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  1. 4 points
    Bonjour @berogeitabi, je comprends totalement et étais déjà dans cet état d'esprit Je tiens à dire que je suis très reconnaissant envers ce forum pour toute les informations qu'il a pu m'apporter et aussi content d'avoir pu participer aux topics. Et pour ça merci d'être bénévole et de participer à son bon fonctionnement. Cependant quand il s'agit de faire connaissance avec de futurs camarades, une conversation en temps réel est drôlement plus efficace. C'est aussi plus intime que de discuter sur un forum consultable par n'importe qui sur le web. C'est pourquoi je propose de continuer à discuter sur le forum pour les informations pratiques et d'intérêt pour tous et par ailleurs d'utiliser les outils de conversation en temps réel pour ce qui est plus disons "privé". J'entends par là des informations ayant peu d'intérêt pour la communauté, par exemple les goûts musicaux ou sportifs de chacun. Cette approche vous convient-elle ? Amicalement, Ismael
  2. 3 points
    Bonjour. Je vous rappelle que l’intérêt Du forum c’est d’échanger Sur le dit forum. Pourquoi? Simplement parce que votre conversation, votre échange peut servir à d’autres, qui vous lisent, sans forcément avoir envie de participer. De plus si vous allez discuter sur skype, messenger ou autres, le forum qui vous a permis de vous « rencontrer » perd sa raison d’être et de fonctionner. N’oubliez pas que ce forum n’existe que par vous, qui y participaient aujourd’hui, par quelques membres assidus et par une poignée de bénévoles qui le font fonctionner chaque jour. Alors nous ne pouvons vous interdire d’aller voir ailleurs (tant mieux d’ailleurs) mais n’oubliez pas que vous avez un rôle en tant que membres inscrits pour la survie de « forum militaire ». Bonne chance dans vos carrières futures. Berogeitabi-administrateur... et bénévole.
  3. 2 points
    Grand général Français, peu connu du publique, Nicolas ROUMIANTZOFF. Nicolas Roumiantzoff, aristocrate russe (comte), né le 9 mai 1906 à Yanovka en Russie et mort le 15 avril 1988 au Val-de-Grâce à Paris en France, Fils d'un général de cavalerie de l'armée du Tsar, contraint de quitter la Russie lors de la révolution de 1917, il trouve refuge auprès de sa grand-mère en Bretagne (France). Nicolas entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1924 à titre étranger. Il en sort sous-lieutenant (promotion du Rif) en 1926. Il est alors affecté à la Légion étrangère et sert au 1er régiment étranger de cavalerie, en Tunisie tout d'abord (1927-1929) puis au Maroc (1929-1935). Lieutenant en 1928, il reçoit, en 1932, le commandement du 3e escadron des cavaliers Tcherkesses en Syrie (1932-1935). De nouveau affecté au 1er REC en 1936, d'abord au Maroc puis en Tunisie, il obtient la nationalité française en 1939. En avril 1940, il participe, avec son escadron à cheval, à la campagne de France, au sein du groupement de reconnaissance divisionnaire no 97 (GRD 97). Blessé le 24 mai 1940, il est fait prisonnier. Il s'évade puis, après l'armistice, est de nouveau affecté au 1er REC, au Maroc. Incarcéré à Ceuta pour avoir essayé de rejoindre la France libre, il s'évade puis rejoint les « Français libres » à Londres. Promu au grade de capitaine, il est affecté à l'état-major du général De Gaulle. En 1942, il débarque à Beyrouth et devient commandant en second du Groupement de reconnaissance de corps d'armée (GRCA), unité qui deviendra plus tard le 1er Régiment de marche de Spahis marocains. Il est de nouveau blessé en août 1942 en Libye. Il se distingue ensuite au combat de l'Himeimat lors de la bataille d'El Alamein. Chef d'escadrons en 1943, il s'illustre en Tunisie au combat de l’oued Gragour, où il bloque l'offensive de Rommel. Il est intégré avec son unité à la « force L » du général Leclerc. Le 2 juin 1943, il est décoré de la croix de la Libération par le général De Gaulle. Il rejoint la 2e division blindée et fait mouvement vers l'Angleterre avec son unité, le régiment de marche des spahis marocains, en mai 1944. Promu lieutenant-colonel en juin de la même année, il débarque en Normandie le 1er août 1944, avec la 3e armée américaine. Il est le premier, avec son groupement léger, à atteindre la place de l'Étoile, à Paris, le 25 août 1944. Poursuivant les combats en France, il devient chef d'état-major de la 10e division d'Infanterie fin septembre 1944. À l'issue de la guerre, il est affecté au cabinet militaire du ministère de la défense, puis, après un bref séjour à Beyrouth, rejoint l’Indochine en 1948 en qualité de commandant du secteur de Quang-Tri. En janvier 1949, il est blessé une troisième fois. En octobre de la même année, il prend le commandement du secteur est du Cambodge. En 1950, Nicolas Roumiantzoff prend le commandement du 4e Régiment de Chasseurs d'Afrique (4e RCA), dans le sud tunisien. En 1953, il est promu au grade de colonel et sert de nouveau en Indochine, où il commande le groupement mobile n°3. En 1955, il commande le groupement mobile n°7 à Saarburg (Allemagne) avant de rejoindre l'Algérie pour y être affecté au commandement du secteur d'Aflou. De retour en métropole, le colonel Roumiantkoff est affecté à l’état-major de la 8e Région militaire et prend, en 1961, le commandement de la subdivision de Chambéry. Titulaire de 22 citations dont 11 à l’ordre de l’armée, il est inscrit à la liste et nommé en 1re section des officiers généraux général de brigade en janvier 1962. Puis, à sa demande, il est affecté en 2e section à partir de juillet de la même année. Retiré à Paris, Nicolas Roumiantzoff décède à l’hôpital du Val-de-Grâce, le 15 avril 1988. Ses obsèques ont lieu en l’église Saint-Louis des Invalides. Il est inhumé à Saint-Pierre-de-Rivière dans l’Ariège. ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Roumiantzoff ) • Grand Officier de la Légion d'honneur • Compagnon de la Libération - décret du 2 juin 1943 • Croix de Guerre 39/45 (10 citations) • Croix de Guerre des TOE (5 citations) • Croix de la Valeur Militaire avec palme • Croix du Combattant Volontaire 39/45 • Croix du Combattant • Médaille coloniale avec agrafes "Libye", "Tunisie 1942-43", "Extrême-Orient" • Chevalier du Mérite Social • Médaille Commémorative 39/45 • Médaille Commémorative Indochine • Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre • Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l’Ordre en AFN avec agrafe Algérie • Médaille des Blessés • Distinguished Service Order (GB) • Military Cross (GB) • Distinguished Service Cross (USA) • Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie) • Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc) • Mérite Militaire Syrien ( Source : Ordre de la Libération https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/nicolas-roumiantzoff )
  4. 2 points
    Son nom est aussi resté marqué par la défaite de 40, le général Maurice Gamelin. Maurice Gustave Gamelin (Paris, 20 septembre 1872 – Paris, 18 avril 1958) Maurice Gamelin est né le 20 septembre 1872 à Paris 7e où il vécut son enfance au no 262 du boulevard Saint-Germain, en face du ministère de la Guerre. Son père Zéphyrin, contrôleur général des Armées, s'était distingué au service de Napoléon III et fut blessé à la bataille de Solférino en 1859. Sa famille maternelle – les Uhrich – est de souche alsacienne. il intègre Saint-Cyr le 31 octobre 1891 et en sort major de promotion en 1893. C'est en Afrique du Nord qu'il commence sa carrière d'officier, d'abord au 3e régiment de tirailleurs algériens, puis à la brigade topographique de Tunisie, où il peut mettre à profit ses dons pour le dessin et l’observation. Revenu en métropole en 1897, il prépare le concours d’entrée à l’École supérieure de guerre. Huitième au concours d'entrée, il en sort deuxième. Esprit fin, cultivé, travailleur et doué pour les études de tactique militaire, il se fait remarquer par le futur général Lanrezac, alors commandant en second de l’école. Il poursuit ensuite comme stagiaire à l’état-major du 15e corps une carrière qui s’annonce d’ores et déjà brillante. Passé en 1904 du service d’état-major à la troupe (en tant que commandant de compagnie au 15e bataillon de chasseurs), il se montre toujours aussi efficace et fait l’admiration de ses supérieurs. L’année 1906 marque le tournant de la vie de Gamelin. Cette année-là, en effet, il est nommé officier d’ordonnance du général Joffre qui commande alors la 6e division d’infanterie. Cette nomination doit beaucoup à l’entremise du lieutenant-colonel Foch, qui était alors professeur à l’École de guerre et qui avait eu l’occasion d’apprécier les hautes qualités de son ancien élève. Dès lors, la carrière du jeune capitaine breveté se confond avec celle de Joffre. En 1908, il le suit à l’état-major du 2e corps d’armée, puis en 1910 au Conseil supérieur de la guerre. Il est nommé chef de bataillon en 1911 et doit se séparer provisoirement de son chef pour prendre le commandement du 11e bataillon de chasseurs, à Annecy. Mais cette séparation est de courte durée puisque, le 23 mars 1914, Joffre le rappelle à son service à l’État-Major général. Gamelin est toujours le collaborateur dévoué de Joffre lorsque commence la Première Guerre mondiale. À ce poste, il fait preuve d’un zèle et d’une efficacité de premier ordre, surtout lors de la bataille de la Marne où il rédigea les instructions qui allaient conduire à la victoire. C’est également à cette époque qu’il se rend compte de l’imbrication étroite du politique et du militaire pour la conduite des opérations. Le 1er novembre 1914, il est nommé lieutenant-colonel et quitte le Grand Quartier général (G.Q.G.) pour prendre le commandement de la 2e demi-brigade de chasseurs à pied. Avec elle, il combat en Alsace (sur le Linge notamment) puis dans la Somme. Nommé colonel en avril 1916, il poursuit son ascension et fait sans cesse l’admiration de ses supérieurs : au feu, comme dans un bureau d’état-major, Gamelin semble décidément un officier de très grande envergure. Le 8 décembre 1916, il est nommé général de brigade à titre temporaire : il ne sera resté colonel que huit mois. Après un bref retour au G.Q.G., il devient chef d’état-major du groupe d’armées de réserve du général Joseph Alfred Micheler. Le 11 mai 1917, il reçoit son dernier commandement de la guerre, celui de la 9e division d’infanterie, dont il garde la tête jusqu'à l’armistice. Soucieux d’économiser la vie de ses hommes, il n’en témoigne pas moins d’une grande habileté tactique, comme en attestent ses combats dans la région de Noyon, durant le printemps 1918. Soutenu tout au long de sa carrière par Édouard Daladier, il succède en 1931 au général Weygand au poste de chef d'État-Major général. Il est chargé de la direction du Grand Quartier général des forces terrestres françaises. À partir de 1935, il cumule cette fonction avec celle d'inspecteur général de l'Armée. Avant lui, seul Joffre avait eu autant de pouvoir. Il devient ensuite le premier titulaire du poste de chef d'État-Major de la Défense nationale, avec une mission de coordination entre les trois armées (terre, air, mer), à la suite du décret du 21 janvier 1938. Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1913, il est nommé grand-croix de l’ordre le 8 juillet 1932. Le généralissime des Forces armées françaises au cours de la Seconde Guerre mondiale était un des généraux les plus intellectuels de son époque. Il était respecté, même en Allemagne, pour son intelligence et sa subtilité. Malgré cette finesse et ses brillants états de service pendant la Première Guerre mondiale, son commandement des armées françaises jusqu'à la bataille de France en mai 1940 fut un désastre. Au rang des nombreuses erreurs de Gamelin, caractérisant son incompétence, on peut citer : Une faible capacité à mener les hommes ainsi qu'à les organiser, et un manque de charisme général. Ses subordonnés, dit-on, l'avaient surnommé « Baudelaire », car on disait que toute sa doctrine se résumait dans le vers : « Je hais le mouvement qui déplace les lignes ». Des conceptions obsolètes de l'emploi de l'aviation, des chars, des éléments motorisés, de l'artillerie, des fortifications. Il ne tint aucun compte des développements modernes et ne tira guère d'enseignements de la rapidité de la campagne de Pologne, restant attaché à l'expérience du conflit de 1914-1918, et arguant que « la Pologne n'est pas la France ». S'il adhérait à cette doctrine conservatrice, force est d'observer que le gouvernement et la plupart des officiers de l'époque y souscrivaient également. La mauvaise organisation du plus haut niveau de l'armée, se caractérisant par une dilution des responsabilités sur un front crucial ; en Belgique, on ne sut trop qui commandait la coalition interalliée : était-ce le général Billotte, chef du 1er groupe d'armées, le général Georges, commandant du front Nord-Est, ou le généralissime lui-même ? L'envoi d'un officier de liaison auprès du roi des Belges Léopold III, le 10 mai, ne pouvait être que trop tardif pour permettre une coordination efficace entre Belges et Alliés. Cependant, dans son livre de mémoire Servir paru en 1946, il souligne qu'il avait voulu empêcher un déroulement fatal aux événements de la campagne de 1940 en entretenant des rapports secrets avec le roi Léopold III, commandant en chef de l'armée belge, ce qui lui avait révélé le plan allemand d'offensive par les Ardennes connu des services belges de contre-espionnage. Un commandement privilégiant les contacts avec les hommes politiques parisiens — depuis son quartier général de Vincennes — plutôt que la proximité du front. Ce point était encore exacerbé par la réticence de Gamelin à employer la radio pour transmettre ses directives, préférant le téléphone filaire ou les coursiers. Le processus de décision français était ainsi plus lent que celui des Allemands. En ce qui concerne le choix de rester à Vincennes, il s'explique par la loi de 1938 sur la direction de la guerre. La responsabilité de la direction de la guerre incombe au gouvernement. C'est écrit en toutes lettres et c'est cette loi qui s'applique dès le 2 septembre 1939. Une vision du théâtre d'opérations qui lui fit regarder le secteur des Ardennes comme impénétrable (malgré les avertissements qu'il a reconnu avoir reçus de Belgique), au grand dam du général Corap, commandant la 9e armée française dans ce secteur, qui ne cessa de signaler en vain l'insuffisance en hommes et en matériel sur ce front et sa perméabilité de fait ; de même le maintien de forces importantes derrière la ligne Maginot excessivement gourmande en personnel alors que celle-ci aurait dû permettre une grande économie de troupes. Après la défaite, il fut arrêté le 6 septembre 1940, puis inculpé au procès de Riom, aux côtés de Léon Blum, Édouard Daladier et Paul Reynaud. S'il garda le silence dignement en présence de ses accusateurs, il en alla tout autrement de ses co-inculpés et le procès fut prématurément ajourné. Il fut emprisonné par le régime de Vichy au fort du Portalet dans les Pyrénées avec Léon Blum et Édouard Daladier. Lors de l'occupation de la zone libre par les Allemands en novembre 1942, il fut interné en Allemagne près du camp de concentration de Buchenwald où il fut logé dans un baraquement réservé et chauffé, avec Léon Blum et Léon Jouhaux. Gamelin et Jouhaux seront rapidement transférés au château d'Itter en Autriche, où ils seront rejoints par Paul Reynaud et Jean Borotra puis plus tard par Albert Lebrun, le général Weygand et le colonel de La Rocque. Les Américains les libéreront le 5 mai 1945. De retour en France, Gamelin choisit de se poser en victime, bien qu'on ne lui demandât que peu de comptes. Décédé au Val-de-Grâce (Paris 5e) le 18 avril 1958, il est inhumé au cimetière de Passy (Paris 16e) dans la plus grande simplicité. En effet, le gouvernement a refusé une veillée par ses compagnons d'armes et la messe à Saint-Louis-des-Invalides. Aucune garde d'honneur ne sera fournie autour du cercueil, seulement les honneurs habituellement rendus à un titulaire de la grand-croix de la Légion d'honneur. ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Gamelin )
  5. 2 points
    Surtout connu à tord ou à raison comme un des "responsables" de la défaite de 40, Maxime WEYGAND. Maxime Weygand, né à Bruxelles le 21 janvier 1867 et mort à Paris le 28 janvier 1965 c'est sous le nom de Maxime de Nimal qu'il est reçu en 1885 à l’École militaire de Saint-Cyr comme élève à titre étranger (belge). Il fait partie de la promotion de l'Annam (1885-1887). il est classé vingtième de sa promotion lorsque sa formation s'achève en 1887. Il choisit la cavalerie et intègre, toujours à titre étranger, l'École de cavalerie de Saumur. Il la quitte le 31 août 1888, no 9 sur 78 élèves. Il est affecté avec le grade de sous-lieutenant au 4e régiment de dragons, à Chambéry, en Savoie, sous les ordres du capitaine Alain Pierre Touzet du Vigier. Peu de temps après, le 18 octobre 1888, Maxime de Nimal est reconnu comme son fils naturel par François-Joseph Weygand (1846-1915), issu d'une vieille famille alsacienne de Rhinau. Cet acte de reconnaissance dote le jeune homme du nom de Weygand et lui permet, selon son vœu, d'acquérir presque aussitôt la nationalité française (le décret de naturalisation intervient en effet le 3 décembre de la même année). Sa carrière militaire va se poursuivre dès lors à Chambéry, Saint-Étienne, Lunéville, Saumur, Niort et Nancy. Lieutenant en 1891, il est nommé capitaine en septembre 1896. Il choisit à cette époque de ne pas préparer l’École de guerre, en invoquant sa volonté de rester au contact de ses hommes. Au moment de l’affaire Dreyfus, il se signale comme antidreyfusard en participant, en 1898, à la souscription nationale ouverte par le journal antisémite, La Libre Parole, d'Édouard Drumont, au profit de la veuve de l'auteur du faux document, le colonel Henry, qui s'était suicidé lorsque fut révélée sa falsification du bordereau accusant Dreyfus. Cette entreprise vaut d'ailleurs à Weygand l'unique sanction qu'il ait jamais subie : quatre jours d'arrêt simple, infligés sur l'ordre du ministre de la Guerre, Charles de Freycinet, « pour avoir pris part à une souscription pouvant prendre un caractère politique ». Deux années plus tard, le 12 novembre 1900, alors qu'il est capitaine au 9e régiment de dragons à Vitry-le-François, De 1902 à 1907 et de 1910 à 1912, périodes pendant lesquelles il est promu chef d'escadrons (mai 1907) puis lieutenant-colonel (mai 1912), Maxime Weygand est instructeur à l'École de cavalerie de Saumur. En 1913, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et entre au Centre des hautes études militaires, où le général Joffre le remarque. Au début de la Première Guerre mondiale, Weygand est lieutenant-colonel et commandant en second du 5e régiment de hussards, à Nancy, avec lequel il participe à la bataille de Morhange. Cependant, à la suite de la rapide réorganisation du commandement français voulue par le général Joffre pour éviter une probable débâcle, il est promu colonel le 21 septembre 1914 et nommé aussitôt chef d'état-major à la IXe armée. Promu général de brigade le 8 août 1916 il remplit les mêmes fonctions au groupe des armées du Nord puis au groupement du général Foch et est enfin adjoint au major-général de l'armée. Weygand doit malgré tout se résoudre à suivre Foch dans sa disgrâce provisoire pendant les premiers mois de 1917 En mai 1917, après l'échec du général Nivelle, Pétain, nouveau commandant en chef, rappelle Foch en tant que chef d'État-Major général. Weygand devient l'un des sous-chefs d'État-Major et est promu général de division (à titre temporaire). Weygand est ainsi un rare exemple dans l'histoire de l'armée française de l'ascension aux plus hauts degrés de la hiérarchie d'un officier n'ayant pas commandé en chef au front, ce qui sera souligné par le général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre. En 1920, Weygand est fait général de corps d'armée et général d'armée en 1923. Il succède en Syrie et au Liban au général Gouraud, au titre de haut-commissaire de France. En 1924, il entre au Conseil supérieur de la guerre. En 1925, il dirige le Centre des hautes études militaires. Weygand est promu chef d'État-Major général de l'armée en 1930. Il est vice-président du Conseil supérieur de la guerre, et à ce titre, dénonce le danger hitlérien et condamne le désarmement. Il se retire du Conseil supérieur de la guerre le 21 janvier 1935, laissant place au général Gamelin, mais est maintenu en activité sans limite d'âge. En 1938, il exprime un optimisme de façade sur la capacité de l'armée française à vaincre en cas de conflit Le 11 juin 1931, en même temps que le romancier Pierre Benoit, il est élu à l’Académie française à l'unanimité des votants pour succéder au maréchal Joffre au 35e fauteuil. Sur sa demande, Weygand est rappelé au service actif par le président Édouard Daladier en août 1939 pour diriger les forces françaises au Moyen-Orient. Il est nommé chef du Théâtre d'opérations de la Méditerranée orientale En mai 1940, la situation militaire en France est si compromise que le commandant suprême, le général Maurice Gamelin, jugé trop passif, est