d'un coup d'État militaire envisagée par Lyautey qu'il écarte du Maroc en intervenant personnellement lors de la guerre du Rif en soutien à Franco). Il a une influence majeure sur la réorganisation de l'armée entouré d'un cabinet dont De Gaulle est une des plumes. Toutefois à partir de 1929, son opposition à Maginot l'écarte de la tête des armées au profit de la génération des collaborateurs de Foch (Weygand). Il s'appuie sur sa popularité auprès des ligues pour accepter après le 6 février 1934, le ministère de la guerre, auquel il ne peut revenir en 1935 ni pendant le Front Populaire. Le cabinet Chautemps le choisit comme ambassadeur auprès de Franco après la fin de la guerre d'Espagne jusqu'en juin 1940. Général en chef de l’Armée française (il le reste jusqu’au 9 février 1931), il estime en 1919 à 6 875 le nombre de chars nécessaires à la défense du territoire (3 075 chars en régiment de première ligne, 3 000 chars en réserve à la disposition du commandant en chef et 800 chars pour le remplacement des unités endommagées). Il écrit : « C’est lourd, mais l’avenir est au maximum d’hommes sous la cuirasse ». De 1919 à 1929, avec la présence d'un ami au poste de chef d'état-major des armées (le général Buat jusqu'en 1923, puis après sa mort le général Debeney), il s'oppose à la construction de fortifications défensives, préconisant au contraire la constitution d'un puissant corps de bataille mécanisé capable de porter le combat le plus loin possible sur le territoire ennemi dès les premiers jours de la guerre. Il parvient à rester l'instigateur principal de la stratégie, obtenant, en juin 1922, la démission du maréchal Joffre de la présidence de la Commission d'étude de l'organisation de la défense du territoire créée quinze jours plus tôt, et s'opposant, lors de la séance du Conseil supérieur de la guerre du 15 décembre 1925, à la construction d’une ligne défensive continue. Il y prône des môles défensifs sur les voies d’invasion. Lors de la séance du 19 mars 1926, et contre l’avis de Foch, qui estime que Pétain donne à tort aux chars une importance capitale, il préconise et obtient l’étude de trois prototypes de chars (léger, moyen et lourd). Il doit, cependant, finir par s'incliner et accepter la construction de la ligne Maginot, lorsque André Maginot, alors ministre de la Guerre, déclare, lors du débat parlementaire du 28 décembre 1929 : « ce n'est pas Pétain qui commande, mais le ministre de la Guerre ». En 1925 et 1926, Pétain combat la révolte des forces d’Abd el-Krim, chef de la très jeune république du Rif, au Maroc contre les voisins espagnols. Pétain remplace avec peu d'égards le maréchal Lyautey, et a des troupes françaises sous son commandement, en campagne avec une armée espagnole (450 000 hommes au total), dans laquelle se trouve aussi Franco, mènent une campagne victorieuse, en partie grâce à l'emploi par les Espagnols d'armes chimiques sur les populations civiles. Abd el-Krim se plaignit à la Société des Nations de l'utilisation par l'aviation française de gaz moutarde sur les douars et les villages Le 20 juin 1929, il est élu à l’unanimité membre de l’Académie française, au 18e fauteuil, où il succède au maréchal Foch. Le 22 janvier 1931, il est reçu à l'Académie française par Paul Valéry, dont le discours de réception, qui retrace sa biographie, rappelle et développe une phrase sur laquelle insistait Pétain, « le feu tue » et comporte des considérations sur la façon dont « la mitrailleuse a modifié durablement les conditions du combat à terre » et les règles de la stratégie. Le discours rappelle aussi les désaccords, dans le respect mutuel, entre Pétain et Joffre. Le discours de réception du maréchal Pétain est un hommage au maréchal Foch auquel il succède. Le 9 février 1931, il est remplacé par le général Weygand au poste de vice-président du Conseil supérieur de la guerre (correspondant à la fonction de commandant suprême de l’Armée), et nommé inspecteur général de la défense aérienne du territoire. Après le 6 février 1934, le 9 février 