écarté. Weygand, alors en Syrie, est alors appelé le 17 mai par Paul Reynaud pour le remplacer. Le 25 mai, un conseil de guerre se déroule à l’Élysée, réunissant le président de la République Albert Lebrun, le président du Conseil Paul Reynaud, Philippe Pétain, César Campinchi, ministre de la Marine, et Weygand. C'est à cette réunion que l'hypothèse d'un armistice est évoquée pour la première fois, par le président Lebrun. Paul Reynaud rejette cette idée et se montre partisan d'une poursuite de la guerre aux côtés des Britanniques. À cette réunion, Weygand ne se pose pas encore ouvertement en partisan de l'armistice, bien qu'il le juge inéluctable : comme le maréchal Pétain, il estime qu'il faut attendre l'issue de la future bataille de la Somme et de l'Aisne pour demander l'armistice, et ne l'exiger qu'une fois l'honneur de l'armée sauf. Aussi bien Winston Churchill que le général de Gaulle décriront dans leurs mémoires un Weygand défaitiste, anglophobe et antirépublicain. Churchill remarque que le seul membre du Gouvernement français à ne pas sombrer dans le pessimisme total est Charles de Gaulle, dont Weygand a signé fin mai la promotion au grade de général (à titre temporaire). Comme Churchill, de Gaulle raisonne en termes planétaires et ne limite pas ce conflit, qu'il conçoit mondial, à un simple enjeu franco-allemand. Weygand croit, au contraire, n'assister qu'à un nouvel épisode d'un cycle historique commencé en 1870, et, comme le maréchal Pétain, il s'en tient à une vision purement hexagonale, étrangère par ailleurs à la nature du nazisme et au danger de voir la France asservie durablement dans le cadre d'une Europe hitlérienne. Lors des Conseils des ministres qui se déroulent du 12 au 16 juin, Weygand est le premier à exiger un armistice avec l'Allemagne, et il en défend avec virulence la nécessité, pour des raisons militaires et civiles. Avec la déroute des armées françaises, accompagnée de l'exode des populations belge et française, Weygand craint que le désordre ne se répande dans la totalité du pays. Pour lui, la classe politique est responsable d'une défaite. Le 15 juin, à Bordeaux, Paul Reynaud, appuyé par Georges Mandel évoque une possibilité de poursuivre la lutte aux côtés du Royaume-Uni : l'armée capitulerait en métropole pendant que Gouvernement et Parlement gagneraient l'Afrique du Nord. Weygand refuse violemment cette solution qu'il juge contraire à l'honneur militaire. Après-guerre le président Lebrun dira de lui : « Ah ! Quel malheur quand, dans l'extrême péril, ce sont les généraux qui se refusent à combattre ! ». Le 19 juin, Weygand ordonne au général de Gaulle de revenir de Londres, ignorant l'invitation à poursuivre le combat que ce dernier lui adresse. Peu après, Weygand rétrograde de Gaulle du rang de général provisoire à celui de colonel, puis convoque successivement deux tribunaux militaires, le premier n'ayant prononcé qu'une peine symbolique. Le second condamnera à mort le chef de la France Libre le 2 août 1940. Weygand occupe le poste de ministre de la Défense nationale dans le Gouvernement de Vichy, pendant trois mois (juin 1940 à septembre 1940). il est nommé Délégué général en Afrique française. En particulier, il fait appliquer les lois raciales décidées par le gouvernement de Vichy, notamment celles qui excluent les Juifs de la fonction publique, de presque toutes les activités privées et de l'université, et qui placent leurs biens sous séquestre. Mais il va plus loin que Vichy, en excluant, sans aucune loi, les enfants juifs des écoles et lycées Le 20 novembre 1942, après l’invasion alliée de l'Afrique du Nord et l'occupation totale de la métropole, Weygand est fait prisonnier par les Allemands et placé en résidence surveillée dans le Tyrol autrichien, au château d'Itter (dépendant administrativement du camp de concentration de Dachau mais sans comparaison des conditions de détention). Sa détention va durer trente mois. La dernière année, il partage sa captivité avec Paul Reynaud, Édouard Daladier et Maurice Gamelin, avec qui les rapports sont tendus, ainsi qu'avec Albert Lebrun, le colonel François de La Rocque et Jean Borotra. En mai 1945, les prisonniers sont libérés par les Américains et Weygand est reçu avec tous les honneurs dus à son rang au QG de la VIIe armée américaine à Augsbourg où il est l'hôte du général Patch. Ayant reçu un télégramme de Paris lui enjoignant de s'assurer de la personne de Weygand et de le garder sous surveillance américaine jusqu'à nouvel ordre, Patch, indigné, fait conduire avec égard le général au QG de la Ire armée française à Lindau. À leur arrivée, le général de Lattre reçoit l'ordre de de Gaulle d'arrêter les personnalités ayant eu des fonctions auprès du gouvernement de Vichy, ordre qui concerne Weygand et Jean Borotra, ministre de Pétain. De Lattre exécute avec répugnance cet ordre et arrête son « vieux chef », non sans lui avoir fait rendre les honneurs militaires et mis sa voiture personnelle à disposition. Renvoyé en France, Weygand est d’abord interné comme prévenu de collaboration au Val-de-Grâce, puis finalement libéré en mai 1946 et dégagé de toute responsabilité en 1948, en bénéficiant d'un non-lieu sur tous les chefs d'accusation par la Haute Cour de Justice. En 1951, il refuse d'être inscrit dans la proposition de loi concernant la promotion de généraux au maréchalat, son nom ayant été proposé par le député Guy Jarrosson, auteur du projet de loi, au côté des généraux Jean de Lattre de Tassigny et Alphonse Juin. À ce sujet, il déclara : « un bâton de maréchal se gagne sur le Rhin, non sur la Garonne ! » À sa mort en 1965, il est le doyen d'âge et d'élection de l'Académie française. Désavouant son ministre, le général de Gaulle refuse qu'une cérémonie solennelle se tienne aux Invalides. Une foule immense afflue à ses obsèques en l'église Saint-Philippe-du-Roule (8e arrondissement de Paris), le 2 février, conduite par les trois épouses et veuves des maréchaux Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny, en présence d'une quarantaine de généraux, dont le gouverneur militaire de Paris, — mais aucun des quatre chefs d'état-major généraux L’année suivante, cependant, ce refus des Invalides fut réparé. Le ministre des Armées autorisa l’accès à l’église Saint-Louis des Invalides pour une messe de requiem, célébrée le 22 janvier 1966, et présidée par Mgr. Brot, évêque auxiliaire de Paris. Décorations françaises Grand-croix de la Légion d'honneur Médaille militaire Croix de Guerre 1914-18 Croix de Guerre T.O.E. Décorations étrangères Belgique : commandeur de l'ordre de la Couronne, croix de guerre 1914-1918. États-Unis : Distinguished Service Medal. Maroc : grand-croix de l'ordre du Ouissam alaouite chérifien. Pologne : commandeur de l'ordre de la Virtuti Militari Pologne : Croix d'argent Virtuti Militari Pologne : Croix de la Valeu Royaume-Uni : compagnon de l'ordre du Bain, Chevalier commandeur de l'ordre de Saint-Michel et Saint-George. Lettonie : ordre de Lāčplēšis (2e Classe) ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Weygand )
  6. 1 point
    Pour débuter ce sujet, Maurice CHALLE général d'aviation, principal acteur du putsch d'Alger.. Maurice Challe est un aviateur et général français, né le 5 septembre 1905 au Pontet (Vaucluse) et mort le 18 janvier 1979 à Paris (XVIe arrondissement). Challe rejoint, en 1923, l'École militaire de Saint-Cyr et devient sous-lieutenant en 1925. Sorti de l'école (promotion Chevalier Bayard) il entre à l’École d'Application de l'Aéronautique où il reçoit une formation de pilote. En 1932, il est promu capitaine. En 1937, il rejoint l'École supérieure de guerre aérienne et termine en juillet 1939 sa formation d'officier d'état-major. A la déclaration de guerre en septembre 1939 il est promu Commandant puis sert comme aviateur de l’État-major de la 8éme Armée avant d'être Chef de Section au C.Q.G. Air. En 1940, Challe participe aux batailles aériennes dans le Nord de la France et il est promu officier de la Légion d'honneur. En juillet 1940, il est détaché à la Commission d'Armistice de Wiesbaden. Après l'armistice de juin 1940, il prend le commandement du groupe de reconnaissance 2/14 à Avignon. Après l'invasion de la « Zone libre » en novembre 1942 et la dissolution de l'Armée d'armistice, Challe entre dans l'Organisation de résistance de l'Armée, où il intègre le S.R « Air », expérience déterminante quand on sait l'importance du renseignement dans toute guerre. Il constitue le réseau François-Villon. En mai 1944, travaillant sous le nom de code de Guy, il transmet à Londres d'importants documents secrets de l'armée de l'air allemande. Après le débarquement de Normandie et la Libération, il devient inspecteur de la 2e brigade de bombardement3. En 1947, Challe est muté à l'état-major général de l'armée de l'Air. En 1949, il reçoit, comme général de brigade aérienne, le commandement de l'armée de l'Air dans le protectorat marocain. En 1953, il est nommé directeur de l'École supérieure de guerre aérienne. Promu général de division aérienne, il devient le chef de l'état-major des Forces armées en 1955. Après sa nomination comme général d'armée aérienne, il devient le 1er octobre 1958 l'adjoint-air du général Raoul Salan durant la guerre d'Algérie. Après la mutation du général Salan, il le remplace à Alger le 12 décembre 1958. Les opérations contre le FLN suivent alors ce qu'on appelle le « plan Challe ». En avril 1960 il est rappelé en métropole et, jusqu'à sa démission volontaire (désapprouvant la politique d'autodétermination algérienne de la France) en janvier 1961, reçoit en tant que Commandant en Chef Centre-Europe (CINC CENT), le commandement des Forces alliées en Centre-Europe (AFCENT) de l'OTAN, dont le quartier général est implanté à Fontainebleau. Putsch des généraux Le 11 avril 1961, Charles de Gaulle donne une conférence de presse dans laquelle il précise que la France ne fera aucun obstacle à la politique d'autodétermination algérienne et de l'Algérie comme d'un « État souverain ». Cette conférence décide Challe, sollicité depuis des semaines par un petit groupe de colonels en opération en Algérie pour être à la tête du putsch, de rentrer dans le complot le 12 avril. Le 20 avril 1961, il s'embarque incognito dans un avion de transport de troupes Noratlas et rejoint l'aéroport d'Alger-Maison Blanche. Son plan d'action prévoit de rallier l'armée d'Algérie, prendre Alger puis terminer la guerre d'Algérie, renvoyer en métropole les 200 000 appelés du contingent et redéployer les 300 000 soldats de métier, enfin mettre de Gaulle au pied du mur. Il s'installe dans la villa des Tagarins, PC des commandos de l'air. Le 22 avril 1961, à Alger avec ses pairs André Zeller (chargé de l'intendance), Edmond Jouhaud (chargé des relations avec la population) et en liaison avec Raoul Salan, il coorganise (avec Jean-Jacques Susini) et participe au putsch des généraux. Au bout de quatre jours et cinq nuits, Challe se rend, le coup d'état militaire ayant échoué. Il est emprisonné à Paris à la prison de la Santé. En même temps que Zeller, il est condamné le 31 mai 1961 par un tribunal militaire à quinze ans de détention et à la perte de ses droits civiques. Après avoir été détenu à Clairvaux et Tulle, il est libéré par anticipation le 22 décembre 1966 et amnistié par de Gaulle en 1968. Il publie ses souvenirs sous le titre Notre révolte et meurt le 18 janvier 1979. Son épouse Madeleine Mollard est décédée aux Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône), le 22 août 1996. Le général Challe est inhumé aux côtés de son épouse au cimetière des Saintes-Maries-de-la-Mer. Distinctions Grand'croix de la légion d’honneur Croix de guerre 1939-1945 Médaille de la Résistance Croix de la valeur militaire Commandeur de la Legion of Merit (États-Unis) King's Medal for Courage in the Cause of Freedom (Royaume-Uni) Titulaire de 8 citations ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Challe_(1905-1979) )
  7. 1 point
    C'est sur mais tu connais un point a corriger ( ou a atténuer ) pour ton avenir. Donc croisons les doigts et attendons, tiens nous au courant, merci.
  8. 1 point
    Il va falloir mettre un " mouchoir " sur tes sentiment, ravaler ta salive et accepter, mais c'est valable n'importe où, pas qu'à l'armée. Tu en est conscient, à toi d'essayer de limiter tes réactions et sa passera. Convenable, tout dépend des besoins, des candidats postulants pour ce régiment et surtout du potentiel décelé en toi. Il vaut mieux quelqu'un de " moyen " qui a les capacités pour évoluer que quelqu'un de " fort " qui n’évoluera pas, faute de capacité.
  9. 1 point
    Petit dicton militaire ( un peu gras mais tellement réaliste ) " Les avis, c'est comme le trou du C.., chacun a le sien " Bref ce n'est pas pour te décourager mais si nous te disons " tu es dans les clous, tu as toutes tes chances..." et que tu reçoive une réponse négative, tu te diras " ils m'avaient dit... " Tu as fais les tests, tu as de bon résultats donc tu as toutes tes chances mais tout dépendra des critères et surtout des autres prétendants. Donc plus qu'a croiser les doigts, préparer quelques affaires, pour ne pas être pris au dépourvu et patienter. Courage et tiens nous au courant, merci.
  10. 1 point
    Bonjour, Merci pour les livres ! Il s'en est passé des évènements en 1979, Le siège de la Mecque, La révolution en Iran, La guerre en Afghanistan ... Wow !
  11. 1 point
    Bonjour, Le 20 novembre 1979 le groupe fondamentaliste du prédicateur bédouin Juhayman al-Otaibi attaque le Grande Mosquée de la Mecque. Au terme de 15 jours de siège et avec l'aide du GIGN l'armée saoudienne reprend le contrôle et fait exécuteur les membres du commando. A travers l'évocation de la politique saoudienne et du contexte international cela esquisse les évolutions souterraines ayant contribué à créer des groupuscules dont les héritiers seront Al-Qaïda et Daesh. source ... https://www.laliberte.ch/news/trois-superflics-francais-a-la-mecque-440851
  12. 1 point
    Bonjour, Je m'appelle Caroline, j'ai 18 ans et j'ai été retenue pour intégrer le 92e RI le 1er octobre 2019. Bonsoir.
  13. 1 point
    Merci, est-il possible d'obtenir le lien du discord de la promo ?
  14. 1 point
    Oui cérémonie émouvante, j'en reviens. Je vous mettrai quelques photos la semaine prochaine, une fois rentré chez moi. En tout cas il y avait beaucoup de monde, pour terminer la Marseillaise que tout le monde a entonné.
  15. 1 point
    La sélection des pilotes de drone est la même que la sélection des candidats pilote. Pour la suite effectivement les pilotes apprennent à voler sur SR-20 en suivant le parcours des candidats pilotes. Ce n'est qu'après cette pré-spécialisation que les pilotes partiront soit en chasse soit en transport et les pilotes de drone iront suivre leur cursus spécifique. Tout au long de leur carrière les pilotes de drone on un minimum d'heure de vol à effectuer (sans compter les vols en drone) afin de garder leur diplôme de pilote actif, nécessaire pour piloter les drones.
  16. 1 point
    Bonjour, J'ai 21 ans, vendredi dernier après 3 mois de démarches administratives, j'ai signé un engagement de 5 ans dans la réserve opérationnelle. Je vais effectuer ma FMIR le mois prochain. J'ai très hâte d'y être! Est-ce que j'ai le droit de dire dans quel bataillon je suis engagé sur ce forum? Salutations à tous, Star8
  17. 1 point
    Bonjour et Bienvenu sur le Forum ! Félicitations !
  18. 1 point
    Bonjour Olivier, bienvenu à bord.
  19. 1 point
    Bonjour et bienvenu Ken.
  20. 1 point
    ta des conseils a me donner pour effectuer plus de tractions ? 😀
  21. 1 point
    C'est de bons résultats, c'est bizarre je fais pallier 10 mais je cours beaucoup moins bien que toi sur le long terme 😂, pareil je fais 17- 18 tractions par contre je fais 25 pompes 😂
  22. 1 point
    Bonjour, soit le bienvenu à bord. Félicitations pour maistrance, bonne chance pour la suite.
  23. 1 point
    Bonjour, Si vous ne l'avez pas déjà fait, peut-être proposer directement au Lycée votre système de covoiturage !
  24. 1 point
    Bonjour, Bonne PMD et n'hésite pas à nous faire un retour d'expérience. Cela servira pour d'autres !
  25. 1 point
    Bonjour Jérémie Bienvenu sur le Forum ! Je te souhaite qu'être dans la cavalerie se concrétise !
  26. 1 point
    Depuis juillet ? j'en conclue donc : une bonne petite phase de permission et un retour à Saumur... Qu'est ce qui ne vous plais pas ???? Finir son contrat... pendant celui la, il existe de multiples passerelles pour changer de branche... même question... je suis prés à répondre à tout (étant passé moi aussi par l'ENSOA et l’école de cavalerie...)
  27. 1 point
  28. 1 point
    Connu des passionnés d'histoire des bataillons de choc, commandos...Raymond MUELLE chef de bataillon parachutiste. Raymond Muelle, né le 7 mars 1921 à Chécy et mort le 10 novembre 2013 Raymond Muelle est né le 7 mars 1921 à Chécy dans le Loiret. En 1939, il obtient son baccalauréat et s’apprête à entrer à l'École coloniale. A la déclaration de guerre il incorpore l'armée de l'air avec l'intention de devenir pilote de chasse. Lorsque l'armistice est signé avec l'Allemagne en juin 1940, il tente de rejoindre l'Angleterre via l'Espagne. En décembre 1940, après plusieurs tentatives infructueuses, il rejoint finalement l'Afrique du nord à Oran et tente à nouveau de rejoindre le Maroc espagnol. Finalement, à bout de ressources, il s'engage dans l'armée d'armistice au sein 3e régiment de spahis marocains à Meknès, au Maroc. Il est ensuite affecté en juin 1941 au groupe d'escadrons autonome du 1er RCA à Dakar puis à Thiès au Sénégal. L'Afrique du nord libérée, l'unité devient le 12e groupe autonome de chasseurs d'Afrique et rejoint l'Algérie dans la région d'Oran. Raymond Muelle, nommé brigadier entre-temps, intègre en mai 1943 l'école militaire de Cherchell (promotion Tunisie), puis rejoint, en octobre 1943, avec le grade d'aspirant, le 12e cuirassiers issu de son ancienne unité. Déçu par le comportement des gaullistes à l'égard des hommes venus de l'armée d'Afrique, Muelle quitte son unité et rejoint à Staouéli le Bataillon de choc où, de son aveu, il « rencontre une troupe de volontaires destinée à des actions non conventionnelles ». Le 1er août 1944, il est parachuté avec une section du bataillon sur Dieulefit dans la Drôme, afin de participer à des actions avec les maquis FFI dans le cadre du débarquement en Provence et aux libérations des villes de Grenoble, Montélimar et Valence. Ayant rejoint le bataillon, il participe ensuite aux combats de la libération de la France dans les Vosges et l'Alsace puis à ceux de la campagne d'Allemagne. Nommé sous-lieutenant en décembre 1944, puis lieutenant de réserve le 25 décembre 1945, il choisit finalement le métier des armes. Affecté en août 1946 au 1er régiment de hussards (celui-ci est en passe de devenir aéroporté), il devient, de novembre 1946 à fin 1947, moniteur de saut à Agadir puis instructeur de combat "choc" à l'École des troupes aéroportées à Pau. Volontaire pour la Légion étrangère qu'il intègre à Sétif en septembre 1948, Muelle effectue deux séjours en Indochine au sein du 2e BEP de janvier 1949 à janvier 1951 puis d'avril 1952 à juillet 1954. Promu capitaine depuis janvier 1954, Muelle rejoint à son retour d'Extrême-Orient le 11e bataillon de choc à Perpignan puis prend la tête d'un commando en Algérie en décembre 1954. Après un passage par le 1er bataillon parachutiste de choc et l'obtention du grade de chef de bataillon le 1er janvier 1962, Muelle est nommé au service action de la DGSE à Paris. Inquiété pour sa sympathie envers les putschistes, Raymond Muelle est accusé de complot contre la sûreté de l'État et de détention illégales d'armes. Condamné à deux ans de prison avec sursis, radié des cadres, il quitte l'armée en 1964 mais est amnistié et retrouve ses droits en 1968. Il devient dès lors écrivain et rédige des ouvrages relatant l'épopée d'unités militaires durant la Seconde Guerre mondiale et les conflits d'Indochine et d'Algérie. Décorations Blessé et cité à plusieurs reprises, Raymond Muelle est notamment décoré de la Légion d'honneur et est titulaire de la médaille militaire. Commandeur de Légion d'honneur (Décret du 6/05/1998). Chef de bataillon. Infanterie. Officier du 21/07/1954. Cité. Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 avec 3 palmes et 2 étoiles Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec 1 palme et 3 étoiles Croix de la Valeur militaire avec 2 palmes Il totalise onze citations dont cinq à l'ordre de l'armée. ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Muelle )
  29. 1 point
    Bonjour, Livre pour enfants ..... " Quelle Histoire Editions ", en librairies, supermarchés... - Histoire des Pompiers - Histoire de La Gendarmerie - Lucien - Soldat Français en 14-18 - Franz - Soldat Allemand en 14-18 - Mathew - Soldat Anglais en 14-18 - Mikhaïl - Soldat Russe en 14-18 - Charles de Gaule - Le débarquement 6 Juin 1944 - Histoire de la Patrouille de France - Histoire de l'Armée de L'Air - Les As de l'Aviation - Les samouraï
  30. 1 point
    Bonjour, soit la bienvenue parmi nous. Je te souhaite une bonne reconversion.
  31. 1 point
    Bien sûr. Je pense que vous avez tout compris du fonctionnement du forum. 😉 et donc no souci. Cependant vous ne pouvez pas échanger en MP via le forum. Nous avons choisi de ne pas autoriser cette fonctionnalité en raison justement de la désaffection rapide de nombreux membres suite aux échanges en MP.
  32. 1 point
    L'AS des As René FONCK. René Fonck, né à Saulcy-sur-Meurthe (Vosges) le 27 mars 1894 et mort dans le 8e arrondissement de Paris le 18 juin 1953, Fils d'un sagard, ouvrier des scieries vosgiennes, René Fonck est dans sa jeunesse apprenti-mécanicien. Appelé sous les drapeaux le 22 août 1914, il est versé au 11e régiment du génie d'Épinal, où il fait ses classes. Fasciné depuis longtemps par les exploits des aviateurs, il réussit à se faire affecter dans l'aéronautique au début de l'année 1915. Il est élève pilote à l'école Caudron du Crotoy. Il entame enfin sa carrière d'aviateur en tant que pilote d'une escadrille d'observation, la C 47, basée près de chez lui à Corcieux. René Fonck est doté d'une capacité exceptionnelle dans le tir de précision. En tant que pilote d'observation, le 6 août 1916, aux commandes d'un Caudron G4, il force un avion de reconnaissance Rumpler C.I allemand à atterrir derrière les lignes alliées. Il obtient plus tard une seconde victoire sur son Caudron d'observation, et après ce nouvel exploit est muté dans la chasse à l'escadrille N 103, une escadrille du Groupe de Combat n°12, unité d'élite de la chasse française surnommée « Groupe des cigognes ». Il va s'y révéler un chasseur d'un talent exceptionnel, combinant plusieurs qualités : une vue perçante lui permettant de voir sa cible de loin, une résistance naturelle à la haute altitude (hypoxie) et un talent de tir sans égal lui permettant de maîtriser la déflexion. Sa tactique favorite consiste à repérer un ennemi et à s’approcher par l’arrière et en dessous pour l'abattre d'une courte rafale correctement ajustée. Il est toujours suivi de deux à quatre équipiers qui couvrent ses arrières. Il arriva qu'il abatte plusieurs avions en une journée, jusqu'à six le 9 mai, puis à nouveau le 26 septembre 1918. Selon les dires de l'aviateur Maurice Boyau, lui aussi as de la grande guerre avec 35 victoires dans les communiqués, Fonck ne sera pourtant jamais touché par le feu adverse : « Fonck dépasse tout ce que l'on peut imaginer. Ce n'est pas un homme, c'est un oiseau de proie. Là-haut, il sent l'ennemi, il en distingue nettement à 8 ou 10 km sans être vu. Il choisit sa proie. Quelques balles suffisent, il n'y a jamais eu de riposte. » Meilleur pilote de la SPA 103, Fonck dispose d'une grande autonomie et se voit doter des meilleurs appareils. Volant sur SPAD VII à son arrivée fin avril 1917, il reçoit le premier SPAD XIII de l'unité au mois de septembre 1917, puis se voit mettre à disposition deux SPAD XII-canon en janvier 1918, et termine la guerre (à partir de septembre 1918) sur le premier SPAD S.XVII de présérie équipé d'un moteur de 300 ch. René Fonck termine la guerre avec tous les honneurs, arborant une croix de guerre 1914-1918 enrichie de 25 palmes et d'une étoile. Il fait arborer, à tort, 28 palmes et 1 étoile sur sa médaille. Afin d'obtenir confirmation pour une victoire aérienne, il fallait pour un aviateur français avoir le témoignage de trois personnes indépendantes (à l'exclusion des membres de sa propre escadrille), le type d'appareil ennemi ainsi que le lieu, la date et l'heure du combat. Aussi, un pilote victorieux ne recevait pas automatiquement confirmation pour sa victoire, et le fait que les combats avaient le plus souvent lieu au-delà du front allemand rendait la présence de témoins éventuels encore plus improbable. Alors que toutes les victoires déclarées avaient une existence officielle, seules celles pouvant soutenir la procédure de confirmation faisaient l'objet d'une inscription dans les communiqués militaires, les autres étant considérées comme « probables derrière les lignes allemandes » Ce mode de fonctionnement sévère donna lieu parfois à une grande disparité entre le nombre de victoires inscrites aux communiqués et le nombre de victoires déclarées par les combattants. René Fonck reçut confirmation pour 75 de ses victoires déclarées, ce qui fut plus qu'aucun autre pilote de chasse français et alliés (bien que toute comparaison entre les palmarès soit douteuse, puisque résultant de procédures d'homologation différentes). Le nombre de ses victoires probables, selon le journal de marche de l'escadrille SPA 103, est de 32 et non 52 comme Fonck l'affirma dans ses mémoires. La dernière citation de Fonck qui lui attribue le grade de commandeur de la légion d'honneur le 16 juin 1920, précise : « Pilote de chasse légendaire, pendant quatre ans, a fait une guerre sans merci à l'aviation ennemie, l'attaquant partout où elle se rencontre sans jamais se laisser arrêter par le nombre de ses adversaires. A remporté 75 victoires officielles, dont 39 depuis sa promotion au grade de d'officier de la légion d'honneur - 23 citations. » À ces 75 victoires officielles, le journal de marche de l'escadrille SPA 103 permet de recenser 30 autres victoires non confirmées, plus deux autres non confirmées obtenues à l'escadrille C 47, soit un total de 32 victoires non confirmées. Il n'a jamais pu obtenir les 52 victoires non confirmées qu'il indique dans ses mémoires : le tableau figurant en fin d'ouvrage contient en effet plusieurs contradictions avec le journal de marche de la SPA 103, mais aussi les carnets de comptabilité de campagne de l'escadrille qui précisent que l'as est en permission à plusieurs dates où ses mémoires revendiquent des victoires non homologuées. Ce total de 75 victoires officielles fait de lui l'as des as de l'aviation française, mais aussi alliée. Il n'est dépassé que par l'Allemand Manfred von Richthofen, qui s'est vu reconnaître 80 victoires. Terminant la guerre avec le grade de lieutenant, René Fonck est le porte-drapeau de l'aviation française lors du défilé de la victoire le 14 juillet 1919. Sous l'Occupation Colonel d'aviation et ancien combattant, l'as des as, entre « sans fonction officielle » au service du gouvernement du maréchal Pétain. Fonck se montre ainsi fidèle à la figure historique du « Vainqueur de Verdun », dont il se souvient qu'il était favorable au développement de l'aviation militaire. Pierre Laval aurait annoncé aux Allemands que le colonel Fonck avait rassemblé « une escadrille de 200 pilotes », se tenant prête à attaquer la Grande-Bretagne : aucune archive, notamment allemande, ne confirme cette déclaration. De fait très opposé à Pierre Laval, il reste « les yeux et les oreilles » de Pétain chez les Allemands, auprès desquels il a gardé ses entrées. Finalement désavoué par le Maréchal, il prend peu à peu ses distances avec Vichy. Toutefois, au mois d'août 1942, le magazine américain Life publie une liste noire de « collaborateurs » condamnés par la Résistance à être tués, ou jugés après la libération du pays : le nom de René Fonck y figure, en compagnie de 38 autres. Certains lui reprochent également d'avoir signé, en 1941, la préface d'un livre intitulé Le Sabotage de notre aviation, cause principale de notre défaite, dans lequel André Maroselli dénonce les atermoiements politiques et les choix critiquables qui ont conduit à la défaite. Fonck déclare dans cette préface, saluant la mémoire des aviateurs français tués durant la bataille de France : « Ce qui fait défaut à la France, ce ne sont pas les aviateurs intrépides et valeureux, mais le matériel moderne dont nos aviateurs avaient besoin pour lutter et pour vaincre. » Devenu également suspect aux yeux des Allemands par ses interventions au profit de résistants et son opposition à Laval, Fonck est arrêté à la Libération, en septembre 1944, interné à la Santé et libéré à la fin de l'année, aucune charge n'étant retenue à son encontre. Il a également bénéficié d'un « certificat de participation » à la Résistance, signé le 28 septembre 1948 par le commandant Sautereau, chef du réseau Rafale, avec la mention « Monsieur Fonck, René, membre sans uniforme des forces françaises combattantes, a participé en territoire occupé par l'ennemi, aux glorieux combats pour la libération de la patrie. » Retiré de toute vie publique après la Libération, il se consacre à la gestion d'une entreprise industrielle dans les Vosges. Marié à Irène Brillant, sociétaire de la Comédie-Française, il est père de deux enfants, Edmond et Anne-Marie. Le 18 juin 1953, à 59 ans, il meurt subitement d'un accident vasculaire cérébral, à son domicile parisien de la rue du Cirque. Sa mort ne donne lieu qu'à des hommages discrets, tant de la part des autorités civiles et militaires que des médias. Des obsèques religieuses sont organisées aux Invalides, auquel assistent le général Léchères, chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général d’Harcourt, André Maroselli et Pierre-Étienne Flandin. René Fonck est inhumé le lendemain, le 23 juin 1953, dans le cimetière communal de Saulcy-sur-Meurthe, sa commune natale. Un détachement de cinquante soldats en armes de la base aérienne 121 rend les honneurs et des avions venus de Nancy font un passage pour lui rendre hommage. Grades Caporal : 16 juin 1915 Sergent : 21 août 1915 Adjudant : 21 juin 1916 Adjudant-chef : 1er mars 1917 Sous-lieutenant : 30 novembre 1917 Lieutenant : 15 mai 1918 Capitaine : 26 juin 1919 Commandant : 25 juin 1935 Lieutenant-colonel : 4 juillet 1938 Colonel : 15 mars 1940 Décorations Intitulés des décorations françaises Grand officier de la Légion d'honneur le 12 juillet 1936 (chevalier le 21 octobre 1917, officier le 12 mai 1918 et commandeur le 17 mars 1921) Médaille militaire, en 1916 Croix de guerre 1914-1918 à 25 palmes (citation à l'ordre de l'armée) et une étoile de vermeil (citation à l'ordre de l'aéronautique) Intitulés des décorations étrangères Croix de guerre (Belgique) Distinguished Conduct Medal (Royaume-Uni) Croix militaire (Royaume-Uni) Médaille militaire (Royaume-Uni) ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/René_Fonck )
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    Figure emblématique des AS de la première guerre mondiale et du développement d'une arme qui aller devenir plus tard une armée, Georges GUYNEMER, capitaine pilote dans l'aviation française. Georges Guynemer, né le 24 décembre 1894 à Paris (16e arrondissement) et mort au combat le 11 septembre 1917 à Poelkapelle (Belgique) Par sa mère, Julie Noémi Doynel de Saint-Quentin, issue d'une famille aristocratique, Georges Guynemer est un descendant des rois de France Louis XIII et Louis XIV, par Bathilde d'Orléans (1750-1822), mère du duc d'Enghien. le jeune Georges Guynemer pâtit d'une mauvaise santé. Seul fils après deux sœurs aînées, il est maigre et fragile ; son père, Paul Guynemer (1860-1922), ancien officier de Saint-Cyr, doit lutter pour que son seul fils, malade et dorloté, atteigne l'âge adulte. Il étudie au collège Stanislas à Paris, où exerce notamment comme professeur Henri de Gaulle. Il y prépare le concours d'entrée à l'École polytechnique ; en vain : sa frêle santé ne lui permet pas de se présenter. Lorsque la guerre éclate, le 2 août 1914, la famille Guynemer est en vacances à Anglet ; Georges se rend aussitôt à Bayonne pour s'engager ; les médecins militaires le trouvant trop chétif le déclarent inapte. Il est désespéré, suppliant son père d'utiliser les relations qu'il a gardées dans l'Armée. Rien n'y fait ! Un matin, en voyant des avions militaires se poser dans le champ d'aviation de la plage d'Anglet, celui de la Chambre d'Amour, il demande à l'un des pilotes comment s'engager dans l'aviation : il faut se rendre à l'école de pilotage de Pau dont le chef est le capitaine Alphonse Bernard-Thierry. Le 22 novembre 1914, il est engagé au titre du service auxiliaire comme élève mécanicien à Pau. Il y approfondit sa connaissance des avions. Il veut devenir élève pilote, mais le personnel du service auxiliaire n'a pas le droit de voler. Le capitaine finit par accepter de l'instruire, en situation irrégulière. Le 21 janvier 1915, il devient élève pilote. Paul Tarascon est chargé, par le capitaine Bernard-Thierry, de sa formation. Georges Guynemer effectue sa première sortie le lundi 1er février sur rouleur Blériot 10. Le 11 mars suivant l'élève pilote G. Guynemer effectue son premier vol (Blériot 6 cylindres 50 HP). Il poursuit sa formation au camp d'aviation d'Avord. Il reçoit son brevet de l'Aéro-Club le 11 mars et le brevet de pilote militaire (no 1832) le 26 avril12. Le 8 juin suivant, il est affecté à l'escadrille MS.3, seule unité dans laquelle il sert jusqu'à sa disparition. Dès son arrivée aux Cigognes, il casse des avions à l'atterrissage ce qui hérisse son chef d'escadrille le capitaine Brocard, mais son instructeur Jules Védrines défend sa cause. Il récupère un Morane-Saulnier Type L, baptisé le « Vieux Charles », ayant appartenu à Charles Bonnard, parti combattre en Serbie. En juin 1915, il est promu au grade de sergent et est décoré de la croix de Guerre. Ses premières sorties sont des missions d'observation des mouvements des troupes et de réglage de l'artillerie ; il y démontre un grand sang-froid, essentiel pour que l'observateur puisse prendre des photographies dans de bonnes conditions. Son avion est souvent touché par des éclats d'obus, dont les perforations sont colmatées par des pièces de toile rouge. Son escadrille stationnant à Vauciennes, il profite de ses missions pour saluer sa famille en survolant la maison de Compiègne où elle s'est réinstallée. Le 19 juillet, Guynemer remporte sa première victoire aérienne à bord de son Morane-Saulnier "Parasol", en abattant un Aviatik C.I au-dessus du village de Septmonts. Deux jours plus tard, le 21 juillet, il est décoré de la médaille militaire (ordre no 1161 "D") avec la citation suivante : « Pilote plein d'entrain et d'audace, volontaire pour les missions les plus périlleuses. Après une poursuite acharnée, a livré à un avion allemand un combat qui s'est terminé par l'incendie et l'écrasement de ce dernier. » Le 5 décembre 1915, l'escadrille MS3 est rebaptisée escadrille N3, après avoir été rééquipée avec des chasseurs Nieuport 10. Trois jours plus tard, le 8, en abattant au-dessus de Beuvraignes, au sud de Roye, un LVG il remporte sa troisième victoire. À bord de ces avions plus performants, Guynemer va rapidement s'imposer comme l'un des meilleurs pilotes français. Le président Poincaré lui remet la croix de chevalier de la Légion d'honneur le 24 décembre, jour de sa majorité. Il est à nouveau cité à l'ordre de la VI° Armée (ordre no 2209 "D") pour avoir rempli des missions spéciales qui consistaient à se poser derrière les lignes ennemies. Il devient un "As" en remportant sa cinquième victoire le 3 février 1916 ; le voici promu au grade de sous-lieutenant à titre temporaire le 4 mars 1916, puis à titre définitif le 12 avril de cette même année. L'escadrille quitte la VIe armée le 12 mars pour se rendre sur le théâtre de la bataille de Verdun sous la férule du commandant de Rose qui regroupe toutes les escadrilles de chasse et impose la suprématie des ailes françaises. Le 13 mars Guynemer est blessé par des éclats au visage, reçoit deux balles dans le bras et est évacué à l'ambulance japonaise de l'hôtel Astoria. Le 26 avril suivant, le sous-lieutenant Guynemer est de retour au front. Quelques jours plus tard, le 13 mai, Georges Guynemer participe près de Dijon, sur l’aérodrome d’Ouges-Longvic (future Base aérienne 102 Dijon-Longvic, BA 102), à une importante prise d’armes au cours de laquelle, en qualité de porte-drapeau, il présente aux troupes du 1er groupe d’aviation un prestigieux emblème que le président de la République Raymond Poincaré avait remis à l’armée quelques mois plus tôt : le drapeau de l’Aviation militaire. Il combat ensuite au-dessus de la Somme de juin 1916 à février 1917. Le 8 février 1917, aux commandes d'un SPAD VII. Guynemer devient le premier pilote allié à abattre un bombardier lourd allemand Gotha G. III. Au cours du seul mois de mai 1917, il abat sept avions allemands. La campagne de l'est terminée, Guynemer rejoint le terrain de Courville, près de Fismes, sur le site de la ferme de La Bonne Maison. Il se consacre pleinement à la mise au point de son Spad-Canon, avec toute sa fougue, intacte. Le 25 mai 1917, le capitaine Guynemer abat quatre avions (8h30, 8h31, 12h15 et 18h30). Le capitaine Brocard, commandant de l'escadrille N3, décrit alors Guynemer comme « [sa] cigogne la plus brillante ». En récompense de ce quadruplé il est promu officier de la Légion d'Honneur, par ordre du Grand Quartier général le 11 juin 1917,la rosette remise par le général Franchet d'Espèrey sur le terrain de Courville-La Bonne Maison, le 15 juillet suivant devant son avion Le Vieux Charles, est accompagnée de la citation suivante : « Officier d'élite, pilote de combat aussi habile qu'audacieux. A rendu au pays d'éclatants services tant par le nombre de ses victoires que par l'exemple quotidien de son ardeur toujours égale et de son ardeur toujours plus grande; Insouciant du danger, il est devenu pour l'ennemi par la sureté de ses méthodes et la précision de ses manœuvres, l'adversaire redoutable entre tous. A accompli le 25 mai 1917, un des plus brillants exploits, en abattant, en une seule minute deux avions ennemis et en remportant dans la même journée, deux nouvelles victoires. Par tous ses exploits, contribue à exalter le courage et l'enthousiasme de ceux qui, dans les tranchées, sont les témoins de ses triomphes : quarante cinq avions abattus, vingt citations, deux blessures. » En juillet, il pilote un SPAD XII CI S 382, son « avion magique », "le pétadou" équipé d'un moteur Hispano-Suiza de 200 ch et armé à sa demande d'un canon Hotchkiss de 37 mm tirant à travers le moyeu de l'hélice et d'une mitrailleuse Vickers 303 (7,7 mm) avec bande de 400 cartouches. Bien que le canon promît une puissance de feu dévastatrice, il ne pouvait tirer qu'un seul coup à la fois et devait être rechargé manuellement en vol (capacité 12 obus). De plus, il avait un recul important lors du tir et remplissait le cockpit de l'avion de fumée. Le SPAD XII n'était pas un avion pour un pilote novice. Guynemer s'en sert pour abattre un Albatros, le 27 juillet, au-dessus de Westroosebeke, puis un DFW le lendemain. Ces deux succès lui permettent d'atteindre un total de 50 victoires aériennes homologuées. Fin juillet 1917, Guynemer prend le commandement de l'escadrille des Cigognes, groupe de chasse de la 1re Armée (général Antoine) commandement qu'il assurera jusqu'au 7 août 1917. Fort de son expérience acquise au combat, Guynemer écrit à Louis Béchereau, l'ingénieur en chef de SPAD, avec qui il s'est