1934, Philippe Pétain est nommé ministre de la Guerre dans le gouvernement Doumergue de tendance radicale, fonction qu’il occupe jusqu’au renversement du cabinet le 8 novembre 1934. Il participe par la suite au Conseil supérieur de la guerre, où il soutient la politique de guerre offensive promue par le colonel de Gaulle, qui fut un temps son « porte-plume », préconisant la concentration de chars dans des divisions blindées. La France reconnaît officiellement le nouveau gouvernement franquiste le 27 février 1939. Le 2 mars 1939, Pétain est nommé ambassadeur de France en Espagne. Chef du régime de Vichy https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Pétain Procès et condamnation Le procès du maréchal Pétain débute le 23 juillet 1945 devant la Haute Cour de justice créée le 18 novembre 1944. Après que six autres magistrats se sont récusés, le tribunal est présidé par Paul Mongibeaux, promu à cette occasion par le gouvernement provisoire du général De Gaulle, premier président de la Cour de cassation, assisté du président de la chambre criminelle à la Cour de cassation Donat-Guigne, et Picard, premier président de la Cour d'appel. Tous trois avaient prêté serment de fidélité au maréchal. Le ministère public est représenté par le procureur général André Mornet, président honoraire de la Cour de cassation. Le jury de vingt-quatre personnes est constitué de douze parlementaires (et quatre suppléants) et de douze non-parlementaires issus de la Résistance (et quatre suppléants). Ce jury est choisi dans deux listes, la première étant celle de cinquante parlementaires n'ayant pas voté les pleins pouvoirs à Pétain, la deuxième étant composée de personnalités de la Résistance ou proches d'elle. La défense use de son droit de récusation pour quelques noms sortant du tirage au sort, notamment Robert Pimienta et Lucie Aubrac. Après récusations de la défense, les jurés sont : pour les parlementaires : Gabriel Delattre, Émile Bender, Georges Lévy-Alphandéry, Michel Tony-Révillon, Émile Bèche, Adrien Mabrut, Louis Prot, René Renoult, Jean Pierre-Bloch, Pétrus Faure, Paul Sion, Léandre Dupré, Camille Catalan (suppléant), Jammy Schmidt (suppléant), Joseph Rous (suppléant) et Eugène Chassaing (suppléant) pour les non-parlementaires : Henri Seignon, Jacques Lecompte-Boinet, Lorignet, Roger Lescuyer, Roger Gervolino, Maurice Guérin, Jean Guy, Ernest Perney, Pierre Meunier, Pierre Stibbe, Dr Porcher, Marcel Bergeron, Georges Poupon (suppléant), Jean Worms dit Germinal (suppléant), Marcel Levêque (suppléant), Gilbert Destouches (suppléant) Défendu par Jacques Isorni, Jean Lemaire et le bâtonnier Fernand Payen, Philippe Pétain déclare le premier jour qu’il avait toujours été un allié caché du général de Gaulle et qu’il n’était responsable que devant la France et les Français qui l’avaient désigné et non devant la Haute Cour de justice. Dans ces conditions, il ne répondra pas aux questions qui lui seront posées. Viennent déposer de nombreuses personnalités en tant que témoins soit à charge : Édouard Daladier, Paul Reynaud, Léon Blum, Pierre Laval, soit à décharge : le général Weygand, le pasteur Marc Boegner, ou encore l’aumônier des prisonniers de guerre Jean Rodhain, seul homme d'Église à témoigner à décharge. Le procès s’achève le 15 août 1945 à l’aube. La cour déclare Pétain coupable, notamment, d’intelligence avec l’ennemi et de haute trahison. Elle le condamne à mort, à la dégradation nationale, et à la confiscation de ses biens, assortissant toutefois ces condamnations du vœu de non-exécution de la sentence de mort, en raison de son grand âge. La condamnation a été votée à une voix de majorité. Le verdict de la Haute Cour de justice reconnaît Philippe Pétain coupable d'indignité nationale et le condamne à la dégradation nationale ; cette décision, interprétée stricto sensu, « lui retire son rang dans les forces armées et son droit à porter ses décorations ». Le titre de maréchal de France étant une dignité et non un grade, ses partisans considèrent que Philippe Pétain conserva