lié d'amitié, pour lui demander d'augmenter la puissance du moteur de 150 ch qui équipe le SPAD VII, qu'il trouve insuffisant face aux Halberstadt allemands dont étaient équipés ses adversaires directs. Prenant ces remarques en considération, Béchereau va doter le SPAD d'un moteur plus puissant de 180 ch qui donnera la supériorité au chasseur français. « Tout va bien sauf mon taxi [avion] qui devient mou. Je compte en demander un autre mais j’attendrai les moteurs renforcés. On me le préparera complètement à l’usine. Puis, au dernier moment, j’arriverai avec le mien et on remettra sur le nouveau taxi ma mitrailleuse actuelle (quel bijou !). » écrit l'as de guerre à l'ingénieur, dans l'une des nombreuses lettres qu'il lui adresse. Prenant toujours conseil auprès de Guynemer, SPAD développe un nouveau modèle, le SPAD XII de 200 ch, auquel succédera le SPAD XIII au moteur surcompressé développant 220 ch. Les nouveaux modèles sont prometteurs, mais les premières séries montrent le manque de fiabilité du réducteur qu'il a fallu ajouter entre le moteur et l'hélice. Le 9 ou le 10 septembre 1917, au-dessus du terrain des Moëres, le moteur de l'avion de Guynemer se met à « ratatouiller » (avoir des ratés). Il se pose chez les Belges. Le Spad s'est heureusement immobilisé devant le premier hangar où se trouve le Hanriot de Willy Coppens. Guynemer, la mine soucieuse, semble fatigué et demande de l'aide au capitaine Fernand Jacquet qu'il connaît bien. Les mécaniciens travaillent pendant plus d'une heure sur le moteur déficient. Willy Coppens obtient un autographe et pendant ce temps Carlo Verbessem réalise l'une des dernières photographies du célèbre pilote français et la colle dans son journal. Guynemer remercie, serre quelques mains et s'envole vers 16 heures. Le 11 septembre 1917, Guynemer ne rentre pas d'une mission de combat. La semaine précédente, les deux avions qui lui étaient attribués avaient accumulés les pannes mécaniques. À 8 h 30, ce 11 septembre, il décolle en compagnie du pilote Jean Bozon-Verduraz à bord de son SPAD XIII no 2S.504. Il a reçu pour mission de patrouiller la zone de Langemark. À 9 h 25, près de Poelkapelle, Guynemer aperçoit un avion d'observation allemand Rumpler esseulé et plonge dans sa direction. Bozon-Verduraz voit alors plusieurs Fokker au-dessus de lui ; après qu'il les eut dispersés, son chef n'était plus en vue. Il revint seul ; Guynemer, lui, ne revint jamais. Ni l'épave de son avion, ni son corps, ni ses effets personnels ne furent retrouvés, mais les Allemands annonceront qu'il a été abattu par le lieutenant Kurt Wissemann de la Jasta 3, qui sera tué au combat dix-sept jours plus tard. Le capitaine Georges Guynemer est porté disparu au combat par son commandant d'escadrille, le commandant Brocard ; le 25 septembre 1917, il est officiellement porté disparu par le ministère de la Guerre. Le rapport publié ce même 25 septembre n'est pas classé secret par ce même ministère et la mort de Guynemer — telle que décrite par un de ses camarades de vol (dont l'identité n'a pas été divulguée pour des raisons de sécurité) — est devenue de notoriété publique : « Dans la matinée du 11 septembre, le capitaine Guynemer, parti en reconnaissance dans la région des Flandres, s'est trouvé, au cours des péripéties d'une poursuite d'avion ennemi, séparé de son camarade de patrouille et n'a pas reparu depuis. Tous nos moyens d'investigation mis en jeu n'ont donné jusqu'à ce jour aucun renseignement complémentaire. » Des détails supplémentaires sont fournis par le commandant Brocard, dans un entretien au journal parisien Le Matin: « À 4 600 mètres de hauteur Guynemer aperçut un biplace ennemi auquel il livra aussitôt combat. Presque en même temps, le lieutenant Bozon-Verduraz vit quatre monoplans ennemis qui, à toute vitesse, accouraient vers le théâtre du duel aérien. Il se porta immédiatement à leur rencontre afin de détourner leur attention. Les avions tournoyèrent quelque temps, puis disparurent. Alors le lieutenant Bozon-Verduraz retourna vers l’endroit où il avait laissé Guynemer aux prises avec son adversaire. Mais il n’y avait plus rien. C’est tout, absolument tout. [L’affaire a eu lieu] à dix kilomètres au nord-est d’Ypres et à huit kilomètres environ à l’intérieur des lignes allemandes, ce qui ôte toute possibilité d’une chute dans la mer, distante d’au moins quarante kilomètres. » La Gazette des Ardennes — un journal allemand de propagande publié en français en Belgique et France occupées — donne, le 27 septembre, les informations suivantes : « Le 11 septembre 1917, à 10 heures du matin, un aviateur français s'abattit à environ 700 mètres au Nord-Ouest du cimetière situé au Sud de Poel-Cappelle. Le sous-officier allemand B... se rendit avec 2 hommes à l'endroit où s'était produite la chute. L'avion était un monoplace ; l'une de ses ailes était rompue. Le sous-officier B... détacha l'aviateur mort de son siège. Le cadavre avait reçu une balle dans la tête ; une jambe et une épaule étaient brisées mais sa figure était reconnaissable et ressemblait à la photographie qui se trouvait sur sa carte d'identité portant le nom Georges Guynemer. » Un pilote allemand, sergent allemand du 413e régiment, abattu derrière les lignes canadiennes et capturé le soir du 29 septembre 1917 affirma quant à lui qu'il avait été témoin de l'accident et avait identifié le cadavre de Guynemer. Il certifia que le héros français était mort d'une balle dans la tête et souffrait d'autres blessures, dont une jambe cassée et un doigt arraché. Ce soldat affirma en outre que le corps et l'avion de Guynemer avaient été pulvérisés par des tirs de barrage de l'artillerie britannique avant que les Allemands n'aient pu retirer le corps pour l'enterrer. L'édition illustrée de la Gazette des Ardennes publie le 11 octobre les reproductions du brevet et de la carte d'identité de pilote « de l'infortuné et vaillant officier ». Décorations françaises Officier de la Légion d'honneur Médaille militaire Croix de guerre 1914-1918 avec 25 palmes Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée en date du 24 décembre 1915 : "Pilote de grande valeur, modèle de dévouement et de courage. A rempli depuis six mois deux missions spéciales exigeant le plus bel esprit de sacrifice, et livré treize combats aériens dont deux se sont terminés par l'incendie et la chute des avions ennemis." Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée en date du 21 juillet 1916 : "Pilote plein d'entrain et d'audace, volontaire pour les missions les plus périlleuses. Après une poursuite acharnée, a livré à un avion allemand un combat qui s'est terminé par l'incendie et l'écrasement de ce dernier." Officier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée en date du 11 juin 1917 : "Officier d'élite, pilote de combat aussi habile qu'audacieux. A rendu au pays d'éclatants services, tant par le nombre de ses victoires que par l'exemple quotidien de son ardeur toujours égale et de sa maîtrise toujours plus grande. Insouciant du danger, est devenu pour l'ennemi, par la sûreté de ses méthodes et la précision de ses manœuvres, l'adversaire redoutable entre tous. A accompli, le 25 mai 1917, un de ses plus brillants exploits en abattant en une seule minute deux avions ennemis et en remportant dans la même journée deux nouvelles victoires. Par tous ces exploits, contribue à exalter le courage et l'enthousiasme de ceux qui, des tranchées, sont les témoins de ses triomphes. Quarante-cinq avions abattus, vingt citations, deux blessures." Décorations étrangères Croix de l'Ordre impérial et militaire de Saint-Georges (Empire de Russie) Ordre du prince Danilo Ier (Monténégro) Officier de l'Ordre de Léopold (Belgique) Croix de guerre (Belgique) Ordre de Michel le Brave (Roumanie) Ordre de l'Étoile de Karageorge (Serbie) Ordre du Service distingué (Grande-Bretagne) ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Guynemer )
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    Grande figure de la Légion, le colonel Pierre Paul JEANPIERRE dit "soleil". Pierre Paul Jeanpierre (1912-1958) Engagé au 131e Régiment d'infanterie comme homme du rang, il prépare et réussit le concours d'officier et est nommé sous-lieutenant en 1937 au 1er régiment étranger (Légion étrangère), puis lieutenant en octobre 1938. En 1939, il est au Levant avec le 6e régiment étranger. Après la campagne de Syrie-Liban, il refuse de rejoindre les rangs des FFL et retourne dans les rangs de la Légion étrangère à Marseille. De là, il gagne la Résistance (réseau Vengeance) sous le nom de Jardin, lors de l'invasion de la zone libre. En 1944, il est fait prisonnier et interné au camp de Mauthausen. Souffrant d'une pleurésie, affaibli et amaigri, il sera libéré par les Alliés en mai 1945. À la fin de la guerre, il retrouve les rangs de la Légion et se porte volontaire pour servir au sein des unités parachutistes de la Légion. Le chef de bataillon Pierre Segrétain, formant en Algérie, le 1er BEP, se souvient d'un officier qu'il a connu au Levant, le capitaine Jeanpierre et lui demande d'être son adjoint. Sous les ordres de Segrétain, le BEP et Jeanpierre rejoignent l'Indochine en 1948. En 1950, lors de l’évacuation de Cao Bằng par la RC4, sous les ordres du colonel Lepage, le 1er BEP saute sur That Khé le 17 septembre 1950 pour renforcer la colonne Charton, partie de Lạng Sơn. Les légionnaires sont poursuivis par 30 000 soldats de Giap. Les rares survivants de la nuit de fusillade à Coc-Xa retrouvent ceux de la colonne Charton. Alors que le commandant Segrétain est grièvement blessé, que le bataillon est décimé, Jeanpierre décide de rejoindre That Khé. Il franchit les lignes d'embuscades Vietminh, emmenant une dizaine de légionnaires, avec des éléments du 3e Tabor marocain commandés par le sous-lieutenant Beucler. Rapatrié en Algérie, il repart pour l’Indochine en 1954 après la chute du camp retranché de Điện Biên Phủ. Il prend alors le commandement du 1er bataillon étranger de parachutistes. Lorsque cette unité prend l'appellation de “régiment”, il cède sa place au colonel Brothier, à qui il succédera en 1957, au retour de l'expédition de Suez. Sous son commandement, le régiment livre la bataille d'Alger. Il fut blessé par des éclats de grenade lancée par Yacef Saadi chef de la Zone autonome d'Alger peu avant son arrestation. Il aligna les succès dans la bataille des Frontières face aux combattants de l'ALN. Dans l'après-midi du 29 mai 1958, dans la région de Guelma, alors que le 1er REP accroche une katiba de l'ALN sur les pentes du djebel Mermera, l’Alouette depuis lequel il commande son régiment est abattue. Son nom de code radio était Soleil. Le régiment est frappé de stupeur. Le 31 mai, un suprême hommage lui est rendu à Guelma puis des obsèques religieuses sont célébrées en la cathédrale de Nevers. Le colonel Pierre-Paul Jeanpierre repose désormais au “carré Légion” du cimetière de Puyloubier. Ce chef de guerre, vétéran de plusieurs conflits, était craint en raison de sa dureté et de son exigence au combat, faisant parfois passer le bilan des opérations avant la vie de ses légionnaires. Toutefois, il était admiré de ses hommes. Son portrait est exposé parmi ceux des plus prestigieux officiers de la Légion dans la salle honneur du musée de la Légion étrangère à Camp Major à Aubagne. Décorations Grand officier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945 (1 palme) Croix de guerre des TOE (4 citations dont 2 palmes) Croix de la Valeur militaire (4 palmes) Le lieutenant-colonel Jeanpierre totalise 9 citations dont 6 palmes (à l'ordre de l'armée). ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Paul_Jeanpierre )
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    Certains sont connus, d'autres moins. Général Pierre LANGLAIS, Pierre Charles Albert Marie Langlais (né le 2 décembre 1909 à Pontivy dans le Morbihan, mort le 17 juillet 1986 à Vannes) Originaire de Pontivy, sorti de Saint-Cyr en 1930, il choisit l'infanterie coloniale et est Lieutenant aux méharistes soudanais. Il fait la campagne de France de 1939-1940 puis se bat en Tunisie, en Italie, dans les Vosges et en Allemagne dans la 1re Armée du général de Lattre de Tassigny. Il part en Indochine en octobre 1945 avec la 9e Division d'Infanterie Coloniale (9e DIC) dans laquelle il commande un bataillon. Il combat au cours de la Première Guerre d'Indochine et notamment lors de la Bataille d'Hanoï en décembre 1946. Il se bat en Centre Annam et au Nord-Laos lors d'un second séjour de deux ans en 1949. Il commande ensuite en France en octobre 1951 la 1re demi-brigade de commandos parachutistes (1° DBCCP) avant de repartir pour un troisième séjour en Indochine en juin 1953. Opération Castor Article détaillé : Opération Castor. Lieutenant-colonel, il commande le GAP 2, l'un des deux groupements aéroportés parachutistes sous les ordres du général Gilles qui sautent sur Dien Bien Phu le 20 novembre 1953. Son GAP 2 comprend: le 1er BEP (Bataillon étranger de parachutistes) de Guiraud le 5e BPVN (Bataillon de parachutistes vietnamiens) de Bouvery le 8e BPC (Bataillon de parachutistes de choc) de Tourret (Le GAP 1 de Fourcade comprend quant à lui le 6e BPC de Bigeard, le 1er BPC et le 2/1er RCP. Ses bataillons sont relevés rapidement après leurs parachutages). Langlais saute avec le 1er BEP, le 21 novembre, mais se foule la cheville à l'atterrissage et se fait évacuer à Hanoï. Il revient à Dien Bien Phu quelques semaines plus tard, avec le colonel de Castries qui succède au général Gilles, comme commandant de la base aéroterrestre. Dien Bien Phu « Le chef d'état-major, le colonel Keller, est dépressif (on l'évacue par avion) et le colonel Piroth, commandant l'artillerie, se suicide. Heureusement, la position centrale est dirigée par le lieutenant-colonel Langlais. » Promu colonel le 16 avril 1954, durant la bataille, Langlais reçoit ses épaulettes des mains du général de Castries. Comme elles sont rouges (Castries est spahi), il les teint en noir à l'encre de chine. Langlais croit ferme en la victoire ; le 1er mai il expédie une dernière demande à Hanoï qu'il termine avec une insolence plus que justifiée[non neutre] : « Malgré vous, nous gagnerons cette Bataille ! » Il est fait prisonnier le 7 mai comme toute la garnison du camp. Officiers et soldats, 16 000 hommes ont fait partie de la garnison : on comptera 1 726 tués, 1 694 disparus, 5 234 blessés et 10 823 prisonniers, dont à peine 3 290 reviendront vivants. Côté Vietminh, le bilan est estimé à environ 15 à 20 000 tués et 20 à 25 000 blessés. Pierre Langlais est ensuite commandant d’une brigade aéroportée en Algérie puis du 22e RIMa et du secteur de Marnia de 1955 à 1959. Il termine sa carrière général de division en 1968 après avoir été promu commandant en chef au Sénégal puis commandant de la 20e Brigade Aéroportée à Pau. De 1969 à 1984, il est président de l’Association Nationale des Combattants de Dien Bien Phu. Marqué à vie par la tragédie de son expérience de Dien Bien Phu et par sa captivité dans les camps de concentration Viet-Minh, et souffrant d'une sévère dépression, Pierre Langlais se défenestre de son appartement sur le port de Vannes le 17 juillet 1986 Rubans Croix de Guerre 1939-1945. Médaille commémorative de la Guerre 1939-1945. Médaille de la France libérée (1944). Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs. Ruban de la Médaille coloniale. Campagne d'Indochine. Barette de chevalier de la légion d'honneur. Barette d'Officier de la légion d'honneur. Barette de Commandeur de la légion d'honneur. Barette de Grand Croix de la légion d'honneur. ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Langlais )
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    Bonjour Num80 Bienvenu sur le Forum Je te souhaite d'intégrer Maistrance et Bon entrainement !
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    Bonjour à tous, Je m'appelle Thibault j'ai 29 ans. Je vais brièvement vous décrire mon parcours pour que vous sachiez à qui vous avez à faire. Après l'option de mon bac à 18 ans, l'administration m'a placé en fac de Droit à Paris, ou je n'ai rien foutu, 4 ans de perdu donc, et sans diplôme. Puis j'ai étudié mon amour de jeunesse, les lettres modernes à la Sorbonne où j'ai obtenu une licence. Enfin, après avoir passer quelques concours, je me suis retrouvé en Grande Ecole de Commerce à Nantes (Audencia). Voilà pour le côté académique. Le côté personnel est autrement plus juché d'embuche. Elève indiscipliné, j'ai été viré de deux lycées en deux ans. Rien d'exceptionnel. Puis, m'emmerdant littéralement en droit, j'ai décidé que j'avais le droit à ma part d'aventure. 1000km sur le chemin de Saint Jacques seul pour commencer, puis, en 2015, une première fois, la Syrie en tant qu'humanitaire. J'y suis retourné trois fois sur les années 2015-2016, j'ai connu les prises d'otages, les braquages, les bombardements, les nuits sans sommeils à cause des tirs lorsqu'on est pas armé et qu'on a même pas de porte plaque. Mais il m'en fallait plus. J'ai, dans le cadre des mes études en école de commerce, était recruté comme chef de mission dans le bâtiment à Erbil en Irak. J'avais pris une année sabbatique. Et là coup de grâce, la bataille de Mossoul nous tombe à tous sur les épaules. Moi, je construisait une base vie avec une milice chrétienne dans le nord de la plaine de Ninive, Soit à moins de 20km de la ville citée plus haut. J'ai donc fait ma part, travaillé avec le consul de France à Erbil et la Cellule de Crise du Ministère des affaires étrangères français. Mais j'ai un autre problème. Je suis traité pour dépression depuis maintenant 7 ans. Quelques médicaments, et une force de vie qui ne m'a pas empêché d'aller risquer ma peau pour de parfaits inconnus, sans en tirer une seule gloire d'ailleurs. Je vous contact pour savoir si le Légion Etrangère qui me fait vibrer depuis l'âge où j'ai compris ce qu'être soldat pour la France voulait dire aurait une place pour moi. J'ai été bercé par les récits d'Hélie de Saint Marc, de Pierre Shoenderfer, par "Le Temps des Léopards", et "Par le Sang Versé". Je n'ai pas d'envies guerrières mal placées, mais j'aimerais servir mon pays plus que tout, je ne suis pas complètement idiot, les armes ne me sont pas inconnues (on ne passe pas si mois en Syrie et six mois en Irak sans tester la marchandise ;)) De plus, comble du malheur, ayant beaucoup boxé et joué au rugby étant un peu plus jeune j'ai été opéré des ligaments croisé gauches.... En bref, ma question, pensez-vous que la glorieuse phalange qu'est la Légion sera capable de récupérer un cas social comme le mien pour en faire un authentique légionnaire français, et par le sans reçu et par le sang versé ? Merci de l'intérêt que vous porterez à ce message, Bien à vous, Thibault.
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    Pour revenir aux membres du putsch d'Alger, le général André ZELLER. André Zeller, né le 1er janvier 1898 à Besançon et mort à Paris le 18 septembre 1979 Né le 1er janvier 1898 à Besançon, André Zeller entre en classe préparatoire au collège Stanislas, à Paris, pour préparer le concours de l’École polytechnique quand la Première Guerre mondiale est déclarée. Il s'engage pour la durée du conflit en mai 1915, à seulement 17 ans, ayant fini par obtenir de guerre lasse l'autorisation de son père. Il fait ses classes de canonnier à Maisons-Alfort au dépôt du 59e régiment d’artillerie. Il est reçu au concours d'élève officier et rentre à l'école de l'artillerie de Fontainebleau le 25 juin. A la fin octobre il est affecté au 8e régiment d’artillerie. Il participe aux combats de Verdun. Ainsi son groupe s'installe du 1er au 6 juin 1916 au calvaire d'Esnes à 1 500 m des Allemands en vue du Mort-Homme et y subit un incessant bombardement allemand. Il y gagne une citation à l'ordre du régiment. Il prend part à la front de la Somme au coté du 20e corps d'armée avant d'être renvoyé six semaines en cours à Fontainebleau. Promu sous-lieutenant, André Zeller est affecté au 27e régiment d’artillerie qui fait partie du 1er corps d'armée. Il est désigné comme officier de liaison avec l'infanterie. De novembre 1916 à février 1917, il séjourne dans le secteur de Champagne. Transporté dans l'Aisne il assiste le 16 avril au début désastreux de la bataille du chemin des dames (anéantissement de deux des trois bataillons du 208e régiment d’infanterie, destruction en quelques minutes d'un groupe du 13e régiment d’artillerie ayant avancé fidèlement à l'ordre d'opération, incendie des chars du commandant Bossut à Berry-au-Bac). Il participe à quatre batailles de l'offensive des Flandres entre le 31 juillet et le 23 octobre 1917. Le 1er décembre il est de nouveau envoyé à Fontainebleau pour y suivre durant trois mois un cours de "commandants de batterie de la victoire". De retour le 23 mars 1918 au 27e régiment d’artillerie dans l'Aisne il est dépité d'être désigné à l'état-major du régiment comme officier de transmissions du régiment. Entre les 5 et 15 avril 1918 son régiment est mis à la disposition de la 151e division d’infanterie du général des Vallières engagée au nord de l'Ailette pour protéger son repli au sud de la rivière. Dans les derniers jours d'avril André Zeller est nommé lieutenant. Cantonné dans la région de Beauvais, il participe à des manœuvres de division. A la fin de celles-ci le 23 mai, le général Mignot commandant la 2e division d’infanterie explique que les Allemands s'essoufflent, qu'ils ne pourront renouveler leurs efforts de mars et d'avril, que la grippe met leurs unités sur le flanc, que le point critique est dépassé. Le 27 mai, les Allemands rompent le front français dans le secteur du chemin des dames tenu par la 6e armée. Le général des Vallières est tué. Le général Duchêne est limogé. C'est le début de la Seconde bataille de la Marne. Du 28 mai au 2 juin, André Zeller découvre la guerre de mouvements et la pagaille des ordres successifs son unité ayant pour mission de barrer la route de Paris aux allemands. Il doit vite économiser le fil téléphonique, celui-ci étant abandonné à chaque mouvement du régiment. Installé avec le PC du régiment au château de Bourneville à Marolles pour faire face aux allemands maintenant sur l'Ourcq, André Zeller attrape la grippe espagnole. A moitié inconscient pendant trois jours, il mettra plusieurs semaines avant de s'en remettre complétement. Après l'échec de l'ultime offensive allemande du 15 juillet en Champagne et sur la Marne, il participe du 18 au 28 juillet à la contre-offensive alliée victorieuse. Entretemps le 23 juillet, il quitte ses vingt téléphonistes pour être nommé commandant de batterie. Son unité passe ensuite à la 10e armée et erre au gré des ordres pendant une quinzaine de jours. Elle est engagée à partir du 15 août dans les violents combats de la bataille de l'Aisne à l'Ailette. Le 12 septembre son régiment est embarqué pour un secteur calme dans le Territoire de Belfort où il retrouve les paysages de sa jeunesse. Il obtient une permission de 8 jours pour assister aux obsèques de la plus jeune de ses sœurs emportée par la grippe espagnole. André Zeller retrouve son régiment en route pour le front de Lorraine et a la mauvaise surprise d'apprendre qu'il doit céder sa place de commandant de la 3e batterie à un lieutenant plus âgé. Le jour de l'armistice son régiment traverse Nancy devant une population en apparence indifférente. Le 19 novembre, il s'échappe en carriole avec deux lieutenants pour assister à l'entrée officielle à Metz et voir en début d'après-midi des troupes de la 10e armée, acclamées par une foule en liesse, défiler devant le général Pétain, nommé maréchal à midi, impassible sur son cheval blanc suivi du général Buat et de vingt-cinq officiers du GQG. André Zeller entre avec son régiment en Allemagne par la Sarre et défile le 14 décembre 1918 devant le général Mangin à Mayence puis passe sur la rive droite du Rhin et séjourne deux mois dans de petits villages du Taunus. Campagne de Cilicie Le 20 février 1919 il rejoint, à contre-cœur, le centre de préparation à Polytechnique mis sur place à Strasbourg. A l'été, il échoue à l'examen d'entrée, mais reste dans l'armée et rejoint son régiment en garnison à Saint-Omer puis à Bailleul. Il est ensuite affecté au 60e régiment d’artillerie à Strasbourg. En juillet 1920, il est désigné pour un théâtre d'opération extérieur. Il choisit le Levant de préférence au Maroc. Avant de partir, il assiste en Basse-Alsace aux cérémonies du cinquantenaire des combats de 1870. André Zeller s'embarque le 22 novembre 1920 sur le cargo Jérusalem manœuvré par un équipage russe blanc. Huit jours plus tard il débarque à Beyrouth siège du quartier général de l'Armée du Levant. Il reçoit sans plaisir son ordre d'affectation à la 2e section mixte de munitions. Après une semaine de conférences au cercle militaire, il prend le train et rejoint le 8 décembre le quartier général de la deuxième division du Levant à Alep, puis le 12 décembre la station de chemin de fer de l'oued Sadjour. Au sein du convoi-navette qui approvisionne les troupes du colonel Andréa engagées dans le siège d'Aïntab, il a sous son commandement pour le transport des munitions : 250 hommes, 100 voitures araba et 350 chevaux et mulets. Après le départ du général Goubeau et des éléments de la quatrième division du Levant qui ont pendant trois semaines renforcé le siège d'Aïntab, André Zeller est nommé au commandement d'une batterie de 75, la 3e batterie du 273e régiment d'artillerie. Il participe au début de l'année 1921 au siège et à la prise aux Turcs d'Aïntab. Dans la suite de l'année 1921, il mène diverses opérations le long de l'Euphrate. Entre-deux-guerres Promu au grade de capitaine en 1928, il est admis à l'École supérieure de Guerre en 1931. Il sert à l'état-major du 19e corps à Alger en 1935. Commandant en 1938, il est chef de la mission française des transports en Belgique auprès du roi des Belges. Seconde Guerre mondiale Il est à Bruges le 27 mai 1940, au moment de la reddition de l’armée belge. Échappant à l'encerclement à Dunkerque, il embarque le 29 mai 1940 sur un chasseur de sous-marins français à La Panne, entre Dunkerque et Nieuport. Après un bref séjour à Londres et revenu en France, il est nommé « régulateur général » de la VIIe armée (général Frère) au début de juin. Muté sur sa demande en Afrique du Nord, il arrive à Alger le 26 septembre 1940 comme « Directeur militaire des transports ». Promu Lieutenant-colonel en août 1942, il devient chef d’état-major du général Mast, commandant la division d’Alger, quelques jours avant le débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Chef de l’état-major de la Division de marche d’Alger, il participe à la campagne de Tunisie de novembre 1942 à mai 1943. De décembre 1943 à juillet 1944, il est sous-chef d’état-major du Corps expéditionnaire français en Italie commandé par le général Juin. Le 16 août 1944, à l’état-major du général de Lattre, commandant de l’armée B, il débarque sur les côtes de Provence et prend peu après le commandement de l’artillerie de la 3e D.I.A. puis de la 1re D.B. avec laquelle il mène les combats des Vosges, participe à la « course au Rhin » et à la réduction, au début de 1945, de la poche de Colmar. Guerre d'Algérie Directeur de l’Artillerie et commandant en second l’École de guerre, il est promu général de brigade en 1946, puis nommé inspecteur de l’artillerie. Général de division en 1950, commandant la 3e région militaire à Rennes de 1951 à 1955, il est appelé au poste de chef d’état-major de l’armée par le général Koenig, ministre de la Défense et des Forces armées, en 1955, et prend rang de général de corps d’armée. Il démissionne de son poste en février 1956 pour protester contre une diminution d’effectifs en Algérie décidée par le gouvernement. Le 19 décembre 1957, il est nommé général d’armée dans la 2e section des officiers généraux de l’armée de terre. Réintégré dans la 1re section le 1er juillet 1958, après le retour au pouvoir du général de Gaulle, il reprend ses fonctions de chef d’état-major de l’armée qu’il conserve jusqu’au 1er octobre 1959, date à laquelle il passe définitivement en deuxième section. Putsch des généraux Il participe au Coup d'État d'Alger du 21 au 25 avril 1961 avec les généraux Challe et Jouhaud, bientôt rejoints par le général Salan2. Chargé des affaires économiques et financières, il n'a tout au plus qu'un mois de ressources pour payer les soldes des putschistes3. Caché un moment à Alger après son échec, destitué, il se rend le 6 mai 1961 au général de Belenet, à Alger, est incarcéré à la prison de la Santé. Comme le général Challe, il est condamné à quinze ans de détention criminelle et à la privation de ses droits civiques par le Haut tribunal militaire après que le procureur de la République, Antonin Besson, eut refusé de requérir la peine de mort exigée par Edmond Michelet, ministre de la Justice. Interné à la maison de détention de Clairvaux puis à celle de Tulle, il est libéré en juillet 1966 et amnistié en 1968. Il meurt à Paris le 18 septembre 1979. Sa tombe se trouve à Menetou-Salon. Décorations Grand officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1914-1918, Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs, Croix de guerre 1939-1945, Croix de la Valeur militaire, Titulaire de dix citations et de plusieurs décorations étrangères. ' Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Zeller )
  39. 1 point
    Beau travail, ça me semble très bien, je laisse MisterRyo te donner son avis.
  40. 1 point
    Tu as raison, partis dans l’enthousiasme du sujet, j'ai totalement omis cette différence d'arme. Tu as raison, je vais ouvrir un second sujet. Je reprends donc avec le colonel Pierre CHATEAU-JAUBERT alias Conan. Pierre Yvon Alexandre Jean Chateau-Jobert (alias Conan) est un officier supérieur de l'armée française, combattant de la Seconde Guerre mondiale (et à ce titre, compagnon de la Libération) et des guerres d'Indochine et d'Algérie, né à Morlaix le 3 février 1912, et décédé à Caumont-l'Éventé dans le Calvados le 29 décembre 2005 à l'âge de 93 ans. ( Je découvre qu'il est décédé à quelques kilomètres de chez mes parents... ) Son père ayant été tué au front en 1915, il est pupille de la Nation, il fait ses études à Morlaix, au collège Stanislas à Paris et au collège Saint-Charles de Saint-Brieuc où deux pleurésies successives l’empêchent de préparer l’École navale. Après son service militaire qu’il effectue en 1934-1935, il reste dans l’armée et suit, comme sous-lieutenant, les cours de l’École d'application de l'artillerie et du génie à Fontainebleau. Affecté au 154e régiment d’artillerie, il suit les cours de l’école d’observateurs en avion de Dinan. Blessé durant la bataille de France, il rejoint l’Angleterre et s’engage dans les Forces françaises libres, à Londres, le 1er juillet 1940, sous le nom de Conan, afin que sa famille ne souffre pas de représailles des Allemands. Ce surnom lui restera toute sa vie. Marié a Douala a Noel 1940 avec l'infirmière militaire et résistante Lucienne Delcuze . Lieutenant à la 13e demi-brigade de Légion étrangère (DBLE), il se bat en Érythrée, en Syrie et en Libye où il est blessé en février 1942. Le 7 novembre 1942, capitaine, il prend le commandement du 3e SAS qui devient, en juillet 1944, le 3e régiment de chasseurs parachutistes (RCP). Le 3e RCP opère sur les arrières de l’ennemi, par petites unités, dans des régions non encore libérées du territoire métropolitain, du Poitou à la Bourgogne. Chef de bataillon en décembre 1944, il transmet le commandement du régiment au lieutenant-colonel de Bollardière. Il crée, par la suite, le Centre École de parachutisme militaire, basé à Lannion, puis à Pau-Idron. Indochine Adjoint du colonel de Bollardière, puis commandant de la Demi-brigade coloniale de commandos parachutistes SAS, il est engagé à la fin de 1947 et en 1948, au Cambodge, en Cochinchine et en Annam. Après un séjour à Vannes-Meucon où il commande en second la 1re DBCCP auprès du colonel Gilles, il retourne en Indochine en 1950, comme lieutenant-colonel, à la tête de la 2e DBCCP, pour se battre au Tonkin et en Cochinchine jusqu’en avril 1952. Le 7 avril 1952, alors que Château-Jobert s'apprête à quitter l’Indochine, à la fin de son deuxième séjour, le général Salan, commandant en chef des forces en Extrême-Orient préside la cérémonie d’adieux. Algérie Après un passage en métropole, il est affecté à l’état-major des Forces terrestres, maritimes et aériennes à Alger de 1953 à 1955, puis, en novembre 1955, au commandement du 2e régiment de parachutistes coloniaux (RPC). Suez Colonel, lors de l’affaire de Suez, le 5 novembre 1956, il est parachuté au sud de Port-Saïd à la tête d’une partie de son régiment renforcée de commandos du 11e Choc et y atteint tous ses objectifs jusqu’à l’ordre du cessez-le-feu. L'autre partie du régiment commandée par le lieutenant colonel Albert Fossey-François saute avec succès sur Port-Fouad le même jour. Dans les premiers jours de 1957, le colonel Château-Jobert, après l’affaire de Suez, de retour en Algérie vient se présenter au général Salan, commandant supérieur interarmes. Il lui fait part de sa déception de ne pas avoir reçu l’ordre de pousser ses parachutistes au-delà de Port-Saïd et de Port-Fouad, jusqu’au Caire et à Suez. En 1957, il commande à Bayonne la Brigade de parachutistes coloniaux où il succède au général Jean Gracieux. Dans les semaines qui suivent le 13 mai 1958, il est en liaison avec des délégués d’Alger, tel le commandant Robert Vitasse. OAS En 1959-1960, il est auditeur à l’IHEDN et suit les cours du CHEM. Affecté au Niger en février 1961, il se solidarise avec les officiers qui, le 22 avril 1961, autour du général Maurice Challe, ont pris le commandement à Alger, ce qui lui vaut plusieurs mois d’arrêts de forteresse. Le 13 janvier 1962, alors qu’il est affecté à l’état-major de l’amiral préfet maritime de Cherbourg, il rejoint clandestinement l’Algérie et se met aux ordres du général Salan, chef de l’OAS. À la fin du mois de janvier 1962, à son arrivée à Alger, Pierre Château-Jobert est d'abord reçu par Jean-Jacques Susini, puis par le général Salan qui lui confie le commandement de l’OAS du Constantinois qui manque chroniquement de cadres supérieurs. Cette nomination est officialisée par une note de service du général Salan diffusée largement en Algérie. Responsable du Constantinois, il y retrouve le lieutenant Michel Alibert et y noue, en vue de leur ralliement, de nombreux contacts avec des officiers supérieurs et subalternes des régiments qui y sont stationnés, 13e Dragons, 6e Cuirassiers et 2e REC - (Le général Michel Multrier, commandant de la zone Est Constantinois dira : « l’OAS progresse vite dans le Constantinois quand Château-Jobert en prend la tête »). Désapprouvant les « Accords Susini-Mostefaï », il quitte l’Algérie le 30 juin 1962 à bord d’un cargo qui le ramène en métropole. Clandestin, en France et en Espagne, il continue son combat ; en 1965, il est condamné à mort par contumace pour son action au sein de l'OAS. Il réapparaît à Morlaix le 3 novembre 1968, après la première amnistie de juin 1968. Il met à profit ses années de clandestinité pour étudier les idées de la Contre-révolution catholique. Gracié en 1968, Chateau-Jobert retourne, dans le Finistère, à sa ville natale de Morlaix en 1969 où il se consacra à l'écriture de livres de doctrine d'action politique, et publie plusieurs ouvrages d'analyse et de réflexion, basés sur son vécu militaire personnel, ayant toujours cherché à comprendre les guerres qu'il faisait. Un buste à son effigie a été inauguré le 22 octobre 2010 dans l'enceinte de l'École des Troupes Aéroportées de Pau. Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-45 avec onze citations dont dix palmes Croix du Distinguished Service Order (D.S.O.) Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Médaille de l'aéronautique ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Chateau-Jobert )
  41. 1 point
    Bonjour et bienvenu. Bonne chance pour Maistrance.
  42. 1 point
    Merci beaucoup pour ces informations @Ismael, j'en prendrai compte lors des tests de la semaine prochaine. Je n'hésiterai pas à venir vers toi si jamais j'ai des questions Passe une bonne journée.