ce titre après sa condamnation. À la fin du procès, il se dépouille de son uniforme avant d'être incarcéré, mais c’est avec ce même uniforme qu’il fut inhumé en 1951. Cependant, certains considèrent qu’il fut, de facto, déchu de sa dignité et qu’il convient, comme le font les historiens d'aujourd'hui, de le nommer simplement « Philippe Pétain », en particulier à partir de sa condamnation le 15 août 1945, ou encore l’« ex-maréchal Pétain ». Accomplissant le vœu de la Haute Cour de justice, le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République, commue la sentence de mort en peine de réclusion à perpétuité le 17 août 1945. Compte tenu de la peine de dégradation nationale (article 21 de l'ordonnance du 26 décembre 1944), Philippe Pétain est exclu automatiquement de l'Académie française (l'ordonnance prévoit l'exclusion de l'Institut). Toutefois, celle-ci s’abstint d’élire un remplaçant de son vivant au 18e fauteuil, égard dont bénéficia également Charles Maurras (tandis qu’Abel Bonnard et Abel Hermant sont remplacés dès 1946). Emprisonnement Philippe Pétain est emprisonné au fort du Portalet, un fort de montagne, dans les Pyrénées-Atlantiques (alors les Basses-Pyrénées), du 15 août au 16 novembre 1945. Pendant le régime de Vichy, ce fort avait servi de lieu de détention pour plusieurs personnalités politiques. Il est ensuite transféré au fort de la Citadelle sur l'île d'Yeu, au large de la Vendée. Il sera, hormis ses gardiens, le seul occupant du fort. Son épouse installée à son tour dans l’île, bénéficie d’un droit de visite quotidien. Au cours de ces années, les avocats de Philippe Pétain et plusieurs dignitaires étrangers, parmi lesquels l'ancien roi Édouard VIII et la reine Mary, réclament sa libération auprès des gouvernements successifs. Ceux-ci, emmêlés dans l'instabilité politique de la Quatrième République, préfèrent cependant ne pas prendre de risque sur un sujet sensible pour l'opinion publique. Début juin 1946, le président américain Harry Truman intervient sans succès pour réclamer sa libération, proposant de lui accorder l'asile politique aux États-Unis. La santé mentale de Philippe Pétain décline à partir de la fin des années 1940, les moments de lucidité devenant de plus en plus rares. Après avoir pris position en ce sens dès 1949, le général de Gaulle déclare le 26 mai 1951 à Oran, dans un discours prononcé place d'Armes devant une foule d'environ 8 000 personnes, qu'« il est lamentable pour la France, au nom du passé et de la réconciliation nationale indispensable, qu'on laisse mourir en prison le dernier Maréchal ». Eu égard à cette situation, le Conseil supérieur de la magistrature, présidé par Vincent Auriol, président de la République, en vue d’adoucir une fin prévisible, autorise le 8 juin 1951 « l’élargissement » du prisonnier et son assignation à résidence « dans un établissement hospitalier ou tout autre lieu pouvant avoir ce caractère ». Le transfert dans une maison privée de Port-Joinville a lieu le 29 juin 1951, où Philippe Pétain meurt le 23 juillet 1951. Veillé par Jean Rodhain, il est inhumé le surlendemain dans le cimetière de Port-Joinville, sur l’île d’Yeu. La translation de la dépouille du maréchal Pétain à la nécropole de Douaumont à côté de Verdun est réclamée à plusieurs reprises par l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP) à partir de 1951, au nom de la « réconciliation nationale ». Ce transfert correspond à un souhait de Pétain, tel qu’écrit dans son testament de 1938, qui souhaitait reposer auprès des centaines de milliers de soldats français qui sont tombés pendant la bataille de Verdun. L'association organise notamment une pétition en ce sens en mai 1954, soutenue par de très nombreuses associations d'anciens combattants de 1914-1918, qui recueille près de 70 000 signatures. Les gouvernements français successifs s'opposeront toujours à cette demande. Il s'agit en fait avec celle-ci, selon l'analyse d'Henry Rousso, « d'oublier le maréchal de 1940 au profit du général de 1916, d'utiliser la mémoire