  43. 1 point
    Continuons avec le général Jacques MASSU. Jacques Massu (né le 5 mai 1908 à Châlons-sur-Marne et mort le 26 octobre 2002 à Conflans-sur-Loing (Loiret)) Arrière-petit-neveu du maréchal Michel Ney, Jacques Massu est né à Chalons-sur-Marne dans une famille d'officiers militaires français. Il fait ses études au lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris, au collège libre de Gien (1919-1925) puis au Prytanée national militaire (1926-1928) de La Flèche. Entré à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, il en sort en 1930 (promotion maréchal Foch) et commence sa carrière militaire comme sous-lieutenant de l'infanterie coloniale, dans les colonies françaises du Maroc, du Togo et du Tchad. Seconde Guerre mondiale Il est capitaine en Afrique équatoriale, à la tête de la 3e compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad et de la subdivision militaire du Tibesti, quand en juin 1940, le capitaine Massu répond à l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et rejoint la France libre, aux côtés du gouverneur Félix Éboué. Il participe à la bataille du Fezzan avec la colonne Leclerc. Méhariste au Tibesti, il a transformé son « vaisseau du désert » en « pétrolier » pour un rendez-vous de ravitaillement avec les camions de Bagnold du Long Range Desert Group qui prenaient les Forces françaises libres (FFL) de Leclerc comme passagers. En 1941, il est à la tête du bataillon de marche du Tchad. Comme lieutenant-colonel à la 2e DB, il participe aux batailles du théâtre de l'Ouest européen qui le mène au cœur de l'Allemagne nazie après avoir participé à la libération de Paris en août 1944. Guerre d'Indochine En septembre 1945, le lieutenant-colonel Massu est placé à la tête du détachement précurseur qui débarque à Saïgon et participe au dégagement de la ville et du Sud de l'Indochine. Le 19 décembre 1946, le Viêt-minh s'empare d'Hanoï. Le général Leclerc envoie alors au Tonkin le groupement du colonel Massu qui reprend la ville à l'issue d'une action très brutale. Il inflige de lourdes pertes au Viêt-minh qui ne pouvait lutter contre une troupe parfaitement aguerrie par ses campagnes antérieures, les soldats ayant pour la plupart déjà combattu au sein des FFL ou de l'Armée de la Libération durant la Seconde Guerre mondiale. L'empereur Bao Dai avait exigé de Leclerc que le groupement Massu fût renvoyé à Saïgon et que le colonel – qui ne s'était pas embarrassé de faire des prisonniers – fût immédiatement rapatrié en France. Expédition de Suez Jacques Massu quitte l'Indochine pour devenir parachutiste. Il prend d'abord la tête de la 1re demi-brigade coloniale de commandos parachutistes en Bretagne de 1947 à 1949. En 1951 il prend le commandement de la 4e brigade d'AOF à Niamey où est construit sous son autorité, le fort Massu près de Timia au cœur de l’Aïr. En 1954, il est affecté en Tunisie comme adjoint au commandant de la 11e DI puis comme commandant de la zone opérationnelle nord, au Kef. En juin 1955, devenu général de brigade, il commande le Groupe parachutiste d'intervention devenu en 1956 la 10e division parachutiste, connue par la suite sous le nom de division Massu[Par qui ?] avec laquelle il débarque le 6 novembre 1956 à Port-Saïd (Égypte), lors de l'opération de Suez. Après avoir pris la ville, il combat aux côtés des Britanniques qu'il rejoint pour prendre Ismaïlia. L'opération tourne court à la suite du rappel des troupes par les gouvernements français et britanniques sous la pression conjointe des États-Unis et de l'URSS. Guerre d'Algérie Il est alors affecté en Algérie, à la tête de la 10e division parachutiste. Le 7 janvier 1957, le ministre-résident dans la colonie française, Robert Lacoste, confie tous les pouvoirs de police à l'armée afin de faire cesser les activités du Front de libération nationale (FLN) dans la capitale algérienne. Les quatre régiments de la 10e division parachutiste quadrillent alors la ville, employant tous les moyens pour éradiquer le réseau bombes de Yacef Saadi et trouver ses caches. C'est la bataille d'Alger qu'il remporte avec des méthodes brutales. Sous ses ordres officient notamment Roger Trinquier (théoricien de la guerre subversive dans son ouvrage La Guerre moderne) et Paul Aussaresses. Ce dernier supervise la mise en place du système de renseignement qui comprend l'usage de la torture et les exécutions sommaires. Le général Massu raconte avoir fait sur lui-même l'expérience de la gégène. Le 13 mai 1958, des manifestations éclatent en Algérie faisant suite à l'exécution de trois soldats français par le FLN. Lors de l'invasion par la foule du siège du gouvernement général, Massu est le seul, grâce à sa popularité, à pouvoir se faire entendre. Faute de pouvoir enrayer le mouvement, il en prend la tête et fonde un comité de salut public dont il se nomme président et qui exige du président René Coty la création d'un gouvernement de salut public. Cet épisode accélère le retour au pouvoir de Charles de Gaulle afin de mettre fin à la crise de mai 1958. En juillet 1958, Jacques Massu reçoit ses étoiles de général de division et prend, en décembre, la tête du corps d'armée d'Alger en exerçant simultanément les fonctions de préfet régional pour l'Algérois. En janvier 1960, Massu critique la politique du président de la République en Algérie, dans un entretien accordé au Süddeutsche Zeitung de Munich. Bien qu'il démente les propos tenus, il est rappelé à Paris et est démis de son poste de commandant du corps d'armée d'Alger. La nouvelle provoque une réaction violente concrétisée par la semaine des barricades à Alger. Il ne participe pas au putsch des généraux du 21 avril 1961, conduit par quatre généraux de l'armée française (Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller). En septembre 1961, il est nommé gouverneur militaire de Metz et commandant de la 6e région militaire. En mars 1966, il est nommé commandant en chef des forces françaises en Allemagne, en résidence à Baden-Baden où, le 29 mai 1968, Charles de Gaulle vient le consulter en pleine tourmente de Mai 68. Son rôle politique à cette occasion est controversé. En juillet 1969, il quitte ses fonctions dans l'armée d'active et entre dans la 2e section des officiers généraux. Vivant retiré, à partir de juillet 1969, dans sa demeure gâtinaise de Conflans-sur-Loing, Jacques Massu consacra de nombreuses années à l'écriture de ses mémoires. Il meurt le 26 octobre 2002 à 94 ans. Décorations Grand-croix de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération par décret du 14 juillet 1941 Croix de guerre 1939-1945 (huit citations) Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (trois citations) Croix de la Valeur militaire (deux citations) Croix du combattant Médaille coloniale avec agrafes « Maroc », « Afrique française libre », « Fezzan », « Tunisie » et « Extrême-Orient » Presidential Unit Citation (États-Unis) Distinguished Service Order (Grande-Bretagne) Grand officier de l'ordre du Nichan el Anouar Commandeur avec plaque de l'ordre de l'Étoile noire du Bénin Grand commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Massu )
  44. 1 point
    Bonsoir et bienvenue
  45. 1 point
    Continuons avec le général Pierre KOENIG, maréchal de France à titre posthume. Marie-Pierre Kœnig, plus connu en France sous le nom de Pierre Kœnig, est un militaire et homme politique français, maréchal de France et compagnon de la Libération, né le 10 octobre 1898 à Caen et mort le 2 septembre 1970 à Neuilly-sur-Seine. Issu d'une famille d'origine alsacienne, Marie, Joseph, Pierre, François Kœnig étudie au collège Saint Joseph, puis au lycée Malherbe à Caen. Il participe alors aux activités sportives à l'Avant-Garde caennaise, un patronage paroissial affilié à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) à laquelle il reste très attaché. Il obtient son baccalauréat et s'engage en 1917. Il sert dans le 36e régiment d'infanterie. Il est nommé aspirant en février 1918 et rejoint son unité sur le front. Décoré de la médaille militaire, il est promu sous-lieutenant le 3 septembre 1918 . Après la guerre, il sert en Silésie comme adjoint du capitaine Adrien Henry, dans les Alpes, en Allemagne, puis au Maroc, à l'état-major de la division de Marrakech. Il est capitaine et adjoint du lieutenant-colonel Raoul Magrin-Vernerey dans la 13e demi-brigade de Légion étrangère quand il décide de s'engager dans la France libre, en juillet 1940. Il participe à la tentative de ralliement de Dakar, puis au ralliement du Gabon, et à celle du Levant. Il est promu colonel début 1941. C'est cette même année lors de sa visite de la Palestine et des kibboutzim que naît son amitié pour Israël. Il est promu général de brigade en juillet 1941. Le général Kœnig commande les Français libres lors de la bataille de Bir Hakeim (26 mai au 11 juin 1942), puis lors de la seconde bataille d'El Alamein. Il est le général en chef des Forces françaises de l'intérieur (FFI) en 1944. Promu général de corps d'armée en juin 1944, il est nommé gouverneur militaire de Paris le 21 août, peu avant la libération de la ville. Le 24 avril 1945, il est chargé de l'arrestation du maréchal Pétain à Vallorbe, à la frontière suisse, et de l'escorter jusqu'au fort de Montrouge, son lieu de détention. De juillet 1945 au 21 septembre 1949, il est nommé commandant en chef de la zone d'occupation française en Allemagne. Il est remplacé par un haut-commissaire de République française en Allemagne, l'ambassadeur André François-Poncet. Optant ensuite pour la carrière parlementaire, il prend la tête d'une liste du Rassemblement du peuple français (RPF) dans le Bas-Rhin, qui remporte 31 % des suffrages le 17 juin 1951 avec 94 970 voix sur 305 890 et trois sièges sur neuf. Pressenti par le groupe gaulliste (l'Union des républicains d'action sociale (URAS) depuis la mise en sommeil du RPF par le général de Gaulle) comme candidat de recours lors de l'élection présidentielle de décembre 1953, il renonce à se lancer, malgré l'accord de de Gaulle. Il est ministre de la Défense nationale et des Forces armées du 19 juin au 14 août 1954 dans le gouvernement Pierre Mendès France et du 23 février au 6 octobre 1955 dans le gouvernement Edgar Faure (2). Le 2 janvier 1956, il est réélu dans le Bas-Rhin, à la tête d'une liste d'Union démocratique des Républicains sociaux qui n'obtient que 7,1 % des voix, grâce à un apparentement avec le Mouvement républicain populaire (MRP) et l'Union des Indépendants et paysans, apparentement majoritaire en voix. Il meurt le 2 septembre 1970, à 71 ans, puis est enterré au cimetière de Montmartre. Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 6 juin 1984 à titre posthume par le président François Mitterrand, devenant ainsi le quatrième et dernier général français élevé à cette dignité depuis la Libération, après Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), à titre posthume, en 1952, Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant, en 1952 et Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), à titre posthume, en 1952. Décorations françaises Chevalier (1934), officier (1er juillet 1940), commandeur, grand officier (10 mai 1945), puis grand-croix de la Légion d'honneur (25 août 1949). Compagnon de la Libération (décret du 25 juin 1942) ; Médaille militaire (8 septembre 1918) ; Croix de guerre 1939-1945 (4 citations) ; Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (3 citations) ; Croix de guerre 1914-1918 (2 citations) ; Médaille interalliée 1914-1918 ; Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 ; Médaille de la Résistance avec rosette ; Médaille coloniale avec agrafes Maroc, Sahara, Libye, Bir-Hakeim, Tunisie 42-43 ; Croix du combattant ; Médaille de l'Aéronautique ; Commandeur de l'ordre du Mérite agricole ; Médaille des évadés ; Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 ; Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre ; Médaille de la Reconnaissance française. Décorations étrangères Ordre du Service distingué (Distinguished Service Order) (Royaume-Uni) ; Compagnon de l'ordre du Bain (Royaume-Uni) ; Commandeur de la Legion of Merit (États-Unis) ; Ordre de Souvorov de 1re classe (URSS) ; Grand-croix magistrale de l'ordre souverain de Malte ; Grand officier de l'ordre de Léopold (Belgique) ; Croix de guerre 1940-1945 avec palme (Belgique) ; Grand-croix de l'ordre de la Couronne (Belgique) ; Grand-croix de l'ordre d'Orange-Nassau (Pays-Bas) ; Grand-croix de l'ordre de Dannebrog (Danemark) ; Grand-croix de l'ordre de Saint-Olaf (Norvège) ; Croix de guerre (Norvège) ; Commandeur de l'ordre militaire de Virtuti Militari (Pologne)9 ; Médaille de la Résistance avec rosette (Pologne) ; Croix de guerre 1939-1945 (Tchécoslovaquie) ; Ordre du Lion blanc pour la Victoire (Tchécoslovaquie) ; Grand-croix de l'ordre de Georges Ier (Grèce) ; Grand-croix de l'ordre de la Couronne de chêne (Luxembourg) ; Grand-croix de l'ordre d'Adolphe de Nassau (Luxembourg)10 Croix de guerre (Luxembourg) ; Grand-croix de l’ordre de Saint-Charles (Monaco) ; Grand-croix de l'ordre de l’Éléphant blanc (Thaïlande) ; Mérite militaire chérifien (Maroc) ; Grand cordon de l'ordre du Ouissam alaouite (Maroc) ; Grand cordon de l'ordre du Nichan Iftikar (Tunisie) ; Grand officier de l'ordre de l'Étoile d'Anjouan (Comores). ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Pierre_Kœnig )
  46. 1 point
    Continuons avec Philippe LECLERC de HAUTECLOQUE maréchal à titre posthume. Philippe de Hauteclocque, dit « Leclerc », est un militaire français, né le 22 novembre 1902 au château de Belloy, dans la commune de Belloy-Saint-Léonard (Somme). Il est mort, lors d'une mission d'inspection militaire, le 28 novembre 1947 dans un accident d'avion près de Colomb-Béchar (territoire d'Ain Sefra, Algérie française). Il est inhumé dans un tombeau de la Crypte des Invalides. Philippe, François, Marie de Hauteclocque, puis Leclerc de Hauteclocque, est issu de la famille de Hauteclocque, originaire de la province d'Artois, de noblesse chevaleresque, reconnue depuis l'an 1163, dont la devise est : On entend loing haulte clocque. Il est le petit-fils du comte Gustave de Hauteclocque (Arras, 1829 – Naples, 30 avril 1914), historien et archéologue, maire de Bermicourt et de Marie-Henriette de Morgan-Frondeville (1834-1908). Le couple a trois fils : Henry (1862-1914, mort pour la France), Adrien (1864-1945) et Wallerand (1866-1914, mort pour la France). Il est le fils du comte Adrien de Hauteclocque (1864-1945) et de Marie-Thérèse van der Cruisse de Waziers (1870-1956), fille elle-même de Louis, comte van der Cruisse de Waziers et de Léontine du Passage. Philippe de Hauteclocque grandit au sein d'une fratrie de six enfants, Ses parents assurent son éducation jusqu'à l’âge de 13 ans. Il entre en quatrième en 1915 au collège de La Providence d'Amiens, évacué à Poitiers au cours de la Première Guerre mondiale, où il poursuit ses études en lycée En 1922, après avoir préparé le concours à Sainte-Geneviève de Versailles, il est admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion Metz et Strasbourg-1922-1924), dont il sort cinquième en 1924. Il entre alors à l'École d'application de la cavalerie de Saumur, dont il sort en 1925 en étant major. Il épouse la même année, le 10 août 1925, Thérèse de Gargan (1903-1996), fille d'Auguste de Gargan, (1861-1902) et d'Henriette d'Irumberry de Salaberry, (1866-1944). Ils auront six enfants Depuis 1918 (et jusqu'en 1930), la Sarre est sous occupation française en conséquence du traité de Versailles faisant suite à la Première Guerre mondiale. Le jeune Philippe de Hauteclocque a pour première affectation le 5e régiment de cuirassiers à Trèves ; après y avoir passé un an, il obtient une affectation au 8e spahis, au Maroc. Il participe à la pacification du territoire au cours de la guerre du Rif, durant laquelle il se distingue. En 1929, le commandement du 38e goum lui est confié. Il devient instructeur à l'École de Saint-Cyr en 1931. Lors d'un exercice à cheval, sa jambe se casse sous sa monture ce qui lui vaudra d'utiliser une canne tout le reste de sa vie. Au cours d'un second séjour au Maroc, il est promu capitaine en 1934, et obtient la Légion d'honneur. En 1938, il réussit le concours d'entrée à l'École de Guerre, dont il sort major en 1939. Il est « issu d'une famille Action française jusqu'en 1940 ». Lui-même lit l'Action française, sans adhérer à l'ensemble de la doctrine, appréciant surtout l'exaltation des valeurs de la France monarchique contenues dans ce journal et le fait qu'il fonde sa politique sur cette notion : « Le présent vient du passé ». Chevauchant à la tête de son escadron lors de la revue du 14 juillet 1936, et passant devant la tribune officielle où se tiennent Léon Blum et Édouard Daladier, il aurait brocardé ce dernier d'un « Pour le fusilleur, tête droite ! » Il rompt avec l'Action française en 1940, jugeant que le mouvement trahit ses idées et fourvoie les élites qui le suivent. Il se défait également, à cette même époque, des préjugés antisémites des milieux maurrassiens. Après la guerre, il n'évoquera plus Charles Maurras que pour juger sa philosophie critiquable et fera détruire les exemplaires du journal conservés à Tailly. De tradition catholique, fervent pratiquant, il a manifesté toute sa vie son attachement à sa foi. 1939-1940 : la campagne de France En mai 1940, le capitaine Philippe de Hauteclocque est chef du 3e Bureau à l'état-major de la 4e division d'infanterie, qui fait mouvement vers la Belgique du 12 au 14 mai et dont certains éléments se trouvent encerclés dans la Poche de Lille dans les derniers jours du mois de mai. Le 28, alors que la capitulation du Groupement Molinié est proche et qu'il est devenu inutile, le capitaine de Hauteclocque obtient de son chef, le général Musse, l'autorisation de tenter de traverser les lignes allemandes pour échapper à la captivité. Il part vers la porte de Douai et récupère une bicyclette abandonnée. Il va mettre le cap au sud. Il échappe plusieurs fois à la capture, abandonne casque et ceinturon, guidé par la rage de s'échapper pour reprendre le combat. Le 29 mai 1940, il est capturé en vêtements pseudo-civils et à bicyclette. Fouillé, il est trahi par un certificat de paiement de l'école militaire. Il est emprisonné et réussit à récupérer son portefeuille, dans le sac où était stocké le résultat de la fouille allemande, laissé imprudemment à sa portée. Il détruit la pièce compromettante et réussit à remettre le portefeuille sans être vu. Lors de son interrogatoire à la mairie de Bohain-en-Vermandois par un officier allemand, il affirme être réformé comme père de famille de 6 enfants. Il subit la raillerie de l'officier qui s'étonne qu'à 37 ans il ne soit pas en train de défendre son « vaterland ». Certainement fatigué de ramasser des prisonniers, l'officier l'invite à décamper de façon dédaigneuse, non sans avoir affirmé que : « Nation en décadence…(Il ajoute, l'air méprisant:) Jamais le Grand Reich allemand ne permettra à la France de se relever » — Dronne 1970, p. 14-16. Leclerc n'oubliera jamais cette insulte à laquelle il s'abstint de répondre. Il rejoindra les lignes françaises en traversant le canal du Nord. Il réintègre alors une unité combattante. Le 15 juin, il participe à une contre-offensive dans la plaine de Champagne, au cours de laquelle il est blessé à la tête. Les blindés allemands ont ouvert le feu sur la maison dans laquelle il se trouvait, et une partie du plafond s'est effondrée sur lui. La blessure ne semble pas l'affecter, à tel point qu'il continue le combat, jusqu'à ce qu'il soit à nouveau fait prisonnier. Son cheval, Iris XVI, sera abattu par les troupes allemandes à l'école de Saint-Cyr le 14 juin 1940 après avoir tué un soldat d'une ruade. 1940-1942 : poursuite de la lutte en Afrique Évasion vers l'Angleterre Le 17 juin 1940, il parvient à s'évader de l'hôpital des Sœurs de la Charité et prend le parti de continuer sa route pour poursuivre la lutte. Il traverse la France par Tailly (5/6/1940) et atteint Paris (7/6 et 21/6/1940). À bicyclette, malgré l'occupation allemande, il rejoint sa femme et leurs six enfants sur les routes de l'exode près de Libourne en Gironde. Après les avoir mis au courant de sa volonté de se battre, il se rend à Bayonne où il obtient le 8 juillet un visa pour le Portugal mais pas pour l'Espagne. Repassant la ligne de démarcation le 10 juillet, il est le lendemain à Perpignan où il obtient son visa pour l'Espagne. Arrivé le 12 à Cerbère par le train, il est brièvement arrêté le 13 à Port-Bou par les douaniers espagnols qui le font conduire à Figueras pour interrogatoire et jugement, à cause d'un excédent de devises étrangères. Mais, il s'échappe à nouveau et prend le train pour Madrid et de là, celui de Lisbonne où il arrive le 17 juillet. Embarqué le 20 juillet sur le SS Hilary, il arrive à Londres le 24 juillet 1940. Rencontre avec de Gaulle Il se présente au général de Gaulle le 25 juillet. Afin d'éviter que des représailles ne soient dirigées contre sa famille, il a pris le pseudonyme de « François Leclerc », le patronyme étant très fréquent en Picardie et à Belloy même. Cette discussion a probablement changé sa vie. Le général de Gaulle, reconnaissant en lui un chef exceptionnel, le promeut de capitaine à chef d'escadron dès leur première rencontre et lui donne pour mission de rallier l'AEF à la France libre. Départ pour l'Afrique Le 6 août 1940, il quitte l'Angleterre pour le Cameroun avec René Pleven, André Parant et Claude Hettier de Boislambert. Le voyage se fait à bord d'un hydravion Sunderland, le Clyde. Il atterrit à Lagos le 10 août 1940. Dix jours plus tard, il débarque de nuit en pirogue à Douala avec 22 hommes. Il fait la connaissance du commandant Louis Dio, qui arrive de Fort-Lamy à la tête d'un détachement du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. Il parvient à convaincre les autorités fidèles à Vichy de s'effacer et rallie le Cameroun, le Tchad et le Congo à la cause de la France libre sous l’égide de Félix Éboué et du colonel de Larminat. Jugeant son grade de commandant insuffisant, face au gouverneur général et au lieutenant-colonel Bureau, commandant les troupes à Douala, il arrache les quatre galons de sa manche gauche pour en recoudre un sur celle de droite : le voici colonel, lui qui n'était qu'un simple capitaine un mois plus tôt. Leclerc est nommé Commissaire général du Cameroun et le 28 août, c'est toute l'Afrique-Équatoriale française, à l'exception du Gabon, qui s'est ralliée au général de Gaulle. Celui-ci, au cours d'une visite à Douala le 8 octobre, donne son accord à Leclerc pour qu'il tente de rallier ce dernier pays à sa cause. Avec l'aide des Forces françaises libres, repliées après l’échec de l’expédition de Dakar (23-25 septembre), Leclerc débarque près de Libreville le 8 et, le 10 novembre, le Gabon se joint à la France libre. Promotion au grade de colonel Leclerc est alors officiellement confirmé au grade de colonel par le général de Gaulle, grade qu'il s'était attribué « comme par enchantement », selon l'expression de De Gaulle, en arrivant au Cameroun pour ne pas être en infériorité hiérarchique par rapport au lieutenant-colonel Bureau en poste à Douala, et il est désigné comme commandant militaire du Tchad. La France libre a pour la première fois une assise territoriale et stratégique significative. À partir de ces bases, sa colonne, qui compte notamment le capitaine Massu, effectue des raids de plusieurs milliers de kilomètres au milieu du désert, avec un équipement peu adapté aux conditions climatiques et au sol sableux et se dirige vers des postes italiens. Ayant pris l'oasis de Koufra (28 février 1941) avec un canon et 300 hommes seulement (par surprise, avec des effectifs limités et avec une grande rapidité, ce qui sera plus tard sa tactique dans ses combats sur le sol français en 1944), il fait le serment avec ses soldats de ne pas déposer les armes avant d'avoir vu le drapeau français flotter sur la cathédrale de Strasbourg. Le 16 juin 1941, il est déchu de la nationalité française par un décret du gouvernement de Vichy. Le 11 octobre, la cour martiale de Gannat le condamne à mort par contumace et à la confiscation de ses biens pour « crimes et manœuvres contre l'unité et la sauvegarde de la patrie ». Parallèlement, il est promu général de brigade dès le mois d'aout 1941 mais trouvant cette promotion prématurée il n’arborera ses nouveaux galons que plus tard, lorsque ses hommes lui offriront un képi étoilé cousu main. Campagne du Fezzan En février-mars 1942, il mène une campagne dans le Fezzan italien. Nommé le 25 mars commandant supérieur des troupes de l'Afrique française libre, il part pour Brazzaville, laissant le colonel François Ingold à la tête des troupes du Tchad. Le 22 septembre, de Gaulle lui donne l'ordre de conquérir le Fezzan et d'avancer jusqu'à Tripoli, de même qu'il prescrit l'envoi de troupes au Niger, afin de rallier à la France libre l'Afrique-Occidentale française (objectif qu'il abandonne finalement à la mi-novembre). Le 16 décembre 1942, Leclerc est à Zouar en inspection. Il lance le 22 décembre l'offensive sur le Fezzan et conduit sa colonne, forte de 4 000 Africains et 600 Européens appuyés par le groupe aérien Bretagne, à Sebha le 12 janvier, Mourzouk le 13 et Tripoli le 25. Le 2 février 1943, il rencontre à Ghadamès le général Delay, commandant le front Est du Sud algérien. Puis, rejoint par la colonne volante de Jean Rémy, détachée des Forces françaises libres du Western Desert, il participe avec la 8e armée britannique à la campagne de Tunisie contre l'Afrika Korps. Après la bataille de Ksar Ghilane, où la Force L (L pour Leclerc) résiste victorieusement à une attaque allemande, il s'empare de Gabès, puis entre à Kairouan le 12 avril. Huit jours plus tard, il participe, à Tunis, au défilé de la victoire à la tête de ses troupes (au sein des troupes anglo-américaines et non avec les Français de l'Armée d'Afrique, que les FFL ont parfois combattu, notamment à Dakar). « Tirailleurs africains ou coloniaux et soldats de France métropolitaine venus du cœur de l'Afrique à travers le Sahara, fraternellement unis, debout dans leurs étonnantes voitures bardées de filets de camouflage, de tôles de désensablement, de guerbas avaient un halo de légende. Ils furent frénétiquement applaudis. » — Raymond Dronne (1970) p. 291 Leclerc se consacra dès lors à forger l'outil du renouveau de l'Armée française. 1943-1945 : Libération de la France et fin de la guerre Maroc : l'outil se forge Leclerc est nommé général de division le 25 mai 1943, la Force L devenant 2e division française libre (2e DFL) le 30 sur le sol africain. Renvoyée par le général Giraud en Libye le 10 juin, sa division reçoit le renfort d'évadés de France par l'Espagne et d'unités issues des troupes vichystes ralliées de l'Armée d'Afrique. Rebaptisée 2e division blindée (2e DB) le 24 août 1943 , elle est réorganisée sur le modèle américain, et rejoint, en septembre 1943, le camp de Temara, au Maroc, où elle demeure jusqu'en avril 1944 pour y parfaire son entraînement et compléter ses effectifs. Il reçoit enfin l'affectation d'un régiment de chasseurs de chars, le RBFM, qui lui avait été promis. Le 10 avril 1944, la 2e DB au complet entame son embarquement pour l'Angleterre, où elle est affectée à la 3e armée américaine du général Patton. Une grande unité française, armée, équipée et structurée à l'américaine, va combattre sous commandement américain. Débarquement en Normandie Envoyée en Normandie, la 2e DB débarque le 1er août 1944 dans la Manche, sur la plage de Saint-Martin-de-Varreville, et va établir son premier camp à Vesly, dans un champ dénommé « champ Robert », où elle séjourne dix jours, le temps de s'organiser avant de faire route sur Argentan et Alençon, tout en ayant au passage prêté main-forte, lors de la fermeture de la poche de Falaise, à Chambois-Mont-Ormel. Faisant partie de la 3e armée du général Patton, la division de Leclerc, ou « division Croix de Lorraine », devient parfois même le fer de lance des attaques américaines. Sa division libère, le 12 août, Alençon, s'illustre dans la forêt d'Écouves mais bute, le 13 août, à Argentan, qu'elle ne peut investir, gênant, en fait, les mouvements américains. Leclerc demande alors l'autorisation de quitter le théâtre des opérations en Normandie, pour : « Ne plus perdre un seul homme ici et libérer Paris, la capitale de la France. ». Il a à sa disposition un char PC de commandement armé d'un simulacre de canon en bois, le Tailly. Il peut, au passage, le 2 août 1944, s'arrêter chez ses cousins à Prétot-Sainte-Suzanne, chez Françoise de Hautecloque. Il en repart accompagné des deux premiers engagés sur le sol de France (un neveu et son ami). Marche sur Paris Après les demandes répétées du général de Gaulle aux alliés, le général Marie-Pierre Kœnig porte le 22 août 1944 une seconde lettre de De Gaulle au général Eisenhower. Celui-ci informe alors le général Marshall, chef d'état-major de Roosevelt qu'il a donné l'ordre de libérer Paris, car l’insurrection ayant démarré le 19 août, la situation était grave dans la capitale. Dans la soirée, le général Omar Bradley autorise le général Leclerc à marcher sur Paris La 2e DB fonce pour la libération de Paris dans une attaque audacieuse et, le 25 août 1944, le général Leclerc reçoit la reddition du général von Choltitz, gouverneur militaire allemand de Paris, à la gare de Paris-Montparnasse, négociée préalablement par le chef résistant parisien Rol Tanguy. La capitale a été libérée en deux jours, en particulier par l'action menée de l'intérieur par ces mêmes forces résistantes sous les ordres de Rol Tanguy, dans un mélange de liesse et de coups de feu. Les blindés de Leclerc ont exercé une pression supplémentaire sur les forces nazies. Les généraux de Gaulle et Leclerc descendent alors côte à côte l'avenue des Champs-Élysées le 26 août alors qu'éclatent encore des accrochages sporadiques. Autorisé à prendre une courte permission chez lui à Tailly où il se rend en avion, il retrouve sa famille qu'il n'avait pas vue depuis quatre années. Il rentre après deux jours de séjour accompagné de ses deux fils ainés, Henri (18 ans) et Hubert (17 ans) qui s'engagent dans les unités de la 2e DB. Le combat reprend, en famille. Marche sur Strasbourg Partie de Paris le 8 septembre 1944, la 2e DB se dirige vers l'Est pour des combats contre le général von Manteuffel durant lesquels la 112e Panzer Brigade est écrasée à Dompaire le 13 septembre perdant 59 chars. Après une pause imposée par le commandement américain, l'axe de marche est dirigé sur Strasbourg. Pendant la pause face à la Vor Vogensen Stellung (1re ligne de défense), Leclerc a connaissance d'exactions allemandes. Il adresse une lettre de mise en garde au Kampfkommandant de Baccarat : « L'armée allemande n'obéit plus, vis-à-vis des populations civiles, aux lois de la guerre. Des villages sont systématiquement brûlés, les habitants fusillés ou déportés… L'ordre de déportation de la population de Baccarat et de celle de Raon-l'Étape vient d'être donné… J'avertis officiellement le commandement allemand que je vais faire, au fur et à mesure, des constats et que je relève, chaque fois, les noms des officiers responsables. Quel que soit le nombre de semaines, de mois pendant lesquels l'Allemagne réussira encore à prolonger la guerre, elle devra bientôt s'incliner. J'emploierai tout mon poids à ce que justice soit faite. » — Général Leclerc au Général Feuchtinger Le général Feuchtinger n'exécute pas la déportation prévue, et part avant l'attaque du 29 octobre. Avant la fin de l'année 1944, le 23 novembre, ses troupes libèrent Strasbourg, à l'issue d'une charge partie de Baccarat, ville libérée le 31 octobre, et traversant des cols des Vosges difficilement praticables et barrés. C'est l'occasion d'une prise d'armes à Strasbourg pour rappeler que le serment de Koufra a été tenu. Cependant, Leclerc est cloué en Alsace et doit se battre contre sa hiérarchie. Sa division est bloquée dans la plaine d'Alsace inondée, en position défensive. Il travaille à la réduction de la poche de Colmar puis à celle de Royan. Ses relations sont difficiles avec le général de Monsabert. Leurs conceptions militaires s'affrontent. En Allemagne Dans les premiers jours de mai, passés en Allemagne, les soldats de la 2e DB découvrent les horreurs des camps de concentration et portent secours à des Français rescapés de Dachau. Ils s'emparent brièvement, dans la nuit du 4 au 5 mai 1945, du Kehlsteinhaus, le « nid d'aigle » d'Adolf Hitler, à Berchtesgaden, en Bavière, et le tiennent jusqu'au 10 mai, date à laquelle ils sont remplacés par des troupes américaines. En réalité, plusieurs unités revendiquent le fait que leurs hommes aient atteint les premiers le « Nid d'aigle », notamment : les éléments de la 2e division blindée française, Georges Buis et Paul Repiton-Préneuf, qui auraient été présents dès la nuit du 4 au 5 mai, et auraient dû partir le 10 sur demande du commandement américain, après avoir pris de nombreuses photographies. la 3e division d'infanterie américaine, soutenue par les écrits de Herman Louis Finnell, du 7e régiment, 1re compagnie , ce que confirme le général Maxwell D. Taylor , affirma avoir été présente dès le 10 mai. la Easy Company, du 506e régiment d'infanterie, 101e division aéroportée américaine prétend également être arrivée la première. Extrême-Orient Le 21 juin 1945, Leclerc fait ses adieux avec solennité à sa division. Il la quitte pour rejoindre le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient, mis sur pied pour intervenir en Indochine française, que l'Empire du Japon occupe depuis 1940 et contrôle totalement depuis le coup de force du 9 mars 1945. Leclerc prend en charge l'entraînement du Corps expéditionnaire, mais le Japon annonce finalement sa capitulation en août. Leclerc arrive le 22 août à la base alliée de Kandy (Ceylan) pour préparer l'entrée de ses troupes en Indochine, où différents groupes indépendantistes prennent le pouvoir, tandis qu'une partie des Français demeurent prisonniers des Japonais. Leclerc apprend de la bouche du commandant britannique Louis Mountbatten que Britanniques et Chinois, en vertu des accords de Potsdam négociés sans la France, vont pénétrer les premiers en Indochine française et que les troupes françaises n'ont pas encore l'autorisation d'y débarquer. Leclerc, bloqué à Ceylan et empêché de secourir les populations françaises, alerte de Gaulle pour qu'il fasse pression sur le président Truman mais les États-Unis s'abstiennent d'intervenir pour ne pas mécontenter le président chinois Tchang Kaï-chek . Le 2 septembre 1945, Leclerc signe, au nom de la France, les actes de capitulation du Japon à bord du cuirassé USS Missouri, en rade de Tokyo. Le 12 septembre 1945, il est présent à la signature de la reddition japonaise à Singapour Après-guerre Ce n'est que le 5 octobre que Leclerc, après avoir enfin reçu l'autorisation des Alliés, peut débarquer en Indochine pour en entamer la reconquête et participer au désarmement des troupes japonaises : la destruction de l'administration coloniale par les Japonais en mars 1945, puis la reddition des Japonais en août, ont laissé le territoire indochinois en plein chaos, les indépendantistes vietnamiens, cambodgiens et laotiens ayant les mains libres. Hô Chi Minh, chef du Việt Minh communiste, a notamment proclamé le 2 septembre 1945 l'indépendance du Viêt Nam. La reprise en main du Cambodge est aisée : le roi Norodom Sihanouk ayant invité les Français à rétablir leur protectorat, Leclerc peut arrêter sans difficultés le premier ministre indépendantiste Son Ngoc Thanh. La situation est nettement plus complexe en territoire vietnamien, où les hommes de Leclerc parviennent progressivement, entre octobre 1945 et janvier 1946, à rétablir la souveraineté française dans toute la Cochinchine, puis dans le Sud-Annam, tandis que le nord de l'Annam et tout le Tonkin demeurent sous le contrôle du Việt Minh. Les accords Hô-Sainteny permettent finalement de débloquer la situation en lançant un processus de négociations avec les indépendantistes communistes vietnamiens : le 18 mars 1946, le Corps expéditionnaire commandé par Leclerc peut enfin faire son entrée dans Hanoï. Le 26 mars, Leclerc rencontre Hô Chi Minh ; leur prise de contact se passe bien, Leclerc étant favorable à une résolution par la voie politique de la crise qui secoue la colonie française. En mai 1946, les troupes de Leclerc achèvent de reprendre le contrôle de l'Indochine en s'assurant celui du Laos . Le 12 juillet 1946, Leclerc est nommé inspecteur des forces terrestres en Afrique du Nord. Pour qu'il accepte plus facilement ce poste moins prestigieux, il est promu général d'armée deux jours plus tard . Mort et controverse sur ses circonstances Article détaillé : Accident d'avion du général Leclerc. Le 28 novembre 1947, au cours d'une tournée d'inspection en Afrique du Nord, l'avion de Leclerc, un B-25 Mitchell est pris dans une tempête de sable. On suppose que le pilote est descendu à basse altitude pour trouver des repères géographiques, mais l'avion a percuté le remblai de la voie ferrée, à côté du Djebel Aïssa, non loin de Colomb-Béchar. Les douze occupants de l'appareil sont tués sur le coup. Un treizième cadavre aurait été retrouvé dans la carcasse de l'avion. Selon le général Vézinet, il ne s'agirait que de vertèbres cervicales . Ce treizième corps, jamais identifié, a alimenté l'idée d'un complot. Conrad Kilian, mort le 30 août 1950 dans des circonstances controversées, est le premier à lancer l'idée : l'Angleterre aurait fait assassiner Leclerc à cause de la guerre secrète du pétrole dans le Fezzan, dans la partie ouest de la Libye. Cette théorie est reprise par la suite par d'autres sources. Aucune preuve n'a permis toutefois de confirmer cette thèse. A contrario, Jean-Christophe Notin apporte des pistes de réflexion montrant que l'avion, modifié pour accueillir des passagers et déséquilibré par l'ajout d'une couchette à l'arrière, aurait simplement décroché alors qu'il volait à basse altitude, ainsi qu'il avait tendance à le faire à la suite de ces modifications. Selon la même source, qui cite plusieurs exemples, Leclerc avait à de nombreuses reprises durant la Seconde Guerre mondiale forcé des équipages à voler dans des conditions plus que défavorables, ce qui provoqua plusieurs accidents. Les légionnaires bâtiront en 1957 le « monument Leclerc » sur le lieu de l'accident. Obsèques nationales La nouvelle de ce décès est un choc pour une France qui se relève difficilement d'une terrible guerre, et qui voyait en cet homme le libérateur de Paris et de Strasbourg, celui qui avait lavé l'affront de la défaite de 1940. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée nationale vote à l'unanimité les obsèques nationales, sur une résolution déposée par le député René Pleven. Après un hommage national à Notre-Dame, la 2e DB escorte son chef vers l'Arc de Triomphe, où une foule de Français viennent s'incliner devant le cercueil du général. Il est inhumé dans la crypte des Invalides, dans le caveau des gouverneurs. Décorations françaises Grand-croix de la Légion d'honneur (08/05/45); chevalier (20/12/35), officier (06/02/45 avec effet rétroactif au 25/05/43), commandeur (04/02/45 avec effet rétroactif au 25/08/44), grand officier (11/02/45 avec effet rétroactif au 25/12/44)[réf. nécessaire]. Compagnon de la Libération - décret du 6 mars 1941 Médaille militaire (6 juin 1946). Croix de guerre 1939-1945 (8 citations à l'ordre de l'armée) Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (2 palmes) Médaille de la Résistance avec rosette Médaille coloniale avec agrafes « Maroc », « Fezzan », « Koufra », « Tripolitaine », « Tunisie » et « Extrême-Orient » Médaille des évadés Médaille des blessés de guerre Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 Décorations étrangères (dans l'ordre alphabétique des pays) Belgique : Commandeur puis grand officier de l'Ordre de la Couronne Belgique : Croix de guerre 1940-1945 avec 1 palme Cambodge : Grand-croix de l’Ordre royal du Cambodge Espagne : Ordre de la Paz au Maroc. États-Unis : Presidential Unit Citation États-Unis : Commandeur en chef de la Legion of Merit États-Unis : Silver Star Medal États-Unis : Bronze Star Grèce : Croix de guerre de première classe. Laos : Grand-croix de l’Ordre du Million d'Éléphants et du Parasol blanc. Luxembourg : Grand-croix de l'Ordre de la Couronne de chêne Luxembourg : Croix de guerre 1939-1945 Maroc : Grand-croix du Ouissam alaouite chérifien Maroc : médaille du Mérite militaire chérifien. Pologne : Ordre militaire de Virtuti Militari. Royaume-Uni : Compagnon de l'Ordre du Bain Royaume-Uni : Distinguished Service Order Tchécoslovaquie : Ordre du Lion blanc Tchécoslovaquie : Croix de guerre 1939-1945 Tunisie : Grand-croix du Nichan Iftikhar Il est élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume par décret du 23 août 1952(Avant lui, deux autres généraux d'armée s'étant illustrés au cours de la Seconde Guerre mondiale avaient été élevés à la dignité de maréchal de France : Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), à titre posthume, par décret du 15 janvier 1952 et Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant, par décret du 7 mai 1952. Après lui, un autre général d'armée est fait maréchal : Pierre Kœnig (1898-1970), à titre posthume, par décret du 6 juin 1984). ( Source ; Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Leclerc_de_Hauteclocque )
  47. 1 point