des anciens combattants de la Grande Guerre, pour qui Pétain reste l'homme du « On les aura ! », au profit d'une idéologie ». Le 19 février 1973, à 2 h du matin, le cercueil du maréchal Pétain est enlevé par des membres de l’extrême droite, à l'instigation de l'avocat et homme politique Jean-Louis Tixier-Vignancour, ancien de l’OAS, afin d’opérer le transfert de sa dépouille à Douaumont. Malgré les précautions prises, l'enlèvement est découvert quelques heures plus tard ; il fait rapidement la une des médias français et mobilise les autorités. Le commando abandonne alors sa route vers Verdun, trop risquée, et remonte sur Paris. Le cercueil est ensuite dissimulé dans un garage de Saint-Ouen tandis que Tixier-Vignancour tente de négocier un transfert de la dépouille aux Invalides. Hubert Massol, le chef du commando, se rend finalement le 21 février après l'arrestation de ses complices et indique où se trouve le cercueil. Celui-ci est ramené à l'île d'Yeu dès le lendemain et réinhumé après une brève cérémonie. La tombe est cette fois bétonnée. La tombe de Philippe Pétain est fleurie au nom de la présidence de la République le 10 novembre 1968 (sous le général de Gaulle, à l'occasion du 50e anniversaire de l'armistice de 1918)204,205,206, le 22 février 1973 (sous Georges Pompidou, à la suite de la réinhumation suivant le vol du cercueil) et en 1978 (sous Valéry Giscard d'Estaing, 60e commémoration de la victoire de 1918)206. Pendant la présidence de François Mitterrand, elle est fleurie le 22 septembre 1984 (jour de la rencontre avec le chancelier Helmut Kohl à Verdun), puis le 15 juin 1986 (70e anniversaire de la bataille de Verdun), puis chaque 11 novembre entre 1987 et 1992. Cette pratique ne cesse qu’après de nombreuses protestations dont celles de la communauté juive. François Mitterrand ayant déclaré qu’il honorait simplement la mémoire de l’homme de Verdun et nullement celle du chef de l’État français, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius fit remarquer que, lorsque l’on juge un homme, on le fait sur l’ensemble de sa vie. Selon l’historien André Kaspi, une telle distinction est artificielle : « Le Pétain collaborateur de 1940-1944 n’a pu égarer les Français et en convaincre bon nombre de le suivre que parce qu’il bénéficiait du prestige du Pétain de 1914-1918. L’un n’aurait pas existé sans l’autre ». Pour le général de Gaulle, « Si, par malheur, en d’autres temps, dans l’extrême hiver de sa vie et au milieu d’événements excessifs, l’usure de l’âge mena le maréchal Pétain à des défaillances condamnables, la gloire que, vingt-cinq ans plus tôt, il avait acquise à Verdun, puis gardée en conduisant ensuite l’armée française à la victoire, ne saurait être contestée, ni méconnue, par la patrie ». Sa sépulture fut de nouveau profanée en 2007, 2017 et en 2018. ( Source : Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Pétain )
  43. 1 point
    Général d'aviation Antonin BROCARD. Félix Antonin Gabriel Brocard, né le 14 novembre 1885 à Biol et mort le 28 mai 1950 à Paris Entré à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1905, il passa son brevet de pilote de l'Aéro-club de France en 1911 et militaire en février 1912 à Pau. Il fit un tour de France à bord d'un Deperdussin et établit un record du monde militaire d'altitude avec passager. Dès le début du conflit il se distingua lors de reconnaissances alors qu'il volait dans l'escadrille D4. Le 18 mars 1915 - il fut promu capitaine quatre jours plus tard - il prit le commandement de l'escadrille BL3, qui allait le 25 avril être rebaptisée MS3 à l'occasion de son passage sur Morane-Saulnier Parasol. Y passèrent entre autres Jules Védrines, Albert Deullin et Georges Guynemer. Georges Guynemer et Antonin Brocard. En 1916 il était devant Verdun avec son escadrille où combattirent Deullin, Chainat, les frères Navarre, Buquet ... Il fut alors blessé d'une balle à la mâchoire. Il est nommé chef de bataillon (commandant) le 17 octobre 1916 . Avec la création des groupes de chasse, il reçut le commandement du GC 12, d'abord appelé groupe Brocard puis groupe de Cachy. En septembre 1917 il fut appelé par Jacques-Louis Dumesnil, alors sous-secrétaire d'État à l'aviation, pour devenir son chef de cabinet5 jusqu'en 1919 ou il reprit le commandement de son Groupe. Il eut également un rôle politique en faveur de l’armée, après en avoir démissionné et de l’aéronautique comme vice-président de la Commission de l'armée, président de la commission de l'aéronautique. Député de la Seine en 1924, puis en 1928 d'Ivry-sur-Seine où il bat Maurice Thorez et enfin de Grenoble en 1932, il se retira de la vie publique en 1936. Rappelé le 28 août 1939 comme chargé de mission par le ministère de l'Air il prit le commandement de l'école principale d'Étampes le 2 août puis le 25 mai 1940 des organismes d'instruction des Forces aériennes polonaises en France et le 1er juillet de la base aérienne 745 Aulnat. Il fut replacé en section de réserve le 30 juillet et décéda à Paris le 28 mai 1950. Il repose dans la crypte du mémorial de l'Escadrille La Fayette de Marnes-la-Coquette aux côtés du premier commandant de cette escadrille, Georges Thénault (décédé en décembre 1948), et de 68 Américains ayant appartenu à celle-ci et tombés pendant la Grande Guerre. Décorations Officier de la légion d'honneur, le 18 février 1917 Croix de guerre 1914-1918 (France) avec 6 palmes de Bronze ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Antonin_Brocard ) et pour en savoir plus : http://rene.fonck.free.fr/spip/spip.php?article11
  44. 1 point
    Un petit bémol quand même : vouloir rentrer au 2ème RIMA après l'ENSOA c'est plus qu'hasardeux. Pour 'choisir' son régiment faut déjà être bien classé à l'amphi, ce qui ne dépend que de vous, mais il faut surtout être sûr que le régiment soit proposé aux élèves de la promotion. Et là d'une ça ne dépend pas de vous, de deux si ce n'est pas le cas vous ne pourrez rien y faire !
  45. 1 point
    Bonjour Séraphin Bienvenu sur le Forum ! Je te souhaite de réaliser ton projet !
  46. 1 point
    Bonjour à tous, J'ai appris hier par mon conseiller que j'étais reçu à l'EDM pour la spécialité GESTRH pour la prochaine session à savoir septembre. Apparemment, je serai surement à Saint-Mandrier. Y-à-t'il des futurs collègues de promotion sur ce forum ?
  47. 1 point
    Soyons clair et honnête, Il y a la théorie et la pratique, ce que te dis le recruteur et... ce qui ce passe ou non après. L' Armée va investir en toi et te former, tout au long de ta carrière tu va devoir passer des formations qui jouerons sur ton avancement et ta carrière. Pour changer de spécialité, ça sous entant que tu reparte à zéro niveau formation et puis pour cela, il faut que la direction du personnel de ton Armée donne son accord ( sur avis de ton commandement ), bien sur suivant les besoins de telle ou telle spécialité, soit tu partiras très vite ou ils te bloquerons. Si tu es dans une spé excédentaire et que tu es jeune en grade, ça peut le faire, si tu es dans une spé déficitaire, rêve pas ils ne te lâcherons pas. D' où l' importance de bien se renseigner sur ce que l' on veut faire avant, après c' est plus dur.
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    D'accord merci, donc rien ne m'interdis que ma copine sois avec moi dans le bâtiment des cadres célibataires ?
  49. 0 points
    pas grand chose je suis tombée sur des petites pestes de 17/18 ans qui ont tout fait pour que je me fasse virer de ma fmir, je n'ai pas eut l'opportunité d'aller plus loin alors que j'ai aider tout le monde et tout fait
  50. 0 points
    Je ne vous crois pas, votre version change maintenant ... Le port est tout simplement interdit par la Loi, si vous avez attendu 27 ans pour comprendre cela c 'est que quelque chose ne va pas ... J'ai demandé si porté un insigne militaire c'était possible pour un civil. Il est ou le mal pour quelqu'un qui ignore les règles. Surtout qu'au CSO on m'a dit que ce n'était pas interdit mais que ça ne se faisait pas.
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