    Autre grand général nommé maréchal aux dernières minutes de sa vie, Jean de LATTRE de TASSIGNY. Jean de Lattre de Tassigny, né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 11 janvier 1952 à Neuilly-sur-Seine . Jean fréquente le collège Saint-Joseph de Poitiers et poursuit ses études à Paris3 De 1898 à 1904, il prépare (au lycée privé Sainte-Geneviève) l'École navale et Saint-Cyr, où il est reçu en 1908 quatrième sur deux cent dix. Il effectue ses classes au 29e dragons à Provins. Il est élève de Saint-Cyr de 1909 à 1911, dans la promotion « Mauritanie » dont il sort deux cent unième de promotion. Il entre en 1911 à l'École de cavalerie de Saumur. En 1912, il est sous-lieutenant, affecté au 12e dragons à Pont-à-Mousson puis sur le front. Il est blessé une première fois le 11 août 1914 par un éclat d'obus au cours d'une reconnaissance. Le 14 septembre, il est blessé d'un coup de lance d'un uhlan bavarois en chargeant à la tête de son peloton de dragons, puis rapatrié à Montauville. Affaibli par sa blessure, obligé de se cacher dans une cave à Pont-à-Mousson occupée par les Allemands, il est sauvé de la capture par un officier du 5e régiment de hussards en mission de reconnaissance, le sous-lieutenant Schmeltz. Maison natale à Mouilleron en Pareds - Vendée Jeune lieutenant d'infanterie, il rend visite à Georges Clemenceau (1841-1929) également né à Mouilleron-en-Pareds, qui le voyant s'éloigner, dit à son fidèle Albert Boulin : « Regardez-le bien, celui-là, et souvenez-vous de lui. Il ira loin, très loin. » En 1915, il est capitaine au 93e régiment d'infanterie, se bat à Verdun pendant seize mois au Chemin des Dames et termine la guerre avec cinq blessures, huit citations, la Légion d'honneur (le 20 décembre 1914) et la Military Cross. Il est affecté au 2e bureau, à l'état-major de la 21e division. En 1919, il est affecté à la section franco-américaine à Bordeaux, puis au 49e régiment d'infanterie à Bayonne. De 1921 à 1926, il est envoyé au Maroc, où, de 1922 à 1923, il participe à des opérations en Haute Moulouya et à Taza, puis durant la guerre du Rif consécutive à la révolte d'Abdelkrim (1925-1926), devient chef d'état-major de la région de Taza. Il est de nouveau blessé en opération, reçoit trois citations et est nommé chef de bataillon. De 1927 à 1929, il suit les cours de l'École de guerre, où il est chef de promotion (49e promotion). Il se marie avec Simonne Calary de Lamazière en 1927, et ils ont un fils, Bernard, en 1928. En 1929, de Lattre est affecté au 5e régiment d'infanterie à Coulommiers. Le 25 novembre 1929, Jean de Lattre, ami du « Tigre » et son épouse, sont — en qualité de résidents de Mouilleron-en-Pareds — parmi les rares Vendéens catholiques à assister aux obsèques civiles de Georges Clemenceau au « Colombier » de Mouchamps (Vendée). Avec son fils Jean. En 1931, il est au 4e bureau, à l'État-Major de l'Armée, et, au grade de lieutenant-colonel, il est nommé, en 1932, à l'État-Major, auprès du général Maxime Weygand — vice-président du Conseil supérieur de la guerre. À ce poste, il suit particulièrement la politique étrangère, dont les relations avec l'URSS et, en politique intérieure, les problèmes de budgets militaires. En février 1934, il fait partie, avec Adrien Marquet, Philippe Henriot, Georges Scapini et Xavier Vallat, d'un groupe qui complote contre la République ; à cette occasion, le maréchal Pétain, alors ministre de la Guerre, exprime, sans succès, le souhait que Weygand le « démissionne ». Au départ de Weygand, atteint par la limite d'âge, de Lattre est maintenu à l'état-major du Conseil supérieur de la guerre auprès du général Georges. En 1935, promu colonel, il commande le 151e régiment d'infanterie à Metz. Entre 1937 et 1938, il suit des cours au Centre des hautes études militaires et devient, en 1938, chef d'état-major du gouverneur militaire de Strasbourg , le général Héring. Promu général de brigade, le 22 mars 1939 — alors le plus jeune général de France —, il est chef d'état-major de la 5e armée, le 3 septembre 1939. Le 1er janvier 1940, il prend le commandement de la 14e division d'Infanterie, qu'il dirige pendant les affrontements avec la Wehrmacht à Rethel, où sa division résiste pendant un mois, repoussant par trois fois les Allemands devant l'Aisne, faisant 2 000 prisonniers, continue à se battre jusqu’à la Champagne, à Mourmelon, puis se replie en menant des combats de retardement, sur la Marne, l'Yonne, la Loire et Nevers. La division conserve sa cohésion militaire au milieu du chaos de la débâcle. Après l'armistice, il reste dans l'Armée de Vichy et, de juillet 1940 à septembre 1941, il est adjoint au général commandant la 13e division militaire à Clermont-Ferrand et commandant militaire du Puy-de-Dôme. Le découragement des troupes est alors profond, il s'emploie à restaurer la confiance des soldats, par la discipline. À cette époque, il pense que le régime du maréchal Pétain défend l'intérêt national et se soumet à ses directives. S'intéressant à la jeunesse, il organise, en dehors des Chantiers de jeunesse, ses propres chantiers et une école de cadres militaires dans le village et le château d'Opme (près de Clermont-Ferrand) — qu'il fait reconstruire par des étudiants alsaciens réfugiés et des soldats —, avec pour but de « produire des chefs » pour une armée apte au travail d'équipe et d'étendre cette expérience à toute l'Armée d'armistice. Promu général de division il est commandant en chef des troupes de Tunisie, où il crée une autre école de cadres, à Salammbô (quartier de Tunis). Il n'y reste que quatre mois, de fin septembre 1941 au 2 février 1942, rappelé alors en métropole, à la demande des Allemands, pour avoir refusé de ravitailler l'Afrika Korps. À la mort du secrétaire d'État à la Guerre dans le Gouvernement Darlan, le général Huntziger, en novembre 1941, de Lattre tente, sans succès, d'obtenir ce poste. Par la suite, en 1942, il commande la 16e division militaire à Montpellier, est promu général de corps d'armée et crée de nouveau une école de cadres, à Carnon. Il conserve son poste dans l'armée d'armistice, malgré l'hostilité manifestée par les Allemands à son égard et le SOL de Montpellier qui le signale comme « sympathisant gaulliste ». Contrairement à nombre de militaires de l'Armée de Vichy, de Lattre n'a jamais été décoré de la francisque et en particulier parmi les huit généraux commandants de division militaire, il est le seul à ne l'avoir pas été. Le 21 juin 1942, le général Giraud, qui vient de s'évader de la forteresse de Königstein et qui commence à prendre des contacts pour ses projets d'avenir, rencontre de Lattre à Montpellier mais il le trouve « prudent et évasif ». En août 1942, contacté par Jean Moulin pour prendre la tête de l'Armée secrète, de Lattre refuse. Lorsqu'en septembre-octobre 1942, les Alliés préparent l'établissement d'un deuxième front en Afrique du Nord, alors qu'ils sont désireux de s'entendre avec Vichy qui contrôle la région afin que les Français n'opposent pas de résistance, cherchant donc un chef avec qui traiter pour mettre sur pied les opérations, Weygand ayant refusé, le nom du général de Lattre est évoqué, parmi d'autres (militaires ou politiques) ; il n'est toutefois pas retenu. Suite au débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 11 novembre 1942, la zone libre est envahie par les troupes allemandes. Seul général en activité à le faire, il refuse l'ordre de ne pas combattre donné par le gouvernement de Vichy, en la personne du ministre Bridoux, commande à ses troupes de s'opposer aux Allemands, et est arrêté par les gendarmes. Il est interné à la prison militaire de Toulouse, puis à la prison Montluc à Lyon, il est condamné à dix ans de prison, par les juges français du tribunal d'État de la section de Lyon (juridiction d'exception, siégeant à huis clos, constituée d'un magistrat et de quatre jurés désignés par le gouvernement : deux officiers généraux, un préfet honoraire et le chef des SOL, Joseph Darnand), le 9 janvier 1943, mais conserve son grade. Il a même été envisagé de le radier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Parvenant à s'évader de la maison d'arrêt de Riom dans la nuit du 2 au 3 septembre 1943, avec le concours de sa femme, de son fils, de Louis Roetsch et l'aide de la Résistance, et après être resté caché un mois en Auvergne, à Compains, il fuit, via le Port d'Arciat et le terrain d’atterrissage clandestin « Aigle » à Manziat (Ain), au nord de Mâcon, le 17 octobre, pour rejoindre Londres, puis Alger où il arrive le 20 décembre 1943, après avoir été promu au rang de général d'armée, le 11 novembre 1943, par le général de Gaulle. Il rend ensuite visite au général Giraud, qui fut son supérieur à Metz, lequel lui réserve « un très cordial accueil » et l'assure de son soutien. En décembre 1943, il commande l'armée B — qui deviendra la 1re armée française le 25 septembre 1944 —, constituée par l'amalgame, réalisé le 31 juillet 1943, d'éléments des Forces françaises libres et de l'armée d'Afrique et de volontaires. Fidèle à ses principes, il met sur pied un centre d'entraînement de cadres, à Douera (près d'Alger). Cette armée libère l'île d'Elbe les 17 et 19 juin 1944. Comme commandant de l'armée B, il participe aux préparatifs de l'opération Anvil-Dragoon avec les Alliés qui, liée à l'opération Overlord, fait partie des offensives à l'ouest visant à refouler les Allemands jusqu'au Rhin. Les forces prévues pour cette opération, placée sous le commandement du général Patch, sont constituées en grande partie des sept divisions de l'armée de Lattre (256 000 hommes) et de trois divisions américaines, des forces spéciales et aéroportées de la 7e armée. Avec les Américains du 6e corps de la 7e armée, de Lattre et ses commandants de corps d'armée, les généraux Béthouart et de Larminat (remplacé par la suite par de Monsabert), débarquent en Provence, à partir du 15 août 1944, prennent, avec la participation d'éléments des Forces françaises de l'intérieur (FFI), Toulon le 27 août et Marseille le 29 août, avec presque un mois d'avance sur les prévisions. La prise de ces deux ports, par l'augmentation des capacités d'accueil en hommes et matériel qu'elle constitue par rapport au front de Normandie, apporte un avantage décisif pour la suite des opérations sur le front de l'Ouest. Les armées remontent ensuite la vallée du Rhône en libérant, Saint-Étienne (le 2 septembre), Lyon (le 3 septembre), Mâcon, Chalon-sur-Saône, Beaune et Autun (8 septembre). En incorporant à son armée nombre d'éléments issus des FFI, de Lattre parvient à augmenter notablement ses effectifs (de 137 000 hommes) ; dès lors son armée compte près de 400 000 hommes. À partir de septembre 1944, l'Armée de la Libération est un « heureux amalgame de l'armée d'armistice, de la France libre et des Forces françaises de l'intérieur […] ». Cet amalgame, dans la droite ligne de la formation de l'armée B est poursuivi dans la 1re armée avec les forces issues de la Résistance et s'avère être un succès. Après avoir effectué sa jonction avec la 2e division blindée venant de Normandie, à Montbard, Aisey-sur-Seine et Nod-sur-Seine, près de Dijon, le 12 septembre 1944, la 1re armée participe, début octobre, à la bataille des Vosges, prend Montbéliard et Héricourt le 17 novembre, puis Gérardmer et atteint le Rhin le 19 novembre, avant toutes les autres armées alliées. Elle libère ensuite Mulhouse (24 novembre) et Belfort (25 novembre). La contre-attaque allemande sur les Ardennes (16 décembre 1944-30 janvier 1945), qui stoppe momentanément l'avance des Alliés et les fait reculer, oblige Eisenhower à déplacer des troupes pour tenir le front et à envisager l'éventualité d'une retraite sur les Vosges en abandonnant l'Alsace et Strasbourg. Pour de Gaulle, qui considère que ce serait « un désastre national irréparable », il n'est pas question de laisser les Allemands reprendre l'Alsace et surtout Strasbourg, ville symbole, qui a été libérée par la 2e DB du général Leclerc, le 23 novembre. Sur le terrain, de Lattre et son supérieur américain, le général Devers, commandant du 6e groupe d'armées dont dépend la 1re armée française depuis septembre 1944, sont aussi d'accord pour ne se retirer de la région qu'en cas d'extrême nécessité. Pendant que de Gaulle finit de convaincre Eisenhower, le 3 janvier 1945, dans une réunion à haut niveau à laquelle assiste Churchill, et malgré un ordre de repli — dont il n'a connaissance que le 2 janvier — dû à une nouvelle attaque allemande, le 31 décembre, sur Sarreguemines, sur Bitche et depuis Colmar, de Lattre donne l'ordre de défendre Strasbourg, anticipant l'ordre de De Gaulle « avec une convergence parfaite » et l'accord d'Eisenhower, de 24 heures. La 1re armée parvient à se maintenir dans la ville et ses alentours, en dépit de lourdes pertes. À sa demande de renforts, le général Devers décide, le 19 janvier 1945, de placer les quatre divisions du 21e corps d'armée américain du général Milburn sous les ordres du général de Lattre faisant de lui le seul général français de la Seconde Guerre mondiale à commander des grandes unités américaines. L'armée de Lattre, participe, à partir du 20 janvier, à la réduction de la poche de Colmar. La ville est libérée le 9 février 1945. Le 12 février 1945, le général de Lattre décide la création d'une nouvelle école de cadres, à Rouffach, afin d'assurer la formation de FFI recrutés durant la campagne. Cette école, implantée à Strasbourg en 1946, deviendra l'École militaire de Strasbourg. Les victoires du général de Lattre déclenchent alors un vent de panique à Sigmaringen où les exilés de Vichy, dont Laval, commencent à organiser leur fuite ; ce mouvement s'accélère avec l'avancée des Alliés. De Lattre entre en Allemagne, après avoir franchi le Rhin, les 30-31 mars 1945 suivant en cela les ordres de De Gaulle, du 29 mars, qui lui enjoignent de prendre Karlsruhe et Stuttgart, malgré les plans américains. La 1re armée déborde la ligne Siegfried, pénètre en Forêt-Noire, prend Karlsruhe (3 avril) et Stuttgart, après de durs combats durant lesquels elle réduit quatre divisions allemandes et fait 9 000 prisonniers. Cet épisode est l'objet d'un nouvel affrontement entre Eisenhower et de Gaulle qui demande instamment à de Lattre, le 2 avril, « de maintenir une garnison française à Stuttgart et d'y instituer tout de suite un gouvernement militaire, quoi que puissent dire et penser les Américains ». Devers proteste mais le général de Lattre, tout en maintenant ses troupes sur place et en laissant toutes facilités aux Américains, lui répond que la décision est du ressort des gouvernements. L'incident est clos le 28 avril, le président Harry Truman ne souhaitant pas le développement de tensions entre les Alliés au moment où la capitulation de l'Allemagne approche. Avec son fils, Bernard. L'armée de Lattre poursuit sur Sigmaringen, prise par les Français le 22 avril, puis Ulm sur le Danube (24 avril), atteint la frontière suisse de Bâle à Constance. La campagne dite « Rhin et Danube » s'achève au col de l'Arlberg, en Autriche. Le 8 mai 1945, le général de Lattre représente la France à la signature de la capitulation allemande à Berlin, au quartier général du maréchal Joukov. Le 6 décembre 1950, de Lattre devient haut-commissaire, commandant en chef en Indochine et commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. Il arrive à Saïgon le 17 décembre 1950 et met sur pied une Armée nationale vietnamienne. Il redresse la situation au Tonkin et remporte des victoires contre le général Giap, notamment à Vinh Yen (18 janvier 1951) — où il se rend personnellement —, Dong Trieu, Mao Khé (mars 1951), Ninh Binh (mai 1951) et à la bataille du Day, en juin. De Lattre se rend à Saïgon en juillet pour lancer un appel à la jeunesse vietnamienne et assister, auprès de l'empereur Bao Dai, au défilé du 14 Juillet. En septembre, il assure des missions à Washington — où il est reçu par le président Truman et au Pentagone et répond à une entrevue télévisée dans l'émission Meet the Press sur le problème indochinois —, Londres et Rome auprès du pape Pie XII. Il retourne en Indochine, le 19 octobre, alors qu'une nouvelle attaque du Viet Minh vient d'être repoussée à Nghia Lo, en pays Taï. De Lattre doit alors rentrer en France pour participer à la conférence des États associés et faire un compte rendu de la situation en Indochine. Il la quitte définitivement le 15 novembre 1951, après être allé saluer ses soldats à Hoa Binh où une opération aéroportée vient de se dérouler la veille. Épuisé par le surmenage auquel il s'est astreint tout au long de sa carrière et que n'a pas arrangé sa blessure reçue en 1914, très affecté par la mort de son fils Bernard — tué au combat à Ninh Binh, le 30 mai 1951 — , et atteint d'un cancer de la hanche, il meurt à Neuilly-sur-Seine le 11 janvier 1952 des suites d'une opération. Il est élevé à la dignité de maréchal de France, à titre posthume, par le président de la République Vincent Auriol, le jour de ses funérailles nationales, célébrées le 15 janvier 1952 à la cathédrale Notre-Dame de Paris et aux Invalides en présence, entre autres, de Charles de Gaulle, Dwight David Eisenhower et Bernard Montgomery. La dignité de maréchal de France n'avait pas été décernée depuis que l'on en avait honoré les vainqueurs de la Première Guerre mondiale et, après lui, trois généraux d'armée furent élevés à cette dignité : Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant, Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), à titre posthume et Pierre Kœnig (1898-1970), à titre posthume. Il est inhumé dans son village natal de Mouilleron-en-Pareds (Vendée), où a été créé le « musée national des Deux Victoires » (rebaptisé par la suite : « musée national Clemenceau - De Lattre »), qui comprend la maison natale de Jean de Lattre, géré par la direction des musées de France (ministère de la Culture). https://musee-clemenceau-delattre.fr/collection/decouvrez-la-maison-natale-de-jean-de-lattre Décorations françaises Grand-croix de la Légion d'honneur (10 février 1945) ; chevalier (20 décembre 1914), officier (16 juin 1920), commandeur (20 décembre 1935), grand officier (12 juillet 1940). Compagnon de la Libération (décret du 20 novembre 194471) Médaille militaire Croix de guerre 1914-1918 (trois palmes, deux étoiles de vermeil, deux étoiles en argent et une étoile en bronze) Croix de guerre 1939-1945(huit palmes) Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (trois palmes) Médaille interalliée de la Victoire Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 Médaille coloniale avec agrafe Maroc Médaille des évadés Médaille d'or de l'Éducation physique Médaille d'or de la Santé publique Décorations étrangères Grand-croix de l'ordre du libérateur général San Martín (Argentine) Croix de guerre belge 1914-1918 (une palme) (Belgique) Grand-croix de l'ordre de Léopold (Belgique) Commandeur de l'ordre du Mérite brésilien (Brésil) Grand-croix de l'ordre de l'Étoile noire du (Bénin) Grand-croix de l'ordre royal du Cambodge Grand-croix du Mérite militaire (Chili) Mérite militaire avec agrafe blanche (Cuba) Grand-croix de l'ordre de Dannebrog (Danemark) Grand-croix de l'ordre du Million d’Éléphants et du Parasol blanc (Laos) Mérite chérifien (Maroc) Grand-croix du Ouissam alaouite (Maroc) Mérite militaire (Mexique) Grand-croix de l'ordre de Saint-Olaf (Norvège) Grand-croix de l'ordre d'Orange-Nassau (Pays-Bas) Commandeur l'ordre militaire de Virtuti Militari (Pologne) Ordre de la Croix de Grunwald 1re classe (Pologne)72 Military Cross (Royaume-Uni) Knight Grand Cross of the Bath (Royaume-Uni) Croix de Guerre (Tchécoslovaquie) Grand-croix de l'ordre du Lion blanc (Tchécoslovaquie) Grand-croix du Nichan Iftikhar (Tunisie) Grand-croix de l'ordre du Sang (Tunisie) Distinguished Service Medal (USA) Legion of Merit (USA) Ordre de Souvorov (URSS) Grand-croix de l'ordre national du Vietnam ( Source : Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Lattre_de_Tassigny )
  48. 1 point
    Merci beaucoup !
  49. 1 point
    Bonjour, c'est vrai qu'à moins d'avoir cinq étoiles sur les épaules ou d'habiter à l'Elysée, difficile de répondre à votre question. Enfin... pour l'instant : http://www.opex360.com/2019/01/20/le-pentagone-mise-sur-lintelligence-artificielle-pour-predire-lavenir/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+ZoneMilitaire+%28Zone+Militaire%29
  50. 0 points
    Bonne nouvelle pour certains, mauvaise nouvelle pour d'autres ! Il va falloir faire des squats pour prouver son aptitude physique. Fini le parcours d'obstacle. L'information me vient de mon conseiller de recrutement qui m'a informé de ma convocation pour le 26 septembre. Il faudra en faire 62 en une minute je crois pour être E1. À confirmer. Dans tout les cas, du courage aux candidats
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